Author: Don Kayembe

  • Lubumbashi : des candidats aux provinciales rejettent les rĂ©sultats

    Lubumbashi : des candidats aux provinciales rejettent les résultats

    Les rĂ©sultats des Ă©lections provinciales devraient ĂȘtre en train d’ĂȘtre Ă©grenĂ©s, province par province, circonscription par circonscription.

    La publication des rĂ©sultats de cette provinciale par la CĂ©ni en a donc surpris plus d’un et fait redouter une fraude massive. Georges Mawine, un candidat malheureux Ă  ces Ă©lections explique sa stupĂ©faction.

    “La compilation Ă©tait prĂ©vue aujourd’hui Ă  huit heures. Les tĂ©moins des tous les mouvements politiques, y compris ceux de la majoritĂ©, nous avons Ă©tĂ© tous surpris Ă  quatre heures du matin, Nangaa Ă©tait en train de proclamer dĂ©jĂ  les dĂ©putĂ©s provinciaux de l’ex-province du Katanga.”

    Pour le candidat, la CĂ©ni n’a pas respectĂ© le dĂ©lai. “On proclame les rĂ©sultats au moment oĂč la compilation n’est pas encore faite! Nous sommes surpris, y compris madame la secrĂ©taire exĂ©cutive de la CĂ©ni. Elle est surprise parce qu’elle nous a demandĂ© d’ĂȘtre le matin au centre de compilation”, affirme Georges Mawine, dont le nom n’a pas figurĂ© parmi les Ă©lus de la circonscription de Lubumbashi.

    Comme lui, Xavier Kazembe, témoin du candidat Nazem Nazembe proclamé élu, a été surpris de la publication des résultats pour les élections provinciales dans sa circonscription.

    “Nous nous attendions Ă  la publication des rĂ©sultats provisoires de l’Ă©lection prĂ©sidentielle, mais quand on a annoncĂ© les rĂ©sultats de l’Ă©lection provinciale, c’Ă©tait une surprise pour moi. Entant que tĂ©moin de notre plateforme, nous Ă©tions encore en train de faire la compilation pour les Ă©lections lĂ©gislatives provinciales et nationales et le fait qu’on ait dit que les rĂ©sultats Ă©taient dĂ©jĂ  prĂȘts et qu’il fallait les annoncer, ça nous a surpris qu’on s’en tienne Ă  la version Ă©lectronique des rĂ©sultats”, dit le tĂ©moin de Nazem Nazembe, proclamĂ© Ă©lu.

    Pour Georges Mawine, ces rĂ©sultats sont contestables. “Nous ne pouvons pas accepter que la victoire nous soit volĂ©e.”

    Pour Xavier Kazembe, dont le candidat est élu, les résultats reflÚtent malgré tout la réalité.

    “Par rapport aux rĂ©sultats je ne crois pas qu’il y ait trop de changements. Quand on essaie de se rĂ©fĂ©rer Ă  la tendance qu’il y a eu depuis le jour de l’Ă©lection et de tout ce qu’on a vu pendant le dĂ©pouillement, je crois qu’il n’y a pas eu trop de changements.”

    Certains candidats dĂ©putĂ©s, avec plus de voix, n’ont pas Ă©tĂ© proclamĂ©s Ă©lus parce que leurs partis n’ont pas atteint le seuil exigĂ© par la loi Ă©lectorale, alors que d’autres avec peu de voix l’ont Ă©tĂ©.

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  • PrĂ©sidentielle en CĂŽte d’Ivoire : face aux craintes de tensions, Alassane Ouattara joue l’apaisement

    PrĂ©sidentielle en CĂŽte d’Ivoire : face aux craintes de tensions, Alassane Ouattara joue l’apaisement

    Les Ivoiriens seront appelĂ©s aux urnes en 2020 pour Ă©lire un nouveau prĂ©sident de la RĂ©publique. Face aux craintes d’un regain de tension, comme lors de la crise post-Ă©lectorale de 2010-2011, le prĂ©sident Alassane Ouattara a assurĂ© qu’« il ne se passera rien en 2020 ».

    Dix ans aprĂšs la crise post-Ă©lectorale de 2010-2011, la prĂ©sidentielle de 2020 en CĂŽte d’Ivoire s’annonce tendue. Le prĂ©sident ivoirien Alassane Ouattara et Henri Konan BĂ©diĂ© du PDCI ont rompu leur alliance et n’ont pas rĂ©ussi Ă  s’entendre sur la crĂ©ation du parti unifiĂ© RHDP. Leurs partis s’affronteront donc en 2020. Cette question de leadership a dĂ©jĂ  ravivĂ© les tensions lors des Ă©lections locales des 13 octobre et 16 dĂ©cembre et coĂ»tĂ© la vie Ă  au moins six personnes en CĂŽte d’Ivoire.

    Le 7 janvier dernier, le corps diplomatique en CĂŽte d’Ivoire n’a pas hĂ©sitĂ© Ă  exprimer son inquiĂ©tude lors de la prĂ©sentation des vƓux au chef de l’État ivoirien Ă  la salle des pas perdus du palais prĂ©sidentiel d’Abidjan-Plateau.

    L’ombre d’un regain de tension

    Faustin Mounguengui-Nzigou, ambassadeur du Gabon en CĂŽte d’Ivoire, dont le pays a Ă©tĂ© victime d’une tentative de coup d’État le jour mĂȘme, a lancĂ© un message au nom de ses pairs Ă  l’endroit de tous les acteurs politiques ivoiriens pour « crĂ©er des conditions objectives de la pĂ©rennisation et la consolidation de cette paix si durement acquise ». Il a les a invitĂ©s Ă  bannir « dans leurs propos et leurs actes tout type de violence. »

    Dans la capitale ivoirienne, comme dans le reste du pays, les Ă©vĂ©nements de la crise post-Ă©lectorale de 2010-2011, qui a fait plus de 3 000 morts, n’ont pas Ă©tĂ© oubliĂ©s.

    Les Ivoiriens marchent sur « un chemin qui a connu des Ă©pisodes douloureux », s’est alarmĂ©e Henriette Dagri DiabatĂ©, prĂ©sidente du Rassemblement des RĂ©publicains (RDR) d’Alassane Ouattara, lors de la cĂ©rĂ©monie de dĂ©coration du Nouvel An, le 10 janvier Ă  Abidjan. Selon la Grande chanceliĂšre, « le ton » actuel des Ă©changes et des dĂ©bats dans le pays prĂ©pare « les esprits Ă  l’affrontement ». Pour cette proche du prĂ©sident ivoirien, les « gros mots des annĂ©es de crise sont de retour parmi nous. »

    « La peur de nouvelles violences est lĂ©gitime », selon Alain Toussaint, homme de mĂ©dias et ancien conseiller en communication de Simone et Laurent Gbagbo. La faute « aux chapelles politiques qui attisent les tensions et les rivalitĂ©s entre leaders du mĂȘme camp ».

    Alain Toussaint appelle ainsi Ă  « un vrai dĂ©bat sur les enjeux de la prĂ©sidentielle de 2020, les projets et la vision des futurs candidats ». Selon lui, « ceux qui pensent qu’ils ont dĂ©jĂ  gagnĂ© se trompent lourdement. »

    Les craintes des Ivoiriens sur la prĂ©sidentielle de 2020 sont « fondĂ©es car les raisons profondes de nos crises passĂ©es sont d’actualitĂ© », explique Innocent Gnelbin, prĂ©sident du parti politique Force aux peuples (FAP). Selon lui, « les conditions de la sĂ©curitĂ© du processus Ă©lectoral ne sont pas encore rĂ©unies ».

    Il prend pour exemple les Ă©lections locales de 2018. « Six morts pour une simple Ă©lection locale sans vĂ©ritable enjeux. Cela nous amĂšne Ă  nous poser des questions sur le scrutin prĂ©sidentiel de 2020 ». L’un des principaux problĂšmes, selon lui, est la Commission Ă©lectorale indĂ©pendante (CEI) ivoirienne, qui « n’a jamais Ă©tĂ© indĂ©pendante ».

    « Il ne se passera rien en 2020 »

    Face Ă  ces craintes, Alassane Ouattara, le prĂ©sident ivoirien, s’est voulu rassurant : « Il faut arrĂȘter de se faire peur » car « il ne se passera rien en 2020 », a-t-il dĂ©clarĂ©.

    Pour Nicolas Djibo, proche du parti au pouvoir et maire de BouakĂ© – la ville d’oĂč est partie la rĂ©bellion de 2002 conduite par Guillaume Soro – « il faut faire confiance au prĂ©sident de la RĂ©publique quand il dit qu’il n’y aura rien en 2020 et ce malgrĂ© les oiseaux de mauvais augure ».

    Selon le maire de BouakĂ©, la rĂ©forme de la Commission Ă©lectorale indĂ©pendante (CEI) annoncĂ©e par le chef de l’État ivoirien le 31 dĂ©cembre dernier contribuera Ă  « l’apaisement gĂ©nĂ©ral en CĂŽte d’Ivoire. »

    MĂȘme son de cloche pour l’ambassadeur du Gabon en CĂŽte d’Ivoire, pour qui « l’engagement rĂ©solu [du prĂ©sident ivoirien, ndlr] Ă  rĂ©viser de maniĂšre consensuelle la Commission Ă©lectorale favorisera sans nul doute l’organisation d’élections apaisĂ©es ».

    L’heure est Ă  la prudence Ă  l’approche de l’élection prĂ©sidentielle de 2020. Un entrepreneur de la diaspora ivoirienne a dĂ©jĂ  pris ses prĂ©cautions et protĂ©gĂ© son outil de travail. Ce propriĂ©taire depuis 2017 d’un magasin d’optique Ă  AdjamĂ©, un quartier au nord d’Abidjan, relativise cette crainte : « 2020 ne sera pas un bis repetita de 2010. Ce n’est ni le mĂȘme contexte ni la mĂȘme rĂ©alitĂ©. On ne peut pas reproduire deux fois les mĂȘmes erreurs », espĂšre-t-il.

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  • Vincent Enyeama veut poursuivre sa carriĂšre

    Vincent Enyeama veut poursuivre sa carriĂšre

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    L’ancien capitaine des Super Eagles du Nigeria souhaite “revenir” dans les pelouses, deux ans aprĂšs ses derniers matchs officiels.

    Le gardien de but ĂągĂ© de 36 ans, qui a jouĂ© son dernier match avec Lille en avril 2017, s’est sĂ©parĂ© du club de Ligue 1 française en aoĂ»t 2018.

    “Je continue Ă  m’entraĂźner et j’espĂšre faire un bon retour”, a dit Enyeama Ă  la BBC.

    “J’ai reçu des propositions en IsraĂ«l et en Turquie. Mais Ă  ce stade de ma vie, je veux faire de ma famille ma prioritĂ©. Je joue au football avec le sourire, et j’aimerais le faire en m’assurant que ma famille est dans une bonne situation”, ajoute-t-il, affirmant que sa famille vit actuellement en France.

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    Gernot Rohr : “Nous ne pouvons pas continuer Ă  appeler des joueurs”

    MalgrĂ© son Ăąge et son manque de temps de jeu, Enyeama dĂ©clare qu’il n’est pas encore prĂȘt Ă  mettre fin Ă  sa carriĂšre.

    “Les gardiens de but font souvent une longue carriĂšre, et je crois que j’ai encore beaucoup de chose Ă  offrir. Je serai le premier Ă  m’arrĂȘter quand il me sera impossible de donner le meilleur de moi-mĂȘme. Je continue Ă  m’entraĂźner Ă  la maison en m’attendant au meilleur”, assure Enyeama.

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    Le vainqueur de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2013 avec les Super Eagles a disputĂ© 101 matchs avec le Nigeria et a jouĂ© la finale de la Coupe de la Ligue (France) 2016 avec Lille, contre le PSG (1-2).

    Il a joué cinq CAN (2004, 2006, 2008, 2010 et 2013) et trois éditions de la Coupe du monde (2002, 2010 et 2014).

    Le double vainqueur de la Coupe de la CAF, avec Enyimba, un club nigérian, a pris sa retraite internationale en 2015.

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  • Tunisie : les membres de l’Instance Ă©lectorale tirĂ©s au sort pour mettre fin Ă  la paralysie ?

    Tunisie : les membres de l’Instance Ă©lectorale tirĂ©s au sort pour mettre fin Ă  la paralysie ?

    En Tunisie, les prĂ©sidents des blocs parlementaires sont appelĂ©s Ă  se rĂ©unir mardi 15 janvier afin de trouver un consensus sur la dĂ©signation des membres de l’Isie, instance chargĂ©e d’organiser les Ă©lections, aprĂšs un premier accord cette semaine concernant son futur prĂ©sident. Un tirage au sort a Ă©tĂ© proposĂ©.

    C’est devenu un serpent de mer. L’Isie (Instance supĂ©rieure indĂ©pendante pour les Ă©lections) fonctionne toujours, mais avec des membres qui auraient dĂ» ĂȘtre remplacĂ©s depuis des mois. C’est le cas de son prĂ©sident, Mohamed Tlili Mansri, qui a officiellement dĂ©missionnĂ© le 5 juillet dernier, mais continue Ă  occuper son poste et Ă  gĂ©rer les affaires courantes, dans l’attente d’un successeur.


    >>> À LIRE – Tunisie : l’Instance Ă©lectorale s’enfonce dans la crise


    C’est le cas aussi de trois membres du conseil de l’Isie, dont le mandat a expirĂ© depuis janvier 2018. Ils occupent Ă©galement toujours leurs fonctions, et cela n’a pas empĂȘchĂ© la tenue des Ă©lections municipales de mai dernier. Cependant, l’esprit de la loi exige qu’un consensus soit trouvĂ© pour Ă©lire – comme prĂ©vu – de nouvelles personnalitĂ©s, estiment nombre de dĂ©cideurs.

    Les voix d’Ennahdha indispensables

    Mercredi 9 janvier, les prĂ©sidents des blocs parlementaires se sont enfin mis d’accord pour Ă©lire Nabil Baffoun Ă  la tĂȘte de l’Instance. Or, ce vote a eu lieu en l’absence du chef du bloc Ennahdha, Noureddine Bhiri. Le consensus enfin trouvĂ© risque-t-il de tomber Ă  l’eau ?

    Le parti Ă  la colombe Ă©voque un simple retard et dĂ©ment tout boycott. Ses opposants estiment qu’il attendait en fait la rĂ©union de son bureau avant de prendre une dĂ©cision. Toujours est-il qu’Ennahdha a finalement approuvĂ©, dans un communiquĂ©, la dĂ©cision prise par les prĂ©sidents des autres groupes parlementaires. La nomination de ce nouveau prĂ©sident de l’Isie, nĂ©cessitant 109 voix, devrait donc ĂȘtre entĂ©rinĂ©e le jour du vote de l’AssemblĂ©e des reprĂ©sentants du peuple (ARP).

    Avant cette Ă©lection, les dĂ©putĂ©s devront renouveler le tiers des membres du conseil de l’Instance (3 sur 9)

    Mais avant cette Ă©lection, les dĂ©putĂ©s devront renouveler le tiers des membres du conseil de l’Instance (trois sur neuf). Un vote qui requerra la majoritĂ© des deux tiers, soit 145 voix. Un nouveau consensus sur ce point est donc plus que nĂ©cessaire. Sans les voix d’Ennahdha, premiĂšre force Ă  l’ARP (68 dĂ©putĂ©s), il n’est en effet pas envisageable d’atteindre ce quorum.

    Le prĂ©sident de l’AssemblĂ©e, Mohamed Ennaceur, a donc appelĂ© Ă  la tenue d’une nouvelle rĂ©union dite « de consensus », mardi 15 janvier prochain. Les prĂ©sidents des blocs parlementaires devraient se mettre d’accord sur le nom des candidats Ă  renouveler dans trois catĂ©gories : ingĂ©nieur en sĂ©curitĂ© informatique, expert-comptable et juge administratif.

    Les élections maintenues aux dates prévues ?

    Concernant le poste de juge administratif, il n’y a qu’une candidate. Son Ă©lection devrait donc se dĂ©rouler sans difficultĂ©. Mais pour les deux autres catĂ©gories, des Ă©lus proposent un tirage au sort. C’est le cas de Riadh JaĂŻdane, dĂ©putĂ© et prĂ©sident du mouvement L’appel des Tunisiens Ă  l’étranger. « Cela permettra d’échapper Ă  la politisation de l’instance et de gagner du temps, afin de tenir notre engagement de respecter les dĂ©lais pour organiser les Ă©lections », assure-t-il Ă  Jeune Afrique.


    >>> À LIRE – Tunisie : la crise Ă  l’Isie fait peser le risque d’un report des Ă©lections


    De son cĂŽtĂ©, Anouar Ben Hassen (membre et ex-prĂ©sident par intĂ©rim de l’Isie) estime, lui, qu’en vertu de la loi organique 2012-23 du 20 dĂ©cembre 2012, les membres de l’Instance peuvent continuer Ă  exercer leurs fonctions « jusqu’à leur renouvellement », et donc Ă  organiser les Ă©lections. MĂȘme en l’absence de vote avant l’échĂ©ance prĂ©vue. Et de soutenir que « tant qu’il n’y a pas de vacance Ă  ces postes, cela ne pose pas de problĂšme ». Selon lui, « l’Isie est prĂȘte Ă  honorer la date des scrutins ».

    Les Ă©lections doivent se tenir, selon l’Isie, entre le 6 octobre et le 1er dĂ©cembre pour les lĂ©gislatives, et entre le 3 novembre et le 29 dĂ©cembre pour la prĂ©sidentielle. Reste Ă  savoir si le vote des membres de l’Instance aura lieu dans les temps afin de contenter toutes les parties.

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  • [2018 Ă  la Bourse – 6/6] La pire performance de la Bourse de Johannesburg depuis dix ans

    [2018 à la Bourse – 6/6] La pire performance de la Bourse de Johannesburg depuis dix ans

    Casablanca, Abidjan, Lagos… En ce dĂ©but de 2019, Jeune Afrique dresse le bilan de l’annĂ©e Ă©coulĂ©e dans les principales places financiĂšres du continent. En Afrique du Sud, l’indice principal de la Bourse de Johannesburg a reculĂ© de 11,4 % sur fond de montĂ©e des tensions Ă©conomiques Ă  l’Ă©chelle mondiale.

    L’indice principal de la Bourse sud-africaine, le Johannesburg Stock Exchange (JSE) All Share Index, a reculĂ© de 11,4 % en 2018, sa pire performance depuis 2008. L’indicateur avait connu une augmentation de 17,5 % en 2017.

    Le JSE All Share Index a pĂąti cette annĂ©e des inquiĂ©tudes des investisseurs quant Ă  la hausse des taux d’intĂ©rĂȘts amĂ©ricains, aux tensions commerciales entre la Chine et les États-Unis et au ralentissement de la croissance mondiale. En 2008, l’annĂ©e du dĂ©clenchement de la crise financiĂšre mondiale avec la faillite de la banque d’investissement amĂ©ricaine Lehman Brothers, la Bourse de Johannesburg avait reculĂ© de 27 %.

    Bonne performance des sociétés miniÚres

    L’action qui a connu la plus forte progression est celle de l’entreprise Montauk Holdings, filiale d’une sociĂ©tĂ© amĂ©ricaine spĂ©cialisĂ©e dans la captation du mĂ©thane des sites d’enfouissement de dĂ©chets, avec une augmentation de 55 %.

    Suivent ensuite les sociĂ©tĂ©s Anglo American Platinum (production de platine) et Altron (tĂ©lĂ©coms et informatique), avec une hausse respective de 54 % et de 51 %. À noter Ă©galement, la bonne performance de la sociĂ©tĂ© aurifĂšre AngloGold Ashanti (+41 %) et de l’opĂ©rateur mobile Telkom (+35 %).

    Steinhoff et Aspen en recul

    Se distinguent Ă  la baisse les titres de l’entreprise de santĂ© Ascendis Health (-76 %), ainsi que ceux des groupes immobiliers Rebosis Property Fund (-72 %) et Fortress Reit (-65 %).

    Dans les plus fortes baisses de l’annĂ©e figurent Ă©galement Steinhoff (-66 %), dans la tourmente depuis le dĂ©part de directeur gĂ©nĂ©ral Markus Jooste Ă  la fin 2017, et Aspen (-51 %), qui a cĂ©dĂ© en 2018 sa division nutrition infantile Ă  Lactalis.

    Parmi les opérations qui ont marqué le Johannesburg Stock Exchange en 2018, figurent les entrées en bourse du distributeur Libstar et du pétrolier Vivo Energy en mai, du transporteur Grindrod Shipping en juin et du concessionnaire Motus Holdings.

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  • Paris a besoin de ses Ă©tudiants africains

    Paris a besoin de ses étudiants africains

    Pour l’enseignant universitaire Benaouda Lebdai, la dĂ©cision de la France d’augmenter les frais de scolaritĂ© pour les Ă©tudiants Ă©trangers revient Ă  renoncer Ă  la franco­phonie.

    Brutale, prise sans concertation, sans dĂ©bat avec les universitĂ©s, l’annonce a créé le dĂ©sarroi, le mĂ©contentement, la colĂšre en Afrique, du Nord au Sud : le gouvernement français veut augmenter les frais d’inscription dans ses universitĂ©s pour les Ă©tudiants Ă©trangers non europĂ©ens – aujourd’hui au nombre de 324 000. Les tarifs passeraient ainsi de 170 Ă  2 770 euros par an pour les inscriptions en licence et de 243 et 380 Ă  3 770 euros par an pour celles en master et en doctorat. En annonçant une telle hausse exponentielle, prohibitive et soudaine, applicable dĂšs la rentrĂ©e prochaine, le gouvernement trahit les racines mĂȘmes de la tradition rĂ©publicaine française, qui est de permettre Ă  tous et Ă  toutes d’étudier et de rĂ©ussir sans ĂȘtre issus de classes privilĂ©giĂ©es. Et elle place un nombre considĂ©rable d’étudiants du continent qui sont venus en confiance en France dans une situation inextricable : engagĂ©s dans un cursus sur plusieurs annĂ©es, ils pourraient se trouver, du jour au lendemain, contraints de devoir l’interrompre.


    >>> À LIRE – Étudiants Ă©trangers en France : « L’augmentation des frais va nous transformer en clandestins »


    Le contexte de cette annonce par le Premier ministre, Édouard Philippe, est doublement ironique : celle-ci s’inscrit dans le cadre d’un plan baptisĂ© « Bienvenue en France – Choose me », destinĂ© Ă  renforcer la « stratĂ©gie d’attractivitĂ© pour les Ă©tudiants internationaux », avec l’objectif d’en accueillir 500 000 Ă  l’horizon 2027. Et elle a Ă©tĂ© faite lors des « Rencontres universitaires de la francophonie », qui se sont tenues du 19 au 21 novembre Ă  Paris.

    À contre-courant de la francophonie

    En rĂ©alitĂ©, la France renonce Ă  la franco­phonie et agit trĂšs directement contre elle. Elle veut avant tout attirer des Ă©tudiants anglophones et renonce Ă  ce que ses universitĂ©s continuent Ă  jouer un rĂŽle dans la formation de la jeunesse des grandes nations africaines. Une telle hausse laisse en effet sur le bord du chemin des Ă©tudiants brillants qui ne bĂ©nĂ©ficient pas de bourse mais comptent sur leurs Ă©conomies, leurs sacrifices et leur dĂ©termination. En majoritĂ© algĂ©riens, sĂ©nĂ©galais, maliens et camerounais, ces jeunes sont pourtant les plus motivĂ©s : ils savent se battre et se frotter Ă  la difficultĂ© de la vie. Et ils sont aujourd’hui les meilleurs ambassadeurs de la langue et de la culture française en Afrique. En tant que professeur des universitĂ©s, je peux tĂ©moigner de leur volontĂ© de travailler dur et de rĂ©ussir vite. Ils sont ceux qui soutiennent leur thĂšse dans les dĂ©lais, en français ; ils maĂźtrisent gĂ©nĂ©ralement cette langue, qu’ils dĂ©fendent quel que soit le lieu oĂč ils entament leur carriĂšre.

    Quand on sait les guerres linguistiques et l’impact grandissant de la langue anglaise sur le continent, la prĂ©sence de plus en plus significative de la Chine avec l’ouverture des instituts Confucius Ă  titre gratuit dans les grandes villes, sans compter l’attractivitĂ© croissante des universitĂ©s sud-africaines, Paris fait sans aucun doute un mauvais calcul
 C’est la gratuitĂ© rĂ©publicaine des Ă©tudes en France qui contribue Ă  leur attrait et qui permet Ă  la langue de MoliĂšre de conserver son statut de langue internationale. Sur le plan de la qualitĂ© d’accueil et de la vie estudiantine, les campus de l’Hexagone ne peuvent d’ailleurs pas rivaliser avec ceux de Grande-Bretagne ou des États-Unis. Face aux critiques, le gouvernement français met en avant la mise en place de bourses d’excellence pour les Africains. Mais cet argument laisse perplexe, dans la mesure oĂč l’augmentation des frais d’inscription a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©e comme un moyen de financer la modernisation des facultĂ©s.


    >>> À LIRE – Ces Ă©tudiants africains qui choisissent l’Inde


    Les prĂ©sidents d’universitĂ© eux-mĂȘmes savent que cette mesure serait contre-productive. Aujourd’hui, Ă  travers toute la France, des motions sont mises en place pour le dire haut et fort. Cela va Ă  l’encontre d’une universitĂ© française rĂ©publicaine, dans le sens social et Ă©quitable du terme, surtout envers l’Afrique.

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  • Martin Fayulu va saisir la Cour constitutionnelle pour un recomptage des voix

    Martin Fayulu va saisir la Cour constitutionnelle pour un recomptage des voix

    “Nous irons demain samedi Ă  la Cour constitutionnelle pour exiger le recomptage des voix”, a dĂ©clarĂ© M. Fayulu lors d’un meeting tenu ce vendredi devant ses partisans Ă  Kinshasa. Son camp a par ailleurs revendiquĂ© la victoire avec 61% des suffrages du scrutin du 30 dĂ©cembre.

    Jeudi, la Commission Ă©lectorale (CĂ©ni) a proclamĂ© la victoire de l’autre opposant FĂ©lix Tshisekedi avec 38,57%, devant Martin Fayulu (34,8%) et le candidat du pouvoir Emmanuel Ramazani Shadary (23,8%). 

    Si la Cour constitutionnelle confirme ces rĂ©sultats, c’est donc FĂ©lix Tshisekedi, 55 ans, fils de l’opposant historique Etienne Tshisekedi, qui doit succĂ©der Ă  Joseph Kabila, 47 ans, au pouvoir depuis l’assassinat de son pĂšre en 2001, Ă©lu en 2006 et réélu en 2011 lors d’un scrutin entachĂ© de fraudes massives.

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    Mobilisation des partisans de Martin Fayulu

     

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  • Grand invitĂ© de l’Économie RFI/Jeune Afrique – Al Kitenge : ” MĂȘme un prestidigitateur ne pourrait pas gĂ©rer la RDC avec un budget de 5 milliards de dollars “

    Grand invitĂ© de l’Économie RFI/Jeune Afrique – Al Kitenge : ” MĂȘme un prestidigitateur ne pourrait pas gĂ©rer la RDC avec un budget de 5 milliards de dollars “

    Al Kitenge, entrepreneur, consultant et Ă©conomiste, est le Grand InvitĂ© de l’économie RFI-Jeune Afrique, samedi 12 janvier 2019 sur RFI, Ă  12 h 10 heure de Paris, 10 h 10 TU.

    FormĂ© Ă  l’école polytechnique de Lubumbashi, Al Kitenge a fait une premiĂšre carriĂšre d’ingĂ©nieur chimiste au sein de la multinationale Unilever en Afrique et en Europe. Puis grĂące Ă  ses compĂ©tences en Ă©conomie et en organisation, il s’est orientĂ© vers le consulting et le soutien Ă  l’innovation.

    L’entrepreneur qui partage son temps entre Londres et Kinshasa, entend dĂ©sormais consacrer ses compĂ©tences au dĂ©veloppement du secteur de l’économie solidaire, persuadĂ© que les conditions de vie des populations ne sont pas assez prises en compte dans les projets de dĂ©veloppement prĂŽnĂ©s par les États et les institutions internationales. Il est la Grand InvitĂ© de l’économie RFI-Jeune Afrique samedi 12 janvier sur RFI, Ă  11 h 10 heure de Paris, 10 h 10 TU.

    • Élections

    Toute la situation de la RDC pose la question de la suprĂ©macie de la politique sur l’économie. Si vous regardez le score cumulĂ© de FĂ©lix Tshisekedi – vainqueur provisoire de l’élection prĂ©sidentielle – et celui de Martin Fayulu, autre opposant au prĂ©sident Kabila, vous vous rendrez compte qu’il y avait un besoin de changement. C’est le principal message Ă  retenir.

    Mais les gens sont tous focalisĂ©s sur la prĂ©sidentielle, alors que nous avons eu trois Ă©lections en une – prĂ©sidentielle, lĂ©gislatives et provinciales, et que ce sera le Premier ministre, issu de la majoritĂ© parlementaire, qui aura tous les pouvoirs de la gestion au quotidien. Le prĂ©sident de la RĂ©publique reste cantonnĂ© sur deux matiĂšres, les affaires Ă©trangĂšres et la dĂ©fense, en coordination avec le Premier ministre. Par ailleurs, les Ă©lections parlementaires provinciales Ă©lisent les dĂ©putĂ©s provinciaux qui Ă©lisent les gouverneurs. Et notre Constitution dit que ce pays doit ĂȘtre dĂ©centralisĂ©. L’élection qui focalise toute l’attention aujourd’hui, c’est Ă  dire la prĂ©sidentielle, va ĂȘtre l’élection de l’acteur le moins influent de la prochaine gouvernance.

    • L’hĂ©ritage Ă©conomique de Jospeh Kabila

    Il est difficile lorsqu’un pays est dirigĂ© sans un plan stratĂ©gique connu de tous de faire une Ă©valuation en fin de parcours. NĂ©anmoins, je dois dire que nous avons renouĂ© avec la croissance. Quand Jospeh Kabila est arrivĂ© au pouvoir, nous Ă©tions en rĂ©cession Ă©conomique. Nous sommes passĂ©s d’un budget de quelques millions Ă  quelques milliards.

    Mais l’activitĂ© miniĂšre au centre du modĂšle congolais n’est pas de nature Ă  redistribuer la richesse. La rĂ©munĂ©ration va au capital plutĂŽt qu’au facteur humain. Aujourd’hui l’économie congolaise ne rĂ©pond pas au besoin des citoyens et c’est lĂ  le plus gros dĂ©fi.

    • Planification

    La premiĂšre des choses est de se doter d’un plan stratĂ©gique de dĂ©veloppement. Celui-lĂ  peut ĂȘtre alignĂ© sur trente ans avec une dĂ©clinaison sur quinze ans. C’est un minimum, car aujourd’hui nous n’avons pas un stock de capital humain de qualitĂ© capable de porter la compĂ©titivitĂ© de la nation. Il faut le mettre en place, et pour cela, il faudra que les prĂ©sidents qui arrivent arrĂȘtent de focaliser sur les rĂ©sultats les plus visibles pour montrer qu’ils sont actifs. Actif ne veut pas nĂ©cessairement dire efficace. Il est important d’investir dans les projets structurants comme le capital humain.

    • Inga

    L’énergie est aussi une chose essentielle. Nous sommes le pays qui a le plus grand potentiel hydroĂ©lectrique concentrĂ© en un seul endroit. Le complexe Inga a un potentiel de 44 000 MW de capacitĂ©, aujourd’hui non exploitĂ©. Et nous sommes incapables de transformer les minerais que nous avons dans notre sous-sol simplement parce que nous n’avons pas assez d’énergie.

    • LibĂ©ralisation

    Le gouvernement a optĂ© pour la libĂ©ralisation du secteur de l’énergie et il n’est pas nĂ©cessaire que ce soit le gouvernement qui dĂ©veloppe le potentiel d’Inga qui, traduit en Ă©quivalent pĂ©trole, nous place devant celui du Nigeria. Nous ne pouvons pas continuer de gĂ©rer un pays de 80 millions de personnes avec 5 milliards de dollars. Pour faire un saut qualitatif, il faut de grands projets. Et pour cela il faut un plan qui permette de ne pas arbitrer sur une mandature. MĂȘme un prestidigitateur ne pourrait pas gĂ©rer la RDC avec un budget de 5 milliards de dollars.

    • Point de rupture

    Nous sommes le point de rupture du continent. Quand vous arrivez en RDC, par le nord comme par le Sud, vous ne pouvez plus bouger. Nous avons l’obligation de connecter l’Afrique. Pour cela, il faut que nous nous dotions d’infrastructures de transport et donc d’un plan de mobilitĂ© pour les personnes et les marchandises. Des routes, des voies fluviales et des accĂšs Ă  l’ocĂ©an. Cela veut dire des investissements colossaux. Nous en avons les moyens car nous sommes assis sur 24 000 milliards de dollars de ressources naturelles. Nous avons donc un levier pour emprunter sur la place financiĂšre internationale. Et nous n’avons pas besoin de tout investir sur des fonds publics, mais nous pouvons le faire via des partenariats publics-privĂ©s.

    • Cobalt

    Le plus important n’est pas d’extraire du cobalt mais de le transformer localement. D’ĂȘtre mesure d’en obtenir plus de valeur ajoutĂ©e. Parce qu’un jour, ce cobalt, nous n’en aurons plus du tout. Il faudrait que nous soyons en mesure de dire aux gĂ©nĂ©rations futures : « Nous avions du cobalt, mais aujourd’hui nous avons des routes, des universitĂ©s et un systĂšme de santé ». Aujourd’hui, c’est Ă  l’extĂ©rieur du pays que la valeur ajoutĂ©e est produite.

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  • PrĂ©sidentielle au SĂ©nĂ©gal : #SunuDebat, quand la sociĂ©tĂ© civile rĂ©clame un dĂ©bat tĂ©lĂ©visĂ© entre les candidats

    Présidentielle au Sénégal : #SunuDebat, quand la société civile réclame un débat télévisé entre les candidats

    De plus en plus d’internautes sĂ©nĂ©galais militent pour l’organisation d’un dĂ©bat tĂ©lĂ©visĂ© entre les candidats Ă  la prĂ©sidentielle du 24 fĂ©vrier Ă  travers le hashtag #SunuDĂ©bat sur les rĂ©seaux sociaux. Plusieurs challengers de Macky Sall se sont dĂ©clarĂ©s partants, mais le prĂ©sident, lui, ne semble pas sĂ©duit par l’idĂ©e.

    #SunuDĂ©bat. Ce hashtag a fleuri sur les rĂ©seaux sociaux sĂ©nĂ©galais ces derniers jours autour d’une idĂ©e simple : organiser un dĂ©bat tĂ©lĂ©visĂ© entre les candidats Ă  la prĂ©sidentielle du 24 fĂ©vrier. Au SĂ©nĂ©gal et au sein de la diaspora, un nombre grandissant d’internautes relaient dĂ©sormais cette initiative citoyenne lancĂ©e par Awa Mbengue, une Ă©tudiante de 20 ans Ă  Sciences Po Paris qui a interpellĂ© Macky Sall sur le sujet via Twitter le 9 janvier.

    « J’ai essayĂ© de chercher les programmes des candidats mais j’ai trouvĂ© trĂšs peu d’informations, explique-t-elle. Je me suis dit qu’il serait intĂ©ressant d’organiser un dĂ©bat de fond, pour qu’ils prĂ©sentent leurs idĂ©es et montrent comment ils rĂ©agissent quand ils sont contredits. » Se dĂ©fendant de toute appartenance Ă  un quelconque parti politique, elle ajoute avoir lancĂ© cette idĂ©e car elle ne sait « pas encore pour qui voter ».

    Plusieurs candidats de l’opposition favorables au dĂ©bat

    Rapidement relayĂ© par l’influent journaliste-blogueur Papa Ismaila Dieng sur sa page Facebook, le phĂ©nomĂšne #SunuDĂ©bat a pris comme une traĂźnĂ©e de poudre sur les rĂ©seaux sociaux. En 72 heures, environ 10 000 tweets avec ce hashtag ont Ă©tĂ© partagĂ©s, lesquels ont Ă©tĂ© vus par plus de 80 000 personnes. « Cette popularitĂ© montre que ce dĂ©bat est une vraie demande citoyenne, estime Papa Ismaila Dieng. Les SĂ©nĂ©galais veulent ce genre de dĂ©bat tĂ©lĂ©visĂ©. Ils se demandent pourquoi cela se fait dans beaucoup d’autres pays et pas chez nous. »

    S’il en avait Ă©tĂ© briĂšvement question lors de la derniĂšre campagne prĂ©sidentielle, en 2012, aucun dĂ©bat tĂ©lĂ©visĂ© n’a jamais Ă©tĂ© organisĂ© entre des candidats. Pour l’instant, quatre des six challengers de Macky Sall qui ont recueilli le nombre suffisants de parrainages pour pouvoir se prĂ©senter ont dĂ©clarĂ© qu’ils acceptaient de participer Ă  un tel dĂ©bat : Khalifa Sall, Ousmane Sonko, MadickĂ© Niang et Issa Sall.

    L’entourage de Macky Sall sceptique

    L’état-major prĂ©sidentiel, lui, ne semble pas favorable. Macky Sall ne s’est pas encore exprimĂ© sur le sujet, mais son conseiller Ă  la communication, le ministre El Hadj Hamidou KassĂ©, a estimĂ© sur Twitter que les conditions d’un tel dĂ©bat n’étaient pas rĂ©unies, vu le « dĂ©ferlement de violence verbale » et les « propos plutĂŽt grossiers » des opposants.

    Partie des rĂ©seaux sociaux, l’initiative #SunuDĂ©bat a depuis Ă©tĂ© reprise par de nombreux mĂ©dias sĂ©nĂ©galais. La chaĂźne de tĂ©lĂ©vision privĂ©e 2STV a, quant Ă  elle, laissĂ© entendre qu’elle Ă©tait disposĂ©e Ă  organiser l’évĂ©nement.

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  • AlgĂ©rie : Bouteflika, Mohammed VI, Chirac
 Quatre anecdotes piquantes d’un diplomate français

    AlgĂ©rie : Bouteflika, Mohammed VI, Chirac
 Quatre anecdotes piquantes d’un diplomate français

    Ancien ambassadeur de France et diplomate de carriÚre, Yves Aubin de la MessuziÚre raconte dans ses Mémoires ses pérégrinations en Afrique du Nord et au Moyen-Orient. Jeune Afrique a sélectionné quelques passages dans lesquels il évoque le président Bouteflika, Jacques Chirac ou encore le roi Mohammed VI.

    Diplomate de carriĂšre, arabisant, fin observateur du Maghreb et du Moyen-Orient depuis plus de quatre dĂ©cennies, Yves Aubin de la MessuziĂšre a Ă©tĂ© directeur de la section Afrique du Nord et Moyen-Orient au Quai d’Orsay, de 1998 Ă  2002. Dans ses MĂ©moires, intitulĂ©s Profession diplomate : un ambassadeur dans la tourmente, parus en dĂ©cembre 2018 chez Plon, il livre mille et une anecdotes, souvenirs et tĂ©moignages glanĂ©s lors de ses voyages ou de ses missions auprĂšs de prĂ©sidents, monarques, Premiers ministres et autres dignitaires de rĂ©gimes arabes ou africains. À ce poste privilĂ©giĂ©, il a eu Ă  parcourir, au service de la France, tous les pays de cette rĂ©gion dont certains, Ă©crit-il, Ă©taient en situation de crise ou de post-crise.

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