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  • Révélations du gouvernement à la question d’actualité du sénateur Mutinga

    Révélations du gouvernement à la question d’actualité du sénateur Mutinga

    Senat Congolais
    Senat Congolais

    Les services étaient au courant des attaques du 30 décembre. Qu’est-ce qui s’est passé le lundi 30 décembre 2013 ? C’est la quintessence de la question d’actualité que le sénateur Mutinga, également rapporteur de la Chambre haute du Parlement, a adressé simultanément au vice-Premier ministre, ministre de la Défense nationale et au ministre de l’Intérieur. Dans leurs réponses, ces derniers ont fait des révélations, notamment, les services de sécurité et de défense étaient tous au courant de ces attaques qui ont causé mort d’homme et créé la psychose au sein de la population. Question : si tel est le cas, pourquoi a-t-on donc laissé faire, alors qu’on pouvait anticiper et étouffer le mal dans l’œuf ? Suspense !

    Contrairement à toutes les versions distillées dans l’opinion en rapport avec les attaques perpétrées le lundi 30 décembre 2013 simultanément à Kinshasa, Lubumbashi, Kolwezi et Kindu, le gouvernement vient finalement de rendre publique la version officielle des faits à la suite de la question d’actualité du sénateur Modeste Mutinga Mutuishayi. Hier mercredi, Alexandre Luba Ntambo, vice-Premier ministre et ministre de la Défense nationale, Richard Muyej Mangez, ministre de l’Intérieur, ont de la manière la plus officielle présenté à la nation le film des événements du lundi 30 décembre 2013.

    Que retenir des interventions de ces deux membres du gouvernement ? En tout cas, une chose – et c’est l’essentiel : les services de la défense et de sécurité étaient tous au courant de ce qui se tramait.

    Unanimement, les deux membres du gouvernement ont reconnu que les attaques du 30 décembre n’ont pas été une surprise d’autant que les services commis à la défense et à la sécurité du territoire national suivaient le mouvement des instigateurs. Autrement dit, les services étaient conscients de l’imminence de l’attaque, surtout qu’ils étaient au courant des dates projetées pour passer à l’action.

    Les membres du gouvernement ont tenté de balayer d’un revers de la main la première préoccupation du sénateur Mutinga, clairement exprimée en ces termes : « Etant donné que les attaques se sont déroulées de manière simultanée dans trois provinces, nous sommes en droit de conclure qu’il s’agissait d’une action planifiée et coordonnée. Comment nos services, dont on connaît l’efficacité habituelle, n’ont-ils pas eu vent de la préparation de ce complot afin de l’étouffer dans l’œuf ? »

    Pour le vice-Premier ministre et ministre de la Défense nationale, « les assaillants n’ont nullement surpris les forces de défense et de sécurité », alors que pour son collègue de l’Intérieur, « nos services étaient effectivement informés de la menace que présentait « le ministère de la Restauration » du prophète Mukungubila Mutombo ». Ce qui, selon lui, « a justifié la prise en charge de l’intéressé ».

    LES ZONES  D’OMBRE

    Seulement voilà. Si tel était le cas, pourquoi n’a-t-on pas anticipé ?  Pourquoi a-t-on laissé pourrir la situation jusqu’à subir les attaques du 30 décembre 2013 alors que l’on pouvait les empêcher et cueillir les insurgés sans qu’il y ait écoulement de sang ? Autant de questions qui taraudent les esprits, davantage ravivées avec les nouvelles révélations des membres du gouvernement. Que les services de défense et de sécurité aient été au courant, cela suppose qu’on pouvait bien éviter la centaine de morts qu’on a enregistrée dans cette journée.

    Par ailleurs, un os est survenu dans l’argumentaire des délégués du gouvernement à la Chambre haute du Parlement. Ils ont fait état une commission ad hoc qui devait apporter toute la lumière sur ce qui ce qui s’est réellement passé le 30 décembre 2013, simultanément à Kinshasa, Kindu, Lubumbashi et Kolwezi. « La suite de l’enquête, promet Alexandre Luba, permettra au gouvernement d’en savoir davantage sur les responsabilités, sur les ramifications et autres complicités éventuelles ». Point de vue également exprimé par Richard Muyej pour qui « les conclusions (de cette commission) détermineront le degré de responsabilité des uns et des autres ».

    Cette annonce aussi rassurante soit-elle laisse ouverte la voie à toutes sortes de supputations. C’est surtout sur l’absence d’une action de dissuasion du moment que les services de renseignements avaient fait leur travail. Ne dit-on pas que mieux prévenir que guérir?

    Le ministre de l’Intérieur trouve cependant une bonne raison de se défendre. Selon lui, « dès qu’il y a eu des indices d’insécurité, toutes affaires cessantes, les services de sécurité et de défense se sont déployés pour neutraliser les assaillants et rétablir ainsi l’ordre public qui était perturbé dans trois provinces ». « Le plus important à retenir, souligne-t-il, est que ces services se sont montrés à la hauteur de la tâche, comme en témoigne aujourd’hui la quiétude qui règne au sein de cet Hémicycle ». Soit !

    Toutefois, la question d’actualité du sénateur Mutinga a permis de lever un pan de voile sur les événements survenus le 30 décembre 2013. Les réponses de deux membres du gouvernement à la tribune du Sénat ont soulevé bien des préoccupations et non des moindres. Il s’agit de chercher à comprendre pourquoi les services de défense et de sécurité n’ont pas précédé ces événements ? N’avaient-ils pas reçu les ordres ?

    Ou cherchaient-ils encore à en savoir plus lorsque les assaillants sont entrés en action ?

    Cela laisse entrevoir l’existence des hics sinon des zones d’ombre autour de ces attaques. Le gouvernement se devait de crever l’abcès pour tirer cette affaire au clair. Peut-être la réponse viendra de la commission ad hoc, mise en place à cet effet.

    En encadré, la question d’actualité du sénateur Mutinga et la reconstitution telle que présentée par le ministre de l’Intérieur.

    Le Potentiel

  • Enquête sur l’assassinat de Mamadou : le général Moundos rattrapé par les commandos

    Enquête sur l’assassinat de Mamadou : le général Moundos rattrapé par les commandos

    commandosgk-is-87-Le général Moundos cité dans l’affaire de l’assassinat de feu général Mamadou Ndala a été rattrapé par les commandos de la branche du vaillant combattant abattu, lesquels se sont mis à ses trousses de l’annonce de sa fuite.

    L’officier supérieur avait disparu hier avant de se faire arrêter 24 heures après.

    Il serait en résidence surveillée au camp militaire Mangango de Beni, a indiqué une source militaire sous couvert de l’anonymat. Des officiels civils et militaires de la province ainsi que le patron de la Monusco sont descendus mardi à Beni pour s’informer comment et pourquoi Mamadou Ndala a été assassiné. Aussitôt arrivé, le gouverneur du Nord-Kivu, Julien Paluku a rassuré la population de Beni et Butembo que tout sera mis en œuvre pour que les auteurs de l’assassinat du général Mamadou Ndala répondent de leurs actes devant la justice.

    En outre, il a confirmé que  la traque des rebelles ougandais des Adf-Nalu sera menée avec la même détermination comme celle du M23. Pour sa part, le patron de la Monusco, Martin Kobler a apaisé la population de Beni sur la détermination des Nations  Unies à enrayer l’insécurité dans toute cette zone. Par la même occasion, il a réitéré le soutien de la Monusco à la population et  aux Fardc pour le retour rapide de la paix au Nord-Kivu.

    Du 7X7.CD

  • Katanga en proie à de nouveaux combats

    Katanga en proie à de nouveaux combats

    Mai_Mai_Katanga-De violents affrontements ont opposé les forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) à des Maï-Maï Bakata Katanga dans la nuit de lundi à mardi 7 janvier, à la frontière entre la commune et le territoire de Kipushi, dans le village de Kiziba, près de Lubumbashi, la deuxième ville de la République démocratique du Congo.

    Kiziba est situé à une trentaine de kilomètres au sud-est de cette ville, capitale du Katanga, riche et instable province minière. Un porte-parole militaire a confirmé qu’il y avait eu des combats, mais il a refusé de communiquer le moindre élément d’information complémentaire.

    UN CONTEXTE TROUBLÉ

    Des combats se sont aussi déroulés le 4 janvier dans la région du Katanga, région la plus riche du pays mais dont les ressources sont inégalement réparties entre le Sud, riche en cuivre et en cobalt, et le Nord, très déshérité.

    Originaires du nord de la province et sécessionnistes, les Bakata Katanga attaquent régulièrement des objectifs militaires. En mars et en novembre, ils ont été à l’origine de combats qui ont fait plusieurs dizaines de morts en plein centre de Lubumbashi, ville où les accrochages armés sont fréquents.

    Ces affrontements se sont déroulés dans un contexte troublé en RDC où une série d’attaques qualifiée d’« offensive terroriste » par le gouvernement avait fait plus de cent morts, lundi 30 décembre. 

    Des attaques avaient été signalées dans la capitale, Kinshasa, maus aussi à Lubumbashi, puis à l’aéroport international de Njili, et à celui de Kindu, capitale de la province diamantifère du Maniema, dans l’est du pays. De nombreux assaillants à Kinshasa se sont réclamés du pasteur Joseph Mukungubila Mutombo, qui se surnomme « prophète de l’Eternel » et a été candidat à la présidentielle de 2006 remportée par Joseph Kabila.

    Le Monde.fr

  • Le colonel Ndala enterré lundi à Kinshasa

    Le colonel Ndala enterré lundi à Kinshasa

    CORPS DE NDALA– Le colonel Mamadou Ndala, assassiné jeudi dans l?est de la République démocratique du Congo, doit être enterré lundi à Kinshasa, a-t-on appris dimanche soir auprès d?une source de la présidence.

    La télévision publique a annoncé la levée du corps lundi au camp militaire Kokolo, où la dépouille du colonel est arrivée dimanche en fin d?après-midi, selon la même source.

    Le cercueil de l?officier a été placé dans l’enceinte du camp avec celui de militaires tombés le 30 décembre après des attaques simultanées ayant principalement ciblé Kinshasa et Lubumbashi, deuxième ville du pays (sud-est).

    Jeudi matin, une roquette a visé la jeep du colonel Ndala à Matembo, une localité du territoire de Beni, situé dans le nord de la province riche et instable du Nord-Kivu (est), où sévissent plusieurs dizaines de groupes armés locaux et étrangers.

    Le gouvernement a accusé les rebelles ougandais de l?Alliance des forces démocratiques et de l’Armée nationale pour la libération de l’Ouganda (ADF-Nalu), mais cette thèse ne convainc pas de nombreux habitants ainsi que plusieurs militaires.

    Vendredi soir, le corps du colonel Ndala a été rapatrié à Kinshasa.

    Samedi, une marche de quelques centaines de jeunes qui réclamaient notamment l?enterrement du colonel Ndala à Goma, capitale du Nord-Kivu, a été dispersée au gaz lacrymogène par la police.

    Dimanche soir, la société civile (associations, organisations, syndicats, etc) du Nord-Kivu a appelé la population de la province à observer une “journée de deuil (lundi) pour honorer ce héros”.

    Le colonel Ndala, 35 ans, était connu pour ses nombreuses victoires contre la rébellion du Mouvement du 23 mars (M23), que le Rwanda et l?Ouganda voisins sont accusés d?avoir soutenue, et qui a capitulé le 5 novembre après une offensive  de l?armée et de la brigade d?intervention de l?ONU.

    Avec AFP

  • Chan 2014: les Léopards n’ont pas été délogés de l’hôtel, affirme Santos Muntubile

    Chan 2014: les Léopards n’ont pas été délogés de l’hôtel, affirme Santos Muntubile

    Santos Mutubile. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo-Les Léopards de la RDC n’ont pas été délogés de leurs chambres d’hôtel, à Polokwane, en Afrique du Sud, a affirmé ce dimanche 5 décembre le sélectionneur de l’équipe, Muntubile Santos, contredisant l’information livrée vendredi par le coordonateur des équipes nationales de football de la RDC, Théo Binamungu.

    Le sélectionneur a affirmé que l’équipe nationale de la RDC n’a pas été délogée mais elle a plutôt fait le déplacement de Johannesburg, à 350 km de Polokwane, pour jouer un match amical contre l’équipe nationale mozambicaine.

    Ce match ne s’est pas joué pour des raisons non encore révélées, a-t-il indiqué.

    «On est toujours à l’hôtel depuis qu’on est arrivé. On n’a juste fait le déplacement pour Johannesburg où on devait jouer le match contre la formation mozambicaine mais comme on n’a pas joué on y est rentré. On n’est pas dehors et on est ensemble», a affirmé Santos Muntubile.

    Il a qualifié la nouvelle sur le déguerpissement des Léopards de l’hôtel de « racontars » et a estimé que le pays ne peut pas manquer des moyens pour héberger l’équipe nationale.

    Le coordonateur des équipes nationales de football de la RDC avait pourtant déclaré à Radio Okapi le vendredi que les joueurs congolais avaient été délogés de leur hôtel à Polokwane, faute de paiement des frais d’hébergement.

    Par ailleurs, Santos Muntubile a affirmé ne pas être au courant de la somme de 300 000 américains débloqués par le gouvernement mais il a assuré que le moral des membres de la délégation congolaise est au zénith: «Si c’arrive tant mieux et si ca n’arrive pas, on va jouer, on est Congolais. On connaît la musique».

    Le président de la Fédération congolaise de football, Constant Omari, a affirmé le samedi que le gouvernement ongolais avait débloqué le premier acompte des fonds pour la préparation des Léopards en Afrique du Sud.

    Muntubile Santos a en outre regretté le fait que ses poulains n’aient pas livré assez de matches avant le démarrage du Chan mais il a assuré que la RDC sera à l’hauteur de ses adversaires du groupe (Mauritanie, Gabon et Burundi).

    «On est prêt pour affronter tous les pays de notre groupe. Pour moi, l’argent vient après. C’est un support pour aider ces jeunes à bien se préparer mais je sais ce sont des adultes», a poursuivi Santos Muntubile.

    La RDC est classée dans le groupe C avec le Gabon, la Mauritanie et le Burundi. Elle débute la compétition le 14 janvier contre la Mauritanie. Championne de la compétition en 2009, elle a été éliminée en 2011 en quarts de finale par les Tunisiens qui ont remporté la deuxième édition.

    Les 23 sélectionnés :

    1. Robert Kidiaba Muteba (TP Mazembe)
    2. Hervé Lomboto (V club).
    3. Freddy Kaninda Tshini (Dragons)
    4. Eric Nkulukuta Miala (TP Mazembe)
    5. Hervé Ndonga Mianga (TP Mazembe)
    6. Jean Kasusula Kilitsho (TP Mazembe)
    7. Patou Ebunga Simbi (V club)
    8. Bodrick Ungenda Muselenge (DCMP)
    9. Joël Kimwaki Mpela (TP Mazembe)
    10. Thierry Kasereka (V club)
    11. Eric Kabulu (Don Bosco)
    12. Yannick Bangala Litombo (DCMP)
    13. Patrick Ilongo Ngasanya (TP Mazembe)
    14. Chikito Lema Mabidi (V club)
    15. Alain Mukoko Mayayi (DCMP)
    16. Guy Lusadisu Basisila (V club)
    17. Firmin Mubele Ndombe (V club)
    18. Héritier Luvumbu Nzinga (V club)
    19. Reagan Mpembele Mukanisa (Don Bosco)
    20. Cedrick Mbidi Mavuanga (DCMP)
    21. Eddy Ngoyi Emomo (Shark XI)
    22. Jean Marc Makusu Mundele (New Bel’or)
    23. Joseph Mavuba Nlandu (Dragons)

    Avec radiookapi.net

  • Un officier supérieur arrêté après l’assassinat du colonel Ndala

    Un officier supérieur arrêté après l’assassinat du colonel Ndala

    BENI-Un officier supérieur de l’armée et son garde du corps ont été arrêtés le lendemain de l’attaque à la roquette qui a tué jeudi le populaire colonel  Mamadou Ndala dans l’est de la RDCongo, a-t-on appris dimanche auprès de la société civile de la province du Nord-Kivu.

    Un officier supérieur de l’armée et son garde du corps ont été arrêtés le lendemain de l’attaque à la roquette qui a tué jeudi le populaire colonel Mamadou Ndala dans l’est de la RDCongo, a-t-on appris dimanche auprès de la société civile de la province du Nord-Kivu.

    “Le commandant de la ville de Beni, le lieutenant-colonel Tito Bizuru, a été arrêté alors qu’il tentait de faire défection le lendemain de l’assassinat du colonel Mamadou”, a précisé à l’AFP une source de la société civile (associations, ONG, syndicats…).

    “Son garde du corps a aussi été arrêté et son téléphone a été trouvé sur les lieux de l’assassinat alors qu’il ne faisait pas partie du convoi”, a-t-elle précisé.

    “C’est confirmé, ils ont été arrêtés”, a déclaré à l’AFP une source officielle qui a requis l’anonymat.

    Jeudi matin, une roquette a ciblé la jeep du colonel Ndala à Matembo, une localité du territoire de Beni, situé dans le nord de la province riche et instable du Nord-Kivu (est), où sévissent plusieurs dizaines de groupes armés locaux et étrangers.

    Le gouvernement a accusé les rebelles ougandais de l’Alliance des forces démocratiques et de l’Armée nationale pour la libération de l’Ouganda (ADF-Nalu), mais cette thèse ne convainc pas de nombreux habitants ainsi que plusieurs militaires.

    Vendredi soir, le corps du colonel Ndala a été rapatrié à Kinshasa.

    Le colonel Ndala, 35 ans, était crédité pour de nombreuses victoires contre la rébellion Mouvement du 23 mars (M23), que le Rwanda et l’Ouganda voisins d’avoir soutenue et qui a capitulé le 5 novembre après une offensive musclée de l’armée et de la brigade d’intervention de l’ONU.

    Avec AFP

  • Assassinat de Mamadou : Deux suspects rwandophones aux arrêts et un général de la GR en résidence surveillée.

    Assassinat de Mamadou : Deux suspects rwandophones aux arrêts et un général de la GR en résidence surveillée.

    Mamadou_ndala_heros– Deux militaires rwandophones dont le colonel Murenidi commandant du 808 ème régiment de l’armée congolaise déployé à Beni ont été arrêtés samedi par les enquêteurs qui travaillent pour élucider la mort du colonel Mamadou Ndala.

    Les deux sont considérés comme  suspects mais la suite de l’enquête pourra déterminer le rôle que chacun d’eux a joué dans le meurtre. Dans le périmètre du lieu où s’est commis le crime, l’équipe d’enquêteurs aurait trouvé un téléphone fonctionnant normalement. Selon des sources militaires, le téléphone appartiendrait à l’adjudant Benjamin, un militaire rwandophone du 808 ème régiment. Dans le journal d’appel, le dernier numéro que Benjamin a appelé, se révèle être celui du colonel Murendi, commandant du régiment mis en cause. Selon nos sources sur place, l’un des enquêteurs aurait appelé le dernier numéro mais son interlocuteur ne parlait que kinyarwanda  et ensuite, il aurait coupé. Poursuivant leur travail d’investigation, les enquêteurs ont fini par mettre la main sur l’adjudant Benjamin rwandophone présumé tireur de la roquette contre la jeep du colonel Mamadou et le fameux colonel Murendi, commandant du 808 ème régiment.

    Les recherches continuent et l’équipe travaille pour remonter la filière et établir toutes les complicités. Toujours à Beni, le général katangais Moundos de la garde républicaine a été aussi arrêté. D’après des sources militaires, le commandant du grand nord se serait disputé plusieurs fois la direction des opérations contre les Adf-Nalu avec l’illustre disparu. Pour raisons d’enquête, il a été placé en résidence surveillée. Les habitants de Beni mis au parfum de ces différentes arrestations se moquent totalement du ministre de la communication et medias, Lambert Mende qui a avancé intentionnellement, selon eux, une fausse thèse des Adf-Nalu pour brouiller la piste, a déploré un notable de Beni.
    Source 7sur7.dc

  • Le corps du colonel Mamadou Ndala rapatrié à Kinshasa

    Le corps du colonel Mamadou Ndala rapatrié à Kinshasa

    Le colonel Mamadou Mustafa Ndala des FARDC/Photo Facebook– Le corps du colonel Mamadou Ndala, assassiné dans l?est de la République démocratique du Congo par des rebelles ougandais présumés, a été rapatrié vendredi soir à Kinshasa, a-t-on appris auprès d?une source de la Mission de l?ONU.

    “Le corps de Mamadou a été rapatrié à Kinshasa vers 20h30 (19h30 GMT)”, a déclaré à l?AFP vendredi soir une source de la Mission de l?ONU pour la stabilisation de la RDC (Monusco).

    Cette information a été confirmée à l’AFP par une source aéroportuaire qui ajoute que le corps du colonel Ndala est arrivé “par jet” à l?aéroport militaire de Ndjili”.

    Une roquette a visé jeudi le véhicule du colonel Ndala à Matembo, une localité du territoire de Beni, situé dans le nord de la province riche et instable du Nord-Kivu (est), où sévissent plusieurs dizaines de groupes armés locaux et étrangers.

    Le gouvernement a accusé les rebelles ougandais de l’Alliance des forces démocratiques et de l’Armée nationale pour la libération de l’Ouganda (ADF-Nalu).

    Un garde du corps du colonel Ndala, le caporal Paul Safari, a mis en doute cette affirmation, déclarant avoir “vu deux des assaillants” . “Ils portaient l?ancienne tenue verte des FARDC (forces armées de la RDC). Je ne crois pas que ce soit les ADF-Nalu”, a-t-il dit.

    Vendredi matin dans la ville de Beni, à une dizaine de kilomètres du lieu de l?attaque, plusieurs centaines de jeunes et une vingtaine de femmes de militaires ont manifesté pour dénoncer la mort du colonel Ndala.

    Mamadou Moustapha Ndala est né le 8 décembre 1978 à Ibambi, en territoire de Wamba, dans la province Orientale (nord-est), voisine du Nord-Kivu.

    Musulman, marié et père de trois enfants, il est entré dans les Forces armées de la RDC (FARDC) le 6 juin 1997. Quatre ans plus tard, le 7 janvier 2011, il devenait colonel.

    Il a à son actif de nombreuses victoires contre la rébellion Mouvement du 23 mars (M23), que le Rwanda et l?Ouganda voisins sont accusés de soutenir, et qui a capitulé le 5 novembre après une offensive de l?armée et de la brigade d?intervention de l?ONU.

    Avec AFP

  • Mamadou: Manifestation contre l’assassinat du colonel Ndala

    Mamadou: Manifestation contre l’assassinat du colonel Ndala

    GOMA-“Mamadou doit ressusciter”, “Qui l’a tué finalement? Pourquoi cette trahison?”: plusieurs centaines de jeunes manifestent vendredi matin à Beni, dans l’est de la République démocratique du Congo, pour dénoncer l’assassinat la veille du populaire colonel Mamadou Ndala.
    A Beni, tandis que de nombreuses boutiques sont fermées, que la circulation est quasiment nulle, plusieurs centaines de jeunes défilent avec à leur tête une vingtaine de femmes de militaires qui ont volontairement revêtu des habits noirs déchirés.
    “On a tué Mamadou alors qu’il n’était même pas sur le champ de bataille. . . Nous avons déchiré nos vêtements pour dire qu’en fait la vie de nos maris n’a pas de sens et qu’on pourrait même marcher nues: ça ne dirait rien aux autorités!”, commente l’une d’elles.
    Jeudi matin, une roquette a ciblé la jeep du colonel Ndala à Matembo, une localité du territoire de Beni, situé dans le nord de la riche province du Nord-Kivu. Le colonel a été tué alors qu’il préparait le déploiement d’un bataillon chargé de combattre les groupes armés locaux et étrangers.
    Selon Kinshasa, l’embuscade avait été tendue par la rébellion ougandaise Alliance des forces démocratiques et de l’Armée nationale pour la libération de l’Ouganda (ADF-Nalu), qui pactise avec des milices locales. Dans un communiqué d’hommage, la Mission de l’ONU (Monusco) ne cite aucun auteur, même présumé.
    A l’annonce de la mort du colonel, de nombreux habitants de la province ont été choqués: il était considéré comme l’un des principaux artisans de la défaite de la rébellion Mouvement du 23 mars (M23), le 5 novembre, après une offensive de l’armée et de la brigade d’intervention de l’ONU.
    A divers ronds-points de Beni, des jeunes alimentent des feux de pneus – dont la fumée noire assombrit le ciel de la ville. “Nous brûlons des pneus pour manifester notre indignation face à cet assassinat de notre vaillant combattant”, lance Juvénal.
    Qui a tué le colonel Ndala?
    A un rond-point, une jeep de policiers arrive. Elle barre le chemin des manifestants, mais les marcheurs dépassent le véhicule sans encombre. “Allez-y, allez-y”, encouragent en chuchotant des policiers au sol, alors que les jeunes et les femmes avancent vers la mairie.
    En guise de pancarte, des jeunes portent des feuilles A4. “Où est Mamadou, nous voulons le voir!”, “Mamadou doit ressusciter”, “Qui l’a tué finalement? Pourquoi cette trahison?”, “L’auteur de ce crime doit être connu”, indiquaient certains messages.
    Un garde du corps rescapé du colonel Ndala, le caporal Paul Safari, s’est dit sceptique sur la piste ADF-Nalu: “J’ai vu deux des assaillants, et ils portaient l’ancienne tenue verte des FARDC (forces armées de la RDC). Je ne crois pas que ce soit les ADF-Nalu”.
    Près d’un feu de pneus, un adjudant affirme que ce ne sont pas les ADF-Nalu” qui ont tué le colonel, mais que “c’est la politique de nos officiers”. Il n’en dira pas plus, mais des militaires ont laissé entendre que le colonel a peut-être payé de sa vie sa popularité.
    Trois femmes assises devant une boutique fermée. Deux d’entre elles tiennent leur visage entre leurs mains, furieuses. La troisième desserre les lèvres: “Le Congo, non. . . Il faut le quitter et changer de nationalité! Je ne comprends pas que ce commandant, notre libérateur, ait été lâchement tué comme ça!”
    Avec AFP
  • Le colonel Ndala tué

    Le colonel Ndala tué

    ndala_tue-Le commandant des opérations qui devaient cibler les rebelles ougandais des ADF-Nalu dans l’est de la RDC est mort jeudi dans une embuscade.

    Sa mort a été annoncée par le porte-parole du gouvernement.

    “J’ai une triste nouvelle. Le colonel Mamadou Ndala a été tué. (…) Apparemment, ce sont des ADF-Nalu qui l’ont tué avec deux de ses gardes du corps. C’est vraiment une perte immense pour les Forces armées et pour la République”, a déclaré Lambert Mende.

    “Il était en route vers Eringeti, à 54 km de Beni pour le déploiement d’un bataillon de commandos quand sa jeep est tombée dans une embuscade”, a précisé M. Mende.

    L’attaque s’est déroulée à Matembo, une localité du territoire de Beni, située dans le nord de la province du Nord-Kivu, où sévissent plusieurs dizaines de groupes armés locaux et étrangers.

    “Juste quand il est arrivé à Matembo, une roquette est arrivée du côté droit de la route et a atteint notre jeep, surmontée d’une arme lourde. J’ai commencé à tirer jusqu’à terminer toutes mes munitions, mais nos agresseurs avançaient toujours”,a déclaré à l’AFP le caporal Paul Safari, un garde du corps du colonel Ndala.

    Un officier supérieur de la Monusco, la Mission de l’ONU pour la stabilisation de la RDC , qui soutient l’armée sur le terrain, a confirmé l’attaque à l’AFP. “Il y a eu embuscade, a priori des ADF-Nalu contre les FARDC”.

    L’embuscade a également fait 5 blessés parmi les militaires qui participent à la traque de la rébellion ougandaise, selon l’AFP.

    Ils ont été transférés à l’hôpital de la ville de Beni.

    L’annonce de la mort du colonel Ndala a suscité l’émotion en RDC.

    A Goma, les magasins sont fermés au quartier commercial de Bireré en mémoire du colonel, selon une correspondante de la BBC.

    Le colonel Mamadou Ndala avait contribué à la victoire militaire des FARDC sur la rébellion du M23 en novembre, et avait reçu la mission de lutter contre ADF-Nalu.

    L’ADF-Nalu est né au milieu des années 1990 de la fusion de deux groupes armés opposés au président ougandais Yoweri Museveni.

    Aujourd’hui uniquement composée d’islamistes, l’ADF est dirigée depuis 2007 par Jamil Mukulu, un chrétien converti à l’islam. Les Etats-Unis l’ont placé sur leur liste d’organisations terroristes dès 2001.

    Avec BBC