Author: Don Kayembe

  • Burundi: l’ex-président Pierre Buyoya «stupéfait» par le mandat d’arrêt qui le vise

    Burundi: l’ex-président Pierre Buyoya «stupéfait» par le mandat d’arrêt qui le vise


    Par
    RFI

    Publié le 02-12-2018
    Modifié le 02-12-2018 à 18:33

    Le Burundi a lancé un mandat d’arrêt contre Pierre Buyoya. L’ancien chef de l’Etat burundais, qui est aujourd’hui au service de l’Union africaine, a publié ce dimanche 2 décembre un communiqué dans lequel il fait part de sa stupéfaction.

    « Tout laisse à penser qu’il s’agit d’une simple manipulation politique », résume Pierre Buyoya. L’ancien président burundais, qui avait cédé le pouvoir à Melchior Ndadaye en 1993 avant de reprendre la tête du pays trois ans plus tard en pleine guerre civile, s’étonne aujourd’hui de voir resurgir cette affaire, 25 ans après l’assassinat du président Ndadaye.

    Pierre Buyoya constate que la réouverture du dossier intervient au moment où, dit-il, « le gouvernement a choisi de s’emmurer délibérément dans le refus du dialogue ». Pour l’ancien président, « la justice risque, une fois de plus, d’être instrumentalisée au risque de ramener le pays dans les haines ethniques. » Pierre Buyoya ajoute : « il serait difficile d’imaginer que le régime soit à même de mener une procédure judiciaire avec un minimum de garanties et de crédibilité. »

    Mais outre Pierre Buyoya, les mandats d’arrêt internationaux lancés par la justice burundaise visent 16 autres personnalités, des militaires et des membres du parti Uprona. La formation d’opposition dénonce une manipulation de la part du pouvoir. Charles Nditijé, ex-dirigeant de l’Uprona, estime que le président Nkurunziza tente aussi de se positionner comme le défenseur des Hutus en jouant sur la corde ethnique.

    « Ce qui est très surprenant aussi, c’est que ce soit uniquement le dossier du président Ndadaye sans qu’on daigne penser aux victimes qui, par centaines de milliers, ont été fauchées dans la foulée de la mort du président Ndadaye. Et c’était essentiellement des Tutsis. Donc ce n’est pas du tout une volonté de faire justice. »

    Samedi, l’Union africaine a appelé le gouvernement burundais à éviter toute mesure de nature à nuire à la recherche d’un consensus sur la crise actuelle. Les autorités de Bujumbura n’ont pas réagi, mais leur ambassadeur aux Nations unies a demandé dans un tweet à la communauté internationale « de ne pas infantiliser le Burundi en s’ingérant dans ses affaires politiques. »

    We strongly urge some actors of the Int’l community to refrain from infantilizing #Burundi by interfering in its political affairs without being invited.They must bear in mind that Burundi is a great country with a brave people,jealous of its dignity & sovereignty @AUC_MoussaFaki pic.twitter.com/mDNKGTM7xV

      Amb. Albert SHINGIRO (@AShingiro) December 1, 2018

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  • Franck Riester plaide pour une «circulation» plutôt qu’une restitution des œuvres d’art

    Franck Riester plaide pour une «circulation» plutôt qu’une restitution des œuvres d’art

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  • Algérie : la visite de Mohamed Ben Salman critiquée par la société civile et l’opposition

    Algérie : la visite de Mohamed Ben Salman critiquée par la société civile et l’opposition

    Le prince héritier saoudien Mohamed Ben Salman est attendu dimanche 2 décembre à Alger pour une visite qui suscite critique et réprobation dans des milieux intellectuels et politiques. Selon un communiqué de la présidence algérienne publié par l’agence officielle APS, cette visite de deux jours s’inscrit dans le cadre «des relations fraternelles et étroites entre les deux pays».

    « La visite (dimanche et lundi) doit donner un nouvel élan à la coopération bilatérale et aux projets de partenariat économique et commercial », a indiqué la présidence algérienne, précisant que le prince héritier sera à la tête d’une importante délégation.

    Elle se déroule dans le cadre de la première tournée de Mohamed Ben Salman à l’étranger depuis le meurtre du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, critique de Riyad qui s’était exilé aux États-Unis. Cet assassinat, perpétré le 2 octobre dans le consulat d’Arabie saoudite à Istanbul, a ébranlé la position à l’international du prince, accusé par des responsables turcs et américains de l’avoir commandité.

    Les autorités saoudiennes ont reconnu que Khashoggi avait été tué et démembré dans le consulat mais démentent toute implication du prince dans le meurtre.

    Des intellectuels algériens dénoncent la visite de MBS

    Avant de se rendre mercredi à Buenos Aires pour le sommet du G20, ce dernier s’était rendu aux Émirats arabes unis, à Bahreïn, en Égypte et en Tunisie. Sa visite à Tunis a été marquée par des manifestations contre son rôle dans la guerre au Yémen et la répression dans son pays. Riyad intervient au Yémen contre des rebelles en soutien au gouvernement.

    En Algérie, sa visite suscite aussi des critiques. « Les Algériens ne peuvent souhaiter la bienvenue au prince héritier saoudien », a indiqué à la presse Abderrazak Makri, président du parti islamiste Mouvement de la société pour la paix (MSP). « Il est responsable de la mort d’un nombre important d’enfants et de civils au Yémen, du journaliste Jamal Khashoggi comme il a jeté en prison des citoyens saoudiens qui n’ont commis aucun crime », a-t-il ajouté.

    Louisa Hanoune, secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), a parlé d’une « grosse provocation ».

    Dans une déclaration, 17 intellectuels, journalistes et oulémas ont aussi dénoncé la visite du prince « dont le monde entier sait qu’il a été l’ordonnateur d’un crime abominable contre le journaliste Jamal Khashoggi », ont-ils écrit.

    En l’accueillant, « l’Algérie officielle ne risque-t-elle pas d’accorder une prime d’encouragement à la politique rétrograde de cette monarchie », ont prévenu les signataires.

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  • Madagascar: des cartes postales dévoilent l’histoire des modes de transports sur l’île

    Madagascar: des cartes postales dévoilent l’histoire des modes de transports sur l’île


    Par
    RFI

    Publié le 02-12-2018
    Modifié le 02-12-2018 à 11:15

    Le Musée de la photographie, niché au cœur de la Haute Ville d’Antananarivo, vient d’inaugurer un nouveau concept : le café-histoire. Le principe : offrir chaque mois un éclairage sur un thème abordé dans le musée, autour d’une causerie conviviale, avec un intervenant peu connu du grand public. Pour cette première, c’est un collectionneur de cartes postales anciennes qui est venu raconter les premiers modes de transport sur l’île.

    La salle d’exposition du musée est bondée. Etudiants et passionnés d’histoire et de photographie sont venus s’imprégner d’une partie de la mémoire de l’île que le collectionneur Luc Monteret fait revivre à travers la projection d’une cinquantaine de cartes postales de la fin du XIXe et début du XXe siècle. Des illustrations prodigieuses d’une époque peu documentée.

    « Madagascar a en, quelque sorte, été à l’avant-garde puisque des moyens de transports modernes, assez peu utilisés en France encore à l’époque, l’ont été ici très tôt. La voiture a été utilisée dès 1903, notamment pour transporter le courrier. Et le premier essai aérien a été tenté à Madagascar en 1911. Malheureusement, il y a eu quelques difficultés d’atterrissage. Mais il était pensé à l’époque que l’avion pouvait être un mode de transport très important compte tenu de la géographie de l’île. »

    Le succès du train

    Parallèlement, le pays a très vite compté plus de 1 000 km de voies ferrées. Avec une prouesse à l’époque : la fameuse ligne de chemin de fer reliant la capitale à la ville côtière Tamatave, construite entre 1904 et 1909.

    « Au départ, elle devait surtout servir pour le transport de marchandises. On pensait que cette voie de chemin de fer deviendrait la “voie du riz” et qu’elle permettrait d’exporter la céréale produite dans la région du Lac Aloatra et des Hauts Plateaux. Mais finalement, les passagers ont été extrêmement nombreux à utiliser cette ligne parce que beaucoup de Malgaches n’ayant pas de voiture circulaient à l’époque en train. »

    Un transport crucial

    Le passionné, riche d’une collection plus de 5 000 cartes postales anciennes sur Madagascar, ajoute : « La variété des modes de transport qui ont été utilisés au début du XXe siècle a incontestablement aidé au développement de Madagascar dans la mesure où ils ont permis de désenclaver de certains territoires et d’assurer l’exportation et la commercialisation de produits qui sinon seraient restés localement sans usage. »

    « Aujourd’hui, le transport traditionnel à zébu reste extrêmement utilisé pour des trajets cours à l’intérieur d’une ville ou d’une petite ville à une autre, mais dans un pays aussi vaste que Madagascar, avec des zones relativement peu peuplées, le transport de manière générale est crucial », souligne le collectionneur.

    Et cela, les deux concurrents du second tour l’ont bien compris. Chacun a d’ores et déjà promis monts et merveilles en termes d’infrastructures routières ou ferroviaires.

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  • RDC: affrontements entre partisans du FCC et de l’UDPS à Mbuji-Mayi

    RDC: affrontements entre partisans du FCC et de l’UDPS à Mbuji-Mayi


    Par
    RFI

    Publié le 02-12-2018
    Modifié le 02-12-2018 à 12:30

    La campagne électorale a donné lieu à des affrontements à Mbuji-Mayi ce samedi 1er décembre. Partisans du FCC, issu du pouvoir en place, et ceux de l’UDPS, principal parti d’opposition, en sont venus aux mains. Bilan des affrontements, selon le gouverneur : une quinzaine de blessés dont 4 grièvement et 9 personnes arrêtées par la police.

    Selon des membres de l’UDPS, des jeunes envoyés par le gouverneur Ngoyi Kasanji, ont détruit le portrait de Félix Tshisekedi, placé devant le siège de leur parti et voulaient le remplacer par celui du candidat FCC, Emmanuel Ramazani Shadary.

    Version contredite par le gouverneur, qui rejette la responsabilité des incidents sur l’opposition. Selon lui, les jeunes de l’UDPS se sont attaqués à des manifestants de la majorité présidentielle qui défilaient pacifiquement sur la voie publique.

    Quinzaine de blessés

    Des témoins parlent d’affrontements violents entre les deux camps, des coups de feu ont été entendus. Pour le gouverneur il s’agit d’armes non létales. Et si du côté de l’opposition on préfère attendre pour donner le bilan, l’autorité provinciale, elle, parle d’une quinzaine de blessés dont quatre grièvement et de neuf interpellations.

    Il y a quatre jours, d’autres incidents avaient été enregistrés dans la ville de Mbuji-Mayi. Des commerces et la résidence appartenant à une femme de la majorité ont été pillés après une manifestation de l’opposition.

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  • Bénin: les partis soutenant Talon fusionnent pour devenir «l’Union progressiste»

    Bénin: les partis soutenant Talon fusionnent pour devenir «l’Union progressiste»


    Par
    RFI

    Publié le 02-12-2018
    Modifié le 02-12-2018 à 12:29

    Patrice Talon restructure son camp à la faveur du vote en juillet dernier de la loi modifiant la charte des partis. Le pays comptait 250 partis, place désormais aux regroupements. Le camp Talon a donné le ton samedi 1er décembre à Cotonou. Un nombre important de partis soutenant le chef de l’Etat a fusionné pour devenir « l’Union progressiste ». Des élections législatives sont prévues début 2019.

    Les formations politiques soutenant Patrice Talon ont accepté de disparaître et de fusionner pour créer un seul parti baptisé « Union progressiste ». Un changement dévoilé à l’occasion d’un congrès fondateur.

    Sur l’esplanade du palais des sports samedi 1er décembre, des militants étaient installés devant des écrans géants et, à l’intérieur, des milliers de participants enthousiastes munis de fanions. Au premier rang, des élus, des personnalités et presque tous les ministres du gouvernement étaient présents.

    Les orateurs ont salué le président réformateur à l’origine de la mort du multipartisme intégral au profit des grands rassemblements. Samedi prochain, à Parakou, la majorité tient un deuxième congrès fondateur pour la naissance d’un deuxième parti qui pourrait s’appeler « Les républicains ».

    En 2016, Patrice Talon a été porté au pouvoir sans avoir eu besoin d’un grand parti. Quand on demande si l’Union progressiste est le parti de Talon, un proche répond, « ce n’est pas le parti du chef, mais nous l’avons créé pour le chef ».

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  • Gabon – Marie-Madeleine Mborantsuo : ” Je ne défends pas les intérêts de la famille Bongo “

    Gabon – Marie-Madeleine Mborantsuo : ” Je ne défends pas les intérêts de la famille Bongo “

    En l’absence du chef de l’État, tous les regards sont braqués sur la présidente de la Cour constitutionnelle. Interview exclusive d’une femme plus que jamais au centre des jeux de pouvoir et qui se tient droite dans ses bottes.

    Une nouvelle fois, c’est vers elle que tous les regards se tournent. Depuis que le président Ali Bongo Ondimba a été victime d’un accident vasculaire cérébral, le 24 octobre dernier, à Riyad, Marie-Madeleine Mborantsuo se sait scrutée et critiquée.

    Saisie par le Premier ministre, la Cour constitutionnelle, qu’elle préside depuis sa création, en 1991, a fini par autoriser le vice-président à tenir un Conseil des ministres le 16 novembre. Non sans avoir, au préalable, exigé de l’équipe des soignants un certificat médical attestant que le président était bel et bien vivant.

    Cette décision, Marie-Madeleine Mborantsuo le sait, lui a valu la réprobation d’une partie de la classe politique gabonaise. Mais il en faut plus pour ébranler cette femme au caractère bien trempé, qui balaie les critiques les unes après les autres en s’appuyant chaque fois sur cette Constitution à laquelle elle se dit tant attachée.


    >>> À LIRE – Gabon : enquête sur le fonctionnement de l’État en l’absence d’Ali Bongo


    Elle s’agace parfois de la virulence de ses détracteurs, convaincue qu’ils ne lui pardonnent pas d’être une femme. Alors elle s’emploie à dépersonnaliser le débat, prend soin de nous recevoir en présence d’un autre magistrat, comme pour montrer que non, elle ne décide pas seule et que ce n’est pas elle, mais la Cour, qui veille au respect de la loi fondamentale. La tâche est délicate, d’autant qu’à Libreville des clans rivaux s’affrontent déjà.

    Rencontre avec la présidente d’une institution souvent malmenée, rarement comprise, mais plus que jamais au centre du pouvoir.

    Jeune Afrique : Pourquoi avoir autorisé le vice-président à présider un Conseil des ministres ?

    Marie-Madeleine Mborantsuo : Parce que la situation d’indisponibilité temporaire du président de la République n’avait pas été prévue par la Constitution et que le Premier ministre [Emmanuel Issoze Ngondet] a saisi la Cour à cet effet. Je rappelle que ce n’est pas la première fois que cela se produit. Il est arrivé que ses prédécesseurs le fassent pour combler d’autres lacunes.

    Mais aviez-vous le droit d’ajouter un alinéa à la Constitution ?

    Indéniablement. L’article 60 de la loi organique régissant la Cour prévoit que celle-ci interprète les dispositions constitutionnelles en cas de lacune ou de doute. En d’autres termes, lorsqu’une disposition ou une norme à valeur constitutionnelle suscite des interprétations divergentes, c’est la Cour qui soit complète la lacune, soit, par son éclairage, donne la bonne lecture de la disposition. C’est sur cette base-là que nous avons agi.

    Pour l’avoir fait, vous avez été très critiquée…

    C’est à cause du contexte dans lequel est intervenue cette décision. Certains estiment que nous avons réécrit la Constitution, mais ce n’est pas vrai.

    La plupart des commentateurs n’ont même pas pris la peine de lire en intégralité la requête du Premier ministre ou la décision que nous avons rendue. Ils s’appuient sur des extraits pour construire des raisonnements à la logique fallacieuse.

    Cela dit, le débat autour de la Cour ne date pas d’aujourd’hui. Depuis le 30 avril 2018 [date à laquelle l’Assemblée a été dissoute], les grandes décisions que nous prenons font l’objet de débats incessants.

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  • Sous le coup d’un redressement fiscal, les locaux d’Orange Niger fermés

    Sous le coup d’un redressement fiscal, les locaux d’Orange Niger fermés

    La Direction générale des impôts du Niger a ordonné la fermeture des locaux d’Orange Niger à Niamey pour “non-paiement d’impôt”, a annoncé la compagnie de télécoms dans un communiqué vendredi 30 novembre.

    La filiale nigérienne de l’entreprise française Orange qualifie de « contestable » un redressement fiscal de 22 milliards de francs CFA (33 millions d’euros) décidé par le fisc nigérien, qui représente « près de 50% (de son) chiffre d’affaires », et s’étonne de la « brutalité » de cette mesure de fermeture prise jeudi 29 novembre.

    « Depuis le démarrage de ses activités en 2008 et jusqu’à date, Orange Niger s’est toujours acquitté de ses obligations fiscales ». « Orange Niger, ainsi que tous les opérateurs concernés par ces redressements, conteste cette décision et a formulé un recours pour lui permettre de défendre ses intérêts en toute sérénité », explique la société dans son communiqué.

    Orange Niger affirme que « la continuité de l’entreprise » est « gravement menacée par ces décisions unilatérales et disproportionnées ».

    Forte de « 2,4 millions de clients », Orange Niger compte « 532 salariés » et « représente plus de 52 000 emplois directs et indirects au Niger ». « L’impact de ses activités télécoms et sociétales représente 2,89 % du PIB national du pays », affirme la société dans le communiqué.

    Vaste campagne de recouvrement fiscal

    Le Niger compte quatre compagnies de télécoms qui se partagent les 7,7 millions d’abonnés aux services de téléphonie mobile, pour une population de 19 millions d’habitants. Le taux de pénétration de l’internet est de 19%, selon l’Autorité de régulation des télécommunications et de la Poste (ARTP).

    En 2017, la suppression par le gouvernement de la taxe sur les appels internationaux qui avait rapporté au fisc nigérien une vingtaine de milliards de francs CFA (environ 30 millions d’euros), avait été fortement critiquée par la société civile et l’opposition politique qui avaient dénoncé « un cadeau fiscal injustifié ».

    En octobre dernier le ministre nigérien des Finances, Hassoumi Massoudou, a annoncé le « rétablissement partiel » de cette taxe à partir de 2019, accusant les compagnies de télécoms de n’avoir pas tenu leurs engagements d’améliorer leurs prestations.

    Niamey est engagée dans une vaste campagne de recouvrement d’impôts pour améliorer ses recettes, dont une bonne partie sert à financer la lutte contre le terrorisme.

    Début octobre, l’ARTP a infligé plus de 3,5 milliards de francs CFA (5,3 millions d’euros) d’amendes aux compagnies présentes au Niger pour ne pas avoir « amélioré » la couverture et la qualité de leurs services.

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  • Algérie – Paul Desfarge : ” Cette béatification est l’occasion de préparer la venue du pape “

    Algérie – Paul Desfarge : ” Cette béatification est l’occasion de préparer la venue du pape “

    Moines de Tibhirine, relations avec les autorités, dialogue interreligieux, prosélytisme évangélique : Paul Desfarge, archevêque d’Alger, livre sa vision du rôle de l’Église catholique dans le pays.

    Dix-neuf religieux catholiques, moines, Pères blancs et bonnes sœurs, assassinés dans les années 1990 lors de la décennie noire, seront élevés au rang de bienheureux le 8 décembre à la basilique de Santa Cruz, à Oran. La mémoire de 114 imams victimes du terrorisme sera également honorée.

    Jean-Paul Vesco, évêque d’Oran, John Mac William, évêque de Laghouat-Ghardai, Jean-Marie Jehl, administrateur de Constantine et de Hippone, et Paul Desfarges, archevêque d’Alger, seront présents.

    Ce dernier explique pour JA le sens de l’événement et revient sur la place de l’Église en Algérie.

    Jeune Afrique : Comment a été prise la décision de la béatification de ces 19 religieux ? 

    Mgr Paul Desfarges : C’est l’aboutissement d’une longue enquête qui a rassemblé tous les témoignages concernant la vie et les écrits de ces hommes et femmes de foi. Au terme d’un travail qui a duré, le pape François a signé un décret autorisant leur béatification. Il est juste que ces 19 personnes soient montrées comme des exemples de vie selon l’Évangile, des modèles de don de soi à Dieu et à l’humanité, et de foi profonde.

    Quelle est la symbolique de cette cérémonie et de cette décision du pape ?

    Pour notre Église, elles sont une attestation de la fraternité par-delà ce qui peut apparaître comme des barrières. On peut témoigner, chrétiens et musulmans, chercheurs de sens et personnes de bonne volonté, qu’on peut vivre ensemble parce qu’au fond il y a une fraternité humaine qui nous unit. Nous sommes dans un climat de pardon, de paix et de réconciliation.

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  • Nouvelles technologies : le boom des jeux vidéo sur mobile en Afrique

    Nouvelles technologies : le boom des jeux vidéo sur mobile en Afrique

    Les ventes de mobiles et le paiement électronique ont permis la diffusion de jeux africains pour les appareils. Le marché est prometteur mais demande des capacités de connexion robustes.

    L’action se passe dans les années 1950. Une armée d’humains anéantit une colonie d’extraterrestres. Les mains sur son téléphone, les yeux rivés sur son petit écran, le fabricant de jeux vidéo sud-africain Simon Spreckley s’amuse comme un fou avec sa nouvelle création conçue pour les mobiles.

    « Le taux de pénétration du téléphone portable en Afrique est très élevé. Les gens possèdent souvent deux, voire trois téléphones. C’est la folie », estime le tout juste quadragénaire, vêtu d’un tee-shirt représentant « Brute », du nom de l’extraterrestre à quatre bras, tout droit sorti de son dernier jeu, « Invasion Day ». Comme Simon Spreckley, de nombreux développeurs africains optent pour la création de jeux destinés aux téléphones et tablettes, et non aux consoles traditionnelles comme la PlayStation ou les ordinateurs fixes.

    Explosion de la vente de mobiles

    « L’Afrique a énormément de potentiel parce que c’est un continent essentiellement de mobiles », explique Sidick Bakayoko, 34 ans, fondateur de Paradise Game, qui regroupe des développeurs ivoiriens. « On a fait ce bond technologique. Au lieu de passer par le PC, nous sommes allés directement au mobile », dit-il à l’AFP à l’occasion de la convention Africa Games Week, qui a réuni au Cap du 28 novembre au 2 décembre codeurs de jeux, développeurs, artistes et géants de l’industrie.

    « Aujourd’hui, il est très facile de se payer un téléphone mobile grâce à un certain nombre de smartphones à bas prix », assure Sidick Bakayoko, alors que des mordus de jeux vidéo testent à côté de lui de nouvelles créations.

    Le nombre croissant de jeux africains pour les appareils mobiles s’explique aussi par l’explosion des moyens bancaires sur portable, comme Mpesa au Kenya, un système de transfert d’argent via téléphone mobile. « En Afrique, beaucoup de gens n’ont pas de carte bancaire, mais il existe des solutions de paiement électronique grâce aux télécommunications », qui permettent d’acheter des jeux vidéo en ligne, poursuit Sidick Bakayoko.

    « Il y a effectivement un potentiel au niveau des jeux mobiles et du paiement électronique. Ca marche très bien au Kenya par exemple (…) Il n’y a pas de raison pour que le reste de l’Afrique ne puisse pas prendre le train en marche. »

    Un potentiel mais une connexion onéreuse

    Autre avantage des jeux sur portable, ils ne sont pas trop gourmands en data, alors que l’internet peut être cher et lent dans certaines régions du continent. « Au Nigeria, il y a même des jeux pré-téléchargés sur les téléphones parce que le data est très cher », explique Evan Greenwood, directeur du principal studio de jeux vidéo en Afrique du Sud, Free Lives.

    « Le potentiel est là (en Afrique) mais le data doit être plus accessible », insiste-t-il. Et évidemment « il faut fabriquer de bons jeux ». Pour attirer les passionnés, « Invasion Day » sera gratuit à télécharger mais les joueurs pourront acheter des mises à jour. Dans ce contexte, nombre de développeurs africains rencontrent des difficultés à transformer leurs créations en monnaie sonnante et trébuchante. « Point Point », création ivoirienne basée sur un jeu d’enfants traditionnel sur papier, et « Gazkar » de Madagascar, qui met en scène la mythique 2CV, sont populaires parmi les joueurs, mais ils ne sont toujours pas rentables.

    Un marché prometteur

    La récente décision en juin de Google de monétiser, et non plus de proposer en téléchargements gratuits sur son » play store », des jeux de différents pays africains dont le Nigeria, le Zimbabwe, l’Afrique du Sud et la Tanzanie pourrait cependant changer la donne.

    « Invasion Day », créé par une équipe de huit personnes travaillant pour VSUS, un développeur basé au Cap, devrait être lancé en 2019 sur cette plateforme et probablement l’App Store d’Apple. Le marché est prometteur, selon le géant de l’audit PwC, qui estimait en 2017 que « les revenus des jeux de consoles et de PC allaient perdre des parts de marché au profit des jeux » proposés sur des appareils mobiles.

    L’industrie du jeu vidéo en Afrique, qui représente actuellement 310 millions de dollars par an, pourrait peser 642 millions de dollars d’ici à 2021, selon la même source.

     

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