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  • Un officier congolais et deux pilotes russes tués dans l’est de la RDC

    Un officier congolais et deux pilotes russes tués dans l’est de la RDC

    -Les corps d’un officier de l’armée congolaise et deux pilotes russes ont été retrouvés sans vie après des crashs d’hélicoptères dans l’est de la République démocratique du Congo, déclare le commandant des opérations des Forces armées de la RDC dans la région nord-est de la province du Nord-Kivu.

    Deux hélicoptères MI-24 de l’armée se sont écrasés vendredi dans une région montagneuse “à la suite du mauvais temps”, a déclaré le général Léon Mushale, commandant des opérations dans la région, lors d’une conférence de presse à Goma, capitale du Nord-Kivu, région où le drame s’est produit.

    Au cours des recherches, “les troupes au sol ont retrouvé trois corps: un officier FARDC (armée congolaise) et deux pilotes russes”, a-t-il expliqué.

    Les deux crashs se sont produits lors d’une “patrouille de reconnaissance contre des ex-M23” (Mouvement du 23 mars) qui a fait “prisonnier” un autre pilote russe, a ajouté l’officier.

    Selon le général Mushale, deux autres officiers des FARDC et trois membres d’équipage de nationalité russe blessés ont également été retrouvés, avant d’être évacués par les Casques bleus.

    “On a évacué tous les blessés vers les hôpitaux” à Goma, a déclaré à l’AFP une source onusienne.

    L’un de deux hélicoptères Mi-24 de Forces armées de la RDC retrouvés après deux crashs dans le nord-est de la RDC, Nord-Kivu, 31 janvier 2017. Crédit/FRADC

    L’un de deux hélicoptères Mi-24 de Forces armées de la RDC retrouvés après deux crashs dans le nord-est de la RDC, Nord-Kivu, 31 janvier 2017. Crédit/FRADC

    Le M23 est un ancien groupe rebelle à dominante tutsi ayant fui la RDC après avoir été défait en novembre 2013 par l’armée congolaise, soutenu par les Casques bleu, à l’issue de dix-huit mois de guérilla au Nord-Kivu.

    Un mois après, à Nairobi, le M23 et Kinshasa avaient signé des engagements, notamment pour ouvrir la voie au rapatriement de la plupart des combattants de l’ex-rébellion en vue de leur réinsertion dans la vie civile. Une opération qui stagne depuis.

    Lundi, l’armée rwandaise a indiqué que trente personnes “non armées” se présentant comme des “combattants” du M23 s’étaient réfugiés au Rwanda, affirmant fuir une offensive de l’armée congolaise.

    Le général Mushale a salué le fait que Kigali avait reconnu que “les ex-combattants du M23 ont pris le chemin du Rwanda dans leur fuite suite à la pression des FARDC”.

    Les autorités congolaises accusent régulièrement le Rwanda et l’Ouganda d’avoir laissé “ces criminels (les ex- rebelles duM23) circuler librement” sur leur territoire alors qu’ils devraient être selon elles jugés.

    Avec AFP

  • Le réveil meurtrier de la secte politico-religieuse Bundu Dia Kongo inquiète l’ONU

    Le réveil meurtrier de la secte politico-religieuse Bundu Dia Kongo inquiète l’ONU

    -Le porte-parole de la Mission de l’ONU en RDC (Monusco) a déclaré que le réveil meurtrier de Bundu Dia Kongo, secte politico-religieuse basée dans le Kongo central, province du sud-ouest de la République démocratique du Congo, inquiétait.

    Mardi, “les éléments de la secte Bundu Dia Kongo (BDK) ont initié des manifestations à Kimpese [environ 190 km au sud-ouest de Kinshasa] suite auxquelles cinq personnes ont été tuées et plusieurs autres ont été blessées” dont un policier, a déclaré Félix-Prosper Basse, porte-parole de la Mission de l’ONU en RDC (Monusco) lors d’une conférence de presse.

    M. Basse, qui n’a pas apporté de précisions sur l’identité des morts, a fait part de l’”inquiétude” de la Monusco comme c’est le cas “à chaque fois que les violences sont observées quelque part” en RDC.

    “Nous n’avions pas entendu parler de cette secte depuis un certain temps, nous voyons qu’il y a une renaissance, ce groupe qui a été dormant a repris les armes”, a-t-il ajouté.

    Bundu Dia Kongo (“Royaume du Congo” en kikongo) est un groupe d’opposition religieux sécessionniste très implanté dans la province du Kongo-central. Il prône la restauration de l’ex-royaume Kongo, qui a connu son apogée au XVIe siècle et dont l’autorité s’étendait sur l’actuel Kongo central et des territoires aujourd’hui en Angola, au Congo-Brazzaville et au Gabon.

    Cette secte est dirigée par le député Ne Muanda Nsemi, qui n’a jamais été arrêté.

    En 2008, la secte a été réprimée au cours d’une opération militaire après une série d’attaques armées contre des agents de l’État menées par ses adeptes, qui appelaient la population locale à chasser les “non-originaires” de la province.

    Vingt-sept personnes au-moins ont été tuées dans cette opération, selon le bilan officiel, une centaine selon l’ONU et une coalition d’ONG locales.

    En décembre 2015, le président Joseph Kabila a gracié neuf membres de BDK qui avaient été condamnés à perpétuité.

    A la suite de cette mesure, Ne Muanda Nsemi a amorcé un rapprochement avec M. Kabila avant de faire une volte-face brutale et de reprendre ses attaques au vitriol contre le président.

    Le mandat de M. Kabila, à qui la Constitution interdit de se représenter, est arrivé à échéance le 20 décembre.

    Le chef de l’État se maintient néanmoins à son poste en vertu d’un arrêt contesté de la Cour constitutionnelle finalement avalisé par l’opposition dans un accord de cogestion temporaire du pays signé le 31 décembre et dont les modalités d’application continuent d’être âprement discutées.

    Avec AFP

  • Étienne Tshisekedi doit quitter la RD Congo pour un « check-up médical » en Belgique

    Étienne Tshisekedi doit quitter la RD Congo pour un « check-up médical » en Belgique

    -L’opposant congolais Étienne Tshisekedi, âgé de 84 ans, doit quitter Kinshasa dans les heures qui viennent pour effectuer un « check-up médical » en Belgique, a indiqué sa famille à Jeune Afrique. Une absence qui ne remet pas en cause l’application de l’accord politique du 31 décembre, assure l’opposition.

    Étienne Tshisekedi va de nouveau devoir s’éloigner de son pays et de ses partisans. Le principal opposant congolais doit en effet quitter Kinshasa « ce [lundi] soir » pour la Belgique, afin de subir un « check-up médical », a confirmé son fils Félix Tshisekedi à Jeune Afrique.

    « Il s’agit d’une simple consultation, a-t-il ajouté. Il devrait prendre un peu de vacances, après six mois de présence ininterrompue, mais cela ne durera pas plus de quelques semaines ».

    Un jet privé est déjà parti de Bruxelles pour venir le recueillir à Kinshasa, a ajouté un autre membre de son entourage sous couvert d’anonymat.

    D’après nos informations, l’autorisation de survol et d’atterrissage du territoire congolais de l’appareil a été demandée ce week-end au ministère en charge des Transports et Voies de communication à Kinshasa. Le feu vert a été donné dans la foulée.

    « Étienne Tshisekedi n’est pas concerné par une quelconque mesure d’interdiction de sortie du territoire, il peut partir tranquillement : il ne présente pas d’intérêts pour les services de renseignements », affirme-t-on du côté du ministère congolais de l’Intérieur.

    Quid du Conseil national de suivi ?

    Ce départ intervient alors que les modalités de l’accord politique signé entre l’opposition et la majorité à Kinshasa le 31 décembre font toujours l’objet d’intenses discussions. La majorité de la classe politique congolaise s’était mise d’accord pour co-gérer le pouvoir après le report de l’élection présidentielle, initialement prévue pour décembre 2016.

    En tant que chef du « Rassemblement de l’opposition », la principale plateforme d’opposition, Étienne Tshisekedi devait présider un « conseil national de suivi », chargé de s’assurer de l’avancement régulier des préparatifs de l’élection d’ici à la fin de 2017.

    Son départ menace de prolonger encore les discussions préalables à la mise en place de l’accord, qui durent depuis déjà trois semaines. « L’application de l’accord peut commencer sans lui, assure toutefois Félix Tshisekedi. Un membre de son cabinet pourrait assurer l’intérim. Cela est encore en discussion ».

    Le leader historique de l’opposition congolaise, âgé de 84 ans, avait déjà passé deux ans en exil médical entre 2014 et 2016. Son retour à Kinshasa, en juillet dernier, avait galvanisé ses partisans, prêts à manifester pour obtenir le départ de Joseph Kabila. La tension était retombée d’un cran avec la signature de l’accord du 31 décembre dernier. Elle pourrait encore s’atténuer avec le départ d’Etienne Tshisekedi.

    J.A

  • Kampala admet que des ex-rebelles du M23 se sont échappés d’une base en Ouganda

    Kampala admet que des ex-rebelles du M23 se sont échappés d’une base en Ouganda

    -Le gouvernement ougandais a admis avoir perdu la trace de 40 rebelles congolais s’étant échappés d’une base militaire ougandaise dans laquelle ils étaient cantonnés depuis 2014, tandis que 101 autres ont été arrêtés alors qu’ils tentaient de rejoindre la République démocratique du Congo (RDC).

    Plus tôt cette semaine, l’Ouganda avait pourtant nié que des ex-rebelles du Mouvement du 23 mars s’étaient échappés de la base de Bihanga (ouest, près de la frontière congolaise). Kinshasa avait affirmé dimanche qu’au moins 200 d’entre eux avaient pénétré en RDC depuis l’Ouganda et investi une localité du Nord-Kivu (est de la RDC).

    Le M23 est un ancien groupe rebelle à dominante tutsi ayant fui la RDC après avoir été défait fin 2013 par l’armée congolaise. Plusieurs centaines de ses membres avaient alors trouvé refuge en Ouganda, où ils ont été cantonnés dans la base militaire de Bihanga.

    Le porte-parole du gouvernement ougandais, Ofwono Opondo, a indiqué jeudi dans un communiqué que certains ex-rebelles “ont furtivement quitté” la base, et que “le lieu où ils se trouvent actuellement est inconnu”.

    “La nuit passée, la sécurité ougandaise a intercepté quatre véhicules à Mbarara transportant 101 anciens combattants du M23 en chemin vers la République démocratique du Congo”, a par ailleurs affirmé la même source. “Ces 101 (anciens combattants, ndlr) suivaient un autre groupe de 40 dont nous avons découvert qu’ils s’étaient échappés il y a sept jours”.

    M. Opondo n’a pas précisé quand les autorités ougandaises se sont rendu compte de la disparition des 40 ex-rebelles.

    Dernier mouvement des rébellions à dominante tutsi soutenues par le Rwanda et l’Ouganda dans l’est de la RDC, le M23 avait été défait en novembre 2013 par l’armée congolaise, appuyée par les Casques bleus de la mission de l’ONU en RDC (Monusco), après dix-huit mois de guérilla au Nord-Kivu.

    Des centaines de ses combattants ont alors fui vers l’Ouganda et le Rwanda. Après les évasions de cette semaine, quelque 270 ex-rebelles se trouvent encore à Bihanga, selon M. Opondo.

    Le porte-parole a également nié toute implication ougandaise dans l’évasion des ex-rebelles et ajouté que son pays ne soutient aucun mouvement armé visant à déstabiliser la RDC.

    Les autorités congolaises accusent elles régulièrement le Rwanda et l’Ouganda d’avoir laissé “ces criminels (les ex-rebelles du M23) circuler librement” sur leur territoire alors qu’ils devraient être selon elles jugés.

    Avec AFP

  • Deux cents ex-combattants du M23 réfugiés en Ouganda investissent une localité dans l’est de la RDC

    Deux cents ex-combattants du M23 réfugiés en Ouganda investissent une localité dans l’est de la RDC

    -Les autorités congolaises ont annoncé dimanche l’entrée sur le territoire de la République démocratique du Congo de 200 ex-combattants du “Mouvement du 23 mars” (M23), un groupe rebelle défait en 2013, en provenance de l’Ouganda voisin où ils étaient réfugiés.

    “Deux colonnes d’anciens éléments de la rébellion du M23 ont franchi hier la nuit les frontières en provenance de l’Ouganda investissant le village d’Ishasha”, a annoncé à l’AFP Lambert Mende, le porte-parole du gouvernement congolais.

    “Il y a déjà des affrontements avec les Forces armées de la RDC (FARDC) parce que l’armée congolaise ne laissera personne traverser nos frontières sans autorisation, avec des armes”, a ajouté M. Mende.

    Sur son compte Twitter, le gouverneur du Nord-Kivu, Julien Paluku a lancé l’alerte.

    Ishasha est une localité du territoire de Rutsuru située à 155 km au nord-est de Goma, capitale la province déchirée du Nord-Kivu frontière avec l’Ouganda.

    Le M23 est le dernier mouvement des rébellions à dominante tutsi soutenues par le Rwanda et l’Ouganda dans l’est de la RDC.

    Le M23 a été vaincu en novembre 2013 par l’armée congolaise avec l’appui de la Mission de l’ONU en RDC (Monusco) après dix-huit mois de guérilla au Nord-Kivu (est de la RDC).

    En décembre 2013 à Nairobi, le M23 et Kinshasa avaient signé des engagements pour, notamment ouvrir la voie au rapatriement de la plupart des combattants de l’ex-rébellion en vue de leur réinsertion dans la vie civile.

    Depuis, le mouvement de retour n’a pas été massif. Selon Kinshasa, seuls 193 miliciens sur 1.500 ont été rapatriés d’Ouganda et 13 sont volontairement rentrés du Rwanda sur les quelques centaines qui y étaient hébergés.

    Les autorités congolaises accusent régulièrement leurs voisins (le Rwanda et l’Ouganda) d’avoir laissé “ces criminels circuler librement” sur leurs territoires respectifs alors qu’ils devraient être jugés.

  • Quel Gouvernement pour la République démocratique du Congo ?

    Quel Gouvernement pour la République démocratique du Congo ?

    –    ‘‘Que chacun fasse connaître le genre de gouvernement qui commande son respect et ce sera le premier pas pour l’obtenir.’’ La désobéissance civile – Henry David Thoreau

    Par Joël Asher Lévy-Cohen

     

    Un Gouvernement est, par essence, une ‘‘Équipe’’. Celle-ci a la réputation de travailler, efficacement, sous l’autorité d’un homme-orchestre, sous la supervision d’un chef d’orchestre. Sa charge primordiale consiste, naturellement, à ‘‘mettre en musique’’, à ‘‘mettre en demeure’’ la politique de la Nation. D’ailleurs, cette dernière justifie, à n’en point douter, sa mise en place. En conséquence, cela signifie que sa mission se résume à ‘‘satisfaire les aspirations populaires légitimes sous forme de politiques publiques’’ arrêtées en conseil des ministres et avalisées par la Représentation nationale.

    Relativement à la Constitution de la République démocratique du Congo promulguée sous la période de Transition le 18 février 2006, cet homme-orchestre s’avère, bien entendu, le Premier ministre. Ce personnage au plus haut sommet de l’État est, en fait, le chef du Gouvernement et de l’Administration publique.

    En réalité, qui dit ‘‘Gouvernement’’, dit fondamentalement ‘‘Équipe’’. Qui dit ‘‘Équipe’’, dit intrinsèquement ‘‘Esprit’’. Donc, avant d’être une ‘‘Institution’’ ou un ‘‘Organe’’ de l’État, un Gouvernement est, par définition, un ‘‘Esprit’’. Celui-ci est caractérisé par la Cohésion de ses membres. C’est-à-dire : l’Osmose ou la Symbiose qui soude, fermente l’Équipe. Celle-ci est moralement, donc mentalement, favorisée par la supervision et la coordination du chef d’orchestre qu’est le Premier ministre.

    Toutefois, pour qu’il y ait nécessairement Cohésion, il faut qu’il y ait, impérativement, en amont Adhésion. Dans le contexte administratif d’un pays, ce mot signifie le fait de partager entièrement les objectifs fixés par le Premier ministre et de contribuer par ses actions sur le terrain à les atteindre pour le bien-être de l’État et de la Nation. À ce niveau, qui dit action, dit logiquement et forcément comportement ou attitude. Ce qui renvoie ipso facto à la fameuse notion ou au fameux principe d’Éthique de travail.

    En d’autres termes, sans une véritable Adhésion en amont, il n’y a résolument pas de Cohésion. Ce qui veut dire : la notion d’Esprit qui se profile en aval et qui sous-tend, par conséquent, la constitution du Gouvernement, n’existe absolument point. D’où le sens de la trilogie [Gouvernement = ‘‘Équipe’’ + ‘‘Esprit’’ + ‘‘Éthique’’].

    Dans le cadre du ‘‘Dialogue politique intercongolais’’ conduit de main de maître, au cours du mois de décembre 2016, par la fameuse Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), il va de soi que la République démocratique du Congo transite par la mise en place d’un véritable Gouvernement d’Union nationale. Pour qu’il y ait, à cet égard, Cohésion gouvernementale, il faut qu’il y ait pratiquement adhésion sans faille des ministres à la vision du Premier ministre. Cette réalité ne peut, moralement et matériellement, se manifester sur le terrain qu’au moyen de la compréhension et de l’interprétation qu’ils ont réellement de leurs mandats administratifs et des objectifs politiques assignés par ledit pacte politique à cette structure gouvernementale.

    Dans ce contexte on ne peut plus particulier, pour réussir une meilleure cohésion, il va de soi que l’équipe gouvernementale soit inéluctablement ‘‘restreinte’’. En effet, la réduction de sa grosseur ou l’amincissement de sa taille entraînera qu’elle soit plus soudée, plus efficace et plus productive. En vue de marquer une rupture nettement radicale avec le Mobutisme et le Kabilisme prévaricateurs essentiellement fondés sur l’éclatement artificiel des ministères[i] dans l’optique d’entretenir une élite politique ‘‘vorace’’ et ‘‘contreproductive’’, cette Institution gouvernementale doit comporter tout au moins 15 ministères ou tout au plus 22 départements ministériels.

    À cet effet, le Gouvernement d’Union nationale issu des pourparlers intercongolais pilotés par la CENCO doit être un Gouvernement de Salut public parce que sa mission consiste à extirper tous les dangers qui guettent la République démocratie du Congo. Celle-ci doit commencer par la méthode de gestion politique et administrative de la chose publique, laquelle a réellement montré ses limites, ses failles sous les régimes despotiques successifs. Pour ce faire, le slogan politique et administratif de cet organe chargé d’administrer la Collectivité publique au nom et au service de la Nation doit être : ‘‘Rigueur’’, ‘‘Austérité’ et ‘‘Responsabilité’’.

    Outre la voie salutaire de la paix et de l’harmonie, de la réconciliation nationale et de la concorde politique, de la dignité et de la justice sociale, de la démocratie et de la liberté, du développement économique de la Collectivité publique et du progrès social du Citoyen, ce Gouvernement de Salut public, d’ailleurs essentiellement composé de ‘‘techniciens’’ chevronnés et non de ‘‘politiques’’, se doit, inexorablement, d’engager la République démocratique du Congo à abolir immédiatement la ‘‘potence’’. Ce qui constituerait, à coup sûr, un grand pas vers la modernité ambiante.

    Quelques exemples de regroupement des ministères eu égard à leurs mandats publics et administratifs :

    1. Sécurité publique, Administration du Territoire & Décentralisation
    2. Population & Identification nationale, Affaires coutumières, Immigration & Citoyenneté
    3. Affaires étrangères, Coopération internationale, Intégration régionale & Commerce extérieur
    4. Justice, Droits humains & Réformes démocratiques
    5. Défense nationale & Anciens combattants
    6. Éducation nationale, Jeunesse, Sports & Loisirs
    7. Industrie, Innovation technologique, Entreprises & Formation professionnelle
    8. Environnement, Eaux & Forêts, Agriculture & Pêche
    9. Économie & Finances, Budget & Plan
    10. Logement, Habitat & Urbanisme
    11. Développement & Infrastructures (Bâtiments & Travaux publics)
    12. Transports & Communications, Poste & Télécommunications
    13. Culture & Tourisme, Arts & Artisanat (porte-parole du Gouvernement)
    14. Fonction publique, Emploi & Prévoyance sociale, Famille & Solidarité nationale
    15. Santé & Hygiène publique, Action humanitaire & Services sociaux
    16. Énergie, Mines et Hydrocarbures

    [i] Le gonflement pléthorique du personnel politique et gouvernemental. Le grossissement éléphantesque de la taille du Gouvernement.