Author: Don Kayembe

  • la Monusco demande à tout détenteur d’armes de désarmer dans 48 heures

    la Monusco demande à tout détenteur d’armes de désarmer dans 48 heures

    CARLOS-Dans un communiqué publié le mardi 30 juillet, la Monusco dit considérer toute personne ne faisant pas partie des forces de sécurité nationales et, possédant une arme à feu à Goma et, dans les localités situées au Nord de la ville, comme une menace imminente pour les civils. À compter de mardi 30 juillet à 16 heures (heure de Goma), indique la mission onusienne, les détenteurs d’armes à feu dans cette région disposent d’un délai de 48 heures pour rendre leurs armes dans une base de la Monusco et rejoindre le processus de désarmement et de démobilisation.

    “Dépassé le jeudi 1er août à 16 heures, lesdites personnes seront considérées comme une menace imminente de violence physique à la population civile, et la Monusco prendra toutes les mesures nécessaires, y compris l’usage de la force, pour les désarmer conformément au mandat et aux règles d’engagement de la Mission”, ajoute le communiqué.
    La mission onusienne explique que cette opération vise à imposer une zone de sécurité dans la région de Goma et Saké et sera constituée pour la première fois, des éléments de la Brigade d’intervention de la Monusco qui travailleront conjointement avec la Brigade du Nord-Kivu de la Mission.
    La Monusco rappelle que depuis la mi-mai, Goma et les localités situées au Nord de cette ville ont connu des attaques répétées menées par le M23 contre les positions des FARDC, dans une tentative apparente de progresser sur la capitale provinciale du Nord-Kivu et Saké.
    Lors de ces attaques, dont la toute dernière a commencé le 14 juillet dernier, fait savoir le communiqué de la mission onusienne, le M23 a tiré indistinctement, y compris avec des armes lourdes, causant des victimes parmi les civils.
    La Monusco prévient enfin que “ces menaces indirectes seront repoussées hors du territoire de Goma par la zone de sécurité, qui pourra être élargie et reproduite ailleurs, le cas échéant”.
    Accord-cadre de paix
    «J’aimerais féliciter les FARDC pour leurs actions au cours des dernières semaines », a affirmé le Lieutenant-général Carlos Alberto dos Santos Cruz, Commandant de la Force de la Monusco, « Néanmoins, Goma et Saké restent très vulnérables et nous devons empêcher tous les éléments négatifs de continuer de poser un risque pour les civils de cette région », a-t-il poursuivi.
    Pour sa part, M. Moustapha Soumaré, le chef par intérim de la Monusco a déclaré :
    « Nous continuons d’appeler toutes les parties à trouver une solution politique au conflit actuel comme prévu par l’Accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération pour la République démocratique du Congo et la région », « En attendant, nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour protéger les civils contre la menace posée par tout groupe armé». Radio Okapi
  • ENFIN LA BRIGADE D’INTERVENTION EN ORDRE DE BATAILLE, LE M23 DISPARAIT BIENTOT !

    ENFIN LA BRIGADE D’INTERVENTION EN ORDRE DE BATAILLE, LE M23 DISPARAIT BIENTOT !

    MONUC-operation–Est-ce enfin la sortie de la léthargie ? La question mérite d’être posée au regard de l’immobilisme qu’affiche toujours la MONUSCO face à l’impératif de juguler le cycle des guerres à l’Est de la RDC, alors que son mandat est passé sous le chapitre VII de la charte des Nations Unies et qu’elle dispose d’une brigade d’intervention chargée d’éradiquer les forces négatives avec le concours des FARDC. La mission onusienne vient donc d’annoncer les couleurs qui indiquent qu’elle se met désormais en ordre de bataille en sommant tout détenteur d’armes de les déposer sous 48 heures.

     

    La Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo vient de lancer un ultimatum de 48 heures à tous les détenteurs d’armes à feu à Goma et ses environs. Principal destinataire de cet ultimatum, le M23, qui stationne dans les environs, doit déposer les armes avant jeudi à 16 heures. A défaut, la brigade d’intervention va user de la force.

    Tout est donc clair : passé le jeudi 1er août à 16h, toute personne à Goma et ses environs qui ne fait pas partie des forces de sécurité nationale, et n’ayant pas déposé ses armes, sera considérée « comme une menace imminente de violence physique à la population civile, et la Monusco prendra toutes les mesures nécessaires, y compris l’usage de la force, pour les désarmer conformément au mandat et aux règles d’engagement de la Mission», indique un communiqué de la mission onusienne.

    C’est par ces mots que la force onusienne en RDC a annoncé, dans un communiqué, son intention de procéder à un désarmement complet de la zone. Les soldats de sud-africains et tanzaniens de la Brigade d’intervention seront mobilisés pour la première fois dans cette opération.

    Plus de 1 million de civils vivent à Goma et Saké. Entre les deux villes se trouvent également les camps des déplacés de Mugunga qui abritent provisoirement environ 70 000 personnes déplacées par le conflit. C’est donc cet ensemble de personnes que la MONUSCO compte protéger en désarmant les forces négatives.

    Les rebelles du M23 sont particulièrement visés par cet ultimatum. Le communiqué de la Monusco renseigne, en effet, que « depuis la mi-mai, cette région a connu des attaques répétées menées par le M23 contre les positions des FARDC dans une tentative apparente de progresser sur Goma et Saké. Lors de ces attaques, dont la toute dernière a commencé le 14 juillet dernier, le M23 a tiré indistinctement, y compris à partir d’armes lourdes, causant des victimes parmi les civils ». Le M23 est aussi accusé d’avoir pris pour cible les installations de la Monusco.

    Les opérations militaires qui vont débuter avec le concours des FARDC visent donc la création d’une zone de sécurité qui pourra « être élargie et reproduite ailleurs, le cas échéant ».

    Décidément, le mouvement pro rwandais n’a jamais été en si mauvaise posture. Très affaibli par la défection d’une bonne partie de ses troupes (plus de 680) qui ont traversé la frontière suite aux affrontements internes, il vient d’être mis en déroute par les FARDC sur plusieurs positions et n’a manifestement plus d’appui extérieur. Les hommes du M23 en sont, en effet, venus à exiger les contributions des populations des zones sous leur contrôle pour survivre. Et maintenant que la Monusco va entrer en danse, il ne reste plus du M23 que l’alternative de la disparition.

    Pascal Debré Mpoko

  • « Près de 90% des combattants du M23 sont des militaires rwandais » affirme un déserteur

    « Près de 90% des combattants du M23 sont des militaires rwandais » affirme un déserteur

    Armee Rwandais
    Armee Rwandais

    -« Pas loin de quatre vingt-dix pour cent (90%) des combattants de la rébellion M23 qui se bat à l’est de la République Démocratique du Congo (RDC), sont des militaires de l’armée rwandaise », a affirmé à la BBC un des quatre Rwandais recrutés et forcésde rejoindre les rangs des rebelles du M23. Les déserteurs ont demandé l’asile en Ouganda.

    Source : http://www.occuworld.org/news/272145

    Ces quatre individus ont déclaré avoir été recrutés de force au Rwanda par les Forces Rwandaises de Défense (Rwandan Defence Force (RDF)), pour aller prêter main forte aux rebelles du M23 qui sévissent à l’est de la RDC depuis des mois.Après s’être échappés, ils ont demandél’asile en Ouganda, d’où ils ont livré leur témoignage à la BBCce mardi le 31 juillet.

    Un des déserteurs affirme que le mouvement M23 est constitué à 90% de militaires de l’armée rwandaise. Un autre transfuge quisuivaitdes études de médecine au Rwanda lors de son recrutement forcé pour le compte du M23, a indiqué à la BBC, qu’il a soigné plus de 300 combattants du M23 blessés au combat, dont la majorité des recrues était rwandaise.

    Les témoignages de ces déserteurs corroborent le contenu du rapport de Human Rights Watch(HRW) publié le 22 juillet dernier. Dans ce rapport, d’autres combattants recrutés de force au Rwanda et qui ont réusssi à s’échapper, ont décrit à HRW leurs recrutements involontaires par l’armée rwandaise pour aller combattre de l’autre côté de la frontière rwandaise. Dans ce rapport, ces combattants ont également rapporté que la rébellion M23 est constituée en grande partie de militaires de l’armée rwandaise et de combattants recrutés de force au Rwanda.

    Ce n’est pas la première fois que des recrues rwandaises pour le compte du M23 demandent asile en Ouganda. Le 20 juin dernier, 16 étudiants rwandais (14 hommes et deux femmes) y avaient encore demandé l’asile en déclarant être victimes du harcèlement des autorités de leur pays pour avoir refusé de se joindre aux rebelles du M23.Deux de ces étudiants en fuite ont affirmé qu’ils avaient refusé de participer au programme parce que leurs amis qui y sont allés n’en sont jamais revenus.

    Le Rwanda continue de nier son soutien au M23 malgré l’accumulation des preuves attestantle contraire.Concernant les quatre déserteurs qui ont témoigné, le porte parole de l’armée rwandaise, Joseph Nzabamwita, a déclaré à la BBC qu’ils ont inventé cette histoire pour obtenir l’asile politique.

    Jambonews- Jean Mitari

  • Rwanda recrute pour M23

    Rwanda recrute pour M23

    Militaires-rwandais2-Quatre Rwandais ont déclaré à la BBC que l’armée les a recrutés de force pour se battre pour le groupe rebelle M23 dans l’est de la République démocratique du Congo.

    Les quatre ont indiqué qu’ils avaient demandé l’asile en Ouganda, après avoir fui les combats.

    L’armée rwandaise a rejeté leurs allégations, les accusant d’avoir monté de toute pièce leurs histoires dans le but d’obtenir l’asile.

    La semaine dernière, les Etats-Unis ont demandé au Rwanda de cesser de soutenir le M23.

    Les experts des Nations Unies et les autorités congolaises indiquent que le Rwanda continue d’envoyer des troupes pour soutenir les rebelles.

    Quelques 800.000 personnes ont été déplacées dans la region de l’est de la RDC, riche en ressources minières depuis le debut de la rébellion du M23 en Avril 2012.

    Ces combattants du M23 proviennent essentiellement de la communauté tutsie.

    Mais le Rwanda dément soutenir le groupe armé.

    L’ONU a donné un ultimatum aux habitants de Goma jusqu’à 14H00 GMT jeudi pour désarmer, à défaut de quoi, la force sera utilisée.

    Une nouvelle brigade d’intervention de 3.000 hommes a été déployée pour lutter contre divers groupes armés, y compris le M23.

    Les quatre déserteurs, parmi lesquels figurent un homme qui se présente comme un capitaine de l’armée rwandaise, ont parlé à la BBC sous couvert d’anonymat.

    Il a déserté après avoir vu mourir de nombreuses personnes innocentes, a-t-il-dit.

    Il a indiqué que le président rwandais Paul Kagame est le commandant en chef du M23.

    “Tout ce qu’il dit doit être fait», a-t-il-ajouté.

    Mr. Paul Kagame a toujours nié soutenir les rebelles.

    Un autre déserteur, qui se décrit comme un étudiant en médecine, a déclaré à la BBC qu’il a été «kidnappé» par des soldats dans la ville frontalière de Gisenyi en Août 2012 et conduit de l’autre côté de la frontière où il a soigné plus de 300 autres recrues blessées dans les combats.

    “Ils les ont emmenées au front avant même de terminer leur formation», a-t-il declaré.

    Le porte-parole de l’armée rwandaise Joseph Nzabamwita a indiqué qu’il ne pouvait commenter que si la BBC divulguait les noms de ses sources, ajoutant que les concernés doivent avoir monté leur histoire afin de demander l’asile.

    BBC

  • Crise au Nord-Kivu : Kinshasa pousse son avantage

    Crise au Nord-Kivu : Kinshasa pousse son avantage

    onu-Dans le Nord-Kivu, en RDC, l´armée loyaliste prend sa revanche sur le M23. En parallèle, le gouvernement déploie une intense activité diplomatique pour gagner un maximum de pays à sa cause. Au détriment de Kigali.

    Depuis la reprise des combats dans la province du Nord-Kivu entre l´armée loyaliste et les rebelles du Mouvement du 23-Mars (M23), en ce mois de juillet, les lignes bougent. Pour la première fois depuis longtemps, les observateurs notent un « comportement inhabituel » de la part des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). Entendez : elles sont beaucoup plus offensives.

    Et parallèlement, l´ensemble des pays qui, en février, ont signé l´accord-cadre d´Addis-Abeba ne considèrent plus la RDC comme un obstacle au retour à la paix dans la région des Grands Lacs. « La main du Rwanda derrière le M23 était devenue tellement visible que Kinshasa a réussi à rallier beaucoup d´États à sa cause », affirme Thierry Vircoulon, directeur du projet Afrique centrale à l´ONG International Crisis Group. Le fait que le Rwanda ait toujours démenti apporter le moindre soutien aux rebelles « n´a pas empêché un changement d´attitude, des Anglo-Saxons notamment, à l´égard de Kigali, poursuit le chercheur. Avoir réussi à desserrer l´étreinte des rebelles sur Goma marque une évolution très importante pour les Congolais ».

    La prise de Goma, chef-lieu du Nord-Kivu, par le M23 en novembre 2012 a en effet été un tournant. « Après la chute de la ville, la hiérarchie militaire s´est retrouvée sous le feu des critiques. On lui a reproché son manque de savoir-faire. Et ces critiques ont porté… » estime Juvénal Munubo Mubi, député et rapporteur de la sous-commission forces armées à l´Assemblée nationale. Quelques jours à peine après la perte de Goma, le gouvernement congolais avait suspendu le général Gabriel Amisi Kumba, chef d´état-major de l´infanterie, et nommé François Olenga à sa place.

    Jusque-là, cet officier de 64 ans se consacrait davantage à ses affaires commerciales qu´à la guerre : rien d´étonnant à ce qu´il ait été perçu, lors de sa nomination, comme un général d´opérette de plus. « C´était un jugement hâtif, indique un cadre de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en RD Congo (Monusco) à Kinshasa. Olenga a changé le visage de l´armée de terre en apportant un surcroît de combativité, de motivation et de discipline à la troupe. Aujourd´hui, après la mise à l´écart des brebis galeuses, la chaîne de commandement est claire. Les militaires reçoivent régulièrement leurs soldes et des primes. La logistique ne fait plus défaut et les trahisons ne sont pratiquement plus possibles. »

    Endormir le mouvement rebelle pour l’affaiblir

    En même temps, comme le souligne François Muamba Tshishimbi, coordonnateur du Mécanisme national de suivi de l´accord d´Addis-Abeba, « la RD Congo a soigneusement évité de se mettre à dos la communauté internationale ». Elle a accepté notamment d´ouvrir des négociations avec le M23 à Kampala (Ouganda). Cette initiative, dont les autorités congolaises savaient dès le départ qu´elle ne servirait à rien, a permis d´endormir le mouvement rebelle et de le mener à l´impasse. « Pendant ces six mois de “distraction”, la RD Congo s´est renforcée politiquement et diplomatiquement, a réorganisé son armée et pris un avantage tactique », confie un observateur. De son côté, le M23 s´est beaucoup affaibli, surtout en mars, lors des combats fratricides qui ont vu les troupes de Bosco Ntaganda se réfugier au Rwanda et le chef rebelle se livrer aux Américains pour être transféré à la Cour pénale internationale, où il doit répondre de crimes de guerre et de crimes contre l´humanité.

    Enfin, en se tournant vers l´ONU, les Congolais ont amené Ban Ki-moon, son secrétaire général, à s´engager personnellement dans la création de la brigade d´intervention en passe d´être déployée dans le Nord-Kivu. Estimant que les échanges sont à la fois propices à la paix et au développement régional, Kinshasa a également insisté pour qu´un volet économique soit inclus dans ce plan d´ensemble. Message reçu par Ban Ki-moon, qui s´est rendu en RDC, en mai, en compagnie de Jim Yong Kim, le président de la Banque mondiale. Résultat : 1 milliard de dollars (près de 757 millions d´euros) seront débloqués pour des projets économiques dans la région des Grands Lacs.

    Simultanément, Kinshasa a lancé toute une série d´offensives diplomatiques dans plusieurs pays clés, notamment aux États-Unis. Objectif : faire reconnaître que la guerre était attisée de l´extérieur. La visite d´Augustin Matata Ponyo à Washington, en février, s´est inscrite dans ce cadre. Le Premier ministre congolais s´est entretenu entre autres avec Susan Rice, à l´époque ambassadrice des États-Unis aux Nations unies et considérée comme un soutien important du Rwanda.

    « L´attitude de Washington envers Kigali a aussi beaucoup évolué grâce au lobbying de la France », suggère une source proche du gouvernement de Kinshasa. En juin 2012, Susan Rice avait retardé la publication du rapport du groupe d´experts sur la RDC, qui dénonçait déjà la responsabilité des Rwandais. Le 23 juillet dernier, les États-Unis ont, à l´inverse, paru prendre la tête des critiques contre Kigali en l´appelant « à cesser immédiatement tout soutien au M23 ».

    Une implication importante des États-Unis

    Si cette déclaration du département d´État américain a réjoui Kinshasa, au Rwanda, en revanche, on s´emploie à en relativiser la portée. D´abord, parce qu´elle a été faite par la porte-parole du département d´État lors d´un briefing très général. Ensuite, parce que ce n´est pas la première fois que Washington tance Kigali.
    L’accord cadre d’Addis-Abeba,
    signé par onze pays. © J.A.

    Quoi qu´il en soit, le Rwanda a effectivement perdu des partisans à Washington : Susan Rice n´a pas succédé à Hillary Clinton à la tête du département d´État, comme elle l´espérait (elle a été nommée conseillère de Barack Obama à la sécurité nationale). Et John Kerry, qui a hérité du poste, n´a pas tardé à procéder à des changements d´importance. Johnnie Carson, le secrétaire d´État adjoint à l´Afrique, a été remplacé par Linda Thomas-Greenfield. Et Russ Feingold, que Kigali perçoit comme plutôt hostile à sa cause, a été nommé envoyé spécial pour la région des Grands Lacs. Ce qui n´empêche pas les Rwandais de continuer à se féliciter de « l´excellence » de leurs relations avec le Pentagone. En dépit de la suspension, plutôt symbolique, de 200 000 dollars d´aide pour le financement d´une académie militaire, en juillet 2012, les États-Unis ont maintenu l´essentiel de leur assistance au Rwanda : 200 millions de dollars sont prévus pour 2013.

    Jeune Afrique

  • EN RDC, le débat sur une éventuelle révision de la Constitution va bon train

    EN RDC, le débat sur une éventuelle révision de la Constitution va bon train

    KABILA-Depuis la publication par Evariste Boshaba, le secrétaire général du PPRD, le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie du président Joseph Kabila, d’un ouvrage défendant la révision constitutionnelle, plusieurs secteurs congolais prêtent au président Kabila l’intention de briguer un troisième mandat.

    Le débat sur une éventuelle révision constitutionnelle est très animé au sein de l’opinion. A Lubumbashi, les expressions «Touche pas » comme « Touche pas à ma Constitution » est devenu une sorte de salutation pour de nombreuses personnes. Comme l’explique un jeune Katangais : « A Lubumbashi, les jeunes n’y voient pas d’intérêt (à un nouveau mandat NDLR), en particulier puisque ça fait déjà deux mandats où il n’y a pas eu grand-chose à se mettre sous la dent et un troisième mandat, qu’apporterait-il de plus? »

    Dans la capitale Kinshasa, les membres de la Majorité présidentielle (MP) essayent de rassurer leurs concitoyens sur les bonnes intentions du président Joseph Kabila. Le député de la Majorité présidentielle, Francis Kalombo explique : « Joseph Kabila c’est un homme de parole, il ne va pas modifier la Constitution. » Pourtant, lors des dernières élections, une disposition concernant le nombre de tours a été changée. « Bien sûr, assure à RFI Francis Kalombo, cette disposition d’abord n’était pas verrouillée et là en plus, si nous l’avons modifiée, c’est simplement parce qu’il n’y avait pas de moyens pour organiser les élections. »

    RFI

  • Mise en œuvre du projet grand Inga : un émissaire de la banque mondiale chez Matata

    Mise en œuvre du projet grand Inga : un émissaire de la banque mondiale chez Matata

    Barrage d'Inga-Le projet Grand Inga, pour lequel le monde se mobilise à mettre en œuvre dans la province du Bas-Congo (Ouest de la RDC), a été au centre de l’audience que le Premier ministre, Matata Ponyo Mapon, a accordée hier jeudi à Jamal Saghir, directeur de Département du développement durable pour la région Afrique de la Banque mondiale.
    Le sujet est classé prioritaire à la Banque mondiale au point qu’elle a délégué en RDC l’un de ses experts pour s’entretenir avec les instances de décision du gouvernement congolais.
    « Nous avons eu l’honneur de rencontrer le Premier ministre ce matin (NDLR jeudi 25 juillet) pour discuter d’un projet vital pour le développement économique du pays, c’est le projet Grand Inga. C’est un projet hydraulique comme qui a une capacité extraordinaire. C’est un projet gigantesque. Ça sera le plus grand projet hydroélectrique au monde après le barrage des Trois Gorges en Chine », a dit plein d’enthousiasme l’expert de la Banque mondiale, réaffirmant à l’occasion la ferme, volonté de son institution d’accompagner la RDC.
    Quant au contenu des discussions engagées avec le chef du gouvernement, Jamal Saghir s’est voulu rassurant : « Nous avons discuté avec le Premier ministre comment ce site va être développé. Quel est l’appui de la Banque mondiale et d’autres bailleurs de fonds ? Quels sont ceux du secteur privé ? ». Il a fait savoir que la Banque mondiale cherche à obtenir du gouvernement « une feuille de route dans laquelle nous devons fonctionner ».
    Pleinement engagé dans divers projets autant en RDC que dans la sous-région, l’expert de la Banque mondiale n’a pas manqué de faire un lien avec les répercussions de ce projet dans divers secteurs. « Nous pensons que ce projet est stratégique au développement du secteur minier et c’est un projet aussi stratégique au niveau de la sous-région pour l’exportation vers l’Afrique du Sud et les autres pays de la région ».
    Alors que le projet se trouve dans la phase des études de faisabilité, Jamal Saghir a indiqué que « la Banque mondiale est prête à apporter une assistance technique autour de 50 à 60 millions de dollars américains pour aider à développer ce projet et nous allons travailler avec les autres bailleurs de fonds pour essayer d’avancer la préparation technique de ce projet ».
    LE POTENTIEL –
  • 20 juillet 1993-20 juillet 2013: Le Syndicat des refoulés du Shaba interpelle!

    20 juillet 1993-20 juillet 2013: Le Syndicat des refoulés du Shaba interpelle!

    kyunguk*Ils se sont souvenus 20 ans après, de l’épuration kasaïenne de triste mémoire. Abandonnant ainsi sur la terre Shabienne les fruits de la vigueur de leur jeunesse. Convertis en Syndicat des refoulés du Shaba, ils se sont assignés un certain nombre d’objectifs. Au nombre de ceux-ci, ils avouent avoir réalisé 70% de ces objectifs. L’action phare du SRS durant cette période est le dépôt, par le canal de son partenaire Avocats Sans frontières/RDC «ASF/RDC», de la plainte contre Kyungu wa Kumwanza et consorts, sur le bureau du Procureur de la Cour pénale Internationale, CPI, à la Haye. Ci-après, l’intégralité de leur interpellation.
    Syndicat des Refoulés du Shaba
    N/ Réf : 012805/ SRS/PN/ INT/13
    Kinshasa, le 28/05/2013
    A tous les hommes et à toutes les femmes épris de paix et de justice
    Madame, Mademoiselle, Monsieur,
    Objet : Interpellation
    Le Syndicat des Refoulés du Shaba (SRS), créé le 20 juillet 1993 à Mbuji-Mayi, totalisera vingt (20) ans de vie le 20 juillet 2013, nous avons envie de dire, deux ans de vie et 18 ans de survie.
    Deux ans de vie car de juillet 1993 à janvier 1995, il a réussi, tant soit peu, dans la concorde, la paix, l’unité, le même esprit avec tous ses membres ; la mission à court terme que ces derniers lui avaient confiée à savoir :
    1. Canaliser tous les efforts pour l’intégration rapide et harmonieuse de chacun de ses membres dans son nouveau milieu d’installation (article 6 alinéa 1 des statuts)
    2. Chercher et obtenir des aides pour soulager la misère de ses membres (article 6 alinéa 3)
    3. Défendre les intérêts de ses membres (article 6 alinéa 4)
    4. Solidariser afin de faire face aux problèmes communs de ses membres (article 6 alinéa 5)
    5. L’encadrement de ses membres (article 6 alinéa 6)
    6. Sensibiliser l’opinion tant nationale qu’internationale sur le véritable drame de la communauté Kasaïenne au Shaba (article 6 alinéa 7)
    7. Obtenir de l’Etat congolais des facilités pour l’intégration rapide de ses membres (article 6 alinéa 9)
    8. Création et publication d’un mensuel intitulé « Refoulés du Shaba » devant servir d’organe de liaison entre ses membres (article 6 alinéa 10)
    En effet, sans fausse modestie, nous pouvons affirmer sans peur d’être contredits que durant cette période (juillet 1993 à janvier 1995), si tout ce qui précède n’a pas été réalisé à 100%, ils ont été réalisés au moins à 60-70 %, comme peuvent le prouver quelques réalisations ci-après :
    1. Avoir réussi à faire débloquer la distribution d’aide aux refoulés, distribution qui avait été suspendue pendant plus d’un mois (début juillet 1993-mi août 1993) par les organismes distributeurs d’aide internationaux (PAM, MSF, CARITAS-CONGO, OXFAM,…) qui protestaient ainsi contre le pouvoir de l’Etat congolais qui, en fait continuait la persécution du refoulé du Shaba sur sa propre terre d’origine, en détournant l’aide lui destinée. Quel gâchis ?
    2. Avoir joué d’août 1993 à janvier 1995 le rôle exclusif de «canal de distribution d’aide destinée aux refoulés pour la ville de Mbuji –Mayi (plus ou moins 500.000 refoulés)
    3. Avoir veillé que le terrain de Tshibombo débaptisé site BASHALA qui avait été accordé aux refoulés pour leur installation soit réellement utilisé à cet effet.
    4. Etre resté l’œil vigilant du refoulé sur la réalisation continue des services sociaux (approvisionnement en eau potable, soins de santé, scolarisation des enfants …), décidés au bénéfice des refoulés du site BASHALA.
    5. Avoir été pendant toute cette période d’août 1993 à janvier 1995 le seul intermédiaire valable des refoulés reconnu par tous les organismes de fourniture d’aide aux refoulés dans le Kasaï Oriental.
    6. Avoir aidé à un début de réinsertion harmonieuse des refoulés dans le Kasaï Oriental
    7. Par son message n° SRS0011093 du 09/10/1993 avoir poussé la direction générale de la Société Ferroviaire de l’Est (SFE) à s’occuper des Kasaïens, agents de cette société, chassés de Kalemie et s’étant rendus à Uvira au Sud Kivu, conformément aux prescrits de la convention collective et aux instructions permanentes de l’Entreprise.
    8. Avoir obtenu la main d’association des Avocats Sans frontières (ASF)
    9. Avoir été reçu pendant deux fois, par le Premier Ministre élu à la CNS, Etienne Tshisekedi, qui nous mettra en contact le 18 février 1994 avec Maître MUKENDI qui était chargé de la Cellule des refoulés de la primature et en mars 1995, avec le feu Norbert MAMBA alors conseiller à la primature chargé des refoulés.
    10. Existence depuis avril 1995 d’un bulletin hebdomadaire de formation et de sensibilisation dénommé « SOS REFOULES » créé avec l’aide de la Fondation ARENA mais, qui malheureusement ne fera pas long feu par manque de soutien, que disons-nous, de votre soutien.
    Dix huit ans de survie car la période allant de 1996 au premier semestre 2011 est caractéristique d’essoufflement de l’association, période marquée par peu d’actions et de réussites telles la séance de travail et la remise d’un memo à Monsieur GARETON, rapporteur spécial de l’ONU pour les droits de l’homme en RDC en mission à Kinshasa le 21/02/1999 ; et la pression sur les dirigeants de la Société Nationale des Chemins de Fer Congolais, (SNCC) qui reconnurent par leur lettre n° 383/DGP/99 du 04 août 1999 que les agents kasaïens de la Société des Chemins de fer de l’Est, SFE en sigle, filiale du Holding SNCC, étaient contraints de quitter leurs lieux de travail en 1993 pour des raisons politiques, pression exercée notamment par la lettre du syndicat n°010801/ SRS/CNE/M/DG/SNCC/99 du 08 janvier 1990 à laquelle référence avait été faite dans la précitée.
    L’action phare du SRS durant cette période est le dépôt par le canal de son partenaire Avocats Sans frontières/ RDC «ASF/RDC», de la plainte contre KYUNGU WA KUMWANZA et consorts, sur le bureau du Procureur de la Cour pénale Internationale, CPI, à la Haye.
    A partir du deuxième semestre 2011 nous assistons à une reprise remarquable des activités avec quatre correspondances et des réunions organisées par la primature dans le cadre de l’institution gouvernementale « Cadre Permanent du Dialogue social ».
    Mais la véritable sortie de l’association de sa torpeur est arrivée au début 2013 avec l’encadrement de la plate- forme politique «Coalition des patriotes pour la République », CPR en sigle, dont le SRS est membre fondateur.
    A cette occasion de 20 ans de vie du Syndicat, les refoulés du Shaba, survivants de cette épuration ethnique du 20ème siècle finissant, qui avaient été chassés comme des chiens de leurs maisons, de leurs camps, de leurs activités, … abandonnant ainsi derrière eux tout le fruit de travail de la vigueur de leur jeunesse et se trouvant aujourd’hui, en plus de mauvais souvenirs emportés de ce drame, sans repère car abandonnés à eux-mêmes par tous du moment que vous avez un cœur de chair. Ils vous prient de soutenir leur juste combat qui consiste à les rétablir dans leurs droits aliénés et à prévenir de tels comportements à l’avenir en appuyant leurs actions déjà engagées pour la poursuite des auteurs et acteur de ce crime.
    Espérant que cette fois-ci c’est la bonne et que cette interpellation ne vous laissera pas indifférent comme par le passé, les refoulés du Shaba survivants de l’épuration ethnique de 1992-1993 au Shaba vous remercient d’avance de votre engagement pour qu’ils puissent eux aussi vivre et qu’un tel drame ne puisse plus jamais se produire en RD Congo.
    Remy LUKUSA Wakudingabo
    Président
    Alain Mukadi Kazadi Secrétaire Exécutif

    La Pros.
    La prosperite

  • Crainte sur l’offensive de l’Onu en RDC

    Crainte sur l’offensive de l’Onu en RDC

    MONUC-Refugees International, une organisation humanitaire, redoute que les opérations militaires prévues par la nouvelle brigade d’intervention onusienne dans l’Est de la République démocratique du Congo aggrave la situation humanitaire.
    Cette force composée de 3.000 soldats, récemment mise sur pied, est mandatée par les Nations unies pour combattre les groupes rebelles dans la région. Des détachements ont commencé d’effectuer des patrouilles.
    Cet avertissement a été rendu public alors que le Conseil de sécurité est réuni pour discuter de la situation en RDC.
    La réunion du Conseil sera présidée par le secrétaire d’Etat américain John Kerry.
    Les Nations unies sont confrontées au classique dilemme:
    – on les critique de ne pas agir avec suffisamment de fermeté, par exemple lorsque l’an passé les combattants du M23 sont entrés dans Goma.
    Et maintenant qu’elles sont déterminées à agir, elles font aussi l’objet de critiques de la part d’agences humanitaires qui craignent les conséquences sur la situation humanitaire.
    On estime actuellement à 2 millions et demi le nombre des déplacés à cause de l’instabilité dans la région due aux groupes armés.
    Refugees International demande aux Nations unies établissent d’établir des règles d’intervention afin de protéger les civils d’éventuelles conséquences lorsque l’offensive prévue sera lancée.
    Faute de quoi, affirme l’organisation humanitaire, le nouveau mandat, qualifié “d’agressif” serait plus dommageable que bénéfique.
    Médecins sans frontières, l’organisation humanitaire, a récemment fait part de sa préoccupation au sujet du manque de clarté entre les opérations humanitaires et le rôle militaire de l’Onu.
    MSF ne souhaite avoir aucune force militaire, y compris des casques bleus, stationnés près de leurs centres de soins.
    L’organisation craint qu’ils ne soient la cible d’attaques par des milices.
    La brigade spéciale d’intervention en RDC est composée de soldats sud-africains, tanazaniens et malawites.
    Lundi 22 juillet dans un rapport, Human Rights Watch a affirmé que des rebelles du M23 ont “exécuté sommairement au moins 44 personnes et violé au moins 61 femmes et jeunes filles depuis mars”, dans l’est de la RDC.
    “Des habitants de la région et des rebelles déserteurs ont décrit de récentes activités attestant que les forces criminelles du M23 ont reçu de l’aide en provenance du Rwanda”, écrit l’ONG.
    “Parmi ces activités figurent des mouvements réguliers du Rwanda vers la RDC d’hommes en uniforme de l’armée
    rwandaise, et l’approvisionnement du M23 en munitions, en vivres et autres fournitures provenant du Rwanda”.
    Le M23 est actif depuis mai 2012 dans le Nord-Kivu, une province riche en minerais.
    Il est essentiellement composé de Tutsi congolais intégrés à l’armée congolaise après un accord de paix signé en mai 2009.
    Ils se sont mutinés en avril 2012, estimant que cet accord n’avait jamais été respecté par les autorités de Kinshasa.
    Le gouvernement rwandais a toujours démenti tout lien avec le M23.
    Le président rwandais Paul Kagame a qualifié ces accusations de “ridicules”.
    La porte-parole du Département d’Etat, Jennifer Psaki a refusé de préciser s’il y avait eu des contacts entre
    Washington et Kigali après la publication du rapport de HRW, notant simplement que la Maison Blanche partageait les vues du département d’Etat.
    BBC