Author: Don Kayembe

  • Zimbabwe: les démissions se suivent à la Commission électorale

    Zimbabwe: les démissions se suivent à la Commission électorale

    Mugabe-et-son-premier-ministre– Un membre de la Commission électorale zimbabwéenne a annoncé sa démission mardi, quelques jours après qu’un collègue eut fait de même pour protester contre l’organisation des élections qui dont donné le 31 juillet une large victoire au président Robert Mugabe.

    “J’ai démissionné”, a indiqué à l’AFP le professeur de droit Geoff Feltoe. “Je vais retourner à l’université. J’ai toujours eu l’intention de le faire et j’y vais.” 

    M. Feltoe a refusé de dire si sa décision était liée à la tenue des élections générales du 31 juillet, qui a été vertement critiquée tant par l’opposition que par la société civile et des observateurs étrangers.

    Mkhululi Nyathi, un autre membre de la Commission électorale zimbabwéenne, avait claqué la porte samedi, dénoncant le manque d’intégrité dans le processus.

    M. Nyathi a dit que sa démission n’avait rien à voir avec le résultat du vote, qui a vu Robert Mugabe écraser son Premier ministre Morgan Tsvangirai, avec qui il partageait le pouvoir depuis quatre ans au sein d’un fragile gouvernement d’union nationale mis en place après la très sanglante campagne électorale de 2008.

     

    Morgan Tsvangirai, adversaire malheureux de M. Mugabe à trois reprises, a promis de contester le résultat du vote, le qualifiant de “frauduleux ou volé”.

    M. Tsvangirai a évoqué des fraudes massives et a exigé une vérification par la justice des listes électorales, les bulletins de vote et des certificats d’inscription des électeurs.

    Les puissances occidentales ont également exprimé de graves préoccupations après cette élection, qui a été globalement acceptée par les pays africains –à l’exception notable du Botswana.

    AFP

  • Fibre optique : poursuivre les coupables

    Fibre optique : poursuivre les coupables

    Reseau fibre optique
    Reseau fibre optique

    Le projet de la fibre optique a fait flop ! C’est sans conteste. Des fonds publics ont été dilapidés. D’autres mal affectés. L’incertitude plane désormais sur le paiement de 148.000 Usd que la RDC doit transférer mensuellement au consortium WACs.

    La liste des méfaits n’est pas exhaustive sur la gestion catastrophique de la fibre optique. Du côté des officiels, c’est le silence-radio. On tente curieusement de justifier l’injustifiable. Le silence de la justice et des autorités devient complice voire inquiétant. Le feuilleton de la fibre optique ne peut se refermer sans que l’on sache les raisons qui privent la République du haut débit tant attendu.

    Des individus se sont enrichis au détriment de l’ensemble des Congolais. D’importants fonds mis à disposition de la Société congolaise de postes et de télécommunications (SCPT) pour la réalisation de cet important projet d’utilité publique n’ont pas produit le résultat escompté. Et pourtant, le chef de l’Etat s’est régulièrement impliqué pour faire avancer les lignes de la réduction de la fracture numérique. Jusqu’au bout, Joseph Kabila s’est totalement investi.

    Convaincu de la bonne réalisation du projet, le chef de l’Etat n’a pas hésité à faire le déplacement de la station de Muanda (Bas-Congo) pour faire « basculer » le pays dans le haut débit. L’innovation n’aura été que de courte durée. Comme un météore, il s’est estompé avant même que la population ne jouisse de ses nombreux avantages. Un projet rongé de toutes parts. Le projet de connexion à la fibre optique a souffert de plusieurs maux. Le plus important reste le péché originel de l’étude de faisabilité. Tout projet complexe, comme la fibre optique, requiert un minimum d’études en vue d’éviter tout tâtonnement.

    A ce jour, aucune étude menée par une firme spécialisée n’a été produite par la SCPT. De l’Océan à la station d’atterrage, en passant par le câble de Muanda à Kinshasa, un suivi sur la base d’un schéma tracé à l’avance n’existe pas. La firme qui a posé le câble a mené le travail à sa guise. Qui pis est, la SCPT ne s’est pas encombré des précautions avant de réceptionner l’ouvrage. Comme une simple lettre à la poste (!), la réception de cette importante infrastructure s’est faite sans se soucier de la qualité du travail livré. Une légèreté qui rime avec l’absence de toute planification autour de ce projet. La meilleure manière de battre en brèche cette allégation ne serait-elle pas de mettre à la disposition du public ce crucial outil de réalisation de l’infrastructure, à savoir l’étude de faisabilité ?

    Les difficultés commencent déjà avec le consortium WACs.

    La RDC est restée la dernière de la classe dans cette organisation qui regroupe 14 Etats. Alors que tous les quatorze Etats s’étaient connectés, la RDC avait raté le rendez-vous ; le projet s’étant embourbé dans une querelle politico-administrative indescriptible. Une gestion scrabbleuse des fonds Le projet comme celui de la fibre optique ne pouvait pas manquer de financement d’autant plus qu’il est d’une rentabilité certaine.

    La Banque internationale pour l’Afrique au Congo (BIAC), qui en a saisi la portée exacte, n’avait pas hésité un seul instant à accorder un prêt de 12 millions Usd à la SCPT sous garantie de l’Etat. C’est alors que s’est ouvert le cycle d’une gestion scabreuse. D’abord, trois millions Usd sont sortis des guichets de la BIAC, sur présentation d’un simple permis de conduire, a révélé le ministre Kin-Kiey Mulumba devant l’Assemblée nationale. Une légèreté déconcertante! L’ancien ADG de la SCPT, qui a couvert l’opération, est resté en prison pendant quelques jours avant de recouvrer la liberté.

    Comme par enchantement, les trois millions USD ont été reconstitués. Une modeste quotité s’est volatilisée avec un sujet Indien, non autrement identifié, qui avait gagné le marché de construction de la station d’atterrage de Muanda.

    Les appréhensions du VPM Mukoko

    Depuis toujours, le projet de la fibre optique a été entouré d’un flou artistique. Ce qui n’a pas manqué de susciter des inquiétudes du ministre ayant en charge le budget. Dans un courrier destiné au Premier ministre Matata Ponyo, le vice-Premier ministre Mukoko Samba, en charge du Budget, a eu des mots justes pour décrire la calamiteuse gestion de la SCPT. Dans sa lettre datée du 20 mai 2013, Daniel Mukoko Samba écrit : « Je voudrais relever que je ne suis pas persuadé que les mises à disposition de fonds en faveur de cette société (SCPT) soient gérées par les canaux statutaires. C’est pourquoi n’ayant pas été convaincu par les dirigeants de l’entreprise, je me suis gardé de toute nouvelle liquidation ».  Le VPM Mukoko Samba ne s’est pas arrêté en si bon chemin dans son réquisitoire contre le management de la SCPT. « Par ailleurs, poursuivit-il, je voudrais souligner à votre attention, que l’inadéquation entre d’une part, le volume des investissements nouveaux et leur teneur technologique et, d’autre part, le profil des dirigeants constitue un risque que nous (Ndlr : le gouvernement) ne pouvons continuer à prendre ». En effet, il ressort de dernières investigations que le compte SCPT à la BIAC aurait été relocalisé à la Sofibank. Le libellé est resté curieusement le même, alors que les signatures ont changé, rapportent des sources bien introduites. Les signataires statutaires ne seraient pas autorisés à engager la société dans la sortie des fonds, justifiant ainsi la vive inquiétude du VPM Mukoko. Seule une signature est autorisée, contrairement à la législation en vigueur.

    En fait, la correspondance du VPM Mukoko a été dictée par le souci de bonne gouvernance des fonds publics alloués pour la réalisation des objectifs précis. Le Trésor public, qui garantit le prêt BIAC, avait l’obligation de rétrocéder à la SCPT un paiement effectué auprès du consortium WACs de l’ordre de 3 millions Usd.

    Tenant absolument à la « pertinence de la dépense publique », Daniel Mukoko a en outre exigé des soubassements justificatifs de l’utilisation des 500.000.000 Fc mis à la disposition de la SCPT en date du 13 avril 2013. « Il s’avère que la SCPT estime que ce montant est insuffisant pour rencontrer les besoins liés à l’inauguration prévue incessamment de la station d’atterrage », s’étonne avec amertume le vice-Premier ministre Mukoko. Dans la note explicative de l’utilisation des fonds pour la station d’atterrage de Muanda, datée du 22 mai 2013 et adressée au ministre de PT et NTIC, l’ADG Placide Mbatika renseigne que « la colocation (équipement et installation) 151.564 Usd, le paiement pour la contre-expertise technique GETS avant la mise en service 123.356,52 Usd, … aménagement showroom Hôtel des postes 65.000 Usd (?) et jardin station d’atterrage 17.000 Usd (au titre d’avance)». Plus loin, dans une formule lapidaire, l’ADG a.i. annonce que « le solde, soit 100.626,10 Usd, a été réservé pour les autres travaux à réaliser avant la mise en service ». Ce qui a, sans doute, mis la puce à l’oreille du VPM Mukoko Samba.

    Comment, en effet, garder par devers les caisses 100.000 USD pour des dépenses non justifiées et en demander davantage du Trésor public ? Seule la SCPT en détient le secret.

    Ni interpellation, ni sanctions

    Face à ce tableau apocalyptique qui a produit comme conséquence néfaste l’absence du haut débit sur différents terminaux, des sanctions devraient s’en suivre. Curieusement, l’appareil judicaire semble grippé au point qu’aucune information judiciaire n’est à l’ordre du jour. Les magistrats auraient-ils reçu injonction de ne point fouiner sur la gestion de la fibre optique ? Tous les observateurs répondent par la négative d’autant plus que les autorités du pays, en cette matière – tant le chef de l’Etat que le Premier ministre – sont déterminés à éradiquer des écarts du genre dans la gestion des finances publiques.

    Au regard des conséquences qui en résultent à travers la qualité douteuse de la pose du câble et de son utilisation future par les Congolais, l’Etat en sortirait perdant. Tout compte fait, le projet de la fibre a été un fiasco sur toute la ligne. Les tracés de Muanda voire celui de Kinshasa-Kikwit, surfacturés à souhait entre 75.000 USD et 100.000 USD par kilomètres, pèseraient également sur le Trésor public. Plusieurs centaines de millions USD d’Exim Bank devront cependant être remboursés à l’échéance.

    A l’allure où fonctionne le haut débit congolais, il serait hasardeux d’affirmer que les générations futures seront épargnées de porter le poids de cette créance. Les quelques rares sociétés qui ont cru au projet menacent déjà de solliciter des solutions palliatives. Global et MTN du Congo-Brazza auraient déjà exprimé leur ras-le-bol.

    Des poursuites devront viser l’obligation de transparence et de responsabilité. Le préjudice est énorme pour le Trésor public, appelé à payer plus de 300 millions USD à échéance, sans que le haut débit n’ait été effectif au bénéfice des usagers. De la même façon aussi, la relance de la SCPT devient-elle hypothétique voire sans issue.

    Toute l’euphorie suscitée auprès des employés n’aura été que cosmétique, éphémère. Sous le soleil de la SCPT, rien de nouveau ! Les téléphones portables et les ordinateurs attendront encore longtemps pour accéder au haut débit. Quant au Trésor public, il paiera une créance qui a porté bonheur à des individus que la justice continue à couvrir. Un faisceau intéressant d’informations aurait pu rassurer tout le monde, à la suite d’un audit qui n’a plus été mené. Au nom de la loi, des coupables doivent payer du grand forfait causé à la République.

    Le Potentiel

  • La première défaite anglo-saxonne en République Démocratique du Congo

    La première défaite anglo-saxonne en République Démocratique du Congo

    Interview de M. Tshiyoyo Mufoncol sur la liberation de la RD Congo!En faisant entrer un énième acteur,  Jakaya Kikwete et son pays la Tanzanie, dans le « jeu morbide» qui se perpétue à l’Est du Congo,  les Anglo-Saxons, parrains encore hier de Paul Kagamé, de Yoweri Museveni et de l’homme de paille de ces deux  derniers à Kinshasa,   avouent,  et même s’ils ne le reconnaitront jamais ouvertement,  leur échec cuisant au Congo. Et de ce fait, celui de leurs deux « filleuls », Kagamé et  Museveni, dans leur projet obscure de  balkanisation de la RDC ;  Revers aussi face à un peuple, qui a été dépourvu d’armes et sans aucune structure consciente et organisatrice, mais qui a su résister pendant 17 ans,  et ce depuis le 17 mai 1997,  date qui marque le début du processus de la déstabilisation de la RDC, par sa seule volonté de vouloir vivre en congolais.

    Bernard Debré se doutait à peine dans son livre « Le retour du Mwami/ La vraie histoire des génocides rwandaises» lorsqu’il s’interrogeait si « […] les Américains avaient […] vraiment parié sur le bon cheval. […] Sera-t-il le Bismarck tant attendu ?  Rien n’est moins sûr ». [répondait Debré à sa propre question]. « En tout cas, Museveni est le favori des Anglo-Saxons…Et [ celui-ci] soutient évidemment l’homme qui lui a permis de prendre le pouvoir [en Ouganda], Paul Kagamé, le Tutsi du Rwanda, et ses forces [de l’APR] bien équipées et entraînées [par des bérets vers américains] », (Debré : 1998 :98).

    Debré se posait toute cette question peut-être  qu’il était « Français », qui cachait mal son mécontentement face à cette « nouvelle »  emprise américaine dans les Grands- Lacs et la perte que cela impliquait de l’influence française dans la région.  Qui sait ?

    Surnommé par les Américains « Little Darling », « le premier bush fighter [qui] a renversé par les armes une dictature surarmée »,  Museveni et son acolyte Paul Kagamé furent présentés par la propagande anglo-saxonne comme la « nouvelle race de dirigeants africains », mais qui finalement s’est révélée n’être que ce que nous savions qu’ils étaient, c’est-à-dire de simples « nègres de service » , d’ esclaves-noirs, d’un type nouveau, qui étaient appelés à assurer juste la protection  de nouvelles plantations américaines que la plupart de pays du africains devenaient.

    L’esclavage avait acquis une nouvelle forme de vie. Il n’était plus question de capturer les esclaves en Afrique et de les conduire manu militari vers des champs lointain de coton ou de cannes à sucre aux USA ou sous d’autres cieux du monde dit « civilisé ».  Désormais, des pays africains entier constituaient chacun, et  à sa manière,  une nouvelle forme de plantation qui était chargée à produire soit du coton, soit du cobalt, soit  du pétrole (brut), soit du café, soit du coltan…Et chaque africain restait à jamais un esclave travaillant dans un vaste champ afin de  maximiser une économie d’extraction.

    Mais comment « cette nouvelle race de dirigeants africains », pour qui la propagande anglo-saxonne a inventé et vanté  tant l’intelligence,  jusqu’à faire même des émules dans nos sociétés respectives et chez des Êtres dit pensant,  a piteusement fait chou blanc en RDC malgré tous les moyens mis à sa disposition pour accompagner et assurer sa réussite.

    L’Occident s’était totalement « compromis » pour soutenir et encourager Museveni et Kagamé  dans l’accomplissement de leur sale besogne au Congo. « On ferme,  [raconte Debré], les yeux sur quelques « entorses » à la philosophie des droits de l’homme (Museveni [comme plus tard Kagamé] refuse le multipartisme, par exemple…Et on compte sur lui pour surveiller la frontière soudanaise ! », (Debré, 1998 : 98).

    Les Américains vont pousser le zèle jusqu’à traquer de Hutu au Congo afin de faciliter leur extermination par des Tutsi qui les pourchassaient. Des  « cadavres de Hutu sont entassés en hâte dans des charniers que des avions « espions » ont repérés…Mais, n’est-ce pas, il ne s’agit là que de Hutu, des génocidaires patentés qui n’ont eu que ce qu’ils méritaient. Alors le monde entier se tait [comme il se tait aujourd’hui face au génocide congolais].  L’ONU et la communauté internationale auraient-elles levé le petit doigt pour porter assistance à ces fuyards [Hutu] épouvantés ? Certes non…Nous, [ c’est-à-dire l’Occident et l’ONU],   avons laissé en toute connaissance de cause des homme, des femmes et des enfants, dénués même de minimum vital, traverser des milliers de kilomètres de forêts inhospitalières, pourchassés par la clique aux ordres de Kabila et donc de Kagamé…Et les Américains  se sont prêtés à cet atroce jeu morbide en mettant à la disposition des futurs maîtres du Zaïre leurs moyens de détection par satellite pour mieux pourchasser les fuyards [hutu]  ! L’ONU a simplement pensé à « balancer » de la nourriture aux Hutu affamés…Puisque toute intervention terrestre était interdite par les États-Unis », (Debré, 1998 : 98)…

    Ils fabriquent Museveni et Paul Kagamé à coup de billets, de propagande, de crimes et de compromission de toute sorte mais pour assister à un fiasco de ce qu’ils ont eu le toupet de présenter comme étant la  « nouvelle race de dirigeants africains ».  N’est-ce pas que ces derniers, par leur amateurisme, ont gâché leur fête ! L’heure de compte a sonné et comme dans toute maffia, l’échafaud réclame des têtes.

    « Kagamé [écrit Tunga Dia Lutete Béthuel] fit des études secondaires infructueuses, successivement à la Ntare School de Mbarara au Sud de l’Ouganda et à la  Kampala School de Kampala de 1972 à 1976. À Kigali, en privé, on le surnomme « siniya fo » (senior four) pour dire qu’il a fait quatre ans post-primaires » (LUTETE, 2009 :21).

    Et aujourd’hui en l’opposant publiquement  à Kikwete,  les Anglo-saxons démontrent le peu d’importance qu’ils ont toujours témoigné à ce type d’hommes et à tous ceux de son genre qui trahissent honteusement leur peuple. Mais ils tentent également de chercher à séduire le peuple Congolais en l’ « invitant »  à accorder son soutien au Tanzanien Kikwete, le nouveau joker Yankee dans la région, que l’on fait paraitre comme le seul à avoir osé , bien sûr sous les yeux de quelques « aveugles » congolais, affronter celui qui apparait  comme le monstre de Frankenstein. Personne au Congo n’est prêt à oublier l’image de Bill Richardson menaçant Mobutu de quitter le pouvoir alors que ce dernier fut un de leurs grands amis et serviteurs dans la région.

    « One of the worst recurring features of U.S. foreign policy, [ rappelle David Ignatius, le journaliste américain], is a process that might bluntly be described as “seduction and abandonment.” (http://www.washingtonpost.com/opinions/david-ignatius-syrian-rebels-get-the-jilt-from-washington/2013/07/17/e6a2d2f2-ee74-11e2-bed3-b9b6fe264871_story.html?wpisrc=nl_opinions).

    Malgré tout cela, on trouve ra encore et toujours quelques  “Nègres” pour se jeter dans la gueule du loup et vouloir vendre  l’impossible aux Congolais.  Que des sujets Rwandais et Tanzaniens, en l’occurrence Paul Kagamé et Jakaya Kikwete, se querellassent sur des sujets autres que le Congo, cela parait compréhensif et même plaidable. Mais qu’ils s’invectivassent sur le Congo, en lieu et place des Congolais eux-mêmes,  cela pue et réduit des Congolais à des sujets « immatures », déficients, incapables de se battre, voire de parler pour eux-mêmes et pour leur pays le Congo. Les Américains leur ont désigné un nouveau capita médaillé, une nouvelle bouche, seule habilitée désormais à gueuler à leur place. Cette bêtise n’a fait que trop durer. Les Congolais veulent dorénavant parler pour eux-mêmes et pour le Congo.

    Je m’en vais conclure  cette contribution  en paraphrasant un ancien propriétaire d’esclaves noirs qui, devenu président des USA,  déclarait  « On peut tromper une partie du peuple tout le temps et tout le peuple une partie du temps, mais on ne peut pas tromper tout le peuple tout le temps. ».

    Likambo ya mabele,ezali likambo ya makila

     

    Mufoncol Tshiyoyo

    Président du Rassemblement pour l’Alternative Politique en RDC

    R.A.P. en sigle, mouvement politico-militaire

    GSM 004745007236, mufoncol_tshiyoyo@yahoo.com

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    M23– Le Mouvement du 23 mars (M23) a menacé samedi de reprendre Goma, ville clé de l’Est de la République démocratique du Congo, si le gouvernement ne respectait pas ses engagements, a-t-on appris auprès du président politique du Mouvement, Bertrand Bisimwa.

    “Si le gouvernement ne respecte pas la déclaration (du 24 novembre) des chefs d’Etats de la CIRGL (Conférence internationale sur la région des Grands Lacs), cela nous donne le pouvoir de revoir nos positions et de les ramener (nos positions) à Goma”, a déclaré à l’AFP Bertrand Bisimwa, interrogé par l’AFP à Bunagana, à la frontière avec l’Ouganda.

    Après une offensive-éclair, le M23 a occupé fin novembre Goma, capitale de la province riche et instable du Nord-Kivu (est). Il s’en est retiré sous la pression des Etats de la CIRGL et contre la promesse de l’ouverture d’un dialogue avec Kinshasa. Ce dialogue, commencé en décembre à Kampala, est pour l’heure au point mort.

    “Les positions qui nous avaient été assignées par la CIRGL, nous les avons respectées. Le retrait de la ville de Goma a été effectif. Mais le déploiement de la compagnie du M23 à l’aéroport de la ville de Goma n’a jamais été effectué, la démilitarisation de la ville n’a jamais été effective”, a accusé Bertrand Bisimwa.

    “Nous avons respecté notre part du contrat, nous voulons que le gouvernement respecte sa part”, a-t-il conclu.

    Le M23 est actif depuis mai 2012. Il est essentiellement composé de Tutsi congolais intégrés dans les forces régulières congolaises, les FARDC, à la faveur d’un accord de paix signé en 2009. Ils se sont mutinés en avril 2012, estimant que cet accord n’avait jamais été pleinement respecté.

    Les positions du M23 sont adossées au Rwanda et à l’Ouganda, accusés par des experts de l’ONU de soutenir le M23 – ce que ces pays ont toujours réfuté.

    Le 14 juillet, après environ deux mois de trêve, des combats ont repris entre le M23 et l’armée près de Goma. Des obus de la rébellion avaient alors touché la capitale provinciale. Pour prévenir une telle menace, la Mission de l’ONU pour la stabilisation de la RDC (Monusco) a établi une zone de sécurité autour de la région de Goma-Sake.

    Cette région compte un million d’habitants, dont plusieurs dizaines de milliers de déplacés de guerre. Sa sécurisation sera assurée par la Monusco et sa brigade d’intervention, au mandat offensif et dotée de 3.000 hommes.

    Cette mission est la première de cette brigade, encore incomplète, qui doit combattre des groupes armés de l’Est congolais. Sa mise en service était très attendue par la population, mais beaucoup regrettent que la zone sécurisée ne s’étende pas aux zones sous contrôle du M23, principale rébellion du Nord-Kivu.

    AFP

  • Zimbabwe: Mugabe rafle la présidence et les 2/3 à l’assemblée

    Zimbabwe: Mugabe rafle la présidence et les 2/3 à l’assemblée

    Grace Mugabe– Le président zimbabwéen Robert Mugabe, 89 ans, a été proclamé vainqueur samedi de la présidentielle avec 61% des voix et une majorité des deux tiers à l’Assemblée, broyant tout espoir d’alternance démocratique, après un scrutin constesté par son principal rival.

    Evoquant “d’importantes irrégularités”, Washington a dénoncé ces résultats, estimant qu’ils n’étaient pas “crédibles”.

    “Les Etats-Unis ne pensent pas que les résultats annoncés aujourd’hui représentent l’expression crédible de la volonté du peuple zimbabwéen”, indique le chef de la diplomatie américaine John Kerry dans un communiqué.

    Mis au ban des nations dans les années 2000 pour ses atteintes aux droits de l’homme et forcé depuis 2009 de partager le pouvoir pour éviter une guerre civile, M. Mugabe a été déclaré “dûment élu” dès le premier tour par la commission électorale (ZEC).

    Largement battu avec 34% des voix et prié par la communauté d’Afrique australe (SADC) de concéder la défaite malgré des doutes sur “l’honnêteté” du scrutin, son principal rival Morgan Tsvangirai, ne pouvait plus se raccrocher qu’à l’espoir très hypothétique de prouver les fraudes en justice.

    “Nous ne participerons pas aux institutions du gouvernement”, a-t-il annoncé après une réunion de crise des instances dirigeantes de son parti, le MDC, associé depuis 2009 à l’exercice du pouvoir dans un gouvernement d’union nationale.

    “Nous irons en justice”, a-t-il ajouté, dénonçant “une élection illégale” après avoir fustigé “une énorme farce”.

    La commission électorale avait asséné auparavant le coup de grâce à M. Tsvangirai en déclarant la Zanu-PF de M. Mugabe élue dans 150 circonscriptions sur 210, une majorité qualifiée qui le place en position d’amender la nouvelle Constitution récemment promulguée.

    Morgan Tsvangirai et son parti du MDC, majoritaire à l’Assemblée depuis 2008, n’a obtenu que 49 sièges submergé par une marée verte, la couleur présidentielle, même dans les grandes villes de Bulawayo et Harare où il était réputé soutenu.

    Morgan Tsvangirai, le 3 août 2013 à Harare
    © AFP Alexander Joe

    Dans sa croisade contre les fraudes, il a reçu le soutien d’un membre de la commission électorale Mkhululu Nyathi qui a démissionné, en dénonçant le manque d’intégrité dans le processus.

    L’Union européenne s’est aussi inquiétée samedi des “irrégularités présumées et de la participation incomplète (au scrutin), ainsi que des faiblesses identifiées dans le processus électoral et le manque de transparence”.

    De son côté, Londres a émis de “sérieux” doutes samedi quant aux résultats des élections .

    Pour leur part, plusieurs ministres proches du président Mugabe, ont appelé samedi les Occidentaux à lever leurs sanctions, après les élections à l’issue d’un scrutin “démocratique”, selon eux.

    L’Union européenne a suspendu en début d’année la plupart des sanctions imposées en 2002 et qui ne visent plus dix personnalités dont M. Mugabe, toujours persona non grata, et deux sociétés.

    Samedi soir, les rues de Harare étaient toujours calmes, aucun des deux camps ne se risquant à manifester.

    “Ils peuvent bien avoir tout le Parlement, quelle différence cela va-t-il faire pour la vie des Zimbabwéens”, s’est exclamé durant son point presse M. Tsvangirai, se disant sans regret d’avoir participé à une cohabitation alors qu’en 2008, il aurait pu gagner la présidentielle.

     

    “Nous avons sauvé le pays”

    “Pour le salut de la population, c’était la bonne décision. Nous avons sauvé le pays”, a dit M. Tsvangirai, les mains vides après avoir incarné depuis la fin des années 1990 l’espoir d’une alternance démocratique et piloté un début de redressement économique ces dernières années.

    Il s’est aussi gardé d’appeler à manifester, alors que la peur des tabassages policiers et le souvenir des violences de 2008 sont dissuasifs.

    M. Tsvangirai avait fait le choix de ne pas boycotter les élections qu’il savait organisées à la va-vite sous la pression du camp présidentiel.

    Les listes électorales ont été publiées moins de 24 heures avant l’ouverture des bureaux de vote, ne permettant aucune vérification sérieuse, et a fortiori, aucun recours.

    Et de nombreux électeurs ont été déroutés de ne pas trouver leur nom dans leur habituel et d’autres aidés à voter.

    Mais l’écart des voix est spectaculaire, a fait remarquer un porte-parole de la Zanu-PF Rumbare Gumbo. “C’est leur droit d’intenter des recours. C’est une bonne chose, c’est la route de la sagesse, malheureusement je ne crois pas que les tribunaux diront autre chose”, a-t-il dit.

    En 2008, le Zimbabwe avait connu des journées de terreur et frôlé la guerre civile quand les partisans de M. Mugabe, distancé au premier tour de la présidentielle, s’étaient déchaînés.

    M. Tsvangirai avait jeté l’éponge après la mort d’environ 200 sympathisants, laissant M. Mugabe gagner seul en lice.

    Dans un pays toujours plongé dans l’incertitude créée par la corruption et les lois sur l’indigénisation pour restituer le contrôle de l’économie à des Zimbabwéens noirs, quand ce n’est pas à des proches du président, l’ampleur de la victoire de M. Mugabe pourrait donner des ailes aux durs de son parti mais risque de ne pas rassurer les investisseurs étrangers, qui étaient de retour depuis 2009.

    AFP

  • RDC: un convoi de la Mission de l’ONU caillassé

    RDC: un convoi de la Mission de l’ONU caillassé

    Monuc-blinder1– Un convoi de la Mission de l’ONU pour la stabilisation de la République démocratique du Congo (Monusco) a été caillassé à Goma, dans l’Est du pays, par des habitants en colère contre le tracé de la zone de sécurité qui doit être protégé par la Monusco et sa brigade d’intervention au mandat offensif.

    Dans la matinée, dans le quartier Birere, près de l’aéroport, un convoi de la Monusco a été caillassé par des habitants et la police est intervenue pour les disperser à coups de gaz lacrymogène, selon Me Jean-Mobert N’senga, du mouvement Lutte pour le Changement. Depuis, les magasins et boutiques de la zone ont été fermés, a-t-il précisé.

    Plusieurs autres petites manifestations ont été organisées dans la capitale de la province riche et instable du Nord-Kivu. Un groupe de motocyclistes a circulé en klaxonnant et scandant: “Nous sommes en train de chasser la Monusco”, chargée de la protection des civils, a constaté un photographe de l’AFP.

    Mardi, la Monusco avait donné 48h aux individus et groupes armés pour se rendre ou risquer un désarmement de force. A l’expiration de l’ultimatum, l’ONU a annoncé avoir établi une zone de sécurité pour la région de Goma-Sake, qui compte un million d’habitants, dont des dizaines de milliers de déplacés.

    Les manifestants regrettent que la zone de sécurité n’englobe pas les régions sous contrôle du Mouvement du 23 mars (M23), le principal groupe armé du Nord-Kivu, qui a occupé Goma fin novembre. Pendant la reprise des combats entre l’armée et le M23, le 14 juillet, des obus de la rébellion ont touché Goma – ce que la Monusco veut prévenir.

    En raison des manifestations de vendredi, le personnel de l’ONU a été prié de ne pas sortir de son lieu de travail. “On nous a demandé de geler les mouvements de véhicule”, qui sont ciglés UN et peuvent être pris pour cible, a indiqué à l’AFP une source onusienne sous couvert d’anonymat.

    afp

  • Koffi Olomide : démarrage des travaux d’enregistrement de son prochain album

    Koffi Olomide : démarrage des travaux d’enregistrement de son prochain album

    Koffi-Olomide.-Le patron de Quartier Latin Internationale a débuté au studio N’diaye, les enregistrements de son album « 13ème Apôtre» dont la sortie est prévue la fin de l’année 2014.

    L’artiste musicien congolais Koffi Olomide vient de passer un bref séjour à Luanda, où il a livré quelques productions scéniques dans les différentes salles et bars VIP dans la capitale angolaise.

    De retour à Kinshasa depuis la semaine dernière, la star s’est confiée à votre journal pour confirmer la réussite de son passage avec le groupe Quartier Latin International en Angola où ils n’ont pas l’habitude de se produire souvent. 
Selon l’artiste, toutes les prestations ont été de meilleures occasions de joies et de retrouvailles pour les fanatiques de la bonne musique.

    Dans l’ensemble, Koffi et son orchestre ont laissé une bonne impression partout où ils ont livrés des concerts.

    L’ambiance et la communion entre le public et les musiciens renseignent que le style tcha-tcho a toujours une place de choix dans le continent. Bien outillé grâce à ses tubes romantiques, Koffi Mopao Mokonzi s’est défendu correctement devant les mélomanes, a-t-il soutenu de son retour de Luanda.

    Les Congolais ayant choisi l’Angola comme leur seconde patrie et les autochtones se retrouvaient au rythme des nouveautés et des nostalgies proposées par la star.
    Contrairement aux folles rumeurs disant que Koffi serait interdit de sortir du pays pour des raisons judiciaires, l’artiste vient de prouver qu’il a le droit comme tout citoyen de circuler librement partout pour exercer sa profession de musicien.

    Aussitôt rentré au pays, le patron de Quartier Latin a indiqué qu’il va de nouveau se produire, ce samedi 20 juillet, dans la concession « Roméo Golf » sur l’avenue de la Justice, dans la commune de la Gombe.

    Ce sera le tout premier grand bal des vacances offert par la star qui sera accompagnée de sa charmante choriste Cyndi-le-cœur. Celle-ci, rappelle-t-on, a le vent en poupe grâce à son nouveau single « 6-6-6 » sorti depuis le 6 juin dernier sur le marché du disque congolais.
    Par ailleurs, il faut noter que Koffi dit le Jeune pato prépare déjà son prochain album « 13ème Apôtre» qui sera lancé à la fin de l’année 2014. Les travaux d’enregistrement ont bel et bien commencé au studio N’diaye à Kinshasa.

    Jordache Diala/La Prospérite