Author: Don Kayembe

  • [Tribune] En RDC, les risques d’un putsch électoral

    [Tribune] En RDC, les risques d’un putsch électoral

    Pour la première fois depuis 1960, une passation de pouvoir entre un président sortant et un autre démocratiquement élu devait avoir lieu. Mais au vu des éléments dont dit disposer la FIDH et des irrégularités constatées, le peuple congolais court, selon elle, le risque de se voir confisquer ses élections.

    Une tribune cosignée par Paul Nsapu, président de la Ligue des électeurs en RDC et secrétaire général adjoint de la FIDH, Jean-Claude Katende, président de l’Asadho, et Dismas Kitenge, président du Groupe Lotus.

    Tous les espoirs étaient permis. Grâce à la formidable vivacité du peuple congolais et notamment de sa société civile, le scrutin du 30 décembre conservait des chances d’être une réussite. Depuis les élections de 2011, tout particulièrement, des milliers de militants d’organisations échappant aux partis politiques traditionnels ont réclamé le respect de la Constitution, n’hésitant pas à risquer leur sécurité et souvent, hélas, leur vie, pour obtenir une réelle alternance politique.


    >>> À LIRE – Élections en RDC : « La campagne s’est plutôt mieux déroulée qu’en 2011 », selon Leila Zerrougui (Monusco)


    Partout dans le pays, des marches et des manifestations pacifiques ont eu lieu. Partout dans le pays, la répression s’est abattue, avec une violence criminelle, comme dans le Kasaï, à Lubumbashi, à l’Est ou encore à Kinshasa, où les forces de l’ordre n’ont pas hésité à tirer à balles réelles. Bilan : des dizaines de morts, des centaines de blessés, des militants arrêtés, emprisonnés, torturés. En vain. Par la seule force de cette volonté collective, ce mouvement de fond aura réussi l’impensable : faire reculer un pouvoir aux abois, avec la promesse d’un scrutin libre et transparent, et le départ du président Kabila.

     Des décisions inquiétantes

    C’est d’ailleurs cette même révolte citoyenne, ce même sentiment d’appartenir à une communauté de valeurs, qui a poussé des milliers de citoyens de Beni ou de Butembo, privés de vote par le pouvoir – officiellement pour une raison d’insécurité –, à installer des bureaux de vote de fortune, et braver de longues files d’attente pour faire entendre leurs voix.

    Car le pouvoir a pris peur et, dès le début, craignant certainement que cette frustration engrangée au fil des ans ne se traduise par un cuisant échec dans les urnes, a tout fait pour saboter cet exercice démocratique. Ayant pris conscience que sa stratégie isolationniste le conduisait droit dans une impasse, il a ainsi soudainement décidé de repousser d’une semaine les élections initialement prévues le 23 décembre. Puis, il a arbitrairement décidé que les plus d’un million d’électeurs de Beni, Butembo et Yumbi n’auraient pas le droit d’y participer avant trois mois.

    Des décisions qui ont davantage fait peser alors les soupçons d’une manipulation à grande échelle. Cette suspicion a par la suite été confirmée par le refus d’accréditer certains observateurs internationaux, ou des médias étrangers soucieux de rendre compte du scrutin. Juste avant le scrutin, le renvoi de l’ambassadeur de l’Union européenne, sous un prétexte fallacieux, a encore renforcé ces craintes.

    De nombreuses irrégularités

    Sur les réseaux sociaux, pourtant, le jour des élections, les premiers messages qui commençaient à être partagés témoignaient de la ferveur et de la fierté, de la joie aussi, partagée par tout un peuple, d’avoir pu accomplir ce devoir et ce droit citoyen. Mais c’était avant la coupure d’Internet imposée par le gouvernement. Et très rapidement, nos pires appréhensions sont devenues réalité.


    >>> À LIRE – Élections en RDC : la Ceni reconnaît des « incidents prévisibles qui ont été pris en charge »


    Ouverture tardive de certains bureaux de vote, absence ou retard de fourniture de bulletins de vote, dysfonctionnements des machines à voter : les premières constatations qui nous sont parvenues du terrain tendaient à montrer que tous les éléments d’une fraude massive avaient été mis en place. Toute la journée, les témoignages d’irrégularités n’ont eu de cesse d’être rapportés. Dès le début, l’absence des listes électorales affichées devant des bureaux de vote, ou encore celle de noms de candidats sur certaines machines à voter avaient été relevées. Jusqu’à la fin du scrutin, l’absence d’affichage des procès-verbaux sur les portes de certains bureaux a également été constaté.

    Depuis le 30 décembre, le régime ne cesse d’envoyer des signes de plus en plus inquiétants de fermeture vis-à vis de la communauté internationale. La coupure généralisée d’Internet en est bien sûr le plus spectaculaire des exemples. Radio France internationale (RFI), dont les émissions et les journaux d’information sont particulièrement suivis en République démocratique du Congo, a par ailleurs vu son signal couper, et le ministère de la Communication a retiré son accréditation à la correspondante de ce média à Kinshasa.

    La communauté internationale doit se tenir prête à activer tous les leviers dont elle dispose pour éviter une escalade de la violence politique

    Éviter l’escalade de la violence politique

    Les risques d’un putsch électoral sont donc bien présents, et nous désolent, car la déception sera grande, au sein d’une population qui avait commencé à croire à un changement politique. Mais les dangers d’une contestation des résultats des élections sont du coup bien réels, de même que ceux d’une escalade de la violence politique. L’attitude récente des forces de sécurité laisse en effet présager un possible bain de sang en cas de mouvement de foule.

    La communauté internationale doit se tenir prête à activer tous les leviers dont elle dispose pour éviter un tel scénario, en espérant que les menaces de sanctions ciblées contre les responsables des violences et d’éventuelles poursuites judiciaires seront suffisantes pour calmer les ardeurs des pourvoyeurs de haine. Ceux-là n’ont pas d’avenir au sein d’une RDC réellement démocratique et pluraliste, que nous appelons de tous nos vœux depuis trop longtemps.

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  • Le ministre chinois des Affaires étrangères en visite en Éthiopie, au Burkina Faso, en Gambie et au Sénégal

    Le ministre chinois des Affaires étrangères en visite en Éthiopie, au Burkina Faso, en Gambie et au Sénégal

    Au premier jour de sa tournée africaine, Wang Yi a défendu en Éthiopie les investissements chinois sur le continent, relativisant les risques de sur-endettement. Burkina Faso, Sénégal et Gambie constituent la suite de son programme.

    Le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, a relativisé les inquiétudes liées à la dette de l’Afrique à l’égard de la Chine, à son arrivée le 3 janvier en Éthiopie, première étape d’une tournée dans quatre pays africains.

    « De manière générale, la dette en Afrique est une problématique qui dure depuis longtemps et est un produit de l’histoire, a-t-il estimé. Elle n’est pas apparue aujourd’hui, et elle encore moins provoquée par la Chine. »

    « Nous savons qu’en termes de financement, certains pays africains ont rencontré des difficultés », a reconnu lors d’une conférence de presse à Addis-Abeba le chef de la diplomatie chinoise, qui s’est rendu ensuite au Burkina Faso le 4 janvier, avant la Gambie et le Sénégal.

    La Chine est le principal bailleur bilatéral pour les infrastructures en Afrique, pour un total excédant les financements combinés de la Banque africaine de développement (BAD), de l’Union européenne, de la Société financière internationale (IFC), de la Banque mondiale et du G8.

    Soutenir les pays africains quand ils en ont besoin

    « La Chine y attache beaucoup d’importance, en tant qu’amie et sœur de l’Afrique. Nous sommes toujours prêts à faire un geste quand les pays africains en ont besoin », a-t-il ajouté.

    Lors de sa rencontre avec le président de la Commission de l’Union africaine Moussa Faki Mahamat, Wang Yi a annoncé un soutien de 63,9 millions d’euros à la force conjointe du G5 Sahel, 70,3 millions d’euros pour le dépôt militaire de Douala au Cameroun, et 1 million d’euros pour la mission de l’Union africaine en Somalie, rapporte l’agence turque Anadolu Agency.

    L’investissement étranger chinois en Afrique subsaharienne s’est élevé à 298 milliards de dollars entre 2005 et 2018, selon le think tank américain American Enterprise Institute (AEI), considéré conservateur.

    La Chine continuera à être le partenaire stratégique de l’Éthiopie

    Wang Yi et son homologue éthiopien, Workneh Gebeyehu, se sont félicités des liens étroits unissant leurs deux pays et ont écarté toute idée d’un refroidissement de leurs relations depuis l’arrivée au pouvoir en avril 2018 du Premier ministre réformateur éthiopien, Abiy Ahmed.

    « Nous pensons que le processus de réformes en Éthiopie renforcera encore plus nos liens avec la Chine », a déclaré le ministre éthiopien des Affaires étrangères. « La Chine continuera à être le partenaire stratégique de l’Éthiopie. »

    Poursuite de la visite au Burkina Faso et au Sénégal

    Le chef de la diplomatie chinoise s’est ensuite rendu au Burkina le 4 janvier, où il a rencontré le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Alpha Barry, et doit s’entretenir avec le président de la République, Roch Marc Christian Kaboré.

    Le 26 mai 2018, le Burkina Faso, l’un des deux derniers pays du continent, avec le Swaziland, qui reconnaissait encore Taïwan, a cédé à l’offensive de la Chine continentale. Le pays s’était assuré au préalable que la Chine reprendrait à son compte les dix-sept projets d’envergure dans lesquels Taïwan intervenait, dans des secteurs tels que l’agriculture, l’éducation ou la santé.

    Wang Yi doit ensuite s’envoler pour le Sénégal et la Gambie. Revenu de la conférence de Pékin début septembre 2018 avec l’organisation du prochain Focac, Macky Sall avait reçu le président chinois Xi Jiping à Dakar en juillet. Un entretien est prévu avec Sidiki Kaba, le chef de la diplomatie sénégalaise.

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  • Migrants : baisse du flux global en 2018, l’Espagne devient première porte d’entrée en Europe

    Migrants : baisse du flux global en 2018, l’Espagne devient première porte d’entrée en Europe

    Malgré des arrivées en baisse, la Méditerranée est restée l’an dernier, avec plus de 2 260 morts, la voie maritime la plus meurtrière pour les migrants, selon le Haut commissariat de l’ONU aux réfugiés. Autre tendance de fond : l’Espagne est devenue la première porte d’entrée des migrants en Europe.

    Au total, 2 262 migrants sont « morts ou portés disparus » en tentant de traverser la Méditerranée en 2018, contre 3 139 l’année précédente, selon les chiffres publiés par le Haut commissariat de l’ONU aux réfugiés (UNHCR).  Du côté des arrivées, 114 941 personnes ont traversé la mer pour gagner les côtes des pays riverains, soit une baisse significative par rapport à l’année précédente (172 301).


    >>> À LIRE – Migrants en Méditerranée : le casse-tête du redécoupage des eaux


    À cela s’ajoutent quelque 6 800 personnes enregistrées à Ceuta et Melilla, enclaves espagnoles dans le nord du continent africain, mais qui n’ont pas traversé la mer. Au total, 121 755 migrants sont donc arrivés en Europe l’an dernier.

    Taux de mortalité en hausse

    Ces chiffres marquent une chute drastique par rapport au « pic » de 1,015 million d’arrivées en 2015, au cœur de la crise des réfugiés. Concernant les décès, la baisse est moins marquée, puisqu’il y avait alors eu près de 3 800 morts. En proportion, la mortalité s’est d’ailleurs légèrement accrue en 2018 par rapport à l’année précédente. « La Méditerranée est depuis plusieurs années la voie maritime la plus meurtrière au monde pour les réfugiés et les migrants, avec un taux de mortalité qui a fortement augmenté », s’est inquiétée la porte-parole du HCR en France, Céline Schmitt.

    L’année 2018 a été marquée par une crise diplomatique entre pays européens autour de l’accueil des réfugiés, notamment cet été, après que le gouvernement italien, au fort discours anti-migrants, a fermé les ports aux bateaux humanitaires. Alors que la voie principale de migration passait jusque-là par la Libye et l’Italie, l’Espagne est ainsi redevenue l’an dernier la première porte d’entrée en Europe, avec 57 215 arrivées par la mer (contre 22 103 en 2017).

    En 2018, le premier pays d’origine des migrants était la Guinée, suivie du Maroc et du Mali

    Cette tendance pourrait se poursuivre, puisque les gardes-côtes espagnols ont indiqué mercredi avoir porté secours à 401 migrants au cours des deux premiers jours de 2019. De son côté, l’Italie a enregistré 23 371 arrivées, en très net recul par rapport à 2017 (119 369), et la Grèce (32 497).

    En 2018, le premier pays d’origine des migrants était la Guinée (13 068 personnes), suivie du Maroc (12 745) et du Mali (10 347). La Syrie n’était que le quatrième pays d’origine des arrivants, suivie de l’Afghanistan et de l’Irak.

    Entraves aux navires humanitaires

    Autre conséquence : plusieurs navires humanitaires ont été contraints d’errer en Méditerranée depuis l’été, faute de savoir où accoster. Chaque situation s’était débloquée avec un accord trouvé dans l’urgence entre pays européens pour la répartition des réfugiés. En ce début 2019, deux navires d’ONG allemandes transportant 49 migrants ont reçu l’autorisation de « s’abriter » dans les eaux maltaises. La Commission européenne a appelé jeudi les pays de l’UE à « plus de solidarité » pour se répartir l’accueil de ces migrants.

    « Nous sommes prêts à participer, dans le cadre d’un effort européen et pour les personnes qui sont en besoin de protection », a-t-on indiqué jeudi à l’Elysée. L’Italie, Malte et l’Espagne ont refusé d’accueillir les migrants secourus, mais les Pays-bas et l’Allemagne avaient évoqué un accueil en cas de partage avec d’autres pays européens.


    >>> À LIRE – L’Aquarius, avec 141 personnes à bord, reste au large de la Libye


    « En 2019, il est essentiel de sortir de l’impasse actuelle et de mettre fin à des approches au cas par cas, c’est-à-dire bateau par bateau, pour savoir où débarquer les passagers secourus », a déclaré la porte-parole du HCR en France, en plaidant pour un « mécanisme régional de débarquement ».

    Les navires humanitaires, qui dénoncent des entraves croissantes à leur action, sont de moins en moins nombreux à œuvrer en Méditerranée. Début décembre, Médecins sans frontières et SOS Méditerranée ont dû mettre un terme aux opérations de l’Aquarius, devenu un symbole de la crise européenne sur l’accueil des migrants.

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  • [Tribune] L’incontournable vaccin, entre défis et paradoxes

    [Tribune] L’incontournable vaccin, entre défis et paradoxes

    Zones géographiquement difficiles d’accès, augmentation des prix, problèmes de disponibilité et de conservation… Si la vaccination est un pilier historique de la lutte contre les maladies infectieuses, elle reste confrontée à de nombreux défis sur le continent.

    La vaccination est un pilier historique de la lutte contre les maladies infectieuses. Si elle ne guérit pas, elle prévient le développement de nombre d’affections et protège contre les épisodes de malnutrition aiguë. Elle est, à ce titre, « l’une des interventions les plus rentables en matière de santé publique », rappelle l’OMS. Mais la commission du Parlement européen sur l’environnement et la santé publique s’inquiète de la chute du taux de vaccination en Europe, en raison de la défiance croissante de la population vis-à-vis de cette pratique.

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  • Société générale Maroc lance un plan d’investissement de 700 millions de dirhams

    Société générale Maroc lance un plan d’investissement de 700 millions de dirhams

    En ce début d’année, la filiale marocaine du groupe français Société générale vient de tracer une nouvelle feuille de route qui couvre les quatre prochains exercices. Objectif : augmenter de 60 % le bénéfice net pour atteindre 1,5 milliard de dirhams.

    Ahmed El Yagoubi, le président du directoire arrivé il y a presque une année, a travaillé sur la nouvelle feuille de route de la Société générale Maroc, baptisée « Avenir 2019-2022 ». La 4e banque du royaume espère grâce à cette nouvelle politique réaliser une progression annuelle de 7 % de ses revenus. L’ensemble de cette stratégie sera pilotée par le directoire qui est composé d’Ahmed El Yacoubi et de trois directeurs généraux : Asmae Hajjami, Mohamed Tahiri et François Marchal.

    Selon les chiffres avancés par ses dirigeants, le PNB de la banque devrait à terme atteindre 6 milliards de dirhams pour un bénéfice net d’environ 1,5 milliard de dirhams (137 millions d’euros), soit une progression de 60 % par rapport à ce qui est enregistré en ce moment. Un objectif assez audacieux de la part d’une banque en activité depuis 1913.

    Une direction dédiée aux activités en Afrique

    Cette valeur ajoutée viendra, en autres, du continent où le groupe est très présent. « Le Maroc représente aujourd’hui 30 % du total de bilan de Société générale en Afrique… Nous avons l’ambition d’accompagner nos clients partout, et notamment en Afrique, en étant la locomotive du groupe sur le continent », explique Ahmed El Yacoubi. Une direction spécialement dédiée aux activités en Afrique a été mise en place pour assurer le financement des projets au-delà des frontières marocaines.


    >>> À LIRE : Alexandre Maymat, Société générale : « Nous restons la seule banque internationale avec une ambition africaine forte »


    Pour réussir cette transformation et atteindre les objectifs, un plan d’investissement d’environ 700 millions de dirhams a été lancé, dont une partie sera dédiée à l’innovation et aux nouvelles technologies, domaines dans lesquels la Société générale Maroc a cumulé plusieurs mois de retard sur ses concurrents. À l’image de plusieurs groupes financiers marocains, la banque a mis en place une Digital Factory qui définira, selon Ahmed El Yacoubi la « Banque du futur ». Cette équipe d’informaticiens a pour mission de créer, tester et valider les nouveautés qui seront proposés aux clients.

    L’introduction en bourse… « Pas au programme » d’Ahmed El Yacoubi

    Le directoire espère, en effet, façonner et lancer une nouvelle gamme de produits qui collent à la réalité du marché et qui pourra séduire une large clientèle. La banque veut s’ouvrir à des métiers et des spécialités qu’elle n’a jamais couverts, et vise notamment le segment des énergies renouvelables et de la finance verte. « Nous avons également lancé un produit de financement spécialement dédié aux projets d’infrastructure », a ajouté le président du directoire de la banque, annonçant l’ambition de Société générale Maroc de distribuer 20 milliards de dirhams de crédits supplémentaires d’ici 2022, partagés entre les différents segments.

    Ahmed El Yacoubi a également insisté sur la nécessité de « davantage d’agilité » dans la prise de décision pour raccourcir les délais. Une organisation décentralisée sera déployée, petit à petit, et des directions régionales seront créées dans la foulée pour permettre une meilleure couverture du territoire et une plus grande proximité avec la clientèle, a-t-il expliqué.

    Cette nouvelle politique n’inclut pas une introduction en bourse de la banque. « Cette option est habituellement utilisée quand il y a un besoin en capitaux, ce qui n’est pas notre cas. Nous n’avons aucun problème de financement pour honorer nos engagements d’investissement. Par ailleurs, nos actionnaires nous font confiance depuis le début. Il n’y a donc aucune urgence à envisager une introduction en Bourse », a déclaré le président du directoire.

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  • La mère de Pogba nommée ambassadrice du football féminin en Guinée

    La mère de Pogba nommée ambassadrice du football féminin en Guinée

    Copyright de l’image Getty Images

    La mère du milieu de terrain de Manchester United, Paul Pogba, a été nommée ambassadrice du football féminin par la Fédération guinéenne de football (Feguifoot).

    Yeo Moriba, ancienne footballeuse de l’équipe nationale féminine de la Guinée, a été nommée à ce poste à la suite d’une rencontre avec le président de Feguifoot, Mamadou Antonio Souaré.

    Ce dernier espère que l’international français, ainsi que ses frères, les jumeaux Florentin et Mathias, vont soutenir leur mère dans ses nouvelles fonctions.

    La Feguifoot espère est que Yeo Moriba et ses enfants puissent aider à rajeunir le football féminin en Guinée.

    Contrairement à ses homologues masculins, l’équipe nationale féminine guinéenne n’a jamais accédé à une phase finale de la Coupe d’Afrique des nations, et encore moins à la Coupe du monde ou les Jeux olympiques.

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    “Je suis fière de ce que la Fédération guinéenne de football et son président ont fait”, a déclaré Yeo Moriba sur le site de la Feguifoot.

    Ses fils Florentin et Mathias, anciens joueurs du Syli national, l’équipe nationale senior guinéenne, sont nés en Guinée, avant que leur mère ne s’installe en France où est né Paul Pogba.

    Florentin, défenseur, a joué pour la dernière fois en Turquie, avec Genclerbirligi, tandis que l’attaquant Mathias fait actuellement partie des joueurs de Tours, un club de troisième division française.

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  • Maroc : Ahmed Kabbaj, fondateur de la SGTM, est décédé

    Maroc : Ahmed Kabbaj, fondateur de la SGTM, est décédé

    Le Maroc vient de perdre un de ses plus grands bâtisseurs. Ahmed Kabbaj, 76 ans, a rendu l’âme ce 4 janvier, à l’hôpital Cheikh Khalifa où il avait été admis il y a quelques semaines.

    Le capitaine d’industrie laisse derrière lui un des fleurons du secteur du BTP du royaume : la Société générale des travaux du Maroc (SGTM). L’entreprise a été fondée par cet ingénieur Ponts & Chaussés avec son frère M’hammed au début des années 1970, quasiment à la même époque où leur troisième frère, le commandant Mohammed Kabbaj est devenu un héros national en sauvant la vie de Hassan II dans le tristement célèbre attentat contre le Boeing royal d’août 1972.

    Et au long des décennies, la SGTM marque de son empreinte infrastructures, paysages et villes du royaume. Elle a par exemple construit le premier aéroport de Casablanca, ou encore Dar As-Sikkah où est frappée la monnaie nationale à Rabat, sans compter sa contribution à l’édification de nombreux barrages.

    Entreprise familiale

    Ces dernières années, la SGTM a sorti de terre, entre autres, la marina de Casablanca, une usine d’engrais à Jorf Lasfar mais aussi des viaducs de la Ligne à grande vitesse. La nouvelle gare de Casablanca dédiée à cette ligne, qui devrait d’ailleurs être livrée sous peu, figure aussi dans le carnet de commandes de la SGTM qui brasse près de 4 milliards de dirhams de chiffre d’affaires et compte environ 10 000 employés.

    C’est donc cet héritage que transmet Ahmed Kabbaj à son partenaire de toujours – son frère M’hammed (73 ans) – mais aussi à ses quatre enfants, déjà pour leur plupart impliqués dans l’entreprise familiale. Au-delà de l’entrepreneur avisé qu’il a été, ses proches gardent de ce personnage, « un chef de clan jovial, un bon vivant au grand cœur ».

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  • Stratégie : pétroliers et distributeurs à l’assaut des services financiers

    Stratégie : pétroliers et distributeurs à l’assaut des services financiers

    Après les opérateurs télécoms, pétroliers et distributeurs cherchent à leur tour à diversifier leurs revenus, à fidéliser leurs clients et à rentabiliser leurs points de vente en élargissant leur offre de services digitaux.

    Payer ses factures d’eau et d’électricité, déposer et retirer des espèces sur son compte mobile money, effectuer des transferts d’argent ou encore souscrire à des produits d’assurance.

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  • Présidentielle en RDC : Katumbi répond au camp Kabila sur le vote des Congolais en milieu rural

    Présidentielle en RDC : Katumbi répond au camp Kabila sur le vote des Congolais en milieu rural

    Si la coalition au pouvoir en RDC semble reconnaître la défaite de son candidat à Kinshasa lors de la présidentielle du 30 décembre, elle revendique une écrasante victoire de ce dernier dans les milieux ruraux. Ce qui ne serait pas le cas, selon l’opposant Moïse Katumbi, qui soutient le candidat Martin Fayulu.

    Pour qui le Congo profond a-t-il vraiment voté ? Au moment où tout le pays attend impatiemment l’annonce des résultats provisoires du scrutin, opposition et majorité revendiquent le triomphe de leur candidat dans les milieux ruraux lors de la présidentielle du 30 décembre en RDC.

    Le Front commun pour le Congo (FCC) a été le premier à se positionner sur ce terrain. Dans l’une de ses rares interviews, accordée à Jeune Afrique quelques jours avant la tenue de l’élection, Néhémie Mwilanya Wilondja, coordonnateur de cette large plateforme électorale qui porte la candidature d’Emmanuel Ramazani Shadary, dauphin du président Joseph Kabila, affirmait déjà que son camp était le seul à « avoir la maîtrise totale des milieux ruraux où se trouvent, selon lui, 80 % de l’électorat national ».

    « Nous avons tous les chiffres »

    Au lendemain du scrutin, c’est Barnabé Kikaya Bin Karubi, conseiller diplomatique du chef de l’État sortant mais surtout l’un des porte-parole du candidat du FCC, qui récidivait lors d’un point de presse à Kinshasa. Contacté par Jeune Afrique, le diplomate a maintenu, le jeudi 3 janvier, la victoire d’Emmanuel Ramazani Shadary dans plusieurs provinces du pays. « Nous avons mis en place notre centre de compilation : nous avons tous les chiffres », a-t-il martelé, dévoilant les grandes lignes du tableau des résultats collectés par le FCC.

    Kinshasa avait boudé la phase d’enrôlement des électeurs, selon Kikaya Bin Karubi

    À l’en croire donc, partout où l’opposant Martin Fayulu, candidat de la coalition Lamuka (Réveille-toi, en lingala), est arrivé en tête (Grand Équateur, Grand Bandundu, Kongo central, Kinshasa), le dauphin de Kabila y « a grignoté des voix ». Et que ce dernier aurait emporté le scrutin dans le Grand Kivu, dans l’ex-Province orientale et le Grand Katanga, selon Kikaya Bin Karubi.

    « N’oubliez pas que la ville de Kinshasa [réputée hostile au pouvoir, ndlr] avait boudé la phase d’enrôlement des électeurs, a-t-il poursuivi. La capitale a également enregistré un taux de participation faible [37 %, selon lui, ndlr] le jour du vote alors qu’il y a eu engouement à l’intérieur du pays. » « Notre candidat est également le seul à avoir sillonné l’ensemble des 26 provinces du pays pendant la campagne, en ne s’arrêtant pas seulement dans des grandes villes », a affirmé Kikaya Bin Karubi. Conséquence : « Après sommation, c’est Emmanuel Ramazani Shadary qui l’emporte ! », a-t-il lâché.

    Réponse de Moïse Katumbi

    « C’est faux ! », réfute Moïse Katumbi, l’un des principaux soutiens, avec Jean-Pierre Bemba, du candidat Martin Fayulu. « Comment le FCC peut-il prétendre gagner le scrutin grâce aux suffrages de l’intérieur du pays alors que le régime en place n’a jamais initié un seul centimètre carré de projet pour les milieux ruraux ? », interroge l’ancien gouverneur du Katanga, joint au téléphone par Jeune Afrique.

    « Jean-Pierre Bemba, Adolphe Muzito et moi-même avons été exclus injustement de cette présidentielle, mais le pouvoir n’a jamais pu exclure le peuple congolais du scrutin. C’est pourquoi nous assistons aujourd’hui à ce vote sanction contre le régime de Kabila dans les grandes villes et les villages. Nous n’accepterons pas la tricherie : Corneille Nangaa [le président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), ndlr] doit faire très attention », prévient Moïse Katumbi.

    Le jeudi 3 janvier, la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) a indiqué de son côté être en possession du nom du vainqueur de la présidentielle, grâce aux « données en sa possession, issues des procès-verbaux des bureaux de vote ». « Nous appelons le peuple à être en alerte, car nous savons que le pouvoir est en train de tripatouiller ces résultats pour préparer un passage en force de son candidat », commente Moïse Katumbi, qui dénonce « la poursuite illégale du vote à Kamina et à Kolwezi », dans le sud de la RDC.

    En cas de proclamation des résultats qui ne refléteraient pas la vérité des urnes, Katumbi affirme que la coalition Lamuka demandera au peuple de « se prendre en charge ». « C’est un devoir constitutionnel de se lever contre un individu ou un groupe d’individus qui tentent de confisquer le pouvoir par la force », argue-t-il, appelant « les militaires et policiers qui ont également trop souffert du système, selon lui, à être réellement républicains ».

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  • Charles Musonda nommé sélectionneur adjoint du TP Mazembé

    Charles Musonda nommé sélectionneur adjoint du TP Mazembé

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    Le TP Mazembé, géant du football congolais, a nommé Charles Musonda, légende zambienne, entraîneur adjoint.

    L’ancien joueur d’Anderlecht, qui est le père du milieu de Chelsea Charly Junior, rejoint son fils Lamisha à Mazembé, qui a récemment rejoint le quintuple champion d’Afrique à l’issue d’un essai réussi.

    Musonda a été présenté hier à l’ensemble du personnel d’encadrement et il travaillera aux côtés de l’entraîneur Pamphile Mihayo, assisté de David Mwakasu et Robert Kidiaba, peut-on lire sur le site web du club.

    Parlant de son choix, Charles Musonda a indiqué qu’il est “extrêmement déterminé à relever les défis qui” l’attendent.

    Musonda a joué pour les Mufulira Wanderers en Zambie avant de déménager en Belgique où il a joué pour le Cercle de Bruges et Anderlecht.

    Il a également fait des séjours aux États-Unis et en Allemagne avant que sa carrière ne prenne fin prématurément en raison d’une blessure au genou.

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