Author: Don Kayembe

  • BANA OK. Lutumba Simaro prépare la sortie de l’album « Encore et Toujours »

    BANA OK. Lutumba Simaro prépare la sortie de l’album « Encore et Toujours »

    Lutumba_Simaro-Le président de l’orchestre Bana Ok, le guitariste et auteur-compositeur, Lutumba Simaro est dans la fièvre des préparatifs de son nouvel album intitulé « Encore et Toujours ». Cet opus sortira bientôt sous la marque « Diego Music ». Cette Maison basée à Paris en France est représentée en RDC par Solange Lubaki, Papytsho Lubaki et Capo Bianco, leader de « Vite fait la Musica ».Pour la réalisation de son album « Encore et Toujours », Lutumba Simaro a donné l’occasion à ses jeunes musiciens de s’exprimer librement pour qu’ils soient découverts au grand public. Le chanteur Heu gé est intervenu en lead dans l’une des chansons de Lutumba dans le style « Lolaka » comme ce fut le cas avec Youlou Mabiala, Diatho Lukoki, Josky Kiambukuta, Djo Mpoyi, Madilu Système, Lassa Carlito, Malage, Boulith, Pépé Kallé, Mbilia Bel…

    José MPAKA IKOMBE

  • RDC. Musique Chrétienne: Le frère Alain Moloto n’est plus…

    RDC. Musique Chrétienne: Le frère Alain Moloto n’est plus…

    Alain Moloto-Nous venons d’apprendre le décès du frère Alain Moloto du groupe Gael, à Kinshasa, par la bouche de son secrétaire le frère Robert suite à une longue maladie. C’est aux alentours de 19 heures qu’il a rendu l’âme au centre Nganda à Kinshasa, aujourd’hui vendredi 02 juillet 2013.

    Qui était Alain Moloto?

    Le Frère Alain Moloto était responsable du Groupe Adorons l’Eternel (Gael). Appelé à participer à la restauration de l’adoration dans l’Eglise, corps du Christ, Alain-Gaël MOLOTO se lance dans cette tâche avec l’aide du Saint-Esprit. Pour mettre sur rails cette œuvre grandiose, il y associa des jeunes frères et des jeunes sœurs pleins de talents. Dés le début un cœur de père s’est révélé en lui ; tous les membres du groupe sont pour lui des enfants que DIEU lui a recommandé de diriger et d’éduquer. Et dans cette marche avec son groupe il a su leur inculquer la communion fraternelle et un amour sincère sans partie pris.

    Alain Moloto, fils de papa Moloto Evariste (militaire) et de maman Bikoka Régine est originaire de la province de l’Equateur. Troisième dune famille de 15 enfants, il a été fortement marqué par une enfance particulièrement agitée. Alors qu’il est âgé de 3 ans, sa mère est obligée de le quitter et d’aller vivre ailleurs. Cette situation le contraint à mener une vie de battant. Et c’est depuis le bas âge qu’il a appris à lutter pour sa vie. Il n’aime pas se rappeler cette période de la vie. Et pour lui permettre de mettre parfaitement une croix à cette époque sombre, Dieu lui a envoyé une gracieuse épouse en la personne de Christine Tshiabu et quatre adorables enfants dont 2 filles et deux garçons. Le Couple a déjà totalisé 13 ans de vie conjugale.

    Né à Kisangani, le 27 juillet 1961, frère Alain n’a pas un régime alimentaire exigeant. Il mange tout ce qui lui est présenté et qui est propre à la consommation. Il a effectué une grande partie de ses études dans la ville cuprifère de Lumbubashi avant de rejoindre Kinshasa pour les humanités et les études supérieurs.

    L’adorateur et sa Mission

    En 1983 lorsque le frère moloto, responsable du Groupe Adorons l’Eternel (Gael),débute ses études supérieurs à l’ISC, il s’engage dans le théâtre universitaire dans lequel il écrivait particulièrement des chansons françaises dans le cadre de la dramaturgie. Il y joue le rôle de chantre et de parolier. Sa grande et merveilleuse surprise est qu’en dehors du théâtre, le gens s’intéressaient vraiment à ses chansons. Il est ainsi poussé un peu plus tard a embrassé une carrière en solo. Avec sa guitare, il compose et chante des cantiques d’un autre tempérament : ils permettent à ceux qui l’entendent d’entrer dans une profonde méditation.

    Premier disque enregistré, Masanjoli. Ce produit, essentiellement de l’adoration, est édité en quantité très limitée. Ce qui ne lui permet pas de parvenir à tous. Sa chanson est justifiée par un besoin de développer une intimité avec le Christ. Plus tard il va créer son premier groupe: « la main de l’Eternel ».

    Au début de la décennie 90, le frère Gael co-anime, sur les ondes de la radio Chrétienne Sango Malamu « l’émission Musique Chrétienne ». C’est à partir de ce moment précis qu’il sent un besoin d’adoration dans la population Congolaise. Seul obstacle, ses textes et chansons sont pour la plupart en français et pourtant la masse ne comprend pas très bien la langue de Voltaire. Il fait la distinction entre la louage universelle qui est l’apanage de tout être et la louange des rachetés qui nécessite de passer par la croix pour les choses dans une autre vision. Le chrétien qui s’associe aux païens pour adresser une louange à l’Eternel se rabat au niveau de la louange universelle, a-t-il poursuivi. La première vie est celle de la louange universelle tandis que la seconde, est celle de l’activité sacerdotale.

    Le frère Moloto dénonce l’adoption du phénomène Libanga par les musiciens chrétiens. « C’est une déviation honteuse », dit-il lorsqu’il compare ce phénomène au veau d’or fabrique par le sacrificateur Aaron à la demande du peuple. Le peuple attend recevoir ce qu’il veut. Seulement, nous ne devons pas nous laisser conduire aveuglément par lui. Au contraire, c’est à nous qu’il revient de l’orienter et de le mener vers des voies sûres, renchérit-il. Au chapitre de l’évangélisation à travers la chanson, Alain Moloto, bien que condamnant certains comportements dans le chefs des musiciens chrétiens, se justifie en faisant comprendre qu’il ne s’agit pas d’une prédication proprement dite mais de l’évangélisation défait qui s’opère dans le pécheur lorsqu’il découvre son côté pécheur. « Nous avons le devoir de conduire les gens à Christ », déclare-t-il.

    Ambition du Futur

    Alain Moloto avait l’ambition de porter l’adoration au sommet de la RDC afin que tous les Congolais soient unis pour célébrer la gloire de Jésus.
    Conseil pour les jeunes musiciens
    D’après l’Adorateur, la musique permet à l’artiste de communiquer sa pensée, elle doit être authentique. C’est pourquoi il faut présenter une identité personnelle. Car celui qui veut faire exactement comme l’autre n’a pas d’appel.

    Top Africa Magazine par le biais de son éditeur-responsable Mr Johnson Keto, présente ses condoléances les plus attristtées à toute la communauté chrétienne du monde entier.

    Adieu le frère Alain Moloto. Paix à son âme.

    Johnson Keto

  • Fardc : des femmes générales, une avancée dans la promotion du genre au sein de l’armée nationale

    Fardc : des femmes générales, une avancée dans la promotion du genre au sein de l’armée nationale

    FARDC_feminin-La nomination des femmes au sein des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) au rang de Général est un événement important qui ne peut passer inaperçu car, c’est une première dans l’histoire de ce pays.

    Le Président de la République et commandant suprême des FARDC, Joseph Kabila Kabange, a promu, par ordonnances présidentielles publiées le 7 juillet dernier, cent quatre-vingt-un (181) généraux dont 6 généraux d’armée, autant des lieutenants – généraux, 35 généraux- major et 124 généraux de brigade au sein de l’armée.

    Parmi ces derniers figurent trois femmes: Micheline Tsasa, Bolingo Leserendu et Marie -Josée Mbuyi Tshivuadi. Il en est de même dans la Police nationale congolaise (PNC) avec la nomination de Mme Odette Kanom au poste de commissaire divisionnaire adjointe.

    En promouvant pour la première fois des femmes à un haut rang dans l’armée et dans la police, le Président Kabila vient de manifester, une fois de plus, son souci majeur d’intégrer la politique du genre dans tous les secteurs de la vie nationale.

    Les femmes promues au rang de Général sont celles qui ont une expérience éprouvée au sein de l’armée congolaise.

    Il s’agit des femmes de la première heure qui ont intégré l’armée en 1966, à l’époque de l’émancipation de la Congolaise décrétée par feu le Maréchal Mobutu Sese Seko. Elles sont entrées en politique, dans la territoriale, dans l’armée etc.

    Les générales de brigade, reconnues dans leur grade jeudi dernier à la Cité de l’Union Africaine (UA), ont le mérite d’être de la première promotion des femmes parachutistes. Elles ont reçu, dans leur cheminement, une formation militaire jusqu’à devenir des brevetées d’état-major des FARDC.

    Ce sont des femmes qui ont les compétences requises, capables de fournir le même rendement que leurs collègues hommes et dont on peut attendre des résultats palpables au sein de cette armée en train d’être reformée.

    C’est pourquoi, la femme, qui a toujours été la partenaire de l’homme depuis la création du monde, c’est-à-dire une aide à son côté tel que l’a voulu l’Etre suprême, ne doit pas être considérée comme une laissée pour compte, mais elle doit jouer un rôle capital dans tous les domaines, notamment celui du règlement des conflits et de la pacification du pays.

    Les générales de brigade doivent être encouragées en vue de conjuguer leurs efforts et apporter leur pierre de contribution au travail de réforme en cours pour le retour de la paix au pays, notamment dans sa partie -Est confrontée à une insécurité suite aux conflits récurrents, depuis près de deux décennies.

    Les victimes de ces guerres sont surtout les femmes qui voient leurs familles séparées, leurs enfants ou maris tués et elles-mêmes violées par des gens sans foi ni loi. Ce sont des conflits déclenchés par des hommes qui se battent souvent pour des intérêts égoïstes.

    A la suite de la promotion des femmes au rang de Général de brigade, la ministre du Genre, de la Famille et de l’Enfant, Geneviève Inagosi, a remercié le Président Kabila qui ne cesse de concrétiser sa vision sur la femme et félicité les promues qu’elle a appelées à travailler pour la paix, le progrès et le développement de a RDC.

    Elle a fait remarquer que ces promotions résultent des plaidoyers que n’a cessé de faire son ministère en synergie avec les parties prenantes dans la promotion du genre, notamment des partenaires et différentes organisations non gouvernementales qui luttent pour la cause de la femme.

    A chaque campagne, atelier ou séminaire organisé, des recommandations sont toujours faites sur la promotion du genre.

    La promotion des femmes générales est une bonne chose. Reste maintenant la promulgation de la loi votée au Parlement sur la parité homme femme, qui se trouve encore au niveau de l’harmonisation entre les deux chambres du Parlement afin que celle-ci devienne une réalité en RDC.

    « Lorsque la femme réclame ses droits, il ne s’agit pas de lui accorder des faveurs gratuites au détriment de l’homme, au nom d’une quelconque faiblesse, insuffisance ou d’un manquement reconnus au sexe féminin, mais bien des mesures correctives à prendre contre des inégalités de fait constatées dans l’évolution masculinisée des mentalités, des pratiques sociales, des attitudes voire des comportements dans la société pendant des siècles », dixit Marie-Ange Lukiana, ministre honoraire du Genre.

    ACP

  • Le Rwanda prépare une nouvelle incursion: Troupes rwandaises massées à partir d’Ishasha

    Le Rwanda prépare une nouvelle incursion: Troupes rwandaises massées à partir d’Ishasha

    Soldats Rwandais
    Soldats Rwandais

    -Quand le téléphone rouge de “CONGONEWS” sonne, c’est qu’il s’agit d’une information très sensible. Seules nos sources les plus confidentielles y ont accès, question de s’assurer une “communication sécurisée”, à l’abri des interceptions devenues pratique courante en RD-Congo avec les tables d’écoute acquises, il y a quelques temps, via un ancien ambassadeur. Et là, il a sonné à une heure du matin. Donc davantage sensible. Au bout du fil, la source fait état d’une alerte. Alerte à l’Est où notre interlocuteur affirme qu’il se prépare une nouvelle invasion rwandaise. Difficile d’y croire à considérer la position de la communauté internationale très critique envers Kigali ces derniers temps mais fort probable pour quiconque connaît les capacités manœuvrières de Paul Kagame vis-à-vis de ses parrains américains et britanniques. Pour cette fois-ci, le prétexte tout trouvé est la présence supposée des islamistes Chebab dans la partie Est de la RD-Congo. Kigali a dramatisé avec des preuves, réelles ou fabriquées, sur l’engagement des FDLR au front, aux côtés des troupes des FARDC. En tout cas, pour les renseignements militaires rwandais, les obus qui ont atterri à Gisenyi pendant l’offensive contre le M-23 sont l’oeuvre des FDLR. Les trois mis ensemble suffisent pour obtenir la bénédiction des maîtres du monde à traverser la frontière rwando-congolaise. Petite raison d’espérer, la décision n’est pas encore prise mais pourrait l’être très vite dans les jours à venir. Sur le terrain, le premier signal a été donné de l’autre côté de la frontière, à partir d’Ishasha, ciblé à Kigali comme le point de départ d’une éventuelle attaque très prochaine des FDLR. Du coup, les troupes des RDF -Rwandase defense force- y ont été massées depuis quelques jours. Le changement intervenu récemment à la tête de l’armée rwandaise est un autre élément du puzzle. Le chef d’état-major général Charles Kayonga a été remplacé par Patrick Nyavumba, plus connaisseur de la RD-Congo que son prédécesseur. Nyamvumba, c’est le tombeur des Ougandais à Kisangani dans des affrontements les plus inacceptables dans l’histoire de l’humanité entre deux armées étrangères sur le sol d’un autre Etat. Que Nyavumba arrive là au moment où le M-23 perd du terrain tranche avec les confessions de foi de Kagame à faire la paix avec Joseph Kabila. Allez-y mettre sur le compte de toutes ces menées, l’ambigüté d’une communauté internationale où les Nations-Unies se réservent d’épingler nommément le Rwanda alors que Barack Obama lui a adressé un ultime avertissement. Encore que, sur un autre théâtre des opérations, au Moyen-Orient, des mises en garde de même nature et proférées avec autant de fermeté n’ont rien changé sur la volonté d’Israël de poursuivre les colonisations en territoire palestinien depuis le premier mandat d’Obama.
    MTN

    Congo News

  • La France définit 16 pays africains “prioritaires” pour l’aide au développement

    La France définit 16 pays africains “prioritaires” pour l’aide au développement

    ayrault jean-Marc-Le Premier ministre français Jean-Marc Ayrault a annoncé mercredi “un recentrage” de l’aide française au développement aux pays les plus pauvres, prioritairement 16 Etats africains, à l’issue d’une réunion interministérielle consacrée au développement. “Nous sommes engagés dans une maîtrise de nos comptes publics (…) mais pour autant, la France maintient son effort en matière de développement”, a déclaré le Premier ministre, à l’issue de la première réunion depuis quatre ans du Comité interministériel de la Coopération internationale et du développement (CICID). Désormais, “les dons seront concentrés sur un certain nombre de pays qui en ont le plus besoin, les pays prioritaires”, a ajouté M. Ayrault. Ces pays sont le Bénin, le Burkina Faso, le Burundi, les Comores, Djibouti, le Ghana, la Guinée, Madagascar, le Mali, la Mauritanie, le Niger, la République centrafricaine, la République démocratique du Congo, le Tchad, le Togo et le Sénégal.

    “85% de l’effort financier de l’Etat en aide directe va aux pays de l’Afrique et de la Méditerranée”, a ajouté Jean-Marc Ayrault. “Nous voulons aussi aider des pays qui sont en sortie de crise”, a-t-il ajouté, citant “en premier lieu Haïti, mais aussi l’Afghanistan, le Yémen et la Palestine. Pour le reste du monde, le Premier ministre français a rappelé le rôle de l’Agence française de développement (AFD) qui concentrera ses aides “sur toutes les politiques de croissance vertes et solidaires qui se développent tant en Asie qu’en Amérique Latine et en Caraïbes”. Enfin, le gouvernement français souhaite aussi mettre l’accent sur la “transparence” avec un “contrôle d’efficacité des aides”.

    La France doit consacrer en 2013 9,4 milliards d’euros à l’aide publique au développement. Elle est le 4e pays contributeur de l’aide et représente 10% de l’aide mondiale.

    afp

  • le M23 menace de riposter en cas d’attaque de la Monusco

    le M23 menace de riposter en cas d’attaque de la Monusco

    Pdt M23-Les groupes armés du Nord-Kivu, et notamment les rebelles du Mouvement du 23-Mars, ont jusqu’à jeudi 1er août à 16 heures (heure locale), pour déposer les armes ou abandonner le périmètre de sécurité dressé autour de la ville de Goma et ses environs. Face à l’ultimatum lancé par l’ONU, qui menace de mener l’assaut contre ces groupes, à l’aide de sa brigade d’intervention, Bertrand Bisimwa, président du M23, a affirmé ce mercredi 31 juillet sur RFI que ses troupes ne bougeront pas et que son mouvement se défendra.

    Pour la première fois, une nouvelle brigade d’intervention de l’ONU va être utilisée afin de venir en aide à l’armée congolaise, afin d’instaurer une « zone de sécurité » dans la ville. C’est ce qu’a annoncé la force de l’ONU en RDC, la Monusco, ce mardi 30 juillet. C’est aussi la première fois, depuis son déploiement en mai, que cette brigade se prépare à intervenir contre les groupes armés.

    Cela fait des semaines que les populations et les élus du Nord-Kivu attendaient un geste fort de la nouvelle brigade d’intervention de l’ONU basée à Goma. La création d’un périmètre de sécurité autour de la capitale régionale – jusqu’à la ville de Saké – est la première décision d’envergure.

    Jusqu’à présent, cette brigade avait pris connaissance du terrain et commencé à sécuriser Goma. 2 000 hommes (sur 3 000 au total qui devront constituer la brigade) sont déjà sur place. Ils ont sécurisé le périmètre de l’aéroport et déployé des patrouilles mobiles en ville ainsi que sur les collines de Munigi.

    « Une menace pour les civils »

    La création de ce périmètre de sécurité est aussi, sans doute, la première étape stratégique d’une reconquête zone par zone du Nord-Kivu. Elle s’accompagne d’un ultimatum aux groupes armés qui se trouvent à l’intérieur du périmètre et qui vise, en premier, les rebelles du M23 dont certains sont basés à 10 kilomètres de Goma, dans la localité de Kibati.

    A l’expiration de l’ultimatum, « ils seront considérés comme une menace pour les civils et la Monusco prendra toutes les mesures nécessaires pour les désarmer, y compris l’usage de la force, en accord avec son mandat et les règles qui entourent son action », dit le communiqué des Nations unies.

     

    Bertrand Bisimwa

    Président du M23

    Nous pensons que la Monusco a mal choisi ce moment, a mal choisi la cible, ce n’est pas seulement le M23 qui devait être la cible de la Monusco (…)S’il existe de réelles menaces sur les populations civiles au nord de Goma, elles sont l’oeuvre des FARDC, qui n’ont pas cessé de multiplier des assauts sur nos positions

  • la Monusco demande à tout détenteur d’armes de désarmer dans 48 heures

    la Monusco demande à tout détenteur d’armes de désarmer dans 48 heures

    CARLOS-Dans un communiqué publié le mardi 30 juillet, la Monusco dit considérer toute personne ne faisant pas partie des forces de sécurité nationales et, possédant une arme à feu à Goma et, dans les localités situées au Nord de la ville, comme une menace imminente pour les civils. À compter de mardi 30 juillet à 16 heures (heure de Goma), indique la mission onusienne, les détenteurs d’armes à feu dans cette région disposent d’un délai de 48 heures pour rendre leurs armes dans une base de la Monusco et rejoindre le processus de désarmement et de démobilisation.

    “Dépassé le jeudi 1er août à 16 heures, lesdites personnes seront considérées comme une menace imminente de violence physique à la population civile, et la Monusco prendra toutes les mesures nécessaires, y compris l’usage de la force, pour les désarmer conformément au mandat et aux règles d’engagement de la Mission”, ajoute le communiqué.
    La mission onusienne explique que cette opération vise à imposer une zone de sécurité dans la région de Goma et Saké et sera constituée pour la première fois, des éléments de la Brigade d’intervention de la Monusco qui travailleront conjointement avec la Brigade du Nord-Kivu de la Mission.
    La Monusco rappelle que depuis la mi-mai, Goma et les localités situées au Nord de cette ville ont connu des attaques répétées menées par le M23 contre les positions des FARDC, dans une tentative apparente de progresser sur la capitale provinciale du Nord-Kivu et Saké.
    Lors de ces attaques, dont la toute dernière a commencé le 14 juillet dernier, fait savoir le communiqué de la mission onusienne, le M23 a tiré indistinctement, y compris avec des armes lourdes, causant des victimes parmi les civils.
    La Monusco prévient enfin que “ces menaces indirectes seront repoussées hors du territoire de Goma par la zone de sécurité, qui pourra être élargie et reproduite ailleurs, le cas échéant”.
    Accord-cadre de paix
    «J’aimerais féliciter les FARDC pour leurs actions au cours des dernières semaines », a affirmé le Lieutenant-général Carlos Alberto dos Santos Cruz, Commandant de la Force de la Monusco, « Néanmoins, Goma et Saké restent très vulnérables et nous devons empêcher tous les éléments négatifs de continuer de poser un risque pour les civils de cette région », a-t-il poursuivi.
    Pour sa part, M. Moustapha Soumaré, le chef par intérim de la Monusco a déclaré :
    « Nous continuons d’appeler toutes les parties à trouver une solution politique au conflit actuel comme prévu par l’Accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération pour la République démocratique du Congo et la région », « En attendant, nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour protéger les civils contre la menace posée par tout groupe armé». Radio Okapi
  • ENFIN LA BRIGADE D’INTERVENTION EN ORDRE DE BATAILLE, LE M23 DISPARAIT BIENTOT !

    ENFIN LA BRIGADE D’INTERVENTION EN ORDRE DE BATAILLE, LE M23 DISPARAIT BIENTOT !

    MONUC-operationEst-ce enfin la sortie de la léthargie ? La question mérite d’être posée au regard de l’immobilisme qu’affiche toujours la MONUSCO face à l’impératif de juguler le cycle des guerres à l’Est de la RDC, alors que son mandat est passé sous le chapitre VII de la charte des Nations Unies et qu’elle dispose d’une brigade d’intervention chargée d’éradiquer les forces négatives avec le concours des FARDC. La mission onusienne vient donc d’annoncer les couleurs qui indiquent qu’elle se met désormais en ordre de bataille en sommant tout détenteur d’armes de les déposer sous 48 heures.

     

    La Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo vient de lancer un ultimatum de 48 heures à tous les détenteurs d’armes à feu à Goma et ses environs. Principal destinataire de cet ultimatum, le M23, qui stationne dans les environs, doit déposer les armes avant jeudi à 16 heures. A défaut, la brigade d’intervention va user de la force.

    Tout est donc clair : passé le jeudi 1er août à 16h, toute personne à Goma et ses environs qui ne fait pas partie des forces de sécurité nationale, et n’ayant pas déposé ses armes, sera considérée « comme une menace imminente de violence physique à la population civile, et la Monusco prendra toutes les mesures nécessaires, y compris l’usage de la force, pour les désarmer conformément au mandat et aux règles d’engagement de la Mission», indique un communiqué de la mission onusienne.

    C’est par ces mots que la force onusienne en RDC a annoncé, dans un communiqué, son intention de procéder à un désarmement complet de la zone. Les soldats de sud-africains et tanzaniens de la Brigade d’intervention seront mobilisés pour la première fois dans cette opération.

    Plus de 1 million de civils vivent à Goma et Saké. Entre les deux villes se trouvent également les camps des déplacés de Mugunga qui abritent provisoirement environ 70 000 personnes déplacées par le conflit. C’est donc cet ensemble de personnes que la MONUSCO compte protéger en désarmant les forces négatives.

    Les rebelles du M23 sont particulièrement visés par cet ultimatum. Le communiqué de la Monusco renseigne, en effet, que « depuis la mi-mai, cette région a connu des attaques répétées menées par le M23 contre les positions des FARDC dans une tentative apparente de progresser sur Goma et Saké. Lors de ces attaques, dont la toute dernière a commencé le 14 juillet dernier, le M23 a tiré indistinctement, y compris à partir d’armes lourdes, causant des victimes parmi les civils ». Le M23 est aussi accusé d’avoir pris pour cible les installations de la Monusco.

    Les opérations militaires qui vont débuter avec le concours des FARDC visent donc la création d’une zone de sécurité qui pourra « être élargie et reproduite ailleurs, le cas échéant ».

    Décidément, le mouvement pro rwandais n’a jamais été en si mauvaise posture. Très affaibli par la défection d’une bonne partie de ses troupes (plus de 680) qui ont traversé la frontière suite aux affrontements internes, il vient d’être mis en déroute par les FARDC sur plusieurs positions et n’a manifestement plus d’appui extérieur. Les hommes du M23 en sont, en effet, venus à exiger les contributions des populations des zones sous leur contrôle pour survivre. Et maintenant que la Monusco va entrer en danse, il ne reste plus du M23 que l’alternative de la disparition.

    Pascal Debré Mpoko

  • « Près de 90% des combattants du M23 sont des militaires rwandais » affirme un déserteur

    « Près de 90% des combattants du M23 sont des militaires rwandais » affirme un déserteur

    Armee Rwandais
    Armee Rwandais

    -« Pas loin de quatre vingt-dix pour cent (90%) des combattants de la rébellion M23 qui se bat à l’est de la République Démocratique du Congo (RDC), sont des militaires de l’armée rwandaise », a affirmé à la BBC un des quatre Rwandais recrutés et forcésde rejoindre les rangs des rebelles du M23. Les déserteurs ont demandé l’asile en Ouganda.

    Source : http://www.occuworld.org/news/272145

    Ces quatre individus ont déclaré avoir été recrutés de force au Rwanda par les Forces Rwandaises de Défense (Rwandan Defence Force (RDF)), pour aller prêter main forte aux rebelles du M23 qui sévissent à l’est de la RDC depuis des mois.Après s’être échappés, ils ont demandél’asile en Ouganda, d’où ils ont livré leur témoignage à la BBCce mardi le 31 juillet.

    Un des déserteurs affirme que le mouvement M23 est constitué à 90% de militaires de l’armée rwandaise. Un autre transfuge quisuivaitdes études de médecine au Rwanda lors de son recrutement forcé pour le compte du M23, a indiqué à la BBC, qu’il a soigné plus de 300 combattants du M23 blessés au combat, dont la majorité des recrues était rwandaise.

    Les témoignages de ces déserteurs corroborent le contenu du rapport de Human Rights Watch(HRW) publié le 22 juillet dernier. Dans ce rapport, d’autres combattants recrutés de force au Rwanda et qui ont réusssi à s’échapper, ont décrit à HRW leurs recrutements involontaires par l’armée rwandaise pour aller combattre de l’autre côté de la frontière rwandaise. Dans ce rapport, ces combattants ont également rapporté que la rébellion M23 est constituée en grande partie de militaires de l’armée rwandaise et de combattants recrutés de force au Rwanda.

    Ce n’est pas la première fois que des recrues rwandaises pour le compte du M23 demandent asile en Ouganda. Le 20 juin dernier, 16 étudiants rwandais (14 hommes et deux femmes) y avaient encore demandé l’asile en déclarant être victimes du harcèlement des autorités de leur pays pour avoir refusé de se joindre aux rebelles du M23.Deux de ces étudiants en fuite ont affirmé qu’ils avaient refusé de participer au programme parce que leurs amis qui y sont allés n’en sont jamais revenus.

    Le Rwanda continue de nier son soutien au M23 malgré l’accumulation des preuves attestantle contraire.Concernant les quatre déserteurs qui ont témoigné, le porte parole de l’armée rwandaise, Joseph Nzabamwita, a déclaré à la BBC qu’ils ont inventé cette histoire pour obtenir l’asile politique.

    Jambonews- Jean Mitari