Author: Don Kayembe

  • Élections en RDC : la Ceni évoque un possible report de la publication des résultats

    Élections en RDC : la Ceni évoque un possible report de la publication des résultats

    La commission électorale nationale indépendante (Ceni) envisage un report de la publication des résultats provisoires des élections en République démocratique du Congo (RDC). Son président, Corneille Nangaa, a évoqué jeudi 3 janvier des difficultés dans la collecte des résultats électoraux.

    « Nous ne dormons pas. Nous faisons de notre mieux pour qu’on publie les résultats le 6 janvier. Mais si on n’y arrive pas, à l’impossible nul n’est tenu », a déclaré Corneille Nangaa. La Ceni avait affirmé mardi que les résultats provisoires seraient proclamés « au plus tard » dimanche.

    « On pensait qu’on pouvait transmettre les résultats à partir de la machine à voter pour nous aider à publier rapidement les résultats. Personne n’avait voulu de cette procédure », a ajouté le président de la Ceni, indiquant que « le ramassage (des procès-verbaux) ne peut pas se faire en deux jours ».


    >>> À LIRE – Présidentielle en RDC : comment la Ceni compte s’y prendre pour publier les premiers résultats à J+2


    Étant donné que « les machines à voter sont coupées de toute connexion », le travail de collecte des résultats électoraux « se fait manuellement », a-t-il expliqué. « Par moment, nous payons nos propres turpitudes. Nous avions proposé une solution, on l’a refusée. Maintenant, il faut assumer », a-t-il conclu.

    « Arrêtez de nous intimider »

    « J’aimerais dénoncer les comportements de certains acteurs nationaux et internationaux : arrêtez de nous intimider, arrêtez d’essayer d’influencer la décision de la Ceni. La Ceni va annoncer les résultats conformément à la loi et aux résultats qui seront collectés par elle au niveau des différents bureaux de votes », a affirmé Corneille Nangaa – selon qui environ 20 % des bulletins de vote avaient été centralisés jeudi 3 janvier.

    La RDC est dépourvue d’infrastructures routières pouvant faciliter le transfert des procès-verbaux jusqu’aux centres de centralisation des résultats

    La RDC, immense territoire, est dépourvue d’infrastructures routières pouvant faciliter le transfert des procès-verbaux et des bulletins des bureaux de vote jusqu’aux centres de centralisation des résultats. La veille, un responsable de la Ceni avait déclaré qu’ « en raison du comptage manuel des bulletins », l’échéance du 6 janvier pourrait être retardée, indiquant que « la réflexion était engagée en interne ».

    Les élections générales ont été trois fois repoussées en RDC depuis la fin du second mandat constitutionnel de Joseph Kabila, fin 2016 : de décembre 2016 à décembre 2017, de décembre 2017 au 23 décembre 2018, puis du 23 au 30 décembre 2018.

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  • Start-up de la semaine : en Afrique du Sud, les drones d’Aerobotics au secours des agriculteurs

    Start-up de la semaine : en Afrique du Sud, les drones d’Aerobotics au secours des agriculteurs

    Lancée il y a quatre ans, la start-up sud-africaine Aerobotics, présente dans une dizaine de pays, propose aux fermiers une analyse détaillée de l’état de leurs cultures.

    Des drones et des images satellites à la rescousse des agriculteurs : c’est le pari d’Aerobotics, une jeune start-up sud-africaine fondée il y a quatre ans. En juillet dernier, elle a récolté plus de 2 millions de dollars en levée de fonds de série A. Des fonds qui seront utilisés « pour notre expansion en Afrique du Sud et aux États-Unis », explique son directeur administratif et financier, Timothy Willis.

    L’idée d’Aerobotics germe en 2014. Les ingénieurs James Paterson et Benjamin Meltzer, qui ont étudié ensemble à la University of Cape Town avant de passer respectivement par le MIT et l’Imperial College London, sont de retour au Cap, où ils décident de se lancer ensemble dans l’aventure entrepreneuriale. Ils se penchent sur l’agriculture, un secteur crucial en Afrique du Sud, pris en étau entre des conditions climatiques difficiles et une politique de redistribution des terres qui inquiète certains agriculteurs.

    Dans les exploitations fruitières, « les agriculteurs peuvent perdre jusqu’à 50 % de leurs récoltes à cause des maladies et des nuisibles », explique Timothy Willis, qui a rejoint Aerobotics en février dernier. La famille de James Paterson a un passé agricole, et les jeunes entrepreneurs voient dans le secteur un potentiel intéressant. La start-up voit ainsi le jour dans un garage, où ils s’attellent à la fabrication de drones pour dépister les risques qui menacent les cultures arboricoles.

    Soutien de Nedbank

    Les investisseurs s’intéressent assez vite à cette jeune pousse qui se lance sur le marché : leur levée de fonds d’amorçage, au cours de l’été 2017, s’élève à 650 000 dollars, apportés par les fonds 4Di Capital et Savannah Fund. Un an plus tard, la banque sud-africaine Nedbank devient leur principal soutien lors de leur levée de fonds de série A, qui récolte plus de 2 millions de dollars.


    >>> À LIRE : Savannah fait croître les start-up


    Aerobotics compte aujourd’hui environ 500 clients arboriculteurs, qui utilisent l’imagerie satellite et drone fournie pour identifier les arbres à risques. Loin de ses débuts dans un garage du Cap, la start-up ne fabrique plus ses propres drones. « Nous avons un réseau de prestataires et proposons à nos clients un lot de trois vols de drones à l’année, ainsi que des images satellites fournies par Sentinel, l’agence spatiale européenne », explique Timothy Willis.

    Pour 4 euros par hectare et par mois – la ferme moyenne comptant environ 100 hectares, soit un coût moyen de 400 euros mensuels – Aerobotics propose ensuite aux agriculteurs un accès à la plateforme et application mobile Aeroview, qui permet de consulter ces images aériennes pour identifier les potentielles zones à risques et de « résoudre les problèmes avant qu’ils ne deviennent une réelle menace ». Les agriculteurs peuvent également acheter leur propre drone et profiter chaque mois de l’accès à la plateforme pour 3 euros l’hectare.

    Innovatrice de l’année

    Depuis sa réorientation vers le « tout-virtuel », il y a deux ans, Aerobotics connaît une expansion massive. Après avoir été sélectionnée par l’accélérateur de start-up de Google, elle a été couronnée « Innovatrice de l’année » aux All Africa Business Leaders Awards en novembre et désignée comme l’une des cinq start-up les plus prometteuses d’Afrique du Sud par le groupe d’investissements Nedgroup Investments.

    Selon le directeur administratif et financier, ce succès est largement dû à l’originalité de son produit. « Nous sommes les seuls dans le monde à pouvoir identifier les arbres individuels dans une culture arboricole, et à offrir des données – la hauteur, le volume, la santé – pour chaque arbre. Les fermiers avec des plantations assez étendues ne savent pas ce qui se passe dans leurs cultures à un moment précis – nous leur en donnons un aperçu, avec un très haut niveau de détails et de qualité », indique Timothy Willis.

    10 millions d’arbres analysés

    Si la grande majorité – 90 % – de leurs clients sont en Afrique du Sud, les entrepreneurs ont engagé une manœuvre d’expansion internationale, et les drones d’Aerobotics sont désormais présents dans plus de 10 pays, dont les États-Unis. Une stratégie fructueuse : entre juillet et novembre 2018, l’entreprise a doublé le nombre d’arbres analysés par sa plateforme, passé de 5 millions à 10 millions, chaque arbre représentant une source importante de données. « Le dernier million d’arbres, nous l’avons atteint en cinq jours », insiste Timothy Willis.

    Difficile pourtant pour l’équipe d’Aerobotics de chiffrer la satisfaction de sa clientèle, car le rendement d’une exploitation agricole peut rarement être expliqué par une cause unique. Cependant, le directeur financier se réjouit : « la fidélité de nos clients et la hausse des inscriptions sur notre plateforme reflètent la qualité de notre service ». Avant de conclure : « les fermes de taille moyenne sont plutôt performantes en Afrique du Sud, et nous aidons beaucoup de fermiers à continuer dans ce domaine ».

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  • E-Commerce : Jumia en quête d’équilibre

    E-Commerce : Jumia en quête d’équilibre

    La plateforme panafricaine Jumia devrait battre de nouveaux records cette année. Mais elle n’est toujours pas rentable et reste à la recherche du modèle qui a permis aux géants Alibaba et Amazon de prospérer.

    Pour Jumia, avant même les fêtes de fin d’année et ses millions de commandes, décembre sonne déjà comme l’heure des comptes. Pendant un mois, la première plateforme d’e-commerce du continent a enchaîné les campagnes de promotion sur ses 14 marchés africains, avec des réductions allant jusqu’à 75 %.

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  • Hubert Védrine : ” Le monde est devenu un chaos “

    Hubert Védrine : ” Le monde est devenu un chaos “

    Déclin de la puissance américaine, essor du populisme, tyrannie des réseaux sociaux, ampleur des migrations… L’ancien ministre français des Affaires étrangères analyse les défis auxquels est confrontée une planète sans repères ni boussole.

    On peut être en désaccord avec lui sur certains des dossiers qu’il eut à connaître lorsqu’il exerçait, aux côtés de François Mitterrand, la fonction clé de secrétaire général de l’Élysée – le génocide des Tutsis du Rwanda, par exemple – et reconnaître qu’Hubert Védrine fut, de 1997 à 2002, l’un des meilleurs ministres des Affaires étrangères que la France a connus depuis 1945. Aujourd’hui encore, ce réaliste dans la lignée de Henry Kissinger est, avec l’universitaire Bertrand Badie, l’un des rares vrais spécialistes hexagonaux des relations internationales, qu’il suit d’un œil acéré, sans complaisance aucune pour l’hubris des Occidentaux et les chimères du politiquement correct.

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  • Salah, Mané et Aubameyang finalistes du Ballon d’Or africain

    Salah, Mané et Aubameyang finalistes du Ballon d’Or africain

    Copyright de l’image Julian Finney

    Salah, Mané et Aubameyang sont de nouveau finalistes pour le trophée 2018.

    Le Ballon d’Or africain 2018 sera décerné le 8 janvier à Dakar par la Confédération africaine de football (CAF).

    Il récompensera pour 2018 l’un des joueurs parmi ces trois stars du moment que sont Mohamed Salah, attaquant de l’Egypte et du club anglais de Liverpool, l’actuel tenant du titre, Sadio Mané également de Liverpool et attaquant du Sénégal et Pierre-Emerick Aubameyang (Gabon/Arsenal).

    Cette shortlist est la même que celle de l’édition 2017. Ils ont été désignés finalistes mardi. Mohamed Salah, vainqueur du trophée en 2017, fait figure de favori après une année exceptionnelle avec Liverpool, même si Aubameyang, victorieux en 2015, est sur une belle lancée avec Arsenal.

    Le Gabonais est en tête du classement des buteurs de Premier League avec 14 réalisations, contre 13 pour Salah.

    Le Sénégalais El Hadji Diouf (2001, 2002), l’Ivoirien Yaya Touré (2011, 2012) et le Camerounais Samuel Eto’o (2003, 2004) sont les seuls joueurs à avoir remporté le trophée deux fois d’affilée ; un exploit que Mohamed Salah peut aussi réaliser.

    A lire aussi : Mohamed Salah : ballon d’or africain 2017

    A lire aussi : Ballon d’Or : 2 Africains parmi les nominés

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  • [Chronique] Un Ghanéen attaque l’armée britannique pour non-assistance à personne frigorifiée

    [Chronique] Un Ghanéen attaque l’armée britannique pour non-assistance à personne frigorifiée

    Un ancien soldat né au Ghana a intenté un procès contre le ministère britannique de la Défense pour ne pas lui avoir permis de se protéger convenablement du froid…

    Né au Ghana, Michael Asiamah gère aujourd’hui une église évangélique à Tidworth, dans le Wiltshire, au sud de l’Angleterre. Jusqu’en octobre 2016, il servait dans le « Adjutant General’s Corps » responsable de plusieurs services administratifs généraux des forces armées de Sa Majesté Elizabeth II. Comme le rapporte notamment le quotidien britannique The Times, il participa, il y a plusieurs années, à 18 heures de manœuvres dans le glacial comté anglais de Leicestershire, précisément à Salisbury Plain et Naseby Battlefield.

    Des séquelles en dessous des 15° C

    Devant une Haute Cour, il accuse aujourd’hui les autorités militaires de ne pas l’avoir assez protégé des rudesses de l’hiver britannique. Une affection liée au froid l’aurait douloureusement « engourdi », compromettant irrémédiablement la carrière d’instructeur d’éducation physique à laquelle il se destinait. Il souffrirait toujours de séquelles dès que les températures sont inférieures à 15° C.

    Selon le plaignant, ses supérieurs hiérarchiques auraient failli en ne l’avertissant pas explicitement des rudesses du climat britannique. Un porte-parole du ministère de la Défense rétorque que Michael Asiamah aurait reçu, comme tous ses collègues, « les vêtements, l’équipement et la formation appropriés », notamment des gants, des chaussettes et des bottes d’hiver. En réalité, le soldat frigorifié hurle moins à la discrimination négative qu’il ne revendiquait, à l’époque, une discrimination positive.

    Une étude de 2009 indique que les soldats noirs sont 30 fois plus susceptibles d’être blessés par le froid que leurs collègues

    Une sensibilité particulière aux soldats noirs ?

    Au moment des faits, il aurait invoqué, sans succès, sa sensibilité au froid, non comme un caprice ou une fragilité personnelle difficile à prouver sur place, mais comme une vulnérabilité formelle de toute personne originaire des Caraïbes et d’Afrique. Ses supérieurs n’auraient pas tenu compte des risques spécifiques de blessures au froid et lui aurait demandé de continuer les exercices dans le vent glacial et le gel.

    Devant la justice, Michael Asiamah brandit aujourd’hui une étude britannique de 2009 selon laquelle les soldats noirs sont 30 fois plus susceptibles d’être blessés par le froid que leurs collègues blancs. L’ancien soldat transi réclame 150 000 £ de dédommagement, soit environ 110 millions de francs CFA.

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  • Élections en RDC : l’Union africaine ” souhaite fortement que les résultats qui seront proclamés soient conformes au vote du peuple congolais “

    Élections en RDC : l’Union africaine ” souhaite fortement que les résultats qui seront proclamés soient conformes au vote du peuple congolais “

    L’ancien président malien Dioncounda Traoré, chef de la mission d’observation de l’Union africaine (UA) en RDC, a dit souhaiter « fortement » que « les résultats qui seront proclamés soient conformes au vote du peuple congolais », à l’occasion de sa « déclaration préliminaire ». Il a ensuite réuni les principaux candidats pour qu’ils s’engagent à respecter les résultats si tel était le cas.

    C’est une petite phrase, lâchée par Dioncouda Traoré au bout d’un discours long de huit pages, à Kinshasa, le 2 janvier. Mais elle pourrait produire d’importants remous.

    L’ancien président malien, qui dirige la mission d’observation électorale de l’UA pour les élections générales du 30 décembre en RDC (MOEUA), a dit « souhaiter fortement que les résultats qui seront proclamés soient conformes au vote du peuple congolais ».

    Il l’a dit dans le cadre de la « déclaration préliminaire » de la mission. Cette dernière intervient alors que le pays attend, fiévreusement et sans Internet, l’annonce des premiers résultats par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni).


    >>> À LIRE – Élections en RDC : le camp Fayulu se dit « largement en tête », celui de Ramazani Shadary est « serein »


    Première victoire

    Depuis sa tribune, à l’hôtel Kempinski, Dioncounda Traoré a affirmé que les élections « se sont globalement déroulées dans un climat apaisé et serein, malgré les ingérences et tous les défis organisationnels, politiques et sécuritaires ». « La tenue de ces élections constitue en soi une première grande victoire du peuple congolais », a-t-il affirmé.

    L’ancien président malien, à la tête de 23 équipes déployées dans 13 provinces, a néanmoins relevé une série de dysfonctionnements pendant la campagne et le jour du vote.

    Selon la MOEUA, le « cadre juridique des élections » a « fait l’objet de nombreuses modifications non consensuelles à l’exemple de l’introduction du seuil de représentativité pour les élections législatives nationales provinciales et locales » ou encore « l’usage de la machine à voter ». Elle a aussi noté « l’irrégularité des rencontres des cadres de concertation établis par la Ceni », lesquelles auraient pu « éviter les décisions non consensuelles, notamment l’introduction de la machine à voter et le report des élections dans les localités de Beni, Butembo et Yumbi« .

    La MOEUA a relevé « les actes de violence ayant entraîné des pertes en vies humaines, notamment à Kalemie, Lubumbashi et Mbuji-Mayi et la suspension des activités de campagne pour la présidentielle à Kinshasa ».


    >>> À LIRE – Élections en RDC : la Ceni reconnaît des « incidents prévisibles qui ont été pris en charge »


    Concernant le jour du vote, le MOEUA a relevé un retard à l’ouverture de certains bureaux de vote « allant parfois jusqu’à 5 heures […] dû à la mise en marche des machines à voter [et] l’arrivée tardive du matériel électoral ». Celui-ci a néanmoins été « compensé » dans la majorité des bureaux de vote visités par une fermeture plus tardive.

    « Quelques bureaux de vote notamment à Limete, Kalemie et Matadi » n’avaient pas reçu de matériel électoral en quantité suffisante, a encore constaté la MOEUA.

    « Heureuse issue »

    Quelques heures plus tard, Dioncounda Traoré a invité les trois principaux candidats du scrutin ainsi que le président de la Ceni, Corneille Nangaa, à le rejoindre pour une réunion à l’hôtel Kempinski. Les opposants Martin Fayulu et Félix Tshisekedi sont venus, tout comme le président de la Ceni Corneille Nangaa. Le candidat du camp présidentiel, Emmanuel Ramazani Shadary, s’est pour sa part fait représenter par Célestin Tunda ya Kasende.

    Il s’agissait pour Dioncounda Traoré de « créer une atmosphère qui permette au peuple congolais de confirmer cette victoire qu’il a remporté par une heureuse issue », a-t-il déclaré à la presse après les discussions, qui ont duré environ deux heures. « Ce sont des démocrates : ils ont dit “si les résultats sont conformes à la volonté des Congolais, nous les accepterons” », a ajouté l’ancien président malien.

    Corneille Nangaa est sorti de la salle sans dire un mot. Il doit, en principe, publier les premiers résultats avant le 6 janvier. Mais il parait désormais probable que cela prendra plus de temps.

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  • Maroc : le parquet veut faire appliquer la nouvelle loi sur le travail domestique

    Maroc : le parquet veut faire appliquer la nouvelle loi sur le travail domestique

    Dans une circulaire, le ministère public a demandé aux autorités judiciaires de veiller au respect d’une loi offrant de nouveaux droits aux travailleurs domestiques, adoptée en octobre mais très peu appliquée.

    Le ministère public a émis le 6 décembre dernier une circulaire – rendue publique à la fin du mois – , à l’attention des responsables judiciaires, les exhortant à « prendre les mesures nécessaires pour mettre en application les dispositions de la loi fixant les conditions de travail et d’emploi des travailleuses et travailleurs domestiques », selon le quotidien Le Matin.

    La loi qu’il appelle à faire respecter a été adoptée le 2 octobre dernier. « Le Parlement l’a approuvée le 26 juillet 2016, mais les autorités ont retardé son entrée en vigueur pour adopter les décrets d’application correspondants », rappelait alors l’ONG Human Rights Watch (HRW).


    >>> À LIRE – Maroc : la nouvelle loi sur les travailleurs domestiques loin de faire l’unanimité


    Depuis octobre, les travailleurs domestiques doivent disposer d’un contrat de travail et ont droit à une couverture sociale. La loi prévoit aussi différentes dispositions : un repos hebdomadaire, fixé à un jour par semaine, ainsi qu’un salaire minimum de 1 542 dirhams (environ 140 euros) par mois. Le texte laisse encore cinq ans de tolérance pour l’emploi des 15-18 ans, avant de le proscrire complètement.

    Une centaine de contrats établis en deux mois

    Le texte avait été promulgué suite aux dénonciations par une large partie du tissu associatif et de la presse de la situation « catastrophique » des « petites bonnes ». « Certains domestiques mineurs (travaillent) 12 heures par jour, sept jours sur sept, pour un salaire d’à peine 100 dirhams par mois », rapportait en octobre HRW. Les journaux faisaient aussi régulièrement état de terribles histoires, tenant autant du fait divers que du droit social. Le statut précaire des travailleurs domestiques et le maintien de ce secteur dans l’informel ont souvent été pointés du doigt pour expliquer en partie ces mauvaises conditions de travail.

    Si la nouvelle loi a été saluée par la société civile et les syndicats, elle ne place cependant pas les travailleurs sur un pied d’égalité en terme de volume horaire et de salaire minimum. Très rapidement après son adoption en octobre, des voix avaient relevé un outillage possiblement inadéquat. Les mécanismes de plainte ou de conciliation ne prévoient notamment pas de délai ou de durée de procédure. La crainte était de voir les employés empêchés, dans les faits, de pouvoir faire respecter leurs nouveaux droits. Ainsi, deux mois après l’entrée en vigueur de la loi, des associations et des médias marocains relevaient que le nombre de contrats dressés était faible, si ce n’est insignifiant, ne dépassant pas la centaine.

    La circulaire appelle les substituts du procureur à recevoir les PV d’inspecteurs du travail et les requêtes relatives à l’application de la nouvelle loi

    C’est à ces inquiétudes que le parquet, qui reconnaît que ces travailleuses et travailleurs constituent une « catégorie vulnérable », essaie de répondre. La circulaire appelle à communiquer avec toutes les parties concernées, notamment les inspecteurs du travail, et surtout à charger un ou plusieurs substituts du procureur de recevoir dans chaque tribunal les procès-verbaux et les requêtes relatives à l’application ou des infractions à la nouvelle loi.

    Un autre sujet soulevé par la société civile a été que la loi ne prend pas en considération le fait qu’une certaine partie de ces travailleurs domestiques sont étrangers. En 2014, le consul honoraire des Philippines à Casablanca assurait que 3 000 ressortissantes de son pays travaillaient dans des foyers marocains. Des travailleurs étrangers potentiellement effrayés, s’ils venaient à réclamer leurs droits, à l’idée de perdre leur statut de résident ou d’être confrontés à des ennuis avec les autorités.

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  • Football : le Top 5 des meilleurs clubs africains en 2018

    Football : le Top 5 des meilleurs clubs africains en 2018

    Vainqueur de la Ligue des champions, l’Espérance Tunis est logiquement leader du classement Jeune Afrique des clubs. Les Sang et Or forment avec le Raja Casablanca et Al-Ahly un trio de tête 100 % nord-africain. L’As Vita Club (4e) et le Primeiro de Agosto complètent ce Top 5.

    1. Espérance Tunis (Tunisie)

    Kamran Jebreili/AP/SIPA

    Si les Sang et Or occupent la tête de ce classement, c’est d’abord parce qu’ils ont remporté, sous la direction de Mouine Chaabani, un enfant du club, leur troisième Ligue des champions d’Afrique face aux égyptiens d’Al-Ahly (1-3, 3-0), après celles de 1994 et 2011. Les Tunisiens, qui resteront à jamais comme les premiers vainqueurs de cette C1 relookée en 2018 (une phase de poules avec quatre groupes au lieu de deux), ont retrouvé les sommets du foot africain, non sans avoir connu une grosse frayeur en demi-finales face aux Angolais de Primeiro de Agosto (0-1, 4-2). Au niveau domestique, l’Espérance a décroché le titre de champion 2018, le 28e de son histoire, malgré trois changements d’entraîneurs (Benzarti, Kebaier et Ben Yahia). Seule grosse déception, son élimination dès son entrée en lice en Coupe du monde des clubs face aux Émiratis d’Al-Aïn FC (0-3).

    2. Raja Casablanca (Maroc)

    Abdeljalil Bounhar/AP/SIPA

    Le Raja est de retour ! Le grand club de Casablanca, qui n’avait plus brillé sur la scène continentale depuis 2003 et sa victoire en Coupe de la CAF, a comblé ce vide en s’offrant le même trophée face aux Kinois de l’AS Vita Club (3-0, 1-3) Les Marocains, au terme d’un parcours épuisant – seize matches – ont inscrit à leur palmarès un titre qui les hisse parmi les grands d’Afrique, puisqu’ils ont déjà remporté trois fois la Ligue des champions. Ils doivent en partie ce titre à l’efficacité de leur attaquant Mahmoud Benhalib (22 ans), auteur de 12 buts lors de cette compétition. Et aussi à la stabilité technique des dirigeants rajaouis, qui font confiance à l’Espagnol Juan Carlos Garrido depuis août 2017. Un quasi exploit, en Afrique du Nord…


    >>> À LIRE – Football : du Maroc à la Guinée, le classement JA 2018 des meilleures sélections africaines


    3. Al-Ahly SC (Égypte)

    Mosa’ab Elshamy/AP/SIP

    Même s’il reste le club le plus puissant d’Afrique, Al-Ahly a subi un choc le 9 novembre dernier en s’inclinant à Radès face à l’Espérance Tunis lors de la finale retour de la Ligue des champions qui lui échappe depuis 2013. Les Red Devils, qui pensaient avoir fait le plus dur après leur succès de l’aller (3-1), sont tombés de haut, et trois semaines plus tard, l’entraîneur français Patrice Carteron, a été limogé. Al-Ahly s’est consolé avec le championnat d’Égypte, mais en 2019, le mastodonte cairote cherchera forcément à rattraper cette contre-performance en Ligue des champions.

    4. AS Vita Club (RDC)

    Gwenn Dubourthoumieu pour J.A.

    Les Kinois pourront toujours raconter un peu partout qu’ils sont allés plus loin en Coupe de la CAF que leur grand rival du TP Mazembe, éjecté de la Ligue des champions en quarts de finale. Cela atténuera peut-être leur amertume née d’un échec en finale de la C2 face aux Marocains du Raja Casablanca (0-3, 3-1), à cause d’un match aller complètement raté. Mais l’AS Vita club, qui n’a plus rien gagné en Afrique depuis 1973 (Ligue des champions), tentera en 2019 de bonifier les résultats obtenus en 2018, tout de même récompensés par un titre de champion de RDC.

    5. Primeiro de Agosto (Angola)

    Capture écran/YouTube/
    Sport African Video

    La pilule a mis du temps à passer. L’erreur d’arbitrage qui a peut-être privé les Angolais d’une finale de Ligue des champions lors de la demi-finale retour face à l’Espérance (2-4, 1-0 à l’aller), a été vécue comme une injustice. Depuis, le club de Luanda, qui n’avait jamais dépassé les quarts de finale d’une coupe d’Afrique, s’est remis au travail avec un effectif relativement stable. Champion d’Angola en 2018, le Primeiro de Agosto a complètement manqué son retour sur la scène continentale en se faisant éliminer au premier tour de la Ligue des Champions 2018-2019 par les Congolais de l’AS Otheno (4-2, 0-2).

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  • Maroc : Rachid Aylal, un auteur face aux ” oulémas officiels “

    Maroc : Rachid Aylal, un auteur face aux ” oulémas officiels “

    Son dernier ouvrage, « Sahih Al Boukhari, fin d’une légende », avait fait polémique au Maroc et en Tunisie. Jeune Afrique a rencontré l’auteur Rachid Aylal à Marrakech.

    Rachid Aylal est installé, sourire aux lèvres, dans un café de Gueliz, quartier central de Marrakech. Les multiples tracas que lui a causé son dernier ouvrage Sahih Al Boukhari, fin d’une légende n’entament pas sa bonne humeur.

    Publié en 2017, le livre avait fait polémique au Maroc et en Tunisie et avait même valu à son auteur de devenir la cible d’un petit groupe jihadiste démantelé par la police en septembre.

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