Author: Don Kayembe

  • Désertion successive des officiers ex-CNDP

    Désertion successive des officiers ex-CNDP

    nkunda-dance-En 18 mois, quatre officiers supérieurs des FARDC issus des rangs du CNDP ont fait désertion de manière spectaculaire. La dernière en date est celle du colonel Bisambaza, commandant intérimaire du premier secteur des FARDC à Beni dans le Nord-Kivu. Dans sa fuite, le colonel a embarqué, avec armes et munitions, 60 des éléments sous ses ordres. Direction : Rutshuru pour joindre le M23. Plus de dessin pour confirmer que l’armée nationale est littéralement infiltrée. D’où, un nettoyage à fond des écuries s’impose ; et d’urgence.

    Au commencement de la fragilité des Forces armées de la RDC (FARDC) étaient tous les accords d’intégration, de brassage et de mixage signés depuis Sun City en 2002 avec différents mouvements rebelles et groupes armés. Aujourd’hui, la RDC paie le prix de ses propres turpitudes. L’armée nationale est infiltrée dans tous ses compartiments, à telle enseigne qu’elle se trouve par moment dans l’incapacité de jouer son rôle. En témoignent des désertions successives des ex-militaires CNDP, intégrés dans les FARDC au terme de l’accord de Goma du 23 mars 2009.

    Sentant leur mouvement en difficulté face aux dernières offensives des FARDC, ces officiers supérieurs véreux ne peuvent plus se contenir. Ils se disent qu’il est temps de prêter main forte à leurs vrais compagnons d’armes qu’ils avaient quitté momentanément pour noyauter les FARDC de l’intérieur. Au point où, aujourd’hui, certaines débâcles de l’Armée nationale peuvent être élucidées. 

    La dernière désertion au sein des FARDC en date est celle d’un officier ex-CNDP, colonel de son état. Il a quitté les rangs des FARDC en compagnie de 60 hommes de troupes, emportant armes et munitions dans le Nord-Kivu. C’en est donc trop pour une armée en phase de restructuration. De go, le débat sur la situation réelle des FARDC se trouve relancé.

    Il y a des questions qui méritent nécessairement une réponse de la part de ceux qui gèrent l’armée congolaise. Qui fait partie de l’armée ? Quel est son niveau de formation ? Fait-il preuve de loyauté envers la hiérarchie et les institutions du pays ? Voilà des questions qui devraient faire l’objet d’un grand débat national pour s’assurer réellement de l’identité de ceux qui servent sous le drapeau.

    L’on doit comprendre comment un officier supérieur des FARDC arrive à se détourner d’un ordre de sa hiérarchie et trouve le temps de déserter en toute quiétude.

    UNE DESERTION QUI INTERPELLE

    Selon radio Okapi qui relaie l’information, citant des sources sécuritaires de la province du Nord-Kivu, le commandant intérimaire du premier secteur des FARDC à Beni, le colonel Richard Bisambaza, quelques officiers ainsi qu’une soixante d’éléments ont fait défection le lundi 12 août dans la soirée à Beni. A en croire l’administrateur du territoire de Beni qui a confirmé l’information, les déserteurs ont emporté une importante quantité de munitions avant de se retirer dans la brousse à Samboko, un village situé à environ 90 Kilomètres au Nord-ouest de Beni.

    Tout est parti, confirment des sources concordantes, du refus du colonel Richard Bisambaza de se rendre le dimanche 11 août 2013 à Kinshasa pour répondre à une convocation de sa hiérarchie. Craignant un châtiment de ses chefs hiérarchiques, le colonel déserteur a donc décidé de se retirer à Eringeti, à environ 60 kilomètres au Nord-est de Beni. C’est dans ce village, indiquent les sources, qu’est déployé le 807ème régiment des FARDC, une unité dirigée jadis par le colonel Richard Bisambaza avant qu’il n’assure l’intérim du commandant du premier secteur de l’armée nationale à Beni.

    Il n’y a pas de doute que le point de chute du colonel déserteur soit Rutshuru, territoire sous contrôle du M23. Reflexe, somme toute, naturel. Comme les trois autres officiers supérieurs ex-CNDP qui l’ont précédé dans cette voie de la trahison, le colonel Bisambaza a donc réédité l’exploit, en fournissant la preuve que lui et tous les autres étaient de faux chauves dont les cheveux ont repoussé avant qu’ils n’aient fini leur sale besogne de noyautage. 

    Cette défection intervient dans l’intervalle de 18 mois, après celles des colonels Albert Kahasha, Seko Mihigo et Mboneza, précisent les sources sécuritaires de la province. Cela pose problème, dans la mesure où  les défections enregistrées jusqu’à ce jour concernent particulièrement  les militaires ex-CNDP. Faut-il un dessin pour établir leur connivence avec le M23 ?  Refuser de le reconnaître serait faire preuve de naïveté ou de complicité.

    De là à remonter jusqu’à Kigali, il y a qu’un pas, vite franchi. Dire que le M23 est totalement pris en charge par le Rwanda est un secret de polichinelle. Or, le M23 n’est que l’autre face du CNDP. 

    NETTOYER LES ECURIES D’AUGIAS

    En effet, depuis l’accord de Sun City en 2002, la RDC a perdu tout contrôle de son système de défense. Cet accord, suivi d’autres plus compromettants pour les FARDC tels que l’accord de Goma de 2009, n’ont fait que fragiliser davantage la RDC. Dans son état actuel, l’armée nationale est un corps hétéroclite, un assemblage d’éléments issus des mouvements et groupes armés.

    Comment recréer l’esprit de corps au sein d’une telle structure ? Pas facile, en tout cas. Pourtant, c’est l’image qu’on a aujourd’hui de l’armée congolaise. Ainsi, des officiers, particulièrement ceux opérant dans la partie Est, peuvent refuser un ordre de permutation vers une autre zone militaire et trouver une raison de quitter les rangs.

    Le ver est dans le fruit. C’est le moins que l’on puisse dire. L’armée nationale doit être nettoyée de fond en comble pour la débarrasser de brebis galeuses qui plombent son action lorsqu’il s’agit de remplir sa mission.

    Aujourd’hui, il devient évident que des opérations d’intégration, de brassage ou de mixage qui ont ramené sous les drapeaux des militaires aux origines douteuses ont été préméditées sous la dictée des décideurs au sein de la communauté internationale. Objectif : empêcher la RDC de se doter d’une armée véritablement républicaine, capable de défendre l’intégrité territoriale.

    Aujourd’hui que des faits ont mis à l’évidence le degré d’infiltration des FARDC, il est temps d’engager un nettoyage à fond des officiers et des hommes de troupes, ainsi que l’ensemble des services de sécurité. L’efficacité de FARDC en dépend.

    (Internet)

  • Les concessions de Joseph Kabila à l’opposition

    Les concessions de Joseph Kabila à l’opposition

    Intégralité:Discours des Vœux 2013 de Joseph Kabila, Pdt de la RDC-Joseph Kabila a reculé face à la pression de ses opposants. Il a fait une première concession en acceptant la mise en place d’une commission préparatoire. Le présidium des Concertations nationales en a fait part à la délégation du MLC reçue au Palais du peuple, dans l’après-midi du 12 août. Ce comité sera composé de trente membres, à raison de 10 pour la majorité et autant pour l’opposition et la société civile.

    Sauf imprévu, ce comité pourrait commencer ses travaux dans les quarante-huit heures pour laisser la place à la convocation des concertations proprement dites avant le 20 août prochain. Kabila tient à cette date puisque le voisin Denis Sassou N’Guesso -le médiateur préssenti- qu’il compte inviter à l’inauguration prend ses vacances à partir du même 20 août. Face à Léon Kengo et Aubin Minaku, la délégation du MLC s’est contentée d’écouter.

    La position du parti bembiste n’allait être connue qu’après examen au niveau du bureau politique du parti. Tout laisse croire que les Bembistes pourraient reconsidérer leur boycott à savoir que le régime a fait également une concession sur la représentation paritaire et le vote par consensus.

    Dans l’entre-temps, Léon Kengo wa Dondo a dévoilé son appât. Alors qu’il était acculé face aux opposants venus, à sa résidence, sise avenue Batetela, s’enquérir de sa position sur la convocation des Concertations nationales, l’ancien Premier ministre de Mobutu a carrément jeté l’os à la figure à ses hôtes. “Dans tous les cas de figure, nous aboutirons à la mise en place d’un gouvernement d’union nationale”, a lâché les maître des céans à ses visiteurs. C’est dit et dit à l’effet de provoquer une ruée dans une classe politique connue pour son mercantilisme légendaire.

    C’est lui qui le dit le sait très bien pour l’avoir expérimenté en 1994 lorsqu’il avait réussi a débaucher plusieurs opposants avant de se faire élire Premier ministre au détriment d’Etienne Tshisekedi wa Mulumba. Cette fois-ci, les choses ne se présentent pas de la même façon.

    A l’époque, le Zaïre de Mobutu traversait une transition politique dans un paysage politique bipolarisé entre les PFC -Forces politiques du Conclave et l’USORAL -Union sacrée de l’opposition radicale et alliés. Les uns et les autres n’avaient à se prévaloir d’aucune légitimité. Aujourd’hui, il y a eu les élections du 28 novembre 2011.

    Même si les résultats de ce scrutin restent controversés, ce n’est pas Joseph Kabila, qui en est le principal bénéficiaire, qui contestera qu’elles ont mis en place une opposition parlementaire bien identifiée. Et lorsque celle-ci éconduit Kengo, qu’est-ce qu’il en reste de légitimité à la représentation de l’opposition aux Concertations nationales. De cette opposition parlementaire, seul le groupe des Libéraux de José Makila participe aux discussions ouvertes à Notre Dame de Fatima, dans la suite du Conclave de Limete. L’UNC n’y prend pas.

    Le MLC avait déjà tout boycotté, s’en tenant à la position formulée au CEPAS en réaction à l’ordonnance présidentielle sur la convocation des Concertations nationales. La représentation parlementaire de l’UDPS préserve sa position traditionnelle fondée sur la revendication de l’impérium au profit de Tshisekedi quoique ce dernier considère ses élus qui siègent au Palais du peuple comme autoexclus de l’UDPS.

    Déjà qu’à Fatima même, Kengo n’a pas la manœuvre facile. Il est venu ne personne, dans la matinée du samedi 10 août, pour tenter de convaincre sur ce qu’il a réussi à arracher à Joseph Kabila. Entre autres, la promesse sur la mise en place préalable d’une commission préparatoire, une représentation paritaire entre la majorité, l’opposition et la société et la prise de décision par concensus aux Concertations nationales. Dans l’après-midi du même samedi, il recevait la délégation de l’opposition officiellement au nom du présidium des Concertations nationales ensemble avec Aubin Minaku. Kengo a réitéré les mêmes propos à côté de Minalu qui n’a pas fait de commentaire.

    Est-ce à dire que qui ne dit mot consent? Négatif puisque la délégation de la majorité a tout rejeté en bloc au sortir d’une audience précédente, une heure auparavant, avec le même présidium. Il faut donc reconnaître que Kengo cherche à faire du forcing, intéressé qu’il est de la promesse de prendre la direction du gouvernement d’union nationale envisagé. Si son ambition est légitime, la contrepartie à Kabila de lui concéder que son mandat commence à courir à partir de 2013, sous prétexte de la guerre du M-23, est de nature à éloigner le prétendu souci de parvenir à la cohésion nationale.

    Que vaudra un gouvernement d’union nationale sans l’UDPS, le MLC et l’UNC. Et un gouvernement d’union nationale pour apporter quelle solution à quel problème là où le plus urgent et fondamental est de recadrer le processus électoral.
    H.M. MUKEBAY

    Direct CD

  • Kingakati :la bombe de Kabila

    Kingakati :la bombe de Kabila

    Joseph Kabila: La RDC n’est pas du tout complexée par le niveau de la démocratie.-Comment décoder le message présidentiel de Kingakati ? C’est la question la mieux partagée dans le gotha politique. Retour sur une annonce qui bouscule bien des calculs. Dans l’Opposition comme au sein de la Majorité.
     
    Kingakati, vendredi 9 août 2013. Tout ce que la kabilie compte des têtes couronnées ou presque répond présent à l’invitation de l’Autorité morale. Rencontre tant attendue et tant redoutée aussi. Avec raison. Car, lorsqu’il prend la parole, Joseph Kabila prend date avec l’Histoire. Une annonce majeure. Dans ce pays, nous devons apprendre à assister à une passation civilisée des pouvoirs entre un président sortant et celui entrant, dit en substance le chef de l’Etat.  La RDC doit devenir, de ce point de vue, un pays normal. Surprise voire stupeur dans l’assistance. Mines plus interrogatives que compréhensives parmi les sociétaires de la Majorité.
     
    Que veut dire le Raïs ? A la fois ce que l’on comprend au premier degré et sans doute ce que ne laisse transparaître ce message inattendu. D’abord, le Président coupe l’herbe sous les pieds à tous ceux qui, dans l’Opposition et dans certaines officines,  lui intentaient  presque par principe un procès ” en tentative de  violation de la Constitution “. Garant de la Loi fondamentale, le chef de l’Etat entend la respecter et aussi la faire respecter. 
     
    Cette annonce bouscule tout autant nombre d’opposants qu’elle désarçonne certains kabilistes.  Face à une certaine opposition qui s’agitait davantage par peur que par conviction, la mise au point présidentielle vide le ” fonds de commerce ” d’une bonne partie de  sa substance.  Au touche pas à mon 220, le président frappe plus fort : ” touche pas à ma Constitution ” !
     
    Qui fait mieux !
     
     Au sein même de la Majorité, le renouvellement de l’engagement présidentiel crée aussi la panique.  Certains dans la kabilie se demandent ce qu’ils vont devenir ! Bonjour la fameuse incertitude du lendemain.  Aux uns et aux autres, Kabila, fidèle à sa filiation nationaliste, aurait fait remarquer qu’il y a des gens qui se croient plus importants que le pays et le peuple. Rien n’est plus faux.
     
    Reste que s’il a cru bon de rappeler son attachement à la norme constitutionnelle, le Président, selon des sources croisées, ne s’est pas prononcé sur l’après- Concertations nationales.                   
     
    Dans l’hypothèse vraisemblable, du point de vue de la jurisprudence zaïro-congolaise, où ce énième forum national déboucherait même au minimum sur une proposition d’ajustement de l’équipe gouvernementale, qu’en serait-t-il de la Constitution ? S’il a clos une polémique politicienne dont il était au centre bien malgré lui, Joseph Kabila  place désormais le reste de la classe politique, toutes tendances confondues, devant ses responsabilités.        
    José NAWEJ
    Forum des As
  • L’étrange rôle de Sassou Nguesso aux concertations nationales en RDC

    L’étrange rôle de Sassou Nguesso aux concertations nationales en RDC

    kabila-Sassou-Le Présidium des concertations nationales a jeté le pavé dans la marre. C’était au cours d’un face-à-face avec une frange importante de l’Opposition, le samedi dernier à Notre Dame de Fatima, dans une rencontre dite de clarification et de mobilisation tous azimuts de la classe politique et de la société civile en vue de leur participation aux concertations nationales. A l’occasion, Kengo wa Dondo a démontré, preuve à l’appui, que toutes les revendications de l’opposition en rapport avec lesdites concertations ont trouvé des réponses. Le Présidium y a réservé une suite conséquente. Il s’agit du principe de mise en place d’un Comité préparatoire paritaire, comprenant 10 délégués provenant de la Mouvance présidentielle, 10 de l’Opposition et 10 de la Société Civile ; le consensus comme mode de prise de décision lors de ces assises ; le caractère inclusif des concertations ; le principe de faire appel à l’accompagnement du Président Denis SASSOU NGUESSO du Congo/Brazzaville en cas de blocage. ‘‘Le Présidium pèsera de tout son poids, pour ne pas recourir au vote. Mais, au cas où l’on n’arriverait pas à un consensus, l’on fera appel à certaines personnalités qui nous entourent pour sortir du blocage’’. Ici, le Présidium fait certainement allusion à la médiation du Président Sassou Nguesso de la République du Congo, qu’il a rencontré la semaine dernière. Toutefois, faut-il le souligner, il va s’agir plutôt d’un ‘‘accompagnement à la carte’’, c’est-à-dire, en cas de blocage. Comme quoi, c’est Kengo et Minaku qui arbitrent et Denis Sassou accompagne les concertations nationales à la carte. Le format souhaité par une certaine opposition ne sera pas d’application.

    Visiblement, les autorités congolaises qui en ont fait la demande, ont tracé les limites de ses bons offices. Pour la simple et bonne raison qu’elles auront tout donné, pour permettre à la République de consolider la cohésion, objectif ultime de ces assises. Elles ont tout donné, parce qu’elles ont répondu à tous les préalables de l’Opposition. Il a été demandé, par ailleurs, aux trois composantes de réfléchir, endéans 48 heures, pour revisiter les thématiques proposées par l’Ordonnance n°13/078 du 26 juin 2013. A la fin des concertations, a révélé le Présidium, une résolution sera adoptée, pour la mise sur pied d’un nouveau Gouvernement, après la requalification de la majorité. Un Gouvernement de large Union nationale qui mettra ensemble des membres de l’actuelle majorité, élargie à l’opposition et à la société civile. Un gouvernement qui n’est pas de transition et qui fonctionnera dans les strictes limites de la Constitution du 18 février 2006. C’est manifestement un contenu politique qui manquait, jusque-là, à ce grand rendez-vous. Qu’en sera-t-il des membres de l’actuelle équipe, surtout sa locomotive qui, jusqu’ici, s’est battue bec et ongle, pour maintenir les agrégats macro-économiques ? Mystère ! Ils sont pris à contre-pieds par le Présidium des concertations nationales. Ils, ce sont les regroupements politiques de l’Opposition, principalement l’Udps & Alliés, le MLC, l’UNC et l’UN. Ces rassemblements et partis avaient promptement réagi aux propos tenus par le Présidium des Concertations nationales au lendemain de sa toute première apparition médiatique depuis sa désignation par Ordonnance n°13/078 du 26 juin 2013. Lors de ce point de presse tenu le lundi 5 août dernier, le Présidium avait annoncé le début des consultations, la nomination du Secrétariat Technique et le vote du Budget des concertations nationales. Sans chercher à approcher l’organe dirigeant de ces assises pour en savoir davantage, l’Opposition n’a pas attendu des explications supplémentaires pour prendre ses distances vis-à-vis de cette grand-messe. Pour elle, du moins à la date du 5 août 2013, aucune de ses préoccupations et propositions soulevées et contenues dans ses déclarations du 1er juillet 2013 n’a été prise en compte. Plus particulièrement la demande de la mise en place préalable du comité préparatoire paritaire qui devrait rendre l’organisation et la tenue de ces assises réellement inclusives et transparentes, gage de la réconciliation et de la cohésion. Ce camp politique avait, à l’occasion, rejeté toute démarche qui ne tiendrait pas compte des préalables proposés et décliné toute participation à des concertations ‘‘préfabriquées en faveur d’un schéma maléfique déjà arrêté au détriment du bien-être du peuple congolais et au profit des intérêts partisans’’.

    Des avancées Pour couper court à toute sorte de divagation, mieux pour rassurer tout le monde, l’Honorable Kengo wa Dondo a rencontré, le samedi dernier, juste après son retour de Brazzaville, une frange importante des partis de l’opposition. S’adressant à ses interlocuteurs, dans un discours musclé de mobilisation de politiques de tous bords, Léon Kengo wa Dondo a affirmé, sans équivoque, que toutes les conditionnalités de l’opposition à la participation aux concertations nationales ont été prises en compte. A commencer par la mise sur pieds d’un Comité préparatoire paritaire, regroupant les membres de la Majorité Présidentielle, de l’Opposition et de la Société Civile. Une structure pourtant non prévue par l’Ordonnance du 26 juin 2013 portant création, organisation et fonctionnement des concertations nationales. Celle-ci, a indiqué le Présidium, aura, entre autres, missions de revisiter les cinq thématiques contenues dans l’Ordonnance présidentielle du 26 juin dernier et si possible, de les modifier, en y ajoutant ou encore en les reformulant autrement. Un délai de 48 heures a été requis. La dite Commission se chargera, par ailleurs, d’élaborer un programme gouvernemental minimum, lequel sera appliqué par un nouveau Gouvernement qui sortira de ces assises. Un Exécutif, faut-il préciser, qui n’est pas de transition et qui va fonctionner dans les limites de la Constitution du 18 février 2006. Une autre conditionnalité de l’Opposition prise en compte, c’est le mode de prise de décision qui, a fait savoir Léon Kengo, sera consensuel. Ici, Léon Kengo rassure : ‘‘le Présidium pèsera de tout son poids, pour ne pas recourir au vote. Mais, ‘‘au cas où on n’arriverait pas à un consensus, on fera appel à certaines personnalités qui nous entourent pour sortir du blocage’’. Par cette phrase, le Présidium fait certainement allusion à la médiation du Président Denis Sassou Nguesso de la République du Congo, qu’il a rencontré la semaine dernière. Il convient de noter cette précision de taille : il va s’agir tout simplement d’un ‘‘accompagnement à la carte’’, c’est-à-dire, en cas de blocage. Comme quoi, c’est Kengo et Minaku qui arbitrent et Denis Sassou accompagne les concertations nationales. Le format souhaité par une certaine opposition ne sera pas d’application. Visiblement, les autorités congolaises qui en ont fait la demande, ont tracé les limites de ces bons offices. Pour la simple et bonne raison qu’elles auront tout donné pour permettre à la République de consolider sa cohésion, objectif ultime de ces assises. Tout donné, parce qu’elles ont répondu à tous les préalables de l’Opposition. Reconfiguration de l’espace politique Des analystes les plus avisés sont d’avis que l’on s’achemine vers une reconfiguration de l’espace politique congolais. Déjà, le MPCR de Jean-Claude Vuemba met en garde ‘‘le Pouvoir MP contre toute tentative de débauchage de certains Leaders de l’Opposition en vue de la formation d’un Gouvernement d’Union Nationale en gestation par les Kabilistes avec inclusion des rebelles du M23 basés à Kampala, Capitale de l’Ouganda’’.

    Bien avant la séance de clarification du Présidium, nombre d’opposants avaient marqué leur accord de principe quant à leur participation sans condition aux concertations nationales. Ceux-ci y vont sans autre forme de procès. Ils auront, en face d’eux, les radicaux, les extrémistes, qui se disent non concernés, nonobstant tous les efforts fournis par le Présidium. De là, il va inévitablement sortir un autre groupe, assurément centriste, qui ne sera ni à gauche, ni à droite. Les déçus de la majorité et même ceux des opposants qui ne se seraient pas retrouvés dans la redistribution des cartes vont certains tourner le dos à ce qui se passe. Il en sera de même pour la société civile. Une certaine cohésion sera certes bâtie. Mais, la bipolarité, mieux la pluralité d’opinions va demeurer. Qu’à cela ne tienne, le Présidium qui a entamé les consultations le week-end dernier avec la société civile, ne va attendre davantage. Le train est parti, il faudra le rejoindre ou carrément reste à la gare et attendre une autre fois, qui ne viendra peut être pas. ‘’Le timing fixé ne souffrira d’aucune excuse, a martelé Kengo.

    Direct.cd

  • Les pays aidés par le FMI pas à l’abri d’un défaut sur leur dette (Moody’s)

    Les pays aidés par le FMI pas à l’abri d’un défaut sur leur dette (Moody’s)

    FMI-logo– Les pays qui bénéficient de l’assistance du Fonds monétaire international (FMI) ne sont pas systématiquement à l’abri d’un défaut de paiement sur leur dette, indique une étude de l’agence de notation financière Moody’s publiée mardi. “Les pays sous assistance du FMI sont exposés à des risques de défaut importants en raison de leurs vulnérabilités à long terme et en dépit du soutien solide que ces programmes d’aide leur apportent généralement”, souligne cette étude qui porte sur la période 1983-2012 et couvre 168 pays dont 114 ayant reçu le soutien du Fonds. Selon Moody’s, 16,4% de ces Etats ont fait défaut sur une partie de leur dette dans les cinq ans qui ont suivi le début du programme d’assistance du FMI.

    “La moitié des banqueroutes d’Etats depuis 1983 ont été précédées par des programmes du FMI”, précise Moody’s qui justifie ainsi sa politique de ne pas rehausser la note de solvabilité qu’elle accorde aux pays quand ils reçoivent le soutien du Fonds.

    Sur cette période couvrant près de trente ans, les défauts ont même été deux fois plus nombreux pour les pays bénéficiant de l’aide du FMI, d’après cette étude.

    Cet écart s’explique, selon l’agence de notation, par le fait que les pays qui sollicitent le Fonds sont davantage confrontés à des “facteurs à risques” pouvant conduire à des défauts de paiement, tels qu’une crise bancaire ou un fardeau de la dette “très élevé”.

    Exemple le plus marquant, l’Argentine, qui a dû renoncer à rembourser une grande partie de ses créanciers fin 2001 alors qu’elle bénéficiait depuis plusieurs années de l’assistance financière du FMI.

    Selon Moody’s, cette étude montre toutefois que la “grande majorité” des pays soutenus par le FMI n’ont pas fait défaut sur leur dette, alors même que beaucoup d’entre eux étaient privés d’accès aux marchés financiers.

    “C’est la preuve que les programmes du FMI ont souvent réussi à réduire le risque de défaut de paiement”, nuance l’agence.

    Après un reflux au début des années 2000, le nombre de plans d’aide du FMI est reparti à la hausse avec la crise financière de 2008. Actuellement, plus d’une soixantaine de pays bénéficient de prêts de l’institution, principalement en Afrique.

    Quatre pays de la zone euro (Grèce, Irlande, Portugal, Chypre) reçoivent également le soutien financier du FMI dans le cadre de plans d’aide internationaux menés conjointement avec l’Union européenne.

    AFP

  • “Concertations nationales Kabila-Kengo”: Des concertations nationales appâtées selon l’abbé Mbelu Babanya Kabudi

    “Concertations nationales Kabila-Kengo”: Des concertations nationales appâtées selon l’abbé Mbelu Babanya Kabudi

    JP Mbelu-Les concertations nationales telles qu’annoncées par Léon Kengo risquent d’être un appât, un piège tendu aux opposants-mangeurs pour freiner l’élan que la lutte d’émancipation de l’ordre impérialiste et néocolonial est en train de prendre en RDC.Elles risquent d’être une opération de blanchiment des criminels opérant au sein des réseaux mafieux d’élite de prédation depuis les assassinats de Lumumba et de Laurent-Désiré Kabila jusqu’à ce jour. Pour cause. Ces concertations ont lieu au moment où les jeunes populations de l’Est, celles de la diaspora ainsi que celles de « Kin la frondeuse » se mettent davantage debout pour crier haut et fort leur opposition à la politique hypocrite de Kinshasa et de la communauté dite internationale.

    En écoutant nos jeunes populations debout, nous nous rendons compte qu’une guerre raciste d’agression, de prédation et de basse intensité a fini par dévoiler presque tous ses secrets. Des réseaux mafieux d’élites aux dimensions nationales, africaines et internationales s’organisent depuis les assassinats de Lumumba et de Laurent-Désiré Kabila pour piller, déstabiliser et déstructurer la RDC en recourant aux prétextes fallacieux, au mensonge et à la mort. Ces réseaux ont perdu les repères. Au nom de l’argent, ils ont, à force de tenir en éveil leurs bas instincts, perdu la boussole éthique.

    Prisonniers du relativisme moral, ils entretiennent « la tolérance culturelle à la violence et au meurtre ». Souvent, ils opèrent en marge de la rhétorique officielle de leurs Etats sur les droits de l’homme et la démocratie. Abrutis et/ou schizophrènes, ils cultivent « le déni de la réalité » et de la vérité.

    L’efficacité de ces réseaux dépend du piège de ce déni dans lesquels plusieurs citoyens du monde tombent. Sur le long terme, ils ne réussissent à occulter de manière arrangeante leurs atrocités majeures que là où la désinformation et l’ignorance ont pris racine ; et où « la tolérance culturelle à la violence et au meurtre » a mangé les cœurs et les esprits.

    Néanmoins, sur le long terme, le travail des médias alternatifs et des intellectuels subversifs, empêcheurs de penser en rond, finit par rendre le fonctionnement de ces réseaux compréhensible et partant théoriquement inefficaces. Ce premier pas franchi, un deuxième reste à faire : partager ce travail avec les masses pour le populariser et les armer de façon qu’elles deviennent les démiurges de leur propre destinée. La RDC est en train de franchir ce deuxième pas, mains nues.

    Les jeunes populations de l’Est de la RDC et plusieurs Congolais(es) de l’étranger ainsi que ceux de « Kin la frondeuse » jouent un rôle majeur dans cette lutte d’émancipation. A force de se frotter à la réalité, ils sont en train de maîtriser les tenants et les aboutissants de la guerre raciste de basse intensité sévissant dans leur pays. Ils en connaissent de plus en plus les acteurs majeurs, les acteurs mineurs, les marionnettes et les autres nègres de service opérant ensemble dans lesdits réseaux d’élite. De plus en plus, le mensonge ne passe plus.

    Plusieurs compatriotes ont réussi à cerner certaines questions essentielles sur lesquelles ils n’acceptent plus de tergiverser. Citons-en quelques-unes : « Comment la RDC peut-elle devenir un Etat réellement autonome, jouissant de sa souveraineté économique, c’est-à-dire capable d’établir par lui-même les règles de la production, de la distribution sociale et de la commercialisation de toutes ses ressources du sol et du sous-sol sans être soumis aux diktats des Institutions Financières Internationales, chiens de garde de la démocratie du marché néolibéral ?

    Vu l’échec patent du capitalo-parlementarisme imposé de l’extérieur dont les élections au suffrage universel sont presque toujours des pièges à con, comment la RDC peut-elle initier un système politique faisant participer activement ses filles et fils à l’art de la gestion collective du vivre-ensemble en intégrant le conflit dans une opposition maîtrisée ? Comment peut-elle appliquer le principe d’une interdépendance responsable dans le respect du droit et des conventions internationales sans tomber dans la vassalité ? Comment recréer l’alliance entre les forces armées républicaines et le pouvoir populaire pour une auto-défense collective partagée ?, Comment peut-elle faire la vérité sur « la fausse guerre de libération » en mettent hors d’état d’agir les usurpateurs de l’identité congolaise, membres des réseaux d’élite de prédation opérant dans les institutions congolaises jusqu’à ce jour et en amnistiant ses filles et fils égarés? »

    Au sujet de l’auto-défense populaire partagée, il faut rappeler que toutes les fois que l’ alliance entre les forces armées et le pouvoir populaire a quelque peu réussi, les filles et les filles de la RDC ont su faire face aux criminels et prédateurs appartenant aux réseaux susmentionnés. Citons deux exemples : au cours de la deuxième guerre de 1998 et dernièrement quand, au Nord-Kivu, nos populations ont soutenu les FARDC commandées par Mamadou N’dala.

    Les concertations telles qu’annoncées par Léon Kengo risquent de passer à côté de la recherche permanente de réponses à ces questions essentielles (et à bien d’autres) pour satisfaire les exigeantes gloutonnes des mangecrates insatiables, vieux dinosaures mobutistes, nouveaux prédateurs kabilistes ou opportunistes commis au service des intérêts mesquins de Paul Kagame[3], de Yoweri Museveni et de leurs parrains.

    Contourner la question de la véritable identité des « faux libérateurs de 1997» ainsi que celle de l’illégitimité du pouvoir issu des élections chaotiques de 2006 et de 2011, éviter de neutraliser les « chevaux de Troie » opérant au sein des institutions congolaises, ne pas répondre aux appels de nos populations de l’Est en créant des alliances qui leur soient salvatrices, c’est passer à côté de la plaque en falsifiant notre histoire et sa réécriture ; c’est cautionner le travail de sape mener par les « chevaux de Troie » des réseaux mafieux » qui ont pris les institutions congolaises en otage.

    En écoutant certaines minorités organisées et agissantes, l’impression qui se dégage est la suivante : ces concertations vont probablement être une diversion et une farce de trop. Elles vont exploiter la prolongation de la guerre raciste de prédation (qui est aussi une guerre d’usure) pour effacer de la mémoire collective les coups d’Etat orchestrés par « les faux libérateurs de 1997» et les crimes odieux qu’ils ont commis.

    Si le Congo avait un gouvernement populaire, légal, légitime et responsable, il reviendrait sur les recettes ayant fait leurs preuves tout au long de son histoire (à l’instar de deux exemples que nous venions de citer). Il reverrait ses relations avec tous ces pays directement impliqués dans « la politique profonde » dont la guerre raciste d’agression et de prédation est l’une des expressions. Il étudierait la possibilité de mettre fin, dans les meilleurs délais, à la mission de l’ONU.

    Il passerait la meilleure partie de son temps à travailler à la popularisation du pouvoir avec les masses de nos jeunes et de nos paysans ; à la base. Les solutions immédiates comme « les concertations dites nationales » participent de la manipulation des politicailleurs par les réseaux mafieux de prédation. Si le Congo avait un pouvoir populaire, il instaurerait un dialogue permanent et continu avec tous ses fils et toutes ses filles sur toutes les questions d’intérêt général.

    Malheureusement, il n’en est pas encore là.

    Si le Congo avait un pouvoir populaire, il instaurerait un dialogue permanent et continu avec tous ses fils et toutes ses filles sur toutes les questions d’intérêt général. Malheureusement, il n’en est pas encore là.

    Abbé Mbelu Babanya Kabudi

  • visite du ministre belge des Affaires étrangères Didier Reynders

    visite du ministre belge des Affaires étrangères Didier Reynders

    Didier Reynder– Le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, a commencé lundi une visite de travail de trois jours en République démocratique du Congo, où il assurera entre autres le suivi de l’application de l’accord-cadre sur la pacification de l’Est congolais, a-t-on auprès de l’ambassade de Belgique. “Nous devons tout faire pour que l’accord d’Addis-Abeba soit appliqué, afin d’arriver à une situation d’apaisement. Je suis content de voir qu’on entame en RDC les concertations nationales (pour mettre fin à la crise). Je vais également beaucoup m’intéresser au développement économique”, a déclaré à son arrivée dimanche soir Didier Reynders à la Radio Télévision Nationale Congolaise (RTNC). Lundi, le chef de la diplomatie belge s’entretiendra avec son homologue, Raymond Tshibanda, avec lequel il doit notamment évoquer l’application de l’accord-cadre d’Addis-Abeba du 24 février 2012. Selon cet accord, parrainé par l’ONU, les 11 pays africains signataires s’engagent à ne soutenir aucun groupe armé dans l’Est de la RDC, en proie à une instabilité chronique depuis deux décennies.

    L’accord-cadre – qui demande à Kinshasa des réformes politiques et sécuritaires – devrait également être au programme des discussions prévues mercredi entre le chef de la diplomatie belge et le Premier ministre congolais, Augustin Matata Ponyo. Une entrevue est par ailleurs prévue mardi avec le nouveau chef de la Mission de l’ONU pour la stabilisation de la RDC (Monusco), l’Allemand Martin Kobler. Mercredi matin, le ministre belge doit rencontrer le président de la nouvelle Commission électorale nationale indépendante (Céni), l’abbé Apollinaire Malu-Malu.

    Durant son séjour, Didier Reynders va aussi discuter avec des acteurs économiques belges et congolais afin de jauger le climat des affaires. La RDC se classe à la 181e place du classement Doing Business 2013 de la Banque mondiale, qui a étudié le climat des affaires de 185 pays. Une évaluation que Kinshasa avait décriée, jugeant qu’elle occultait plusieurs progrès accomplis.

    Didier Reynders, qui doit inaugurer lundi le chantier de la nouvelle ambassade de Belgique, est arrivé dimanche soir à Kinshasa. Il quittera l’ancienne colonie belge mercredi via Lubumbashi, deuxième ville du pays et capitale de la province riche et instable du Katanga (Sud-Est). Il s’envolera ensuite pour Nairobi et Caire pour la suite de son périple africain.

    AFP

  • 52 personnalités féminines appellent à la création d’un tribunal international pour la RDC

    52 personnalités féminines appellent à la création d’un tribunal international pour la RDC

    Rama Yade,– Cinquante-deux personnalités féminines demandent dans une déclaration la création d’un Tribunal pénal international pour juger les crimes commis en République démocratique du Congo, notamment les viols. Les 52 femmes dont les ex-ministres françaises Rama Yade et Roselyne Bachelot, et Ingrid Betancourt – ont signé une déclaration “sur les viols comme arme de guerre et l’instauration d’un Tribunal pénal international pour la République démocratique du Congo”, pour succéder au Tribunal pénal international pour le Rwanda, qui doit fermer ses portes fin 2014. La déclaration, initiée par l’avocat congolais Me Hamuly Rély, est présentée comme une “solution incontournable pour la paix et la justice dans la région des Grands Lacs”.

    “Tout doit être fait pour faire connaître et dénoncer ces abominations, ces crimes monstrueux perpétrés contre les femmes en RDC”, a indiqué lundi à l’AFP Françoise Héritier, professeure d’anthropologie émérite au Collège de France.

    La déclaration est adressée au secrétaire général de l’ONU Ban Ki-Moon, aux présidents français François Hollande et américain Barack Obama et à la présidente de la commission de l’Union africaine Nkosazana Dlamini-Zuma, entre autres.

    Selon le site qui héberge la pétition (change.org/fr), le gynécologue congolais Denis Mukwege – réputé pour son aide aux femmes violées dans l’est de son pays, et déjà pressenti pour le prix Nobel de la paix – soutient la création de ce tribunal pour la RDC.

    AFP