Tag: A la Une

  • Cycle électoral 2014-2016 : le train de la CENI démarre sans UDPS, UNC, MLC…

    Cycle électoral 2014-2016 : le train de la CENI démarre sans UDPS, UNC, MLC…

    udps-Pour assainir le climat électoral au pays, 334 partis politiques sur 644 enregistrés au ministère de l’Intérieur ont signé, le samedi 8 février à Kinshasa, le Code de bonne conduite et le Protocole d’accord instituant le Comité de liaison entre la CENI et les formations politiques. UDPS, UNC, MLC… trois grands partis de l’Opposition ont séché ce rendez-vous. Les retardataires n’ont que 18 jours pour prendre place à bord du train de la CENI qui vient de quitter la gare.

    Sobre mais significative a été la cérémonie de signature du Code de bonne conduite et du Protocole d’accord instituant le Comité de liaison entre la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et les partis politiques, le samedi 8 février 2014 sous la tente géante du Palais du peuple.

    Les présidents de différents partis politiques et leurs mandataires ont été au rendez-vous. A l’exception de représentants de grandes formations politiques de l’Opposition, notamment l’UDPS, l’UNC, le MLC,… Témoins de l’événement : les diplomates de missions accréditées à Kinshasa.

    Dans son allocution, le président de la CENI, Apollinaire Malumalu, a exprimé « sa profonde gratitude » à l’endroit de tous les partis politiques présents à la cérémonie et de la communauté internationale qui s’est engagée à accompagner la RDC dans son  processus électoral.

    Le Code de bonne conduite et le Protocole d’accord instituant le Comité de liaison entre la CENI et les partis politiques légalement reconnus en RDC ont été examinés et adoptés par les mandataires de ces formations politiques, en décembre 2013, a-t-il rappelé. Avant d’ajouter qu’à ce jour, 334 partis politiques, soit 65,4% sur 644 enregistrés au ministère de l’Intérieur, ont signé les deux documents.

    Selon M. l’abbé Malumalu, l’objectif poursuivi par les deux textes est, entre autres, d’assainir le climat électoral  en vue d’organiser des élections crédibles et apaisées en RDC. Ils vont également encourager, notamment le dialogue entre la CENI et les partis politiques.

    Ces textes rappellent à chacune de partie prenante au processus électoral les mesures à observer. Ils contribuent à l’établissement d’un climat de confiance entre la CENI et les partis politiques.

    A ses yeux, si les élections restent un élément-clé de la démocratie, elles doivent être régulières, libres et transparentes afin de permettre aux électeurs de se choisir leurs mandataires dans un climat sain et apaisé.

    Pour M. l’abbé Apollinaire Malumalu, la Commission électorale nationale indépendante s’est engagée à respecter les règles du jeu et observer toutes les mesures lui concernant dans les deux textes. Cela, en vue «  de garantir la transparence et de promouvoir la paix et l’unité » dans le processus électoral.

    Saisissant cette opportunité, le président Malumalu a invité les autres partis politiques à rejoindre le train de la CENI qui est déjà en marche. D’autant plus que l’opération d’accréditation des mandataires des partis politiques (pour ceux qui ne l’ont pas encore fait) pour la signature du  Code de bonne conduite et du Protocole d’accord instituant le Comité de liaison entre la CENI et les partis politiques prendra fin le 28 février 2014, sauf imprévu.

    Auparavant, Mme Elodie Tambwe, membre de la plénière de la CENI, en charge des partis politiques, avait déclaré que la signature de ces documents est le fruit d’un long travail entre son institution et les partis politiques.

    LE DEFI A RELEVER

    A l’instar du président Malumalu, Mme Tambwe avait rassuré les uns et les autres que les membres de la plénière de la CENI sont déterminés à relever le défi d’œuvrer pour des élections libres, apaisées et transparentes. En effet, le Code de bonne conduite qui est opposable à tous invite tous les partis politiques, les regroupements politiques et candidats aux élections, notamment à « éviter toute forme des violences et à prôner la paix et la tolérance », et leur rappelle qu’ils ont le droit « d’organiser des réunions et des manifestations dans le respect des lois, de l’ordre public et de bonnes mœurs ».

    Ce texte permet à tous ces acteurs politiques de disposer et de jouir d’un droit d’exprimer ou de diffuser librement leurs convictions et opinions publiques, de circuler librement à travers le territoire national.

    D’après le Code de bonne conduite, ils disposent et jouissent également du droit « de sécurité de leur personne, de leurs membres, de leur patrimoine ainsi que de leurs activités, d’accès équitable aux médias publics et privés, d’accès à une bonne information en un temps réel sur toutes les questions relatives à la préparation et à l’organisation des élections ».

    D’après le Protocole d’accord, le Comité de liaison se réunit une fois par trimestre, sur convocation du président de la CENI. Il peut aussi se réunir à l’initiative de la CENI ou à la demande des ¾ de ses membres. Les observateurs nationaux ou internationaux dûment accrédités à ce comité peuvent participer aux réunions, sans voix délibérative.

    Le Potentiel

  • Pasteur, un job en or

    Pasteur, un job en or

    Eglise-Il n’y a pas de business plus lucratif, à Kinshasa, que les “Églises de réveil”. Leurs guides vendent au prix fort leur bénédiction aux fidèles congolais… et leur influence aux hommes politiques.

    “Quand un homme a faim, mieux vaut lui apprendre à… prêcher.” Entendu au dernier festival d’humour Toseka, en juin 2013 à Kinshasa, ce détournement du célèbre dicton de Confucius résume bien la situation des “Églises de réveil” en RDC. “Aujourd’hui, une Église rapporte plus qu’une boîte de nuit, assure Mwinyi Hamza Badjoko, anthropologue et opposant politique. Les fidèles sont prêts à se priver pour donner de l’argent à leur “berger”. Ils considèrent ce sacrifice comme un acte de foi et espèrent en retour contracter un mariage, trouver un emploi, voire obtenir un visa pour l’Europe.”

    Dans les faits, ce sont bien sûr les pasteurs qui s’enrichissent, au point de s’acheter villas et belles voitures. Un exemple ? Pascal Mukuna, très populaire à Kinshasa, ne roule qu’en Lincoln Navigator, tantôt en version blanche, tantôt en version noire… Le prix d’un tel véhicule : pas moins de 55 000 euros. Une telle “vitrine” explique pourquoi les Églises de réveil poussent comme des champignons dans la capitale congolaise – on en compte jusqu’à deux ou trois par rue. “Impossible de connaître leur nombre exact : certaines sont enregistrées auprès de l’hôtel de ville en tant qu’association à but non lucratif, comme l’impose la loi, mais d’autres restent dans l’informel”, admet un fonctionnaire municipal à Kinshasa.

    Créer une Église est devenu une sorte de “débouché sur le marché du travail”

    “Le phénomène s’est développé au début des années 1970 avec le mouvement du Renouveau charismatique apparu au sein des Églises traditionnelles, décrypte l’abbé Gilbert Shimba, docteur en théologie et professeur de sociologie des religions. Les adeptes de ce courant, gagnés par les enseignements pentecôtistes, se sont détachés du catholicisme pour lancer des Églises dites de réveil. Le pasteur y occupe une place prépondérante dans la vie du fidèle : c’est lui qui sauve, et non plus les sacrements.” Cette tendance a pris de l’ampleur autour des années 1990, après l’échec des politiques d’ajustement structurel imposées par les institutions de Bretton Woods. La grogne sociale est à son comble, le peuple a perdu toute confiance en l’État et se tourne vers la religion. De nouvelles Églises se développent, issues à la fois de mouvements évangéliques, pentecôtistes, charismatiques et prophétiques.

    Dans un pays à fort taux de chômage, créer une Église est vite devenu une sorte de “débouché sur le marché du travail pour certains jeunes diplômés en quête d’emploi”, observe Mélanie Soiron-Fallut, anthropologue spécialiste des mouvements religieux en Afrique centrale : “Le statut de pasteur confère une position importante dans la société, dans la mesure où la vie sociale de beaucoup d’adeptes tourne autour de l’église, devenue le nouveau lieu de sociabilité. On n’y va plus seulement le dimanche, mais trois ou quatre fois par semaine. Le leader religieux est désormais considéré comme le relais social qui remplace la famille et, surtout, les structures étatiques défaillantes.”

    Pour conserver cette emprise, les pasteurs multiplient les initiatives : campagnes d’évangélisation, journées de guérison, veillées de prière… La conquête des esprits prend des allures de compétition entre prédicateurs, qui n’hésitent plus à lancer des chaînes de radio ou de télévision pour se faire connaître et grossir les rangs de leurs fidèles. Plus ceux-ci seront nombreux, plus les “bénédictions”, qui s’achètent à prix d’or lors de grands rassemblements de prière dans les stades, seront rentables. Huile miraculeuse, bouteilles de vin porte-bonheur, bibles bénies, stylos de réussite… Ces prédicateurs promettent tout et n’importe quoi pourvu qu’ils y trouvent leur compte, à savoir bijoux et liasses de billets.

    Les politiques courtisent les leaders religieux

    Leur influence sans cesse grandissante dans la société n’échappe pas au radar des politiques. “Les pasteurs sont écoutés par leurs ouailles, drainent des foules, remplissent des stades : mieux vaut les avoir avec vous plutôt que contre vous”, reconnaît un élu de Kinshasa. Ainsi, en fonction de leur ascendant, les leaders religieux sont plus ou moins courtisés par la classe politique. Il existe désormais les pasteurs proches du pouvoir et ceux de l’opposition.

    Pour peser davantage, ils se regroupent dans des plateformes : la structure la plus ancienne, Églises de réveil du Congo, se dit “le partenaire social incontournable du gouvernement” ; l’Alliance mondiale des Églises chrétiennes est présidée par Pascal Mukuna, réputé proche de Marie-Olive Lembe di Sita, l’épouse du chef de l’État ; et le Haut Conseil des Églises de réveil charismatiques et autres compte parmi ses anciens responsables Jean-Marie Runiga, président du Mouvement du 23-Mars en avril 2012. “Pendant les campagnes électorales, ces pasteurs drainent les foules pour les candidats moyennant quelques billets de banque”, lâche Freddy Kita, secrétaire général du parti Démocratie chrétienne… et responsable à Kinshasa de la Mission évangélique pour le salut du monde, une Église qui refuse jusqu’ici de rejoindre l’une ou l’autre association.

    Une jeep de 25 000 euros contre la promesse de figurer dans le gouvernement

    Car le mélange des genres comporte des risques. Depuis avril 2013, le “prophète des nations” Denis Lessie est ainsi poursuivi pour “rançonnement de hautes autorités”. Leader de l’Église Arche de Noé, il aurait arnaqué Jean-Baptiste Ntahwa, ancien ministre du Budget. Se faisant passer pour le conseiller spirituel de Joseph Kabila, d’abord accompagné d’un lieutenant de l’armée présenté comme le chauffeur personnel du chef de l’État puis d’un étudiant campant le rôle du petit frère du président, il aurait obtenu de sa victime une Jeep d’une valeur de 25 000 euros en échange de la promesse de figurer dans le prochain gouvernement. Pour sa défense, le pasteur soutient qu’il s’agissait d’une donation. Il a même produit l’acte de cession devant les juges. La voiture lui a effectivement été cédée, mais, selon la partie adverse, elle devait être mise en vente par la suite pour en acheter une neuve au chef de l’État.

    Si l’affaire éclabousse les Églises de réveil, elle ne suffit pas à estomper l’influence des pasteurs sur les Kinois. Les “hommes de Dieu” peuvent dormir sur leurs deux oreilles, car “les Églises servent aujourd’hui à absorber les frustrations d’une population qui a besoin de trouver la solution à ses problèmes”, soutient l’anthropologue Mwinyi Hamza Badjoko. L’espoir placé en leur mentor, c’est tout ce qui leur reste.

    Jeune Afrique

  • les drones de l’ONU livrent leurs premières images

    les drones de l’ONU livrent leurs premières images

    image drone-Deux mois après la mise en service des premiers drones, le Conseil de sécurité des Nations unies a pu visionner les premières images recueillies par ces appareils de surveillance déployées au-dessus de la région de Goma. Les membres du Conseil ont visionné un film censé montrer la pertinence de ce déploiement. Equipés de caméras sophistiquées détectant les sources de chaleur, ces appareils peuvent voir la nuit, par temps couvert, mais aussi au travers des feuilles de la forêt.
    De notre correspondant à New York,
    Une moto qui circule sur un chemin de terre, un groupe de gens assis sur le seuil d’une maison, un homme qui creuse le sol : ces images d’une précision étonnante ont été capturées à plus de 4 000 mètres d’altitude par l’un des drones de surveillance de l’ONU, au-dessus de Goma. La vidéo de six minutes est une démonstration destinée à montrer aux membres du Conseil de sécurité l’utilité des drones déployés en RDC depuis le 3 décembre 2013.
    Equipés de caméras infrarouges détectant les sources de chaleur, ces appareils pilotés depuis un centre de commandement de l’ONU à Goma peuvent voir la nuit, par temps couvert et sous une certaine épaisseur de forêt. Deux mois après le lancement de deux premiers drones, les officiels onusiens ne tarissent pas d’éloges sur ce nouvel instrument. « Nous pouvons voir les mouvements des personnes observées, leurs activités. Si vous restez au-dessus d’une certaine zone, les drones permettent de transmettre des informations en temps réel. Cela est très utile pour renseigner nos forces sur le terrain sur la position des groupes armés et leur permettre de se déployer pour empêcher une attaque », avance Nick Birnback, le porte-parole du département des opérations de maintien de la paix à New York.
    Précision étonnante
    Les drones peuvent détecter sans problème les armes portées par les combattants. Il est même possible, grâce à la signature thermique, de déterminer le point d’origine d’un tir de mortier. « Pour l’instant, nous faisons voler les appareils à basse altitude. Le but est de se faire entendre et de dire aux groupes armés que nous sommes là. Nous cherchons un effet dissuasif », confie l’un des responsables du programme. En prenant de l’altitude, le bourdonnement de cet œil invisible sera imperceptible.
    L’ONU est déjà capable d’observer avec précision les mouvements des groupes armés et les déplacements de civils et des réfugiés. « Si nous avions eu cet outil lors de la prise de Goma, nous aurions pu voir et anticiper tous les mouvements du M23 », regrette le militaire. La nuit, les drones observent également des colonnes humaines traverser la frontière vers le Rwanda, sans doute chargées des précieux minerais exploités dans les Kivu et exportés illégalement.
    Renforcement du dispositif
    Le programme est encore en phase de test. Un appareil a été endommagé le 15 janvier suite à un atterrissage mal contrôlé. « Une simple erreur de pilotage », se rassure-t-on à l’ONU. Deux appareils sont actuellement en service. Ils seront cinq au mois d’avril. L’ONU s’est assuré les services d’une société italienne qui fournit les appareils, la maintenance et le pilotage des drones.
    Le feu vert au déploiement de ces drones a été difficile. L’ONU a dû surmonter la réticence d’Etats membres suspicieux à l’idée de voir l’organisation s’équiper de moyens de surveillance. Les drones ne peuvent être déployés qu’avec l’accord du pays concerné.
    Les drones sont peu coûteux. Ce programme est évalué à 15 millions de dollars par an. A peine 1% du budget global de la Monusco, la force de l’ONU en RDC, forte de plus de 20 000 hommes. « Les drones ne sont pas une solution miracle, mais cela permet à nos forces d’avoir plus d’impact là où c’est nécessaire, assure Nick Birnback convaincu que le maintien de la paix est entré dans l’ère moderne ».
    Déjà les officiels onusiens parlent de l’étendre ce programme à d’autres terrains, au Soudan du Sud ou en Centrafrique si une mission de maintien de la paix doit y voir le jour.
    Rfi

  • Vital Kamerhe empêché de voyager pour Goma

    Vital Kamerhe empêché de voyager pour Goma

    KAMERHE- KABILA-Le président du parti de l’opposition Union pour la nation congolaise (UNC) a été empêché ce vendredi 7 février de voyager pour Goma où il devait se rendre avec des membres de son parti. L’opposant avait déjà embarqué à bord de l’avion qu’il avait affrété à l’aéroport de Ndolo lorsque, selon lui, la Régie des voies aériennes (RVA) a ordonné au pilote de ne pas décoller.

    « On vient de nous signifier que les autorités du pays viennent de refuser à l’avion de décoller avec Kamerhe à bord pour Goma avec sa délégation », a déclaré Vital Kamerhe, joint au téléphone à partir de l’avion vers 11 heures. Vital Kamerhe affirme que la raison de cette interdiction de vol ne lui a pas été signifiée.

    Mais il croit savoir que les autorités ont « peur de ce que la population va démontrer aux yeux du monde : la consécration d’un leader accepté par toute la population du pays ».

    « Je voudrai que la population [de Goma] sache que nous étions déjà dans l’avion », indique-t-il, déclarant qu’il attend d’être informé des raisons de cette interdiction de vol.

    Joint au téléphone, le patron de la RVA qui affirme se trouver dans un hôpital a déclaré que son entreprise ne gère que la piste de l’aéroport de Ndolo.  Selon lui, c’est l’Autorité de l’aviation civile qui donne l’ordre de décoller.

    Le directeur général de l’Aviation civile contacté peu avant midi affirme également se trouver dans un hôpital. Il dit ne pas être au courant de ce qui se passe à l’aéroport de Ndolo et promet de s’enquérir de la situation.

    En janvier dernier, l’UNC avait fait état d’une mesure d’interdiction de quitter le territoire national visant son président, Vital Kamerhe.

    Dénonçant « un acte de provocation », ce parti avait expliqué avoir contacté le ministre de l’Intérieur «  pour avoir la lumière sur ce dossier ». Ce dernier aurait affirmé n’être pas au courant d’une telle mesure.

    Interrogé à ce sujet, le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende, avait démenti l’existence d’une interdiction de voyager visant l’opposant Vital Kamerhe.

    Il avait expliqué que cette prétendue interdiction de voyager dénoncée par l’UNC serait plutôt « une sorte de syndrome de victimisation » que manifestent « certains éléments de l’opposition pour faire parler d’eux ».

    Ce même vendredi 7 février, Vital Kamerhe a été délogé d’une maison de l’Etat qu’il occupait depuis 2004 quand il était ministre de l’Information. Il estime avoir été délogé illégalement et sans respect du contrat de bail parce qu’il louait cette maison. Le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende a indiqué qu’un préavis avait été adressé à M. Kamerhe depuis 2010 mais que ce dernier n’a jamais quitté la maison.

    Radio Okapi

  • Etienne Tshisekedi restructure et nomme à la Présidence de l’Udps

    Etienne Tshisekedi restructure et nomme à la Présidence de l’Udps

    Logo_UDPS-DECISION N0  132/UDPS/PP/014 DU 28 JANVIER 2014, PORTANT REAMENAGEMENT
    DE LA PRESIDENCE DU PARTI ET NOMINATION DE SES MEMBRES
    Le Président de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social, <<
    UDPS >> en sigle ;
    Vu les Statuts du Parti tels que modifiés, complétés et corrigés a ce
    jour, spécialement en leurs articles 16,22 et 23 points 3, 4,11 et 12
    ;
    Vu le Règlement Intérieur du  Parti tel que  modifié, complété et
    corrigé  à  ce jour, spécialement en ses articles 30 point 3 ainsi que
    31 ;
    Vu la Décision n0 004/UDPS/PP/011 du 10 janvier 2011 portant
    nomination des membres de la Présidence du Parti ;
    Vu la Décision n0 060/UDPS/PP/011 du 24 Aout 2011 portant
    Réaménagement des membres de la Présidence du Parti ;
    Vu la Décision n0 082/UDPS/PP/012 du 24 Mai 2012 portant Réaménagement
    des membres de la Présidence  du Parti ;
    Vu la Décision n0 087/UDPS/PP/012 du 24 Mai 2012 portant Réaménagement
    des membres de la Présidence ;
    Vu la Décision n0 104/UDPS/PP/012 du 24 Octobre 2012 portant
    nomination des membres de la Présidence du Parti ;
    Vu la Décision no 111 /UDPS/PP/013 du 02 /04/2013 portant créations
    des départements ;
    Vu la Décision n° 112/UDPS/PP/013 du 02 /04/2013 portant nomination
    des membres de la Présidence du Parti ;
    Vu l’urgence et la nécessité ;
    DECIDE :
    Article 1 :     Est nommé Secrétaire Général du Parti : Me MAVUNGU PUATI Bruno.
    Article 2 :     Sont nommés Secrétaires Généraux Adjoints, les personnes
    dont les  noms suivent au regard de leurs domaines de coordination :
    1.    Secrétaire Général Adjoint Chargé des Questions
    Politiques et juridiques : Me TSHIBALA Bruno
    2.    Secrétaire  Général Adjoint Chargé des Questions
    Administratives : Monsieur EBAMU François ;
    3.    Secrétaire Général Adjoint Chargé des Questions
    Techniques : Monsieur ILIBA LESSA Willy
    4.    Secrétaire Général Adjoint Chargé de l’Inspection et
    Ressources Humaines : Monsieur  Aimé ILUNGA NTANGA.

    Article 3 :     Sont nommés Secrétaires Nationaux, Chefs de Départements,
    les personnes  dont les noms suivent au regard de leurs Départements :
    –    Département de l’Organisation :
    Monsieur  KAPAY Anatole
    –    Département  des Relations Extérieures :
    Monsieur  TSHISEKEDI TSHILOMBO Félix
    –    Département  des Relations avec les Forces Politiques et Sociales :
    Monsieur  VIANNEY KABUKANYI
    –    Département  de Communication, Information, Medias et Porte Parole :
          Monsieur KAPIKA  Joseph
    –    Département des Relations avec les ligues et autres Structures
    d’Appui :    Monsieur TSHIMANGA Stanislas Godefroy
    –    Département de la Mobilisation :
    Monsieur  KAHAMBU AMURI Raphael
    –    Département du Plan :
    Madame NTUMBA NSEYA Cécille
    –    Département de la Justice et Droits Humains :
    Me LUNGUNU NKOY Joseph
    –    Département des Finances :
    Monsieur MUWALA Désiré

    –    Département de l’Éthique et de la Conscientisation :
    Monsieur  KENZA Stanislas
    –    Département de la Défense et Sécurité :
    Monsieur  NTUMBA MUKENDI Alain   
    –    Département des Renseignements :
    Monsieur POLE POLEAlimas
    –    Département de la Solidarité et Actions Humanitaires :
    Madame KUMBU NTEDIKA Césarine
    –    Département de l’Économie, Production et Investissement :
    Monsieur  KAYEMBE André
    –    Département de Transport, Voies de Communication et
    Désenclavement
    Madame BOMOWONGO NYABOTENDI Solange
    –    Département des Équipements et Logements :
    Monsieur KASHALA Hubert
    –    Département  de l’Emploi, Travail et Inégalités :
    Monsieur  KAKULE LWUANZO Claude
    Article 4 :     Sont nommés Secrétaires Nationaux Adjoints aux Chefs de
    Départements, les personnes dont les noms suivent au regard de leurs
    départements :
    –    Département de l’Organisation :
    Monsieur FUAMBA LOKOMBE Boaz
    Monsieur BISELELE Joseph
    –    Département  des Relations Extérieures :
    Madame MALUMBA KAPINGA Divine
    Monsieur NZUZI Vicky
    Monsieur MUKWASA Joachim
    –    Département  des Relations avec les Forces Politiques et Sociales :
    Monsieur : KAMBA Jean Pierre
    Madame KAMWANYA Faustine
    –    Département  de Communication, Information, Medias et Porte Parole :
    Monsieur KABUYA TSHILUMBA Augustin
    Madame MBUYI BUKASA Jeanne Claire
    –    Département des Relations avec les ligues et autres Structures d’Appui :
    Me BIAYI MUKENDI Joseph
    Madame NSEYA Patricia
    –    Département de la Mobilisation :
    Monsieur  MUKUWA Jems
    Monsieur  NYATE Faustin
    Dr MATUSILA David
    –    Département du Plan :
    Monsieur  KAVUDI  Jean Claude
    Monsieur  BOKONDA Donatien
    –    Département de la Justice et Droits Humains :
    Me MUSANGU Daniel
    Me KUYU Thierry
    Me MUKENDI MEMBU
    –    Département des Finances :
    Madame NGALULA NDAYA Véronique
    Monsieur  MASIALA Floribert

    –    Département de l’Ethique et de la Conscientisation :
    Monsieur BILAMBO Alphonse
    Monsieur MUNANIAMU Maurice
    –    Département de la Défense et Sécurité :
    Monsieur MASANGILA Sébastien
    Monsieur TSHIBWABWA Leonard
    –    Département des Renseignements :
    Monsieur TARAKA Théo
    Monsieur  LUKUSA Franck
    –    Département de la Solidarité et Actions Humanitaires
    Madame BETITO Albertine
    Monsieur KANKU MUKE Gérard
    Madame BUKUMBA MUADI Tina
    –    Département de l’Economie, Production et Investissement :
    Madame AMBANGITO BALEBOTIAMBO Annie
    Monsieur MAKASHI MBUYI Alexis
    –    Département de Transport, Voies de Communication et
    Désenclavement :
    Monsieur KICHINDJA OSAKO Dieudonné
    Monsieur NGANSUI ELENG Nico
    –    Département des Équipements et Logements :
    Madame BALEKA Florence
    Monsieur BONSEY-BO-MOOMBE Georges
    –    Département  de l’Emploi, Travail et Inégalités :
    Monsieur BAFUA Papy
    Madame TSHITUKA  NGONDO Thérèse

    Article 5 :     Est nommé Trésorier Général :
    Monsieur KAMULOMBO TSHIPUMBU Sylvain
    Article 6 :     Sont nommés Adjoints au Trésorier Général les personnes
    dont les noms suivent :
    Monsieur KABOKO Ezéchiel
    Mme  KANZA Irène
    Article 7 :     Est nommé secrétaire exécutif du conseil :
    Monsieur KABALA Raymond
    Article 8 :     Sont abrogées toutes les dispositions antérieures et
    contraires à la présente décision qui entre en vigueur à la date de sa
    signature.

    Fait à Kinshasa, le 28 Janvier 2014
    ETIENNE TSHISEKEDI WA MULUMBA
    PRESIDENT

  • Discrète société:Moïse Katumbi, Gouverneur du Katanga

    Discrète société:Moïse Katumbi, Gouverneur du Katanga

    katumbi 

     

     

     

     

    GKMIC-Katumbi 
    (c) Marianne Belgique

    Le gouverneur de la riche province minière du Katanga est à la tête d’une discrète société panaméenne créée fin 2006, dont Marianne Belgique révèle pour la première fois l’existence. Moïse Katumbi aurait-il abrité, dans ce véhicule occulte au nom évocateur, les 60 millions de dollars amassés en seulement 18 mois grâce à un deal minier pour le moins suspect?

    «Un personnage complexe, un équilibriste même…» Après lui avoir consacré deux documentaires, le cinéaste Thierry Michel résume ainsi la personnalité de Moïse Katumbi, l’actuel gouverneur du Katanga en République démocratique du Congo. A 49 ans, ce métis né d’une mère congolaise et d’un père juif séfarade, règne sur cette riche et instable province minière depuis son élection – triomphale – en janvier 2007.

    Quelques mois plus tôt, en juillet 2006, Katumbi était devenu le champion national des voix de préférence. Au scrutin législatif, cette fois, en tant que candidat du PPRD, le parti du président Joseph Kabila. Lors de ses campagnes «à l’américaine», financées sur fonds propres, Katumbi a toujours affiché un soutien indéfectible au président. Il est vrai qu’il lui doit son retour au pays, en juillet 2003, après son exil précipité par la chute de Mobutu en 1997 (lire «L’“étoile filante” du Katanga», ci-dessous). Mais Katumbi lui doit aussi, d’une certaine manière, une partie de sa fortune.

    Exécutions extrajudiciaires

    Car quand il rentre au Katanga, Moïse Katumbi se relance dans les affaires minières via sa société Mining Company Katanga (MCK). En novembre 2004, MCK signe un deal avec Anvil Mining, une société canadienne qui vient d’être mêlée à une sale histoire. Quelques semaines plus tôt, en octobre, l’armée congolaise (FARDC) a maté dans le sang une révolte à Kilwa, ville portuaire stratégique pour les opérations d’Anvil. «Après avoir bombardé la ville, les soldats congolais ont procédé à des exécutions extrajudiciaires, des détentions illégales, des viols, la torture, et le pillage. Ils ont tué plus de 70 personnes, selon les Nations Uniesraconte le Centre canadien pour la justice internationale (CCJI), un organisme financé par l’ONU qui travaille avec des victimes et cherche à traduire en justice les auteurs de crimes impunis. Anvil, dont la mine Dikulushi était située à 50 km de la contre-offensive, a admis avoir fourni un soutien logistique aux FARDC, sous la forme de véhicules et de transport aérien.» 

    Cette complicité avérée d’Anvil à des exécutions sommaires ne semble guère émouvoir Katumbi. Les affaires, c’est les affaires. Mais quel est donc ce deal signé avec la sulfureuse Anvil? Grâce, semble-t-il, à ses relations au sein de la Gécamines (la société d’Etat qui gère et exploite une grande partie des ressources minières du Katanga), Katumbi a obtenu – pour une bouchée de pain – les droits d’exploitation pour 25 ans de trois importants gisements de cuivre et de cobalt (Kinsevere, Tshifufia et Nambulwa) au nord-est de Lubumbashi. Une bouchée de pain d’un million de dollars, certes, mais qui va lui permettre de toucher un fameux jackpot.

    60 fois sa mise

    En juillet 2007, le projet minier de Kinsevere était valorisé à 683 millions de dollars australiens (435 millions d’euros) par les analystes du bureau d’études australien Euroz Securities. Incapable d’exploiter seul ce gisement, Katumbi va revendre ses droits à Anvil. Entre novembre 2005 et mars 2007, sa société MCK cède 95% de ces droits d’exploitation au cours de trois transactions (voir les communiqués de presse d’Anvil Mining ici). L’opération est donc bouclée en mars 2007, au moment précis où Katumbi prend la tête du Katanga. Elle lui a rapporté 61,3 millions de dollars. Soit soixante fois sa mise. En un an et demi seulement. Coup de maître.

    Cette opération a-t-elle des ramifications au Panama? Marianne est en mesure de révéler que Moïse Katumbi a créé dans ce paradis fiscal sud-américain, le 13 novembre 2006, une société offshore dénommée GKMIC S.A., dont il est également le président (voir les statuts de GKMIC ici). Le nom de cette offshore rappelle furieusement la Gécamines, voire la contraction phonétique de Gécamines et MCK. Cette offshore est toujours «vigente» (en vie) aujourd’hui, d’après le registre des sociétés panaméen. Le jackpot minier de Katumbi y serait-il logé?

    Identité «secondaire»

    L’identité qu’a fournie Katumbi aux intermédiaires chargés de créer GKMIC n’est pas exactement celle qu’il utilise d’habitude, à savoir Moïse Katumbi Chapwe. Au Panama, il s’est enregistré sous le nom de Moïse Katumbi d’Agnano, une identité «secondaire» qu’il utilise dans certains contextes. Pour brouiller les pistes? C’est sous ce nom qu’il apparaît, en décembre 2006, sur un documentd’Euroz Securities recensant les vingt premiers actionnaires d’Anvil Mining (une partie de ses droits miniers lui a été payée par Anvil sous forme d’actions). Il en est alors le huitième actionnaire avec 1,1% des titres.

    Son rival Jean-Claude Muyambo, ancien bâtonnier de Lubumbashi et ex-ministre, avait par ailleursaffirmé, en septembre 2013, que Moïse Katumbi avait ouvert un compte sous cette même identité alternative en 2003, à la banque Belgolaise, ancienne filiale de BNP Paribas Fortis aujourd’hui fermée. Mais l’adresse fournie par Katumbi dans les statuts de GKMIC – 8 avenue Mahenge à Lubumbashi – confirme définitivement, si besoin était, que la panaméenne lui appartient bien: il s’agit de l’adresse à laquelle sa société de transports Hakuna Matata est domiciliée

    Les deux autres administrateurs de GKMIC – Ultra Mega Development S.A. et Fairfax Invest Corp. S.A. – sont de discrètes et sulfureuses offshores basées aux îles Vierges britanniques, autre havre d’opacité et de clémence fiscale. Sulfureuses, car ces deux «sociétés de paille» ont été citées en lien avec un homme d’affaires colombien arrêté à Panama en 2008, puis extradé à New York en 2010 pour blanchiment d’argent de la drogue. Il a plaidé coupable.

    Le silence du Gouverneur

    Résumons. Recours à un paradis fiscal opaque, identité «alternative», prête-noms douteux: la recherche de discrétion par Moïse Katumbi est manifeste. A-t-il créé cette offshore pour mettre fiscalement à l’abri tout ou partie des 61,3 millions de dollars amassés lors de la vente de ses droits d’exploitation miniers? S’agirait-il d’un montage visant à réceptionner discrètement un éventuel «cadeau» de Joseph Kabila, en échange du soutien de Katumbi pour l’ensemble de sa campagne présidentielle en 2006? Ou s’agit-il tout simplement de l’utilisation légale d’un véhicule offshore, déclaré au fisc congolais, dans le cadre de ses affaires?

    Ces questions, Marianne aurait souhaité les poser au Gouverneur du Katanga, qui n’a pas donné suite à nos multiples sollicitations.

     
    Publié par

    David Leloup (avec Q.N.)

  • 32 rebelles ougandais de l’ADF-Nalu tués dans les combats par l’armée à Beni

    32 rebelles ougandais de l’ADF-Nalu tués dans les combats par l’armée à Beni

    JOINT SURGE OPERATION (MONUC/FARDC) in MITWA, MASISI TERRITORY. — Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont tué jeudi environ 32 rebelles de l’ADF-Nalu dans les combats qui les ont opposé sur l’axe Mbau-Kamango en territoire de Beni dans la province du Nord- Kivu, a affirmé vendredi le commandant de la 8e région militaire, le général-major Lucien Bauma Ambamba.

    Selon lui, avec la montée en puissance de l’armée nationale, 32 rebelles de l’ADF-Nalu ont été tués aux points kilométriques 18 et 25 sur l’axe Mbau-Kamango. Un militaire a été tué et trois autres blessés du côté de l’armée régulière.

    “Nous avons fermé toutes les entrées de ravitaillement des ADF vers Chuchubo, Makoyova 1 et Makoyova 2, qui sont les quartiers généraux de ces rebelles ougandais”, a déclaré le général Bahuma, ajoutant que “l’armée a récupéré des positions stratégiques de ces ADF sur l’axe Mbau-Kamango où ils ont verrouillé toute entrée vers certaines bases rebelles dans la chefferie de Watalinga”.

    Depuis la mi-janvier, les FARDC soutenues par la Force de la Mission de l’ONU pour la Stabilisation du Congo (MONUSCO) ont lancé l’opération Sokola visant à neutraliser les rebelles ougandais des ADF qui sèment l’insécurité et la désolation dans le territoire de Beni et ses environs.

    L’opération Sokola est la deuxième opération lancée par l’armée après le succès de l’opération Pomme orange qui mis fin aux activités du Mouvement du 23 mars dans les territoires de Nyiragongo et Rutshuru au nord de la ville de Goma, capitale du Nord-Kivu.

    Par Xinhua
  • L’UDPS confirme : E. Tshisekedi aux USA

    L’UDPS confirme : E. Tshisekedi aux USA

    Etienne-Tshisekedi.-PortraitLa Présidence de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social « UDPS » communique :
    1. Son Excellence, le Docteur Etienne TSHISEKEDI wa MIJLUMB\ Président élu de la République Démocratique du Congo est invité à Washington (Etats-Unis d’Amérique) pour une visite de prière et de travail.
    2. Le Président sera accompagné de son épouse, Madame Marthe TSHISEKEDI KASALU ainsi que de son Directeur de Cabinet, Monsieur Albert MOLEKA.
    3. Le Président et la suite qui l’accompagne quittent Kinshasa le dimanche 02 février 2014 à bord d’un régulier d’Air France pour Paris.
    La délégation partira de la Capitale française le lundi 03 février à destination de Washington où elle arrivera le mardi 04 février.
    4. Le Président et la suite qui l’accompagne quitteront Washington le mardi 11 février pour Paris, en France.
    La délégation quittera Paris le dimanche 16 février 2014 à destination de Kinshasa.
    5. La Présidence de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social « UDPS » invite la diaspora congolaise de I’Europe et de l’Amérique à réserver un accueil des plus chaleureux au Président ainsi qu’à la délégation qui l’accompagne en guise de signal fort en direction de ceux qui tentent d’imposer au peuple congolais un schéma autre que le respect de la vérité des urnes.
    Enfin, la Présidence de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social « UDPS » informe, par ailleurs, l’opinion tant nationale qu’internationale, qu’en réaction aux messages de soutien qui lui sont parvenus de partout, le Président nous a chargés d’exhorter les Congolaises et les Congolais à la prière dont il a plus que jamais besoin en ce moment précis qui marque un tournant décisif de l’histoire de notre pays.
    Fait à Kinshasa, le 30 janvier 2014
    Joseph KAPIKA

    Porte-parole

  • Pressions sur Joseph Kabila. A quel jeu joue Mary Robinson ?

    Pressions sur Joseph Kabila. A quel jeu joue Mary Robinson ?

    CONGO-DEMOCRATIC/-*Intervenant sur un média périphérique à partir d’Addis-Abeba, Mary Robinson, l’Envoyée spéciale de l’ONU dans la région des Grands Lacs, promet de faire pression sur le président Joseph Kabila pour qu’il mette rapidement sur pied un Gouvernement d’union nationale

    *A quoi riment ces pressions, lorsqu’on sait que l’ancienne présidente de la République d’Irlande est restée muette lorsqu’un rapport des experts des Nations Unies accusait le Rwanda et l’Ouganda de continuer à soutenir les rebelles du M23 ? Qui ne sait pas qu’elle se contente de donner des injonctions à la Rd Congo, pendant qu’au Rwanda et en Ouganda, elle agirait en conseiller stratégique ?

    Du 30 au 31 janvier 2014, les Chefs d’Etat et de Gouvernement vont se retrouver au 22ème sommet ordinaire de l’Union Africaine à Addis-Abeba. Selon une source sûre, l’Est de la République démocratique du Congo sera l’un des deux principaux dossiers que vont aborder les Chefs d’Etat.

    Les onze pays signataires de l’Accord-cadre sur la région des Grands Lacs se réuniront au niveau des Chefs d’Etat, vendredi matin, pour faire le point sur cette feuille de route signée il y a bientôt un an. Ils devraient valider les quinze priorités définies dans un document de travail que notre source a pu se procurer, rédigé début janvier lors de la dernière réunion des Chefs d’Etat de la Conférence Internationale de la Région des Grands Lacs (CIRGL) à Luanda, en Angola.

    C’est en marge de ce sommet que Mary Robinson entend de nouveau faire pression sur le Président Joseph Kabila pour qu’il mette rapidement sur pied un gouvernement d’union nationale, qui souhaite aussi que le processus de démobilisation et de réinsertion des M23 aille bien plus vite. Cette prise de position de Mary Robinson surprend plus d’une personne, d’autant plus que l’ancienne présidente d’Irlande est restée muette lorsqu’un rapport des experts des Nations Unies a accusé le Rwanda et l’Ouganda de continuer à soutenir les rebelles du M23.

    Pour rappel, en vue de cimenter la cohésion nationale obtenue grâce aux Concertations nationales, le Président de la République avait promis de nommer un Gouvernement de cohésion nationale auquel prendraient part la Majorité, l’Opposition et la Société civile. Mais à cause de certains aménagements et compte tenu de ses propres raisons et de celles de sa majorité, ce Gouvernement se fait toujours attendre.

    Voilà qui nous pousse à dire qu’au lieu de presser Joseph Kabila pour la nomination de ce Gouvernement, pendant que celui qui est en place n’a pas démérité, il appartient au Chef de l’Etat, et à lui seul de nommer ce Gouvernement au moment qu’il jugera utile.

    Pays souverain, la Rd Congo n’a pas de leçons à recevoir de Mary Robinson qui pense que ce pays est un maillon faible du système. Qui ne sait pas qu’elle se contente de donner des injonctions à la Rd Congo, pendant qu’au Rwanda et en Ouganda elle agit en conseiller stratégique ?

    Disons quand même que certains points du document qui sera évalué à Addis-Abeba devraient satisfaire Kinshasa. La source indique par exemple que la Mission des Nations Unies en RDC (Monusco), si le texte est paraphé, sera encouragée à aider l’armée congolaise à combattre les rebelles de l’ADF-Nalu.

    Bonne nouvelle aussi pour Kigali, car la Brigade d’intervention de la Monusco devra appuyer des opérations militaires contre les rebelles hutus rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), une vieille requête du Rwanda, soutenu sur ce point par les Etats-Unis.

    Mais la feuille de route distribue aussi des mauvais points. Elle mentionne à plusieurs reprises l’aide apportée à des groupes rebelles. Elle ne nomme aucun pays mais le dernier rapport d’experts de l’ONU pointe de nouveau le soutien du Rwanda aux rebelles du M23. Enfin, le comité de pilotage chargé de superviser les accords de paix de Kampala ne s’est réuni qu’une seule fois et « ce n’est pas assez », a regretté Mary Robinson.

    La partialité manifeste de Mary Robinson écœure les Congolais

    La communauté internationale doit savoir que les Congolais ne sont pas des naïfs pour gober n’importe quoi. Depuis de longue date, nous avons toujours dénoncé le double jeu d’une partie de cette communauté. Nous en voulons pour preuve la duplicité de cette bonne dame Mary Robinson, l’Envoyée spéciale du Secrétaire général de l’ONU dans la Région des Grands Lacs.

    Quand elle arrive à Kinshasa, elle prononce des propos que l’opinion congolaise considère comme « hypocrites ». Une fois à Kigali face à Paul Kagame ou à Kampala devant Yoweri Museveni, elle est incapable ou mieux muette pour les condamner de vive voix pour l’aide qu’ils apportent à la rébellion du M23. Pendant que plus d’un rapport de l’ONU, structure dont elle émane, le fait sans état d’âme.

    On se demande de quel droit doit-elle indiquer dans une interview à une radio périphérique qu’elle fera pression sur Joseph Kabila pour mettre sur pied un gouvernement d’union nationale. Cette idée n’est pas de Mary Robinson ; mais c’est plutôt le chef de l’Etat lui-même qui l’avait annoncé un certain 23 octobre 2013 devant les députés et sénateurs réunis en Congrès.

    Et tôt ou tard, il va le faire en toute indépendance d’esprit suivant son pouvoir discrétionnaire que lui reconnaît la Constitution de la République. Que Mary Robinson déclare qu’elle fera pression sur Joseph Kabila est une indélicatesse de sa part ou mieux une injure au chef d’Etat d’un pays souverain. Les Congolais ne peuvent pas du tout supporter de tels propos. A quel jeu joue Mary Robinson ? On le saura tôt ou tard.

    L’Avenir

  • Des raisons d’être “optimiste” pour la stabilisation de l’est (Oxfam)

    Des raisons d’être “optimiste” pour la stabilisation de l’est (Oxfam)

    kampala– L’ONG Oxfam estime dans un rapport publié lundi qu’il y a des “raisons d’être optimiste” pour le processus de stabilisation de l’est de la République démocratique du Congo, même s’il reste encore “beaucoup à faire” pour y assurer la sécurité.

    “Il y a certaines raisons d’être optimiste (…) et d’espérer que se dessine la fin de plusieurs décennies de conflit armé dans l’est de la République démocratique du Congo”, explique le rapport intitulé “Un difficile équilibre – en quête de protection dans l’est de la RDC”.

    Ce document, basé sur l’interview de 1.800 personnes des provinces des Nord et Sud Kivu, souligne que “les avancées politiques et militaires réalisées en 2013, notamment à travers une coopération régionale accrue et la défaite du groupe armé M23, offrent une occasion unique d’améliorer la situation pour les civils”.

    Après dix-huit mois de conflit armé avec le gouvernement de Kinshasa, le Mouvement du 23 Mars (M23) a capitulé début novembre à l’issue d’une offensive des Forces armées de la RDC (FARDC) soutenues par la brigade d’intervention de l’ONU.

    En novembre, certains membres des communautés des territoires de Rutshuru et Nyiragongo, anciens bastions du M23, ont expliqué que “leur situation sécuritaire [s’était] améliorée depuis la défaite militaire du M23, citant notamment un meilleur accès aux marchés et aux champs”, souligne le rapport.
    En outre, après la chute du M23, l’armée – souvent accusée de graves exactions (viols, pillages, meurtres…) sur la population – se serait déployée dans les zones libérées sans se livrer à des violations massives des droits de l’Homme.

    “Les premiers rapports sur les troupes des FARDC déployées à Rutshuru font état de peu d’exactions envers les civils. Cela est au moins en partie imputable à une meilleure chaîne de commandement et au déploiement de troupes mieux entraînées, correctement rémunérées et approvisionnées”, précise Oxfam, réseau international de lutte contre la pauvreté et l’injustice qui en découle.

    Cependant, poursuit l’organisation, les civils estiment que leur situation reste “précaire, et qu’il reste beaucoup à faire pour restaurer un sentiment de sécurité”. Fin 2013, ils ont même “signalé une augmentation des violences et des exactions”, notamment près des camps de désarmement de rebelles.

    Pour l’ONG, les opérations militaires engagées depuis mi-janvier contre les dizaines de groupes armés locaux et étrangers présents dans les Kivus “risquent d’aggraver les violences auxquelles sont exposés les civils, en particulier dans les zones reculées”.

    AFP