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  • Leila Ali Elmi, musulmane et voilée, fait son entrée au Parlement suédois

    Leila Ali Elmi, musulmane et voilée, fait son entrée au Parlement suédois

    Quand, le 13 septembre, elle est allée se coucher, elle était encore inconnue en Suède. Quatre jours après les élections législatives, le dépouillement des bulletins de vote était en cours à la mairie de Göteborg. Les partis avaient déjà été fixés sur leur score. Restait à décompter les votes nominaux : ces croix inscrites par les électeurs devant les candidats de leur choix, sur les listes de chacune des formations.

    Le sien était en vingt et unième position dans son district, sur celle des Verts. Autant dire qu’elle avait peu de chance d’entrer au Parlement. Pourtant, quand elle s’est réveillée le lendemain, Leila Ali Elmi, 30 ans, a découvert qu’elle avait été élue, avec 1 467 voix, devant tous les autres candidats de son parti, dont la plupart n’avaient jamais entendu parler d’elle.

    Encartée depuis cinq ans, la jeune femme n’avait jamais occupé d’autres fonctions que celles de suppléante au conseil d’arrondissement de son quartier d’Angered, une des banlieues défavorisées de Göteborg.

    « J’ai toujours eu des avis tranchés, je suivais ce qui se passait à la télé, dans les journaux. J’ai décidé de m’engager. »

    Lundi 24 septembre, quand elle a fait sa rentrée au Riksdag à Stockholm, plus personne n’ignorait qui elle était : seule femme voilée à siéger au Parlement, première députée d’origine somalienne et surtout incarnation du virulent débat portant sur le vote communautaire, qui a vu le jour dans le royaume après les élections.

    Car si Leila Ali Elmi est arrivée comme une comète sur la scène politique suédoise, elle est loin d’être inconnue au sein de la communauté somalienne de Göteborg (8 500 des 560 000 habitants sont nés en Somalie). La jeune femme y travaille comme interprète, aidant les immigrés dans leurs démarches auprès de l’administration suédoise.

    Cœur à gauche

    Elle-même est arrivée en Suède à 2 ans. A 12 ans, elle est placée en foyer. La fillette file un mauvais coton : elle ne va plus à l’école, est en révolte contre sa famille… Deux ans plus tard, elle revient vivre avec sa mère, devient une élève studieuse et termine le lycée. Elle fait des ménages, distribue le journal, puis commence à traduire.

    Un peu avant les élections de 2014, elle rejoint les Verts : « J’ai toujours eu des avis tranchés, je suivais ce qui se passait à la télé, dans les journaux. J’ai décidé de m’engager. » Son cœur est à gauche. La lutte contre les changements climatiques fait pencher la balance côté écolo.

    Quand elle annonce sa candidature au Parlement, le club de sport Bergsjön SK, ex-Somalia SK, basé dans une banlieue voisine, l’invite. Pendant deux heures, ses encadrants l’interrogent sur son ambition pour les quartiers. Convaincu par ses réponses, le club décide de faire campagne pour elle, ne ménageant pas ses efforts, avec un porte-à-porte systématique dans les banlieues et même l’organisation d’un rendez-vous, en mai, avec le président somalien Mohamed Abdullahi Mohamed.

    « Va-t-elle s’engager principalement sur des questions qui profitent aux Somaliens ou aux musulmans ? » Ivar Arpi, polémiste libéral

    La jeune femme avoue qu’elle n’y croyait pas. Mais elle veut « inspirer les jeunes », montrer qu’il est « possible de faire campagne dans les banlieues », où beaucoup « croient qu’ils ne peuvent pas influencer la société ». Elle sera « leur voix ». Ses détracteurs, cependant, lui reprochent d’avoir mené une partie de sa campagne en somalien, faisant à peine référence au programme de son parti. « A quel point Leila Ali Elmi peut-elle être indépendante du groupe qui l’a promue ? Va-t-elle s’engager principalement sur des questions qui profitent aux Somaliens ou aux musulmans ? », interroge le polémiste libéral Ivar Arpi.

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    Une campagne haineuse

    Sur les réseaux sociaux, la jeune femme est la cible d’une campagne haineuse. Elle y est présentée comme une « extrémiste », élue grâce à un « vote clanique ».

    Leila Ali Elmi regrette que le débat porte sur son apparence et ses origines, plutôt que sur son engagement pour les banlieues, l’école ou l’égalité. « Le système clanique, souligne-t-elle, oppresse les femmes. » Selon ce système, elle n’aurait donc jamais pu entrer au Parlement. « Il y a beaucoup d’ignorance dans le débat. »

    Mardi 25 septembre, comme tous les élus de son parti, elle a voté la confiance au premier ministre sortant Stefan Löfven, qui a tout de même été débarqué grâce aux voix de la droite et de l’extrême droite. Elle s’est ensuite rendue à la cathédrale de Stockholm pour l’office religieux, précédant la cérémonie d’ouverture du Parlement, en présence de la famille royale.

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  • Elections européennes : Emmanuel Macron promet une liste « la plus large possible »

    Elections européennes : Emmanuel Macron promet une liste « la plus large possible »

    « Pour les élections européennes, je ferai tout pour que les progressistes, les démocrates et ceux dont je porte la voix – je l’espère incarnée par une liste la plus large possible en France – se fassent entendre. » Dans un entretien au Journal du dimanche du 30 septembre réalisé lors de son voyage en cours aux Antilles, Emmanuel Macron a exprimé son intention de s’impliquer directement dans la campagne des élections européennes de mi-2019.

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    « Je m’implique en permanence autour de la table du Conseil européen », ajoute-t-il. « Et je m’impliquerai, car je crois à une campagne pour une Europe de l’ambition et de l’avenir, des démocrates et des progressistes. »

    Le chef de l’Etat, qui s’érige régulièrement en contre-modèle de la vision hostile à l’Union européenne (UE) que portent notamment le Hongrois Viktor Orban, l’Italien Matteo Salvini et son ex-rivale à la présidentielle française Marine Le Pen, dessine dans l’interview les contours d’une plate-forme centriste pour les européennes.

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    « C’est un combat de civilisation, un combat historique, et je ne céderai rien aux extrêmes », explique-t-il. « Je crois au retour des peuples. Je ne suis pas un européiste, ni un mondialiste. Je crois à l’identité forte de chaque peuple, je crois à l’histoire et à l’ambition de notre peuple. Je veux le convaincre que l’Europe, c’est ce qui l’accompagne, le protège. Je suis pour tourner la page d’une Europe ultralibérale, mais aussi pour éviter la page d’une Europe des nationalismes. L’Europe, c’est notre bonne protection. Encore faut-il la repenser et la rebâtir. »

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  • Etats-Unis : la controverse sur la nomination à la Cour suprême pèse sur les élections de mi-mandat

    Etats-Unis : la controverse sur la nomination à la Cour suprême pèse sur les élections de mi-mandat

    Ce qui était inacceptable jeudi 27 septembre est devenu raisonnable le lendemain. Pour s’assurer le vote crucial d’un élu républicain, Jeff Flake (Arizona), le chef de la majorité conservatrice du Sénat des Etats-Unis, Mitch McConnell (Kentucky), a accepté vendredi, à la demande de Donald Trump, une pause d’une semaine dans le processus de confirmation de son candidat à la Cour suprême, Brett Kavanaugh.

    Ce délai demandé à de multiples reprises par les élus démocrates a été jugé à la fois nécessaire et suffisant pour que la police fédérale, le FBI, tente de faire la lumière sur les accusations d’agressions sexuelles qui visent le juge. La veille, au cours d’une séance éprouvante et très suivie, son accusatrice, Christine Blasey Ford, une universitaire de 51 ans, avait assuré être sûre « à 100 % » que ce dernier en avait bien été l’auteur, trente-six ans plus tôt, au cours d’une soirée arrosée. Le juge, âgé de 53 ans, avait nié avec véhémence, également en affichant sa certitude « à 100 % », jurant qu’il n’avait jamais agressé qui que ce soit.

    La controverse qui déchire les Etats-Unis ne concerne pas seulement le remplacement à la plus haute juridiction du pays d’Anthony Kennedy, un conservateur capable de se rapprocher de ses pairs progressistes sur les questions de société, par un juge idéologiquement beaucoup plus à droite. Elle est devenue un enjeu immédiat dans la perspective des élections de mi-mandat, le 6 novembre.

    Le sort qui sera finalement réservé à Brett Kavanaugh pourrait en effet avoir un impact majeur sur la mobilisation des électeurs. Un an après le début du mouvement #metoo dénonçant les violences faites aux femmes et l’impunité dont ont longtemps bénéficié leurs auteurs masculins dès lors qu’ils détenaient un pouvoir, le Parti républicain est sur un terrain difficile, en grande partie du fait du passif du président, accusé lui aussi pendant la campagne présidentielle de comportements inappropriés survenus…

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  • Un an après l’ouragan Irma, la difficile convalescence de l’île de Saint-Martin

    Un an après l’ouragan Irma, la difficile convalescence de l’île de Saint-Martin

    Sur la terrasse de sa jolie demeure traditionnelle, aux murs, escaliers et colonnades blanches et roses, Eddy Illidge surveille la température de ses gamelles. Ce samedi 22 septembre, dans le quartier de l’Espérance à Grand-Case, sur l’île de Saint-Martin, cet homme de 44 ans cuisine comme toutes les semaines de la viande grillée accompagnée de riz créole, du très simple destiné à sustenter ceux qui connaissent cette adresse discrète. Ce n’est pas un restaurant, juste une petite cantine ouverte uniquement pour les amis, les voisins et les chauffeurs de taxi qui travaillent en face, à l’aéroport.

    Il y a un an et seize jours exactement, après une nuit dantesque, Eddy découvrait, comme les quelque 38 000 habitants de cette petite île des Antilles françaises, un décor de guerre, un paysage de désolation. L’aéroport, à ses pieds, n’existait plus, tour de contrôle éventrée, pylônes tordus, baies vitrées explosées, piste impraticable, petits avions retournés et de l’eau partout jusque dans sa maison, pourtant située sur les hauteurs. Dans la nuit du 5 au 6 septembre 2017, l’ouragan Irma avait soufflé des vents atteignant les 400 km/h, un scénario inédit qui plongea le territoire dans un black-out total qui dura de longs jours, sans électricité, sans eau et sans aucune communication possible.

    « Je savais que ce serait long, mais cela dure trop ; la vie a repris plus vite du côté néerlandais de l’île, où les touristes sont revenus nombreux », Eddy, un habitant

    Eddy Illidge travaille au restaurant scolaire de l’école de Grand-Case. Sa situation illustre bien la très difficile reconstruction de Saint-Martin, où le président de la République, Emmanuel Macron, est attendu samedi 29 septembre. L’école a vu sa toiture refaite, mais il manque encore des fenêtres à l’étage et, depuis la rentrée de septembre, les petits de la maternelle voisine sont accueillis dans le réfectoire. Ici, comme partout dans l’île, on se serre, on bricole, on improvise et, souvent,…

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  • Pour le président turc Erdogan, une visite d’Etat en Allemagne sans « normalisation » des relations

    Pour le président turc Erdogan, une visite d’Etat en Allemagne sans « normalisation » des relations

    Le président allemand, Frank-Walter Steinmeier, avait prévenu. « Cette visite n’est pas le signe d’une normalisation [de nos relations]. Nous en sommes encore très loin. Mais elle peut marquer un début… », avait-il déclaré avant l’arrivée de son homologue turc, Recep Tayyip Erdogan, jeudi 27 septembre, à Berlin.

    Le climat dans lequel s’est déroulée cette visite d’Etat – la première d’un président turc en Allemagne depuis celle d’Abdullah Gül, en 2011 – a donné raison à M. Steinmeier. Certes, M. Erdogan a eu droit aux honneurs militaires. Mais, plus que le tapis rouge qui avait été déroulé sous ses pieds, vendredi matin, les observateurs ont surtout été frappés par la mine renfrognée qu’arborait le président allemand à ses côtés. Même chose en fin de journée. Au dîner d’Etat offert à M. Erdogan par M. Steinmeier, ce sont surtout les absents qui ont été remarqués : plusieurs dizaines de personnalités, au total, allant des principaux responsables de l’opposition à Angela Merkel elle-même.

    Même si la présidence de la République a opportunément rappelé que la chancelière n’assiste pas à tous les dîners d’Etat offerts aux hôtes étrangers, comme ce fut le cas lors de la venue du président chinois, Xi Jinping, à Berlin, en juillet 2017, l’absence de Mme Merkel en dit long sur l’état des relations entre l’Allemagne et la Turquie. Celles-ci se sont fortement dégradées ces dernières années, le président turc reprochant à l’Allemagne son manque de soutien lors de la tentative de putsch de juillet 2016, Berlin critiquant de plus en plus la dérive autoritaire de M. Erdogan, ainsi que les opérations menées par les services secrets turcs contre les opposants au régime présents outre-Rhin.

    S’il n’a pas dîné avec Mme Merkel, M. Erdogan aura toutefois eu l’occasion de la rencontrer deux fois, vendredi, pour le déjeuner, et samedi, pour le petit déjeuner, avant son départ pour Cologne où il doit inaugurer une mosquée. Ces deux rendez-vous n’auront pas été de trop pour aborder la longue liste des contentieux entre les deux pays, ce dont la chancelière n’a d’ailleurs pas fait mystère. « Ce n’est un secret pour personne qu’il y a eu de profondes divergences [entre nous] au cours des dernières années, et que celles-ci demeurent », a-t-elle reconnu, vendredi midi, lors de leur conférence de presse conjointe, tandis que se préparait, à quelques centaines de mètres de là, une manifestation d’opposants au président turc à laquelle ont participé environ 4 000 personnes.

    Une image et une absence

    Là encore, le climat dans lequel s’est déroulée cette rencontre avec les journalistes a montré à quel point les relations entre les deux pays sont loin d’être normalisées. Certes, Mme Merkel a rappelé combien l’Allemagne avait besoin d’une « économie turque stable », des paroles attendues par M. Erdogan au moment où son pays est promis à la récession, la devise ayant perdu 40 % de sa valeur par rapport au dollar et à l’euro depuis le début de l’année. Certes, la chancelière a évoqué l’éventuelle organisation, en octobre, d’un sommet sur la Syrie consacré notamment au sort du bastion rebelle d’Idlib, auquel participeraient la France, l’Allemagne, la Russie et la Turquie. Certes, M. Erdogan s’est réjoui, de son côté, d’un « consensus » trouvé avec Mme Merkel pour « relancer des mécanismes de coopération ».

    Il n’empêche. De cette conférence de presse, il restera surtout une image et une absence. L’image, ce fut celle de ce journaliste turc éconduit sans ménagement par la sécurité après avoir revêtu un tee-shirt réclamant « la liberté pour les journalistes en Turquie ». L’absence, ce fut celle d’un autre journaliste turc, Can Dündar, ancien rédacteur en chef du quotidien d’opposition Cumhuriyet, condamné en 2016 à cinq ans de prison pour « divulgation de secrets d’Etat » et aujourd’hui exilé en Allemagne.

    Accrédité, M. Dündar a finalement décidé de ne pas assister à la conférence de presse après avoir appris que M. Erdogan envisageait de la boycotter s’il était présent. Face aux journalistes, le président turc a confirmé qu’il souhaitait l’extradition de ce journaliste célèbre, de même qu’il a rappelé son souhait que l’Allemagne classe comme « terroristes » les partisans du prédicateur en exil Fethullah Gülen, qu’il considère comme étant l’instigateur du coup d’Etat manqué de 2016.

    Deux requêtes auxquelles Mme Merkel a opposé, sans surprise, une fin de non-recevoir, se contentant d’indiquer, au sujet des accusations contre les gulénistes : « Nous prenons les informations de la Turquie au sérieux, mais cela ne suffit pas. »

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  • Irak : les Etats-Unis annoncent la fermeture temporaire de leur consulat à Bassora

    Irak : les Etats-Unis annoncent la fermeture temporaire de leur consulat à Bassora

    Le consulat américain à Bassora va fermer ses portes. « Compte tenu de menaces de plus en plus nombreuses et précises et d’incitations à attaquer notre personnel et nos installations en Irak, j’ai ordonné un déplacement temporaire de notre personnel diplomatique en Irak », a fait savoir le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, dans un communiqué, vendredi 28 septembre.

    Ces menaces émanent « du gouvernement iranien, de la force Al-Qods des gardiens de la révolution et de milices aidées, contrôlées et dirigées par le chef de la force Al-Qods, Ghassem Soleimani », ajoute M. Pompeo dans ce document, diffusé alors que le secrétaire d’Etat participait à l’Assemblée générale de l’ONU à New York.

    Lire aussi :   En Irak, les manifestations anticorruption à Bassora réprimées à balles réelles

    « Il y a eu des incidents répétés de tirs indirects de ces milices vers notre consulat général à Bassora, notamment au cours des dernières vingt-quatre heures », dit le chef de la diplomatie américaine. « J’ai clairement fait savoir à l’Iran que les Etats-Unis réagiront rapidement et de manière appropriée à de telles attaques» de bâtiments états-uniens, « qu’elles soient dues à l’Iran directement ou à des intermédiaires ».

    M. Pompeo a ordonné le « départ » du personnel américain du consulat général de Bassora, selon la porte-parole du département d’Etat, Heather Nauert, qui ajoute que les services consulaires seront assurés par l’ambassade des Etats-Unis à Bagdad. Le département d’Etat a publié un nouvel avis aux ressortissants américains voyageant en Irak les prévenant que la capacité des autorités américaines à les secourir en cas d’urgence était « extrêmement limitée ».

    Des tensions depuis l’élection de Donald Trump

    La Maison Blanche avait déjà prévenu à la mi-septembre qu’elle tiendrait l’Iran pour responsable de toute action violente en Irak perpétrée par des milices qu’elle soutient et qui porterait atteinte à des individus ou des intérêts américains.

    Depuis l’arrivé de Donald Trump au pouvoir, au début de 2017, Téhéran est dans le collimateur de Washington, qui l’accuse de chercher à déstabiliser le Moyen-Orient. Le président républicain a annoncé en mai le retrait des Etats-Unis de l’accord nucléaire signé en 2015 entre Téhéran et les grandes puissances.

    Lire aussi :   En Iran, l’économie accuse le coup des sanctions américaines

    Or le Parlement irakien a élu récemment à sa direction des candidats soutenus par le bloc proche de l’Iran, préfigurant la formation du prochain gouvernement par d’anciens combattants antidjihadistes proches de Téhéran et du populiste chiite Moqtada Sadr.

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  • A bord de l’« Aquarius », l’attente dure

    A bord de l’« Aquarius », l’attente dure

    A bord de l’« Aquarius »

    Un blog de la rédaction – Le Monde

    Reportage

    LE MONDE |

    « Certains dorment depuis neuf jours sur le pont, allongés sur des palettes en plastique ou du carton, raconte Edouard Courcelle, de MSF. Hier, j’ai distribué des sacs de survie parce qu’avec la pluie et le froid, ils passent la nuit à essayer de s’endormir ».

    Des douches sont organisées un jour sur deux et les repas sont composés de rations de survie. « Ce qui est absurde, c’est qu’on voit Malte au loin. C’est le supplice de Tantale ».

    Jeudi, une femme a fait une crise de panique. « Ils voient bien qu’on fait des allers-retours depuis plusieurs jours, analyse Carlos Jaramillo, médecin pour MSF. Ils savent que leur futur est incertain. Une partie d’entre eux se demande même si on va les renvoyer en Libye ».

    Chargement en cours…

    Les téléphones portables des rescapés sèchent sur le pont principal, le 21 septembre.


    SAMUEL GRATACAP POUR LE MONDE

    A propos de ce blog

    Ils sont moins nombreux à tenter la traversée de la Méditerranée mais les chances d’y périr sont décuplées. Alors que l’Europe se déchire sur l’accueil des migrants, près de 1 600 personnes sont mortes cette année en voulant la rejoindre.
    En 2016, Le Monde embarquait sur l’Aquarius, navire humanitaire des ONG SOS Méditerranée et Médecins sans frontières (MSF), pour raconter une campagne de sauvetage.
    En septembre 2018, nous remontons à bord pour témoigner de cette mer de plus en plus meurtrière.

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  • Etats-Unis : le Sénat reporte le vote de confirmation de Brett Kavanaugh à la Cour suprême

    Etats-Unis : le Sénat reporte le vote de confirmation de Brett Kavanaugh à la Cour suprême

    Première étape franchie pour Brett Kavanaugh. Le candidat de Donald Trump à la Cour suprême a reçu l’aval d’un premier vote, vendredi 28 septembre ; celui de la commission judiciaire du Sénat. Le vote a été serré : les onze membres républicains de la commission ont voté pour recommander sa confirmation tandis que les dix démocrates se sont opposés. Mais le vote final du Sénat sur sa nomination à la Cour suprême va être reporté d’une semaine au maximum afin qu’une enquête du FBI sur les accusations d’agression sexuelle à son encontre puisse être achevée.

    La commission judiciaire du Sénat a annoncé dans un communiqué qu’elle allait demander « une enquête supplémentaire » sur le juge Brett Kavanaugh « limitée aux accusations crédibles » portées contre lui et « ne devant pas durer plus d’une semaine », ce qui de fait retarde d’autant le vote final sur sa confirmation.

    Jeff Flake, le sénateur républicain qui a fait pencher la balance en sa faveur lors du vote de la commission judiciaire, avait lui-même demandé cette enquête :

    « Le pays est en train de se déchirer et nous devons nous assurer d’une procédure en bonne et due forme ».

    Le président américain Donald Trump a également ordonné vendredi au FBI de mener une enquête supplémentaire sur son candidat. « Comme l’a demandé le Sénat, cette mise à jour doit être limitée dans son périmètre et menée à bien en moins d’une semaine », a-t-il stipulé dans un communiqué.

    Au Sénat, les républicains disposent d’une courte majorité de 51 sièges, dont celui de M. Flake, contre 49 pour les démocrates, et ne peuvent se permettre qu’un désistement.

    M. Flake a expliqué vendredi matin pourquoi il voterait pour M. Kavanaugh lors du vote de la commission. Le juge conservateur de 53 ans a rejeté en bloc les accusations d’agressions sexuelles le visant après le témoignage poignant d’une de ses victimes présumées.

    « J’ai quitté l’audition hier [jeudi], avec autant de doutes que de certitudes. Ce dont je suis certain, c’est que notre système judiciaire offre une présomption d’innocence aux personnes accusées, en l’absence de preuves vérifiées ».

    Auditions pour la Cour suprême :   comment les Américains ont suivi les témoignages de Ford et de Kavanaugh

    Journée chargée en émotions

    Dès jeudi soir, Donald Trump avait réaffirmé son soutien à son candidat. Et le chef des républicains au Sénat, Mitch McConnell, se disait « fier de voter pour confirmer le juge Kavanaugh quand le Sénat votera en séance plénière dans les prochains jours ».

    La journée avait été chargée en émotion, avec le témoignage de Christine Blasey Ford, qui accuse le candidat d’agression sexuelle en 1982, quand elle avait 15 ans et lui 17. En larmes, elle avait détaillé les faits et s’était déclarée sûre « à 100 % » de l’identité de son agresseur.

    Une heure après, Brett Kavanaugh avait à son tour été auditionné, clamant son innocence et dénonçant « un coup monté ». En plus de Christine Blasey Ford, ce juge est accusé par deux autres femmes, qui n’ont pas témoigné devant la commission judiciaire, d’agressions sexuelles au début des années 1980.

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  • Les images du séisme, du tsunami  et des dégâts sur l’île de Célèbes

    Les images du séisme, du tsunami  et des dégâts sur l’île de Célèbes

    Un tsunami a frappé l’île de Célèbes, au centre de l’Indonésie, après un fort séisme de magnitude 7,5, vendredi 28 septembre. Rahmat Triyono, responsable du centre pour les tremblements de terre et tsunamis à l’agence indonésienne de géophysique, a confirmé à la télévision locale qu’un « véritable tsunami a[vait] frappé Palu », capitale de la province, à près de 80 km de l’épicentre du séisme.

    « Le tsunami s’est produit à 18 h 22 locale (…) avec une hauteur maximale de 1,5 m sur la côte proche de Palu », a précisé Dwikorita Karnawati, présidente de l’agence de géophysique.

    De « nombreux » bâtiments ont été détruits par le séisme et les vagues, selon les autorités indonésiennes, qui n’ont pas communiqué d’information sur d’éventuelles victimes dans l’immédiat. Plusieurs familles ont été signalées disparues et les communications vers la zone, notamment les villes de Palu Donggala, sont coupées. Ces deux agglomérations abritent près de 600 000 personnes.

    LE MONDE

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  • 60 000 vestiges de la civilisation maya découverts au Guatemala

    60 000 vestiges de la civilisation maya découverts au Guatemala

    La plupart des anciennes cités mayas sont aujourd’hui englouties sous un épais couvert forestier. Mais grâce à une technologie laser, la jungle ne serait plus l’insondable barrière qui se dresse sur notre chemin de la connaissance de ces civilisations. Le lidar – pour « laser detection and ranging », en français « détection et estimation de la distance par la lumière » – sorte de radar que l’on peut embarquer sur un avion, est capable de détecter les détails topographiques, mêmes s’ils sont ensevelis.

    Grâce à cette technologie, une équipe internationale d’archéologues a découvert plus de 60 000 structures humaines anciennes dans la jungle nord du Guatemala.

    LE MONDE

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