Author: Don Kayembe

  • Mali: des affrontements entre chasseurs traditionnels font deux morts

    Mali: des affrontements entre chasseurs traditionnels font deux morts


    Par
    RFI

    Publié le 03-12-2018
    Modifié le 03-12-2018 à 07:51

    Des affrontements mortels ont eu lieu ce week-end au centre du Mali entre chasseurs traditionnels, communément appelés « Dozo ». Dans la localité de Holon, deux personnes ont été tuées et deux autres, dont un élu, ont été enlevées. La lutte pour un leadership local serait la cause de ces affrontements.

    Des civils qui ont assistĂ© de loin aux affrontements de ce week-end parlent d’une scĂšne d’une « rare violence ». Un peu plus de 25 chasseurs traditionnels communĂ©ment appelĂ©s « Dozo » ont dĂ©barquĂ© dans la localitĂ© de Holon situĂ©e Ă  une quarantaine de kilomĂštres de la ville de San, Ă  300 kilomĂštres Ă  l’est de la capitale malienne, Bamako.

    La bataille rangĂ©e s’est dĂ©roulĂ©e en deux temps. Deux civils dont un Ă©lu, ont Ă©tĂ© enlevĂ©s par surprise. Ils sont toujours portĂ©s disparus. Leurs proches, qui ont tentĂ© de rĂ©agir ont tout de suite Ă©tĂ© menacĂ©s. Une bataille rangĂ©e s’est ensuite dĂ©roulĂ©e entre les deux groupes de chasseurs. Des coups de feu ont Ă©tĂ© tirĂ©s.

    Deux personnes ont Ă©tĂ© tuĂ©es, trois autres blessĂ©es dont l’une a Ă©tĂ© Ă©vacuĂ©e vers l’hĂŽpital de SĂ©gou, une ville situĂ©e plus au sud. Afin d’éviter d’ĂȘtre prises pour cible, les populations civiles se sont dĂ©placĂ©es.

    Il est plutĂŽt rare de voir les chasseurs traditionnels appartenant Ă  la mĂȘme confrĂ©rie s’affronter. Depuis une semaine, le second groupe de chasseurs ne voulait pas se soumettre au premier. Le conflit devenait inĂ©vitable.

    â–șLa part des « Dozo » dans la lutte contre l’insĂ©curitĂ©

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  • Madagascar: la bataille des alliances pour le second tour a commencĂ©

    Madagascar: la bataille des alliances pour le second tour a commencé


    Par
    RFI

    Publié le 03-12-2018
    Modifié le 03-12-2018 à 05:30

    Demain, les deux finalistes du premier tour de la prĂ©sidentielle reprendront le chemin des meetings pour une vaste tournĂ©e dans le pays. Le dĂ©fi, en ce moment, rĂ©side dans les alliances conclues entre les candidats et leurs ex-adversaires. Petit tour d’horizon de ces coalitions stratĂ©giques et de cette guerre des chiffres.

    « En politique, il n’y a ni d’Ă©ternels ennemis, ni d’Ă©ternels amis », dĂ©clarait la semaine derniĂšre le candidat Marc Ravalomanana. Il affirmait par la mĂȘme occasion que 70% des 34 candidats recalĂ©s du premier tour avaient ralliĂ© son clan.

    Qu’en est-il rĂ©ellement ? Difficile de le savoir. Beaucoup ne se sont pas encore prononcĂ©s officiellement. Certains comme le prĂ©sident sortant Hery Rajaonarimampianina, arrivĂ© en 3e position, le pasteur Mailhol (4e) ou l’ex-ministre Paul Rabary ont dĂ©jĂ  fait savoir qu’ils refusaient de donner une consigne de vote.

    En revanche, la magistrate Fanirisoa Ernaivo, Eliana Bezaza ou encore Benjamin Radavidson ont annoncé soutenir Ravalomanana. CÎté Rajoelina, seule Saraha Rabeharisoa a pour le moment rallié le camp orange.

    Toutefois, explique un proche conseiller de Rajoelina qui a souhaitĂ© garder l’anonymat, « beaucoup d’Ă©lus locaux et de dĂ©putĂ©s HVM [le parti du prĂ©sident sortant] sont en train de renforcer nos rangs. Notamment des dĂ©putĂ©s de circonscriptions stratĂ©giques comme la Sava ou le Grand Sud, dans lesquels le prĂ©sident a fait de gros scores ».

    De belles prises, donc, puisque ces autoritĂ©s locales jouissent d’une vraie influence sur les Ă©lecteurs. « En terme d’idĂ©ologie, poursuit le conseiller, les partisans HVM sont plus proches de nous que de notre concurrent ». Ce dernier rĂ©vĂšle Ă©galement que deux ministres HVM de l’actuel gouvernement ont ralliĂ© leur camp.

    Samedi, un conseiller de Ravalomanana dĂ©clarait sur notre antenne que « 80% des maires, sĂ©nateurs ou conseillers municipaux HVM » leur avaient dĂ©jĂ  assurĂ© de leur soutien. « Pas crĂ©dible ! » rĂ©torque le clan Rajoelina qui revendique lui les trois-quarts des dĂ©putĂ©s de l’AssemblĂ©e nationale (incluant les 49 dĂ©putĂ©s Mapar, le parti d’Andry Rajoelina). Une guerre d’annonces et de chiffres qui ne fait que commencer, Ă  la veille d’une campagne dĂ©cisive pour un scrutin historique.

    Mardi 4 décembre, Andry Rajoelina inaugurera sa campagne en périphérie de la capitale en donnant plusieurs meetings dans différentes villes. Tandis que Marc Ravalomanana, lui, participera à un culte donné en direct de son QG.

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  • Afrique du Sud: hommage Ă  Mandela dans un stade de Soweto plein de stars

    Afrique du Sud: hommage Ă  Mandela dans un stade de Soweto plein de stars


    Par
    RFI

    Publié le 03-12-2018
    Modifié le 03-12-2018 à 04:19

    Le Global Citizen Festival a rĂ©uni hier une plĂ©thore de stars pour cĂ©lĂ©brer le centenaire de naissance de Nelson Mandela. Ce festival fondĂ© en 2012 vise Ă  encourager l’activisme et Ă  lever des fonds pour lutter contre la pauvretĂ© dans le monde. C’Ă©tait la premiĂšre fois que le festival avait lieu sur le continent africain. Parmi les artistes prĂ©sents, les NigĂ©rians Wizkid, Femi Kuti et Tiwa Savage mais aussi le Britannique Ed Sheeran.  Et en tĂȘte d’affiche exceptionnelle, la super star amĂ©ricaine BeyoncĂ© et son mari, le rappeur Jay-Z.

    Main dans la main, BeyoncĂ© et Jay-Z sont acclamĂ©s en seigneurs, lorsqu’ils apparaissent surplombant la scĂšne du grand stade de Soweto. Dans les gradins, NĂ©o et ses deux jeunes soeurs ont le sourire aux lĂšvres. « Elle est si talentueuse ! Trop souvent, les gens s’attendent Ă  ce que les femmes noires Ă©chouent. mais BeyoncĂ© est la preuve qu’il est possible d’exceller Ă  tous les niveaux. »

    BeyoncĂ© et Jay-Z enchaĂźnent les tubes sans faiblir pendant prĂšs de deux heures avec bien sĂ»r, quelques mots pour Nelson Mandela, qui aurait eu 100 ans aujourd’hui. Dont la voix rĂ©sonne dans le stade. « J’aimerais que vous fermiez les yeux… Pensez Ă  Mandela… Et chantez de tout votre coeur… »

    Toute la journĂ©e, un cortĂšge de cĂ©lĂ©britĂ© a saluĂ© la mĂ©moire de l’icĂŽne. Oprah Winfrey, Naomi Campbell, des femmes et des hommes politiques venus du monde entier pour honorer Madiba et son hĂ©ritage.

    Sept milliards de dons

    Mais David reste mĂ©fiant. « La moitiĂ© de ces stars ne savent rien de lui. Elles l’ont rencontrĂ© quand il Ă©tait un homme cĂ©lĂ©brĂ©, mais elles ne savent rien de sa lutte. J’ai vraiment l’impression que certains s’y intĂ©ressent juste parce que c’est Nelson Mandela. Donc ils disent qu’ils Ă©taient ses amis », dit-il amer.

    Quinton lui, veut ĂȘtre plus positif : « Nous ne pourrions mĂȘme pas ĂȘtre ici, dans ce stade, sans Nelson Mandela. Donc je pense que c’est une bonne maniĂšre de le cĂ©lĂ©brer. »

    Le Global Citizen Festival a engrangé plus de sept milliards de dollars de promesse de dons pour lutter contre la pauvreté et pour le développement.

    → A REVOIR: le webdoc de RFI : Nelson Mandela, sur les pas d’un gĂ©ant

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  • Soudan du Sud: 125 femmes violĂ©es en dix jours dans l’Etat d’UnitĂ©

    Soudan du Sud: 125 femmes violĂ©es en dix jours dans l’Etat d’UnitĂ©


    Par
    RFI

    Publié le 03-12-2018
    Modifié le 03-12-2018 à 02:51

    Les Nations unies ont condamné ce dimanche la recrudescence des agressions sexuelles au Soudan du Sud. Selon Médecins sans frontiÚres, 125 femmes de tous ùges ont été violées au cours des dix derniers jours. Elles se rendaient à une distribution alimentaire organisée par le Programme alimentaire mondial prÚs de la ville de Bentiu.

    Ce sont 125 femmes et jeunes filles, y compris des femmes enceintes et des grands-mĂšres, qui ont Ă©tĂ© agressĂ©es sexuellement au cours des dix derniers jours dans l’État de l’UnitĂ©. La plus jeune n’avait que dix ans.

    On n’en sait pas trĂšs long sur les violeurs. Mais, selon la mission des Nations unies au Soudan du Sud, plusieurs d’entre eux portaient des uniformes de l’ArmĂ©e populaire de libĂ©ration du Soudan, l’armĂ©e de Juba.

    Le responsable de la mission des Nations unies, David Shearer, a qualifiĂ© ces attaques d’odieuses. L’armĂ©e devrait s’assurer, dit-il, que des « élĂ©ments insubordonnĂ©s » ne soient pas Ă  l’origine de ces crimes commis dans une zone contrĂŽlĂ©e par le gouvernement.

    Les agressions sexuelles sont en forte hausse. Au cours des dix premiers mois de l’annĂ©e, MSF a soignĂ© 104 victimes Ă  sa clinique de Bentiu. Au cours des dix derniers jours, cette mĂȘme clinique en a accueilli 125, ce qui revient Ă  dire que les viols ont Ă©tĂ© multipliĂ©s par dix.

    En 2016, le Haut Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme avait dĂ©clarĂ© que Juba, au lieu de rĂ©munĂ©rer ses combattants, prĂ©fĂ©rait les laisser violer.

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  • RDC: FĂ©lix Tshisekedi et Vital Kamerhe lancent leur campagne Ă  Camp Luka

    RDC: Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe lancent leur campagne à Camp Luka


    Par
    RFI

    Publié le 03-12-2018
    Modifié le 03-12-2018 à 00:54

    Membre d’une mĂȘme coalition Ă©lectorale, les opposants FĂ©lix Tshisekedi et Vital Kamerhe Ă©taient en meeting dimanche 2 dĂ©cembre Ă  Kinshasa. Il Ă©tait question de lancer la campagne du candidat FĂ©lix Tshisekedi et c’était dans un quartier modeste de la capitale congolaise.

    DĂšs 12 heures, les militants de l’Union pour la dĂ©mocratie et le progrĂšs social (UDPS) de FĂ©lix Tshisekedi et de l’Union pour la nation congolaise (UNC) de Vital Kamerhe se rassemblent au Camp Luka. Sous une pluie battante, ils chantent les noms des deux opposants, mais ce n’est finalement qu’à 17 heures que le meeting dĂ©bute, pour des raisons de mĂ©tĂ©o.

    Dans leur bref message, Vital Kamerhe et FĂ©lix Tshisekedi Ă©voquent la pauvretĂ© de ce quartier et s’attaquent au pouvoir : « C’est la dĂ©solation totale, ce que nous venons de voir ici. Et il faut le faire, il ne faut pas faire seulement des meetings dans des endroits oĂč on est sous la protection des lumiĂšres ou on a le macadam. Il faut venir ici, Ă  Camp Luka, pour voir la misĂšre du peuple congolais. »

    À cĂŽtĂ© des militants de l’UNC et de l’UDPS, plusieurs jeunes supporteurs de l’opposant Martin Fayulu ont Ă©galement donnĂ© de la voix. Et cela n’a pas dĂ©rangĂ© Vital Kamerhe, selon ses propos : « Il y a plusieurs candidats, c’est ça la dĂ©mocratie. Ce n’est pas mal, ça signifie que c’est le bastion de l’opposition. C’est une trĂšs bonne chose. Il n’y a pas de rivalitĂ© entre factions de l’opposition, il faut que les gens le sachent, nous sommes tous en train de nous battre pour le changement dans le pays. »

    Camp Luka est la premiĂšre Ă©tape d’une campagne qui se poursuivra Ă  Kinshasa lundi 3 dĂ©cembre avant l’étape de l’est du pays.

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  • Le SĂ©nĂ©gal va introduire le bracelet Ă©lectronique

    Le Sénégal va introduire le bracelet électronique

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  • Somalie: en proie aux tensions, l’Etat du sud-ouest toujours sans prĂ©sident

    Somalie: en proie aux tensions, l’Etat du sud-ouest toujours sans prĂ©sident


    Par
    RFI

    Publié le 02-12-2018
    Modifié le 02-12-2018 à 22:40

    En Somalie, l’Ă©lection du prĂ©sident de l’Etat du sud-ouest a Ă©tĂ© repoussĂ©e au 19 dĂ©cembre. La commission Ă©lectorale rĂ©gionale a dĂ©clarĂ© ce week-end que la rĂ©gion n’Ă©tait pas suffisamment prĂ©parĂ©e. C’est la troisiĂšme fois que le vote est ainsi dĂ©calĂ©, dans un contexte de tensions toujours plus fortes entre les diffĂ©rentes rĂ©gions et le gouvernement fĂ©dĂ©ral Ă  Mogadiscio.

    Le vote Ă©tait initialement prĂ©vu le 17 novembre. Il a Ă©tĂ© ensuite repoussĂ© au 28 novembre, puis au 5 dĂ©cembre. Avant d’ĂȘtre reportĂ© une nouvelle fois ce week-end. Il faut dire que le processus Ă©lectoral a Ă©tĂ© perturbĂ© dĂšs le dĂ©part.

    Le gouvernement fĂ©dĂ©ral s’est d’abord opposĂ© Ă  la candidature de Mukhtar Robow, un des fondateurs des shebabs. Peu aprĂšs, la commission Ă©lectorale rĂ©gionale dĂ©missionnait en masse, dĂ©nonçant des ingĂ©rences de la part de Mogadiscio… Dernier coup de théùtre, Sharif Hassan Sheikh Aden, le prĂ©sident de la rĂ©gion sud-ouest, a lui aussi dĂ©missionnĂ© et s’est retirĂ© de la course sans donner d’explications.

    Depuis, la communautĂ© internationale et les spĂ©cialistes de la zone craignent des violences. Le gouvernement central a d’ailleurs dĂ©ployĂ© des forces de sĂ©curitĂ© Ă  Baidoa, la capitale de la rĂ©gion. L’Ă©lection du prĂ©sident du sud-ouest est la premiĂšre d’une sĂ©rie de scrutins qui auront lieu dans les diffĂ©rents Etats somaliens dans les prochains mois…

    Mais dans un contexte de forte contestation du gouvernement fĂ©dĂ©ral par les Etats fĂ©dĂ©rĂ©s, ces Ă©lections sont devenues le théùtre d’une vĂ©ritable guerre d’influence entre les diffĂ©rents acteurs.

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  • Coupe de la ConfĂ©dĂ©ration: le Raja sacrĂ© malgrĂ© la rĂ©action de Vita Club

    Coupe de la Confédération: le Raja sacré malgré la réaction de Vita Club


    Par
    Nicolas Bamba

    Publié le 02-12-2018
    Modifié le 02-12-2018 à 22:44

    L’AS Vita Club est passĂ©e prĂšs de l’exploit dimanche en finale retour de la Coupe de la ConfĂ©dĂ©ration face au Raja Casablanca. Mais la victoire 3-1 des Congolais n’a pas suffi pour inverser le sort de cette double confrontation aprĂšs le revers subi Ă  l’aller (0-3). Le Raja remporte son premier trophĂ©e continental depuis quinze ans.

    Le stade des Martyrs a failli se transformer en Ă©crin du cauchemar pour le Raja Casablanca. Les Marocains, forts de leur victoire confortable (3-0) de la finale aller de la Coupe de la ConfĂ©dĂ©ration, dĂ©barquaient pourtant avec confiance sur le sol congolais pour la manche retour contre l’AS Vita Club. Mais ils n’ont pas Ă©chappĂ© Ă  quelques sueurs froides dans le dernier quart d’heure, alors que le titre Ă©tait quasi assurĂ©.

    Le Raja avait pris un départ idéal

    Sur une pelouse difficile, le Raja a pourtant pris cette finale retour par le bon bout. Les visiteurs auraient mĂȘme pu se faciliter grandement la tĂąche si Mahmoud Benhalib, seul face au but vide, n’avait pas inexplicablement manquĂ© le cade dĂšs la 5e minute. Les Diables Verts ont malgrĂ© tout frappĂ© les premiers : sous la pression, les joueurs de Vita ont perdu le cuir dans leur camp et l’attaque rapide du Raja a dĂ©bouchĂ© sur l’ouverture du score d’Abdelilah Hafidi (21e). Le score cumulĂ© Ă©tait alors de 4-0 pour les Casablancais, avec l’avantage du but Ă  l’extĂ©rieur.

    L’AS Vita Club a quand mĂȘme gardĂ© un semblant d’espoir en Ă©galisant juste avant la pause. Peu chanceux dans ses prĂ©cĂ©dentes tentatives de la tĂȘte, Jean-Marc Mundele Makusu a Ă©tĂ© bien plus efficace sur coup franc. Son tir enroulĂ© du droit a filĂ© dans la lucarne d’Anas Zniti. L’attaquant a alors exhortĂ© ses supporters Ă  faire du bruit, dans l’espoir d’une seconde pĂ©riode renversante.

    L’AS Vita Club amorce un retour de folie avant de rendre les armes

    AprĂšs la pause, le Raja a laissĂ© passer quelques occasions, et ça aurait pu lui coĂ»ter cher. Car en trois minutes, l’AS Vita Club a enflammĂ© les dĂ©bats. C’est d’abord Mukoko Batezadio qui a ravivĂ© la flamme. Son premier tir dans la surface a Ă©tĂ© complĂštement ratĂ©, mais le ballon lui est revenu et sa seconde tentative a cette fois fait mouche (71e). Puis, Fabrice Ngoma a coupĂ© un centre au premier poteau et inscrit le troisiĂšme but des siens (74e).

    Il restait alors un gros quart d’heure de jeu et le club de RDC Ă©tait Ă  deux buts de l’exploit. Le Raja, tendu, s’est alors calmĂ© et a remis le pied sur le cuir. L’AS Vita Club a offert une belle rĂ©sistance, mais le dĂ©ficit de la dĂ©faite Ă  l’aller n’a pu ĂȘtre comblĂ© (1-3, 3-0, 4-3 au score cumulĂ© pour les Marocains). Quinze ans aprĂšs la Coupe de la CAF – compĂ©tition aujourd’hui disparue –, le Raja Casablanca gagne Ă  nouveau un trophĂ©e continental. C’est sa premiĂšre Coupe de la ConfĂ©dĂ©ration, qui s’ajoute Ă  ses trois Ligue des champions CAF et sa Coupe de la CAF. L’AS Vita Club, de son cĂŽtĂ©, reste avec la seule Ligue des champions CAF 1973 dans son armoire Ă  trophĂ©es.

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  • CAN 2018 de handball (F): l’Angola est dĂ©jĂ  en forme

    CAN 2018 de handball (F): l’Angola est dĂ©jĂ  en forme


    Par
    Nicolas Bamba

    Publié le 02-12-2018
    Modifié le 02-12-2018 à 21:57

    Le coup d’envoi de la Coupe d’Afrique des nations fĂ©minine de handball a Ă©tĂ© donnĂ© ce dimanche Ă  Brazzaville. Et les Angolaises, championnes d’Afrique en titre, ont pris un dĂ©part canon en Ă©crasant la GuinĂ©e (40-17). Tout le contraire des Camerounaises, battues par les SĂ©nĂ©galaises (23-18).

    C’est parti pour la 23e Coupe d’Afrique des nations fĂ©minine de handball. Au palais des sports du complexe sportif de la Concorde de KintĂ©lĂ©, dans la banlieue de Brazzaville (Congo), les quatre premiĂšres rencontres de la compĂ©tition se sont jouĂ©es ce dimanche 2 dĂ©cembre. Elles concernaient toutes les Ă©quipes sauf la Tunisie (groupe B) la RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo (groupe A), qui feront leur entrĂ©e en lice lundi.

    Le Sénégal se rappelle au souvenir du Cameroun

    Et cette CAN 2018 a dĂ©butĂ© avec une petite surprise. Les Camerounaises, qui s’Ă©taient classĂ©es troisiĂšmes lors de la derniĂšre Ă©dition en 2016, se sont inclinĂ©es face aux SĂ©nĂ©galaises (23-18). Une petite revanche pour ces derniĂšres car il y a deux ans, elles avaient Ă©tĂ© disqualifiĂ©es alors qu’elles s’Ă©taient hissĂ©es en finale. La ConfĂ©dĂ©ration africaine de handball avait estimĂ© que Camara Doungou ne pouvait participer Ă  la compĂ©tition, ayant jouĂ© deux ans plus tĂŽt le Mondial junior avec l’Ă©quipe de France.

    Pour rappel, la Tunisie, battue par le SĂ©nĂ©gal sur le parquet, fut envoyĂ©e en finale et le Cameroun remporta la mĂ©daille de bronze sur tapis vert… Une histoire qui rĂ©sonne particuliĂšrement avec la rĂ©cente dĂ©cision de la FĂ©dĂ©ration internationale d’interdire Ă  une vingtaine de joueuses de prendre part Ă  cette CAN 2018 au motif qu’elles n’ont pas de liens assez forts avec la CĂŽte d’Ivoire, la GuinĂ©e, le Congo-Brazzaville, le Maroc… et le SĂ©nĂ©gal.

    DĂ©jĂ  une victoire Ă  40 buts pour l’Angola

    Dans les autres rencontres de ce dimanche, l’AlgĂ©rie a battu la CĂŽte d’Ivoire (27-24) et le Congo, chez lui, a eu raison du Maroc (36-23). Mais le carton du jour a Ă©tĂ© signĂ©, sans surprise, par l’Angola. Douze fois titrĂ©es sur les quinze derniĂšres Ă©ditions, sacrĂ©es de 1998 Ă  2016 (mais seulement troisiĂšmes en 2014), les Angolaises ont piĂ©tinĂ© la GuinĂ©e en atteignant la barre des 40 buts (40-17). Les joueuses coachĂ©es par Morten Soubak seront encore difficiles Ă  aller chercher. En tout cas, elles sont dĂ©jĂ  au point. La Tunisie, championne en 2014 et rĂ©guliĂšrement sur le podium (finaliste en 1981, 2006, 2010, 2012 et 2016), affronte lundi le SĂ©nĂ©gal.

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  • AprĂšs la Mauritanie, le prince hĂ©ritier saoudien MBS en AlgĂ©rie

    AprÚs la Mauritanie, le prince héritier saoudien MBS en Algérie


    Par
    RFI

    Publié le 02-12-2018
    Modifié le 03-12-2018 à 00:10

    ArrivĂ© ce dimanche 2 dĂ©cembre dans la matinĂ©e en Mauritanie, le prince hĂ©ritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salman, a quittĂ© Nouakchott en dĂ©but de soirĂ©e pour l’AlgĂ©rie. 

    Le prince héritier a passé une journée calme en Mauritanie. Aucune manifestation hostile pendant le passage à Nouakchott de Mohammed Ben Salman contrairement à son étape tunisienne, la semaine derniÚre.

    La position du chef de l’État mauritanien sur la question figure dans le communiquĂ© final concluant la visite de Mohamed Ben Salman et lu par le ministre mauritanien des Affaires Ă©trangĂšres, Ismael ould Cheikh Ahmed : « Le prĂ©sident Mohamed Ould Abdel Aziz a rĂ©itĂ©rĂ© Ă  son altesse Ben Salman la position de notre pays. La Mauritanie et son peuple font confiance au gardien des lieux saints de l’islam, sa majestĂ© le roi Salman Ben Abdel Aziz al-Saoud, pour rĂ©gler tous les problĂšmes de l’heure auxquels le royaume saoudien frĂšre est confrontĂ©. »

    Le front de l’opposition FNDU a quant Ă  lui critiquĂ© la visite de MBS en Mauritanie du fait de la guerre dirigĂ©e par l’Arabie saoudite au YĂ©men.

    Un hĂŽpital… au nom du roi d’Arabie

    Le prince hĂ©ritier saoudien a eu plusieurs entretiens avec le prĂ©sident mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz. Ce dernier a fustigĂ© ce qu’il a qualifiĂ© de « campagne anti-saoudienne » suscitĂ©e par l’assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi Ă  Istanbul le 2 octobre dernier.

    Mohammed Ben Salman a signĂ© Ă  Nouakchott trois conventions de financement dans les domaines de l’environnement, de l’hydraulique et de la lutte contre l’évasion fiscale. Leur montant n’a pas Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©. Le royaume s’est Ă©galement engagĂ©, par ailleurs, Ă  construire et Ă©quiper un hĂŽpital ultramoderne Ă  Nouakchott. L’hĂŽpital portera le nom du roi d’Arabie saoudite, Salman Ben Abdelaziz al-Saoud.

    A Alger des voix s’Ă©lĂšvent pour critiquer cette visite

    AprĂšs son passage en Mauritanie, Mohammed ben Salman est arrivĂ© Ă  Alger dans la soirĂ©e de dimanche, oĂč il vient parler coopĂ©ration commerciale et partenariats Ă©conomiques. Mais, comme en Tunisie la semaine derniĂšre, il n’est pas vraiment le bienvenu. Plusieurs responsables politiques et intellectuels ont publiĂ© une tribune dans laquelle ils critiquent cette visite.

    Pour les signataires de cette tribune, dont le sociologue Nasser Djabi, MBS est « un assassin ». « C’est quelqu’un qui a tuĂ© un journaliste au sein mĂȘme de son ambassade d’une maniĂšre atroce. Et donc on ne veut pas le voir chez nous », rĂ©sume-t-il, en dĂ©plorant la position officielle du gouvernement algĂ©rien.

    Pour Benjamin AugĂ©, chercheur Ă  l’Institut français des relations internationales, ces dĂ©placements du prince hĂ©ritier d’Arabie saoudite sont liĂ©s Ă  l’affaire Khashoggi.

    Pour la Mauritanie, c’est trĂšs clairement pour les remercier d’avoir soutenu [Riyad] pendant la crise. Il y a d’autres pays, comme l’AlgĂ©rie, oĂč il est nĂ©cessaire d’expliquer ce qui s’est passĂ©. Le prince a besoin de se justifier, sachant que l’AlgĂ©rie n’a pas pris position. Et comme c’est un pays qui a une influence importante dans la rĂ©gion, c’est nĂ©cessaire, dans sa vision des choses, de faire un stop Ă  Alger. Pour la Tunisie, l’objectif est aussi de remercier la position trĂšs trĂšs mesurĂ©e du prĂ©sident tunisien qui a dit qu’il ne fallait pas dĂ©stabiliser l’Arabie saoudite, et faire en sorte aussi qu’Ennahdha soit de plus en plus marginalisĂ©e. Donc chaque pays a un agenda diffĂ©rent pour le prince hĂ©ritier.

    Benjamin Augé

    02-12-2018
    – Par
    Anne Cantener

    Les questions pĂ©troliĂšres…

    « Les autoritĂ©s ont d’autres considĂ©rations, poursuit Nasser Djabi. L’Arabie saoudite est un gros producteur de pĂ©trole et l’AlgĂ©rie a besoin du soutien de Riyad pour maintenir les prix du pĂ©trole Ă  un niveau correct. » Riyad a rĂ©cemment augmentĂ© ses quotas de production, malgrĂ© l’accord de limitation entĂ©rinĂ© par l’Opep. Le ministre de l’Energie algĂ©rien a voulu rassurer la semaine derniĂšre : les deux pays sont toujours partisans des quotas, et cette faible augmentation avait pour objectif de compenser le recul de la production au Venezuela et en Libye. L’entente signĂ©e en 2016 a permis au prix du baril de remonter et Ă  Alger de souffler. Une rĂ©union des pays exportateurs est prĂ©vue Ă  Vienne, en Autriche, Ă  la fin de la semaine.

    Au programme Ă©galement, la coopĂ©ration Ă©conomique dans le secteur de la pĂ©trochimie par exemple. Mohammed Ben Salman sera accompagnĂ© d’une dĂ©lĂ©gation d’hommes d’affaires qui souhaitent augmenter leur volume d’investissements en AlgĂ©rie. Les importations de produits saoudiens ont d’ailleurs fait un bon de 30% cette annĂ©e.

    … et gĂ©opolitiques

    De plus, reprend Nasser Djabi, « l’AlgĂ©rie a besoin aussi de la non-intervention saoudienne Ă  l’intĂ©rieur de l’AlgĂ©rie. L’Arabie saoudite a toujours manipulĂ© des groupes terroristes dans les annĂ©es 1990, a financĂ©, donnĂ© des armes aux terroristes algĂ©riens. Donc, je crois que les autoritĂ©s algĂ©riennes veulent un peu limiter les dĂ©gĂąts. On aurait aimĂ© que la position officielle soit un peu plus claire pour dire non Ă  cet assassinat, non Ă  l’intervention dans la guerre au YĂ©men et que le pouvoir, les responsables algĂ©riens le disent assez clairement. »

    Enfin, les autoritĂ©s algĂ©riennes ont annoncĂ© qu’elles aborderaient la question palestinienne. Une question rendue moins visible sur la scĂšne internationale, selon les AlgĂ©riens, notamment par les choix diplomatiques de Riyad.

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