Author: Don Kayembe

  • la gestion du port de Matadi et du chemin de fer Matadi-Kinshasa confiee au Groupe français Bolloré

    la gestion du port de Matadi et du chemin de fer Matadi-Kinshasa confiee au Groupe français Bolloré

    Port de Matadi-Sur la côte africaine, les pays qui ont l’avantage d’avoir des ports s’animent. La plupart d’entre eux, en tout cas, ont décidé de moderniser leurs outils de production en s’adaptant aux nouvelles donnes internationales. A cet effet, ils n’hésitent pas à confier à des privés la modernisation et la gestion de leurs ports et chemins de fer. Ainsi, la plupart des terminaux africains sont passés, en l’espace d’une décennie, sous le contrôle d’opérateurs privés. Parmi ceux-ci, le français Bolloré s’est taillé la part du lion. En Côte d’Ivoire et au Cameroun, par exemple, les directions portuaires d’Abidjan et de Douala ont confié la gestion de leurs terminaux à conteneurs au groupement constitué par Bolloré Africa Logistics (BAL) et APM Terminals. C’était en 2004, à quelques mois seulement d’intervalle. Mars 2013, les mêmes opérateurs ont remporté la concession du 2ème terminal prévu dans le port d’Abidjan. Dans la même période, les ports africains spécialisés dans les trafics conteneurisés sont passés, en tout cas dans leur très vaste majorité, dans le sein du secteur privé, suivant en cela les ports des autres continents. Le Gouvernement congolais, qui s’est totalement investi dans la relance économique, et dont le pays a la grâce d’avoir des ports fluviaux et maritimes, ne pouvait pas suivre la voie que ceux qui ont réussi ont suivie. Cela d’autant plus qu’il accorde, ce Gouvernement, une importance capitale à la réhabilitation et à la modernisation de la chaîne de transport multimodal, qui est considérée comme une des voies prioritaires devant booster l’économie du pays.

    C’est dans ce cadre qu’étant chargé de la réforme de la Société Congolaise des Transports et des Ports, SCTP, le ministère du Portefeuille centre son action dans la recherche des solutions efficaces pouvant faire redorer le blason très longtemps terni de l’ancien OTRACO. En tout cas, il ne fallait pas compter sur un visionnaire comme Matata Ponyo pour rater un aussi superbe coche.

    Il s’agit donc de confier la gestion de ces ports, mais également du chemin de fer Matadi-Kinshasa, à des structures privées outillées, aguerries et rompues dans cet art. Premier à avoir lorgné ce terrain, le Groupe français Bolloré a décidemment le vent en poupe, et est bien parti pour arracher ce marché.

    Mais on entend déjà des gesticulations de la part de certains politiciens qui montent sur tous les toits pour crier que le Premier ministre a vendu le chemin de fer Matadi-Kinshasa. Certains travailleurs de l’OCPT eux-mêmes se rangent dans cette logique sans que, des uns et des autres, un seul apporte une solution comme alternative.

    De toute façon, il est grand temps que nous nous départissions d’un nationalisme étroit. Seuls les intérêts doivent compter. L’important ne doit plus être la couleur de la peau ou même la nationalité, mais l’apport en investissement. Les agents de l’ex ONATRA ont sué sang et eau pendant des dizaines d’années. Aucun Congolais n’a pensé à une quelconque solution devant permettre à cette firme de redorer son image longtemps obscurcie.

    Bolloré ne vient pas en philanthrope, et d’ailleurs les philanthropes, s’ils en existent vraiment, n’ont jamais développé une société. Le Président américain Bill Clinton l’avait si bien compris, lui qui déclara que l’Afrique n’avait pas besoin d’aide, mais plutôt d’affaires, de commerce. Bolloré vient en entrepreneur, en affairé. L’importance des affaires est que tout le monde se retrouve. C’est au Gouvernement congolais de saisir la balle au bond, et de voir où se trouvent les intérêts, non pas de la classe dirigeante, mais des Congolais, en menant habilement des tractations devant l’y conduire. Les ports de Pointe-Noire et d’Abidjan que nous envions aujourd’hui sont bel et bien l’œuvre de la firme Bolloré.

    La colère des agents de la SCTP est totalement injustifiée. Ils sont instrumentalisés par nombre de leurs chefs qui, eux, craignent plutôt pour leurs postes. Habitués à œuvrer dans la magouille en se remplissant de manière éhontée et cynique les poches au grand dam du contribuable congolais, ils ne peuvent que trembler lorsqu’ils apprennent que la gestion va être confiée à des privés.

    Ce n’est donc pas Bolloré qui dérange, mais plutôt le spectre d’une gestion privée, c’est-à-dire suivie, contrôlée de très près. Ils ne doivent pas naïvement suivre ceux de leurs cadres qui tiennent à voir ce pays se vautrer éternellement dans un mode de gestion opaque. Une gestion saine appelle indubitablement l’amélioration des conditions de travail et sociales d’une manière générale.

    Le Gouvernement ne doit donc pas se laisser impressionner par des gens qui ne voient que leurs intérêts personnels, au grand mépris de ses inlassables efforts tendant à mener le peuple congolais dans son ensemble vers un mieux-être. Les intérêts personnels ne doivent plus avoir qu’un seul sort, le bannissement.

    Le désengagement de l’Etat dans la SCTP signifie donc la mort de la vache laitière pour plusieurs agents et cadres. Il est un secret de polichinelle que l’OTRACO, tel que nous l’avions connu, ce plus grand employeur de la République, qui s’occupait réellement et effectivement du travailleur en réservant une grande part de son action au social, cet OTRACO-là, est mort depuis longtemps. Il n’y a que des charognards qui s’acharnent sur son cadavre et qui sortent des griffes aiguisées chaque fois qu’il y a une tentative de redonner vie à ce cadavre.

    L’Etat reste propriétaire. L’OCPT n’est pas en train d’être vendu. C’est plutôt sa gestion qui doit absolument être confiée à des privés.

    Contrairement à certaines allégations gratuites et destinées à nuire, entendues ces derniers temps, aucune firme n’a gagné ce marché de gré à gré. Mais comment pouvait-il le gagner alors qu’il n’a même pas encore été attribué ? Le Gouvernement est bien rangé derrière les nouvelles réglementations en vigueur dans la République, réglementations relatives à la passation des marchés, suivant la Loi n°10/010 du 27 avril 2010, promulguée par le Chef de l’Etat.

    L’Etat tirera un grand profit de la réhabilitation du chemin de fer Matadi-Kinshasa. Les habitants des cités et villages longeant cette voie ferrée, mais également plusieurs commerçants, n’attendent que la reprise du trafic comme au beau vieux temps. Grand bénéficiaire, l’Etat poussera ainsi un ouf de soulagement en voyant plusieurs compatriotes retrouver une occupation, et l’économie nationale recevoir une importante et fraîche bouffée d’oxygène. L’explorateur John Rawlands, dit Henry Morton Stanley, avait vu très loin en affirmant que ” sans ce chemin de fer, le Congo ne [valait] pas un penny “.

    Les conditions de transport des biens et des personnes seront sensiblement améliorées. L’une des conséquences sera, à n’en point douter, la réduction sensible du trafic sur la nationale n°1. Sans vouloir dire du mal du trafic routier, il est un fait indéniable que celui ferroviaire est de loin plus sécurisant et moins onéreux.

    Déjà sur ce point, les prix des biens et services vont à coup sûr connaître un allègement. Avec les moyens illimités dont dispose Bolloré et l’expérience séculaire qui est la sienne, il n’y a aucun doute que la RDC, à travers la province du Bas-Congo, aura dans très peu de temps un nouveau visage.

    Mais il faut d’abord, pour cela, qu’il gagne ce marché, ce qui est plus que probable, vu le temps et les moyens mis à contribution depuis qu’il lorgne sur cet important terrain d’investissement.

    Il est temps de voir grand. La compétition, au niveau continental, est en effet rude. La Tanzanie, par exemple, est en train de construire à Bagamoyo, 70 km au nord de Dar es-Salaam, face à l’île de Zanzibar, ce qui sera le plus grand port du continent.

    Le coût de l’opération est de 10 milliards de dollars, et le marché a été gagné par la China Merchants Holdings. La Tanzanie voit donc grand car déjà, le port de Dar es-Salaam est aujourd’hui le 2ème en taille de la région, après Mombasa au Kenya.

    Voyons donc grand. Ce sont les ambitions qui élèvent. La construction, enfin, du port en eau profonde de Banana, avec un terminal à grande capacité d’accueil des conteneurs, sera à coup sûr, le point d’arrivée, dans l’espace, de ce projet.

    Jean-Claude Ntuala

  • L’OPPOSITION MALADE DE SON INCONSCIENCE

    L’OPPOSITION MALADE DE SON INCONSCIENCE

    Tshisekedi- Kengo- Kamerhe
    Tshisekedi- Kengo- Kamerhe

    -Division au sein de l’opposition, ce n’est pas une nouvelle. Cette famille politique a toujours été victime de sa pluralité. Nombreux sont les cas où elle a perdu les objectifs de sa lutte politique rien que par ces tergiversations. A la veille des concertations nationales, elle est encore sur la piste pour exhiber son inconscience. Elle est divisée : une partie attend de bras ouverts ce forum national pour proposer quelques solutions avantageuses pour l’avenir du pays. Une autre, tenue par les radicaux, opte pour le boycott. Encore une fois, l’opposition est en train d’écrire une page d’histoire dont elle se justifiera plus tard.

     Pendant que l’UDPS et le MLC ont signé un acte de rejet des concertations nationales, un autre opposant de taille sort de la caserne. Arthur Zahidi Ngoma, disparu il y a longtemps de la scène politique, revient à la charge. Les analystes ne peuvent que noter que de l’opportunisme dans son chef. C’est le prototype des opposants qui rebodissent qu’au moment opportun.

    Par le boycott des concertations nationales, il faut voir une grosse erreur que l’opposition s’apprête à commettre. Dans la démocratie, de tels moments sont précieux pour que l’opposition se sente concerné dans la gestion de l’affaire publique. C’est aussi une occasion de dire tout haut, à travers un échange fructueux, les différentes mégestions commises par le camp adverse au pouvoir.

    Pour l’heure, cette occasion en or risque d’être gâchée. Les opposants subissent le poids de leur inconscience. Celle-ci se manifest par le fait qu’au lieu de penser en terme d’intérêt d’Etat, comme l’a fait le pouvoir en place en convoquant ces assises, les opposants se livrent aux calculs du partage du pouvoir. C’est cette optique qui a, exactement, reveillé les chats gris. C’est le cas d’Arthur Zahidi Ngoma dont les répères politiques étaient déjà effacés.

    De ce point de vue, certains observateurs pensent qu’il n’y a pas d’opposants au Congo si ce ne sont que des chômeurs en quête de boulot. Ce sont des gens qui dormaient sur leurs oreilles en attendant le partage du pouvoir. Cet opportunisme laisse apparaître leurs intentions cachées. Les analystes comprendront que la préoccupation de ces opposants n’est pas de lutter contre l’agression que subit le pays mais le partage du pouvoir. Les opposants entendent par concertations nationales une occasion de ramener le pays à des conciliabules politiques. L’on peut comprendre ainsi pourquoi ils insistent pour la tenue des concertations alors que jusqu’ici ils n’ont jamais  ni condamné la guerre que mène le Rwanda par le M23 interposé ni proposé une solution.

    C’est donc parler de l’inconscience qui rend malade l’opposition politique depuis la nuit des temps. Faut-il donc arguer que le pays souffre du manque d’opposants ? C’est le cas de le dire au regard de l’agitation et du désordre au sein de la famille chère à Etienne Tshisekedi et Vital Kamerhe. Elle souffre de manque de leadership, d’entente et d’idéal politique voire d’un projet de société commun autour duquel mener une lutte d’ensemble

    Jérémie KADO

  • A Goma, on allait voir ce qu’on allait voir. Et…

    A Goma, on allait voir ce qu’on allait voir. Et…

    CARLOS-On allait voir ce qu’on allait voir. Désireuse de créer une zone de sécurité autour de Goma, la Monusco, par la voix de son nouveau « force commander » le général brésilien Carlos Alberto Dos Santos Cruz avait donné 48 heures à tous les groupes armés pour qu’ils remettent leurs armes et se présentent dans des centres de démobilisation. Le 1er août, la capitale du Nord Kivu aurait donc du être démilitarisée, et toute personne possédant encore une arme à feu s’exposait à être désarmée de force. Censée s’étendre de Goma jusqu’à la ville voisine de Sake, la « zone de sécurité « devrait représenter un havre de paix pour un million de civils. Même si, dans un premier temps en tous cas, les opérations de désarmement ne devaient pas s’étendre aux zones contrôlées par le mouvement rebelle M23, au grand dam de la société civile locale, des patrouilles de la Brigade d’intervention africaine et des Casques bleus avaient déjà repéré les caches d’armes et s’apprêtaient à les vider, de gré ou de force.
    En réalité, six jours après l’expiration de l’ultimatum onusien, non seulement les habitants de Goma n’ont toujours rien vu, à part des Casques bleus en patrouille, mais le porte parole du M23, Bertrand Bisimwa, a menacé de reprendre la capitale du Nord Kivu que ses hommes avaient accepté d’évacuer en novembre dernier en échange de l’ouverture de négociations politiques à Kampala, la capitale ougandaise.
    Tout indique que les ardeurs de la Monusco et de son nouveau chef le général Cruz ont été freinées par un ordre de « rétropédalage » venu de New York, émanant de l’envoyée spéciale pour les Grands Lacs Mary Robinson soutenue par le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon. Les mêmes conseils de prudence et de recours à la solution politique ont été adressés à Kinshasa, dont les forces armées, dûment réorganisés et renforcées, avaient remporté ces dernières semaines de réels succès militaires.
    Dans ce coup de frein, les observateurs locaux décèlent l’influence des deux voisins du Congo, l’Ouganda, dont le président Museveni tient à préserver son rôle de médiateur politique et le Rwanda, qui, désireux de protéger son poulain le M23, pèse de tout son poids de membre non permanent du Conseil de sécurité.
    La recherche active de caches d’armes par des patrouilles onusiennes aurait non seulement sécurisé Goma, mais aussi permis aux forces gouvernementales de poursuivre la reconquête des positions encore occupées par une guérilla qui, voici quelques semaines encore, paraissait très affaiblie, tant par les désertions que par des pertes importantes.
    Ces valses hésitations dans le chef de l’ONU provoquent l’exaspération croissante de la société civile et la fureur de certains citadins : des pierres ont été jetées sur des jeeps transportant des Casques bleus et la société civile locale a elle-même émis un ultimatum, donnant huit jours aux « soldats de la paix » et à la Brigade d’intervention africaine, pour entamer les opérations de désarmement du M23.
    Même s’il est affaibli, le M23 en effet demeure structuré et organisé et il bénéficie toujours d’appuis venus du Rwanda, largement détaillés par le dernier rapport de Human Rights Watch. De ce fait, les rebelles tutsis, qui ont commis de nombreuses exactions dans les zones qu’ils contrôlent, sont toujours considérés par les habitants de Goma comme l’ « ennemi principal », alors que, dans les négociations politiques, à tous les niveaux, Kigali et ses alliés ne cessent de souligner qu’à leurs yeux, la neutralisation des rebelles hutus FDLR représente une priorité.
    Malgré les prises de position énergiques du général Cruz, le doute saisit à nouveau les habitants de Goma : ils constatent que seule sera « sanctuarisée » la zone contrôlée par les forces gouvernementales, alors que plus de vingt groupes armés sévissent dans la province, ils se demandent quand sera opérationnelle la Brigade d’intervention africaine de 3000 hommes, dont le contingent d’ un millier d’hommes venu du Malawi se fait toujours attendre, ils ont le sentiment qu’une fois de plus, les militaires du terrain auront les mains liées par des ordres politiques venus de New York…
    Ce scepticisme est dangereux, il a déjà mené à des attaques dirigées vers des jeeps de l’ONU et il pourrait inspirer des actions plus violentes encore. Des organisations de la société civile assurent que «l’impatience de la population risque de prendre une tournure imprévisible dont les Nations unies partageront la responsabilité. »
    (De Colette Braeckman) 
  • Spectaculaire incendie à l’aéroport de Nairobi (Kenya).

    Spectaculaire incendie à l’aéroport de Nairobi (Kenya).

    Feu aNairobiL’aéroport international Jomo Kenyatta de la capitale kényane a fermé ses portes ce mercredi matin raison d’un énorme incendie qui s’est déclaré peu avant le début du jour. Tous les vols ont été annulés.

    L’origine de cet incendie, qui n’aurait fait aucune victime, n’est pas encore connue. Tous les vols ont été annulés et détournés vers le port de Mombasa ou les pays limitrophes comme l’Ouganda, la Tanzanie et le Rwanda. Des centaines de passagers se sont retrouvés bloqués à l’extérieur de l’aéroport.
    Les pompiers manquent d’eau

    Toutes les routes menant à l’aéroport ont été fermées.Ce qui complique le travail des pompiers qui commencent « à manquer dangereusement d’eau » affirme le ministère de l’Intérieur. Il a donc demandé que les camions soient autorisés à passer.

    Des médias kényans diffusent des images montrant des flammes et d’épais nuages de fumée noire.

  • La balance commerciale du Rwanda ”toujours déficitaire”

    La balance commerciale du Rwanda ”toujours déficitaire”

    Dossier RD Congo met Paul Kagame TRES mal a l’aise pendant sa conference de presse d’hier 19.06.2012-La balance commerciale du Rwanda a affiché une tendance déficitaire durant le deuxième trimestre de l’an 2013 symbolisée par  une diminution de 2,8 pour cent des importations par rapport à la même période de l’an 2012, a annoncé mardi l’Institut national de la Statistique  du Rwanda (INSR) dans un communiqué.

    Entre le mois d’avril à juin 2013, la valeur de ce déficit est passée de 128,6 millions USD  contre 310,7 millions USD au cours de la même période l’an dernier.

    Le Kenya est actuellement la principale destination des exportations de produits rwandais (53,9%) dont notamment le thé noir et le café, totalisant une somme de 96,6 millions USD bien que la Tanzanie était la destination principale au cours des trois derniers trimestres de 2012 et au premier trimestre de 2013, selon la même source.

    Toutefois, les principaux ré-exportations du Rwanda étaient le kérosène, de l’essence et d’autres gaz au cours de la même période, tandis que l’Afrique de l’Est et la République démocratique du Congo sont la principale destination des exportations, à en croire la même source officielle.
     
    Les importations du Rwanda proviennent principalement de différents blocs régionaux dont le Commonwealth qui se taille la part du lion avec 144,6 millions USD, tandis que le COMESA bénéficie de 91,6 millions USD des produits sur le marché rwandais au moment où l’Union européenne et la SADC ont vendu leurs produits jusqu’à 966,8 et 26,2 millions USD respectivement.

    Avec Panapress

  • Dialogue : « N’ayez pas peur », lance Z’Ahidi

    Dialogue : « N’ayez pas peur », lance Z’Ahidi

    Z’Ahidi-Pour le porte-parole du Cartel des opposants  signataires de l’Accord global et inclusif, « le dialogue entre congolais n’est qu’un moment de recherche des convergences sociales et politiques  pour redonner forces à la Nation ».
    A la suite de cette polémique généralisée pré Concertations ou pré Dialogue- c’est selon-, on en oublierait presque que l’ordre institutionnel en cours tire son fondement de l’Accord global et inclusif conclu, voici 10 ans,  en Afrique du Sud. Avec la cacophonie politicienne ambiante, on en oublierait presque que la Nation est menacée dans son existence et que l’urgence, mieux l’instinct de survie postule un antidote émanant de l’ensemble du pays. Voilà que Z’Ahidi Arthur Ngoma vient comme pour rappeler aux uns et aux autres que la crise –dans toutes ses facettes- se pose « à nous en tant que peuple, en tant que Nation ; et c’est en tant que tel que nous devons y répondre ». On retrouve- là les ressorts de la démarche « Camp de la patrie ». Sauf que le Z’Ahidi qui a effectué sa rentrée médiatique – via une conférence de presse-, hier mardi 6 août, s’exprimait en qualité de porte-parole du « Cartel de la composante Opposition politique signataire de l’Accord global et inclusif ». Une espèce de retour aux sources de l’ordonnancement politique actuel, non par nostalgie, mais par correction. «  La non exécution des résolutions et recommandations du Dialogue inter congolais de Sun City constitue, à n’en point douter, une des sources du malheur que connaît le pays », tranche l’ancien Vice- président de la République. Devons-nous désespérer pour autant de la RDC ? Non, répond Z’Ahidi. C’est pourquoi, sans souscrire à la querelle sémantique en cours, le porte-parole du Cartel des signataires de l’acte fondateur de la Troisième république définit le Dialogue tout simplement : « Le Dialogue entre Congolais n’est qu’un moment de recherche des convergences sociales et politiques entre Congolais pour redonner forces à la Nation ». Pas de quoi avoir des appréhensions quand tout le monde est d’accord qu’il y ait rencontre entre les hommes. D’où, le « N’ayez pas peur » emprunté au Très regretté Jean- Paul II. Un dialogue pour lequel Z’Ahidi Arthur Ngoma avait déjà appelé en mai 2010. De même qu’en son temps,  il rappelle qu’il avait fustigé la confusion autour de la nationalité de certains officiers rwandais comme Nkundabatware. Le même pour qui le Dialogue est inscrit dans l’ADN des Africains.  Si le Cartel s’inscrit déjà dans la logique du Dialogue, il esquisse même les questions essentielles à y débattre : la sécurité, le développement économique et le social. A n’en point douter, comme il y a une dizaine d’années, Z’Ahidi Ngoma se positionne parmi ces hommes ressources pour qui l’Opposition n’est pas qu’un espace de contestation.  Elle est aussi une plate-forme de  propositions  et surtout un courant qui sait identifier et défendre les intérêts nationaux. Un petit air des années « Etats généraux de l’Opposition » a traversé la salle du centre Saint Clément, rue Benseke à Kintambo.  Entourant leur porte-parole, le modérateur Lisanga- le même-, l’Anader Kumbu, l’UODC Kikata,  le camp de la Patrie Bembe ainsi que d’autres figures présentes dont Eva Muakasa, Idambituo…ont sans doute revu cette épopée de l’opposition congolaise.

    CARTEL DE LA COMPOSANTE OPPOSITION POLITIQUE SIGNATAIRE  DE L’ACCORD GLOBAL ET INCLUSIF

    En prenant la parole devant cette auguste assemblée, il me vient à l’esprit ces mots que je prononçais au seuil de notre transition vers la démocratie ; des mots qui viennent comme autant d’interrogations sur le temps qui passe.

    «Dans sa divine bonté, disais-je, Dieu Tout Puissant a bien voulu écouter la voix de son peuple et lui redonner espoir. A cet instant mémorable, où le temps, avec son cortège d’interrogations, semble arrêter son cours et où l’utopie se fait réalité, il est vrai que la main de l’artiste tremble; elle tremble devant cette fresque pas encore achevée, mais déjà bien avancée, de notre espérance fondamentale ».

    Cette joie de voir notre pays sortir des abîmes était bien légitime ; l’espoir était permis ; la paix était là, encore que nous ne perdions pas de vue qu’elle emportait avec elle l’embellie et l’ombre.

    L’embellie parce qu’il était désormais possible de dépasser le présent pour entreprendre l’avenir.

    II était à notre portée de transformer les dures épreuves subies par notre peuple en une chance de renaissance pour lui.

    Il était à notre portée de vérifier nos certitudes partagées, voire de les confirmer au carrefour où doivent converger toutes nos énergies pour réhabiliter la confiance en nous-mêmes, amorcer la reconstruction de la citoyenne et du citoyen par où transite ïa reconstruction de la Nation.

    II était à notre portée de fonder notre volonté de paix sur la culture de paix, c’est-à-dire en étant attentifs aux justes sujets de plaintes des plus démunis de nos concitoyens, privés du droit aux droits de l’homme, au premier desquels le droit à la vie.

    Il était à notre portée d’agir à la réunification du pays et à sa pacification, ce qui postulait travailler activement pour l’extension de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire et donc à la formation d’une armée nationale intégrée, une territoriale nouvelle et maîtrisée, une économie revitalisée et véritablement réunifiée, une politique sociale volontariste pour panser les blessures sociales autant que pour réhabiliter la dignité d’un peuple longtemps rivé à la pauvreté absolue.

    Il était à notre portée de peaufiner le calendrier de la démocratie pour conduire le pays vers des élections libres et transparentes.

    Il était à notre portée de soutenir ce sens du mouvement et de l’inscrire dans l’indispensable harmonie avec le sens de l’Etat.

    Enfin, il était de notre devoir, puisque tel est le destin naturel de notre pays au cœur du continent africain, d’arracher notre sous-région de la culture de guerre pour fonder sa renaissance dans la culture de paix.

    Malgré d’inévitables contradictions, voire des pesanteurs liées à la démocratie de la pauvreté, c’était le défi à relever. La tâche était rude, tant il est vrai qu’au-delà de la lumière, la paix retrouvée emportait avec elle l’ombre.

    L’ombre, parce que la crise qui a entraîné la Patrie au fond des abîmes a laissé derrière elle tous ses alliés objectifs, qui ont pour noms : l’ignorance, la culture de jouissance et de suffisance, l’exclusion de tout ce qui n’est pas soi et les siens, le prosélytisme, et sais-je encore, des volontés aussi dispersées qu’instrumentalisées. Autant dire que momentanément défaite la crise interne a vite recouvré de sa culture.

    Rien n’aura été épargné, y compris nos institutions d’appui à la démocratie, dont c’était le rôle que d’accompagner et de soutenir l’expectative légitime de notre peuple à la bonne gouvernance, à la justice et à la paix. Or, la démocratie, disons le sans ambages, ne vaut que ce que valent les forces sociales qui la soutiennent.

    L’ombre, enfin, parce qu’il n’est pas donné de construire la paix dans un environnement international fantasque et récessif. Il en fallait beaucoup pour que nos rapports exogènes rencontrent l’harmonie que patiemment notre pays s’efforçait d’instaurer en son sein.

    Aujourd’hui, comme le Cartel de l’Opposition l’avait dît en d’autres circonstances, le temps qui passe n’est plus à ces illusions lyriques, d’un pays dont la voix compte au cœur du continent noir, alors que du pays il ne reste plus que la désacralisation des valeurs fondamentales de la République ; l’institutionnalisation des antivaleurs, dont la corruption, le pillage des ressources naturelles, bradées, sans étal d’âme, contre des palliatifs à court terme ; l’étalage des richesses indues, sous le règne de l’impunité généralisée ; la réduction du citoyen et de la citoyenne à la pauvreté absolue, à la mendicité.

    Notre Peuple, humilié et affligé, assiste avec impuissance aux violations massives et systématiques de sa souveraineté, de ses droits humains, de l’intégrité de son territoire, en particulier par le Rwanda. Le tableau est bien sombre.

    Un spectacle insoutenable que celui du géant du continent noir jeté en pâture aux rapaces. La question se pose à nous, très chers Compatriotes ; elle se pose à nous en tant que peuple, en tant que Nation ; et, c’est en tant que tel que nous devons y répondre.

    Comme nous venons de l’établir, la crise que nous connaissons a deux niveaux, l’interne et l’externe.

    A la crise interne répond la revendication du dialogue entre Congolais ; tandis que la crise externe concerne les relations de bons voisinages entre Etats. Etroitement liées ces deux questions ne doivent pas être confondues dans leur résolution. Ce fut le cas à Sun City et le pays l’aura payé très cher !

    Beaucoup a été dit sur le Dialogue entre Congolais, Des polémiques qui témoignent plus des appréhensions diverses. Nous le dirons à la suite du Regretté Saint-Père, Jean-Paul II, «N’ayez pas peur », Le dialogue entre Congolais ce n’est qu’un moment de recherche des convergences sociales et politiques entre Congolais pour redonner forces à la Nation.

    Au-delà des questions de forme qui se doivent d’être considérées, se posent, quant au fond les questions essentielles suivantes :

    1/ la sécurité, c’est-à-dire la nécessité de reconstruire les piliers de l’Etat, ces piliers qui lui donnent sens parce que l’Etat n’est avant tout qu’un service ou n’est rien du tout : l’armée, la police, l’administration publique, les services de l’Etat, la justice, la diplomatie, etc. qui sont aujourd’hui, clochardisés.

    2/ Le développement économique ; Au moment où les pays du monde investissent dans le patriotisme économique la R.D, Congo ne peut pas être le seul pays à vivre dans la confusion entre libéralisme économique et western économique, pour la gloire jumelle de la corruption, l’impunité généralisée et l’enrichissement sans cause. Nous devons en finir avec le bradage des ressources naturelles du pays contre des palliatifs à court terme. Nous devons sortir le pays d’une économie de rente et l’engager dans une économie de transformation.

    3/ Le social. C’est la clé de voûte du développement d’un pays ; l’indication de son niveau de civilisation, mais qui est aujourd’hui totalement abandonné. L’éducation, la santé, la jeunesse, la femme, les personnes âgées, totalement clochardisés. Le social devient l’espace de la charité, abandonné en tant que tel aux aléas de l’humanitaire.

    Il va sans dire que la non exécution des résolutions et recommandations du Dialogue Inter Congolais de Sun City (Afrique du Sud) constitue, à n’en point douter, une des sources du malheur que connaît le pays présentement.

    Ce Dialogue entre Congolais doit se tenir dans notre pays mais pas forcément. Il doit se tenir sous la direction d’un facilitateur à désigner soit par les Nations Unies soit par l’Union Africaine.

    Prévu pour durer quinze jours, ce Dialogue doit regrouper l’actuelle majorité présidentielle, l’opposition politique dans toute sa diversité y compris celle de la diaspora et les forces vives de la société civile.

    Le Dialogue National politique, transparent et inclusif à venir doit rechercher la réconciliation nationale autour des principes et valeurs qui forgent notre unité en tant que peuple, en tant que Nation.

    C’est le lieu de renouveler l’hommage de la reconnaissance de la Nation à la communauté internationale et à tous les pays amis, pour l’accompagnement dont ils ont bien voulu nous prodiguer dans ces voies étroites de notre transition. C’est aussi le lieu d’en appeler à eux tous pour qu’ils poursuivent leur contribution à l’instauration d’une paix durable dans notre sous-région, laquelle ne saurait investir ses espoirs de développement dans une culture de guerre.

    Nous en appelons, enfin, à la CIRGL, afin que d’aucuns comprennent que la paix que nous voulons construire en RDC c’est au bénéfice de tous ; et, qu’avec la paix la sous-région d’Afrique centrale a tout à gagner, tandis qu’avec la guerre elle a tout à perdre. La remarque s’adresse en particulier au Rwanda, qui doit sortir d’une culture de guerre et construire sa démocratie sur le fondement d’un dialogue entre Rwandais.

    Descendons dans le tumulte de nos cités et de nos patries diverses où tourbillonne et s’émeut la grande angoisse humaine à la recherche de la délivrance ; rapprochons, pour l’heureuse confrontation où se dissipent les malentendus, les génies de nos patries diverses qu’un même destin, du haut avenir ou du désastre mortel, fait inéluctablement solidaires. Faisons nôtre cette prière de Saint François d’Assise :

    Là où est la haine, que je mette l’amour ;

    Là où est l’offense, que je mette le pardon ;

    Là où est la discorde, que je mette l’union ;

    Là où est l’erreur, que je mette la vérité ;

    Là où est le doute, que je mette la foi.

    Puisse la petite fille nommée Espérance, à laquelle l’auteur reconnaissait des vertus théologales, porter très haut l’espérance fondamentale de notre peuple ; et puisse le Seigneur Tout Puissant protéger et bénir notre pays la République Démocratique du Congo !

    Je vous remercie de votre attention.

    SEM Z’Ahidi Arthur NGOMA,

    Ancien Vice Président de

    la République

    Porte parole du Cartel

  • Bancarisation des salaires, coupures à valeur faciale élevée … La Banque centrale joue l’apaisement

    Bancarisation des salaires, coupures à valeur faciale élevée … La Banque centrale joue l’apaisement

    Franc Congolais-coupures à valeur faciale élevée.
    Franc Congolais-coupures à valeur faciale élevée.

    -Le paiement des salaires des agents et fonctionnaires de l’Etat par voie bancaire ainsi que difficultés rencontrées par certains bénéficiaires résidant dans des territoires dépourvus des structures bancaires, la circulation des billets à valeur faciale élevée…, ces sujets là qui ont fait l’objet de la conférence de presse qu’a animée hier mardi 6 août le Directeur Général de la Politique Monétaire et des Opérations Bancaires de la BCC (Banque centrale du Congo), Jean Louis Kayembe.

    Parlant de la bancarisation des salaires, le Directeur général de la PMOB (Politique monétaire et opérations bancaires) a fait remarquer qu’il s’agit d’une grande réforme tentée par le gouvernement, et les résultats sont probants.

    Cette réforme revêt un double objectif : la maîtrise de l’enveloppe salariale et celle des effectifs des travailleurs par le gouvernement.
    A la préoccupation de la presse de savoir où on en est avec la paie dans des zones non couvertes par les structures bancaires.
    Jean Louis Kayembe a d’abord reconnu qu’il y a eu effectivement de problèmes à ce niveau. Les fonctionnaires de l’Etat composés en majorité des enseignants desdites zones éprouvent des difficultés pour recevoir leurs salaires à temps.
    Remerciant la Caritas Congo pour son appui en vue de remédier à la situation, il a fait savoir que le gouvernement et l’institut d’émissions travaillent en étroite collaboration sur la question. Des voies et moyens sont en train d’être explorés afin de remédier définitivement à la situation.
    «Tout est mis en œuvre pour qu’il y ait un changement d’ici la paie du mois d’août», a-t-il annoncé.
    Toujours en rapport avec la question liée aux difficultés pour agents et fonctionnaires de l’Etat habitant dans des zones dépourvues de structures bancaires, le Directeur général de la Politique monétaire et opérations bancaires a renseigné que certains accusaient deux à trois de retard de salaires. Mais, ce retard est en train d’être absorbé grâce aux efforts qui sont en train d’être  déployés par le gouvernement.

    Pourquoi la paie démarre-t-elle à des périodes différentes dans les banques commerciales, alors qu’elles sont toutes installées dans la capitale?
    A cette question, le conférencier a commencé par rappeler que la date officielle retenue par le gouvernement pour la paie des agents et fonctionnaires de l’Etat, c’est le 20. Avant de faire observer que, suivant le chronogramme établi, les crédits sont disponibilisés par la Banque centrale au plus tard le 10 du mois, et les banques commerciales ont, à leur tour, 5 jours pour faire le ménage et démarrer la paie à partir du 15.
    Toutefois, a-t-il souligné, chaque banque détermine librement par quel groupe démarrer ses opérations de paie. Il y en a qui commencent par la police et l’armée, et d’autres par les enseignants… ainsi de suite.
    Pour la BCC, une fois sa mission accomplie, elle n’a pas à s’ingérer dans la programmation des banques commerciales pour les opérations de paie.
    Quels ont été les critères de choix des banques pour assurer les opérations de paie, parce qu’il y en a qui n’ont pas d’agences à travers la ville ? Conséquence : on assiste à de longues files des fonctionnaires le jour de paie.
    Réponse : il y a une structure qui s’en occupe. Elle s’appelle ACB.
    Pourquoi les coupures à valeurs élevée se font de plus en plus rares dans les transactions ? En plus, ceux qui en détiennent éprouvent des difficultés pour acheter.

    Le DG Kayembe s’est félicité du fait que depuis leur lancement, les émissions des coupures à valeur faciale élevée n’ont pas provoqué la dépréciation contrairement aux craintes exprimées. Au contraire, a-t-il ajouté, la monnaie nationale s’est davantage bien comportée.
    A propos de leur rareté dans les transactions, il a indiqué qu’il s’agissait d’abord d’un essai qui heureusement s’est avéré concluant. Raison pour laquelle la Banque compte augmenter lesdites émissions en vue de faciliter les grandes transactions.
    Mais, a insisté le n°1 de la Politique monétaire, tout se fera dans le respect des principes qui ont toujours guidé les banques centrales à travers le monde en termes d’émissions. C’est-à-dire l’émission des billets se fait suivant les besoins des consommateurs.
    Quant à la difficulté d’achat sur le terrain, il a indiqué qu’on ne peut pas s’amener avec une coupure de 20.000 Fc pour opérer un achat de moins de 5.000 Fc. D’où il conseille aux détenteurs d’opérer un achat judicieux afin d’éviter toute complication.
    Dom

  • Concertations nationales: Secrétariat technique fin prêt

    Concertations nationales: Secrétariat technique fin prêt

    KabilaKengo-Après leur entretien avec le chef de l’Etat mardi à l’aéroport de N’djili, les deux présidents de chambres parlementaires, membres du présidium des concertations, vont rendre publique ce mercredi la composition du secrétariat technique de ce forum national initié par Joseph Kabila. Le décor est planté pour la tenue des concertations nationales. Léon Kengo wa Dondo a indiqué mardi 6 août 2013 à la presse que le secrétariat technique sera installé aujourd’hui mercredi 7 août 2013. Une déclaration qui arrive après une rencontre de haut niveau entre le présidium des Concertations nationales et le président Kabila au salon présidentiel de l’aéroport international de N’djili. Un jour avant, soit lundi 5 août les présidents de deux chambres ont tenu une conférence de presse pour fixer l’opinion sur les cinq thématiques qui seront abordés au cours de ce forum. Notamment la démocratie, la gouvernance, les réformes institutionnelles; l’économie, le secteur productif, les finances publiques; la démobilisation, le désarmement, la réinsertion et le rapatriement des groupes armés : les conflits communautaires, la paix, la réconciliation nationale et enfin, la décentralisation et le renforcement de l’autorité de l’Etat. Comme on peut le constater, il ne sera pas question d’évoquer la vérité des urnes tel que réclamé par l’Opposition politique.

    L‘attention et les énergies à Kinshasa sont dirigées vers l’organisation des Concertations nationales. Le présidium chargé de l‘organisation de ce forum national, notamment Léon Kengo wa Dondo et Aubin Minaku, respectivement présidents du Sénat et de l’Assemblée nationale, a mis le turbo. Les choses se sont accélérée peu après le retour au pays de Kengo quand, mardi 6 août 2013, au sortir d’une réunion de travail, le speaker du Sénat a confié à la presse que les membres du secrétariat technique chargé de l‘organisation dudit forum seront connue dès ce mercredi 7 août. Bien avant cette réunion de travail, les deux honorables présidents avaient rencontré le chef de l’Etat au salon présidentiel de l’aéroport international de N’djili autour de la même question. Une façon d’indiquer que le travail se fait en coulisse afin de réussir la tenue de ces assises.
    L’objectif des concertations nationales initiées par Joseph Kabila est de créer la cohésion nationale pour faire face à la guerre qui sévit dans l’Est de la RD-Congo sous l’instigation du mouvement rebelle pro-rwandais, à savoir le M23.
    Déjà le lundi 5 août, Kengo et Minaku avaient animé une conférence de presse à Kinshasa au cours de laquelle ils ont annoncé que le travail avance du jour au jour afin que les concertations soient convoquées rapidement. Ils ont révélé les cinq thématiques qui seront abordés au cours de ce forum. Notamment la démocratie, gouvernance, réforme institutionnelle, l’économie, le secteur productif, les finances publiques, la démobilisation, le désarmement, la réinsertion et rapatriement de groupes armés, les conflits communautaires, la paix et la réconciliation nationale et enfin, la décentralisation et renforcement de l’autorité de l’Etat. De ce fait, le Secrétariat technique des Concertations est fin prêt, confient des sources, ajoutant que les noms de ses membres du secrétariat technique connus ce mercredi 7 août 2013. Le même joui’, le présidium approuvera également le budget des concertations nationales de sorte que dans les jours qui viennent que l’on puisse annoncer la convocation de ces assises, les participants et les modalités qui doivent permettre à ceux-ci de regagner Kinshasa et également l’ensemble de titres de voyage qui doivent leur être envoyés. « Sans les jours qui arrivent, je crois que le travail doit être avancé pour que la convocation des concertations ait lieu rapidement », a déclaré Kengo sans annoncer une date précise.

    Chose promise chose due

    Minaku n’a l’ait qu’approuver les propos de son collègue Kengo a sorti le grand jeu. Prenant ses amis de l‘Opposition à contrepieds, il a mis la sourdine et privilégié l’intérêt supérieur de la Nation. Dès la publication de l’ordonnance présidentiel le, certains membres de l‘Opposition politique sont montés au créneau pour exiger que la question de la vérité des urnes et de la légitimité de Kabila soit inscrite à l’ordre du jour de ce forum, conditionnant leur participation à ces assises à une médiation étrangère neutre sous l’égide de l’ONU. invoquant une disposition de l’accord-cadre de paix signé en Février 2013 à Addis-Abeba par onze Etats africains et la résolution 1298 du Conseil de sécurité. Leur chouchou, Denis Sassou Nguesso, président de la République du Congo Brazzaville, a manifesté sa disponibilité d’offrir ses bons offices dans l’organisation de ce forum au cas où il serait invité par les autorités RD-congolaises. Il a fait cette déclaration lors de sa l’encontre avec son homologue Joseph Kabila à Brazzaville tout récemment. Si la disponibilité de Sassou a été saluée par l’Opposition RD-congolaise, ses propres opposants ont raillé le choix de leurs homologues RD-congolais, affirmant que sous Kabila, la RD-Congo a réalisé plus d’avancées démocratique que le Congo-Brazza de Sassou !
    De son côté, Kabila a concrétisé sa promesse faite au Congrès au mois de décembre 2012 par la signature de l’ordonnance présidentielle au mois de juin dernier portant convocation et organisation des concertations nationales dont le but principal est de recréer la cohésion nationale face à la guerre dans l’Est de la RD-Congo. Entre temps, même au sein de l’opposition, de plus en plus de personnalités adhèrent à ce schéma républicain, quel que soit la dénomination que chacun voudrait voir être donnée à ces concertations. Bref, la majorité des RD-Congolais acceptent la tenue du dialogue, imminent avec les derniers développements de l’actualité.
    Octave MUKENDI et Sandrine N’TSHIRI

  • RDC: A Kiwanja, on craint le M23 mais on résiste

    RDC: A Kiwanja, on craint le M23 mais on résiste

    kiwanja– Inquiet, un habitant de Kiwanja, localité de l’Est de la République démocratique du Congo, avale les derniers morceaux de poisson et de pâte de manioc de son dîner avant de disparaître dans l’obscurité, à pas pressés.

    “Je vous laisse, il paraît que ça va être au tour de ma maison d’être visitée cette nuit”, explique-t-il.

    A Kiwanja -à 70 km au nord de Goma, capitale de la province du Nord-Kivu- la même scène se répète depuis plusieurs semaines. A la nuit tombée, les rues se vident et les habitants s’enferment chez eux.

    Leur terreur, disent-ils: les pillages “systématiques” qui durent depuis “un mois ou un mois et demi” et dont ils accusent les rebelles du Mouvement du M23 actifs dans la zone.

    Kinshasa et la Mission de l’ONU en RDC (Monusco), qui a une base sur place, ont eux aussi dénoncé ces vols et désigné les mêmes coupables.

    La rébellion dément. “Le gouvernement veut faire croire que l’on enrôle de force et que l’on pille. C’est faux, regardez par vous-même”, déclare un cadre du M23, arrêté sur le bord de la route à l’entrée de la localité.

    De fait, à Kiwanja, les journées se déroulent presque normalement. La présence militaire est discrète et la majorité des boutiques sont ouvertes, même si tous les commerçants affirment que l’activité économique est ralentie.

     

    Mais le feu couve sous la cendre.

    Le 24 juillet, la population s’est soulevée et a mis le feu à des paillotes utilisées par le M23, des Tutsi congolais qui affrontent l’armée régulière par intermittence depuis mai 2012.

    A la suite de ces incidents, le M23 a dit avoir arrêté une cinquantaine de jeunes. La plupart ont été libérés le 27 juillet. Mais des habitants, fatigués des troubles et exactions, ont entamé une résistance.

    Assis sur une chaise dans une petite cour à l’abri des regards, l’un d’eux, Nganza, raconte avoir autrefois combattu le CNDP, une rébellion dont sont issus la majorité des hommes du M23, dans les rangs d’une milice d’auto-défense locale Maï Maï.

    “Patriote”

     

    En tee-shirt de sport et jeans, il déclare avoir participé aux manifestations anti-M23 et se dit prêt à recommencer. Il accuse la rébellion de forcer la population à donner des cuvettes de haricots pour participer à l’effort de guerre. Le M23 reconnaît l’existence de ces “contributions”, mais affirme qu’elles sont “volontaires”.

    Pour Nganza, “presque tout le monde à Kiwanja est Maï Maï” ou “patriote” ce qui expliquerait pourquoi “la cité est protégée des bombardements”.

     

    Lui aussi se sent protégé grâce à une scarification et à des ingestions régulières de poudre d’herbes: les balles “s’arrêtent sur moi et tombent comme des pierres”, assure-t-il en se frappant le torse.

    Dans la nuit de samedi à dimanche, de nouveaux incidents ont secoué la ville. Des tirs nourris de kalachnikov ont été entendus pendant de longues minutes. Des soldats de la Monusco sont sortis de leur base et ont patrouillé dans les rues.

    Au petit matin, non loin d’une église bondée, la population a découvert trois corps sans vie gisant dans les rues.

    Le M23 a présenté les cadavres à la presse et à la population comme étant des bandits Maï Maï et FDLR (Forces démocratiques de libération du Rwanda), une rébellion hutu qui lutte contre le régime tutsi au pouvoir dans le Rwanda voisin alors que le M23 serait, lui, soutenu par Kigali -qui dément.

    Le M23 affirme les avoir abattus, preuve qu’il n’aurait rien à voir avec les pilleurs, bien au contraire.

    Amassés autour des cadavres, certains habitants paraissent convaincus et se disent soulagés de voir les rebelles prendre en main leur sécurité. “Ils ont bien fait”, glisse une femme dans la foule.

    Mais un peu plus loin, beaucoup, comme Nganza, sont sceptiques: “Ce ne sont pas des brigands, ce sont des prisonniers (du M23) relâchés et tués exprès par la rébellion pour rassurer la population, lui laver le cerveau”.

    afp