
-L’ex-président sud-africain Thabo Mbeki, président du Groupe des personnalités de haut-niveau contre les flux financiers illicites, se rendra en RD Congo du 26 au 28 août 2013. Il y rencontrera plusieurs responsables économiques ainsi que le président Joseph Kabila.
Lors d’une mission en RD Congo du 26 au 28 août prochain, Thabo Mbeki rencontrera le président congolais Joseph Kabila. L’ancien président sud-africain abordera avec lui la question des flux financiers illicites en provenance d’Afrique, dans le cadre du Groupe des personnalités de haut-niveau (GPHN) contre les flux financiers illicites en provenances d’Afrique, qui regroupe une dizaine de membres. Mis en place par la Commission économique pour l’Afrique des Nations unies (CEA) et par l’Union africaine, le GPHN est opérationnel depuis février 2012. Mbeki, qui en est le président, ainsi qu’une délégation de la CEA dirigée par M. Emmanuel Nnadozie (directeur de la Division des politiques macroéconomiques de la CEA et chef du secrétariat du GPHN) rencontreront également certains membres du gouvernement, des experts, des dirigeants de plusieurs institutions étatiques, le Gouverneur de la Banque centrale, le président de la Cellule nationale des renseignements financiers ainsi que d’importants acteurs de la société civile.
Sept pays
L’objectif de la mission est d’aider à comprendre, selon un communiqué de la CEA, “quelle est l’ampleur et la complexité des flux financiers illicites en provenance de la RD Congo, quelles en sont les principales causes, ce que font les acteurs étatiques et non-étatiques pour enrayer ce phénomène et quels sont les obstacles qui entravent leurs efforts”.
Le GPHN mène sept études de cas pays sur la question des flux financiers illicites afin de formuler des recommandations claires sur leur maîtrise et de faire comprendre au G20 la nécessité d’améliorer la transparence et de renforcer le contrôle des banques et centres financiers internationaux ainsi que des centres financiers offshore qui reçoivent ces flux. Le panel s’est déjà rendu au Nigeria en mai dernier ainsi qu’à Lusaka, en Zambie, en juin. Le rapport définitif est attendu pour mars 2014.
50 milliards par an
Les flux financiers illicites sont constitués, entre autres, des transactions commerciales non déclarées ainsi que des activités criminelles caractérisées par des sur-facturations, l’évasion fiscale, les fausses déclarations, la mauvaise évaluation des prix des échanges commerciaux. Le phénomène est facilité par quelque 60 paradis fiscaux internationaux et juridictions secrètes qui permettent la création de millions de sociétés fictives, de trusts anonymes et de fausses fondations caritatives.
Le phénomène est difficile à quantifier précisément mais il est désormais clair que son ampleur en Afrique est très importante. Les flux atteindraient aujourd’hui environ 50 milliards de dollars chaque année.Un rapport conjoint de la Banque africaine de developpement (BAD ) et de l’ONG américaine Global Financial Integrity (GFI) estime ainsi que, entre 1980 et 2009, les sorties nettes de capitaux du continent africain ont atteint entre 597 et 1 400 milliards de dollars (1 000 milliards d’euros). Davantage que toute l’aide publique au développement reçu par le continent durant cette même période.

-L’armée rwandaise a accusé la République démocratique du Congo (RDC) d’avoir à nouveau bombardé son territoire et averti qu’elle ne resterait pas indéfiniment sans réagir.
“Ces bombardements continuels et insensés de l’armée congolaise sont inacceptables et doivent cesser immédiatement”, a déclaré dans un communiqué publié vendredi soir le porte-parole de l’armée rwandaise, le général Joseph Nzabamwita. Selon le général rwandais, cinq obus ont atterri vendredi après-midi dans plusieurs villages rwandais frontaliers de la RDC et leur trajectoire laisse penser “qu’ils ont été tirés depuis les positions des FARDC (Forces armées de la RDC) près de Mutaho”, un village situé à une vingtaine de km au nord de Goma, ville située de l’autre coté de la frontière, dans l’est de la RDC.
“Les Forces rwandaises de défense demeurent préparées à prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité de la population”, a-t-il affirmé, estimant que ces tirs n’étaient ” pas accidentels”. “Les actes de provocation qui mettent en danger les vies de citoyens rwandais ne resteront pas sans réponse indéfiniment”, a-t-il poursuivi, tout en soulignant que Kigali demeurait “engagé et actif dans la recherche d’une solution durable”.
Soutien au M23 ?
Déjà jeudi, le Rwanda avait accusé la RDC d’avoir lancé une roquette sur le village rwandais de Bugu à quelque 10 km au nord de la ville de Gisenyi. De son côté, le porte parole du gouvernement congolais a accusé vendredi le Rwanda d’être intervenu aux cotés des rebelles du M23 lors de nouveaux affrontements cette semaine avec les forces gouvernementales congolaises et d’avoir tiré des roquettes depuis son territoire sur les faubourgs de Goma. Ces accusations ont été démenties par Kigali.
Les combats ont repris depuis mercredi soir entre l’armée de Kinshasa et le Mouvement du 23 mars actif depuis mai 2012 dans la province instable du Nord-Kivu, dont Goma est la capitale. Kinshasa et l’ONU ont accusé le Rwanda et l’Ouganda de soutenir le mouvement rebelle congolais, ce que les deux pays ont toujours démenti.

-La Mission des Nations unies en RDC (Monusco) a décidé d’engager ses troupes aux côtés de l’armée congolaise contre les rebelles du Mouvement du 23-Mars. Cette décision fait suite aux tirs d’artillerie, jeudi 22 août, sur les faubourgs de Goma, la capitale du Nord-Kivu, et qui ont fait, selon l’ONU, quatre morts et une dizaine de blessés.
C’est l’une des principales conséquences de la reprise des combats dans l’est de la RDC. “Nous pouvons dire que la Monusco est désormais engagée aux côtés de FARDC (Forces armées de la République démocratique du Congo) dans la prise en compte de la menace sécuritaire que pose le M23 contre les populations de Kibati mais aussi et surtout de Goma”, a affirmé vendredi le lieutenant-colonel Prosper Basse, porte-parole militaire de l’ONU, dans une déclaration à la radio Okapi, la radio des Nations unies.
Cet engagement fait suite aux tirs d’artillerie, jeudi, sur les faubourgs de Goma, chef-lieu du Nord-Kivu, qui ont fait, selon l’ONU, quatre morts et une dizaine de blessés. “La force de la Monusco a pris toutes les dispositions idoines en engageant les positions du M23 à l’artillerie par la brigade d’intervention en soutien aux FARDC. Et aussi nous avons pris les mesures idoines consistant à protéger les populations civiles parce que comme vous le savez, c’est le socle de notre mandat”, a affirmé le porte-parole de la Monusco.
Le porte-parole des Nations unies a rappelé que la Monusco avait déclaré il y a trois semaines “une zone de protection d’un périmètre de 30 km autour de Goma et de Sake pour prévenir ce type d’exactions du M23 à l’endroit des populations civiles”.
Des sources militaires occidentales ont même affirmé que des artilleurs sud-africains de la brigade d’intervention avaient détruit un char T55 utilisé par le M23 positionné vers Kibati et d’où étaient partis les obus tombés sur Goma. D’autres cibles ont été visées, selon les mêmes sources.
Accord de coopération
Mais le ministère sud-africain de la Défense a démenti l’intervention de ses artilleurs contre le M23 “Votre source se trompe. Les combats ont lieu entre les forces armées congolaises et le M23”, a déclaré à l’AFP le porte-parole du ministère de la Défense, Siphiwe Dlamini. “Nous sommes dans les parages mais nous ne sommes pas précisément impliqués dans cet engagement. S’il y avait la moindre attaque contre nos lignes, nous répliquerions”, a-t-il ajouté.
Les affrontements entre l’armée congolaise et le M23 ont repris depuis mercredi à proximité des villages de Mutaho et Kibati, situés à une vingtaine de kilomètres de Goma. Des combats par des tirs d’obus auxquels sont inévitablement exposés les civils.
L’un de ces obus, tombé sur les faubourgs à l’est de Goma a tué une femme et son enfant, une roquette tombée à Kanyaruchinya, un village proche, a tué deux personnes et en a blessé neuf autres, a précisé l’officier de l’ONU. Un autre projectile a atteint une maison louée par un fonctionnaire des Nations unies sans faire de victime.
La situation dans le Nord-Kivu a été au centre des discutions entre les congolais, Joseph Kabila et sud-africain Jacob Zuma, vendredi à Luanda, avec leur homologue angolais Eduardo dos Santos. “La consultation fait suite à une réunion tenue par les trois présidents le 12 mars 2013 à Luanda. Les trois chefs d’État doivent discuter de nombreuses questions relatives à la paix et la stabilité dans la région, en particulier les efforts de paix en cours en RDC”, a dit Pretoria.
L’Afrique du Sud a déployé 1 345 hommes en RDC, au sein de la nouvelle brigade d’intervention spéciale de l’ONU chargée d’y combattre les groupes armés, et dotée d’un mandat offensif.
À l’issue de ce sommet, les trois pays ont signé un accord de coopération militaire devant permettre la formation des forces de sécurité congolaises. Cet accord aborde, dans le domaine économique, des questions relatives aux ports de Lobito en Angola et de Durban en Afrique du Sud, tout autant que le barrage hydro-électrique d’Inga en RDC.
(AFP/JA/MCN)

-17 rebelles du Mouvement du 23 mars (M23) ont été tués dans les affrontements entre les Forces armées de la RDC (FARDC) et ce groupe rebelle jeudi près de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu (est de la RDC), a déclaré le ministre des Médias et porte-parole du gouvernement de la RDC, Lambert Mende, lors d’un point de presse vendredi à Kinshasa.
“Les forces gouvernementales soutenues par la Brigade international ont réagi en défensive”, a indiqué M. Mende. ” Cette contre-offensive a permis d’infliger de nouveaux revers aux assaillants, dont 17 ont été tués parmi lesquels deux
chefs, le colonel Hama et le colonel Tambwe, qui ont donc perdu la vie”, a- til affirmé.
Selon le porte-parole du gouvernement congolais, les FARDC ont en outre pu détruire le dépôt des munitions des M23 à Kibumba, qui a brulé tout au long de la journée du 22 août, ce qui donne une idée du volume des approvisionnements acheminés à partir du territoire rwandais en faveur de cette force négative.
M. Mende a par ailleurs affirmé qu’onze obus étaient tombés jeudi après-midi dans divers quartiers de la ville de Goma. “Cette pluie de bombes a provoqué des pertes en vies humaines et d’ importants dégâts matériels”, a-t-il dit.
Les FARDC appuyées par la brigade d’intervention de l’ONU s’ affrontent avec les rebelles du M23 depuis mercredi à Kibati, localité située à une quinzaine de kilomètres de la ville de Goma.
( Xinhua )

-Un tribunal du Caire a accepté, mercredi 21 août, la demande de libération conditionnelle de l’ancien président Hosni Moubarak dans le cadre d’une affaire d’enrichissement illicite.
Renversé en janvier 2011 par la révolution égyptienne, l’ancien Raïs Hosni Moubarak pourrait prochainement être libéré. Mercredi, un tribunal égyptien a accepté la demande de libération conditionnelle de l’ex-président dans le cadre d’une affaire d’enrichissement illicite.
Il n’était pas clair dans l’immédiat si l’ancien chef d’État serait remis en liberté dans les heures qui viennent. “La cour a décidé de le libérer”, a déclaré à Reuter son avocat, Fareed El-Deeb. À la question “Quand ?”, il a répondu : “Peut-être demain”.
Le Parquet peut faire appel de la décision. Il n’était pas possible pour l’heure de savoir si un tel recours avait été déposé. Jusqu’à présent, de nouvelles accusations sont venues s’ajouter après chaque décision de remise en liberté conditionnelle, permettant le maintien en détention du président déchu.
Avant mercredi, Hosni Moubarak avait déjà bénéficié de libérations conditionnelles dans trois autres affaires au motif qu’il avait déjà effectué la période maximale de détention préventive. Il s’agit d’affaires de meurtres de manifestants et de corruption, pour lesquelles il est toujours dans l’attente d’un procès. La décision de mercredi concerne la quatrième et dernière affaire, qui porte également sur des accusations de corruption.
(Avec AFP)

-Loin de la ligne de front, plusieurs obus sont tombés, le 22 août, dans la ville de Goma. Le bilan provisoire fait état d’au moins deux personnes tuées et de 17 blessés, selon une source onusienne. Le nouveau chef de la Monusco, Martin Kobler, a demandé aux Casques bleus de “prendre les mesures nécessaires pour protéger les civils et empêcher l’avancée des rebelles du M23”, Mouvement du 23-Mars.
“La panique était générale lorsque de fortes détonations ont commencé à s’entendre au quartier commercial Birere, en plein centre-ville de Goma”, témoigne Ley Uwera, journaliste-reporter sur place. Le 22 août, entre midi et 13 heures, des premiers obus sont tombés sur la capitale du Nord-Kivu.
“Selon les informations dont nous disposons, quatre obus sont tombés dans la ville, près de la prison centrale notamment. Le premier bilan, encore provisoire, fait état de trois enfants et une femme tués”, a déclaré Julien Paluku, le gouverneur de la province.
Une source onusienne a rapporté, plus tard dans la journée, qu’au total “11 obus” sont tombés en deux temps et ont touché les quartiers “Katindo, Murara, Muzenze et le nord de l’aéroport”. C’est “à Muzenze qu’il y a eu les morts”, a-t-elle précisé, ajoutant également qu’une “femme et un enfant ont été tués et 17 personnes ont été blessées”.
>> Lire aussi : la Monusco “en appui” des FARDC contre le M23 à Kibati, près de Goma
Derrière le campus universitaire où un obus a heurté la maison d’un personnel de la Mission de l’ONU pour la stabilisation du Congo (Monusco), on a dénombré aucune victime humaine. Seul présent au moment du tir : Norbert, le gardien, traumatisé, qui peine à parler. Prostré dans sa guérite, il raconte : “J’étais juste devant la voiture (UN) quand l’obus est tombé… Je suis tombé à terre.”
“Empêcher toute avancée du M23”
La Monusco qui avait tracé, début août, une ligne rouge à ne pas franchir entre Goma et Sake, considère que “les zones peuplées et les positions des troupes de l’ONU ont été directement visées et touchées par des tirs au mortier indiscriminés”. Son nouveau chef, Martin Kobler, a donné “l’ordre” aux Casques bleus “de réagir et de prendre les mesures nécessaires pour protéger les civils et empêcher toute avancée du M23.”
Le M23, de son côté, se défend d’être responsable de ces tirs et accuse l’armée congolaise d’avoir bombardé Goma. “Depuis le début des combats, nous sommes restés sur nos positions”, a affirmé Vianney Kazarama, le porte-parole militaire de la rébellion. “Ce sont des FARDC qui ont tiré des obus sur la ville depuis Sake où se trouve leur artillerie lourde”, a-t-il ajouté.
Pour le colonel Olivier Hamuli, porte-parole des FARDC au Nord-Kivu, les obus tombés dans la ville de Goma “pourraient plutôt provenir de Kigali” et non de positions des rebelles du M23 qui ont été, selon lui, “repoussés” lors des combats en cours à Kibati.
Par ailleurs, une bombe serait tombée sur le territoire rwandais. Selon un communiqué du ministère de la Défense du Rwanda, “les Forces armées de la RDC ont tiré délibérément une roquette de 107 mm dans le village de Bugu”, à la frontière avec la RDC. Un “acte de provocation” et “injustifié”, souligne le texte. Il y aurait eu des dégâts matériels, la bombe étant tombée dans une “zone urbanisée”. Kigali a demandé à l’équipe du mécanisme conjoint de vérification élargie de descendre sur le lieu pour attester les faits.
En attendant, en fin de journée, le calme est revenu dans la ville de Goma. Des dizaines de curieux sont sortis pour se rendre sur les lieux touchés par les obus.
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Par Trésor Kibangula et Awa Diallo à Goma.-Jeune Afrique

-Après quelques jours d’accalmie, les affrontements ont repris, le 21 août au soir, entre l’armée congolaise et les rebelles du Mouvement du 23-Mars (M23) à Kibati, à environ 20 km au nord de la ville de Goma. Les Casques bleus se tiennent, eux, “en appui” des forces régulières, près de la ligne de front. Prêts à intervenir pour “protéger les civils”.
Les combats ont repris de plus belle entre l’armée congolaise et les rebelles du Mouvement du 23-Mars (M23) à Kibati, à près de 20 km de la ville de Goma. Comme lors de précédents accrochages dans l’est de la RDC, les deux camps s’accusent mutuellement d’avoir pris l’initiative de rouvrir les hostilités.
“Nous avons été attaqués hier soir [le 21 août, NDLR] vers 19 heures par une coalition de l’armée congolaise et des FDLR [Forces démocratiques pour la libération du Rwanda, NDLR]. Les combats se sont momentanément arrêtés dans la nuit, avant de reprendre ce matin vers 4 heures”, affirme Vianney Kazarama, le porte-parole militaire de la rébellion. “Faux”, lui rétorque le colonel Olivier Hamuli, le porte-parole des FARDC (Forces armées de la RDC) dans le Nord-Kivu, qui dément toute alliance avec les FDLR. “Nous avons été attaqué sur nos positions à Kibati mais nous avons contenu l’assaut des rebelles. Depuis ce matin, l’armée a même un peu progressé sur le terrain ennemi”, ajoute-t-il, sans donner plus de détails.
“Alerte maximale”
Joint au téléphone sur la colline de Munigi surplombant la ligne de front, le colonel Félix-Prosper Basse, porte-parole militaire de la Monusco (mission de l’ONU pour la stabilisation du Congo) confirme la reprise des combats mais se dit “ne pas être en mesure de dire quel camp a attaqué l’autre”. Au bout du fil, on pouvait encore entendre des crépitements des armes légères et des tirs de l’artillerie lourde.
Kibati est coupé en deux : les FARDC contrôlent la partie est du territoire alors que le côté ouest, dénommé localement les “Trois tours”, est occupé par les hommes de Sultani Makenga, le chef rebelle. Au sud de la ligne de front campent les Casques bleus qui sont “en alerte maximale”, selon le colonel Félix-Prospère Basse. “Conformément à leur mandat, les troupes onusiennes sont bien là pour protéger les populations civiles et apporter un appui, en cas de besoin, aux FARDC qui se comportent, pour le moment, très bien au front”, explique le porte-parole militaire de la Monusco.
Aux dirigeants de la société civile du Nord-Kivu qui voudraient voir la brigade d’intervention internationale déclencher rapidement la traque contre les groupes armés, Félix-Prospère Basse salue leur rôle de “sentinelle vigilante”, tout en rappelant que la force offensive de la Monusco s’inscrit dans une démarche globale de la recherche de la paix au Kivu, laquelle tient également en compte des considérations diplomatiques.
“Plus de 75 % de l’effectif de la brigade d’intervention sont déjà déployés, composés essentiellement des soldats sud-africains et tanzaniens. Les éléments précurseurs du bataillon malawite – une centaine d’hommes – sont également arrivés, avec leur logistique. La population du Nord-Kivu doit donc se rassurer, nous avons bien l’intention de mener la traque contre les groupes armés”, assure Félix-Prospère Basse.
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Par Trésor Kibangula– Jeune Afrique


-Pas d’immunités. Les conclusions et recommandations engageront toutes les parties. 690 participants au total. 140 pour la MP contre 100 de l’Opposition. La société civile et les chefs coutumiers auront respectivement 100 et 29 délégués. Ce n’est pas un accouchement par eutocie. S’il faut emprunter dans le lexique médical. On dirait mieux un accouchement par césarienne. C’est donc hier que le Comité préparatoire des Concertations nationales a déposé son rapport. Après discussions, les différentes parties ont accordé leurs violons. Les divergences qui les ont divisées mardi dernier ont toutes été vidées de leur substance. Entre autres, la guerre aux cornes au sujet de l’opposabilité des conclusions des Concertations nationales à tous et le projet d’immunité à accorder à certaines personnalités. Sans doute de l’Opposition. Christophe Lutundula, l’une de grandes figures de la Majorité présidentielle au pouvoir, a déclaré hier à la presse, que les différentes parties sont finalement parvenues à un consensus. ” Nous allons ajouter un deuxième alinéa à l’article 17 du Règlement intérieur des travaux dont le libellé est : ” les conclusions et les recommandations issues des Concertations nationales engageront toutes les parties “, a poursuivi le député MSDD. En ce qui concerne les immunités réclamées par l’Opposition politique au profit de certaines personnalités politiques, une source digne de foi contactée hier par Forum des As, a déclaré qu’il n’en sera pas question. Autrement dit, cette requête de l’Opposition n’a pas requis un avis favorable du Comité préparatoire.
690 PARTICPANTS POUR NEGOCIER LA COHESION NATIONALE
Combien de personnes prendront part aux concertations nationales ? Cette question longtemps restée suspendue sur les lèvres de plus d’un Congolais, a finalement trouvé sa réponse hier mercredi. C’est donc un suspense levé. On en sait désormais plus. Six cent quatre-vingt-dix personnes participeront ainsi à ces assises très attendues de tous.
Cependant, la clef de répartition prévoit 140 délégués pour la composante Majorité présidentielle au pouvoir, contre 100 représentants de l’Opposition politique. La Société civile comme entité, se contente d’un quota de 100 sièges. Puis finalement, 29 émissaires des chefs coutumiers. Mathématiquement, les différents chiffres présentés ci-dessus ne donnent pas la somme de 690 participants. C’est dire que la différence proviendra des quotas additionnels.
Etant donné que c’est la fin du travail du Comité préparatoire qui conditionnait le démarrage effectif des travaux proprement dits, la date d’ouverture des Concertations nationales pourrait être fixée incessamment. Certaines indiscrétions disent même avant la fin de la semaine en cours. Sinon, c’est au début de la semaine prochaine que l’opinion pourrait être définitivement fixée. Normal, dans la mesure où on a suffisamment passé le temps sur des préalables. Maintenant qu’on a plus au moins des bases sur lesquelles partir, on ne peut qu’appuyer sur l’accélérateur pour mettre un terme à cette rencontre qui, depuis plusieurs mois, semble avoir pris l’opinion nationale en otage.
L’APRES-CONSULTATION SE RACONTE DEJA DANS LES RUES DE KINSHASA
Jamais, un sujet d’actualité politique en RD Congo, n’a déchainé autant de passions comme les Concertations nationales en vue. Que des pronostics ! Que des analyses aussi contradictoires les unes des autres. Que des schémas de gestion du pouvoir proposés. Qui dit donc vrai ? A priori, tout le monde a raison. En même temps, tout a l’air faut. Sauf si l’on a le pouvoir de divination.
Dans cette foire des supputations, certains prédisent l’avènement d’un nouvel ordre constitutionnel. Les partisans de cette thèse vont jusqu’à citer certaines personnalités pressenties à la tête de nouvelles institutions. Dans une ville comme Kinshasa, où la radio trottoir constitue un émetteur puissant, très peu sont des analystes qui accordent un moindre espace au bon sens. Donc à la critique et la raison. Moralité, chacun croit détenir le monopole de la vérité. Pourtant, tout relève d’une simple spéculation.
A tous égards, on a intérêt à ouvrir ces Concertations dans un délai raisonnable pour mettre fin à la spéculation. Car, on ne comprend pas qu’une rencontre interne du genre, suscite autant des attentes parfois disproportionnelles, par rapport aux enjeux mêmes qui ont motivé ces concertations nationales. Quelles que soient les conclusions qui seront issues de ce forum, le plus important reste la cohésion nationale. Sauf si les politiciens voudraient bien monter les enchères, créer délibérément d’autres mécontents pour une énième rencontre basée sur le partage du pouvoir. Si c’est vraiment ça l’enjeu, alors on ne sera pas du tout sorti de l’auberge. Laurel KANKOLE
-Forum des AS

– La mort d’un détenu norvégien dans une prison de Kinshasa pourrait être liée à des tensions avec son codétenu de la même nationalité, estime jeudi le gouvernement congolais dans un compte rendu du conseil des ministres qui s’est tenu mercredi. “Aucune hypothèse n’est exclue au stade actuel de l’enquête”, affirme ce communiqué qui évoque des “relations particulièrement orageuses observées entre les deux détenus, raison pour laquelle l’administration pénitentiaire avait proposé de les séparer”.
Le texte ne précise pas à qui cette proposition avait été faite par les responsables de la prison militaire de Ndolo, à Kinshasa, où les deux hommes étaient détenus. Ils “partageaient une même cellule à la demande du consulat de Norvège”, selon la même source
Tjostolv Moland, 32 ans, avait été trouvé mort dimanche dans la cellule qu’il partageait avec un Anglo-Norvégien, Joshua French. Les deux anciens militaires avaient été condamnés à mort en juin 2010, accusés d’avoir tué en mai 2009 le chauffeur congolais d’un véhicule qu’ils avaient loué dans l’est du pays. Lors de leur procès, ils avaient nié le meurtre.
Selon le communiqué du conseil des ministres, les deux hommes, “qui travaillaient auparavant en Ouganda, étaient illégalement passés en RDC pour offrir leurs services à certaines forces négatives”.
Le porte-parole du gouvernement congolais a annoncé lundi l’ouverture d’une enquête, évoquant un “homicide” ou un “suicide”. Le gouvernement norvégien a annoncé mardi l’envoi de policiers en RDC pour assister à l’autopsie de son ressortissant.
AFP