Category: Afrique

  • Afrique du Sud : Cyril Ramaphosa promet des emplois pour les législatives de mai

    Afrique du Sud : Cyril Ramaphosa promet des emplois pour les législatives de mai

    Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a lancé samedi 12 janvier son parti, le Congrès national africain (ANC), dans la course aux élections législatives de mai en promettant de lutter contre le chômage et de corriger les « erreurs » du passé.

    Devant plusieurs dizaines de milliers de partisans massés dans un stade de Durban (nord-est), parés des couleurs verte et jaune du parti, Cyril Ramaphosa a décrété la « mobilisation » en vue d’une « victoire décisive » dans quatre mois.

    Au pouvoir depuis la fin du régime de l’apartheid il y a vingt-cinq ans, le parti de Nelson Mandela fait figure de grand favori du scrutin, malgré le recul de sa popularité, ses divisions et une économie désespérément en berne.


    >>> À LIRE – Afrique du Sud : Cyril Ramaphosa, du commerce des mines à la tête de la nation arc-en-ciel


    L’ANC a vu son image sérieusement écornée sous la présidence calamiteuse de Jacob Zuma, poussé vers la sortie en février 2018 par une litanie de scandales de corruption. Son successeur à la tête du pays et du parti, Cyril Ramaphosa, a platement reconnu samedi les échecs de son camp.

    Corruption et chômage

    « Il faut reconnaître que la corruption a affaibli nos institutions », a-t-il dit dans son discours, « en tant qu’ANC, nous reconnaissons nos échecs, nous acceptons les critiques de la population et nous travaillons dur pour corriger nos erreurs ».

    Le chef de l’Etat a également concédé le bilan mitigé de son mouvement au pouvoir. « La promesse de liberté reste encore à concrétiser pour de nombreuses personnes », a-t-il dit.

    La promesse de liberté reste encore à concrétiser pour de nombreuses personnes

    Des millions de Sud-Africains souffrent du chômage et vivent dans des taudis, privés d’électricité et d’assainissement, la santé et l’éducation sont rudimentaires et la criminalité galopante. Surtout, les inégalités, notamment raciales, restent criantes.

    Une longue liste de promesses

    « Nous sommes ici pour présenter un plan destiné à répondre à nos grands défis de l’heure, le chômage, la pauvreté et l’inégalité », a dévoilé samedi 12 janvier Cyril Ramaphosa.

    Dans sa longue liste de promesses, il a annoncé son intention de doubler, à 275.000 par an, les créations d’emplois. Mesure symbolique entre toutes, le président a répété sa détermination à « accélérer la réforme foncière qui, là où c’est approprié, autorisera les expropriations sans compensation ».

    Très populaire chez les sans-terre noirs, cette mesure inquiète les milieux d’affaires et la minorité blanche.

    « Rien de très radical là-dedans », a commenté l’analyste Lukhona Mnguni, « l’ANC a revu ses ambitions à la baisse en raison de ses difficultés ».

    61% des intentions de vote, en hausse

    Victime des scandales et de l’usure du pouvoir, l’ANC a vu sa popularité fondre ces dernières années. Lors des élections locales en 2016, il a pris une claque en perdant le contrôle de plusieurs municipalités emblématiques comme Johannesburg et Pretoria.

    L’arrivée il y a un an de Cyril Ramaphosa à la tête du parti et du pays semble toutefois avoir enrayé sa chute. A petites touches, l’ancien vice-président, 66 ans, un syndicaliste proche de Mandela reconverti dans les affaires, a commencé à rompre avec l’héritage sulfureux de son prédécesseur.

    Un récent sondage de l’institut Ipsos crédite l’ANC de 61% des intentions de vote, en hausse sur les 54% – le plus bas score national de son histoire – recueillis il y a deux ans. Le départ de Jacob Zuma a toutefois laissé des traces au sein du parti. L’ex-président y dispose encore de forts soutiens, notamment dans son fief de Durban où il a été chaleureusement applaudi samedi avant le discours de Cyril Ramaphosa.

    Zuma et Ramaphosa ensemble

    Malgré la rude bataille qui les a opposés, les deux rivaux se sont affichés ensemble et tout sourire cette semaine au nom de l’unité du parti, pour le plus grand plaisir de ses sympathisants.

    « Je crois que le président (Ramaphosa) va tenir ses promesses », s’est réjoui Gift Xulu, un coach sportif de 36 ans, après le discours. « Il n’est pas là depuis longtemps mais il a déjà réussi à changer des choses, il essaie d’unir le parti ».

    Je crois que le président (Ramaphosa) va tenir ses promesses

    Malgré les difficultés de l’ANC, les deux principaux partis d’opposition ne semblent pas en mesure de lui contester la majorité absolue des sièges au Parlement.

    L’Alliance démocratique (DA, centre) et les Combattants pour la liberté économique (EFF, gauche radicale) ont bien du mal à trouver un second souffle depuis la chute de Jacob Zuma, leur bête noire pendant des années.

    « Le discours (de Cyril Ramaphosa) était plein de promesses sans lendemain dont les Sud-Africains savent qu’il ne les appliquera jamais », a dénoncé le chef de la DA, Mmusi Maimane, « seule la DA peut construire une Afrique du Sud pour tous ».

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  • RCA: des Mirage 2000 français appuient la Minusca dans sa reprise de Bambari

    RCA: des Mirage 2000 français appuient la Minusca dans sa reprise de Bambari


    Par
    RFI

    Publié le 12-01-2019
    Modifié le 12-01-2019 à 14:53

    Depuis jeudi, la mission de l’ONU en Centrafrique a lancé une opération au sol pour tenter de reprendre le contrôle de Bambari, cette ville du centre du pays qui est en proie à des attaques répétées d’un groupe rebelle, l’UPC.

    Ce samedi matin, aucune détonation n’a été entendue à Bambari. Abel Matchipata, l’ancien maire de la ville, parle d’une certaine accalmie même si la tension est encore palpable. Peu de circulation dans les rues de la ville, des magasins fermés, des habitants cloitrés chez eux. Bambari est donc à l’arrêt après deux jours d’intenses combats.

    Diverses attaques

    Jeudi, l’UPC et ses alliés avaient lancé diverses attaques dans la ville. La Minusca a alors riposté en lançant une opération au sol baptisée « Bambari sans groupes armés ». Opération qui a permis, selon la mission de l’ONU en Centrafrique, la destruction de moyens létaux et le démantèlement de barricades contrôlées par l’UPC.

    Mais de nouveaux combats ont eu lieu vendredi matin. A la demande de la Minusca, la France est intervenue en appui en début de matinée ce jour-là : deux Mirage 2000 en provenance de Ndjamena ont survolé la zone à très basse altitude et ce à trois ou quatre reprises avec pour objectif de faire fuir les rebelles.

    Depuis hier soir, les combats ont cessé. Des combats qui selon une source humanitaire auraient fait depuis jeudi 34 blessés et un mort.

    Pourparlers annoncés

    Ces événements interviennent alors que le président centrafricain devait se rendre jeudi et vendredi à Bambari pour célébrer la journée mondiale de l’alimentation.

    Faustin Archange Touadéra a annoncé mercredi que des pourparlers entre le pouvoir et les groupes rebelles auraient lieu le 24 janvier à Khartoum.

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  • Gabon: Ali Bongo nomme un nouveau Premier ministre

    Gabon: Ali Bongo nomme un nouveau Premier ministre


    Par
    RFI

    Publié le 12-01-2019
    Modifié le 12-01-2019 à 14:27

    Les Gabonais se sont réveillés, ce samedi 12 janvier, avec un nouveau Premier ministre. Il s’agit de Julien Nkoghe Békalé qui occupait jusqu’alors les fonctions de ministre du Travail et de l’Emploi, dans le gouvernement sortant. Agé de 57 ans, Julien Nkoghe Bekalé avait déjà assumé les fonctions de ministre du Pétrole durant le premier septennat d’Ali Bongo, avant d’être écarté.

    Vingt-neuf secondes, c’est la durée de la vidéo qui a annoncé la nomination de Julien Nkoghe Bekalé aux fonctions de Premier ministre. La même vidéo annonce que son prédécesseur, Emmanuel Issozé Ngondet, devient médiateur de la République, une fonction sans envergure.

    Décrets lus par le secrétaire général de la présidence

    Les deux décrets présidentiels ont été lus par le secrétaire général de la présidence de la République, Jean-Yves Teale, visiblement depuis le Maroc. Très peu de médias ont exploité ces informations car diffusées très tard dans la nuit de ce vendredi à ce samedi 12 janvier.

    Selon ses proches, le nouveau Premier ministre a aussitôt pris l’avion pour Rabat au Maroc. Il serait actuellement en concertation avec le président Ali Bongo pour composer la nouvelle équipe gouvernementale.

    Ali Bongo va-t-il suspendre sa convalescence ?

    Plusieurs sources soutiennent qu’Ali Bongo va suspendre, dans quelques heures, sa convalescence et sa rééducation au Maroc pour revenir au pays afin de recevoir le serment de son nouveau gouvernement, comme prévu par la Constitution.

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  • Putsch manqué au Burkina: Bassolé exige l’original des enregistrements

    Putsch manqué au Burkina: Bassolé exige l’original des enregistrements


    Par
    RFI

    Publié le 12-01-2019
    Modifié le 12-01-2019 à 11:26

    Au Burkina Faso, les jours se suivent et ne se ressemblent pas pour le parquet militaire et les avocats des parties civiles, au tribunal militaire de Ouagadougou où se tient le procès du coup d’Etat manqué de septembre 2015. Le général Djibril Bassolé a réclamé que le tribunal apporte la version originale des enregistrements sonores qui lui sont opposés. Selon le parquet militaire, les enregistrements ont été effectués par les services de renseignement burkinabè durant le coup de force de septembre 2015. L’ex-ministre des Affaires étrangères réfute cette source et exige la version originale des enregistrements.

    Le général Djibril Bassolé a déclaré qu’aucun contact n’a été établi entre lui et les soldats qui ont arrêté les autorités de la transition, le 16 septembre 2015, et diffusé un communiqué annonçant la dissolution du gouvernement de la transition.

    Quant aux faits de trahison, il exige toujours la source et l’original des enregistrements sonores, en refusant tout commentaire sur le contenu de ces documents.

    « En fait, il faudra comprendre qu’il ne refuse pas d’analyser les éléments sonores avec le parquet. C’est simplement de dire : « si vous, vous me dites d’où cela vient, vous me présentez les originaux. Ensuite, on pourra parler ». Je crois que c’est son droit. C’est ce que la loi prévoit, du reste », a déclaré Maître Dieudonné Bounkoungou, l’un des avocats du général Djibril Bassolé.

    Le général Djibril Bassolé refuse de répondre également aux questions des avocats des victimes. Il pointe du doigt la virulence de leur ton et la violence de leurs propos. Selon maitre Prosper Farama, l’un des avocats des parties civiles, cette défense de l’accusé est légère.

    « Pendant qu’il dit qu’il n’y aurait pas d’écoutes à son égard, il parle d’écoutes sauvages ou de montages de fabrication. Il va à la Cour de justice de la Cédéao [Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest] et il demande à ce que l’Etat du Burkina Faso soit condamné pour l’avoir écouté et ayant, par conséquent, porté atteinte à sa vie privée. Voyez vous-même que c’est contradictoire », a, de son côté, déclaré Maître Prosper Farama.

    Finalement le parquet militaire déclare que les écoutes téléphoniques ont été effectuées par les services de renseignement du Burkina Faso. Affirmation que rejette l’ex-ministre des Affaires étrangères qui exige alors la présentation du document original.

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  • La croissance s’accélère en Afrique subsaharienne

    La croissance s’accélère en Afrique subsaharienne


    Par
    RFI

    Publié le 12-01-2019
    Modifié le 12-01-2019 à 05:11

    Léger ralentissement de la croissance mondiale cette année, à 2,9% au lieu de 3% annoncé il y a 6 mois, selon les prévisions semestrielles de la Banque mondiale. A l’image du reste du monde, l’Afrique subsaharienne devrait connaître une croissance moins robuste que prévu.

    L’économie de l’Afrique subsaharienne poursuit son redressement après un recul provoqué par la chute des prix des matières premières il y a 3 à 4 ans, même si le rythme reste très faible.

    La croissance de la région est passée de 2,6% en 2017 à 2,7% en 2018. Mais cette progression reste inférieure aux prévisions, en raison notamment des difficultés du Nigeria, de l’Afrique du Sud – 1re et 2e économies du continent – ou encore de l’Angola.

    Comme d’autres, ces trois pays n’ont pas eu de recette miracle pour échapper au ralentissement du commerce au niveau mondial, au durcissement des conditions de financement et au décrochage de leurs monnaies face au dollar américain très fort.

    Selon les prévisions de la Banque mondiale, la croissance de l’Afrique subsaharienne devrait s’accélérer cette année, pour atteindre 3,4%. Mais cette performance dépendra de l’amélioration de l’investissement dans les grandes économies et de la poursuite d’une croissance robuste dans des pays pauvres en ressources naturelles, comme un certain nombre de pays membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine, qui ont connu l’année dernière un taux de croissance de 6% ou encore comme l’Ethiopie, avec ses 8,2%.

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  • Législatives en RDC: les pro-Kabila resteraient majoritaires à l’Assemblée

    Législatives en RDC: les pro-Kabila resteraient majoritaires à l’Assemblée


    Par
    RFI

    Publié le 12-01-2019
    Modifié le 12-01-2019 à 06:50

    En RDC, la Commission électorale a finalement publié les résultats des élections législatives dans la nuit. Pendant un peu plus de deux heures, des agents de la Céni ont égrené les noms des 485 députés qui siégeront dans la nouvelle Assemblée nationale, sans préciser néanmoins l’affiliation de ces partis à telle ou telle coalition. Une Assemblée qui ne sera complète qu’en mars après l’élection des quinze députés des trois circonscriptions où le scrutin a été reporté. Mais d’ores et déjà, le parti au pouvoir et ses alliés du FCC pourraient rallier le plus grand nombre de sièges.

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    Avec plus de 250 députés, le parti au pouvoir et ses alliés pourraient garder la majorité à l’Assemblée. Un chiffre qui devrait s’affiner au fil des heures, du décompte, et des alliances qui pourraient se confirmer.

    Du côté de l’opposition, c’est beaucoup moins. La coalition de Félix Tshisekedi a emporté moins de 50 sièges. Ce qui veut dire que si sa victoire à la présidentielle devait être confirmée, Félix Tshisekdi ne pourra pas nommer de Premier ministre sans alliance et n’aura donc pas la main. La plateforme de son concurrent Martin Fayulu, elle, a emporté 59 sièges.

    Sans surprise par contre ont été réélus les grands cadres de la majorité, le président de l’Assemblée nationale précédente par exemple, Aubin Minaku, mais aussi l’ex-ministre de l’Intérieur Evariste Boshab ou encore le directeur de cabinet de Joseph Kabila, Néhémi Mwilanya, tout comme la sœur et le frère du président sortant Joseph Kabila.

    Du côté de l’opposition, la secrétaire générale du MLC, Eve Bazaïba, a été réelue à Kisangani, mais aussi l’ancien Premier ministre Adolf Muzito avec plus de 61 % des voix ou encore le chef de l’UNC, Vital Kamerhe. Martin Fayulu, lui, conserve son siège d’élu à Kinshasa. Le doyen de la nouvelle assemblée, Gabriel Kyungu, est également issu de ses rangs.

    Un peu plus de 18 millions d’électeurs ont participé à cette élection d’après la Commission électorale. La Céni, qui se félicitait aussi que sur les 485 députés, 50 soient des femmes. C’est toujours très minoritaire, mais c’est 10 de plus qu’en 2011. Pour les autres, soit quinze sièges pour les députés de Beni-territoire, Beni-ville, Butembo et Yumbi, « on connaîtra les noms aux élections de mars », a déclaré le président de la Céni, Corneille Nangaa.

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  • Côte d’Ivoire: après l’inculpation d’Ehouo, Lobognon, proche de Soro, recherché

    Côte d’Ivoire: après l’inculpation d’Ehouo, Lobognon, proche de Soro, recherché


    Par
    RFI

    Publié le 12-01-2019
    Modifié le 12-01-2019 à 03:56

    Le feuilleton politico-judiciaire autour de la mairie du Plateau a connu de nouveaux développements vendredi. A la faveur d’une séance d’explications du procureur Richard Adou, on en sait un peu plus sur les motifs de l’inculpation du député PDCI et maire élu du Plateau Jacques Ehouo. Il a notamment indiqué que le montant des détournements présumés atteignait près de 3,5 milliards de FCFA. Par ailleurs, un autre député, proche de Guillaume Soro, est désormais dans le viseur du parquet : l’ancien ministre Alain Lobognon.

    Entre 2004 et 2017, la société de Jacques Ehouo, NegCom, était chargée de collecter, pour le compte de la mairie du Plateau dirigée par son oncle Noël Akossi Bendjo, des taxes municipales de publicités et d’occupation du domaine public. NegCom devait ensuite en reverser 70% à la commune.

    Mais selon le procureur Adou, l’essentiel de ces sommes n’est jamais arrivé dans les caisses de la mairie. D’où l’inculpation de Jacques Ehouo et le mandat d’arrêt lancé contre son oncle, démis de ses fonctions en août dernier et qui vit vraisemblablement en France.

    Depuis le début de cette affaire, les avocats de Jacques Ehouo crient au complot politique destiné à empêcher leur client, vainqueur de l’élection municipale sous la bannière PDCI, d’installer son conseil municipal.

    Par ailleurs, un autre député est dans le collimateur de la justice et fait l’objet d’un avis de recherche. L’ancien ministre des Sports et proche de Guillaume Soro, Alain Lobognon, accusé lui d’avoir annoncé à tort sur Twitter que le parquet avait émis un mandat d’arrêt contre Jacques Ehouo.

    Information qui aurait suscité des troubles selon le procureur qui a lancé une procédure en flagrant délit pour divulgation de fausses nouvelles et incitation à la haine. Le flagrant délit permet selon la loi de passer outre l’immunité parlementaire qui protège théoriquement le député d’une arrestation.

    Alain Lobognon a répondu aussitôt vendredi : « Je me présenterai devant la brigade de gendarmerie pour prouver que je ne suis nullement responsable des faits qui me sont reprochés. »

    Pour le moment, le mandat est national (…) mais il n’est pas exclu qu’on puisse doubler cela par un mandat d’arrêt international…

    Richard Adou

    11-01-2019
    – Par
    Pierre Pinto

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  • Soudan: les manifestations se poursuivent, la répression aussi

    Soudan: les manifestations se poursuivent, la répression aussi


    Par
    RFI

    Publié le 12-01-2019
    Modifié le 12-01-2019 à 03:03

    Voilà plus de trois semaines maintenant que le Soudan est secoué par des manifestations doublées d’une violente répression des autorités. Les marches ont commencé pour protester contre la grave crise économique qui frappe le pays, avant de se transformer en vague anti-gouvernementale, visant particulièrement le président El-Béchir, au pouvoir depuis près de 30 ans. Ce 11 janvier comme chaque vendredi, beaucoup de gens ont manifesté et la colère ne semble pas retomber.

    « Liberté, paix, justice » ont encore crié vendredi 11 janvier les manifestants après la prière du vendredi. Un slogan récurrent depuis le début de la crise. Et encore une fois, les forces anti-émeutes ont réprimé.

    Elles ont tiré des gaz lacrymogènes sur la foule à Khartoum et dans la ville voisine d’Omdourman. Selon des témoins, des hommes armés ont tiré à balle réelle à Halfaya, dans la capitale, sans qu’on connaisse le bilan.

    Plusieurs sources affirment aussi que le médecin-chef de l’hôpital de Toqa a été arrêté après avoir offert des traitements gratuits aux manifestants blessés. La députée Nawal Al Khadr du Popular Congress Party a elle affirmé avoir été interpellée et détenue plusieurs heures.

    En réaction, deux élus ont déposé un recours à l’Assemblée pour violation de son immunité et le meurtre de manifestants. Demande balayée aussitôt par le président du Parlement. Le pouvoir tient toujours, face à des manifestations qui certes persistent, mais ne montent pas en intensité selon les chercheurs.

    L’Association des professionnels a encore appelé à une marche des martyrs dimanche, à Khartoum, et à une marche pour la liberté et le changement, jeudi 17 janvier, dans la capitale et les grandes villes du pays.

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  • RCA: Moscou dément tout lien entre la mort des journalistes et le groupe Wagner

    RCA: Moscou dément tout lien entre la mort des journalistes et le groupe Wagner


    Par
    RFI

    Publié le 12-01-2019
    Modifié le 12-01-2019 à 01:57

    C’est un démenti catégorique des autorités russes après l’enquête menée en République centrafricaine sur l’assassinat des trois journalistes russes tués en juillet dernier dans le nord du pays. Pour Moscou, les trois hommes ont bien été tués par des hommes qui voulaient les dépouiller, et n’ont pas été « piégés » par le groupe de mercenaires privés, sur lesquels ils voulaient enquêter.

    Avec notre correspondant à Moscou,  Daniel Vallot

    La réponse des autorités russes n’a pas tardé et a suivi de moins de 24 heures la publication de l’enquête sur la mort des trois journalistes. Pour le Comité d’enquête russe en charge de l’affaire, les trois hommes ont été « abattus » par des malfaiteurs qui voulaient s’emparer de leur argent et de leur matériel. Moscou reste donc sur la version initiale avancée dès l’été dernier par les autorités russes.

    Dans une enquête rendue publique jeudi 10 janvier, le média Dossier, financé par l’homme d’affaires en exil Mikhaïl Khodorkovski, avançait pourtant une tout autre version des faits. Selon cette enquête, les trois journalistes auraient été suivis en permanence par un gendarme centrafricain, qui se trouvait lui-même en relation avec le groupe Wagner, le groupe de mercenaires russes, sur lequel enquêtaient justement les trois hommes.

    Moscou reste sur sa position, et reproche à l’oligarque en exil de vouloir se disculper de la mort des trois journalistes. C’est en effet pour un média financé par Mikhaïl Khodorkovski que les trois hommes s’étaient rendu en République centrafricaine. Et aux yeux des autorités russes, c’est le manque de préparation de cette mission qui en explique l’issue tragique.

    (Re) lire : Journalistes russes tués en RCA: une enquête et beaucoup de zones d’ombre

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  • Classement des passeports les plus puissants: les Etats africains inégaux

    Classement des passeports les plus puissants: les Etats africains inégaux


    Par
    RFI

    Publié le 12-01-2019
    Modifié le 12-01-2019 à 00:58

    Certains passeports ouvrent des portes, d’autres les ferment. C’est le constat que fait Henley, une société britannique qui les classe en fonction de leur « utilité », c’est-à-dire le nombre de destinations auxquelles ils donnent accès sans aucun visa. Dans le peloton de tête, on trouve les « dragons asiatiques » et, dans le peloton de queue, des pays du Moyen-Orient. Dans ce classement, les Etats africains ne sont pas tous logés à la même enseigne.

    Si on se fie au classement du Henley Passport Index, les citoyens du monde ont intérêt à être citoyens du Japon, de Singapour ou de la Corée du Sud, les premiers du classement. Ces voyageurs-là ont moins souvent besoin de visas que tous les autres. Ils peuvent atterrir dans quelque 190 aéroports sans visa.

    En fin de classement, trois pays du Moyen-Orient : Irak, Afghanistan et Syrie. Eux doivent se contenter d’une trentaine de destinations.

    Sur le continent africain, trois pays font mieux que les autres : Seychelles, Maurice et Afrique du Sud. Leurs ressortissants peuvent atterrir dans plus de cent aéroports sans visa.

    Les trois derniers de la classe africaine sont, sans surprise, la Somalie, l’Erythrée et le Soudan. Entre les uns et les autres, on trouve les pays francophones. Les Etats de la Cédéao font tout de même meilleure figure que ceux de la Communauté des Grands Lacs.

    Henley, qui classe « l’utilité » des passeports depuis 14 ans, constate par ailleurs que deux pays ont fait un grand bond en avant en 2018 : la Chine et les Emirats arabes unis.

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