Tag: A la Une

  • Alexis Thambwe “ne disposait ni d’une autorité, ni de compétence militaire au sein” du RCD

    Alexis Thambwe “ne disposait ni d’une autorité, ni de compétence militaire au sein” du RCD

    -Alexis Thambwe Mwamba “ne disposait ni d’une autorité, ni de compétence militaire au sein” du RCD, a affirmé dans un communiqué Laurent Kennes, l’avocat du ministre congolais de la Justice de la RDC poursuivi en Belgique.

    Le ministre congolais de la Justice Alexis Thambwe Mwamba, visé par une plainte en Belgique pour crime contre l’humanité, s’est défendu vendredi par la voix de son avocat de toute responsabilité dans le crash d’un avion civil abattu en République démocratique du Congo (RDC).

    La plainte a été déposée à Bruxelles en mai contre le ministre par des proches de passagers du Boeing 727 de la compagnie Congo Airlines (CAL) abattu près de Kindu (est de la RDC) le 10 octobre 1998 avec 50 personnes à bord par un missile tiré par le mouvement rebelle Rassemblement congolais pour la Démocratie (RCD), dont Alexis Thambwe Mwamba était l’un des dirigeants.

    L’actuel ministre de la Justice avait déclaré le jour même à l’AFP que “la rébellion avait abattu un avion civil avec à son bord 40 militaires et du matériel de guerre alors qu’il atterrissait sur l’aéroport de Kindu”. Mais selon la compagnie aérienne, l’avion avait en fait été abattu peu après avoir décollé de Kindu avec à son bord des civils fuyant les combats.

    Alexis Thambwe Mwamba “ne disposait ni d’une autorité, ni de compétence militaire au sein” du RCD, a affirmé dans un communiqué son avocat, Laurent Kennes.

    Il “était responsable des relations extérieures et a été informé, après le crash, de celui-ci. Il s’est borné à informer le public, pour le compte du RCD, des raisons pour lesquelles des militaires de ce mouvement avaient tiré un missile sur l’avion. Il n’a donc commis aucun acte en lien avec cet événement dramatique”, a ajouté l’avocat.

    M. Thambwe “entend répondre à toute convocation et à toute question qui lui sera posée par les autorités belges pour faire la plus grande clarté”, a également assuré Me Kennes.

    Cette affaire intervient alors que les relations se sont tendues entre Kinshasa et l’Union européenne –et en particulier la Belgique– après qu’elle a décidé fin mai d’infliger des sanctions à huit responsables de l’appareil sécuritaire congolais, dont trois ministres ou anciens ministres, et à un ex-chef rebelle pour de “graves violations des droits de l’homme”.

    Avec AFP

  • Kofi Annan et 9 anciens présidents africains appellent à la tenue d’élections en 2017 en RDC

    Kofi Annan et 9 anciens présidents africains appellent à la tenue d’élections en 2017 en RDC

    -“Des élections intègres représentent pourtant la seule issue pacifique possible pour résoudre la crise de légitimité dont souffrent aujourd’hui les institutions politiques congolaises,” écrivent l’ancien secrétaire général des Nations unies et neuf anciens chefs d’Etat dans une déclaration.

    Le texte de l’appel adressé aussi bien au président Kabila, à son gouvernement, à l’opposition, au peuple congolais et à la communauté internationale est publié sur le site internet Kofi Annan Foundation.

     “Le Gouvernement de la RDC et la communauté internationale doivent fournir toutes les ressources nécessaires à l’organisation des élections dans les délais prévu par l’Accord de la Saint Sylvestre à la commission électorale,” affirment les 10 personnalités.

    Dans leur appel, M. Annan et les neuf anciens présidents africains se réfèrent à l’accord obtenu pendant le dialogue conduit par les évêques catholiques qui prévoit les élections reportées à avant la fin de 2017.

    Ils se félicitent de cet accord qui a évité un désastre pouvant survenir à cause de la non-tenue de l’élection en décembre 2016 comme le prévoyait la Constitution de la RDC. Ils déplorent cependant la mise en application de l’accord bute à “de nombreuses difficultés qui mettent en péril le processus devant conduire aux élections pacifique cette année”.

    “Nous appelons les leaders politiques de la RDC à donner la priorité à l’intérêt national,” exhortent M. Annan et les neuf anciens présidents.

    “sommes profondément consternés par la situation politique qui prévaut en RDC. Elle constitue une menace à la stabilité, à la prospérité et à la paix de toute la région des Grands Lacs, voire de l’Afrique dans son ensemble. Nous nous devons de sonner l’alarme avant qu’il ne soit trop tard,” soutiennent-ils.

    Outre M. Annan, le document est signé par les anciens présidents du Bénin, Thomas Boni Yayi, du Ghana, John Kufuor, de l’Afrique du Sud, Thabo Mbeki, de la Tanzanie, Benjamin Mkapa, du Botswana, Festus Mogae, du Nigeria, Olusegun Obasandjo, du Cap-Vert, Pedro Pires et de l’iile Maurice, Cassan Uteem.

    voa

  • HRW exhorte les dirigeants africains à faire pression sur Kabila

    HRW exhorte les dirigeants africains à faire pression sur Kabila

    -“Les dirigeants régionaux devraient exercer des pressions sur le gouvernement de Kabila pour qu’il mette fin aux abus et organise d’urgence des élections crédibles” à la fin de cette année, a déclaré directrice pour l’Afrique centrale de Human Rights Watch (HRW).

    L’ONG Human Rights Watch (HRW) a appelé jeudi les dirigeants africains à faire pression sur le régime du président congolais Joseph Kabila en vue de la tenue de la présidentielle cette année en République démocratique du Congo.

     “Les dirigeants régionaux devraient exercer des pressions sur le gouvernement de Kabila pour qu’il mette fin aux abus et organise d’urgence des élections crédibles” à la fin de cette année, a déclaré à l’AFP dans un email Ida Sawyer, directrice pour l’Afrique centrale à HRW.

    “Nous parlons des dirigeants de l’Union africaine et aussi de l’Afrique centrale et de la SADC (Communauté de développement d’Afrique australe), notamment l’Angola”, a-t-elle précisé.

    Ces pressions peuvent “inclure des déclarations publiques et/ou des conséquences dans leurs relations bilatérales avec la RDC”.

    Mme Sawyer a également salué les sanctions infligées lundi par l’Union européenne (UE) à huit responsables de l’appareil sécuritaire congolais et à un ex-chef rebelle accusé d’atteintes aux droits de l’homme.

    “Les nouvelles sanctions ciblées de l’UE et des États-Unis à l’encontre de hauts responsables congolais et d’intérêts commerciaux, envoient un message puissant : la répression violente menée par le gouvernement à l’encontre d’activistes, de journalistes et de l’opposition politique a un coût élevé”, soutient Mme Sawyer. Ces sanctions consistent en un gel des avoirs et une interdiction de voyager dans l’Union.

    A Kinshasa, des responsables politiques de la majorité ont jugé “arbitraire” cette décision de l’UE.

    Pour Mme Sawyer, “le Conseil de sécurité de l’ONU devrait aussi imposer de nouvelles sanctions ciblées” contre des responsables congolais.

    La RDC traverse une crise politique née du maintien au pouvoir du président Kabila au-delà de la fin de son mandat qui a expiré le 20 décembre 2016.

    M. Kabila est au pouvoir depuis 2001 et la Constitution lui interdit de se représenter.

    Un accord conclu le 31 décembre entre la majorité et l’opposition prévoit la tenue de la présidentielle à la fin de cette année, mais cette échéance semble aujourd’hui hypothétique.

    Avec AFP

  • 9 responsables congolais frappées par de nouvelles sanctions de l’UE

    9 responsables congolais frappées par de nouvelles sanctions de l’UE

    -Le Conseil a adopté des mesures restrictives à l’égard de 9 personnes occupant des postes de responsabilités dans l’administration de l’Etat et dans la chaîne de commandement des forces de sécurité en République démocratique du Congo (RDC), avec effet immédiat. Elles s’ajoutent aux 7 personnes que l’UE avaient déjà soumises à des sanctions le 12 décembre 2016, en réponse aux entraves au processus électoral et aux violations des droits de l’homme qui y étaient liées.

    ***

    Déclaration de l’UE sur la situation en République démocratique du Congo

    L’Union européenne reste gravement préoccupée par la détérioration de la situation en République démocratique du Congo (RDC).

    La crise dans le Kasaï a atteint une ampleur exceptionnelle sur le plan à la fois sécuritaire, humanitaire et des droits de l’Homme.   Tout en condamnant fermement tout acte de violence quelle qu’en soit l’origine, l’UE s’inquiète des rapports faisant état de l’usage disproportionné de la force par les services de l’Etat, et en particulier les forces de sécurité, dans la gestion de la crise.  Elle exhorte les autorités de la RDC à agir dans le respect des droits de l’Homme et des libertés fondamentales et à initier sans retard des enquêtes sérieuses et transparentes, en parallèle d’une expertise internationale de haut niveau pour renforcer leur crédibilité et indépendance, et qui puissent identifier les responsables des actes de violence et des massacres. Elle souligne la nécessité que la MONUSCO puisse pleinement exercer son mandat et que l’accès des acteurs humanitaires aux régions touchées par la crise soit garanti.

    L’UE reste également préoccupée par les restrictions persistantes sur l’espace démocratique et les droits fondamentaux, notamment les restrictions sur les médias et l’interdiction des manifestations.

    Sur le plan politique, l’UE exprime son inquiétude quant au manque de consensus pour conduire la transition. Elle rappelle la nécessité, pour une sortie de crise durable, que la transition aboutisse dans les meilleurs délais à la tenue d’élections transparentes et démocratiques, dans le respect de la Constitution et de l’Accord Politique du 31 décembre 2016.  La mise en place de bonne foi des institutions de transition réellement inclusives et la mise en œuvre rapide des mesures de décrispation sont particulièrement nécessaires, car fondamentales pour un environnement électoral ouvert et apaisé. Un espace d’expression et de débat sans entrave est indispensable pour permettre aux citoyens de se prononcer librement en vue des élections.

    Le processus électoral reste l’enjeu principal des prochains mois à commencer par la définition d’un calendrier électoral et d’un budget consensuels conformément à l’Accord Politique.  Le respect de la résolution 2348 du CSNU et des engagements pris dans le cadre de l’Accord Politique permettra un appui  à ce processus par l’Union européenne. La détermination d’un chronogramme sera de nature à guider le processus ainsi qu’à permettre la mobilisation en temps utiles du soutien des partenaires régionaux et internationaux. L’UE encourage et soutient les efforts faits dans cette optique par les Nations Unies, l’Union africaine, l’Organisation Internationale de la Francophonie et les autres partenaires internationaux.

    La situation socio-économique critique, aggravée par la mauvaise gouvernance et le détournement de ressources nationales, laisse une très grande partie de la population, et spécialement les jeunes, avec peu de perspectives d’avenir  et constitue un risque de déstabilisation.

    Face à la détérioration importante de la situation, et comme indiqué dans ses conclusions du 6 mars 2017, l’UE a pris la décision aujourd’hui d’imposer de nouvelles mesures restrictives à l’encontre de neuf individus responsables de graves violations des droits de l’Homme.

    L’Union européenne suivra avec grande attention l’évolution politique et des droits de l’Homme en RDC dans les prochains mois et, en fonction de l’évolution de celles-ci  pourra envisager des mesures  restrictives additionnelles ou, à l’inverse, d’en retirer  certaines. Elle réitère à cet égard sa disponibilité à engager un dialogue politique au plus haut niveau conformément à l’article 8 de l’Accord de Cotonou.

    ***

    La décision de ce jour concerne l’ancien et l’actuel ministres de l’intérieur, le gouverneur du Kasaï central, l’ancien gouverneur du Haut-Katanga, deux haut gradés militaires, un chef de milice, et le directeur de l’Agence nationale du renseignement, listés pour avoir contribué, en les planifiant, dirigeant ou commettant, à des actes constituant de graves violations des droits de l’homme en RDC. Le ministre de la communication et des médias et porte parole du gouvernement est également listé en tant que responsable de la politique répressive menée envers les médias en RDC, politique qui viole le droit à la liberté d’expression et d’information et compromet une solution consensuelle et pacifique en vue de la tenue d’élections.

    Les noms des personnes concernées et les raisons qui ont amené le Conseil à les inscrire sur la liste figurent au Journal officiel du 29 mai 2017. Les mesures restrictives entrent en vigueur immédiatement. Elles incluent une interdiction de pénétrer sur le territoire de l’UE et  un gel des avoirs ainsi que l’interdiction de mettre des fonds et ressources économiques à la disposition des personnes listées.

    Avec EU

  • Haut-Katanga: suspension des directeurs de la DGDA et de la DGM

    Haut-Katanga: suspension des directeurs de la DGDA et de la DGM

    -Les directeurs provinciaux de la Direction générale des douanes et accises (DGDA) et de la Direction générale de la migration (DGM) ainsi que le coordonnateur provincial de l’Environnement sont suspendus de leurs fonctions. Le directeur de cabinet du chef de l’Etat, Néhémie Mwilanya, en mission à Lubumbashi, l’a annoncé à la presse mercredi 3 mai, précisant que cette mesure faisait la suite à l’exploitation et à la  commercialisation illégales et illicites du bois rouge au Haut-Katanga.

    Néhémie Mwilanya a présidé mercredi 3 mai une réunion avec tous les services impliqués dans l’exploitation et la commercialisation du bois rouge. A l’issue de cette rencontre, il a annoncé la suspension des directeurs provinciaux de la DGDA et de la DGM ainsi que du coordonnateur provincial de l’environnement.

    La coupe et l’exportation du bois rouge sont également suspendues et «des mesures conservatoires sont prises pour  tout le bois rouge saisi», selon lui.

    Après l’enquête, toute personne militaire ou civile impliquée dans cette exploitation illicite du bois  subira la rigueur de la loi, a menacé le directeur de cabinet du chef de l’Etat.

    Néhémie Mwilanya, accompagné notamment des ministres des Finances et de l’Environnement, revenait de Kasumbalesa, où ils constaté que des centaines de camions chargés du bois rouge étaient prêts à être exportés.

    Même constat à la gare SNCC de Lubumbashi, où des dizaines de wagons sont chargés de bois. Ils devraient prendre la voie ferrée de Dilolo vers l’Angola.  Sur  l’axe Kasenga, l’exploitation du bois se fait en toute illégalité.

    – See more at: http://www.radiookapi.net/2017/05/04/actualite/societe/haut-katanga-suspension-des-directeurs-de-la-dgda-et-de-la-dgm#sthash.VNhI2N1L.dpuf

  • Les eveques qualifient la condamnation de Katumbi en justice de “mascarade”

    Les eveques qualifient la condamnation de Katumbi en justice de “mascarade”

    -Les évêques catholiques congolais ont recommandé au président Joseph Kabila d’autoriser l’opposant en exil Moïse Katumbi à rentrer librement en République démocratique du Congo, qualifiant sa condamnation en justice de “mascarade”, selon un rapport confidentiel.

    Dans ce rapport transmis le 29 mars au président Kabila et dont l’AFP a obtenu copie mercredi, la conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) plaide pour “le retrait” de la décision d’arrestation immédiate de M. Katumbi, candidat déclaré à la présidentielle, et “son retour en homme libre afin qu’il exerce ses droits civils et politiques” en RDC.

    Ce rapport a été établi à l’issue d’une enquête menée par la Cenco, alors qu’elle conduisait la médiation entre pouvoir et opposition ayant abouti à la signature le 31 décembre d’un accord de sortie de la crise politique née du maintien de M. Kabila à la tête de la RDC au-delà du terme de son mandat qui a échu le 20 décembre.

    Les signataires de cet accord, exceptés les délégués de la majorité, ont chargé les évêques “de recueillir” des informations pouvant permettre d’obtenir la “liberté” pour les opposants Katumbi et Jean-Claude Muyambo en vue de la décrispation de l’espace politique en RDC.

    Ex-allié de poids de M. Kabila passé à l’opposition en septembre, actuellement en exil, M. Katumbi a été condamné à trois ans de prison pour spoliation d’immeuble appartenant à un citoyen grec et attend de comparaître devant la justice pour une affaire de recrutement de mercenaires. M. Muyambo a été condamné à cinq ans de prison dans une affaire d’escroquerie portant sur le même immeuble.

    “Les deux procès ne sont que des mascarades”, lit-on dans le rapport qui note que la citation à comparaitre adressée à M. Katumbi avait été déposée auprès du bourgmestre de son lieu d’habitation pendant qu’il avait obtenu du parquet “une excuse légale pour sortir du pays” en vue de suivre des soins médicaux à l’étranger.

    La Commission mise en place par l’épiscopat estime que les “actes et pièces pour lesquels M. Moïse Katumbi est mis en cause sont fabriqués dans le seul but de l’inviter [au] procès et le condamner”, laissant “croire que le procès collé à M. Katumbi Chapwe est plutôt un règlement de compte purement politique”.

    M. Kabila est au pouvoir depuis 2001 et la Constitution lui interdit de se représenter. Le chef de l’État est resté à la tête du pays en vertu d’une décision controversée de la Cour constitutionnelle, finalement avalisé par l’opposition dans l’accord de la Saint-Sylvestre. Le climat politique est tendu en RDC.

    Avec AFP

  • CPI: Jean-Pierre Bemba condamné à un an de prison en plus de 18 ans

    CPI: Jean-Pierre Bemba condamné à un an de prison en plus de 18 ans

    -La Cour pénale internationale (CPI) a condamné mercredi l’ancien vice-président congolais Jean-Pierre Bemba à un an de prison et 300.000 euros d’amende pour subornation de témoins dans le cadre de son procès pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

    “La chambre vous inflige, M. Bemba, une peine supplémentaire  d’un an d’emprisonnement”, a déclaré le juge Bertram Schmitt, “servie suite à votre peine actuelle” de 18 ans d’emprisonnement.

     M. Bemba avait en effet été condamné en juin à 18 ans de prison pour la vague de meurtres et de viols commis par sa milice en Centrafrique entre octobre 2002 et mars 2003.

    L’ancien riche homme d’affaires de 54 ans avait en effet été condamné en juin 2016 pour la vague de meurtres et de viols commis par sa milice, le Mouvement de Libération du Congo (MLC), en Centrafrique entre octobre 2002 et mars 2003.

     Dans cette seconde affaire, celui qui est surnommé le “Mobutu miniature”, avait été reconnu coupable en octobre d’avoir corrompu 14 témoins, présenté de fausses preuves et sollicité la déclaration de faux témoignages.

    Le procureur avait requis huit années d’emprisonnement supplémentaires à son encontre.

    Jean-Pierre Bemba a également été condamné à verser une amende de 300.000 euros dans les trois mois suivant le prononcé, une somme qui sera ensuite transférée au Fonds pour les Victimes, a précisé la CPI.

    “Il est nécessaire de décourager un tel comportement”, a ajouté M. Schmitt, alors que l’ancien vice-président congolais, en costume bleu marine et chemise claire, restait voûté, le regard vide, sans émotion, en écoutant le prononcé.

    ‘Donner du sucre’

    L’ex-chef de guerre, ses avocats Aimé Kilolo et Jean-Jacques Mangenda, ainsi que le député du parti MLC, Fidèle Babala, et le témoin de la défense, Narcisse Arido, avaient versé de l’argent et donné des cadeaux à des témoins ou leur avaient promis une installation en Europe en échange d’un faux témoignage devant la CPI.

    Chargé de leur donner les instructions et d’effectuer ou de faciliter les transferts d’argent, Aimé Kilolo a été condamné à une peine de deux ans et six mois de prison avec sursis – avec une mise à l’épreuve de trois ans – et à une amende de 30.000 euros.

     De son côté, M. Mangenda a été condamné à deux ans d’emprisonnement avec sursis, avec une mise à l’épreuve de trois ans.
    Fidèle Babala, qui avait encouragé M. Bemba à assurer “le service après-vente”, a lui écopé d’une peine de six mois de prison, déjà servie lors de la détention préventive. “Il est bon de donner du sucre aux gens”, avait ainsi conseillé le député du MLC en faisant référence aux pots-de-vin.

    Témoin agissant comme “intermédiaire”, Narcisse Arido a également déjà servi la peine de onze mois de prison que lui a imposée la CPI mercredi. Il avait recruté quatre des témoins corrompus, leur promettant 10 millions de francs CFA (environ 15.200 euros) et un déménagement en Europe.

     “Aucun système légal au monde ne peut accepter que des témoins soient soudoyés, incités à mentir ou briefés”, avait souligné en octobre la Cour basée à La Haye.

    Alors que se termine ce procès connexe, le premier du genre pour cette juridiction, Jean-Pierre Bemba a interjeté appel fin septembre de sa première condamnation pour crimes de guerre, dénonçant des “vices de forme” et évoquant notamment l’arrestation de son avocat durant le procès.

    Ce jugement en première instance à 18 ans de prison était la plus lourde peine jamais imposée, la première condamnation de l’usage de viols et violences sexuelles en tant que crimes de guerre, la première peine rendue contre un ancien vice-président et contre un commandant militaire, en vertu du principe de la “responsabilité du commandant”.

    Entre octobre 2002 et mars 2003, quelque 1.500 hommes du MLC avaient tué, pillé et violé en Centrafrique, où ils s’étaient rendus pour soutenir le président Ange-Félix Patassé face à une tentative de coup d’Etat menée par le général François Bozizé.

    Selon l’ONG Open Society Justice Initiative, les problèmes de subornation de témoin auraient déjà eu des conséquences sur plusieurs procès à la CPI.

    Les poursuites contre le président kényan Uhuru Kenyatta et contre son vice-président William Ruto avaient notamment dû être abandonnées faute de preuves, après des procédures marquées par des allégations de subornation de témoins.

    Avec VOA

  • La Cenco demande à la communauté internationale de mettre de la pression sur les politiciens congolais

    La Cenco demande à la communauté internationale de mettre de la pression sur les politiciens congolais

    -Les évêques catholiques congolais ont lancé, mardi devant le Conseil de sécurité des Nations unies à New York où ils ont témoigné, un appel à plus de pression sur les acteurs politiques et sociaux de la RDC en vue de la mise en application de l’accord signé le 31 décembre dernier à Kinshasa.

    Mgr Marcel Utembi, président de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco), a, dans son allocution, tiré la sonnette d’alarme sur la menace d’un échec du dialogue, d’un nouveau report des élections et de la tenue d’un référendum en raison ” des manœuvres politiciennes et le manque de volonté politique ” de différents camps politiques en RDC.

    ” La persistance de cette crise risque de rendre obsolète l’Accord du 31 décembre 2016 et donner l’occasion de reporter la tenue des élections prévues en décembre 2017, voire d’en appeler à l’organisation d’un référendum ou à une modification de la Constitution “, a prévenu Mgr Utembi.

    ” Malheureusement, l’Arrangement particulier destiné à assurer la mise en œuvre dudit Accord peine à conclure. Alors que la population attend impatiemment les élections, le statu quo politique dû à l’intransigeance des négociateurs sur quelques points de divergence restants et entretenu par des manœuvres politiciennes et le manque de volonté politique, risque de retarder indéfiniment l’application de la Saint-Sylvestre “, s’est plaint Mgr Utembi. ” Il convient également de signaler le retard dans la mise ne application des mesures de décrispation du climat politique “, a rappelé prélat.

    Pour sa part, le ministre des affaires étrangères congolais, She Okitundu, a pointé du doigt l’opposition écartelée depuis le décès, le 1er février à Bruxelles, d’Etienne Tshisekedi, leader de la plateforme Rassemblement.

    ” Etant donné que le Président du Conseil National de suivi de I’Accord devra provenir de I’opposition, le gouvernement exhorte cette dernière, plus particulièrement le Rassemblement, à surmonter ses dissensions actuelles afin de se mettre d’accord sur la personne du candidat qui devra remplacer le défunt Tshisekedi “, s’est défendu M. Okitundu.

    L’opposition et le pouvoir ne s’entendent pas entre autres sur le mode désignation du Premier ministre.

    Le pouvoir exige une liste de trois mais l’opposition s’en tient à un seul nom comme le prévoit le texte de l’accord.

    Pour le ministre des affaires étrangères congolais, il n’existe de la part du gouvernement aucune manœuvre dilatoire de nature à retarder la mise en œuvre de l’accord.

    ” Le retard que connait le processus est dû à des circonstances objectives, plus particulièrement le décès de M. Tshisekedi qui a poussé la Cenco à suspendre les travaux. Nous sommes convaincus qu’avec la reprise des négociations le 16 mars 2017 les parties finiront par trouver un heureux dénouement à ces points de divergence “, a déclaré M. Okitundu.

    La mise en œuvre de cet accord devrait résoudre la crise née du maintien du président Joseph Kabila à son poste au-delà de son mandat et sans la tenue des élections.

    Les évêques ont rappelé politico-socio-économico-sécuritaire avec des insurrections et rebellions dans plusieurs régions du pays.

    Ils ont également rappelé qu’ils ont appelé récemment la population congolaise à dire non au blocage.

    Avec VOA

  • 7 suspects arrêtés dans le cadre des enquêtes sur la vidéo du massacre dans le Kasaï en RDC

    7 suspects arrêtés dans le cadre des enquêtes sur la vidéo du massacre dans le Kasaï en RDC

    -Les sept suspects arrêtés dans le cadre des enquêtes sur la vidéo du massacre dans le Kasaï, au centre la RDC, sont, selon les magistrats chargés des investigations, des éléments de la police militaire (PM) congolaise.

    Les magistrats commis à l’enquête ont confirmé lors d’une conférence de presse samedi à Kinshasa l’existence des charniers dans la région mais ils n’en ont pas donné beaucoup de détails.

    “Parmi les miliciens Kamwina N’sapu, il n’y a pas que des civils et de petites filles, mais il y a aussi des déserteurs” de l’armée, a expliqué le général-major Joseph Ponde, l’un des magistrats.

    “De l’instruction entreprise, de l’exploitation de la vidéo et des descentes sur les lieux des crimes, les préventions ci-après ont été retenues à charge des suspects: crimes de guerre par meurtre, crimes de guerre par mutilation, crimes de guerre par traitements cruels inhumains et dégradants et refus de dénonciation d’une infraction commise par des justiciables de juridictions militaires”, a ajouté le général Ponde.

    Selon les magistrats enquêteurs, des armes de guerre de type AK 47, Uzi et six bombes castors de calibre 12 ont été saisis en plus d’armes blanches.

    “Des armes sont récupérées des mains de nos éléments qui ont pris la poudre d’escampette”, a révélé le magistrat.

    Le général Ponde a aussi indiqué que l’auditorat général se proposait “de requérir l’expertise exigée pour l’exploitation de données sur les téléphones cellulaires saisis, ainsi que l’exhumation de deux tombes localisées dans la périphérie de Mwanza Lomba” afin “d’identifier” les victimes et de déterminer “le mode opératoire de leurs bourreaux”

    Kinshasa avait d’abord refusé d’ouvrir une enquête après la diffusion sur Internet des vidéos montrant des hommes en tenue de l’armée congolaise et s’exprimant en langues parlées en RDC, tirant à bout portant sur plusieurs individus non armés ou seulement d’un lance-pierre.

    Parmi les victimes, se comptaient des femmes et des enfants à moitié nus et bardés d’amulettes pour certains.

    Les vidéos ont soulevé un tollé. Même les Nations unies ont exigé une enquête.

    Les autorités congolaises ont finalement accepté le 22 février de diligenter une enquête des magistrats mais rejeté l’assistance offerte par les Nations unies.

    Entre-temps, le Bureau des Nations unies pour les droits de l’homme a révélé l’existence des fosses communes dans la zone concernée. Kinshasa a confirmée en les imputant aux miliciens Kamwina N’sapu.

    La semaine dernière, deux experts de la Mission de l’ONU en République démocratique du Congo ont disparus dans la région du Kasaï, accompagnés de quatre congolais. Leur sort n’est pas toujours connu mais les recherches se poursuivent.

    “Les deux experts Michael Sharp, de nationalité américaine, et Zahida Katalan, de nationalité suédoise ont été kidnappés sur l’axe Bukonde-Tshimbula accompagnés de quatre Congolais”, selon le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende.

    Une semaine plus tôt, un Casque bleu uruguayen a été blessé par balles dans la région du Kasaï dans le centre de la RDC.

    La région du Kasaï est secouée depuis 2016 par une insurrection de Kamwina Nsapu, chef traditionnel tué en août lors d’une opération militaire après s’être révolté contre les autorités de Kinshasa.

    Parties de Kananga, capitale du Kasaï-central en septembre 2016, les violences entre les forces de l’ordre et les miliciens ont progressivement gagné les provinces voisines du Kasaï-oriental, du Kasaï et de Lomami et fait plus de 400 morts.

    Samedi, le vice-premier ministre et ministre de l’intérieur et sécurité, Ramazani Shadary, a toutefois parlé de la fin du phénomène Kamwina Nsapu dans l’espace Kasaï.

    Par ailleurs, la mission de l’ONU en RDC (Monusco) s’est déclarée “préoccupée” suite à des informations faisant état d’”un nombre important de personnes tuées” en deux jours d’affrontements entre les forces de sécurité et les miliciens du chef Kamwina Nsapu, dans un communiqué samedi.

    Avec VOA