Author: Don Kayembe

  • Maroc : Ahmed Kabbaj, fondateur de la SGTM, est décédé

    Maroc : Ahmed Kabbaj, fondateur de la SGTM, est décédé

    Le Maroc vient de perdre un de ses plus grands bâtisseurs. Ahmed Kabbaj, 76 ans, a rendu l’âme ce 4 janvier, à l’hôpital Cheikh Khalifa où il avait été admis il y a quelques semaines.

    Le capitaine d’industrie laisse derrière lui un des fleurons du secteur du BTP du royaume : la Société générale des travaux du Maroc (SGTM). L’entreprise a été fondée par cet ingénieur Ponts & Chaussés avec son frère M’hammed au début des années 1970, quasiment à la même époque où leur troisième frère, le commandant Mohammed Kabbaj est devenu un héros national en sauvant la vie de Hassan II dans le tristement célèbre attentat contre le Boeing royal d’août 1972.

    Et au long des décennies, la SGTM marque de son empreinte infrastructures, paysages et villes du royaume. Elle a par exemple construit le premier aéroport de Casablanca, ou encore Dar As-Sikkah où est frappée la monnaie nationale à Rabat, sans compter sa contribution à l’édification de nombreux barrages.

    Entreprise familiale

    Ces dernières années, la SGTM a sorti de terre, entre autres, la marina de Casablanca, une usine d’engrais à Jorf Lasfar mais aussi des viaducs de la Ligne à grande vitesse. La nouvelle gare de Casablanca dédiée à cette ligne, qui devrait d’ailleurs être livrée sous peu, figure aussi dans le carnet de commandes de la SGTM qui brasse près de 4 milliards de dirhams de chiffre d’affaires et compte environ 10 000 employés.

    C’est donc cet héritage que transmet Ahmed Kabbaj à son partenaire de toujours – son frère M’hammed (73 ans) – mais aussi à ses quatre enfants, déjà pour leur plupart impliqués dans l’entreprise familiale. Au-delà de l’entrepreneur avisé qu’il a été, ses proches gardent de ce personnage, « un chef de clan jovial, un bon vivant au grand cœur ».

    L’origine de l’article >>

  • Stratégie : pétroliers et distributeurs à l’assaut des services financiers

    Stratégie : pétroliers et distributeurs à l’assaut des services financiers

    Après les opérateurs télécoms, pétroliers et distributeurs cherchent à leur tour à diversifier leurs revenus, à fidéliser leurs clients et à rentabiliser leurs points de vente en élargissant leur offre de services digitaux.

    Payer ses factures d’eau et d’électricité, déposer et retirer des espèces sur son compte mobile money, effectuer des transferts d’argent ou encore souscrire à des produits d’assurance.

    L’origine de l’article >>

  • Présidentielle en RDC : Katumbi répond au camp Kabila sur le vote des Congolais en milieu rural

    Présidentielle en RDC : Katumbi répond au camp Kabila sur le vote des Congolais en milieu rural

    Si la coalition au pouvoir en RDC semble reconnaître la défaite de son candidat à Kinshasa lors de la présidentielle du 30 décembre, elle revendique une écrasante victoire de ce dernier dans les milieux ruraux. Ce qui ne serait pas le cas, selon l’opposant Moïse Katumbi, qui soutient le candidat Martin Fayulu.

    Pour qui le Congo profond a-t-il vraiment voté ? Au moment où tout le pays attend impatiemment l’annonce des résultats provisoires du scrutin, opposition et majorité revendiquent le triomphe de leur candidat dans les milieux ruraux lors de la présidentielle du 30 décembre en RDC.

    Le Front commun pour le Congo (FCC) a été le premier à se positionner sur ce terrain. Dans l’une de ses rares interviews, accordée à Jeune Afrique quelques jours avant la tenue de l’élection, Néhémie Mwilanya Wilondja, coordonnateur de cette large plateforme électorale qui porte la candidature d’Emmanuel Ramazani Shadary, dauphin du président Joseph Kabila, affirmait déjà que son camp était le seul à « avoir la maîtrise totale des milieux ruraux où se trouvent, selon lui, 80 % de l’électorat national ».

    « Nous avons tous les chiffres »

    Au lendemain du scrutin, c’est Barnabé Kikaya Bin Karubi, conseiller diplomatique du chef de l’État sortant mais surtout l’un des porte-parole du candidat du FCC, qui récidivait lors d’un point de presse à Kinshasa. Contacté par Jeune Afrique, le diplomate a maintenu, le jeudi 3 janvier, la victoire d’Emmanuel Ramazani Shadary dans plusieurs provinces du pays. « Nous avons mis en place notre centre de compilation : nous avons tous les chiffres », a-t-il martelé, dévoilant les grandes lignes du tableau des résultats collectés par le FCC.

    Kinshasa avait boudé la phase d’enrôlement des électeurs, selon Kikaya Bin Karubi

    À l’en croire donc, partout où l’opposant Martin Fayulu, candidat de la coalition Lamuka (Réveille-toi, en lingala), est arrivé en tête (Grand Équateur, Grand Bandundu, Kongo central, Kinshasa), le dauphin de Kabila y « a grignoté des voix ». Et que ce dernier aurait emporté le scrutin dans le Grand Kivu, dans l’ex-Province orientale et le Grand Katanga, selon Kikaya Bin Karubi.

    « N’oubliez pas que la ville de Kinshasa [réputée hostile au pouvoir, ndlr] avait boudé la phase d’enrôlement des électeurs, a-t-il poursuivi. La capitale a également enregistré un taux de participation faible [37 %, selon lui, ndlr] le jour du vote alors qu’il y a eu engouement à l’intérieur du pays. » « Notre candidat est également le seul à avoir sillonné l’ensemble des 26 provinces du pays pendant la campagne, en ne s’arrêtant pas seulement dans des grandes villes », a affirmé Kikaya Bin Karubi. Conséquence : « Après sommation, c’est Emmanuel Ramazani Shadary qui l’emporte ! », a-t-il lâché.

    Réponse de Moïse Katumbi

    « C’est faux ! », réfute Moïse Katumbi, l’un des principaux soutiens, avec Jean-Pierre Bemba, du candidat Martin Fayulu. « Comment le FCC peut-il prétendre gagner le scrutin grâce aux suffrages de l’intérieur du pays alors que le régime en place n’a jamais initié un seul centimètre carré de projet pour les milieux ruraux ? », interroge l’ancien gouverneur du Katanga, joint au téléphone par Jeune Afrique.

    « Jean-Pierre Bemba, Adolphe Muzito et moi-même avons été exclus injustement de cette présidentielle, mais le pouvoir n’a jamais pu exclure le peuple congolais du scrutin. C’est pourquoi nous assistons aujourd’hui à ce vote sanction contre le régime de Kabila dans les grandes villes et les villages. Nous n’accepterons pas la tricherie : Corneille Nangaa [le président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), ndlr] doit faire très attention », prévient Moïse Katumbi.

    Le jeudi 3 janvier, la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) a indiqué de son côté être en possession du nom du vainqueur de la présidentielle, grâce aux « données en sa possession, issues des procès-verbaux des bureaux de vote ». « Nous appelons le peuple à être en alerte, car nous savons que le pouvoir est en train de tripatouiller ces résultats pour préparer un passage en force de son candidat », commente Moïse Katumbi, qui dénonce « la poursuite illégale du vote à Kamina et à Kolwezi », dans le sud de la RDC.

    En cas de proclamation des résultats qui ne refléteraient pas la vérité des urnes, Katumbi affirme que la coalition Lamuka demandera au peuple de « se prendre en charge ». « C’est un devoir constitutionnel de se lever contre un individu ou un groupe d’individus qui tentent de confisquer le pouvoir par la force », argue-t-il, appelant « les militaires et policiers qui ont également trop souffert du système, selon lui, à être réellement républicains ».

    L’origine de l’article >>

  • Charles Musonda nommé sélectionneur adjoint du TP Mazembé

    Charles Musonda nommé sélectionneur adjoint du TP Mazembé

    Copyright de l’image Getty Images

    Le TP Mazembé, géant du football congolais, a nommé Charles Musonda, légende zambienne, entraîneur adjoint.

    L’ancien joueur d’Anderlecht, qui est le père du milieu de Chelsea Charly Junior, rejoint son fils Lamisha à Mazembé, qui a récemment rejoint le quintuple champion d’Afrique à l’issue d’un essai réussi.

    Musonda a été présenté hier à l’ensemble du personnel d’encadrement et il travaillera aux côtés de l’entraîneur Pamphile Mihayo, assisté de David Mwakasu et Robert Kidiaba, peut-on lire sur le site web du club.

    Parlant de son choix, Charles Musonda a indiqué qu’il est “extrêmement déterminé à relever les défis qui” l’attendent.

    Musonda a joué pour les Mufulira Wanderers en Zambie avant de déménager en Belgique où il a joué pour le Cercle de Bruges et Anderlecht.

    Il a également fait des séjours aux États-Unis et en Allemagne avant que sa carrière ne prenne fin prématurément en raison d’une blessure au genou.

    A lire aussi :L’Ougandais Ochaya au TP Mazembé

    A lire aussi :Duel Wydad et TP Mazembe sous arbitrage vidéo

    A lire aussi :Pamphile Mihayo veut rester au TP Mazembe

    L’origine de l’article >>

  • Réunion à huis clos du Conseil de sécurité de l’ONU sur les élections en RDC

    Réunion à huis clos du Conseil de sécurité de l’ONU sur les élections en RDC

    Le Conseil de sécurité des Nations unis va se réunir à huis clos ce 4 janvier sur les élections en République démocratique du Congo, selon des diplomates.

    La réunion, prévue à 15H00 (20H00 GMT), va se tenir à la demande de la France selon des diplomates alors que les différentes puissances attendent les résultats du scrutin historique de dimanche.

    L’Église catholique a pour sa part repris jeudi son rôle de contre-pouvoir en République démocratique du Congo en affirmant connaître le nom du vainqueur de l’élection présidentielle pour mieux demander à la commission électorale (Ceni) de proclamer les résultats « dans le respect de la vérité et la justice ».

    De leur côté, les États-Unis ont exigé des autorités électorales de République démocratique du Congo de « respecter » le choix des Congolais en publiant des résultats « exacts ». « Ceux qui sapent le processus électoral, menacent la paix, la sécurité ou la stabilité de la RDC, ou bénéficient de la corruption risquent de ne plus être les bienvenus aux États-Unis ou d’être interdits d’accès au système financier américain », a prévenu le département d’État américain dans un communiqué.

    Appel au rétablissement d’internet

    Et Washington d’appeler également au rétablissement d’internet, coupé depuis lundi. Plusieurs pays occidentaux et les voisins de la RDC espèrent que ce pays verra sa première transmission pacifique du pouvoir depuis son indépendance.

    Au cours d’une conférence de presse jeudi, Corneille Nangaa, le président de la Ceni a condamné les déclarations qu’il qualifie « d’intimidations ».
    « J’aimerais dénoncer les comportements de certains acteurs nationaux et internationaux : arrêtez de nous intimider, arrêtez d’essayer d’influencer la décision de la Ceni. La Ceni va annoncer les résultats conformément à la loi et aux résultats qui seront collectés par elle au niveau des différents bureaux de votes « , a affirmé Corneille Nangaa – selon qui environ 20 % des bulletins de vote avaient été centralisés jeudi 3 janvier.

    Le président Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001, n’était pas candidat à sa réélection. Au total, 21 prétendants, dont l’ancien ministre de l’Intérieur et candidat du pouvoir Emmanuel Ramazani Shadary, se sont présentés. Le Conseil de sécurité de l’ONU doit aussi tenir une réunion publique sur la RDC mardi.

    L’origine de l’article >>

  • Dette cachée du Mozambique : un ancien ministre et trois ex-banquiers du Crédit suisse inculpés aux États-Unis

    Dette cachée du Mozambique : un ancien ministre et trois ex-banquiers du Crédit suisse inculpés aux États-Unis

    Cinq interpellations ont eu lieu, entre le 29 décembre 2018 et le 3 janvier 2019, dans le cadre de l’enquête sur la « dette cachée » du Mozambique, emprunts réalisés en 2013 et 2014 par trois entreprises publiques qui avaient précipité le pays dans une grave crise financière.

    Interpellé le 29 décembre 2018 en Afrique du Sud, Manuel Chang, ministre mozambicain des Finances de 2005 à 2015, est actuellement en détention provisoire dans l’attente de l’examen d’une demande d’extradition présentée par les autorités américaines.

    L’ancien ministre a été inculpé le 3 janvier à New York. Il est accusé d’avoir garanti, au nom de son pays, deux milliards de dollars (1,75 milliard d’euros) d’emprunts en échange de pots-de-vin – il aurait perçu au moins sept millions de dollars, selon les premiers éléments de l’enquête.

    Ces emprunts avaient été souscrits, sans que Maputo en informe le FMI, par trois entreprises à capitaux publics liées aux services secrets et au ministère de la Défense mozambicains, officiellement pour acheter du matériel de surveillance maritime et des navires – des projets qui n’ont jamais vu le jour. La découverte de cette affaire, en avril 2016, a fait exploser la dette du pays, passée de 86 % du PIB en 2015 à 130 % en 2016, et provoqué le gel des aides du FMI et de plusieurs bailleurs majeurs, plongeant le Mozambique dans une profonde crise économique et financière.

    « Possible engagement » du FMI en 2019

    Outre Manuel Chang, 63 ans, ont été inculpés l’homme d’affaires libanais Jean Boustani, qui avait coordonné le montage, et trois anciens banquiers d’affaires du Crédit Suisse, interpellés le 3 janvier à Londres avant d’être remis en liberté sous caution. Tous auraient perçu des pots-de-vin pour avoir facilité les prêts. Ils sont aussi inculpés pour abus de confiance, dans le cadre de la procédure lancée par le procureur fédéral de Brooklyn, Richard Donoghue.

    C’est parce que les fonds ont transité par les États-Unis que la justice américaine s’est saisie de cette affaire

    C’est parce que les fonds ont transité par les États-Unis que la justice américaine s’est saisie de cette affaire, même si aucun des cinq hommes inculpés ne travaillait ou ne résidait dans ce pays.

    Le Mozambique, qui a fait défaut sur le paiement des intérêts de son eurobond en 2016, est parvenu début novembre à conclure un accord de principe avec une partie de ses créanciers pour la renégociation des termes de son emprunt. Même si l’eurobond en cause (5 % du PIB) reste marginal en comparaison des 113 % du PIB que représentait l’ensemble de la dette du pays en 2017, cette annonce a laissé entrevoir à Maputo un éclaircissement de sa situation financière.

    En outre, deux missions du FMI, en août et en novembre 2018, ont permis de lancer les discussions avec les autorités pour un « possible engagement » de l’organisation financière en 2019.

    L’origine de l’article >>

  • Mines : Mark Bristow taille dans le vif après la fusion Barrick-Randgold

    Mines : Mark Bristow taille dans le vif après la fusion Barrick-Randgold

    Alors que la fusion entre Randgold et Barrick Gold est devenue effective le 2 janvier, l’ex-patron de Randgold et nouveau directeur général du groupe annonce d’importantes réductions d’effectifs au siège de la société et la cession de certaines mines jugées non-stratégiques.

    Nommé directeur général de Barrick – le nom du nouveau groupe – le bouillonnant dirigeant sud-africain a fait savoir aux salariés du siège de Toronto qu’il allait sérieusement couper dans leurs effectifs pour allouer des ressources directement sur les sites extractifs – y compris de R&D et d’équipement de traitement de données – rendant l’entreprise plus efficace et davantage locale.

    « Il s’agit d’appliquer le modèle Randgold à Barrick », avait-il expliqué au moment de l’annonce de la fusion, rappelant que Randgold n’avait quasiment pas de siège global, réduit à quelques bureaux londoniens, son top-management passant son temps en itinérance entre les différents sites miniers et réunions de négociation avec les gouvernements pour de nouveaux projets extractifs.

    De 170 personnes, les équipes centrales canadiennes vont passer à quelque 70 salariés ont indiqué Mark Bristow et John Thornton, venu de Barrick Gold, auparavant banquier de Goldman Sachs, avec qui il forme le tandem de tête : le premier centré sur les questions opérationnelles, et le second sur les sujets financiers.

    Se concentrer sur les mines de « classe mondiale »

    Les deux hommes se sont accordés pour concentrer leurs efforts sur cinq mines de « classe mondiale » : deux africaines – Kibali en RDC et Loulo-Gounkoto au Mali ; deux aux États-Unis – Cortez et Goldstrike – ; et une en République dominicaine – Pueblo Viejo.

    Les autres gisements et exploitations hérités des deux anciennes sociétés – y compris en Afrique – pourraient, s’ils ne rentrent pas dans les nouveaux critères stratégiques retenus par le groupe, être revendus progressivement au gré des opportunités, et ce alors que le cours de l’or a repris des couleurs, avec une hausse de 7,5 % sur les trois derniers mois.

    Deux dossiers africains prioritaires

    Deux premiers dossiers africains de cette revue d’actifs seront étudiés de près par Bristow et ses acolytes : d’abord, celui d’Acacia Mining, filiale à 63,9 % de Barrick, où il s’agit de renouer les liens avec les autorités qui avaient infligé à cette société le plus gros redressement fiscal de tous les temps sur le continent – 190 milliards de dollars ! – et bloqué ses exportations d’or ; puis celui de la mine zambienne de cuivre de Lumwana, seul actif sur le continent qui ne soit pas dans la filière aurifère.

    Ensuite, ce sera au tour des équipes de Massawa au Sénégal, puis à celles de Tongon en Côte d’Ivoire, d’être fixées sur leurs sorts respectifs.

    L’origine de l’article >>

  • L’Algérie, le Maroc et le Togo rejoignent la Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures

    L’Algérie, le Maroc et le Togo rejoignent la Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures

    Le conseil d’administration de l’institution multilatérale de développement créée à l’initiative de la Chine a validé les candidatures de l’Algérie, du Ghana, de la Libye, du Maroc et du Togo. Ces derniers doivent encore verser une contribution au capital de la banque avant d’en être reconnus comme membres.

    Le 19 décembre, le conseil d’administration de la Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures, ou Asian Infrastructure Investment Bank (AIIB), a approuvé la demande d’adhésion de six nouveaux membres, parmi lesquels l’Algérie, le Ghana, la Libye, le Maroc et le Togo.

    « Les six membres potentiels se joindront officiellement à l’AIIB une fois qu’ils auront complété les processus domestiques requis et déposé le premier versement de capital à la banque. Les parts attribuées aux nouveaux membres éventuels proviennent du stock existant de participations non-distribuées de l’AIIB », précise le communiqué de l’institution.

    Une banque de développement basée à Pékin

    Créée à l’initiative de la Chine et basée à Pékin, l’AIIB est une banque de développement multilatéral, comptant 93 membres à ce jour. Son objectif est d’améliorer les conditions économiques et sociales en reliant mieux « les gens, les services et les marchés », grâce à des investissements dans « des infrastructures durables et d’autres secteurs productifs en Asie et ailleurs ».

    La charte de l’AIIB a été signée par 57 pays avant le lancement de la Banque en janvier 2016. En 2017, l’AIIB a annoncé l’approbation de 27 nouvelles demandes d’adhésion. En mai et juin 2018, l’AIIB a approuvé trois demandes supplémentaires.

    Quatre pays africains déjà membres

    Quatre pays africains sont déjà membres de la banque à part entière : l’Égypte, l’Éthiopie, Madagascar et le Soudan. Ceux-ci ont contribué au capital de l’institution, à hauteur respectivement de 650,5 millions de dollars, 45,8 millions de dollars, 5 millions de dollars et 59 millions de dollars.

    La liste de membres dit potentiels – qui doivent encore verser leurs contributions – comprend en outre l’Afrique du Sud, l’un des pays fondateurs de l’institution, et le Kenya.

    Depuis son lancement en janvier 2016, la banque a investi 7,5 milliards de dollars dans 35 projets dont la majorité en Asie. L’Égypte est le seul pays africain à avoir bénéficié de prêts de l’AIIB : 210 millions de dollars en 2017 pour la construction de centrales solaires et 300 millions de dollars en 2018 pour un programme d’assainissement rural.

    L’origine de l’article >>

  • Élections en RDC : la Conférence épiscopale dit posséder le nom du vainqueur

    Élections en RDC : la Conférence épiscopale dit posséder le nom du vainqueur

    L’abbé Donatien Nshole, secrétaire général de la Cenco, a affirmé que « les données en sa possession consacrent le choix d’un candidat comme président de la République ». Il appelle la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) à respecter « la vérité et la justice ».

    La mission d’observation électorale de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) « constate que les données en sa possession, issues des procès-verbaux de vote, consacrent le choix d’un candidat comme président de la République », a déclaré son secrétaire général, l’abbé Donatien Nshole, lors la présentation de son rapport préliminaire, le 3 janvier à Kinshasa, au sujet des élections générales du 30 décembre en RDC.


    >>> À LIRE – Élections en RDC : le camp Fayulu se dit « largement en tête », celui de Ramazani Shadary est « serein »


    « Clairement exprimé »

    La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) « est appelée en tant qu’institution d’appui à la démocratie, de publier, en toute responsabilité, les résultats des élections dans le respect de la vérité et de la justice », a-t-il ajouté, avant d’appeler le peuple congolais à « demeurer vigilant pour l’aboutissement heureux du processus ».

    Selon l’abbé Nshole, les « irrégularités relevées » au cours du processus électoral et le jour du vote « n’ont pas pu entamer considérablement le choix que le peuple congolais a clairement exprimé dans les urnes ».

    Avec quelque 41 000 agents déployés dans tout le pays le jour du vote, la mission d’observation de la Cenco était, de loin, la plus nombreuse. Dans un pays où environ 40% des habitants sont catholiques, l’Église est par ailleurs une des institutions les plus influentes.

    Sous pression

    La déclaration de l’abbé Nshole intervient alors que la Ceni, sous pression, a annoncé des retards dans la compilation de ses résultats. Jeudi, soit quatre jours après le scrutin, seuls 20% des résultats environ avaient été compilés, selon son président Corneille Nangaa. Dans ces conditions, la date du 6 janvier, à laquelle la Ceni devait initialement annoncer ses résultats provisoires, pourrait ne pas être respectée. « La réflexion est engagée en interne », a indiqué à Jeune Afrique un responsable de la Ceni.

    L’abbé Nshole s’interdit de publier tout résultat avant que la Ceni ne le fasse. Il n’exclut en revanche pas de contester les résultats officiels s’ils sont différents de ses observations. Il pourrait même publier ses résultats à terme si les évêques le jugent utile.

    Selon nos informations, l’abbé Nshole a par ailleurs informé plusieurs ambassadeurs occidentaux à Kinshasa, mercredi 2 janvier, du nom du vainqueur en sa possession.

    « La Ceni doit s’assurer que les voix et les votes [des Congolais] soient respectés », a déclaré le département d’État américain dans un communiqué du 3 janvier. Il exhorte « la Ceni à communiquer les résultats exacts correspondants aux résultats annoncés dans chacun des 75 000 bureaux de vote ».

    L’origine de l’article >>

  • RDC : l’opposant Jean-Claude Muyambo parmi les prisonniers graciés remis en liberté

    RDC : l’opposant Jean-Claude Muyambo parmi les prisonniers graciés remis en liberté

    Alexis Thambwe Mwamba, ministre congolais de la Justice, a mis en application le 3 janvier la grâce présidentielle ordonnant la libération de centaines de prisonniers dont certains sont des personnalités politiques emblématiques, comme l’opposant Jean-Claude Muyambo.

    Comme il l’avait annoncé à Jeune Afrique, Alexis Thambwe Mwamba s’est rendu le jeudi 3 janvier à la prison de Makala, à Kinshasa, pour exécuter la mesure de grâce présidentielle annoncée à la veille du Nouvel An. Le garde des Sceaux congolais s’est fait accompagner par Flory Kabange Numbi, le procureur général auprès de la cour de cassation, selon l’un de ses proches collaborateurs.

    Parmi les bénéficiaires de cette mesure : Me Jean-Claude Muyambo Kyassa. Cet ancien bâtonnier de Lubumbashi, dans le sud de la RDC, et leader du parti Solidarité congolaise pour la démocratie et le développement (Scode), avait claqué la porte de la coalition au pouvoir en avril 2012, s’opposant contre toute tentative d’un troisième mandat du président Joseph Kabila.

    Je suis sorti de la prison de la même manière que j’y suis entré

    « Enfin libre ! »

    En janvier 2015, alors que Kinshasa s’apprête à vivre trois journées meurtrières de contestation anti-réforme électorale, Jean-Claude Muyambo est arrêté dans sa résidence de Ngaliema, dans la capitale congolaise. Poursuivi pour escroquerie dans une rocambolesque affaire immobilière, il sera d’abord condamné à vingt-six mois, puis à cinq ans de prison.

    « Enfin libre ! », clame-t-il aujourd’hui, joint au téléphone par Jeune Afrique quelques minutes après sa mise en liberté. « Je suis sorti de la prison de la même manière que j’y suis entré il y a quatre ans », explique Muyambo qui continue à dénoncer un « procès politique » intenté contre lui. Mais, pour l’instant, sa priorité est ailleurs. Bien que candidat aux élections législatives et provinciales du 30 décembre dernier, l’opposant confie qu’il voudrait se rendre avant tout aux États-Unis ou dans un pays européen pour soigner convenablement sa fracture du pied survenue pendant sa détention.

    Gecoco libre, Yangambi toujours en prison

    Sur la liste des bénéficiaires de la grâce présidentielle se trouve également Gérard Mulumba, dit Gecoco, un autre transfuge de la majorité au pouvoir. Ce député de l’opposition a été condamné fin avril 2018 à dix-huit mois de prison pour offense au chef de l’État.

    Des sources judiciaires concordantes font également part de la libération d’Éric Kikunda, coaccusé de Me Firmin Yangambi, maintenu lui, une fois de plus, en détention. Mais contrairement aux autres prisonniers graciés, « Kikunda a été immédiatement conduit dans un cachot des services de l’immigration, en attendant son imminente expulsion vers la Belgique », confie l’une de nos sources proches du dossier.

    Aux côtés de ces prisonniers emblématiques, « plusieurs centaines » d’autres détenus devaient recouvrer leur liberté, selon le ministère de la Justice. Mais tous n’ont pas encore quitté la prison. La faute notamment au défaut de paiement d’une « réquisition de fin d’emprisonnement », document qui « est monnayé entre 30 et 50 dollars américains à Makala », se désole un bénéficiaire de la grâce, qui s’impatiente dans sa cellule.

    L’origine de l’article >>