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  • Le film “l’Homme qui répare les femmes” définitivement interdit en RDC

    Le film “l’Homme qui répare les femmes” définitivement interdit en RDC

    Lambert_Mende-Le documentaire du belge Thierry Michel est consacré au combat du gynécologue congolais Denis Mukwege en faveur de milliers de femmes violées dans l’est de la RDC.

    Le gouvernement Congolais maintient sa décision d’interdire la diffusion en RDC du film “l’Homme qui répare les femmes” consacré au combat du gynécologue congolais Denis Mukwege en faveur de milliers de femmes violées dans l’est du pays.

    Selon le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende, la commission mise en place pour analyser le contenu de ce documentaire consacré à Denis Mukwege a arrêté de travailler suite à des menaces et des propos discourtois du réalisateur Thierry Michel à l’endroit du Ministre de la communication et médias.

    Lambert Mende, porte parole du gouvernement de RDC


    Lambert Mende, souligne que la décision du gouvernement est irréversible.Joint à Bruxelles par VOA Afrique, Thierry Michel rejette ces accusations.”C’est de la pure fiction”, dit-il, parlant de ces menaces qu’il aurait proférées à l’endroit du ministre Mende.

    Le réalisateur Thierry Michel au micro de Bagassi Koura


    Les autorités congolaises avaient déjà annoncé le 2 septembre l’interdiction de diffuser le film en arguant que ce documentaire, récompensé par plusieurs prix internationaux, témoigne d’une “volonté manifeste de nuire” à l’armée congolaise et de “salir” son image.

    VOA

  • Le président chinois rencontre son homologue de la RDC

    Le président chinois rencontre son homologue de la RDC

    kabila en chine– Le président chinois Xi Jinping a rencontré vendredi Joseph Kabila, le président de la République démocratique du Congo (RDC), appelant les deux pays à stimuler les relations bilatérales.

    M. Xi a déclaré qu’il avait apprécié la présence de M. Kabila aux célébrations de la Journée de la Victoire, soulignant que cela prouvait l’amitié entre les deux peuples et montrait au monde la volonté du Congo de sauvegarder la paix.

    Selon le président chinois, la Chine, en considérant les relations bilatérales d’un point de vue stratégique et avec une perspective tournée vers l’avenir, est prête à travailler avec la RDC pour approfondir la coopération amicale et mutuellement bénéfique, et développer le partenariat stratégique, afin d’obtenir des résultats gagnant-gagnant.

    Les deux parties doivent maintenir des contacts étroits entre les responsables de haut niveau, promouvoir la confiance mutuelle stratégique et agir en étroite coordination sur les affaires internationales et régionales, dans le but de sauvegarder ensemble les intérêts des pays en développement, a annoncé M. Xi.

    Il a également indiqué que les deux pays devaient innover dans leur coopération pragmatique, élargir la collaboration dans la construction d’infrastructures et l’amélioration des capacités industrielles, ainsi que faciliter le développement dans la coopération agricole et forestière.

    M. Kabila a déclaré de son côté qu’il était heureux de participer aux célébrations de la Journée de la Victoire, ajoutant que l’invitation de la Chine était synonyme de confiance et d’encouragement pour son pays.

    Il a ajouté que l’amitié bilatérale entre les deux pays avait une longue histoire, et qu’il appréciait hautement l’aide et le soutien à long terme de la Chine.

    La RDC continuera de consolider et développer son partenariat stratégique avec la Chine et de promouvoir la collaboration dans les domaines, tels que l’économie et la diplomatie, a-t-il noté.

    (Xinhua)

  • Procès Chebeya: le ministère public confirme son réquisitoire

    Procès Chebeya: le ministère public confirme son réquisitoire

    PROCES RDC-En RDC, devant la Haute Cour militaire de Kinshasa, le ministère public a requis une nouvelle fois la condamnation à perpétuité pour les cinq auteurs présumés de l’assassinat de Floribert Chebeya. Ce défenseur des droits de l’homme avait été retrouvé mort le 2 juin 2010 avec son chauffeur, après avoir été convoqué au siège de la police, alors dirigée par le général John Numbi.

    Le verdict de l’affaire Chebeya en appel est attendu le 17 septembre. Le colonel Ekofo, le président de la Haute cour militaire, l’a annoncé lundi 31 août. Au cours de cette même audience, le ministère public a confirmé son réquisitoire : la prison à perpétuité pour tous les cinq prévenus en appel.

    Les accusés, eux, ont tous plaidé non coupables. Ils ont, de fait, demandé leur acquittement pur et simple, faute des preuves, estiment leurs avocats. « Je suis innocent dans cette affaire Chebeya, vous feriez mieux de m’acquitter plutôt que de me garder en prison », a ainsi déclaré le colonel Daniel Mukalay.

    L’audience marathon de ce lundi a été riche en répliques et contre-répliques de toutes les parties. « Ce procès n’est pas dirigé contre le président Joseph Kabila, et aucun élément du dossier ne le renseigne », a rétorqué maître Kabasela Ilunga, représentant les parties civiles, aux avocats de la défense. Ceux-ci avaient affirmé dans leurs plaidoiries que le procès Chebeya était en fait une affaire politique destinée à atteindre la personne du chef de l’Etat par l’intermédiaire du général John Numbi, soupçonné d’être le commanditaire du meurtre.

    Selon Peter Ngomo, un des autres avocats des parties civiles, on sait là où se trouvent tous les autres criminels qui ont participé à l’assassinat de Floribert Chebeya et Fidèle Bazana, mais beaucoup de choses n’ont pas été dites. Et maître Régine Sesepe de renchérir que ce procès n’est pas terminé. Pourquoi ? Parce qu’il y a des devoirs et des arriérés d’instruction qui n’ont pas été examinés. Et puis reste le volet sénégalais. A Dakar, l’un des suspects en cavale, le major Paul Mwilambwe, s’est constitué prisonnier, avant d’être inculpé par la justice sénégalaise en janvier dernier.

    « Nous voulons la vérité », a déclaré maître Régine Sesepe, qui a réclamé pour les épouses Chebeya et Bazana la réparation des préjudices sexuels. Des dommages intérêts évalués pour chacune des épouses à trente millions de dollars.
    RFI
  • 3ème mandat de Kabila: les médias publics accusés de partialité

    3ème mandat de Kabila: les médias publics accusés de partialité

    joseph_kabila-L’Association africaine de défense des droits de l’homme (Asadho) a adressé une lettre ouverte au président congolais Joseph Kabila pour dire son opposition à éventuel un troisième mandat du chef de l’Etat, jugé anticonstitutionnel. L’organisation dénonce également une instrumentalisation des médias publics par les partisans du troisième mandat.

    C’est une nouvelle pierre que vient de jeter l’Asadho dans le débat autour de la question d’un éventuel troisième mandat de Joseph Kabila à la tête de la République démocratique du Congo. Dans une lettre envoyée lundi au président (reprise en intégralité sur plusieurs sites congolais), l’Asadho dénonce les « appels à la violation de la Constitution ».

    L’Asadho demande à Kabila de « rappeler ses troupes à l’ordre »

    Interrogé par RFI, Jean-Claude Katende, président de l’association de défense des droits de l’homme, fustige notamment les interventions régulières des proches du président Joseph Kabila, qui lancent des appels à un troisième mandat, notamment sur la Radio télévision nationale congolaise (RTNC).

    « La RTNC est une institution publique, financée par les contribuables congolais. Nous ne pensons pas qu’il soit acceptable que l’on se serve de cet outil, qui appartient à tous les Congolais, pour appeler à la violation de la Constitution », dénonce Jean-Claude Katende.

    L’Asadho pointe « le silence du président de la République, qui ne rappelle pas ces troupes à l’ordre ». Selon l’association, M. Kabila laisse faire les appels à une candidature de sa part à un troisième mandat, « alors que cette possibilité ne lui est pas reconnue par la Constitution de notre pays ».

    L’exemple burundais et la crainte des violences

    « Si la situation dégénère, ce sont nos vies qui vont être affectées », justifie Jean-Claude Katende, qui pointe les risques d’une escalade comparable à celle qui touche le Burundi.

    Il faut que Joseph Kabila « se prononce de manière claire pour dire qu’il ne va pas briguer un troisième mandat, demande le président de l’Asadho. Parce que, pour nous, le troisième mandat risquerait de nous plonger dans la crise qui est connue aujourd’hui par le Burundi. »

    Et pour Jean-Claude Katende, les violences qui résulteraient d’une telle crise seraient « très grandes par rapport à ce qui se passe au Burundi ». Pour lui, « le peuple n’est pas prêt à accepter une nouvelle transition, qui serait conduite par le président Kabila, et encore moins un nouveau mandat ou un troisième mandat pour ce dernier ».

    RFI

  • RDC : campagne choc de l’ONU pour sensibiliser les Casques Bleus aux violences sexuelles

    RDC : campagne choc de l’ONU pour sensibiliser les Casques Bleus aux violences sexuelles

    monusco-La campagne de prévention lancée lundi sur internet vise à rappeler la “tolérance zéro pour le personnel civil et militaire des Nations unies” lorsque des violences sexuelles sont commises, indique le site de la Monusco.

    Dans le cadre de cette initiative, la mission de l’ONU en RDC (Monusco) a publié lundi 17 août plusieurs photos chocs. L’une d’elles montre une jeune fille en pleurs, le visage caché entre ses mains. Elle est assise sur un lit et, près d’elle, git l’uniforme d’un Casque bleu. « Elle pourrait être votre fille. Pas de relations sexuelles avec les enfants ! », indique la légende.

    Une autre photo montre un Casque bleu de dos, torse-nu et derrière des barreaux. « Les relations sexuelles avec les mineurs sont un crime », est-il écrit en blanc, sur fond rouge. Enfin, un cliché présente un préservatif flanqué du sigle de l’ONU. Le message : « Ceci n’est pas un laisser-passer pour la prostitution ».

    Interrogée par l’AFP, une source de la Monusco a affirmé que la campagne était « prévue bien avant » l’affaire qui a mené à la démission mercredi dernier du général Babacar Gaye, chef de la Mission de l’ONU en Centrafrique (Minusca) et ancien commandant de la Monusco, et qu’elle s’inscrivait dans le cadre de ses activités régulières de prévention.

    Excédés, des internautes invitent la Monusco à « dégager » du pays

    Le diplomate sénégalais a quitté son poste après une série d’accusations d’abus sexuels sur des enfants, qui auraient été commis par des Casques bleus en Centrafrique.

    La campagne de l’ONU a déjà fait réagir des dizaines d’internautes sur Facebook. « Cette nouvelle campagne de la Monusco contre les violences sexuelles est à saluer », mais il est « dommage qu’il en faille une puisque [l’]ONU, c’est censé protéger et pas agresser », commente Dali Mbala.

    Excédés, des internautes invitent la Monusco à « dégager » du pays, estimant qu’elle ne remplit pas correctement sa mission : appuyer l’armée dans l’éradication des dizaines de groupes armés locaux et étrangers qui sévissent dans l’est congolais depuis deux décennies.

    La Mission est régulièrement accusée d’agressions sexuelles, notamment sur mineurs. En février 2005, l’ONU a interdit aux Casques bleus d’avoir des relations avec des Congolais après la révélation d’abus sexuels sur des filles de 13 ans.

    Jeune Afrique