Author: Don Kayembe

  • Dialogue : « N’ayez pas peur », lance Z’Ahidi

    Dialogue : « N’ayez pas peur », lance Z’Ahidi

    Z’Ahidi-Pour le porte-parole du Cartel des opposants  signataires de l’Accord global et inclusif, « le dialogue entre congolais n’est qu’un moment de recherche des convergences sociales et politiques  pour redonner forces à la Nation ».
    A la suite de cette polémique généralisée pré Concertations ou pré Dialogue- c’est selon-, on en oublierait presque que l’ordre institutionnel en cours tire son fondement de l’Accord global et inclusif conclu, voici 10 ans,  en Afrique du Sud. Avec la cacophonie politicienne ambiante, on en oublierait presque que la Nation est menacée dans son existence et que l’urgence, mieux l’instinct de survie postule un antidote émanant de l’ensemble du pays. Voilà que Z’Ahidi Arthur Ngoma vient comme pour rappeler aux uns et aux autres que la crise –dans toutes ses facettes- se pose « à nous en tant que peuple, en tant que Nation ; et c’est en tant que tel que nous devons y répondre ». On retrouve- là les ressorts de la démarche « Camp de la patrie ». Sauf que le Z’Ahidi qui a effectué sa rentrée médiatique – via une conférence de presse-, hier mardi 6 août, s’exprimait en qualité de porte-parole du « Cartel de la composante Opposition politique signataire de l’Accord global et inclusif ». Une espèce de retour aux sources de l’ordonnancement politique actuel, non par nostalgie, mais par correction. «  La non exécution des résolutions et recommandations du Dialogue inter congolais de Sun City constitue, à n’en point douter, une des sources du malheur que connaît le pays », tranche l’ancien Vice- président de la République. Devons-nous désespérer pour autant de la RDC ? Non, répond Z’Ahidi. C’est pourquoi, sans souscrire à la querelle sémantique en cours, le porte-parole du Cartel des signataires de l’acte fondateur de la Troisième république définit le Dialogue tout simplement : « Le Dialogue entre Congolais n’est qu’un moment de recherche des convergences sociales et politiques entre Congolais pour redonner forces à la Nation ». Pas de quoi avoir des appréhensions quand tout le monde est d’accord qu’il y ait rencontre entre les hommes. D’où, le « N’ayez pas peur » emprunté au Très regretté Jean- Paul II. Un dialogue pour lequel Z’Ahidi Arthur Ngoma avait déjà appelé en mai 2010. De même qu’en son temps,  il rappelle qu’il avait fustigé la confusion autour de la nationalité de certains officiers rwandais comme Nkundabatware. Le même pour qui le Dialogue est inscrit dans l’ADN des Africains.  Si le Cartel s’inscrit déjà dans la logique du Dialogue, il esquisse même les questions essentielles à y débattre : la sécurité, le développement économique et le social. A n’en point douter, comme il y a une dizaine d’années, Z’Ahidi Ngoma se positionne parmi ces hommes ressources pour qui l’Opposition n’est pas qu’un espace de contestation.  Elle est aussi une plate-forme de  propositions  et surtout un courant qui sait identifier et défendre les intérêts nationaux. Un petit air des années « Etats généraux de l’Opposition » a traversé la salle du centre Saint Clément, rue Benseke à Kintambo.  Entourant leur porte-parole, le modérateur Lisanga- le même-, l’Anader Kumbu, l’UODC Kikata,  le camp de la Patrie Bembe ainsi que d’autres figures présentes dont Eva Muakasa, Idambituo…ont sans doute revu cette épopée de l’opposition congolaise.

    CARTEL DE LA COMPOSANTE OPPOSITION POLITIQUE SIGNATAIRE  DE L’ACCORD GLOBAL ET INCLUSIF

    En prenant la parole devant cette auguste assemblée, il me vient à l’esprit ces mots que je prononçais au seuil de notre transition vers la démocratie ; des mots qui viennent comme autant d’interrogations sur le temps qui passe.

    «Dans sa divine bonté, disais-je, Dieu Tout Puissant a bien voulu écouter la voix de son peuple et lui redonner espoir. A cet instant mémorable, où le temps, avec son cortège d’interrogations, semble arrêter son cours et où l’utopie se fait réalité, il est vrai que la main de l’artiste tremble; elle tremble devant cette fresque pas encore achevée, mais déjà bien avancée, de notre espérance fondamentale ».

    Cette joie de voir notre pays sortir des abîmes était bien légitime ; l’espoir était permis ; la paix était là, encore que nous ne perdions pas de vue qu’elle emportait avec elle l’embellie et l’ombre.

    L’embellie parce qu’il était désormais possible de dépasser le présent pour entreprendre l’avenir.

    II était à notre portée de transformer les dures épreuves subies par notre peuple en une chance de renaissance pour lui.

    Il était à notre portée de vérifier nos certitudes partagées, voire de les confirmer au carrefour où doivent converger toutes nos énergies pour réhabiliter la confiance en nous-mêmes, amorcer la reconstruction de la citoyenne et du citoyen par où transite ïa reconstruction de la Nation.

    II était à notre portée de fonder notre volonté de paix sur la culture de paix, c’est-à-dire en étant attentifs aux justes sujets de plaintes des plus démunis de nos concitoyens, privés du droit aux droits de l’homme, au premier desquels le droit à la vie.

    Il était à notre portée d’agir à la réunification du pays et à sa pacification, ce qui postulait travailler activement pour l’extension de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire et donc à la formation d’une armée nationale intégrée, une territoriale nouvelle et maîtrisée, une économie revitalisée et véritablement réunifiée, une politique sociale volontariste pour panser les blessures sociales autant que pour réhabiliter la dignité d’un peuple longtemps rivé à la pauvreté absolue.

    Il était à notre portée de peaufiner le calendrier de la démocratie pour conduire le pays vers des élections libres et transparentes.

    Il était à notre portée de soutenir ce sens du mouvement et de l’inscrire dans l’indispensable harmonie avec le sens de l’Etat.

    Enfin, il était de notre devoir, puisque tel est le destin naturel de notre pays au cœur du continent africain, d’arracher notre sous-région de la culture de guerre pour fonder sa renaissance dans la culture de paix.

    Malgré d’inévitables contradictions, voire des pesanteurs liées à la démocratie de la pauvreté, c’était le défi à relever. La tâche était rude, tant il est vrai qu’au-delà de la lumière, la paix retrouvée emportait avec elle l’ombre.

    L’ombre, parce que la crise qui a entraîné la Patrie au fond des abîmes a laissé derrière elle tous ses alliés objectifs, qui ont pour noms : l’ignorance, la culture de jouissance et de suffisance, l’exclusion de tout ce qui n’est pas soi et les siens, le prosélytisme, et sais-je encore, des volontés aussi dispersées qu’instrumentalisées. Autant dire que momentanément défaite la crise interne a vite recouvré de sa culture.

    Rien n’aura été épargné, y compris nos institutions d’appui à la démocratie, dont c’était le rôle que d’accompagner et de soutenir l’expectative légitime de notre peuple à la bonne gouvernance, à la justice et à la paix. Or, la démocratie, disons le sans ambages, ne vaut que ce que valent les forces sociales qui la soutiennent.

    L’ombre, enfin, parce qu’il n’est pas donné de construire la paix dans un environnement international fantasque et récessif. Il en fallait beaucoup pour que nos rapports exogènes rencontrent l’harmonie que patiemment notre pays s’efforçait d’instaurer en son sein.

    Aujourd’hui, comme le Cartel de l’Opposition l’avait dît en d’autres circonstances, le temps qui passe n’est plus à ces illusions lyriques, d’un pays dont la voix compte au cœur du continent noir, alors que du pays il ne reste plus que la désacralisation des valeurs fondamentales de la République ; l’institutionnalisation des antivaleurs, dont la corruption, le pillage des ressources naturelles, bradées, sans étal d’âme, contre des palliatifs à court terme ; l’étalage des richesses indues, sous le règne de l’impunité généralisée ; la réduction du citoyen et de la citoyenne à la pauvreté absolue, à la mendicité.

    Notre Peuple, humilié et affligé, assiste avec impuissance aux violations massives et systématiques de sa souveraineté, de ses droits humains, de l’intégrité de son territoire, en particulier par le Rwanda. Le tableau est bien sombre.

    Un spectacle insoutenable que celui du géant du continent noir jeté en pâture aux rapaces. La question se pose à nous, très chers Compatriotes ; elle se pose à nous en tant que peuple, en tant que Nation ; et, c’est en tant que tel que nous devons y répondre.

    Comme nous venons de l’établir, la crise que nous connaissons a deux niveaux, l’interne et l’externe.

    A la crise interne répond la revendication du dialogue entre Congolais ; tandis que la crise externe concerne les relations de bons voisinages entre Etats. Etroitement liées ces deux questions ne doivent pas être confondues dans leur résolution. Ce fut le cas à Sun City et le pays l’aura payé très cher !

    Beaucoup a été dit sur le Dialogue entre Congolais, Des polémiques qui témoignent plus des appréhensions diverses. Nous le dirons à la suite du Regretté Saint-Père, Jean-Paul II, «N’ayez pas peur », Le dialogue entre Congolais ce n’est qu’un moment de recherche des convergences sociales et politiques entre Congolais pour redonner forces à la Nation.

    Au-delà des questions de forme qui se doivent d’être considérées, se posent, quant au fond les questions essentielles suivantes :

    1/ la sécurité, c’est-à-dire la nécessité de reconstruire les piliers de l’Etat, ces piliers qui lui donnent sens parce que l’Etat n’est avant tout qu’un service ou n’est rien du tout : l’armée, la police, l’administration publique, les services de l’Etat, la justice, la diplomatie, etc. qui sont aujourd’hui, clochardisés.

    2/ Le développement économique ; Au moment où les pays du monde investissent dans le patriotisme économique la R.D, Congo ne peut pas être le seul pays à vivre dans la confusion entre libéralisme économique et western économique, pour la gloire jumelle de la corruption, l’impunité généralisée et l’enrichissement sans cause. Nous devons en finir avec le bradage des ressources naturelles du pays contre des palliatifs à court terme. Nous devons sortir le pays d’une économie de rente et l’engager dans une économie de transformation.

    3/ Le social. C’est la clé de voûte du développement d’un pays ; l’indication de son niveau de civilisation, mais qui est aujourd’hui totalement abandonné. L’éducation, la santé, la jeunesse, la femme, les personnes âgées, totalement clochardisés. Le social devient l’espace de la charité, abandonné en tant que tel aux aléas de l’humanitaire.

    Il va sans dire que la non exécution des résolutions et recommandations du Dialogue Inter Congolais de Sun City (Afrique du Sud) constitue, à n’en point douter, une des sources du malheur que connaît le pays présentement.

    Ce Dialogue entre Congolais doit se tenir dans notre pays mais pas forcément. Il doit se tenir sous la direction d’un facilitateur à désigner soit par les Nations Unies soit par l’Union Africaine.

    Prévu pour durer quinze jours, ce Dialogue doit regrouper l’actuelle majorité présidentielle, l’opposition politique dans toute sa diversité y compris celle de la diaspora et les forces vives de la société civile.

    Le Dialogue National politique, transparent et inclusif à venir doit rechercher la réconciliation nationale autour des principes et valeurs qui forgent notre unité en tant que peuple, en tant que Nation.

    C’est le lieu de renouveler l’hommage de la reconnaissance de la Nation à la communauté internationale et à tous les pays amis, pour l’accompagnement dont ils ont bien voulu nous prodiguer dans ces voies étroites de notre transition. C’est aussi le lieu d’en appeler à eux tous pour qu’ils poursuivent leur contribution à l’instauration d’une paix durable dans notre sous-région, laquelle ne saurait investir ses espoirs de développement dans une culture de guerre.

    Nous en appelons, enfin, à la CIRGL, afin que d’aucuns comprennent que la paix que nous voulons construire en RDC c’est au bénéfice de tous ; et, qu’avec la paix la sous-région d’Afrique centrale a tout à gagner, tandis qu’avec la guerre elle a tout à perdre. La remarque s’adresse en particulier au Rwanda, qui doit sortir d’une culture de guerre et construire sa démocratie sur le fondement d’un dialogue entre Rwandais.

    Descendons dans le tumulte de nos cités et de nos patries diverses où tourbillonne et s’émeut la grande angoisse humaine à la recherche de la délivrance ; rapprochons, pour l’heureuse confrontation où se dissipent les malentendus, les génies de nos patries diverses qu’un même destin, du haut avenir ou du désastre mortel, fait inéluctablement solidaires. Faisons nôtre cette prière de Saint François d’Assise :

    Là où est la haine, que je mette l’amour ;

    Là où est l’offense, que je mette le pardon ;

    Là où est la discorde, que je mette l’union ;

    Là où est l’erreur, que je mette la vérité ;

    Là où est le doute, que je mette la foi.

    Puisse la petite fille nommée Espérance, à laquelle l’auteur reconnaissait des vertus théologales, porter très haut l’espérance fondamentale de notre peuple ; et puisse le Seigneur Tout Puissant protéger et bénir notre pays la République Démocratique du Congo !

    Je vous remercie de votre attention.

    SEM Z’Ahidi Arthur NGOMA,

    Ancien Vice Président de

    la République

    Porte parole du Cartel

  • Bancarisation des salaires, coupures à valeur faciale élevée … La Banque centrale joue l’apaisement

    Bancarisation des salaires, coupures à valeur faciale élevée … La Banque centrale joue l’apaisement

    Franc Congolais-coupures à valeur faciale élevée.
    Franc Congolais-coupures à valeur faciale élevée.

    -Le paiement des salaires des agents et fonctionnaires de l’Etat par voie bancaire ainsi que difficultés rencontrées par certains bénéficiaires résidant dans des territoires dépourvus des structures bancaires, la circulation des billets à valeur faciale élevée…, ces sujets là qui ont fait l’objet de la conférence de presse qu’a animée hier mardi 6 août le Directeur Général de la Politique Monétaire et des Opérations Bancaires de la BCC (Banque centrale du Congo), Jean Louis Kayembe.

    Parlant de la bancarisation des salaires, le Directeur général de la PMOB (Politique monétaire et opérations bancaires) a fait remarquer qu’il s’agit d’une grande réforme tentée par le gouvernement, et les résultats sont probants.

    Cette réforme revêt un double objectif : la maîtrise de l’enveloppe salariale et celle des effectifs des travailleurs par le gouvernement.
    A la préoccupation de la presse de savoir où on en est avec la paie dans des zones non couvertes par les structures bancaires.
    Jean Louis Kayembe a d’abord reconnu qu’il y a eu effectivement de problèmes à ce niveau. Les fonctionnaires de l’Etat composés en majorité des enseignants desdites zones éprouvent des difficultés pour recevoir leurs salaires à temps.
    Remerciant la Caritas Congo pour son appui en vue de remédier à la situation, il a fait savoir que le gouvernement et l’institut d’émissions travaillent en étroite collaboration sur la question. Des voies et moyens sont en train d’être explorés afin de remédier définitivement à la situation.
    «Tout est mis en œuvre pour qu’il y ait un changement d’ici la paie du mois d’août», a-t-il annoncé.
    Toujours en rapport avec la question liée aux difficultés pour agents et fonctionnaires de l’Etat habitant dans des zones dépourvues de structures bancaires, le Directeur général de la Politique monétaire et opérations bancaires a renseigné que certains accusaient deux à trois de retard de salaires. Mais, ce retard est en train d’être absorbé grâce aux efforts qui sont en train d’être  déployés par le gouvernement.

    Pourquoi la paie démarre-t-elle à des périodes différentes dans les banques commerciales, alors qu’elles sont toutes installées dans la capitale?
    A cette question, le conférencier a commencé par rappeler que la date officielle retenue par le gouvernement pour la paie des agents et fonctionnaires de l’Etat, c’est le 20. Avant de faire observer que, suivant le chronogramme établi, les crédits sont disponibilisés par la Banque centrale au plus tard le 10 du mois, et les banques commerciales ont, à leur tour, 5 jours pour faire le ménage et démarrer la paie à partir du 15.
    Toutefois, a-t-il souligné, chaque banque détermine librement par quel groupe démarrer ses opérations de paie. Il y en a qui commencent par la police et l’armée, et d’autres par les enseignants… ainsi de suite.
    Pour la BCC, une fois sa mission accomplie, elle n’a pas à s’ingérer dans la programmation des banques commerciales pour les opérations de paie.
    Quels ont été les critères de choix des banques pour assurer les opérations de paie, parce qu’il y en a qui n’ont pas d’agences à travers la ville ? Conséquence : on assiste à de longues files des fonctionnaires le jour de paie.
    Réponse : il y a une structure qui s’en occupe. Elle s’appelle ACB.
    Pourquoi les coupures à valeurs élevée se font de plus en plus rares dans les transactions ? En plus, ceux qui en détiennent éprouvent des difficultés pour acheter.

    Le DG Kayembe s’est félicité du fait que depuis leur lancement, les émissions des coupures à valeur faciale élevée n’ont pas provoqué la dépréciation contrairement aux craintes exprimées. Au contraire, a-t-il ajouté, la monnaie nationale s’est davantage bien comportée.
    A propos de leur rareté dans les transactions, il a indiqué qu’il s’agissait d’abord d’un essai qui heureusement s’est avéré concluant. Raison pour laquelle la Banque compte augmenter lesdites émissions en vue de faciliter les grandes transactions.
    Mais, a insisté le n°1 de la Politique monétaire, tout se fera dans le respect des principes qui ont toujours guidé les banques centrales à travers le monde en termes d’émissions. C’est-à-dire l’émission des billets se fait suivant les besoins des consommateurs.
    Quant à la difficulté d’achat sur le terrain, il a indiqué qu’on ne peut pas s’amener avec une coupure de 20.000 Fc pour opérer un achat de moins de 5.000 Fc. D’où il conseille aux détenteurs d’opérer un achat judicieux afin d’éviter toute complication.
    Dom

  • Concertations nationales: Secrétariat technique fin prêt

    Concertations nationales: Secrétariat technique fin prêt

    KabilaKengo-Après leur entretien avec le chef de l’Etat mardi à l’aéroport de N’djili, les deux présidents de chambres parlementaires, membres du présidium des concertations, vont rendre publique ce mercredi la composition du secrétariat technique de ce forum national initié par Joseph Kabila. Le décor est planté pour la tenue des concertations nationales. Léon Kengo wa Dondo a indiqué mardi 6 août 2013 à la presse que le secrétariat technique sera installé aujourd’hui mercredi 7 août 2013. Une déclaration qui arrive après une rencontre de haut niveau entre le présidium des Concertations nationales et le président Kabila au salon présidentiel de l’aéroport international de N’djili. Un jour avant, soit lundi 5 août les présidents de deux chambres ont tenu une conférence de presse pour fixer l’opinion sur les cinq thématiques qui seront abordés au cours de ce forum. Notamment la démocratie, la gouvernance, les réformes institutionnelles; l’économie, le secteur productif, les finances publiques; la démobilisation, le désarmement, la réinsertion et le rapatriement des groupes armés : les conflits communautaires, la paix, la réconciliation nationale et enfin, la décentralisation et le renforcement de l’autorité de l’Etat. Comme on peut le constater, il ne sera pas question d’évoquer la vérité des urnes tel que réclamé par l’Opposition politique.

    L‘attention et les énergies à Kinshasa sont dirigées vers l’organisation des Concertations nationales. Le présidium chargé de l‘organisation de ce forum national, notamment Léon Kengo wa Dondo et Aubin Minaku, respectivement présidents du Sénat et de l’Assemblée nationale, a mis le turbo. Les choses se sont accélérée peu après le retour au pays de Kengo quand, mardi 6 août 2013, au sortir d’une réunion de travail, le speaker du Sénat a confié à la presse que les membres du secrétariat technique chargé de l‘organisation dudit forum seront connue dès ce mercredi 7 août. Bien avant cette réunion de travail, les deux honorables présidents avaient rencontré le chef de l’Etat au salon présidentiel de l’aéroport international de N’djili autour de la même question. Une façon d’indiquer que le travail se fait en coulisse afin de réussir la tenue de ces assises.
    L’objectif des concertations nationales initiées par Joseph Kabila est de créer la cohésion nationale pour faire face à la guerre qui sévit dans l’Est de la RD-Congo sous l’instigation du mouvement rebelle pro-rwandais, à savoir le M23.
    Déjà le lundi 5 août, Kengo et Minaku avaient animé une conférence de presse à Kinshasa au cours de laquelle ils ont annoncé que le travail avance du jour au jour afin que les concertations soient convoquées rapidement. Ils ont révélé les cinq thématiques qui seront abordés au cours de ce forum. Notamment la démocratie, gouvernance, réforme institutionnelle, l’économie, le secteur productif, les finances publiques, la démobilisation, le désarmement, la réinsertion et rapatriement de groupes armés, les conflits communautaires, la paix et la réconciliation nationale et enfin, la décentralisation et renforcement de l’autorité de l’Etat. De ce fait, le Secrétariat technique des Concertations est fin prêt, confient des sources, ajoutant que les noms de ses membres du secrétariat technique connus ce mercredi 7 août 2013. Le même joui’, le présidium approuvera également le budget des concertations nationales de sorte que dans les jours qui viennent que l’on puisse annoncer la convocation de ces assises, les participants et les modalités qui doivent permettre à ceux-ci de regagner Kinshasa et également l’ensemble de titres de voyage qui doivent leur être envoyés. « Sans les jours qui arrivent, je crois que le travail doit être avancé pour que la convocation des concertations ait lieu rapidement », a déclaré Kengo sans annoncer une date précise.

    Chose promise chose due

    Minaku n’a l’ait qu’approuver les propos de son collègue Kengo a sorti le grand jeu. Prenant ses amis de l‘Opposition à contrepieds, il a mis la sourdine et privilégié l’intérêt supérieur de la Nation. Dès la publication de l’ordonnance présidentiel le, certains membres de l‘Opposition politique sont montés au créneau pour exiger que la question de la vérité des urnes et de la légitimité de Kabila soit inscrite à l’ordre du jour de ce forum, conditionnant leur participation à ces assises à une médiation étrangère neutre sous l’égide de l’ONU. invoquant une disposition de l’accord-cadre de paix signé en Février 2013 à Addis-Abeba par onze Etats africains et la résolution 1298 du Conseil de sécurité. Leur chouchou, Denis Sassou Nguesso, président de la République du Congo Brazzaville, a manifesté sa disponibilité d’offrir ses bons offices dans l’organisation de ce forum au cas où il serait invité par les autorités RD-congolaises. Il a fait cette déclaration lors de sa l’encontre avec son homologue Joseph Kabila à Brazzaville tout récemment. Si la disponibilité de Sassou a été saluée par l’Opposition RD-congolaise, ses propres opposants ont raillé le choix de leurs homologues RD-congolais, affirmant que sous Kabila, la RD-Congo a réalisé plus d’avancées démocratique que le Congo-Brazza de Sassou !
    De son côté, Kabila a concrétisé sa promesse faite au Congrès au mois de décembre 2012 par la signature de l’ordonnance présidentielle au mois de juin dernier portant convocation et organisation des concertations nationales dont le but principal est de recréer la cohésion nationale face à la guerre dans l’Est de la RD-Congo. Entre temps, même au sein de l’opposition, de plus en plus de personnalités adhèrent à ce schéma républicain, quel que soit la dénomination que chacun voudrait voir être donnée à ces concertations. Bref, la majorité des RD-Congolais acceptent la tenue du dialogue, imminent avec les derniers développements de l’actualité.
    Octave MUKENDI et Sandrine N’TSHIRI

  • RDC: A Kiwanja, on craint le M23 mais on résiste

    RDC: A Kiwanja, on craint le M23 mais on résiste

    kiwanja– Inquiet, un habitant de Kiwanja, localité de l’Est de la République démocratique du Congo, avale les derniers morceaux de poisson et de pâte de manioc de son dîner avant de disparaître dans l’obscurité, à pas pressés.

    “Je vous laisse, il paraît que ça va être au tour de ma maison d’être visitée cette nuit”, explique-t-il.

    A Kiwanja -à 70 km au nord de Goma, capitale de la province du Nord-Kivu- la même scène se répète depuis plusieurs semaines. A la nuit tombée, les rues se vident et les habitants s’enferment chez eux.

    Leur terreur, disent-ils: les pillages “systématiques” qui durent depuis “un mois ou un mois et demi” et dont ils accusent les rebelles du Mouvement du M23 actifs dans la zone.

    Kinshasa et la Mission de l’ONU en RDC (Monusco), qui a une base sur place, ont eux aussi dénoncé ces vols et désigné les mêmes coupables.

    La rébellion dément. “Le gouvernement veut faire croire que l’on enrôle de force et que l’on pille. C’est faux, regardez par vous-même”, déclare un cadre du M23, arrêté sur le bord de la route à l’entrée de la localité.

    De fait, à Kiwanja, les journées se déroulent presque normalement. La présence militaire est discrète et la majorité des boutiques sont ouvertes, même si tous les commerçants affirment que l’activité économique est ralentie.

     

    Mais le feu couve sous la cendre.

    Le 24 juillet, la population s’est soulevée et a mis le feu à des paillotes utilisées par le M23, des Tutsi congolais qui affrontent l’armée régulière par intermittence depuis mai 2012.

    A la suite de ces incidents, le M23 a dit avoir arrêté une cinquantaine de jeunes. La plupart ont été libérés le 27 juillet. Mais des habitants, fatigués des troubles et exactions, ont entamé une résistance.

    Assis sur une chaise dans une petite cour à l’abri des regards, l’un d’eux, Nganza, raconte avoir autrefois combattu le CNDP, une rébellion dont sont issus la majorité des hommes du M23, dans les rangs d’une milice d’auto-défense locale Maï Maï.

    “Patriote”

     

    En tee-shirt de sport et jeans, il déclare avoir participé aux manifestations anti-M23 et se dit prêt à recommencer. Il accuse la rébellion de forcer la population à donner des cuvettes de haricots pour participer à l’effort de guerre. Le M23 reconnaît l’existence de ces “contributions”, mais affirme qu’elles sont “volontaires”.

    Pour Nganza, “presque tout le monde à Kiwanja est Maï Maï” ou “patriote” ce qui expliquerait pourquoi “la cité est protégée des bombardements”.

     

    Lui aussi se sent protégé grâce à une scarification et à des ingestions régulières de poudre d’herbes: les balles “s’arrêtent sur moi et tombent comme des pierres”, assure-t-il en se frappant le torse.

    Dans la nuit de samedi à dimanche, de nouveaux incidents ont secoué la ville. Des tirs nourris de kalachnikov ont été entendus pendant de longues minutes. Des soldats de la Monusco sont sortis de leur base et ont patrouillé dans les rues.

    Au petit matin, non loin d’une église bondée, la population a découvert trois corps sans vie gisant dans les rues.

    Le M23 a présenté les cadavres à la presse et à la population comme étant des bandits Maï Maï et FDLR (Forces démocratiques de libération du Rwanda), une rébellion hutu qui lutte contre le régime tutsi au pouvoir dans le Rwanda voisin alors que le M23 serait, lui, soutenu par Kigali -qui dément.

    Le M23 affirme les avoir abattus, preuve qu’il n’aurait rien à voir avec les pilleurs, bien au contraire.

    Amassés autour des cadavres, certains habitants paraissent convaincus et se disent soulagés de voir les rebelles prendre en main leur sécurité. “Ils ont bien fait”, glisse une femme dans la foule.

    Mais un peu plus loin, beaucoup, comme Nganza, sont sceptiques: “Ce ne sont pas des brigands, ce sont des prisonniers (du M23) relâchés et tués exprès par la rébellion pour rassurer la population, lui laver le cerveau”.

    afp

  • Zimbabwe: les démissions se suivent à la Commission électorale

    Zimbabwe: les démissions se suivent à la Commission électorale

    Mugabe-et-son-premier-ministre– Un membre de la Commission électorale zimbabwéenne a annoncé sa démission mardi, quelques jours après qu’un collègue eut fait de même pour protester contre l’organisation des élections qui dont donné le 31 juillet une large victoire au président Robert Mugabe.

    “J’ai démissionné”, a indiqué à l’AFP le professeur de droit Geoff Feltoe. “Je vais retourner à l’université. J’ai toujours eu l’intention de le faire et j’y vais.” 

    M. Feltoe a refusé de dire si sa décision était liée à la tenue des élections générales du 31 juillet, qui a été vertement critiquée tant par l’opposition que par la société civile et des observateurs étrangers.

    Mkhululi Nyathi, un autre membre de la Commission électorale zimbabwéenne, avait claqué la porte samedi, dénoncant le manque d’intégrité dans le processus.

    M. Nyathi a dit que sa démission n’avait rien à voir avec le résultat du vote, qui a vu Robert Mugabe écraser son Premier ministre Morgan Tsvangirai, avec qui il partageait le pouvoir depuis quatre ans au sein d’un fragile gouvernement d’union nationale mis en place après la très sanglante campagne électorale de 2008.

     

    Morgan Tsvangirai, adversaire malheureux de M. Mugabe à trois reprises, a promis de contester le résultat du vote, le qualifiant de “frauduleux ou volé”.

    M. Tsvangirai a évoqué des fraudes massives et a exigé une vérification par la justice des listes électorales, les bulletins de vote et des certificats d’inscription des électeurs.

    Les puissances occidentales ont également exprimé de graves préoccupations après cette élection, qui a été globalement acceptée par les pays africains –à l’exception notable du Botswana.

    AFP

  • Fibre optique : poursuivre les coupables

    Fibre optique : poursuivre les coupables

    Reseau fibre optique
    Reseau fibre optique

    Le projet de la fibre optique a fait flop ! C’est sans conteste. Des fonds publics ont été dilapidés. D’autres mal affectés. L’incertitude plane désormais sur le paiement de 148.000 Usd que la RDC doit transférer mensuellement au consortium WACs.

    La liste des méfaits n’est pas exhaustive sur la gestion catastrophique de la fibre optique. Du côté des officiels, c’est le silence-radio. On tente curieusement de justifier l’injustifiable. Le silence de la justice et des autorités devient complice voire inquiétant. Le feuilleton de la fibre optique ne peut se refermer sans que l’on sache les raisons qui privent la République du haut débit tant attendu.

    Des individus se sont enrichis au détriment de l’ensemble des Congolais. D’importants fonds mis à disposition de la Société congolaise de postes et de télécommunications (SCPT) pour la réalisation de cet important projet d’utilité publique n’ont pas produit le résultat escompté. Et pourtant, le chef de l’Etat s’est régulièrement impliqué pour faire avancer les lignes de la réduction de la fracture numérique. Jusqu’au bout, Joseph Kabila s’est totalement investi.

    Convaincu de la bonne réalisation du projet, le chef de l’Etat n’a pas hésité à faire le déplacement de la station de Muanda (Bas-Congo) pour faire « basculer » le pays dans le haut débit. L’innovation n’aura été que de courte durée. Comme un météore, il s’est estompé avant même que la population ne jouisse de ses nombreux avantages. Un projet rongé de toutes parts. Le projet de connexion à la fibre optique a souffert de plusieurs maux. Le plus important reste le péché originel de l’étude de faisabilité. Tout projet complexe, comme la fibre optique, requiert un minimum d’études en vue d’éviter tout tâtonnement.

    A ce jour, aucune étude menée par une firme spécialisée n’a été produite par la SCPT. De l’Océan à la station d’atterrage, en passant par le câble de Muanda à Kinshasa, un suivi sur la base d’un schéma tracé à l’avance n’existe pas. La firme qui a posé le câble a mené le travail à sa guise. Qui pis est, la SCPT ne s’est pas encombré des précautions avant de réceptionner l’ouvrage. Comme une simple lettre à la poste (!), la réception de cette importante infrastructure s’est faite sans se soucier de la qualité du travail livré. Une légèreté qui rime avec l’absence de toute planification autour de ce projet. La meilleure manière de battre en brèche cette allégation ne serait-elle pas de mettre à la disposition du public ce crucial outil de réalisation de l’infrastructure, à savoir l’étude de faisabilité ?

    Les difficultés commencent déjà avec le consortium WACs.

    La RDC est restée la dernière de la classe dans cette organisation qui regroupe 14 Etats. Alors que tous les quatorze Etats s’étaient connectés, la RDC avait raté le rendez-vous ; le projet s’étant embourbé dans une querelle politico-administrative indescriptible. Une gestion scrabbleuse des fonds Le projet comme celui de la fibre optique ne pouvait pas manquer de financement d’autant plus qu’il est d’une rentabilité certaine.

    La Banque internationale pour l’Afrique au Congo (BIAC), qui en a saisi la portée exacte, n’avait pas hésité un seul instant à accorder un prêt de 12 millions Usd à la SCPT sous garantie de l’Etat. C’est alors que s’est ouvert le cycle d’une gestion scabreuse. D’abord, trois millions Usd sont sortis des guichets de la BIAC, sur présentation d’un simple permis de conduire, a révélé le ministre Kin-Kiey Mulumba devant l’Assemblée nationale. Une légèreté déconcertante! L’ancien ADG de la SCPT, qui a couvert l’opération, est resté en prison pendant quelques jours avant de recouvrer la liberté.

    Comme par enchantement, les trois millions USD ont été reconstitués. Une modeste quotité s’est volatilisée avec un sujet Indien, non autrement identifié, qui avait gagné le marché de construction de la station d’atterrage de Muanda.

    Les appréhensions du VPM Mukoko

    Depuis toujours, le projet de la fibre optique a été entouré d’un flou artistique. Ce qui n’a pas manqué de susciter des inquiétudes du ministre ayant en charge le budget. Dans un courrier destiné au Premier ministre Matata Ponyo, le vice-Premier ministre Mukoko Samba, en charge du Budget, a eu des mots justes pour décrire la calamiteuse gestion de la SCPT. Dans sa lettre datée du 20 mai 2013, Daniel Mukoko Samba écrit : « Je voudrais relever que je ne suis pas persuadé que les mises à disposition de fonds en faveur de cette société (SCPT) soient gérées par les canaux statutaires. C’est pourquoi n’ayant pas été convaincu par les dirigeants de l’entreprise, je me suis gardé de toute nouvelle liquidation ».  Le VPM Mukoko Samba ne s’est pas arrêté en si bon chemin dans son réquisitoire contre le management de la SCPT. « Par ailleurs, poursuivit-il, je voudrais souligner à votre attention, que l’inadéquation entre d’une part, le volume des investissements nouveaux et leur teneur technologique et, d’autre part, le profil des dirigeants constitue un risque que nous (Ndlr : le gouvernement) ne pouvons continuer à prendre ». En effet, il ressort de dernières investigations que le compte SCPT à la BIAC aurait été relocalisé à la Sofibank. Le libellé est resté curieusement le même, alors que les signatures ont changé, rapportent des sources bien introduites. Les signataires statutaires ne seraient pas autorisés à engager la société dans la sortie des fonds, justifiant ainsi la vive inquiétude du VPM Mukoko. Seule une signature est autorisée, contrairement à la législation en vigueur.

    En fait, la correspondance du VPM Mukoko a été dictée par le souci de bonne gouvernance des fonds publics alloués pour la réalisation des objectifs précis. Le Trésor public, qui garantit le prêt BIAC, avait l’obligation de rétrocéder à la SCPT un paiement effectué auprès du consortium WACs de l’ordre de 3 millions Usd.

    Tenant absolument à la « pertinence de la dépense publique », Daniel Mukoko a en outre exigé des soubassements justificatifs de l’utilisation des 500.000.000 Fc mis à la disposition de la SCPT en date du 13 avril 2013. « Il s’avère que la SCPT estime que ce montant est insuffisant pour rencontrer les besoins liés à l’inauguration prévue incessamment de la station d’atterrage », s’étonne avec amertume le vice-Premier ministre Mukoko. Dans la note explicative de l’utilisation des fonds pour la station d’atterrage de Muanda, datée du 22 mai 2013 et adressée au ministre de PT et NTIC, l’ADG Placide Mbatika renseigne que « la colocation (équipement et installation) 151.564 Usd, le paiement pour la contre-expertise technique GETS avant la mise en service 123.356,52 Usd, … aménagement showroom Hôtel des postes 65.000 Usd (?) et jardin station d’atterrage 17.000 Usd (au titre d’avance)». Plus loin, dans une formule lapidaire, l’ADG a.i. annonce que « le solde, soit 100.626,10 Usd, a été réservé pour les autres travaux à réaliser avant la mise en service ». Ce qui a, sans doute, mis la puce à l’oreille du VPM Mukoko Samba.

    Comment, en effet, garder par devers les caisses 100.000 USD pour des dépenses non justifiées et en demander davantage du Trésor public ? Seule la SCPT en détient le secret.

    Ni interpellation, ni sanctions

    Face à ce tableau apocalyptique qui a produit comme conséquence néfaste l’absence du haut débit sur différents terminaux, des sanctions devraient s’en suivre. Curieusement, l’appareil judicaire semble grippé au point qu’aucune information judiciaire n’est à l’ordre du jour. Les magistrats auraient-ils reçu injonction de ne point fouiner sur la gestion de la fibre optique ? Tous les observateurs répondent par la négative d’autant plus que les autorités du pays, en cette matière – tant le chef de l’Etat que le Premier ministre – sont déterminés à éradiquer des écarts du genre dans la gestion des finances publiques.

    Au regard des conséquences qui en résultent à travers la qualité douteuse de la pose du câble et de son utilisation future par les Congolais, l’Etat en sortirait perdant. Tout compte fait, le projet de la fibre a été un fiasco sur toute la ligne. Les tracés de Muanda voire celui de Kinshasa-Kikwit, surfacturés à souhait entre 75.000 USD et 100.000 USD par kilomètres, pèseraient également sur le Trésor public. Plusieurs centaines de millions USD d’Exim Bank devront cependant être remboursés à l’échéance.

    A l’allure où fonctionne le haut débit congolais, il serait hasardeux d’affirmer que les générations futures seront épargnées de porter le poids de cette créance. Les quelques rares sociétés qui ont cru au projet menacent déjà de solliciter des solutions palliatives. Global et MTN du Congo-Brazza auraient déjà exprimé leur ras-le-bol.

    Des poursuites devront viser l’obligation de transparence et de responsabilité. Le préjudice est énorme pour le Trésor public, appelé à payer plus de 300 millions USD à échéance, sans que le haut débit n’ait été effectif au bénéfice des usagers. De la même façon aussi, la relance de la SCPT devient-elle hypothétique voire sans issue.

    Toute l’euphorie suscitée auprès des employés n’aura été que cosmétique, éphémère. Sous le soleil de la SCPT, rien de nouveau ! Les téléphones portables et les ordinateurs attendront encore longtemps pour accéder au haut débit. Quant au Trésor public, il paiera une créance qui a porté bonheur à des individus que la justice continue à couvrir. Un faisceau intéressant d’informations aurait pu rassurer tout le monde, à la suite d’un audit qui n’a plus été mené. Au nom de la loi, des coupables doivent payer du grand forfait causé à la République.

    Le Potentiel

  • La première défaite anglo-saxonne en République Démocratique du Congo

    La première défaite anglo-saxonne en République Démocratique du Congo

    Interview de M. Tshiyoyo Mufoncol sur la liberation de la RD Congo!–En faisant entrer un énième acteur,  Jakaya Kikwete et son pays la Tanzanie, dans le « jeu morbide» qui se perpétue à l’Est du Congo,  les Anglo-Saxons, parrains encore hier de Paul Kagamé, de Yoweri Museveni et de l’homme de paille de ces deux  derniers à Kinshasa,   avouent,  et même s’ils ne le reconnaitront jamais ouvertement,  leur échec cuisant au Congo. Et de ce fait, celui de leurs deux « filleuls », Kagamé et  Museveni, dans leur projet obscure de  balkanisation de la RDC ;  Revers aussi face à un peuple, qui a été dépourvu d’armes et sans aucune structure consciente et organisatrice, mais qui a su résister pendant 17 ans,  et ce depuis le 17 mai 1997,  date qui marque le début du processus de la déstabilisation de la RDC, par sa seule volonté de vouloir vivre en congolais.

    Bernard Debré se doutait à peine dans son livre « Le retour du Mwami/ La vraie histoire des génocides rwandaises» lorsqu’il s’interrogeait si « […] les Américains avaient […] vraiment parié sur le bon cheval. […] Sera-t-il le Bismarck tant attendu ?  Rien n’est moins sûr ». [répondait Debré à sa propre question]. « En tout cas, Museveni est le favori des Anglo-Saxons…Et [ celui-ci] soutient évidemment l’homme qui lui a permis de prendre le pouvoir [en Ouganda], Paul Kagamé, le Tutsi du Rwanda, et ses forces [de l’APR] bien équipées et entraînées [par des bérets vers américains] », (Debré : 1998 :98).

    Debré se posait toute cette question peut-être  qu’il était « Français », qui cachait mal son mécontentement face à cette « nouvelle »  emprise américaine dans les Grands- Lacs et la perte que cela impliquait de l’influence française dans la région.  Qui sait ?

    Surnommé par les Américains « Little Darling », « le premier bush fighter [qui] a renversé par les armes une dictature surarmée »,  Museveni et son acolyte Paul Kagamé furent présentés par la propagande anglo-saxonne comme la « nouvelle race de dirigeants africains », mais qui finalement s’est révélée n’être que ce que nous savions qu’ils étaient, c’est-à-dire de simples « nègres de service » , d’ esclaves-noirs, d’un type nouveau, qui étaient appelés à assurer juste la protection  de nouvelles plantations américaines que la plupart de pays du africains devenaient.

    L’esclavage avait acquis une nouvelle forme de vie. Il n’était plus question de capturer les esclaves en Afrique et de les conduire manu militari vers des champs lointain de coton ou de cannes à sucre aux USA ou sous d’autres cieux du monde dit « civilisé ».  Désormais, des pays africains entier constituaient chacun, et  à sa manière,  une nouvelle forme de plantation qui était chargée à produire soit du coton, soit du cobalt, soit  du pétrole (brut), soit du café, soit du coltan…Et chaque africain restait à jamais un esclave travaillant dans un vaste champ afin de  maximiser une économie d’extraction.

    Mais comment « cette nouvelle race de dirigeants africains », pour qui la propagande anglo-saxonne a inventé et vanté  tant l’intelligence,  jusqu’à faire même des émules dans nos sociétés respectives et chez des Êtres dit pensant,  a piteusement fait chou blanc en RDC malgré tous les moyens mis à sa disposition pour accompagner et assurer sa réussite.

    L’Occident s’était totalement « compromis » pour soutenir et encourager Museveni et Kagamé  dans l’accomplissement de leur sale besogne au Congo. « On ferme,  [raconte Debré], les yeux sur quelques « entorses » à la philosophie des droits de l’homme (Museveni [comme plus tard Kagamé] refuse le multipartisme, par exemple…Et on compte sur lui pour surveiller la frontière soudanaise ! », (Debré, 1998 : 98).

    Les Américains vont pousser le zèle jusqu’à traquer de Hutu au Congo afin de faciliter leur extermination par des Tutsi qui les pourchassaient. Des  « cadavres de Hutu sont entassés en hâte dans des charniers que des avions « espions » ont repérés…Mais, n’est-ce pas, il ne s’agit là que de Hutu, des génocidaires patentés qui n’ont eu que ce qu’ils méritaient. Alors le monde entier se tait [comme il se tait aujourd’hui face au génocide congolais].  L’ONU et la communauté internationale auraient-elles levé le petit doigt pour porter assistance à ces fuyards [Hutu] épouvantés ? Certes non…Nous, [ c’est-à-dire l’Occident et l’ONU],   avons laissé en toute connaissance de cause des homme, des femmes et des enfants, dénués même de minimum vital, traverser des milliers de kilomètres de forêts inhospitalières, pourchassés par la clique aux ordres de Kabila et donc de Kagamé…Et les Américains  se sont prêtés à cet atroce jeu morbide en mettant à la disposition des futurs maîtres du Zaïre leurs moyens de détection par satellite pour mieux pourchasser les fuyards [hutu]  ! L’ONU a simplement pensé à « balancer » de la nourriture aux Hutu affamés…Puisque toute intervention terrestre était interdite par les États-Unis », (Debré, 1998 : 98)…

    Ils fabriquent Museveni et Paul Kagamé à coup de billets, de propagande, de crimes et de compromission de toute sorte mais pour assister à un fiasco de ce qu’ils ont eu le toupet de présenter comme étant la  « nouvelle race de dirigeants africains ».  N’est-ce pas que ces derniers, par leur amateurisme, ont gâché leur fête ! L’heure de compte a sonné et comme dans toute maffia, l’échafaud réclame des têtes.

    « Kagamé [écrit Tunga Dia Lutete Béthuel] fit des études secondaires infructueuses, successivement à la Ntare School de Mbarara au Sud de l’Ouganda et à la  Kampala School de Kampala de 1972 à 1976. À Kigali, en privé, on le surnomme « siniya fo » (senior four) pour dire qu’il a fait quatre ans post-primaires » (LUTETE, 2009 :21).

    Et aujourd’hui en l’opposant publiquement  à Kikwete,  les Anglo-saxons démontrent le peu d’importance qu’ils ont toujours témoigné à ce type d’hommes et à tous ceux de son genre qui trahissent honteusement leur peuple. Mais ils tentent également de chercher à séduire le peuple Congolais en l’ « invitant »  à accorder son soutien au Tanzanien Kikwete, le nouveau joker Yankee dans la région, que l’on fait paraitre comme le seul à avoir osé , bien sûr sous les yeux de quelques « aveugles » congolais, affronter celui qui apparait  comme le monstre de Frankenstein. Personne au Congo n’est prêt à oublier l’image de Bill Richardson menaçant Mobutu de quitter le pouvoir alors que ce dernier fut un de leurs grands amis et serviteurs dans la région.

    « One of the worst recurring features of U.S. foreign policy, [ rappelle David Ignatius, le journaliste américain], is a process that might bluntly be described as “seduction and abandonment.” (http://www.washingtonpost.com/opinions/david-ignatius-syrian-rebels-get-the-jilt-from-washington/2013/07/17/e6a2d2f2-ee74-11e2-bed3-b9b6fe264871_story.html?wpisrc=nl_opinions).

    Malgré tout cela, on trouve ra encore et toujours quelques  “Nègres” pour se jeter dans la gueule du loup et vouloir vendre  l’impossible aux Congolais.  Que des sujets Rwandais et Tanzaniens, en l’occurrence Paul Kagamé et Jakaya Kikwete, se querellassent sur des sujets autres que le Congo, cela parait compréhensif et même plaidable. Mais qu’ils s’invectivassent sur le Congo, en lieu et place des Congolais eux-mêmes,  cela pue et réduit des Congolais à des sujets « immatures », déficients, incapables de se battre, voire de parler pour eux-mêmes et pour leur pays le Congo. Les Américains leur ont désigné un nouveau capita médaillé, une nouvelle bouche, seule habilitée désormais à gueuler à leur place. Cette bêtise n’a fait que trop durer. Les Congolais veulent dorénavant parler pour eux-mêmes et pour le Congo.

    Je m’en vais conclure  cette contribution  en paraphrasant un ancien propriétaire d’esclaves noirs qui, devenu président des USA,  déclarait  « On peut tromper une partie du peuple tout le temps et tout le peuple une partie du temps, mais on ne peut pas tromper tout le peuple tout le temps. ».

    Likambo ya mabele,ezali likambo ya makila

     

    Mufoncol Tshiyoyo

    Président du Rassemblement pour l’Alternative Politique en RDC

    R.A.P. en sigle, mouvement politico-militaire

    GSM 004745007236, mufoncol_tshiyoyo@yahoo.com

  • Untitled post 17058

    M23– Le Mouvement du 23 mars (M23) a menacé samedi de reprendre Goma, ville clé de l’Est de la République démocratique du Congo, si le gouvernement ne respectait pas ses engagements, a-t-on appris auprès du président politique du Mouvement, Bertrand Bisimwa.

    “Si le gouvernement ne respecte pas la déclaration (du 24 novembre) des chefs d’Etats de la CIRGL (Conférence internationale sur la région des Grands Lacs), cela nous donne le pouvoir de revoir nos positions et de les ramener (nos positions) à Goma”, a déclaré à l’AFP Bertrand Bisimwa, interrogé par l’AFP à Bunagana, à la frontière avec l’Ouganda.

    Après une offensive-éclair, le M23 a occupé fin novembre Goma, capitale de la province riche et instable du Nord-Kivu (est). Il s’en est retiré sous la pression des Etats de la CIRGL et contre la promesse de l’ouverture d’un dialogue avec Kinshasa. Ce dialogue, commencé en décembre à Kampala, est pour l’heure au point mort.

    “Les positions qui nous avaient été assignées par la CIRGL, nous les avons respectées. Le retrait de la ville de Goma a été effectif. Mais le déploiement de la compagnie du M23 à l’aéroport de la ville de Goma n’a jamais été effectué, la démilitarisation de la ville n’a jamais été effective”, a accusé Bertrand Bisimwa.

    “Nous avons respecté notre part du contrat, nous voulons que le gouvernement respecte sa part”, a-t-il conclu.

    Le M23 est actif depuis mai 2012. Il est essentiellement composé de Tutsi congolais intégrés dans les forces régulières congolaises, les FARDC, à la faveur d’un accord de paix signé en 2009. Ils se sont mutinés en avril 2012, estimant que cet accord n’avait jamais été pleinement respecté.

    Les positions du M23 sont adossées au Rwanda et à l’Ouganda, accusés par des experts de l’ONU de soutenir le M23 – ce que ces pays ont toujours réfuté.

    Le 14 juillet, après environ deux mois de trêve, des combats ont repris entre le M23 et l’armée près de Goma. Des obus de la rébellion avaient alors touché la capitale provinciale. Pour prévenir une telle menace, la Mission de l’ONU pour la stabilisation de la RDC (Monusco) a établi une zone de sécurité autour de la région de Goma-Sake.

    Cette région compte un million d’habitants, dont plusieurs dizaines de milliers de déplacés de guerre. Sa sécurisation sera assurée par la Monusco et sa brigade d’intervention, au mandat offensif et dotée de 3.000 hommes.

    Cette mission est la première de cette brigade, encore incomplète, qui doit combattre des groupes armés de l’Est congolais. Sa mise en service était très attendue par la population, mais beaucoup regrettent que la zone sécurisée ne s’étende pas aux zones sous contrôle du M23, principale rébellion du Nord-Kivu.

    AFP

  • Zimbabwe: Mugabe rafle la présidence et les 2/3 à l’assemblée

    Zimbabwe: Mugabe rafle la présidence et les 2/3 à l’assemblée

    Grace Mugabe– Le président zimbabwéen Robert Mugabe, 89 ans, a été proclamé vainqueur samedi de la présidentielle avec 61% des voix et une majorité des deux tiers à l’Assemblée, broyant tout espoir d’alternance démocratique, après un scrutin constesté par son principal rival.

    Evoquant “d’importantes irrégularités”, Washington a dénoncé ces résultats, estimant qu’ils n’étaient pas “crédibles”.

    “Les Etats-Unis ne pensent pas que les résultats annoncés aujourd’hui représentent l’expression crédible de la volonté du peuple zimbabwéen”, indique le chef de la diplomatie américaine John Kerry dans un communiqué.

    Mis au ban des nations dans les années 2000 pour ses atteintes aux droits de l’homme et forcé depuis 2009 de partager le pouvoir pour éviter une guerre civile, M. Mugabe a été déclaré “dûment élu” dès le premier tour par la commission électorale (ZEC).

    Largement battu avec 34% des voix et prié par la communauté d’Afrique australe (SADC) de concéder la défaite malgré des doutes sur “l’honnêteté” du scrutin, son principal rival Morgan Tsvangirai, ne pouvait plus se raccrocher qu’à l’espoir très hypothétique de prouver les fraudes en justice.

    “Nous ne participerons pas aux institutions du gouvernement”, a-t-il annoncé après une réunion de crise des instances dirigeantes de son parti, le MDC, associé depuis 2009 à l’exercice du pouvoir dans un gouvernement d’union nationale.

    “Nous irons en justice”, a-t-il ajouté, dénonçant “une élection illégale” après avoir fustigé “une énorme farce”.

    La commission électorale avait asséné auparavant le coup de grâce à M. Tsvangirai en déclarant la Zanu-PF de M. Mugabe élue dans 150 circonscriptions sur 210, une majorité qualifiée qui le place en position d’amender la nouvelle Constitution récemment promulguée.

    Morgan Tsvangirai et son parti du MDC, majoritaire à l’Assemblée depuis 2008, n’a obtenu que 49 sièges submergé par une marée verte, la couleur présidentielle, même dans les grandes villes de Bulawayo et Harare où il était réputé soutenu.

    Morgan Tsvangirai, le 3 août 2013 à Harare
    © AFP Alexander Joe

    Dans sa croisade contre les fraudes, il a reçu le soutien d’un membre de la commission électorale Mkhululu Nyathi qui a démissionné, en dénonçant le manque d’intégrité dans le processus.

    L’Union européenne s’est aussi inquiétée samedi des “irrégularités présumées et de la participation incomplète (au scrutin), ainsi que des faiblesses identifiées dans le processus électoral et le manque de transparence”.

    De son côté, Londres a émis de “sérieux” doutes samedi quant aux résultats des élections .

    Pour leur part, plusieurs ministres proches du président Mugabe, ont appelé samedi les Occidentaux à lever leurs sanctions, après les élections à l’issue d’un scrutin “démocratique”, selon eux.

    L’Union européenne a suspendu en début d’année la plupart des sanctions imposées en 2002 et qui ne visent plus dix personnalités dont M. Mugabe, toujours persona non grata, et deux sociétés.

    Samedi soir, les rues de Harare étaient toujours calmes, aucun des deux camps ne se risquant à manifester.

    “Ils peuvent bien avoir tout le Parlement, quelle différence cela va-t-il faire pour la vie des Zimbabwéens”, s’est exclamé durant son point presse M. Tsvangirai, se disant sans regret d’avoir participé à une cohabitation alors qu’en 2008, il aurait pu gagner la présidentielle.

     

    “Nous avons sauvé le pays”

    “Pour le salut de la population, c’était la bonne décision. Nous avons sauvé le pays”, a dit M. Tsvangirai, les mains vides après avoir incarné depuis la fin des années 1990 l’espoir d’une alternance démocratique et piloté un début de redressement économique ces dernières années.

    Il s’est aussi gardé d’appeler à manifester, alors que la peur des tabassages policiers et le souvenir des violences de 2008 sont dissuasifs.

    M. Tsvangirai avait fait le choix de ne pas boycotter les élections qu’il savait organisées à la va-vite sous la pression du camp présidentiel.

    Les listes électorales ont été publiées moins de 24 heures avant l’ouverture des bureaux de vote, ne permettant aucune vérification sérieuse, et a fortiori, aucun recours.

    Et de nombreux électeurs ont été déroutés de ne pas trouver leur nom dans leur habituel et d’autres aidés à voter.

    Mais l’écart des voix est spectaculaire, a fait remarquer un porte-parole de la Zanu-PF Rumbare Gumbo. “C’est leur droit d’intenter des recours. C’est une bonne chose, c’est la route de la sagesse, malheureusement je ne crois pas que les tribunaux diront autre chose”, a-t-il dit.

    En 2008, le Zimbabwe avait connu des journées de terreur et frôlé la guerre civile quand les partisans de M. Mugabe, distancé au premier tour de la présidentielle, s’étaient déchaînés.

    M. Tsvangirai avait jeté l’éponge après la mort d’environ 200 sympathisants, laissant M. Mugabe gagner seul en lice.

    Dans un pays toujours plongé dans l’incertitude créée par la corruption et les lois sur l’indigénisation pour restituer le contrôle de l’économie à des Zimbabwéens noirs, quand ce n’est pas à des proches du président, l’ampleur de la victoire de M. Mugabe pourrait donner des ailes aux durs de son parti mais risque de ne pas rassurer les investisseurs étrangers, qui étaient de retour depuis 2009.

    AFP