Author: Don Kayembe

  • plusieurs obus tombés à Goma, au moins 2 morts et 17 blessés

    plusieurs obus tombés à Goma, au moins 2 morts et 17 blessés

    fardc_01-Loin de la ligne de front, plusieurs obus sont tombés, le 22 août, dans la ville de Goma. Le bilan provisoire fait état d’au moins deux personnes tuées et de 17 blessés, selon une source onusienne. Le nouveau chef de la Monusco, Martin Kobler, a demandé aux Casques bleus de “prendre les mesures nécessaires pour protéger les civils et empêcher l’avancée des rebelles du M23”, Mouvement du 23-Mars.

    “La panique était générale lorsque de fortes détonations ont commencé à s’entendre au quartier commercial Birere, en plein centre-ville de Goma”, témoigne Ley Uwera, journaliste-reporter sur place. Le 22 août, entre midi et 13 heures, des premiers obus sont tombés sur la capitale du Nord-Kivu.

    “Selon les informations dont nous disposons, quatre obus sont tombés dans la ville, près de la prison centrale notamment. Le premier bilan, encore provisoire, fait état de trois enfants et une femme tués”, a déclaré Julien Paluku, le gouverneur de la province.

    Une source onusienne a rapporté, plus tard dans la journée, qu’au total “11 obus” sont tombés en deux temps et ont touché les quartiers “Katindo, Murara, Muzenze et le nord de l’aéroport”. C’est “à Muzenze qu’il y a eu les morts”, a-t-elle précisé, ajoutant également qu’une “femme et un enfant ont été tués et 17 personnes ont été blessées”.

    >> Lire aussi : la Monusco “en appui” des FARDC contre le M23 à Kibati, près de Goma

    Derrière le campus universitaire où un obus a heurté la maison d’un personnel de la Mission de l’ONU pour la stabilisation du Congo (Monusco), on a dénombré aucune victime humaine. Seul présent au moment du tir : Norbert, le gardien, traumatisé, qui peine à parler. Prostré dans sa guérite, il raconte : “J’étais juste devant la voiture (UN) quand l’obus est tombé… Je suis tombé à terre.”

    “Empêcher toute avancée du M23”

    La Monusco qui avait tracé, début août, une ligne rouge à ne pas franchir entre Goma et Sake, considère que “les zones peuplées et les positions des troupes de l’ONU ont été directement visées et touchées par des tirs au mortier indiscriminés”. Son nouveau chef, Martin Kobler, a donné “l’ordre” aux Casques bleus “de réagir et de prendre les mesures nécessaires pour protéger les civils et empêcher toute avancée du M23.”

    Le M23, de son côté, se défend d’être responsable de ces tirs et accuse l’armée congolaise d’avoir bombardé Goma. “Depuis le début des combats, nous sommes restés sur nos positions”, a affirmé Vianney Kazarama, le porte-parole militaire de la rébellion. “Ce sont des FARDC qui ont tiré des obus sur la ville depuis Sake où se trouve leur artillerie lourde”, a-t-il ajouté.

    Pour le colonel Olivier Hamuli, porte-parole des FARDC au Nord-Kivu, les obus tombés dans la ville de Goma “pourraient plutôt provenir de Kigali” et non de positions des rebelles du M23 qui ont été, selon lui, “repoussés” lors des combats en cours à Kibati.

    Par ailleurs, une bombe serait tombée sur le territoire rwandais. Selon un communiqué du ministère de la Défense du Rwanda, “les Forces armées de la RDC ont tiré délibérément une roquette de 107 mm dans le village de Bugu”, à la frontière avec la RDC. Un “acte de provocation” et “injustifié”, souligne le texte. Il y aurait eu des dégâts matériels, la bombe étant tombée dans une “zone urbanisée”. Kigali a demandé à l’équipe du mécanisme conjoint de vérification élargie de descendre sur le lieu pour attester les faits.

    En attendant, en fin de journée, le calme est revenu dans la ville de Goma. Des dizaines de curieux sont sortis pour se rendre sur les lieux touchés par les obus.

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    Par Trésor Kibangula et Awa Diallo à Goma.-Jeune Afrique

  • la Monusco “en appui” des FARDC contre le M23 à Kibati, près de Goma

    la Monusco “en appui” des FARDC contre le M23 à Kibati, près de Goma

    Commandos-FARDC-1-Après quelques jours d’accalmie, les affrontements ont repris, le 21 août au soir, entre l’armée congolaise et les rebelles du Mouvement du 23-Mars (M23) à Kibati, à environ 20 km au nord de la ville de Goma. Les Casques bleus se tiennent, eux, “en appui” des forces régulières, près de la ligne de front. Prêts à intervenir pour “protéger les civils”.

    Les combats ont repris de plus belle entre l’armée congolaise et les rebelles du Mouvement du 23-Mars (M23) à Kibati, à près de 20 km de la ville de Goma. Comme lors de précédents accrochages dans l’est de la RDC, les deux camps s’accusent mutuellement d’avoir pris l’initiative de rouvrir les hostilités.

    “Nous avons été attaqués hier soir [le 21 août, NDLR] vers 19 heures par une coalition de l’armée congolaise et des FDLR [Forces démocratiques pour la libération du Rwanda, NDLR]. Les combats se sont momentanément arrêtés dans la nuit, avant de reprendre ce matin vers 4 heures”, affirme Vianney Kazarama, le porte-parole militaire de la rébellion. “Faux”, lui rétorque le colonel Olivier Hamuli, le porte-parole des FARDC (Forces armées de la RDC) dans le Nord-Kivu, qui dément toute alliance avec les FDLR. “Nous avons été attaqué sur nos positions à Kibati mais nous avons contenu l’assaut des rebelles. Depuis ce matin, l’armée a même un peu progressé sur le terrain ennemi”, ajoute-t-il, sans donner plus de détails.

    “Alerte maximale”

    Joint au téléphone sur la colline de Munigi surplombant la ligne de front, le colonel Félix-Prosper Basse, porte-parole militaire de la Monusco (mission de l’ONU pour la stabilisation du Congo) confirme la reprise des combats mais se dit “ne pas être en mesure de dire quel camp a attaqué l’autre”. Au bout du fil, on pouvait encore entendre des crépitements des armes légères et des tirs de l’artillerie lourde.

    Kibati est coupé en deux : les FARDC contrôlent la partie est du territoire alors que le côté ouest, dénommé localement les “Trois tours”, est occupé par les hommes de Sultani Makenga, le chef rebelle. Au sud de la ligne de front campent les Casques bleus qui sont “en alerte maximale”, selon le colonel Félix-Prospère Basse. “Conformément à leur mandat, les troupes onusiennes sont bien là pour protéger les populations civiles et apporter un appui, en cas de besoin, aux FARDC qui se comportent, pour le moment, très bien au front”, explique le porte-parole militaire de la Monusco.

    Aux dirigeants de la société civile du Nord-Kivu qui voudraient voir la brigade d’intervention internationale déclencher rapidement la traque contre les groupes armés, Félix-Prospère Basse salue leur rôle de “sentinelle vigilante”, tout en rappelant que la force offensive de la Monusco s’inscrit dans une démarche globale de la recherche de la paix au Kivu, laquelle tient également en compte des considérations diplomatiques.

    “Plus de 75 % de l’effectif de la brigade d’intervention sont déjà déployés, composés essentiellement des soldats sud-africains et tanzaniens. Les éléments précurseurs du bataillon malawite – une centaine d’hommes – sont également arrivés, avec leur logistique. La population du Nord-Kivu doit donc se rassurer, nous avons bien l’intention de mener la traque contre les groupes armés”, assure Félix-Prospère Basse.

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    Par Trésor Kibangula– Jeune Afrique

  • Concertations nationales : enfin le consensus !

    Concertations nationales : enfin le consensus !

    Palais du peuple
    Palais du peuple

    -Pas d’immunités. Les conclusions et recommandations engageront toutes les parties. 690 participants au total. 140 pour la MP contre 100 de l’Opposition. La société civile et les chefs coutumiers auront respectivement 100 et 29 délégués. Ce n’est pas un accouchement par eutocie. S’il faut emprunter dans le lexique médical. On dirait mieux un accouchement par césarienne. C’est donc hier que le Comité préparatoire des Concertations nationales a déposé son rapport. Après discussions, les différentes parties ont accordé leurs violons. Les divergences qui les ont divisées mardi dernier ont toutes été vidées de leur substance. Entre autres, la guerre aux cornes au sujet de l’opposabilité des conclusions des Concertations nationales à tous et le projet d’immunité à accorder à certaines personnalités. Sans doute de l’Opposition. Christophe Lutundula, l’une de grandes figures de la Majorité présidentielle au pouvoir, a déclaré hier à la presse, que les différentes parties sont finalement parvenues à un consensus. ” Nous allons ajouter un deuxième alinéa à l’article 17 du Règlement intérieur des travaux dont le libellé est : ” les conclusions et les recommandations issues des Concertations nationales engageront toutes les parties “, a poursuivi le député MSDD. En ce qui concerne les immunités réclamées par l’Opposition politique au profit de certaines personnalités politiques, une source digne de foi contactée hier par Forum des As, a déclaré qu’il n’en sera pas question. Autrement dit, cette requête de l’Opposition n’a pas requis un avis favorable du Comité préparatoire.

    690 PARTICPANTS POUR NEGOCIER LA COHESION NATIONALE

    Combien de personnes prendront part aux concertations nationales ? Cette question longtemps restée suspendue sur les lèvres de plus d’un Congolais, a finalement trouvé sa réponse hier mercredi. C’est donc un suspense levé. On en sait désormais plus. Six cent quatre-vingt-dix personnes participeront ainsi à ces assises très attendues de tous.

    Cependant, la clef de répartition prévoit 140 délégués pour la composante Majorité présidentielle au pouvoir, contre 100 représentants de l’Opposition politique. La Société civile comme entité, se contente d’un quota de 100 sièges. Puis finalement, 29 émissaires des chefs coutumiers. Mathématiquement, les différents chiffres présentés ci-dessus ne donnent pas la somme de 690 participants. C’est dire que la différence proviendra des quotas additionnels.

    Etant donné que c’est la fin du travail du Comité préparatoire qui conditionnait le démarrage effectif des travaux proprement dits, la date d’ouverture des Concertations nationales pourrait être fixée incessamment. Certaines indiscrétions disent même avant la fin de la semaine en cours. Sinon, c’est au début de la semaine prochaine que l’opinion pourrait être définitivement fixée. Normal, dans la mesure où on a suffisamment passé le temps sur des préalables. Maintenant qu’on a plus au moins des bases sur lesquelles partir, on ne peut qu’appuyer sur l’accélérateur pour mettre un terme à cette rencontre qui, depuis plusieurs mois, semble avoir pris l’opinion nationale en otage.

    L’APRES-CONSULTATION SE RACONTE DEJA DANS LES RUES DE KINSHASA

    Jamais, un sujet d’actualité politique en RD Congo, n’a déchainé autant de passions comme les Concertations nationales en vue. Que des pronostics ! Que des analyses aussi contradictoires les unes des autres. Que des schémas de gestion du pouvoir proposés. Qui dit donc vrai ? A priori, tout le monde a raison. En même temps, tout a l’air faut. Sauf si l’on a le pouvoir de divination.

    Dans cette foire des supputations, certains prédisent l’avènement d’un nouvel ordre constitutionnel. Les partisans de cette thèse vont jusqu’à citer certaines personnalités pressenties à la tête de nouvelles institutions. Dans une ville comme Kinshasa, où la radio trottoir constitue un émetteur puissant, très peu sont des analystes qui accordent un moindre espace au bon sens. Donc à la critique et la raison. Moralité, chacun croit détenir le monopole de la vérité. Pourtant, tout relève d’une simple spéculation.

    A tous égards, on a intérêt à ouvrir ces Concertations dans un délai raisonnable pour mettre fin à la spéculation. Car, on ne comprend pas qu’une rencontre interne du genre, suscite autant des attentes parfois disproportionnelles, par rapport aux enjeux mêmes qui ont motivé ces concertations nationales. Quelles que soient les conclusions qui seront issues de ce forum, le plus important reste la cohésion nationale. Sauf si les politiciens voudraient bien monter les enchères, créer délibérément d’autres mécontents pour une énième rencontre basée sur le partage du pouvoir. Si c’est vraiment ça l’enjeu, alors on ne sera pas du tout sorti de l’auberge. Laurel KANKOLE

    -Forum des AS

  • Norvégien mort en RDC: Kinshasa évoque des tensions avec son codétenu

    Norvégien mort en RDC: Kinshasa évoque des tensions avec son codétenu

    Norgevien– La mort d’un détenu norvégien dans une prison de Kinshasa pourrait être liée à des tensions avec son codétenu de la même nationalité, estime jeudi le gouvernement congolais dans un compte rendu du conseil des ministres qui s’est tenu mercredi. “Aucune hypothèse n’est exclue au stade actuel de l’enquête”, affirme ce communiqué qui évoque des “relations particulièrement orageuses observées entre les deux détenus, raison pour laquelle l’administration pénitentiaire avait proposé de les séparer”.

    Le texte ne précise pas à qui cette proposition avait été faite par les responsables de la prison militaire de Ndolo, à Kinshasa, où les deux hommes étaient détenus. Ils “partageaient une même cellule à la demande du consulat de Norvège”, selon la même source

    Tjostolv Moland, 32 ans, avait été trouvé mort dimanche dans la cellule qu’il partageait avec un Anglo-Norvégien, Joshua French. Les deux anciens militaires avaient été condamnés à mort en juin 2010, accusés d’avoir tué en mai 2009 le chauffeur congolais d’un véhicule qu’ils avaient loué dans l’est du pays. Lors de leur procès, ils avaient nié le meurtre.

    Selon le communiqué du conseil des ministres, les deux hommes, “qui travaillaient auparavant en Ouganda, étaient illégalement passés en RDC pour offrir leurs services à certaines forces négatives”.

    Le porte-parole du gouvernement congolais a annoncé lundi l’ouverture d’une enquête, évoquant un “homicide” ou un “suicide”. Le gouvernement norvégien a annoncé mardi l’envoi de policiers en RDC pour assister à l’autopsie de son ressortissant.

    AFP

  • RDC:Création d’une compagnie nationale congolaise : objectif, sortir de la liste noire de l’UE

    RDC:Création d’une compagnie nationale congolaise : objectif, sortir de la liste noire de l’UE

    Avion au decollage-La République démocratique du Congo (RDC) scrute l’horizon des transporteurs internationaux en vue de la création de sa propre compagnie aérienne dans la perspective de sortir de la liste noire établie par l’Union européenne. Des représentants de Brussels Airlines, de Turkish Airlines, de Kenya Airways et d’Ethiopian Airlines ont donc ainsi été rencontrés par les autorités congolaises, et les transporteurs intéressés doivent déposer une proposition avant la fin août. La RDC veut ainsi assainir le secteur de l’aviation civile, qui a longtemps été la cible de critiques diverses au regard de nombreux et récurrents accidents d’avions ayant lieu dans le pays et qui a conduit l’UE à prendre des mesures à son encontre.

    Boureima LANKOANDE- Burkina 24

  • RDC: nouveaux combats au nord de Goma

    RDC: nouveaux combats au nord de Goma

    Militaires au front
    Militaires au front

    – Des affrontements opposaient jeudi matin le mouvement rebelle M23 et l’armée gouvernementale congolaise au nord de Goma, dans l’est de la République démocratique du Congo, a-t-on appris de sources militaires dans cette ville, capitale de la province du Nord-Kivu.

    Les combats, qui ont débuté mercredi soir, se déroulent à proximité des villages de Mutaho et Kibati, situés à une vingtaine de kilomètres de Goma, selon les mêmes sources.

    Selon un officier des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), les troupes régulières ont été attaquées sur les positions qu’elle occupent depuis mi juillet à environ 20 kilomètres de la capitale régionale. L’officier, qui a préféré garder l’anonymat, n’a donné aucun bilan de ces tirs effectués selon lui “à l’arme lourde”.

    Le major Modeste Bahati, officier de renseignement du M23, interrogé par l’AFP, a confirmé ces combats et a accusé l’armée d’avoir voulu déloger le mouvement rebelle de ses positions autour de Kibati. “Nos forces restent sur leurs positions”, a-t-il dit sans donner non plus de bilan des affrontements.

    Mi-juillet, après environ deux mois de trêve, les combats avaient repris entre l’armée et le M23. Au cours des premiers jours, le gouvernement avait annoncé la mort de 120 rebelles et de 10 soldats. Depuis, les affrontements ont repris épisodiquement sans être suivis de mouvements importants autour de l’axe Kibati-Mutaho.

    Le M23 est actif depuis mai 2012 dans la province riche et instable du Nord-Kivu. Il est essentiellement composé de Tutsi congolais intégrés dans les FARDC à la faveur d’un accord de paix signé en 2009. Ils se sont mutinés en avril 2012, estimant que cet accord n’avait jamais été pleinement respecté.

    Kinshasa et l’ONU ont accusé le Rwanda et l’Ouganda de soutenir le M23, ce que ces deux pays voisins de la RDC ont toujours démenti.

    AFP

  • Courte défection d’un traitre: LE COLONEL BISAMAZA RATTRAPE PAR SES TURPITUDES

    Courte défection d’un traitre: LE COLONEL BISAMAZA RATTRAPE PAR SES TURPITUDES

    soldat tue–Huit jours seulement après avoir fait défection des FARDC avec une soixantaine d’hommes, quelques officiers et une cargaison de munitions, cet officier vient d’être tué par les vaillantes forces régulières de la RDC. Un signale fort en direction de la Monusco et qui confirme que si cette mission onusienne n’avait pas fait ralentir les forces régulières, le M23 se conjuguerait aujourd’hui au passé.

     

    La nouvelle n’a pas fini de défrayer la chronique qu’elle se trouve déjà à son épilogue. Il y a seulement huit jours, soit le 12 août dernier, que le Colonel Richard Bisamaza, commandant intérimaire du premier secteur des FARDC à Beni, faisait défection avec une soixante d’éléments ainsi que quelques officiers. Les déserteurs avaient emporté une quantité de munitions estimée importante et comptaient rejoindre le M23 à Rutshuru pour combattre contre les forces régulières.

    En s’enfuyant, Bisamaza se savait déjà dans le collimateur des instances disciplinaires et de l’armée et devaient répondre à une convocation de sa hiérarchie à Kinshasa. Il avait plutôt préféré se retirer à Eringeti, village où est le 807e régiment des FARDC, une unité que le fugitif dirigeait avant qu’il n’assure l’intérim du commandant du premier secteur de l’armée congolaise à Beni, deuxième ville plus importante de la province du Nord-Kivu.

    Mal en a pris à Bisamaza qui n’a pas su évaluer le niveau d’efficacité que les FARDC ont atteint à ce jour. Pas plus tard qu’hier, en effet, le Colonel Bisamaza a péri dans des combats entre les FARDC et sa bande dans le secteur de Bapere au nord-ouest du territoire de Beni. Pour l’heure, le reste de ses hommes font l’objet d’une traque des forces régulières, mais le commandant des opérations dans la région les invite à regagner les rangs de l’armée nationale.

    La mésaventure que vient de connaître Bisamaza devrait donner l’indication de l’organisation qui s’est installée au sein des FARDC pour lui conférer une efficacité à toute épreuve, et ainsi prévenir tous les traitres quant au sort qui peut être le leur en cas d’aventure. Ce n’est donc pas pour rien que les populations du Nord-Kivu et de l’ensemble du pays jusqu’au sein de la diaspora se sont rangées derrière l’armée nationale de laquelle elles attendent l’anéantissement définitive de l’aventure rwandaise en RDC à travers les FARDC.

    Tout le mérite revient au Commandant suprême des FARDC, Joseph Kabila Kabange, dont la détermination à préserver l’intégrité territoriale produit aujourd’hui des fruits reconnus par tous et toutes tendances politiques confondues. Pour la première foi, en effet, une unanimité se dégage quant à la reconnaissance de la montée en puissance des FARDC, une montée qui redonne confiance et fonde les nouveaux espoirs des Congolais quant à un avenir paisible pour le développement de leur pays.

    Cette nouvelle donne devrait interpeller la communauté internationale en général et la Monusco en particulier quant à la nécessité d’éradiquer au plus tôt la menace M23. Tout le monde s’accorde pour dire, en effet, que si la mission onusienne n’avait pas ralenti l’élan des forces régulières, ce mouvement pro-rwandais se conjuguerait aujourd’hui au passé. Les Congolais sont de plus en plus convaincus qu’en définitive, l’instabilité de la RDC est un fonds de commerce pour certaines puissances qui veulent que la mission onusienne s’éternise en RDC pour en tirer de macabres prébendes sur les cadavres des Congolais.

    Pascal Debré Mpoko

  • Kinshasa : les transports en commun se modernisent

    Kinshasa : les transports en commun se modernisent

    BUS-Pour remédier à la pénurie de transports en commun à Kinshasa, la capitale congolaise, le gouvernement congolais fait feu de tout bois : achat de bus, création de lignes, incitations fiscales…

    Kinshasa, c’est près de 10 000 km2 et 10 millions d’habitants. Une ville quatre fois plus grande que le Luxembourg, aussi peuplée que le Bénin… et longtemps dépourvue de moyens de transport publics dignes d’une agglomération moderne. Pour la majorité des Kinois, éparpillés dans les 24 communes qui composent la capitale congolaise, se déplacer relève souvent du cauchemar ou de l’épreuve de gymnastique. « Pour monter à bord d’un taxi-bus, il faut batailler : bousculades, tiraillements, insultes… Certains n’hésitent pas à entrer par la fenêtre, et le chauffeur ne démarre que lorsque les clients sont entassés comme des sardines sur des bancs. Un vrai capharnaüm », raconte Thomas Pemba. Étudiant à l’Institut supérieur de commerce de Kinshasa, il prend chaque matin ces « combis » aux allures vieillottes qui assurent les mouvements quotidiens de la population dans la ville.

    Les fourgonnettes surchargées causent tant d’accidents qu’on les surnomme esprits de mort.

    Jusqu’ici, les différentes initiatives de l’État visant à améliorer les transports en commun kinois ont fait long feu. C’est au tour du gouvernement d’Augustin Matata Ponyo de s’attaquer au dossier. « Trois cents bus ont été commandés, sur fonds propres [plus de 31 millions d’euros]. Deux cents sont déjà arrivés et cinquante ont été mis en circulation le 30 juin, jour du 53e anniversaire de l’indépendance de la RD Congo », détaille Pacifique Kaoze Kitenge, conseiller à la primature. « Dans un premier temps, ils desserviront deux lignes pilotes : la première vers Ngiri-Ngiri (en passant par Kasa-Vubu, Lingwala et la commune de Kinshasa), la seconde vers Kintambo. Des communes proches du centre-ville qui répondent aux conditions optimales de circulation », explique le conseiller. Le projet est mis en œuvre progressivement pour éviter tout échec dû à la précipitation. Le gouvernement tient à réussir son pari. Une équipe de la Régie autonome des transports parisiens (RATP) se trouve même sur place pour encadrer celles de Transport du Congo (Transco), la société publique qui vient d’être créée.

    Grande pompe

    « Ce n’est pas la première fois que l’État lance une entreprise pour gérer le réseau public de bus, note Daniela Mbeko, une jeune Kinoise. Récemment encore, il y a eu City Train. Où sont passés ces bus reçus en grande pompe ? Ici, le grand problème demeure la gestion des biens publics. Nous attendons de voir Transco à l’œuvre. » Cette tentative sera-t‑elle la bonne ? Le gouvernement Matata y croit et a pris certaines dispositions pour qu’elle produise les résultats escomptés. Une opération de sensibilisation des usagers aux bons comportements a été lancée, des arrêts et des abribus ont été construits et des conducteurs formés. La création d’une autorité de régulation des transports urbains est également à l’étude. Avec la Banque mondiale, le gouvernement congolais réfléchit aussi à la possibilité de mettre des minibus neufs à la disposition d’acteurs privés qui s’engageraient à les acheter au bout de trois ans.

    D’autres mesures sont prises pour inciter les entrepreneurs à participer à l’aventure. Désormais, les bus neufs importés en RD Congo et destinés aux transports en commun sont exonérés de droits de douane. De plus, « les véhicules comptant au moins douze places assises et vieux de moins de sept ans bénéficient d’un allègement fiscal et douanier », explique Pacifique Kaoze Kitenge. Une stratégie qui vise notamment à débarrasser progressivement Kinshasa de ses vieilles fourgonnettes Mercedes 207, surnommées esprits de mort. Souvent mal entretenues, elles causent de nombreux accidents de la circulation, mais restent surchargées de passagers.

    L’État envisage en outre sérieusement la création d’un tramway qui emprunterait deux itinéraires de 25 km chacun. Il desservirait dans un premier temps 12 des 24 communes de Kinshasa. Doté de 50 rames neuves d’une capacité de 350 passagers, il pourrait « transporter jusqu’à 250 000 voyageurs par jour », avance Pacifique Kaoze Kitenge, qui précise que le projet se trouve « en phase de montage financier ». Mais aucune date n’est encore arrêtée pour le lancement des travaux. « En 2009, le gouvernement évoquait déjà la piste d’un tramway à Kinshasa. À l’époque, une société spécialisée belge avait même été approchée, mais rien n’a été fait. Nous espérons que, cette fois-ci, les gouvernants ne se contenteront pas de beaux discours », confie un élu kinois, dubitatif.

    Le gouvernorat suit le mouvement

    Les autorités provinciales viennent de mettre en concession 100 minibus et font la chasse aux véhicules vétustes.

    Les spécialistes sont unanimes. Pour améliorer les conditions de transport en commun dans une ville aussi étendue et peuplée que Kinshasa, il faudrait au moins 2 000 bus modernes. Même le ministre provincial chargé des transports en est bien conscient. « Les quelque 200 ou 300 bus neufs [commandés par les autorités nationales] ne pourront pas résoudre tous les problèmes de transports en commun dans la capitale, reconnaît Godard Motemona, mais c’est déjà un bon début. »

    Arbitraire

    C’est pourquoi, parallèlement aux efforts de l’État, le gouvernorat de Kinshasa a acquis de son côté 100 minibus. « Nous avons concédé leur gestion à nos partenaires chinois pour profiter de leur savoir-faire dans ce domaine », avance le ministre. Et pour débarrasser la capitale congolaise de tous les moyens de locomotion qui « ne répondent pas aux normes », le gouvernement provincial veut désormais imposer « le strict respect de la réglementation ».

    « Plus de place pour l’arbitraire, argue Godard Motemona. Ces engins vont disparaître d’eux-mêmes de la circulation parce qu’il ne leur sera plus possible de rouler à Kinshasa sans avoir satisfait à un contrôle technique obligatoire. » Encore faut-il que les contrôleurs ne cèdent pas, à leur tour, à la corruption. C’est là tout le problème… T.K.

    Jeuneafrique
  • Zimbabwe: Washington lèvera ses sanctions si Mugabe réforme

    Zimbabwe: Washington lèvera ses sanctions si Mugabe réforme

    Grace Mugabe– Les Etats-Unis lèveront leurs sanctions contre le Zimbabwe si le président réélu Robert Mugabe engage un processus de réformes politiques conforme à la volonté de son peuple, a affirmé lundi la diplomatie américaine.

    Réunis dimanche au Malawi, les dirigeants de pays Afrique australe ont appelé les Occidentaux à lever les sanctions contre Harare, après avoir entériné la réélection du président Mugabe.

    “Nous avons dit clairement au gouvernement zimbabwéen et à la région qu’un changement de la politique de sanctions des Etats-Unis n’interviendrait que dans un contexte de réformes pacifiques, transparentes et crédibles qui soient le reflet de la volonté du peuple zimbabwéen”,  a déclaré la porte-parole du département d’Etat Jennifer Psaki.

    Une levée des sanctions est “certainement envisageable, mais notre programme de sanctions ciblées restera en vigueur tant que ces conditions perdurent au Zimbabwe”, a insisté la responsable américaine.

    La Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) avait réclamé dimanche “la levée de toutes les formes de sanctions jusqu’ici imposées au Zimbabwe” contre des entreprises ou des individus, à la clôture de son sommet annuel organisé à Lilongwe, capitale du Malawi. “Je crois que le Zimbabwe mérite mieux, les Zimbabwéens ont assez souffert,” a déclaré la nouvelle présidente de la SADC, la dirigeante du Malawi, Joyce Banda.

    L’Union européenne avait suspendu en début d’année la plupart des sanctions imposées en 2002 et qui ne visent plus que dix personnalités dont M. Mugabe, toujours persona non grata, et deux sociétés. Les Etats-Unis avaient imposé en mars 2003 des sanctions contre M. Mugabe et une liste de ses proches.

    A 89 ans, Robert Mugabe est le plus âgé des dirigeants africains et va entamer son septième mandat, pour une durée de cinq ans. Il était arrivé au pouvoir à l’indépendance du Zimbabwe en 1980. Il devrait prêter serment jeudi.

    AFP