Author: Don Kayembe

  • Guinée: un préfet limogé après des manifs contre le président

    Guinée: un préfet limogé après des manifs contre le président

    Alpha Conde– Le préfet de la région de Kankan, dans l’est de la Guinée, a été limogé à la suite de manifestations de jeunes contre le pouvoir du président Alpha Condé la semaine dernière, ont annoncé lundi soir les médias d’Etat.

    Le préfet, Mohamed Iya Doumbouya, faisait partie des représentants de l’Etat, qui, avec le président Condé, avaient été copieusement hués lors d’une visite du chef de l’Etat dans sa région d’origine, la première depuis son élection en 2010.

    Des centaines de jeunes avaient perturbé la visite du président, reprochant au pouvoir de n’avoir rien fait pour le développement de Kankan, en particulier pour améliorer les services publics de base tels que l’eau et l’électricité.

    Une radio locale, Baté FM, qui avait largement rendu compte des manifestations, a été saccagée dimanche et son directeur, Moussa Diawara, recherché par les forces de sécurité pour “déstabilisation”, a dû s’enfuir au Mali voisin.

    Des salariés de la radio avaient accusé “des loubards et des partisans du régime” d’avoir attaqué et volé du matériel pour l’empêcher la station d’émettre.

    Une partie du matériel volé à Baté FM, dont son émetteur, a cependant été ramené à la radio lundi, a appris l’AFP auprès de ses salariés.
     AFP

  • Un projet de lancement au Bas-Congo d’un bateau hôpital dans les eaux territoriales

    Un projet de lancement au Bas-Congo d’un bateau hôpital dans les eaux territoriales

    Bateau-M. Robin Mac Alpine, directeur de Mercy ships, une organisation américo-britannique, a soumis samedi à Matadi au gouverneur du Bas-Congo, Jacques Mbadu Nsitu, un projet de lancement d’un bateau hôpital dans les eaux territoriales congolaises, pour des soins de santé de proximité de qualité en faveur de la population, a appris l’ACP samedi du gouvernorat de province. Selon la source, Mercy ships, qui intrevient essentiellement dans les problèmes chirurgicaux, entend faire une prospection devant conduire à inventorier les différents malades à soigner durant 10 mois de son accostage, renforcer les capacités du personnel soignant congolais et réhabiliter deux ou trois hôpitaux dans la province. Le navire d’une grande capacité d’accueil comprend cinq blocs opératoires et dispose des chirurgiens spécialistes dans divers domaines sanitaires, a indiqué la source, soulignant que le projet a déjà été expérimenté dans plusieurs pays d’Afrique. Le choix du Bas-Congo dans le lancement de ce bateau hôpital dans les eaux territoriales congolaises, a-t-on fait savoir, se justifie par le fait que cette partie d’Afrique constitue la cible de beaucoup de besoins en termes de santé humaine. Le chef de l’exécutif provincial du Bas-Congo, a ajouté la source, a accordé une attention particulière à la réalisation de ce projet socio-sanitaire, la santé pour tous étant au centre de ses préoccupations.
    (Mediacongo)
  • Dedollarisation de l’économie: la Troïka stratégique approuve la feuille de route qui s’étale jusqu’en octobre 2013

    Dedollarisation de l’économie: la Troïka stratégique approuve la feuille de route qui s’étale jusqu’en octobre 2013

    Dollar- Franc Congolais-Comme promis, le Gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC), Deogratias Mutombo a présenté hier à la Troïka stratégique une feuille de route devant conduire à la dedollarisation de l’économie congolaise. Cette feuille de route est en quelque sorte une matrice qui prévoit un ensemble des mesures qui vont s’étaler de fin août à octobre 2013. Comme chaque lundi de la semaine, celui-ci n’a pas échappé à la règle qui veut que le Gouvernement réunisse ses experts afin d’analyser l’évolution de la dernière situation économique du pays. Tous ces experts se sont retrouvés hier à la Primature aux côtés du Premier ministre Matata Ponyo. Deux points particuliers ont été examinés au cours de cette réunion. Le premier n’est que l’explication de la présence du ministre du Plan. Le deuxième point avait trait à la dedollarisation de l’économie congolaise. En effet, la présence du ministre du Plan se justifie par rapport au recensement de la population. « Le dernier recensement organisé dans notre pays date de juillet 1984. Ça fait quand même pas loin de 30 ans que nous n’avons pas dénombré la population », a indiqué Daniel Mukoko, Vice-premier ministre et ministre du Budget, au sortir de cette réunion, avant d’ajouter qu’aujourd’hui, le Premier ministre a voulu se rendre compte de l’Etat d’exécution de la feuille de route pour l’organisation du prochain recensement de la population. Il sied de souligner que l’échange a permis de fixer un certain nombre de principes en ce qui concerne la mise à disposition du Bureau central qui travaille sur cette activité, des moyens financiers nécessaires pour l’exécution de différentes activités.

    Le deuxième point à l’ordre du jour après trait à la dedollarisation de l’économie congolaise. Ici, Daniel Mukoko a expliqué que la semaine dernière, il a été annoncé que le Gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC), Deogratias Mutombo devait présenter la feuille de route pour la dedollarisation de l’économie congolaise. « Cette feuille de route a été examinée et approuvée par la Troïka stratégique. Elle prévoit un ensemble de mesures qui vont s’étaler de fin août à octobre de cette année.

    Il s’agit des mesures qui ont pour finalité l’utilisation croissante du Franc congolais dans les transactions courantes en Rd Congo. Le vice-premier ministre a donné l’exemple selon lequel, si vous recevez un transfert d’un de vos parents de l’Europe. Il n’y a pas de raisons par ce qu’il vous a envoyé l’argent.

    Il a libellé ce transfert en dollar et que la messagerie ou le service qui vous donne les encaisses le fasse en dollar ou en euro. « Parce que nous avons une monnaie nationale, il faut que cette monnaie retrouve progressivement toutes les fonctions de toutes les monnaies dans tous les pays du monde », a-t-il indiqué, tout en précisant que c’est un processus comme je vous le dis, les mesures qui ont été approuvées vont s’étaler jusqu’en octobre 2013.

    Bien sûr qu’il y a beaucoup plus à faire. Mais au moins, nous avons là une matrice des mesures simples qui font sens et qui ne devront pas poser problème à ce qu’elles soient appliquées.

    Jean-Marie Nkambua – L’avenir

  • Kash, dessinateur quotidien du désordre congolais

    Kash, dessinateur quotidien du désordre congolais

    KASH– Le dessinateur congolais Kashoun Thembo, dit Kash, décrit chaque jour les événements et les malheurs de la République démocratique du Congo avec un trait et une analyse qui font mouche et n’épargnent personne.

    Chaque fin d’après-midi, il rejoint la rédaction du Potentiel, le journal de Kinshasa le plus lu, au tirage de 3.000 exemplaires. Le lendemain, ses caricatures sont la première chose que les lecteurs regardent. “Ce sont des dessins symboliques”, dit un marchand de journaux.

    La carte du Congo y est généralement présente et menacée par des voisins ou des exploitants miniers. Les Casques bleus sont toujours impeccables, mais rarement efficaces. Parfois les crânes humains jonchent le sol.

    “Je prends l’info et je la reproduis selon mes codes, les journalistes enrichissent, on discute, j’exagère mais je garde la quintessence de l’info”, dit Kash en citant Plantu, dessinateur au quotidien français Le Monde, qui estime qu’un bon croqueur de presse doit avoir “une bonne dose de mauvaise foi”.

    Pas de caricature gentille

    “Une caricature gentille, ça n’existe pas, on ne fait pas de caricature pour faire plaisir aux gens (…) c’est ma manière de participer au débat”, souligne cet homme jovial de 48 ans aux allures juvéniles avec sa casquette et son carton à dessin sous le bras.

    “Quand les gens râlent, mon chef me dit que j’ai tapé dans le mille”, renchérit ce membre de l’association “Cartooning for peace” (Dessins pour la paix, en anglais) montée par les dessinateurs de tous les pays.

    “Quand on me présente à des notables, ces gens-là sont très gentils, mais dès que j’ai le dos tourné, ils disent: méchant garçon”.

    Sur les conseils de ses proches, il a adopté son pseudonyme en 1992, sous le régime de Mobutu, afin de se protéger. Signe que les libertés progressent? Il n’a jamais été menacé.

    Né à Beni, dans le nord-est de la RDC, Kash a suivi les cours de l’école des Beaux-Arts à Kinshasa. Le déclic de sa carrière date de la mort de Bob Marley.

    “C’était en 81 et tout le monde voulait Bob Marley sur son tee-shirt. Je n’arrêtais pas de le dessiner. Mon père en me voyant avec autant d’argent dans les mains croyait que j’étais devenu voleur”, raconte-t-il.

    “Je regardais la télévision avec un crayon à la main (…) j’ai été formé ici sur le tas”, poursuit-il se rappelant que sa première caricature a été celle de Félix Houphouët-Boigny, l’ancien président de Côte d’Ivoire.

    Un professeur des beaux-arts de Kinshasa, qui avait travaillé à Bruxelles dans le studio du du célèbre dessinateur belge Hergé – créateur de Tintin – l’a repéré”, raconte le dessinateur, citant tous ses mentors. André Franquin, père de Gaston Lagaffe, reste son dessinateur préféré.

    Les Nations unies, les grandes puissances et le Rwanda voisins sont ses premières victimes. “Nous, les Congolais sommes les premiers fautifs, mais ils doivent arrêter de nous piller”, affirme Kash.

    Marié depuis 20 ans, il a quatre enfants dont l’aîné passait son baccalauréat cette année. Tous les ans, il va en Europe participer à un ou deux festivals.

    Même s’il vit dans un pays où les coupures d’eau et d’électricité sont fréquentes, malgré la richesse de sous-sol en matières premières, émigrer en Europe ne l’attire pas.

    Il estime ses revenus mensuels à 1.000 USD (750 euros) – bien plus que le salaire minimum de 90 dollars. Mais la vie est chère dans la capitale congolaise. Pour arrondir ses fins de mois, il dessine pour les représentations diplomatiques, qui aiment à offrir aux partants une caricature illustrant leur séjour.

    AFP

  • L’avenir de la RDC : un tournant décisif de la politique américaine dans les Grands Lacs africains

    L’avenir de la RDC : un tournant décisif de la politique américaine dans les Grands Lacs africains

    John_Kerry-Le communiqué du Département d’Etat américain daté du 21 juillet dernier a manifestement remué les esprits des Congolais. Tant il a, sans la moindre ambigüité, pointé nommément du doigt le Rwanda de Paul Kagamé, sommé de retirer « immédiatement » ses troupes de la République démocratique du Congo, qu’il a semblé marquer un tournant de la politique américaine dans les Grands Lacs africains. En effet, les USA ont, enfin, reconnu formellement une évidence de plus d’une décennie : la RDC est victime de l’agression rwandaise. Au regard des prescrits de la Charte constitutive de l’ONU, le Rwanda devrait, en marge de la récente réunion de haut niveau du Conseil de sécurité, être sérieusement blâmé, à défaut de subir des sanctions prévues en cas d’actes d’agression. D’autant plus qu’il est tenu de faire montre d’exemplarité, en siégeant au sanctuaire de cette organisation internationale chargée de maintenir la paix et la sécurité internationales. Coup de théâtre. C’est une simple Déclaration – document dénué de toute contrainte sur les parties prenantes – qui a sanctionné cette séance de travail, renvoyant dos à dos Rwandais et Congolais. En effet, les nébuleuses FDLR ont autant que le fameux M23 attiré l’attention du Conseil. D’où, les exhortations faites aux uns et aux autres de respecter leurs engagements pris dans l’«accord-cadre». Barack Obama verserait-il donc dans la duplicité ? La politique internationale n’est pas l’armée du salut. En dépit des normes censées favoriser l’ordre et la paix au sein de la société internationale, les intérêts des sociétaires, constituant le mobile de leur agir dans un sens ou dans un autre, priment inopportunément sur les valeurs humaines. Après la guerre froide, les USA ont redéfini leur politique africaine dans un contexte international donnant libre cours à la mondialisation dans son avers (économique) et son revers (sécuritaire). Ce, en poursuivant entre autres objectifs : la promotion de la démocratie et de la bonne gouvernance, le développement du commerce international, la lutte contre le terrorisme (leur nouvel ennemi).

    Aveuglés assurément par la boulimie du pouvoir, les gouvernants zaïrois d’alors n’avaient pas su ou voulu lire correctement les signes de temps. Pour n’avoir certainement pas pris la balle au bond, alors que le système international subissait une métamorphose au profit de « l’Empire américain », Kinshasa s’est marginalisé au niveau régional jusqu’à en payer un lourd tribut. Ce, après que les USA eurent pourtant utilisé le Maréchal Mobutu jusqu’à l’écailler, installé sur le trône Laurent-Désiré Kabila avant de lui donner carton rouge…

    La vie est dynamique. La politique aussi. La RDC peut rejouer le rôle de gendarme de la sous-région. Comme elle peut s’enfoncer davantage aux enfers. Tout est fonction, suivant la nature et les besoins du système international, du choix qu’elle opère et sa capacité à l’assumer. Il revient à la classe politique congolaise – aux gouvernants actuels et potentiels- et à la société civile non seulement de bien penser la place et le rôle de ce pays sur l’échiquier régional mais aussi de travailler méthodiquement, chaque acteur en ce qui le concerne, à cette fin. Sous peine de faire sciemment ou inconsciemment le jeu de l’ennemi. « La bonne volonté trouve le moyen et l’opportunité ». Ce n’est pas en se tournant vers New York que la RDC verra forcément le salut.

    « L’ONU ne serait-elle pas toujours un machin ? ». Les USA viennent à nouveau d’en administrer la preuve à la suite de la dernière réunion du Conseil de sécurité sur les Grands Lacs. A défaut de bénéficier, à l’instar du régime de Kagame, des relais au sein de l’administration américaine pour faire prévaloir ses droits primaires, la RDC peut réussir à renverser la vapeur en s’attirant la sympathie de « l’Empire ». Ceci pourrait requérir d’elle de s’évertuer à incarner les valeurs (de démocratie, de bonne gouvernance, de respect des droits de l’homme …) dont les Américains se sont érigés en défenseurs. Ce pari peut être gagné quoique très exigeant.

    REVISION DE LA CARTE DES ALLIANCES

    En effet, les USA finiront indubitablement, quelque soit la longueur du temps, par revoir, au gré de l’évolution de leurs intérêts en Afrique en général et dans les Grands Lacs en particulier, la carte de leurs alliances. Reste à savoir la lecture qu’ils font ou feront, au regard de leur nouvel agenda, de l’importance stratégique de chacun des acteurs de la région ou de la sous-région. Il ne suffit pas, pour la RDC, de présenter le chapelet des ressources naturelles dont elle regorge ou des atouts dont elle dispose pour s’attribuer une certaine envergure dans la sous-région. Encore faut-il qu’elle accepte et prouve ses capacités de participer efficacement dans la lutte contre les menaces qui hantent les USA.

    C’est ce qui, à mon sens, expliquerait que, malgré les déclarations publiques et des sanctions symboliques contre le régime de Paul Kagame, la diplomatie rwandaise continue à marquer des points et à bénéficier de la complicité passive des puissances anglo-saxonnes. C’est ainsi que, par exemple, malgré de nombreux réquisitoires contre son action déstabilisatrice dans l’est de la RDC, le Rwanda a réussi, en juin dernier, à obtenir la nomination de l’un de ses généraux à la tête de la Mission de l’ONU pour la consolidation de la paix au Mali. Contradiction, en vertu du bon sens !

    Contrairement à ce que d’aucuns pensent, le problème en RDC me parait moins politique que sécuritaire. D’où l’appel lancé par le Président américain, début juillet à Dar es-Salaam, à l’endroit de son homologue Joseph Kabila –n’est-ce pas là une forme tacite de la reconnaissance de sa légitimité ? – pour « faire plus et mieux » dans les réformes sécuritaires. Que faire justement pour rétablir les équilibres structurels au niveau sécuritaire au Kivu, un espace géopolitique à la fois utile et critique? C’est toucher la racine des problèmes qui minent la partie orientale du pays tout en renforçant la discipline et les capacités opérationnelles de l’armée et de la police nationales. Il sied de réfléchir froidement et profondément sur la gestion efficace de la forte pression démographique dans la partie orientale du pays et des problèmes fonciers qui en découlent, la culture de la tolérance intercommunautaire à inculquer aux populations locales, les remèdes que la RDC pourrait donner aux maux qui rongent ses voisins rwandais, ougandais et burundais aux dimensions territoriales exigües. Encore faut-il que « l’Empire » soutienne ces efforts.

    CONCERTATIONS NATIONALES, QUEL CONTENU ?

    L’opportunité des « concertations nationales » devrait donc, à mon humble avis, davantage relever des préoccupations sécuritaires que des considérations politiques (politiciennes). L’avenir de la RDC dépend, face aux pesanteurs visant à maintenir ce pays dans le gouffre et aux efforts pour l’en libérer, du sens de dépassement, de maturité politique, du patriotisme des membres de la classe politique et de la société civile congolaise conviés à ces assises.

    Une digression. En vertu de l’alinéa b de l’article 14 de la résolution 2098, le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU pour la RDC ne devrait qu’offrir ses bons offices en vue de l’organisation d’un dialogue politique transparent et sans exclusif. Rappelons que la facilitation (c’est-à-dire les bons offices) et la médiation ne sont pas synonymes. Le rôle du facilitateur ne consiste qu’à rapprocher les antagonistes en vue d’entamer ou de reprendre le dialogue ; une fois le pont jeté, il est censé s’éclipser ou faire office d’observateur.

    Il n’est nullement partie prenante aux pourparlers. Le médiateur, par contre, en plus de la tâche de rapprocher les parties en présence, participe aux discussions et peut aller jusqu’à leur proposer la voie de sortie de crise. La facilitation peut se muer en médiation si les parties y donnent implicitement ou explicitement leur acquiescement. Tout compte fait, le débat autour de la 2098 ne pourrait que profiter aux boutefeux. Car ce sont les Congolais qui ont, les premiers sinon exclusivement, droit au chapitre.

    Aux Congolais donc de bien décider de l’avenir de leur pays dans les Grands Lacs africains face à la politique des puissances anglo-saxonnes en général et des USA en particulier dans cette partie d’Afrique. A défaut d’anticiper, la RDC courra toujours le risque de subir les décisions d’ailleurs.

    MARTIN ZIAKWAU L.

    Doctorant en Relations Internationales/Assistant à l’IFASIC

    Source le Potentiel

  • la Monusco va s’occuper des problèmes du Kivu avec “vigueur”

    la Monusco va s’occuper des problèmes du Kivu avec “vigueur”

    kobler-onu-Le nouveau chef de la Mission de l’ONU en République démocratique du Congo (Monusco), Martin Kobler, a promis samedi de s’occuper avec “vigueur” des problèmes d’instabilité au Kivu, où il a effectué sa première visite.

    “C’est important de résoudre le problème des groupes armés, de restaurer l’autorité de l’Etat et de remplir notre mandat avec toute vigueur. Je vous promets de m’occuper des problèmes de Kivu, de Goma et des groupes armés avec toute ma vigueur”, a-t-il déclaré à Goma, capitale de la province riche et instable du Nord-Kivu.

    Il a notamment rencontré Feller Lutaichirwa, le vice-gouverneur du Nord-Kivu, où l’on recense près d’un million de déplacés. “Sa population attend que la paix soit recouvrée, que les déplacés puissent retourner et que les groupes armés soient désarmés”, a souligné le vice-gouverneur, cité par Radio Okapi.

    L’Est de la RDC est en proie à une instabilité chronique depuis près de deux décennies.

    Depuis mai 2012, l’armée combat au Nord-Kivu le Mouvement du 23 mars (M23). Des experts de l’ONU affirment que le Rwanda et l’Ouganda le soutiennent, ce que réfutent ces voisins de la RDC. Des groupes armés, locaux et étrangers, ont profité de la traque contre le M23 pour gagner du terrain et commettre des exactions contre les civils.

    Le 1er août, la Monusco a commencé avec sa brigade d’intervention,  au mandat offensif,  la sécurisation de Goma et sa zone proche. Peu après, le M23 a menacé de reprendre la capitale provinciale, qu’il avait occupée une dizaine de jours fin novembre.

    Sur place depuis 1999, la Monusco est la plus importante mission de maintien de la paix onusienne au monde avec environ 17.000 soldats. Le Conseil de sécurité de l’ONU a créé en mars une brigade d’intervention pour la renforcer. A terme, cette brigade doit compter 3.000 hommes chargés de combattre les groupes armés actifs de l’Est congolais.

    Slate Afrique

  • La SADC appelle à la levée des sanctions contre le Zimbabwe

    La SADC appelle à la levée des sanctions contre le Zimbabwe

    SADC– Les dirigeants d’Afrique australe réunis dimanche au Malawi ont appelé les occidentaux à lever les sanctions contre le Zimbabwe, après avoir entériné la réélection du président Robert Mugabe.

    La Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) a également appelé à la tenue d’une conférence internationale urgente sur la situation dans les Grands Lacs, et elle s’est félicitée de l’évolution à Madagascar dans la perspective de l’élection présidentielle.

    La SADC a demandé “la levée de toutes les formes de sanctions jusqu’ici imposées au Zimbabwe” contre des entreprises  ou des individus, à la clôture de son sommet annuel organisé à Lilongwe.

    “Je crois que le Zimbabwe mérite mieux, les Zimbabwéens ont assez souffert,” a déclaré la toute nouvelle présidente de la SADC, la dirigeante du Malawi Joyce Banda.

    L’Union européenne avait suspendu en début d’année la plupart des sanctions imposées en 2002 et qui ne visent plus que dix personnalités dont Mugabe, toujours persona non grata, et deux sociétés. Les Etats-Unis avaient imposé en mars 2003 des sanctions contre Mugabe et une liste de ses proches.

    La SACD a loué le gouvernement du Zimbabwe “pour la manière pacifique dont ont été conduites les élections” et félicité Mugabe et son parti, la ZANU-PF, pour leur écrasante victoire.

    Manifestant encore davantage leur soutien à Mugabe, les dirigeants d’Afrique australe l’ont nommé président suppléant du groupe et ont décidé que le Zimbabwe accueillerait le prochain sommet de la SADC en juillet 2014.

    Le président du Botswana, Ian Khama, dont le pays avait pourtant demandé un audit sur la régularité de l’élection de Mugabe, l’a rencontré en marge du sommet, selon des sources proches du sommet.

    A 89 ans, Robert Mugabe est le plus âgé des dirigeants africains et va entamer son septième mandat, pour une durée de cinq ans. Il était arrivé au pouvoir à l’indépendance du Zimbabwe en 1980.

    Il devrait prêter serment jeudi, a indiqué son porte-parole, George Charamba, dimanche à l’AFP à Lilongwe.

    Son principal rival, le Premier ministre Morgan Tsvangirai, avait renoncé vendredi à contester en justice la validité de l’élection, entachée selon lui de fraudes massives. Son parti avait assuré que le procès aurait été de toute façon “une parodie de justice”.

    Des militants pour la démocratie au Zimbabwe, présents au sommet, ont critiqué le fait que la SADC entérine ainsi la victoire de Mugabe. La SADC “a déçu les Zimbabwéens”, “cela tue les espoirs des gens de changer les choses à travers un processus électoral”, a dit à l’AFP Thabani Nyoni, porte-parole de la Coalition crise au Zimbabwe qui regroupe 70 entités.
    La mission d’observation de la SADC, qui comptait 600 membres, a jugé que les élections avaient été libres et pacifiques, mais ne s’est toujours pas prononcé sur leur équité.

    Joyce Banda a expliqué aux journalistes que la SADC attendait les rapports de ses observateurs et de l’Union africaine avant de pouvoir déclarer l’élection honnête et crédible.
    Aucun observateur occidental n’avait été autorisé sur le terrain pour ces élections générales.
    A l’issue du scrutin, l’Union européenne a relevé “des irrégularités présumées”, “la participation incomplète, ainsi que des faiblesses identifiées dans le processus électoral et le manque de transparence”.

    La SADC a également évoqué durant son sommet le conflit dans l’est de la République démocratique du Congo, appelant à l’organisation “en urgence” d’une conférence internationale sur la région des Grands Lacs.

    Enfin,  les dirigeants d’Afrique australe ont salué “l’audace” de la Cour électorale malgache qui a annulé trois candidatures contestées à la présidentielle, dont celle de l’actuel homme fort de Madagascar Andry Rajoelina. La SADC a demandé une accélération du processus pour l’organisation de l’élection attendue depuis quatre ans sur la Grande île.

    AFP

  • Egypte: 25 policiers tués, attaque la plus meurtrière depuis des années

    Egypte: 25 policiers tués, attaque la plus meurtrière depuis des années

    egypte soldat– La police égyptienne a été frappée lundi par l’attaque la plus meurtrière depuis des années dans le pays avec au moins 25 morts dans le Sinaï, en pleine crise entre l’armée et les partisans du président islamiste déchu Mohamed Morsi.

    Alors que plus de 800 personnes, essentiellement des manifestants pro-Morsi, ont été tuées dans le pays en six jours, les violences ont encore connu une nouvelle escalade avec cet attentat dans la péninsule instable du Sinaï, après la mort dimanche soir de 36 prisonniers islamistes.

    Et la crise pourrait encore s’aggraver, les deux parties campant sur leurs positions. Les pro-Morsi ont appelé à de nouvelles manifestations au Caire après la prière de l’après-midi (vers 14H00 GMT) et l’homme fort du pays, le général Abdel Fattah al-Sissi, a promis une réponse “des plus énergiques” aux islamistes ayant fait le choix de la “violence”.

    Dans le pays, les médias unanimes et une grande partie de la population qui considèrent désormais les Frères musulmans, l’influente confrérie de M. Morsi, comme des “terroristes”, soutiennent la méthode forte de l’armée, qui a suscité à l’étranger une vague de critiques de plus en plus virulentes.

    Les dirigeants de l’Union européenne se sont ainsi dit prêts à “réexaminer” ses relations avec Le Caire s’il n’était pas mis fin aux violences, en particulier contre les manifestants, assurant que le retour au calme était de la responsabilité de l’armée et du gouvernement intérimaire qu’elle a installé.

    Les ambassadeurs auprès de l’UE chargés des questions de sécurité, rappelés d’urgence par la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton, étaient réunis lundi à Bruxelles.

    L’Arabie saoudite, la Jordanie et l’Autorité palestinienne ont de leur côté dit soutenir les autorités “contre le terrorisme”, un avis partagé par Israël.

    Dans la péninsule désertique du Sinaï, devenue la base arrière de nombreux groupes islamistes armés, des assaillants ont attaqué lundi à la roquette deux minibus de la police, tuant au moins 25 policiers, une attaque qualifiée de “terroriste” par le gouvernement.

    Embouteillages et armée au Caire

    Les violences meurtrières contre les forces de l’ordre se sont multipliées depuis la destitution de M. Morsi le 3 juillet dans cette région frontalière d’Israël et de la bande de Gaza. L’Egypte a refermé le point de passage de Rafah avec la bande de Gaza contrôlée par les islamistes du mouvement palestinien Hamas.

    L’attentat de lundi au Sinaï porte à 73 le nombre de membres des forces de l’ordre tués dans cette région depuis la destitution de M. Morsi, selon un décompte de l’AFP. Il rappelle la violence islamiste orchestrée par les groupes al-Jihad et al-Gamaa al-Islamiya, qui avait fait 1.300 morts dans les années 1990.

    Cette attaque intervient au lendemain de l’annonce par la police de la mort de 36 détenus, tous des Frères musulmans, asphyxiés par du gaz lacrymogène pendant une tentative d’évasion. Ces détenus, soupçonnés d’avoir enlevé un officier de police, se trouvaient dans un convoi transportant plus de 600 prisonniers islamistes.

    Les autorités annoncent chaque jour avoir arrêté des dizaines de membres de la confrérie, dont des hauts dirigeants, pour “violence”, en particulier contre des bâtiments publics ou des églises.

    Dans un communiqué en anglais, les Frères musulmans ont estimé que la mort des détenus confirmait “la violence intentionnelle visant les opposants au coup d’Etat et l’assassinat de sang-froid dont ils sont les cibles”.

    Dimanche, les pro-Morsi avaient annulé des cortèges au Caire, invoquant des raisons de sécurité. Les manifestants islamistes redoutent à la fois d’être la cible des forces de l’ordre, désormais autorisées à tirer sur les manifestants hostiles, et des groupes d’auto-défense de résidents qui s’en prennent depuis plusieurs jours à leurs partisans et aux journalistes étrangers accusés d’avoir pris leur parti.

    “Assassinat de sang-froid”

    Face aux craintes de la montée du phénomène de justice de rue et dans un apparent geste d?apaisement, le gouvernement a cependant annoncé dimanche l’interdiction de ces “comités populaires”.

    Même si l’état d’urgence et le couvre-feu nocturne restaient en vigueur, le trafic a repris lundi matin au Caire, qui a retrouvé ses habituels embouteillages. Les habitants reprenaient le chemin du travail, tandis que des magasins étaient ouverts.

    Des axes de la capitale restaient contrôlés par des chars de l’armée, et le gouvernement a annoncé que les mosquées seraient désormais fermées en dehors des heures de prières, pour tenter d’éviter les rassemblements pro-Morsi.

    Premier président démocratiquement élu du pays, M. Morsi était accusé par ses détracteurs et des millions de manifestants d’avoir accaparé le pouvoir au profit des islamistes et d’avoir achevé de ruiner une économie déjà exsangue.

    AFP


  • 82 enfants libérés d’une milice Bakata Katanga

    82 enfants libérés d’une milice Bakata Katanga

    Mai Mai-Plus de 80 enfants, dont certains n’ont que huit ans et qui avaient été recrutés de force par la milice Bakata-Katanga, active dans la province instable du Katanga (est de la RDC) ont pu rejoindre leurs familles, a annoncé aujourd’hui l’ONU. La Mission de l’ONU pour la stabilisation de la RDC (Monusco) “salue” dans un communiqué “la séparation de 82 enfants, dont 13 filles, du groupe armé Maï Maï Bakata-Katanga, survenue entre le 13 et le 15 août 2013”. “L’âge de ces enfants, selon la Mosnuco, varie entre 8 et 17 ans” et ils auraient été recrutés “durant les six derniers mois” par la milice. Les enfants, selon la Monusco, ont été “identifiés et séparés” des miliciens “grâce à une action combinée des agences oeuvrant dans le domaine de la protection de l’enfant”. Quarante d’entre eux ont été “immédiatement” ramenés à leur famille et les autres ont été pris en charge en attendant leur tour. “Nous sommes très préoccupés par les rapports faisant état de recrutements en cours, par le groupe Maï Maö Bakata-Katanga mais aussi par d’autres groupes à l’Est de la RDC”, a déclaré le chef de la Monusco, Martin Kobler, cité dans le communiqué. Il a rappelé que le recrutement d’enfants “pourrait constituer un crime de guerre”. La Monusco estime que, “depuis le début de cette année, 163 enfants, dont 22 filles, ont été séparés des Maï Maï Bakata-Katanga par la Monusco et les partenaires oeuvrant dans le secteur de la protection de l’enfant”. Le Katanga, d’où est originaire le chef de l’Etat Joseph Kabila, est régulièrement secoué par des velléités sécessionnistes. (Le Figaro)