Author: Don Kayembe

  • Concours Mr et Miss Albinos au Kenya: «La beauté par-delà la couleur»

    Concours Mr et Miss Albinos au Kenya: «La beauté par-delà la couleur»


    Par
    Laure Broulard

    Publié le 01-12-2018
    Modifié le 01-12-2018 à 17:39

    Le concours « Mr et Miss Albinos Afrique de l’Est » s’est tenu à Nairobi vendredi 30 novembre. Organisé depuis 2016 par la Société kényane de l’albinisme, l’événement veut lutter contre la stigmatisation et booster l’estime de soi des personnes albinos.

    De notre correspondante à Nairobi,

    Un à un, ils défilent sur le podium en habits traditionnels ou en robe de soirée à paillettes. Sous les applaudissements, la démarche hésitante et les regards fuyants des premiers instants laissent vite place aux poses sexy et aux sourires ébahis.

    Il faut dire que les trente candidats venus du Kenya, d’Ouganda et de Tanzanie se sont entrainés pendant des semaines. Il y a d’abord eu des auditions où les talents des participants ont été passés au crible. Puis la formation au maquillage, à la démarche de mannequin et à l’expression orale. « Ils nous ont aidées à renforcer notre estime de soi. Ce soir nous sommes pleines d’audace, nous sommes fortes et nous sommes prêtes à affronter le public », assure Glory, une jeune candidate ougandaise.

    « Ma beauté, ma fierté »

    Dans la tente plantée au KICC, le plus grand centre de conférence de Nairobi, on entonne les mots d’ordre de la soirée : « la beauté par-delà la couleur » ou encore « ma beauté, ma fierté ». Le public est composé d’artistes et de politiciens de tous bords, de jeunes étudiants kényans venus par curiosité et de familles, albinos ou non.

    « Je veux juste exprimer mon soutien. C’est important de leur dire qu’ils ne sont pas différents de nous », explique Elizabeth Mwangi, venue avec sa nièce. « Moi, je me suis récemment rendu compte qu’il faut respecter les albinos. Avant, je pensais qu’ils étaient d’une autre race », explique de son côté David Ochieng, la vingtaine.

    Car ici, chacun est bien conscient que le chemin vers l’acceptation des personnes albinos en Afrique de l’Est est encore long. « Ici les gens pensent que nos ongles et nos cheveux rendent riches, que coucher avec une personne albinos peut guérir du Sida, que nous disparaissons au lieu de mourir comme tout le monde », lâche Obo Sharik, un participant.

    Lutter contre les préjugés

    Selon la Société kényane pour l’albinisme, de nombreux albinos continuent d’être tués en Afrique de l’Est, par des personnes souhaitant revendre certaines parties de leur corps. C’est ce qui est arrivé au frère de Nixon Lugadiru. Lunettes de soleil et chapeau de cow-boy sur la tête, ce Kényan a fait près de dix heures de bus pour pouvoir assister à l’événement : « la naissance d’une personne albinos est toujours vue comme une malédiction par la communauté. Nous devons lutter contre ces préjugés. Je veux que le monde entier sache que nous, les albinos, sommes des trésors. »

    Cette année, l’événement a pour la première fois pris une envergure régionale. En 2016, Mr et Miss Albinos Kenya était une première mondiale. Deux ans plus tard, le mouvement prend de l’ampleur et les mentalités évoluent. Les gagnants de la couronne deviendront ainsi des « ambassadeurs » de la sensibilisation à la cause des albinos dans toute la région.

    Un appel

    Un projet qui fait la fierté d’Isaac Mwaura. Il est le directeur de la Société kényane pour l’albinisme ainsi que le premier albinos à avoir été élu au Parlement kényan. « C’est un appel. Nous voulons que les gens agissent. Les albinos continuent d’être représentés très négativement dans la littérature et dans les films, partout dans le monde » explique-t-il.

    Le sénateur se réjouit du succès de l’évènement qui a attiré plusieurs centaines de personnes. Le sénateur espère maintenant inclure le Rwanda, le Burundi et le Soudan du Sud l’année prochaine et rêve d’un concours de « Mr et Miss Albinos » pour tout le continent africain.

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  • Cameroun : Yaoundé sous le choc après le retrait de la CAN 2019

    Cameroun : Yaoundé sous le choc après le retrait de la CAN 2019

    Après l’annonce du retrait de la CAN 2019 au Cameroun, les rues de Yaoundé se sont vidées. Entre frustration et résignation, les Camerounais semblent sous le choc. Le gouvernement, lui, parle d’une « injustice flagrante ».

    Christophe Mbida a du mal à s’en remettre. Au lendemain de l’annonce du retrait de la CAN 2019 au Cameroun, ce propriétaire d’une maison d’hôte située dans le quartier Simbock, dans la périphérie de Yaoundé, s’inquiète.

    « C’est une grosse déception », confie-t-il en pointant le domaine bâti sur près d’un hectare, flambant neuf, qu’il envisageait de rentabiliser pendant la compétition. « J’avais fait cet investissement en me projetant sur la CAN. Je dois reprendre tous mes calculs à présent », déplore le quinquagénaire, qui avoue avoir « dormi tôt » le 30 novembre, jour de l’annonce de la décision de la CAF.

    Yaoundé désertée

    Une attitude partagée par de nombreux Camerounais, qui ont rapidement déserté les rues, pourtant généralement bondées le vendredi soir.

    C’est que le retrait de la CAN embarrasse. Sur la CRTV, l’office de radio et télévision publique, le sujet a été soigneusement esquivé pendant les tranches d’informations. Même silence chez les officiels camerounais, qui se sont abstenus de déclarations sur la question tout au long de la soirée du 30 novembre.

    C’était une question d’honneur, il ne fallait pas perdre la face

    « Le ministre des Sports a convoqué une réunion en urgence samedi 1er décembre, à la première heure », s’est contenté de préciser à Jeune Afrique un cadre du ministère, sous couvert d’anonymat, vendredi après l’annonce fatidique.

    La colère était pourtant perceptible, et certains ont tenu à se faire entendre. « C’était une question d’honneur, il ne fallait pas perdre la face. C’est comme si je recevais un coup de poignard », a ainsi commenté Cabral Libii, candidat à la dernière élection présidentielle.

    Consternation affichée

    Adrienne Surprenant/collectif item pour JA

    Mais dès le lendemain, les éléments de langages du gouvernement étaient en place. « Cette décision est étonnante à plus d’un titre, car elle ne rend justice ni aux investissements colossaux consentis par notre pays, ni à l’engagement du peuple camerounais. Notre pays a fait l’objet d’un traitement qui ne peut que susciter des interrogations », a ainsi déclaré le ministre de la Communication, au cours d’un point de presse samedi.

    Une consternation affichée et une colère vis-à-vis de la décision de la CAF qui contraste pourtant avec celle  manifestée par ceux qui attribuent l’échec au pouvoir. Pour ceux-là, le retrait de l’organisation de la compétition était prévisible, et rien n’aurait été fait par le gouvernement pour l’empêcher.

    Les autorités nous ont assuré que tout allait bien. Voila où le mensonge nous entraîne

    « Il faut qu’on apprenne de nos erreurs. La décision de la CAF est une très bonne chose, car cela va nous servir de leçon pour l’avenir. Si nous avons encore un peu de dignité, il faut que les responsables de cet échec soient sévèrement sanctionnés », affirme ainsi Evina Essono, un jeune médecin de la capitale politique du Cameroun.

    « Les autorités nous ont assuré que tout allait bien. Et à chaque passage des experts de la CAF, on nous rapportait qu’ils étaient repartis satisfaits. Voila donc où le mensonge nous entraîne », vitupère pour sa part Vanessa, une étudiante.


    >>> À LIRE – Cameroun : « La CAF n’a pas de plan B » pour la CAN 2019, assure Ahmad Ahmad


    Quid des chantiers engagés ?

    Glez

    Sur les réseaux sociaux, la question du sort qui sera réservé aux travaux de construction déjà engagés mais inachevés revient fréquemment. Plusieurs internautes craignent que les chantiers ne soient purement et simplement abandonnés.

    Et certains s’inquiètent de voir bientôt les fonds qui y ont été alloués être détournés. Issa Tchiroma Bakary se veut cependant rassurant : « Nous poursuivrons les travaux comme si de rien n’était. Ils se poursuivront et les équipements seront livrés à bonne date, comme s’y est engagé le président Paul Biya ».

    Pas de déclaration officielle, cependant, sur la perche tendue par la CAF, qui a proposé au Cameroun de reprendre l’organisation de l’édition de 2021, initialement attribuée à la Côte d’Ivoire. « Le football africain ne pourra se hisser au niveau de celui des autres continents plus avancés sans respecter une certaine éthique », s’est contenté de commenter le ministre de la Communication.

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  • Burkina : cinq morts dont quatre gendarmes dans l’explosion d’un engin artisanal

    Burkina : cinq morts dont quatre gendarmes dans l’explosion d’un engin artisanal

    Cinq personnes dont quatre gendarmes ont été tuées par l’explosion d’un engin artisanal au passage de leur véhicule vendredi 30 novembre à Boungou, localité de l’est du Burkina Faso, en proie à des attaques similaires attribuées aux djihadistes.

    « Un véhicule de la gendarmerie, en mission d’escorte, a sauté sur un engin artisanal à Boungou, tuant quatre gendarmes », a déclaré une source sécuritaire.

    Une autre source sécuritaire a confirmé cette information, précisant qu’un « civil a également péri, portant le bilan à cinq morts ».

    L’équipe de gendarmerie effectuait une mission d’escorte de travailleurs du site aurifère de Boungou, selon cette source.

    Mi-août, cinq gendarmes avaient été tués dans des conditions similaires sur le même axe qui relie Boungou à Fada N’Gourma, chef lieu de la région de l’Est.

    229 morts depuis 2015

    Le Burkina Faso, frontalier du Mali et du Niger, est le théâtre d’attaques jihadistes régulières depuis le premier trimestre 2015. Selon un bilan officiel établi fin septembre, les attaques ont fait au total 229 morts depuis 2015.

    Le Nord et l’Est sont particulièrement touchés. Ouagadougou, la capitale, a été frappée à trois reprises.

    Les explosions meurtrières d’engins improvisés (IED) se sont multipliées et ont coûté la vie depuis le mois d’août à une quarantaine d’hommes des forces de défense et de sécurité.

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  • Start-up de la semaine : au Sénégal, la fintech Wizall vise d’abord les entreprises

    Start-up de la semaine : au Sénégal, la fintech Wizall vise d’abord les entreprises

    Lancée en 2015 comme plateforme de transfert d’argent, la jeune pousse sénégalaise Wizall a fait évoluer son modèle pour devenir un outil de mobile banking à part entière.

    Sur le point de conclure une levée de plusieurs millions auprès de BCP, Wizall vient d’ouvrir sa filiale ivoirienne et se prépare à aborder les marchés malien et burkinabè. À l’origine de cette belle réussite, le Français Sébastien Vetter, ancien associé du cabinet de conseil digital Advise Consulting & Technology, et son associé congolais Ken Kakena, ex-consultant pour le même cabinet.

    Tous deux ont accompagné plusieurs opérateurs télécoms dans le développement de leur activité de mobile money en Afrique de l’Ouest, avant de décider de se lancer à leur tour dans l’aventure. En 2015, ils mettent  donc Wizall sur les rails, une application qui propose des bons d’achat digitalisés et des opérations de transfert d’argent au Sénégal.

    Le coup de main de Total

    Si les deux associés apportent plus de 200 000 euros pour ce lancement, ils reçoivent aussi un solide coup de main de Total, qui a investi dans l’affaire plusieurs millions d’euros.

    « On voulait l’appui d’une grande chaîne, qu’il s’agisse d’un réseau pétrolier ou d’un opérateur. Mais Orange avait alors pris des parts dans Afrimarket, que l’on venait un peu concurrencer avec notre système de bons d’achat, on a donc choisi de s’approcher plutôt de Total. Ken Kakena les a rencontrés, et ils ont accepté d’entrer au capital de l’entreprise dès sa création, à hauteur de 30 % », relate Sébastien Vetter, directeur général de Wizall.

    Né en France en 1975, ce dernier est passé par l’école de commerce parisienne ESCE avant de travailler dans les télécoms et l’informatique, puis de se lancer dans le conseil. C’est pour cette dernière activité qu’il a déménagé au Sénégal, il y a cinq ans.

    Du B2C au B2B

    En septembre 2017, la plateforme a évolué pour devenir « un véritable outil de paiement marchand, pour régler ses factures ou acheter du crédit », explique son cofondateur.

    Mais le consommateur final n’est plus la cible principale de l’entreprise, qui vise avant tout les entreprises, les ONG et les administrations, à qui elle propose une interface dédiée pour procéder à de très nombreuses opérations : versement de salaires, de bourses d’étude, d’allocations…

    Atout non négligeable de ce modèle économique pour l’utilisateur final : les opérations de transferts sont gratuites

    Ainsi, Wizall a décroché en octobre un contrat auprès d’un consortium de BTP sénégalais, qui utilise depuis ses services pour verser les salaires de ses employés. « Dans un premier temps, l’entreprise utilise le programme sous forme de test auprès de 1 500 salariés. Mais à terme, ce sont 2 500 personnes qui sont concernées », précise Sébastien Vetter.

    Atout non négligeable de ce modèle économique pour l’utilisateur final : les opérations de transferts sont gratuites. C’est au moment du dépôt de l’argent sur la plateforme, donc auprès des entreprises et organisations, que Wizall prélève sa commission.

    Déploiement en Côte d’Ivoire

    Cette réorganisation a permis une accélération importante de l’entreprise : alors que la plateforme gérait en septembre 2017 environ 200 000 euros en circulation et opérait 2 000 transactions par mois, elle gère aujourd’hui plus de 3 millions d’euros en circulation, pour 100 000 transferts par mois. Quant au chiffre d’affaires, il devrait passer de 150 000 euros en 2017 à 600 à 800 000 euros en 2018.

    L’application a été installée 40 000 fois et l’entreprise compte une cinquantaine de clients business. Wizall a pu s’appuyer sur ces chiffres afin de rassurer les investisseurs et lancer une nouvelle levée de fonds de plusieurs millions d’euros auprès de BCP – qui devrait être officialisée le 4 décembre, a appris Jeune Afrique.

    Si on avait campé sur notre idée de départ, on aurait fermé depuis longtemps !

    Dans la perspective de cette levée de fonds, la start-up a pu lancer, le 28 novembre, les activités de sa filiale ivoirienne, dont Ken Kakena, jusque là en charge du marché B2B, a pris la direction générale. Actuellement hébergée dans les bureaux de Total, cette dernière s’installera bientôt dans ses propres locaux, au Plateau.

    « Nous avons déjà une demi-douzaine d’employés et 1 200 points de vente – où il faut encore former les commerçants – et des contrats en perspective, notamment auprès d’une entreprise de 3 000 salariés », précise Sébastien Vetter, qui espère voir passer le nombre de ses collaborateurs – une trentaine actuellement – à 400 ou 500 d’ici deux ans.

    Après la Côte d’Ivoire, viendront le Burkina Faso et le Mali, avant la fin du premier trimestre 2019. Et l’entreprise compte se déployer dans sept à huit pays avant la fin de l’année prochaine.

    La régulation « pas si contraignante »

    Interrogé sur la régulation sénégalaise, souvent pointée du doigt comme un blocage par les opérateurs de fintech actifs dans le pays, Sébastien Vetter est loin d’être aussi catégorique : « Même si elle pourrait encore évoluer ou être améliorée, la réglementation sénégalaise n’est pas préjudiciable à notre activité, et c’est même très bien qu’elle existe pour éviter les dérives. Mais il est vrai que c’était plus facile pour nous : notre expertise d’anciens consultants dans le secteur nous permet de maîtriser ce cadre juridique. »

    L’entrepreneur reconnaît en revanche avoir dû affronter d’autres difficultés, qui ont mis à l’épreuve sa capacité d’adaptation : « Si l’on compare ce que l’on voulait faire, ce que l’on faisait au lancement de l’entreprise et ce que l’ont fait aujourd’hui, les différences sont criantes. Si on avait campé sur notre idée de départ, on aurait fermé depuis longtemps ! », s’amuse-t-il.

    Outre le changement de modèle du B to C au B to B, l’entreprise a, par exemple, dû revoir sa communication pour l’adapter aux réalités du terrain. « Au début, nous étions beaucoup trop panafricains, alors que si on veut toucher les gens au Sénégal, c’est en wolof qu’il faut parler », cite par exemple Sébastien Vetter.


    Le choix du smartphone

    À la différence d’autres outils de mobile money qui mettent en avant leur capacité à fonctionner sur des téléphones de base, hors connexion, Wizall assume son orientation vers les smartphones. « Il s’agit d’un choix délibéré, car le taux d’équipement est en forte croissance et une application offre bien plus de convivialité et de facilité d’utilisation qu’un système compliqué de textos et de codes », explique Sébastien Vetter.

    Cela n’empêche pas les destinataires d’un envoi Wizall non équipés de recevoir leur argent. « Ils peuvent recevoir un message avec un code leur permettant de retirer la totalité de la somme en liquide dans l’un de nos points de vente. Mais ceux qui disposent d’un wallet (portefeuille) peuvent quant à eux choisir de n’en retirer qu’une petite partie ou de l’utiliser en autant d’opérations qu’ils le souhaitent », précise le patron de la start-up.

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  • Présidentielle au Sénégal : salve d’investitures pour Macky Sall

    Présidentielle au Sénégal : salve d’investitures pour Macky Sall

    Le président sortant, Macky Sall, doit être investi samedi 1er décembre par la coalition Benno Bokk Yakaar. Ce sera sa quatrième investiture officielle en tant que candidat à la présidentielle de février 2019, que la coalition au pouvoir clame être gagnée d’avance.

    Quatre investitures en moins d’une semaine. Dont la dernière, ce samedi 1er décembre, se veut une cérémonie pour les englober toutes, organisée en grande pompe à la Dakar Arena, le stade flambant neuf inauguré en août dernier à Diamniadio, au cours de laquelle Macky Sall recevra son ultime sacre en tant que candidat à la présidentielle du 24 février prochain, sous l’étendard de la coalition majoritaire Benno Bokk Yakaar.

    Macky Sall est rompu à l’exercice. Vendredi, déjà, il a été investi pour « aller chercher un second mandat », à l’occasion du congrès extraordinaire de son parti, l’Alliance pour la République (APR). Nombre de ses partisans étaient réunis pour l’occasion, en présence des cadres du partis, dans les jardins du très chic hôtel King Fahd de Dakar, à la veille de la célébration des dix ans d’existence de l’APR, dans les jardins du très chic hôtel King Fahd de Dakar. L’occasion pour les « apéristes » de renouveler le mandat de leur candidat à leur tête.

    Et plus tôt dans la semaine, mardi 27 novembre, il a été investi par le Parti socialiste d’Ousmane Tanor Dieng et par l’Alliance des forces de progrès (AFP) de Moustapha Niasse.

    Unité affichée

    Un chapelet de cérémonies « nécessaires »,  selon Mor Ngom, président de la chambre des élus de l’APR. « Il s’agit de représenter le poids et la diversité politique de Benno Bokk Yaakar. Il était important que toutes ces investitures aient lieu. Tous ces partis politiques ont une idéologie différente, mais ils n’ont qu’un seul parti : le Sénégal », plaide celui qui est aussi ministre conseiller à la présidence.


    >>> À LIRE – Sénégal : de Benno Bokk Yakaar au chacun pour soi


    Une unité affichée aussi par le nombre de poids lourds de la majorité présidentielle présents lors de l’investiture vendredi, à l’instar du président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse (AFP), et d’Ousmane Tanor Dieng (PS), qui ont rejoint sur l’estrade les caciques de l’APR et les membres du gouvernement.

    « Seule, l’APR avait déjà enregistré 26% des suffrages lors de la présidentielle de 2012. Mais l’alliance avec ses partenaires lui a permis d’obtenir 65% des voix au second tour », a rappelé Andourahmane Ndiaye, secrétaire administratif national de l’APR.

    À la tribune, Macky Sall a d’ailleurs pris soin de saluer les membres de sa coalition, remerciant « les leaders politiques d’obédiences diverses, libéraux, nationalistes, progressistes ou encore républicains qui ont accompagné la majorité présidentielle au service du pays ».

    Transhumance politique

    À dix jours du dépôt des candidatures devant le Conseil constitutionnel, la multiplication des investitures par les principaux partis de la coalition majoritaire entend renforcer le message affiché par le régime. Dans les rangs de « BBY », on se dit en effet serein quant à une réélection du président sortant, et l’on insiste par ailleurs sur la supposée absence de poids de l’opposition.


    >>> À LIRE – Sénégal : ces irréductibles bastions de l’opposition


    « Nous montons  en puissance », clame El Hadj Hamidou Kassé, ministre conseiller en charge de la communication, qui souligne que de nombreuses autres coalitions, en plus de BBY, ont rejoint et continuent de rejoindre les rangs des soutiens à Macky Sall à l’approche du scrutin.

    Dernier ralliement en date, celui d’Abdoulaye Baldé, maire de Ziguinchor, en Casamance, et ancien proche d’Abdoulaye Wade. Un ralliement qui fait couler beaucoup d’encre à Dakar, mais que ni l’intéressé ni le camp présidentiel n’ont pour l’instant officiellement confirmé.


    >>> À LIRE – Présidentielle au Sénégal : Madické Niang annonce sa candidature et rompt avec le « Karim ou rien »


    Si la campagne du candidat Macky Sall ne commencera officiellement qu’à compter du 10 décembre, une fois les parrainages clôturés, le rassemblement des « apéristes » et de leurs alliés, vendredi, avait déjà des airs de meeting de campagne avec, en toile de fond, l’idée que la bataille serait déjà gagnée.

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  • Cameroun: la presse en ligne s’inquiète et s’interroge après le retrait de la CAN 2019

    Cameroun: la presse en ligne s’inquiète et s’interroge après le retrait de la CAN 2019


    Par
    RFI

    Publié le 01-12-2018
    Modifié le 01-12-2018 à 14:32

    Le Cameroun n’accueillera pas la CAN 2019. La décision n’est pas une surprise, le Cameroun accumulait les retards dans l’organisation que ce soit au niveau des infrastructures, des routes ou encore des hôtels. A quoi il faut ajouter une situation sécuritaire compliquée à cause de Boko Haram à l’extrême-nord et du conflit sécessionniste dans les deux régions de l’ouest. Jusqu’au bout, les autorités se sont montrées confiantes, mais le président de la Caf a éteint les derniers espoirs. La décision fait beaucoup réagir la presse en ligne et les réseaux sociaux.

    « C’est comme si le ciel venait de tomber sur toute une nation. » Ces mots de l’ancien entraîneur des Lions indomptables, Jean-Paul Akono, résument bien le sentiment général. Il estime que des garanties avaient été données à la Caf, la Confédération africaine de football, et résume, très amer : « Nous sommes dans la honte, nous avons été traînés dans la boue. »

    Sur les réseaux sociaux et dans certains articles en ligne, on retrouve ce samedi matin la photo d’une affiche du président. On y voit Paul Biya, le sourire confiant, à côté de l’inscription : « le Cameroun sera prêt le jour dit, j’en prends l’engagement. »

    « Comment peut-on prendre cet engagement et ne jamais se donner la peine de visiter les chantiers ? », s’interroge ce matin le site ActuCameroun qui poursuit « le Cameroun est humilié et se défausser sur les collaborateurs ou une pseudo mafia à la CAF relève d’une pure diversion. »

    Le site Camfoot, lui, s’inquiète des dettes contractées et des lourds investissements engagés en vue de cette CAN 2019 et qui ne seront pas renfloués, avant de se demander : « Pourquoi n’a-t-on pas commencé les travaux deux ans plus tôt ? »

    Dans la presse en ligne, on attend maintenant une réaction officielle. Le porte-parole du gouvernement doit s’exprimer d’un instant à l’autre. Ce silence en a entraîné un autre hier soir, celui de la CRTV. La télévision et la radio nationales ont tout simplement ignoré la nouvelle.

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  • RDC: les élections vont «bien se passer» estime Kabila dans un entretien au «Soir»

    RDC: les élections vont «bien se passer» estime Kabila dans un entretien au «Soir»


    Par
    RFI

    Publié le 01-12-2018
    Modifié le 01-12-2018 à 14:25

    Le président sortant de la RDC s’exprime dans les colonnes du quotidien belge Le Soir alors que Joseph Kabila est plutôt avare en interview. Sur quatre pages, il dresse en quelque sorte le bilan de ses dix-sept années de règne et se montre confiant sur l’issue des élections présidentielle et législatives prévues pour le 23 décembre. Enfin, Joseph Kabila égratigne ce qu’il qualifie de « tendance à l’ingérence » de la Belgique à l’égard de son pays.

    Avec notre correspondant à Bruxelles, Pierre Bénazet

    Le président congolais estime que la République démocratique du Congo n’a pas de « comptes à rendre » au ministre belge des Affaires étrangères. La Belgique n’avait par exemple aucun droit de donner des conseils au Congo pour l’organisation des élections du 23 décembre, ou de soutenir une opposition qu’il estime en quelque sorte « organisée à l’étranger ». Pour Joseph Kabila, il n’appartient pas à la Belgique de faire le choix des dirigeants congolais, de les inviter, de leur « offrir des chocolats ».

    Les élections présidentielle et législatives de la fin du mois vont d’ailleurs « bien se passer » selon Joseph Kabila. Il souligne qu’elles ont été organisées souverainement par la seule RDC, et que des observateurs internationaux seront présents, notamment de l’Union africaine, de la Communauté des États d’Afrique centrale ou encore d’Afrique australe.

    Et même si l’UE ou les Etats-Unis regrettent que leurs observateurs ne soient pas conviés, leurs rapports n’auraient pas de valeur selon le président congolais car ces rapports sont déjà écrits à l’avance pour critiquer la RDC, explique-t-il.

    Joseph Kabila estime aussi que ses 17 années au pouvoir ont apporté stabilisation, réformes et modernisation à la RDC. Il a d’ailleurs bien l’intention après les élections de rester au Congo, où il sera sénateur de droit, où il a ses exploitations agricoles et où il rappelle qu’il est toujours militaire de réserve.

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  • Togo : manifestations, boycott, blocage au Parlement… les élections de décembre s’annoncent tendues

    Togo : manifestations, boycott, blocage au Parlement… les élections de décembre s’annoncent tendues

    Censées contribuer à faire baisser la tension dans la mise en œuvre des réformes, les élections programmées en décembre risquent au contraire de faire basculer le pays dans un nouveau cycle de violences.

    L’opposition togolaise appelle à nouveau ses partisans à manifester dans tous le pays, ce samedi, pour dénoncer les « irrégularités » qui entachent l’organisation de ces scrutins. Jeudi, déjà, dans les rues de Lomé, plusieurs milliers de Togolais ont défilé à l’appel de la coalition de 14 partis de l’opposition (C14) pour exiger l’arrêt du processus électoral relatif à l’organisation des élections locales et du référendum le 16 décembre et des législatives le 20 décembre.


    >>> À LIRE – Togo : la coalition de l’opposition met la pression à l’approche des élections


    « Nous avons marché pour exprimer notre mécontentement à l’endroit du pouvoir en place. Nous voulons leur dire que le processus électoral, tel qu’il se déroule, doit s’arrêter afin de trouver au préalable un accord pour des élections démocratiques, libres et transparentes », a déclaré Jean-Pierre Fabre, l’un des responsables de la coalition, ajoutant que personne ne peut contraindre l’opposition à aller à de « fausses élections ».

    La question de la rétroactivité

    La coalition de l’opposition exige notamment la recomposition du bureau de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) qui fonctionne depuis le début du processus à treize membres, sans les quatre représentants de l’opposition parlementaire.

    « À 13 sur 17, le quorum est atteint. L’opposition parlementaire peut nous rejoindre à tout moment sa place y est toujours », soutient pour sa part Kodjona Kadanga, président de la CENI.

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  • Tunisie : 12 arrestations en lien avec l’attentat-suicide d’octobre

    Tunisie : 12 arrestations en lien avec l’attentat-suicide d’octobre

    Douze personnes soupçonnées d’appartenir au groupe jihadiste État islamique ont été arrêtées dans le cadre de l’enquête sur un attentat-suicide perpétré en octobre à Tunis, a annoncé vendredi 30 novembre le ministère de l’Intérieur.

    Le 29 octobre, une femme d’une trentaine d’années a déclenché un engin explosif artisanal sur l’avenue Bourguiba à Tunis, faisant 26 blessés.

    L’attaque était la première à frapper la capitale tunisienne depuis novembre 2015. Elle n’avait pas été revendiquée mais selon les autorités, la kamikaze avait prêté allégeance à l’État islamique (EI).

    Dans le cadre de l’enquête sur cet attentat, la police a arrêté 12 personnes soupçonnées d’appartenir à l’EI, a indiqué un porte-parole du ministère de l’Intérieur dans un communiqué, sans préciser où et quand les arrestations avaient eu lieu, ni les liens des suspects avec l’auteur de l’attentat.

    Selon lui, la kamikaze avait eu des contacts avec des responsables de l’EI « à l’intérieur et à l’extérieur du pays, et échangé avec eux via internet ». Ces derniers lui avaient montré comment fabriquer un engin explosif, et elle avait ensuite fabriqué seule celui utilisé dans l’attentat, a-t-il ajouté.

    « Des cellules dormantes démantelées »

    Les enquêteurs ont saisi « une grande quantité de produits explosifs et chimiques, ainsi qu’un drone », et ont « démantelé quatre cellules dormantes takfiristes (extrémistes NDLR) dans plusieurs régions », selon la même source. Un laboratoire produisant des explosifs et des composants électroniques a également été découvert à Raoued, dans la banlieue de Tunis.

    >>> À LIRE – Attentat de Tunis : « Cette attaque ne fait pas de la Tunisie un pays moins sûr »

    Plusieurs groupes extrémistes armés sont retranchés dans des massifs montagneux de l’ouest tunisien, frontaliers de l’Algérie.

    Dans un autre communiqué, le ministère a indiqué qu’une patrouille de police avait été prise pour cible jeudi soir par un groupe armé à Kasserine, ville marginalisée de l’ouest du pays, et qu’un passant avait été blessé par balles.

    L’attaque a été revendiquée par l’EI sur l’agence Amaq, outil de propagande de l’organisation jihadiste.

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  • «Africa Fête»: le blues du désert et la musique métissée d’Inna Modja

    «Africa Fête»: le blues du désert et la musique métissée d’Inna Modja


    Par
    RFI

    Publié le 01-12-2018
    Modifié le 01-12-2018 à 11:30

    Le festival de musique « Africa Fête », qui existe depuis près de 18 ans, navigue entre la France et le continent africain, notamment au Sénégal. Cette année, Inna Modja présente pour deux concerts. La chanteuse malienne a joué jeudi soir à Dakar et elle sera ce samedi soir 1er décembre à Saint Louis en concert gratuit.

    « La vie est belle… »

    A 34 ans Inna Modja peut continuer à planer et à rêver car tout sur ce qu’elle touche, compose, créé, écrit, se diffuse partout dans le monde. Et sa musique métissée vient en partie de son père. « Il me faisait écouter ses vinyles. Donc ça allait de Miriam Makeba à Nina Simone, à Salif Keïta, à Edith Piaf… C’est un des souvenirs que je chéris le plus. »

    Parfois complexe à comprendre tant les sons pourtant si différents se mêlent, cette ouverture sur le monde d’Inna Modja vient aussi de sa famille. « On n’est pas fermés d’esprit. Parce que ma mère est Guinéenne, et la Guinée c’est le bues mandingue. Mon père est du nord du Mali, c’est le blues du désert. »

    Si elle vit en Europe, Inna Modja reste accrochée à son continent. Son prochain disque a d’ailleurs été enregistré en le traversant d’ouest en est, du Sénégal à l’Ethiopie. « Dans ce voyage-là, emmener le désert blues d’un endroit à l’autre, parce qu’on a beaucoup de similarités dans nos musiques et aussi beaucoup de différences… Je pense que je suis arrivée à quelque chose qui me plaît. »

    La chanteuse malienne Inna Modja joue ce samedi soir place Faidherbe à Saint-Louis.

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