Author: Don Kayembe

  • Les dix pays les plus libéraux d’Afrique

    Les dix pays les plus libéraux d’Afrique

    New-york-forum-africa_0-D’après les derniers chiffres de l’Index of Economic Freedom publiés chaque année par le “Wall Street Journal” et The Heritage Foundation, c’est Maurice qui domine les pays où la liberté économique est la plus grande. Deux pays francophones figurent au top 10.La liberté économique des pays d’Afrique subsaharienne est au point mort. C’est, en tout cas, ce que révèlent les derniers chiffres de l’Index of Economic Freedom, publiés chaque année par le Wall Street Journal et The Heritage Foundation, un think tank américain. Lancé en 1995, cet indice évalue les pays dans quatre domaines : l’État de droit, l’efficacité de la régulation, le poids du gouvernement (limited government) et l’ouverture des marchés. Basé sur leur résultat d’ensemble, chacun des 177 pays classés en 2013 était considéré comme « libre » (score de 80 ou plus), « plutôt libre » (70-79,9), « moyennement libre » (60-69,9), « plutôt peu libre » (50-59,9) ou « répressif » (moins de 50).

    Le niveau de liberté économique globale de la région « reste plus faible que dans toutes les autres », révèle l’index. La plupart des pays de la région se placent dans les catégories « très peu libre » ou « répressif ». En effet, 15 des 33 économies classées « répressives » du monde sont en Afrique subsaharienne et 22 sont dans la catégorie « plutôt peu libre ».

    Le Burkina, “plutôt peu libre”

    Maurice reste dans le top 10 du classement mondial annuel – c’est le seul des 48 pays d’Afrique subsaharienne. Comme il est le premier de la région, son score a légèrement baissé depuis l’an passé. En seconde place, le Botswana est, quant à lui, passé de « moyennement libre » à « plutôt libre » en augmentant son résultat d’un point. En troisième place, le Rwanda a mis fin à deux années de progression consécutives en perdant huit dixièmes de point. Cette année, le Burkina Faso a été rétrogradé dans la catégorie « plutôt peu libre » tandis que Sao Tomé-et-Principe et l’Éthiopie sont désormais considérés comme « répressifs ». En revanche, plusieurs pays ont montré des améliorations notables. Parmi eux, le Zimbabwe, le Bénin, les Seychelles ou encore le Gabon.

    Le point positif reste que les gouvernements « moyens » ont amélioré leurs résultats. En revanche, cela va de pair avec un déclin dans l’efficacité de la régulation car « bon nombre de pays ont augmenté leur salaire minimum et contrôlent fermement le marché du travail », selon un communiqué publié par la fondation américaine.

    Top 10 des dix pays les plus libres économiquement :

     

    Rang Pays Résultat + / –
    1. Maurice 76,9 – 0,1
    2. Botswana 70,6 + 1,0
    3. Rwanda 64,1 – 0,8
    4. Cap Vert 63,7 + 0,2
    5. Madagascar 62 – 0,4
    6. Afrique du Sud 61,8 – 0,9
    7. Ghana 61,3 + 0,6
    8. Ouganda 61,1 – 0,8
    9. Namibie 60,3 – 1,6
    10. Burkina Faso 59,9 – 0,7

    10 pays les moins libres économiquement :

     

    Rang Pays Résultat + / –
    1. Zimbabwe 28,6 + 2,3
    2. Érythrée 36,3 + 0,1
    3. RD Congo 39,6 – 1,5
    4. Guinée Equatoriale 42,3 – 0,5
    5. Congo Brazzaville 43,5 – 0,3
    6. Tchad 45,2 + 0,4
    7. Angola 47,3 + 0,6
    8. Comores 47,5 + 1,8
    9. Lesotho 47,9 + 1,3
    10. Sao Tomé-et-Principe 48,0 – 2,2

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    PAR Jeune Afrique

  • RDC : M23, une radio et des relais de propagande à l’étranger

    RDC : M23, une radio et des relais de propagande à l’étranger

    radio station 2-Le Mouvement du 23-Mars (M23) s’apprête à lancer une radio pour “diffuser des messages de paix” dans le Nord-Kivu. Une offensive médiatique du groupe rebelle auquel s’ajoutent des relais de propagande sur internet.

    « Pour vivre heureux, vivons cachés ». Le Mouvement du 23-Mars (M23) semble faire sien le dicton. Dans sa nouvelle stratégie de communication, la rébellion qui sévit depuis avril 2012 dans l’est de la RDC, avance désormais ses pions en sourdine, aidée par un faisceau de « fans qui croient à [sa] cause ». Une astuce qui permet au groupe rebelle de « continuer à faire entendre [sa] voix, même si beaucoup aujourd’hui veulent [le] réduire au silence », affirme Amani Kabasha, le responsable de communication et porte-parole du M23.

    Le groupe rebelle n’a pas oublié l’épisode de la polémique autour de sa page Facebook, après la chute de la ville de Goma. Plus le nombre des abonnés augmentaient, plus les voix s’élevaient pour réclamer sa fermeture, jusqu’à sa suppression, le 30 novembre, par l’équipe de Mark Zuckerberg. Il en est de même du site internet officiel de la rébellion, créé et mis en ligne depuis la ville de Provo, dans l’Utah (États-Unis) par la « fédération américaine du M23 », « offline depuis bientôt trois mois », explique Amani Kabasha qui reproche « aux experts onusiens [d’être] à la base de cette censure ».

    >> Lire aussi : RDC : polémique autour de la page Facebook du M23

    Dignité FM, future radio M23

    « Nous travaillons en ce moment pour la réouverture du m23mars.org », confie le porte-parole du mouvement rebelle, sans donner plus de détails. Il est moins bavard en revanche sur le lancement, début août, de la radio du groupe armé depuis Kibumba, à une trentaine de kilomètres de Goma. « C’est encore un projet », se contente-t-il de lâcher. La radio Dignité FM, qui est en « période de test technique », devrait couvrir la zone occupée par la rébellion et pourrait également être captée à Goma.

    « Nous voulons faire entendre notre opinion et diffuser des messages de paix, commente Bertrand Bisimwa, chef politique du M23. Car, ces derniers temps, ce sont des propagandistes de Kinshasa qui ne cessent de lancer des appels à la haine » dans la capitale du Nord-Kivu. Et à ceux qui accusent le mouvement rebelle d’avoir pillé une radio locale pour monter la sienne, Bertrand Bisimwa répond : « Nous avons acheté du matériel tout neuf. Aucune radio n’a été vandalisée par nos hommes. »

    Lobbying

    Sur le web, le M23 fait également peau neuve. Si, officiellement, le groupe armé n’a plus de site internet, il dit se « débrouiller comme [il] peut » pour porter sa voix à l’extérieur. Des sympathisants sont appelés à la rescousse et beaucoup répondent présents.

    Parmi ces principaux nouveaux relais de propagande, Bruno Gouteux sort du lot. Rédacteur en chef de la revue La nuit rwandaise et membre de plusieurs associations de soutien au peuple rwandais, notamment France Rwanda Génocide et Appui Rwanda, le Français a lancé, fin mai, le site internet L’agence d’information. « C’est un groupe de huit personnes intéressées à ce qui se passe au Kivu, conséquence de ce qui s’est passé au Rwanda en 1994. Nous voulons observer la première mission “offensive” de l’ONU », explique Bruno Gouteau, soulignant n’avoir « aucun lien direct avec le M23 ». Le ton des articles publiés sur son « agence » ne laisse pourtant aucun doute sur son positionnement dans la crise au Kivu.

    À côté de L’agence d’information, plusieurs autres sites internet, pages Facebook et comptes Twitter ont également vu le jour, ces derniers mois, pour faire la propagande du M23. Avec très souvent, une certaine Lucie Divova à la manœuvre. Toutes les tentatives pour la contacter se sont avérées vaines. Aux dernières nouvelles, elle a mis en ligne le site internet Soleil du Graben, réputé proche du M23.

     

    Capture d’écran de l’enregistrement du site soleildugraben.ch sur who.is

    Sympathisante de la première heure de la rébellion du Congrès national pour la défense du peuple (CDNP) du général déchu Laurent Nkunda, Lucie Divova ne se limite pas à la création des sites estampillés « M23 », elle écrit aussi des poèmes. À la gloire de Sultani Makenga, le chef rebelle.

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    Jeune Afrique- Par Trésor Kibangula

  • Afrique du Sud : déjà trois mois à l’hôpital, Nelson Mandela “respire normalement”

    Afrique du Sud : déjà trois mois à l’hôpital, Nelson Mandela “respire normalement”

    Madiba Nelson-L’ancien président sud-africain Nelson Mandela a entamé, jeudi 8 août, son troisième mois à l’hôpital. Selon les autorités du pays, l’état de Madiba demeure “critique mais stable”, après avoir frôlé la mort fin juin. “Il respire normalement maintenant”, rassure son ex-épouse, Winnie Madikizela-Mandela.

    C’est le plus long séjour à l’hôpital de Nelson Mandela depuis sa sortie de prison en 1990. Le jeudi 8 août, le héros de la lutte anti-apartheid a totalisé trois mois, jour pour jour, d’hospitalisation à Pretoria.

    Selon son ex-épouse Winnie, Madiba, qui souffre d’une infection pulmonaire, n’a jamais été placé sous assistance respiratoire comme annoncé, début juillet, par certains visiteurs. “Les docteurs ont réussi à contenir la situation et il respire normalement maintenant”, a déclaré l’ancienne femme de Mandela dans une interview accordée à la chaîne de télévision Sky News, sans préciser ce qu’elle entendait par “normalement”.

    Mandela, “enterré par anticipation”

    “Autour de nous, nous voyons des gens lui rendre hommage, le donner pour mort et se préparer pour les funérailles”, a poursuivi l’ancienne pasionaria des townships, qui fut le plus fervent soutien de Mandela pendant ses vingt-sept années passées dans les geôles du régime ségrégationniste de l’apartheid.
    “[Nelson Mandela] est enterré par anticipation. Est-ce que les gens ne pensent pas à nos sentiments ?”, a-t-elle interrogé, qualifiant la situation de cruelle et affirmant que son ex-époux continue à “cligner des yeux lorsque ses enfants lui rendent visite”.

    Depuis son hospitalisation en urgence le 8 juin pour une infection pulmonaire, les messages de soutien à Madiba – posters, dessins, lettres – ne cessent de recouvrir les grilles du Mediclinic Heart Hospital de Pretoria, la clinique privée où Nelson Mandela est soigné.

    “Dieu doit lui venir en aide”, a expliqué Elizabeth Thembo, une femme de ménage de 63 ans sortant de l’établissement. “C’est assez douloureux en fait. Nous ne voulons pas admettre la vérité”, a confié Rethabile Maake, une étudiante de 21 ans.

    Après Mandela, le chaos ?

    Le Prix Nobel de la paix, qui a eu 95 ans le 18 juillet, est considéré comme un véritable saint dans son pays, qui appréhende sa disparition. “Depuis qu’il est entré à l’hôpital, tout va mal”, a déploré Tshepo Rampou, un étudiant de 19 ans vêtu d’un tee-shirt vert affichant l’image de Che Guevara. “Les gens semblent avoir oublié l’importance du maintien de la paix”, ajoute-il, dénonçant la criminalité et la corruption au sein du gouvernement.

    Stan Kgomotso, un jeune chômeur de 23 ans croisé près de la clinique, craint également le retour de la violence, inquiet d’entendre certains partis politiques rejeter l’idée d’une Afrique du Sud unifiée. “Vous savez, ils n’aiment pas les Blancs, explique-t-il. Mais les Blancs sont ceux qui injectent l’argent dans le pays. Si Mandela s’en va, je crois que ce sera le chaos.”

    En attendant, après son anniversaire le 18 juillet, le prochain jour de recueillement est annoncé pour le 17 août : un Nelson Mandela Sport & Culture Day, avec notamment au programme, à Soweto, les matchs Afrique du Sud-Argentine en rugby et Afrique du Sud-Burkina Faso en football.

    (Avec AFP)

  • M. Ouattara au sujet des pro-Gbagbo: «Il n’est pas bon d’avoir des personnes de ce rang en prison»

    M. Ouattara au sujet des pro-Gbagbo: «Il n’est pas bon d’avoir des personnes de ce rang en prison»

    Alassane-Ouattara-Botswana-state-visit-Ce mercredi 7 août, c’était le 53e anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire. Les cérémonies officielles ont eu lieu sur l’esplanade de la présidence à Abidjan avec un défilé militaire et la décoration de 21 personnes, dont trois ministres et les directeurs des ports autonomes d’Abidjan et de San Pedro. Le chef de l’Etat ivoirien a ensuite été interrogé par deux journalistes ivoiriens. Verbatim.

    Au cours d’un entretien de plus d’une heure diffusé en direct sur les antennes de la radio et de la télévision publiques, Alassane Ouattara est revenu sur la libération provisoire accordée lundi 5 août à 14 personnalités proches de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, dont son fils Michel, le président du Front populaire ivoirien (FPI) Pascal Affi N’Guessan et l’ex-gouverneur de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) Philippe Henry Dacoury Tabley.

    Le président ivoirien s’est montré plus réconciliant que d’habitude sur le dossier de la crise postélectorale. « Depuis des mois, j’ai indiqué au ministère de la Justice que nous devions accélérer les procédures pour que des personnalités qui sont connues puissent être en liberté provisoire, explique M. Ouattara. Mais la justice a son rythme, la justice a son calendrier, la justice a ses complexités. Les juges avaient besoin de rassembler un certain nombre de faits avant d’arriver à cette décision. »

     

    « Maintenant, cette décision est prise, je m’en réjouis, assure le président. J’estime que c’est une très bonne chose, d’abord pour les personnes et leurs familles. Je considère que ce n’est pas bon d’avoir des personnes de ce rang en prison, mais la crise électorale devait passer par là. Il y a eu une tentative de déstabilisation d’un régime démocratiquement élu. Maintenant, cette page est tournée, la justice continue. »

    Et de continuer : « Je souhaite et je le leur ai demandé, que tout soit mis en œuvre pour conduire ce dossier d’ici la fin de l’année. J’espère que la justice va pouvoir y arriver, mais fondamentalement, c’est un acte d’apaisement. Je souhaite que la justice accélère les procédures, pour qu’en fin d’année et en début d’année prochaine, nous ayons vidé ce dossier des prisonniers de la crise post-électorale. »

    RFI

  • la gestion du port de Matadi et du chemin de fer Matadi-Kinshasa confiee au Groupe français Bolloré

    la gestion du port de Matadi et du chemin de fer Matadi-Kinshasa confiee au Groupe français Bolloré

    Port de Matadi-Sur la côte africaine, les pays qui ont l’avantage d’avoir des ports s’animent. La plupart d’entre eux, en tout cas, ont décidé de moderniser leurs outils de production en s’adaptant aux nouvelles donnes internationales. A cet effet, ils n’hésitent pas à confier à des privés la modernisation et la gestion de leurs ports et chemins de fer. Ainsi, la plupart des terminaux africains sont passés, en l’espace d’une décennie, sous le contrôle d’opérateurs privés. Parmi ceux-ci, le français Bolloré s’est taillé la part du lion. En Côte d’Ivoire et au Cameroun, par exemple, les directions portuaires d’Abidjan et de Douala ont confié la gestion de leurs terminaux à conteneurs au groupement constitué par Bolloré Africa Logistics (BAL) et APM Terminals. C’était en 2004, à quelques mois seulement d’intervalle. Mars 2013, les mêmes opérateurs ont remporté la concession du 2ème terminal prévu dans le port d’Abidjan. Dans la même période, les ports africains spécialisés dans les trafics conteneurisés sont passés, en tout cas dans leur très vaste majorité, dans le sein du secteur privé, suivant en cela les ports des autres continents. Le Gouvernement congolais, qui s’est totalement investi dans la relance économique, et dont le pays a la grâce d’avoir des ports fluviaux et maritimes, ne pouvait pas suivre la voie que ceux qui ont réussi ont suivie. Cela d’autant plus qu’il accorde, ce Gouvernement, une importance capitale à la réhabilitation et à la modernisation de la chaîne de transport multimodal, qui est considérée comme une des voies prioritaires devant booster l’économie du pays.

    C’est dans ce cadre qu’étant chargé de la réforme de la Société Congolaise des Transports et des Ports, SCTP, le ministère du Portefeuille centre son action dans la recherche des solutions efficaces pouvant faire redorer le blason très longtemps terni de l’ancien OTRACO. En tout cas, il ne fallait pas compter sur un visionnaire comme Matata Ponyo pour rater un aussi superbe coche.

    Il s’agit donc de confier la gestion de ces ports, mais également du chemin de fer Matadi-Kinshasa, à des structures privées outillées, aguerries et rompues dans cet art. Premier à avoir lorgné ce terrain, le Groupe français Bolloré a décidemment le vent en poupe, et est bien parti pour arracher ce marché.

    Mais on entend déjà des gesticulations de la part de certains politiciens qui montent sur tous les toits pour crier que le Premier ministre a vendu le chemin de fer Matadi-Kinshasa. Certains travailleurs de l’OCPT eux-mêmes se rangent dans cette logique sans que, des uns et des autres, un seul apporte une solution comme alternative.

    De toute façon, il est grand temps que nous nous départissions d’un nationalisme étroit. Seuls les intérêts doivent compter. L’important ne doit plus être la couleur de la peau ou même la nationalité, mais l’apport en investissement. Les agents de l’ex ONATRA ont sué sang et eau pendant des dizaines d’années. Aucun Congolais n’a pensé à une quelconque solution devant permettre à cette firme de redorer son image longtemps obscurcie.

    Bolloré ne vient pas en philanthrope, et d’ailleurs les philanthropes, s’ils en existent vraiment, n’ont jamais développé une société. Le Président américain Bill Clinton l’avait si bien compris, lui qui déclara que l’Afrique n’avait pas besoin d’aide, mais plutôt d’affaires, de commerce. Bolloré vient en entrepreneur, en affairé. L’importance des affaires est que tout le monde se retrouve. C’est au Gouvernement congolais de saisir la balle au bond, et de voir où se trouvent les intérêts, non pas de la classe dirigeante, mais des Congolais, en menant habilement des tractations devant l’y conduire. Les ports de Pointe-Noire et d’Abidjan que nous envions aujourd’hui sont bel et bien l’œuvre de la firme Bolloré.

    La colère des agents de la SCTP est totalement injustifiée. Ils sont instrumentalisés par nombre de leurs chefs qui, eux, craignent plutôt pour leurs postes. Habitués à œuvrer dans la magouille en se remplissant de manière éhontée et cynique les poches au grand dam du contribuable congolais, ils ne peuvent que trembler lorsqu’ils apprennent que la gestion va être confiée à des privés.

    Ce n’est donc pas Bolloré qui dérange, mais plutôt le spectre d’une gestion privée, c’est-à-dire suivie, contrôlée de très près. Ils ne doivent pas naïvement suivre ceux de leurs cadres qui tiennent à voir ce pays se vautrer éternellement dans un mode de gestion opaque. Une gestion saine appelle indubitablement l’amélioration des conditions de travail et sociales d’une manière générale.

    Le Gouvernement ne doit donc pas se laisser impressionner par des gens qui ne voient que leurs intérêts personnels, au grand mépris de ses inlassables efforts tendant à mener le peuple congolais dans son ensemble vers un mieux-être. Les intérêts personnels ne doivent plus avoir qu’un seul sort, le bannissement.

    Le désengagement de l’Etat dans la SCTP signifie donc la mort de la vache laitière pour plusieurs agents et cadres. Il est un secret de polichinelle que l’OTRACO, tel que nous l’avions connu, ce plus grand employeur de la République, qui s’occupait réellement et effectivement du travailleur en réservant une grande part de son action au social, cet OTRACO-là, est mort depuis longtemps. Il n’y a que des charognards qui s’acharnent sur son cadavre et qui sortent des griffes aiguisées chaque fois qu’il y a une tentative de redonner vie à ce cadavre.

    L’Etat reste propriétaire. L’OCPT n’est pas en train d’être vendu. C’est plutôt sa gestion qui doit absolument être confiée à des privés.

    Contrairement à certaines allégations gratuites et destinées à nuire, entendues ces derniers temps, aucune firme n’a gagné ce marché de gré à gré. Mais comment pouvait-il le gagner alors qu’il n’a même pas encore été attribué ? Le Gouvernement est bien rangé derrière les nouvelles réglementations en vigueur dans la République, réglementations relatives à la passation des marchés, suivant la Loi n°10/010 du 27 avril 2010, promulguée par le Chef de l’Etat.

    L’Etat tirera un grand profit de la réhabilitation du chemin de fer Matadi-Kinshasa. Les habitants des cités et villages longeant cette voie ferrée, mais également plusieurs commerçants, n’attendent que la reprise du trafic comme au beau vieux temps. Grand bénéficiaire, l’Etat poussera ainsi un ouf de soulagement en voyant plusieurs compatriotes retrouver une occupation, et l’économie nationale recevoir une importante et fraîche bouffée d’oxygène. L’explorateur John Rawlands, dit Henry Morton Stanley, avait vu très loin en affirmant que ” sans ce chemin de fer, le Congo ne [valait] pas un penny “.

    Les conditions de transport des biens et des personnes seront sensiblement améliorées. L’une des conséquences sera, à n’en point douter, la réduction sensible du trafic sur la nationale n°1. Sans vouloir dire du mal du trafic routier, il est un fait indéniable que celui ferroviaire est de loin plus sécurisant et moins onéreux.

    Déjà sur ce point, les prix des biens et services vont à coup sûr connaître un allègement. Avec les moyens illimités dont dispose Bolloré et l’expérience séculaire qui est la sienne, il n’y a aucun doute que la RDC, à travers la province du Bas-Congo, aura dans très peu de temps un nouveau visage.

    Mais il faut d’abord, pour cela, qu’il gagne ce marché, ce qui est plus que probable, vu le temps et les moyens mis à contribution depuis qu’il lorgne sur cet important terrain d’investissement.

    Il est temps de voir grand. La compétition, au niveau continental, est en effet rude. La Tanzanie, par exemple, est en train de construire à Bagamoyo, 70 km au nord de Dar es-Salaam, face à l’île de Zanzibar, ce qui sera le plus grand port du continent.

    Le coût de l’opération est de 10 milliards de dollars, et le marché a été gagné par la China Merchants Holdings. La Tanzanie voit donc grand car déjà, le port de Dar es-Salaam est aujourd’hui le 2ème en taille de la région, après Mombasa au Kenya.

    Voyons donc grand. Ce sont les ambitions qui élèvent. La construction, enfin, du port en eau profonde de Banana, avec un terminal à grande capacité d’accueil des conteneurs, sera à coup sûr, le point d’arrivée, dans l’espace, de ce projet.

    Jean-Claude Ntuala

  • L’OPPOSITION MALADE DE SON INCONSCIENCE

    L’OPPOSITION MALADE DE SON INCONSCIENCE

    Tshisekedi- Kengo- Kamerhe
    Tshisekedi- Kengo- Kamerhe

    -Division au sein de l’opposition, ce n’est pas une nouvelle. Cette famille politique a toujours été victime de sa pluralité. Nombreux sont les cas où elle a perdu les objectifs de sa lutte politique rien que par ces tergiversations. A la veille des concertations nationales, elle est encore sur la piste pour exhiber son inconscience. Elle est divisée : une partie attend de bras ouverts ce forum national pour proposer quelques solutions avantageuses pour l’avenir du pays. Une autre, tenue par les radicaux, opte pour le boycott. Encore une fois, l’opposition est en train d’écrire une page d’histoire dont elle se justifiera plus tard.

     Pendant que l’UDPS et le MLC ont signé un acte de rejet des concertations nationales, un autre opposant de taille sort de la caserne. Arthur Zahidi Ngoma, disparu il y a longtemps de la scène politique, revient à la charge. Les analystes ne peuvent que noter que de l’opportunisme dans son chef. C’est le prototype des opposants qui rebodissent qu’au moment opportun.

    Par le boycott des concertations nationales, il faut voir une grosse erreur que l’opposition s’apprête à commettre. Dans la démocratie, de tels moments sont précieux pour que l’opposition se sente concerné dans la gestion de l’affaire publique. C’est aussi une occasion de dire tout haut, à travers un échange fructueux, les différentes mégestions commises par le camp adverse au pouvoir.

    Pour l’heure, cette occasion en or risque d’être gâchée. Les opposants subissent le poids de leur inconscience. Celle-ci se manifest par le fait qu’au lieu de penser en terme d’intérêt d’Etat, comme l’a fait le pouvoir en place en convoquant ces assises, les opposants se livrent aux calculs du partage du pouvoir. C’est cette optique qui a, exactement, reveillé les chats gris. C’est le cas d’Arthur Zahidi Ngoma dont les répères politiques étaient déjà effacés.

    De ce point de vue, certains observateurs pensent qu’il n’y a pas d’opposants au Congo si ce ne sont que des chômeurs en quête de boulot. Ce sont des gens qui dormaient sur leurs oreilles en attendant le partage du pouvoir. Cet opportunisme laisse apparaître leurs intentions cachées. Les analystes comprendront que la préoccupation de ces opposants n’est pas de lutter contre l’agression que subit le pays mais le partage du pouvoir. Les opposants entendent par concertations nationales une occasion de ramener le pays à des conciliabules politiques. L’on peut comprendre ainsi pourquoi ils insistent pour la tenue des concertations alors que jusqu’ici ils n’ont jamais  ni condamné la guerre que mène le Rwanda par le M23 interposé ni proposé une solution.

    C’est donc parler de l’inconscience qui rend malade l’opposition politique depuis la nuit des temps. Faut-il donc arguer que le pays souffre du manque d’opposants ? C’est le cas de le dire au regard de l’agitation et du désordre au sein de la famille chère à Etienne Tshisekedi et Vital Kamerhe. Elle souffre de manque de leadership, d’entente et d’idéal politique voire d’un projet de société commun autour duquel mener une lutte d’ensemble

    Jérémie KADO

  • A Goma, on allait voir ce qu’on allait voir. Et…

    A Goma, on allait voir ce qu’on allait voir. Et…

    CARLOS-On allait voir ce qu’on allait voir. Désireuse de créer une zone de sécurité autour de Goma, la Monusco, par la voix de son nouveau « force commander » le général brésilien Carlos Alberto Dos Santos Cruz avait donné 48 heures à tous les groupes armés pour qu’ils remettent leurs armes et se présentent dans des centres de démobilisation. Le 1er août, la capitale du Nord Kivu aurait donc du être démilitarisée, et toute personne possédant encore une arme à feu s’exposait à être désarmée de force. Censée s’étendre de Goma jusqu’à la ville voisine de Sake, la « zone de sécurité « devrait représenter un havre de paix pour un million de civils. Même si, dans un premier temps en tous cas, les opérations de désarmement ne devaient pas s’étendre aux zones contrôlées par le mouvement rebelle M23, au grand dam de la société civile locale, des patrouilles de la Brigade d’intervention africaine et des Casques bleus avaient déjà repéré les caches d’armes et s’apprêtaient à les vider, de gré ou de force.
    En réalité, six jours après l’expiration de l’ultimatum onusien, non seulement les habitants de Goma n’ont toujours rien vu, à part des Casques bleus en patrouille, mais le porte parole du M23, Bertrand Bisimwa, a menacé de reprendre la capitale du Nord Kivu que ses hommes avaient accepté d’évacuer en novembre dernier en échange de l’ouverture de négociations politiques à Kampala, la capitale ougandaise.
    Tout indique que les ardeurs de la Monusco et de son nouveau chef le général Cruz ont été freinées par un ordre de « rétropédalage » venu de New York, émanant de l’envoyée spéciale pour les Grands Lacs Mary Robinson soutenue par le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon. Les mêmes conseils de prudence et de recours à la solution politique ont été adressés à Kinshasa, dont les forces armées, dûment réorganisés et renforcées, avaient remporté ces dernières semaines de réels succès militaires.
    Dans ce coup de frein, les observateurs locaux décèlent l’influence des deux voisins du Congo, l’Ouganda, dont le président Museveni tient à préserver son rôle de médiateur politique et le Rwanda, qui, désireux de protéger son poulain le M23, pèse de tout son poids de membre non permanent du Conseil de sécurité.
    La recherche active de caches d’armes par des patrouilles onusiennes aurait non seulement sécurisé Goma, mais aussi permis aux forces gouvernementales de poursuivre la reconquête des positions encore occupées par une guérilla qui, voici quelques semaines encore, paraissait très affaiblie, tant par les désertions que par des pertes importantes.
    Ces valses hésitations dans le chef de l’ONU provoquent l’exaspération croissante de la société civile et la fureur de certains citadins : des pierres ont été jetées sur des jeeps transportant des Casques bleus et la société civile locale a elle-même émis un ultimatum, donnant huit jours aux « soldats de la paix » et à la Brigade d’intervention africaine, pour entamer les opérations de désarmement du M23.
    Même s’il est affaibli, le M23 en effet demeure structuré et organisé et il bénéficie toujours d’appuis venus du Rwanda, largement détaillés par le dernier rapport de Human Rights Watch. De ce fait, les rebelles tutsis, qui ont commis de nombreuses exactions dans les zones qu’ils contrôlent, sont toujours considérés par les habitants de Goma comme l’ « ennemi principal », alors que, dans les négociations politiques, à tous les niveaux, Kigali et ses alliés ne cessent de souligner qu’à leurs yeux, la neutralisation des rebelles hutus FDLR représente une priorité.
    Malgré les prises de position énergiques du général Cruz, le doute saisit à nouveau les habitants de Goma : ils constatent que seule sera « sanctuarisée » la zone contrôlée par les forces gouvernementales, alors que plus de vingt groupes armés sévissent dans la province, ils se demandent quand sera opérationnelle la Brigade d’intervention africaine de 3000 hommes, dont le contingent d’ un millier d’hommes venu du Malawi se fait toujours attendre, ils ont le sentiment qu’une fois de plus, les militaires du terrain auront les mains liées par des ordres politiques venus de New York…
    Ce scepticisme est dangereux, il a déjà mené à des attaques dirigées vers des jeeps de l’ONU et il pourrait inspirer des actions plus violentes encore. Des organisations de la société civile assurent que «l’impatience de la population risque de prendre une tournure imprévisible dont les Nations unies partageront la responsabilité. »
    (De Colette Braeckman) 
  • Spectaculaire incendie à l’aéroport de Nairobi (Kenya).

    Spectaculaire incendie à l’aéroport de Nairobi (Kenya).

    Feu aNairobiL’aéroport international Jomo Kenyatta de la capitale kényane a fermé ses portes ce mercredi matin raison d’un énorme incendie qui s’est déclaré peu avant le début du jour. Tous les vols ont été annulés.

    L’origine de cet incendie, qui n’aurait fait aucune victime, n’est pas encore connue. Tous les vols ont été annulés et détournés vers le port de Mombasa ou les pays limitrophes comme l’Ouganda, la Tanzanie et le Rwanda. Des centaines de passagers se sont retrouvés bloqués à l’extérieur de l’aéroport.
    Les pompiers manquent d’eau

    Toutes les routes menant à l’aéroport ont été fermées.Ce qui complique le travail des pompiers qui commencent « à manquer dangereusement d’eau » affirme le ministère de l’Intérieur. Il a donc demandé que les camions soient autorisés à passer.

    Des médias kényans diffusent des images montrant des flammes et d’épais nuages de fumée noire.

  • La balance commerciale du Rwanda ”toujours déficitaire”

    La balance commerciale du Rwanda ”toujours déficitaire”

    Dossier RD Congo met Paul Kagame TRES mal a l’aise pendant sa conference de presse d’hier 19.06.2012-La balance commerciale du Rwanda a affiché une tendance déficitaire durant le deuxième trimestre de l’an 2013 symbolisée par  une diminution de 2,8 pour cent des importations par rapport à la même période de l’an 2012, a annoncé mardi l’Institut national de la Statistique  du Rwanda (INSR) dans un communiqué.

    Entre le mois d’avril à juin 2013, la valeur de ce déficit est passée de 128,6 millions USD  contre 310,7 millions USD au cours de la même période l’an dernier.

    Le Kenya est actuellement la principale destination des exportations de produits rwandais (53,9%) dont notamment le thé noir et le café, totalisant une somme de 96,6 millions USD bien que la Tanzanie était la destination principale au cours des trois derniers trimestres de 2012 et au premier trimestre de 2013, selon la même source.

    Toutefois, les principaux ré-exportations du Rwanda étaient le kérosène, de l’essence et d’autres gaz au cours de la même période, tandis que l’Afrique de l’Est et la République démocratique du Congo sont la principale destination des exportations, à en croire la même source officielle.
     
    Les importations du Rwanda proviennent principalement de différents blocs régionaux dont le Commonwealth qui se taille la part du lion avec 144,6 millions USD, tandis que le COMESA bénéficie de 91,6 millions USD des produits sur le marché rwandais au moment où l’Union européenne et la SADC ont vendu leurs produits jusqu’à 966,8 et 26,2 millions USD respectivement.

    Avec Panapress