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  • Comment Joseph Kabila compte rester au pouvoir

    Comment Joseph Kabila compte rester au pouvoir

    Kabila mumemi maki-Si la Constitution ne permet pas au président Kabila de briguer un troisième mandat, sa majorité envisage plusieurs scénarios pour contourner la Constitution.

    A seulement 42 ans, il y a peu de doute sur la volonté du président congolais,  Joseph Kabila, de rester aux commandes de la République démocratique du Congo (RDC). Après bientôt 13 ans passés à la présidence, on imagine mal l’un des plus jeunes chefs d’Etat de la planète, raccrocher les gants. Pourtant l’article 220 de la Constitution congolaise est clair : le nombre de mandat présidentiel est limité à deux et Joseph Kabila arrivera en fin de second mandat en décembre 2016. Pour se maintenir au pouvoir, Joseph Kabila doit donc modifier la Constitution ou bien trouver un autre stratagème. Depuis sa dernière réélection très contestée de novembre 2011, les scénarios pour garder Joseph Kabila à la présidence sont légions dans sa majorité.

    Élection au suffrage indirect

    Dernier projet en date : un changement du mode de scrutin permettrait de contourner l’article 220 et d’élire le nouveau président de la République au suffrage indirect. L’information a opportunément « fuitée » en fin de semaine sur RFI et Jeune Afrique. Dans ce cas, l’élection présidentielle aurait lieu en 2015, un an avant la date prévue : les compteurs seraient donc remis à zéro pour Joseph Kabila qui pourrait alors briguer un troisième mandat. Il serait également plus facile au camp présidentiel d’influer sur quelques centaines de « grands électeurs » que sur les 30  millions de congolais inscrits sur les listes électorales. Cerise sur le gâteau : la durée du mandat passerait de 5 à 7 ans. Ce ne serait pas la première fois que la majorité présidentielle changent les règles du jeu en cours de route puisqu’en janvier 2011, quelques mois avant les élections, le mode de scrutin était subitement passé de deux tours à un seul tour, garantissant une réélection sans surprise de Joseph Kabila. Pour valider l’élection du président au scrutin indirect et lui donner un soupçon de légitimité, cette modification pourrait être proposée par référendum.

    Prolonger le mandat de Joseph Kabila

    Autre scénario possible : jouer la montre. La RDC est devenue une sorte de spécialiste des calendriers électoraux « extensibles » et à « géométrie variable« . L’organisation chaotique des élections et le manque de moyens financiers sont souvent les meilleurs arguments pour retarder une échéante électorale. Au lendemain de la réunion qui a vu fuiter les intentions présidentielles de contourner la Constitution, la majorité présidentielle s’est précipitée pour annoncer qu’elle souhaitait organiser un recensement administratif avant les prochains scrutins. Compte tenu de l’ampleur de la tâche dans un territoire grand comme cinq fois la France et sans aucune infrastructures efficaces, ce nouveau recensement sonne, selon l’opposition congolaise, comme une manœuvre pour reculer la date de la présidentielle. Le manque de moyen financier pourrait également être utilisé par le régime pour prolonger, de fait, le mandat de Joseph Kabila. Les bailleurs de fond ont été échaudés par les élections anarchiques de 2011 et s’inquiètent du flou entretenu par la Commission électorale (CENI) pour l’organisation des prochains scrutins.

    Les plans B

    Si tous ces scénarios échouent, Joseph Kabila pourrait être tenté de rejouer le scénario « Poutine-Medvedev » de 2008. Pour respecter la Constitution, Joseph Kabila quitterait la présidence pour la laisser à un proche et prendrait le poste de « super » Premier ministre en attendant les prochaines élections pour se représenter. Cela nécessite de confier les rênes du pouvoir à un homme de confiance (ils ne manquent pas) qui accepterait de laisser la main au bout de 5 ans. Au pire, Joseph Kabila pourrait garder le pouvoir « dans la famille » en présentant à sans place sa sœur jumelle, Jaynet, qui est déjà députée et cultive un fort réseau politique.

    Au vue de tous ces scénarios possibles, il est donc peu probable que Joseph Kabila s’efface en 2016 comme le prévoit la Constitution actuelle. Ce que cherche actuellement le Chef de l’Etat c’est la formule la moins coûteuse en terme d’image aux yeux de la communauté internationale. Joseph Kabila est en quête de la bonne formule qui comme en 2011 lui permettra de rester à son poste sans se mettre hors jeu.

    Christophe RIGAUD – Afrikarabia

  • Six femmes du pasteur Mukungubila détenues en Zambie craignent pour leur vie

    Six femmes du pasteur Mukungubila détenues en Zambie craignent pour leur vie

    Mukungubila-Entrés illégalement en Zambie à la suite des événements du 30 décembre, 12 proches du pasteur Mukungubila, dont six de ses huit femmes, sont aux arrêts depuis le 14 janvier à Lusaka. Ils disent craindre la “persécution” en RDC et demandent l’asile. Requête, pour l’instant, rejetée par les autorités zambiennes.

    Où est passé le pasteur Paul-Joseph Mukungubila ? Le 30 décembre 2013, des adeptes se réclamant de celui qui se fait appeler “le Prophète de l’Éternel” avaient attaqué plusieurs sites stratégiques à Kinshasa, Lubumbashi (Sud) et Kindu (Est). “La réaction aux provocations du gouvernement congolais”, soutenaient-ils, évoquant des accrochages ayant eu lieu quelques jours avant entre des fidèles et les forces de l’ordre au sud du pays. Une réaction aussitôt violemment réprimée par l’armée : plus de 100 personnes tuées en une journée ! Depuis, plus rien, ou presque.

    Des adeptes “traqués”

    Paul-Joseph Mukungubila, sous le coup d’un mandat d’arrêt émis fin février, fait désormais profil bas. Est-il toujours en RDC ou se cache-t-il en dehors du pays ? Impossible de le savoir. “Pour des raisons de sécurité, nous préférons garder cette information sécrète”, dit-on dans son entourage. En attendant, ce sont ses “adeptes” qui se disent “traqués” par les forces de l’ordre. “Certaines femmes de l’église du pasteur Mukungubila ont été même violées, avant d’être arrêtées. D’autres fidèles ont été enterrés vivants”, accuse Déborah Nkulu, une fille du “prophète”. Une accusation difficile à vérifier.

    Mais Déborah Nkuru, “ancienne journaliste à Kinshasa”, vivant actuellement en Belgique, signe et persiste : “C’est cette persécution qui a contraint les membres de ma famille, qui se trouvaient à Lubumbashi au moment des faits, à fuir vers la Zambie”, confie-t-elle à Jeune Afrique. Au total, ils sont 12 proches du pasteur Mukungubila à avoir traversé la frontière pour aller se réfugier en Zambie. “Il s’agit de ma mère et cinq autres femmes de mon père [Pasteur Mukungubila], ainsi que deux enfants à bas âge – un garçon de 4 mois et une fillette de 4 ans -, une cousine, deux sœurs des autres femmes du pasteur et une membre de l’église”, détaille-t-elle.

     

    Une fidèle du “pasteur” demande la libération des enfants qui sont dans le groupe des personnes détenues en Zambie depuis le 14 janvier.

    Sans papiers (ou avec des “fausses identités”) au moment de leur entrée sur le territoire zambien, ces 12 proches du pasteur Mukungubila ont été arrêtés et transférés à Lusaka où ils sont détenus depuis le 14 janvier dans la prison centrale de la capitale. À deux reprises, ils ont demandé le droit d’asile en Zambie, mais à chaque fois, l’administration leur a réservé une fin de non-recevoir.

    Déborah Nkulu n’y voit qu’une machination politique. “Lorsqu’on sait que le président zambien et son homologue congolais sont en bonnes relations, la position de Lusaka dans ce dossier nous inquiète, car les autorités zambiennes menacent même de renvoyer ces proches du pasteur Mukungubila en RDC”, affirme-t-elle, appelant les ONG humanitaires ainsi que celles des droits humains à “s’intéresser davantage à cette situation alarmante”. “Toutes ces personnes risquent d’être éliminées, si la Zambie les renvoie en RDC”, avertit-elle.

    Kinshasa rassure

    Le fait d’être membre de la famille de Mukungubila ne constitue pas une infraction.

    Un conseiller du ministre congolais de l’Intérieur

    Pourtant, dans la capitale congolaise, on se veut plutôt rassurant. “À ce jour, la justice n’a lancé qu’un mandat d’arrêt international contre Paul-Joseph Mukungubila, responsable de tristes événements du 30 décembre”, explique un conseiller du ministère de l’Intérieur.

    “Le fait d’être membre de famille de cette personne recherchée par les autorités judiciaires ne constitue pas une infraction. Ses partisans qui ont fui en Zambie, s’ils n’ont rien à se reprocher, sont les bienvenues sur leur territoire national”, ajoute-t-il. Suffisant pour les convaincre de regagner leur pays ? Pas sûr.

    Jeune Afrique

  • Elections et revision Constitutionnelle: Kinshasa n’exclut pas une modification constitutionnelle

    Elections et revision Constitutionnelle: Kinshasa n’exclut pas une modification constitutionnelle

    Palais du peuple
    Palais du peuple

    – Le gouvernement de Kinshasa a assuré vendredi que la prochaine présidentielle en République démocratique du Congo (RDC) aurait bien lieu en 2016 conformément à la Constitution, sans exclure que la loi fondamentale puisse être modifiée d’ici-là.

     
    La question des élections est l’un des deux sujets majeurs de spéculation politique en RDC, avec le gouvernement de “cohésion nationale” annoncé par le président congolais Joseph Kabila en octobre mais qui n’a toujours pas été formé. Les dernières consultations populaires ont eu lieu en novembre 2011. Entachées de fraudes et d’irrégularités à grande échelle selon l’opposition et la communauté internationale, elles ont permis à M. Kabila, au pouvoir depuis 2001, de se maintenir à la tête de l’Etat pour un nouveau mandat de cinq ans. Elles ont néanmoins provoqué une crise politique à l’origine d’un blocage du cycle électoral lancé par ces deux scrutins. La victoire de M. Kabila avait été favorisée par une révision constitutionnelle, votée par le Parlement 10 mois plus tôt, qui ramène l’élection du président à la majorité simple à l’issue d’un seul tour de scrutin. Aussi le sortant a-t-il pu être élu avec un peu moins de 49% des voix.
     
    A l’approche de la moitié du mandat présidentiel, l’opposition s’agite autour des intentions qu’elle prête au chef de l’Etat et à ses alliés de vouloir se maintenir au pouvoir par tous les moyens, quitte à modifier une nouvelle fois la Constitution afin de retarder l’échéance de la prochaine présidentielle ou de permettre à M. Kabila de briguer un nouveau mandat, ce qui lui est pour l’instant interdit.
     
    Inquiétudes de l’opposition
     
    Vendredi, le gouvernement a tenu à rassurer. “Avec ou sans l’appui de la communauté internationale, la Constitution sera strictement respectée”, a déclaré son porte-parole, Lambert Mende: “Nous aurons des élections en 2016”. “Toute révision de la Constitution n’est pas anticonstitutionnelle”, a-t-il ajouté, “elle n’est anticonstitutionnelle que si elle touche l’article 220”, qui interdit de modifier “le nombre et la durée” des mandats du chef de l’Etat. Plus sibyllin, M. Mende a ensuite repris une formule selon laquelle “la Constitution (…) doit être respectée dans sa globalité; nul ne peut permettre ce qu’elle interdit, nul ne peut interdire ce qu’elle permet”.
     
    Lundi, l’Eglise catholique, dont les ouailles représentent environ 50% de la population, avait demandé au gouvernement de respecter les “délais constitutionnels” dans l’organisation des élections des trois années à venir. La Conférence épiscopale nationale du Congo avait également recommandé que les députés des 11 provinces formant le pays soient élus au suffrage universel direct, “au premier trimestre 2015”, en même temps que les maires des grandes villes, les bourgmestres des communes et les autres exécutifs des communautés locales, afin de diminuer le coût des élections. Ce à quoi M. Mende a répondu que la multiplication d’élections au suffrage direct était un luxe que le pays ne pouvait pas s’offrir.
     
    Pour l’heure, la Commission électorale nationale indépendante (Céni) a annoncé que les citoyens seraient appelés à voter fin 2014 à l’occasion d’élections urbaines, municipales et locales. Elle prévoit que les élections des sénateurs nationaux et des députés provinciaux (qui auraient dû avoir lieu initialement en 2012) se tiennent en 2015, la même année que celles des gouverneurs de province.
     
    Dirigée par l’abbé Apollinaire Malu-Malu, ancien conseiller du chef de l’Etat, la Céni a cependant indiqué qu’elle envisageait la possibilité que les députés provinciaux soient élus au suffrage universel indirect, ce qui nécessiterait de modifier la Constitution. Cette perspective inquiète l’opposition et certains juristes. Ceux-ci craignent qu’une telle entreprise – possible compte tenu du rapport de force au Parlement – n’ouvre la boîte de Pandore et qu’on ne se contente pas de toucher au mode de scrutin des provinciales, mais aussi à la limitation du nombre des mandats présidentiels ou à d’autre dispositions en fonctions des intérêts ou des projets du pouvoir.
     
    En 2011, huit des 229 articles de la Constitution congolaise avaient été amendés.
     
    Par Marc JOURDIER- AFP
  • Tshisekedi en observation aux Cliniques universitaires

    Tshisekedi en observation aux Cliniques universitaires

    Malaise ou examens médicaux

    Etienne Tshisekedi President de l'UDPS et Candidat a la Presidence aux elections de 2011
    Etienne Tshisekedi President de l’UDPS et Candidat a la Presidence aux elections de 2011

    -Le week-end a été marqué par la nouvelle faisant état de l’hospitalisation du président Tshisekedi aux Cliniques universitaires de Kinshasa (CUK). Les versions divergentes suivant les sources. Les premières parlent d’un malaise qui l’aurait surpris. Les secondes confirment, la main sur le cœur, qu’il ne s’était agi que d’un simple contrôle de routine. Les plus pessimistes parlent d’une hospitalisation alors que les fidèles des fidèles estiment qu’il ne s’était rien passé, « le président Tshisekedi est en forme en sa résidence de Limete ». 

    Le président Etienne Tshisekedi a été retenu en observation aux Cliniques universitaires de Kinshasa (CUK). Le sphinx de Limete qui se considérait lui-même comme « un miracle de Dieu » après un long séjour médical en Europe a eu un malaise que nos sources n’ont pas nommé le vendredi 7 mars. Il se pourrait que le décès de deux de ses proches soit à la base de ce malaise, affirme une source de Limete.

    Si à Limete, son retour à la résidence de Pétunias est confirmé, une source médicale affirme qu’il serait toujours en observation aux CUK. Plus de peur que de mal à la 10ème rue Pétunias. Le sphinx serait rentré hier samedi. Dimanche, en fin d’après-midi, il aurait fait une sortie dans sa cour pour saluer ses collaborateurs et quelques fidèles qui y traînaient encore. « Etienne Tshisekedi est sorti de sa maison pour saluer ses collaborateurs, comme dans ses habitudes. Il n’y a rien à voir à Limete ».

    Malgré toutes ces informations recoupées, personne ne semble informé de cette hospitalisation. Personne ne tient à livrer cette information « extrêmement sensible » pour l’avenir politique du parti.  La plupart des sources de l’UDPS ont persisté à nier la survenance d’un quelconque malaise à leur président national. D’aucuns ont interprété cette attitude comme l’observance d’un mot d’ordre du genre : « Motus et bouche cousue ».

    Par ailleurs, les sources médicales se sont également montrées peu bavardes sur le sujet. Nonobstant, toutes ces réserves, les limiers du Potentiel ont pu confirmer le passage du président Tshisekedi aux Cliniques universitaires de Kinshasa. « Le président élu » s’était, effectivement, rendu à cette institution hospitalière de renom pour des examens médicaux.

    « C’est normal que de temps en temps, une personne comme ‘’le président de la République élu’’ se fasse examiner régulièrement », soutiennent pour leur part quelques cadres de l’UDPS. Un fidèle des fidèles a même lâché tout bonnement : « Tout est dans l’ordre normal des choses pour un homme de se rendre à un centre médical ».

    Toutefois, des sources généralement bien informées ont confié à notre Rédaction : « Le président Tshisekedi est passé aux Cliniques universitaires et y est resté au minimum 24 heures, avant de regagner son domicile de Limete ». Les mêmes sources affirment que le sphinx n’affichait pas de signes évidents de grandes faiblesses. « Il est descendu du véhicule et a marché sans être soutenu », confirme un témoin présent, sous le couvert de l’anonymat.

    Respect du rendez-vous avec le médecin

    Il y a trois années que le président de l’UDPS est revenu au pays après avoir passé un long séjour médical en Afrique du Sud puis en Belgique. Son état de santé l’obligeait à rester à côté de son médecin. C’est en « miraculeux » qu’Etienne Tshisekedi se soit présenté à la présidentielle de 2011. Dans une forme époustouflante, le lider maximo, âgé de près 80 ans, a sillonné la République pour battre campagne.

    De retour à Kinshasa, Etienne Tshisekedi est resté debout tout le long du parcours qui sépare l’aéroport de N’Djili jusqu’au stade des Martyrs. Plus de sept heures de trajet achevé, Tshisekedi wa Mulumba a tenu un meeting mémorable dans un stade des Martyrs plein comme un œuf tant dans les pourtours que sur l’aire de jeu. Puis, il s’est rendu dans plusieurs villes de la République démocratique du Congo pour battre campagne. Partout où il est passé, sa popularité est restée intacte. Ce qui justifie le score qu’il a réalisé lors de ces scrutins.

    Après avoir abattu pareil travail, le président Tshisekedi a l’obligation de revoir son médecin. Les examens aux Cliniques universitaires de Kinshasa suffisent-ils pour un homme de l’envergure du sphinx de Limete ? Son épouse, que les combattants appellent affectueusement « Mama Marthe » est rentrée la veille au pays en vue d’assister le président de l’UDPS ! Par deux fois, ils ont effectué le déplacement des Cliniques universitaires de Kinshasa. L’heure est venue pour qu’Etienne Tshisekedi se rende auprès de son médecin pour un suivi approprié. 

    L’échéance 2016 approche. Il serait contre productif pour la démocratie congolaise qu’une icône comme le lider maximo soit aux abonnés absents pour des raisons de santé. Classé deuxième par la CENI du pasteur Ngoy Mulunda, Etienne Tshisekedi s’est toujours considéré comme le vrai vainqueur de la présidentielle du 28 novembre 2011. Il s’est autoproclamé « président de la République élu » et a prêté serment pour ce faire. Mais jusque-là, il court toujours derrière l’impérium !

    Le Potentiel

  • A toutes les femmes: Femme noire

    A toutes les femmes: Femme noire

    A ma Mère

    Amour d'une mere Africaine
    Amour d’une mere Africaine

    -Femme noire, femme africaine,
    Ô toi ma mère, je pense à toi
    Ô Dâman, ô ma mère, toi qui me portas sur le dos,
    Toi qui m’allaitas, toi qui gouvernas mes premiers pas,
    Toi qui, la première, m’ouvris les yeux aux prodiges de la terre,
    Je pense à toi…

    Femme des champs, des rivières, femme du grand fleuve,
    Ô toi, ma mère, je pense à toi…
    Ô toi Dâman, ô ma mère, toi qui essuyais mes larmes,
    Toi qui me réjouissais le coeur, toi qui, patiemment,
    supportais mes caprices,
    Comme j’aimerais encore être près de toi,
    être enfant près de toi !

    Femme simple, femme de la négation,
    ma pensée toujours se tourne vers toi…
    Ô Dâman, Dâman de la grande famille des forgerons,
    ma pensée toujours se tourne vers toi,
    La tienne à chaque pas m’accompagne, ô Dâman, ma mère,
    Comme j’aimerais encore être dans ta chaleur,
    être enfant près de toi. …
    Femme noire, femme africaine,
    ô toi ma mère, merci pour tout ce que tu fis pour moi, ton fils,
    Si loin, si loin, si près de toi !
    Je t’aime,
    je t’aimais,
    je t’aimerais toujours!

    Camara Laye, ( l’enfant noire)

  • Fin de la mission onusienne en RDC?

    Fin de la mission onusienne en RDC?

    MONUC-Helico-Mieux qu’avec les discours, c’est dans la pratique que la Mission onusienne en Rdc vient d’apporter la confirmation que son mandat prend fin à brève échéance. Jamais en plus de dix ans d’existence au pays, la Monusco ne s’est jetée à fond dans la bataille de la pacification de l’Est.

    Pour la première fois de sa présence sur le sol congolais, la Mission de l’Onu a contrairement quitté son rôle agaçant de touriste, pour devenir un acteur principal et déterminé aux côtés des Fardc.

    Aujourd’hui, les forces négatives autant que toutes les milices qui pullulent à l’Est, ne savent par où organiser leur retraite. La Monusco a mis en branle des moyens puissants et imparables contre toutes les bandes armées.

    Hélicoptères de combat, drones de surveillance, tout est mis en branle pour fragiliser jusqu’à l’extrême, paralyser complètement les forces négatives. La Monusco intensifie des bombardements d’une rare violence ne permettant pas aux milices de résister à l’assaut des Fardc.

    Même au Katanga devenu volatile et que la Communauté internationale regardait avec une commisération feinte, la Monusco a pris pied avec détermination.

    Conséquence : les Fardc commencent à infliger des leçons de renoncement aux atrocités aux « Bakata-Katanga ». En effet, ceux-ci se sont une fois vus infliger de très lourdes pertes dans leur mésaventure.

    Cadeau empoisonné

    Comment comprendre que la même Monusco qui, plus d’une décennie nous a habitués à un laxisme coupable, devienne aujourd’hui plus qu’active. Elle intervient de manière très généreuse et spontanée, sans que le Gouvernement ou les Fardc n’aient appelé au secours.

    C’est dire qu’il y a quelque chose qui a complètement changé dans les attitudes des parrains de la Monusco. Il apparaît très clairement qu’à la faveur de démantèlement complet du M23, un nouvel agenda a été confié à Martin Kobbler et à ses troupes.

    Et à voir l’empressement de la Monusco d’en finir sans délai avec les forces négatives et les milices à l’Est, il ne fait que l’heure du grand départ est sur le point de sonner. Il faudrait qu’avant l’échéance fatale, l’Est du pays soit totalement pacifié.

    Les prévisions les plus sérieuses prévoient qu’au plus tard fin 2015 ou au plus tard 2016, la Mission onusienne fasse ses adieux. Ainsi prendra fin plus d’une décennie de présence controversée sur le sol congolais.

    Mais, la grande question qui se pose dans les salons branchés reste la suivante: maintenant que la Communauté internationale a décidé de se désengager officiellement de la Rdc, quels sont les véritables objectifs qu’elle a atteints à notre insu ? La paix qui va nous être laissée, ne risque-telle pas d’être un cadeau empoisonné ? Nous y reviendrons prochainement.

    LP- (Congo 24)

  • l’ONU bombarde des positions de rebelles ougandais

    l’ONU bombarde des positions de rebelles ougandais

    MONUC-operation-Ce samedi a été un jour ps comme les autres. Pour la première fois, des hélicoptères de la Mission de l’ONU en République démocratique du Congo ont bombardé des positions des rebelles ougandais de l’ADF-Nalu, dans le Nord-Kivu, a annoncé la MONUSCO.
     

    Des hélicoptères de l’ONU dépêchés en République démocratique du Congo ont frappé des positions des rebelles ougandais de l’ADF-Nalu, actifs dans l’est du pays. C’est ce qu’a annoncé la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO).

    Dans communiqué, l’organisation indique que « ce samedi 1er mars 2014 à 14h55 (heure locale, 12h55 GMT), deux hélicoptères d’attaque de la MONUSCO ont tiré sur la base ADF de Saha Sitisa dans la région de Mbau, au nord-est de Beni ». La localité qui a été la cible de frappes se situe dans la province riche et instable du Nord-Kivu. Le communiqué précise que « cette opération d’une grande précision nous permet de réaliser un objectif clair : mettre fin aux attaques récurrentes des ADF contre les populations civiles ».

    De son côté, le chef de la MONUSCO, Martin Klober demande aux rebelles e faire taire les armes et de se rendre. « J’exhorte les derniers combattants de l’ADF à déposer les armes immédiatement et à se rendre dans les camps de la MONUSCO », a lancé le chef de la force onusienne.

    A ce jour, la MONUSCO se limitait à appuyer l’armée congolaise en lui apportant un soutien logistique notamment pour l’évacuation de blessés et des renseignements. Avec cette frappe chirurgicale de ce samedi effectuée par sa brigade d’intervention, force est de reconnaître que l’ONU a changé de stratégie et compte en fini pour de bon avec la rébellion. Ce qui est un signal fort.

    Afrik

  • Cycle électoral 2014-2016 : schéma des évêques

    Cycle électoral 2014-2016 : schéma des évêques

    conference_episcopale_nationale_du_congo-La Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) estime qu’il est possible de relever le défi du cycle électoral 2014–2016 sans devoir réviser la Constitution. Les princes de l’Eglise catholique sont convaincus qu’avec un peu de bonne volonté – surtout politique – toutes les contraintes matérielles, financières et techniques peuvent être éludées. Ils offrent là un schéma dont la CENI peut se servir utilement.

     

    La feuille de route du cycle électoral 2014-2016 de la Commission électorale nationale indépendante, CENI, a fait l’objet d’une analyse approfondie des évêques membres du Comité permanent de la Conférence épiscopale nationale indépendante (CENCO). Contraintes constitutionnelles et participation directe des électeurs aux scrutins fondent la trame de la déclaration faite hier lundi 3 mars au Centre Interdiocésain de Kinshasa. A leur manière, les princes de l’Eglise de Rome ont identifié les failles de la feuille de route de la CENI avant de proposer des pistes de sortie.

    Il s’agit, en réalité, des conclusions des réunions du Comité permanent de la CENCO tenues du 24 au 27 février 2014, en rapport avec les différentes hypothèses relatives au cycle électoral et aux contraintes constitutionnelles. Objectif : parvenir, d’une part, à un cycle électoral irréprochable pour les élections législatives et présidentielle de 2016 ; d’autre part, apurer des arriérés électoraux pour une véritable cohésion nationale.

    Le secrétaire général de la CENCO, M. l’abbé Santedi qui en a fait la restitution, donne le ton : « On nous met devant deux options. A prendre ou à laisser. Il est bon de sortir de ces deux options-là. La pointe pour l’épiscopat congolais réside au fait que la proposition aux suffrages indirects pour les élections des conseillers urbains, bourgmestres, chefs de secteurs, maires ainsi que les députés provinciaux minent le souverain primaire de son droit de participer directement à la vie publique».

    M. l’abbé Santedi martèle : « Ainsi, conformément aux prescrits de la Constitution, en son article 197, les évêques demandent avec empressement que les élections au niveau provincial tout comme les élections municipales, urbaines et locales soient au suffrage universel direct afin de promouvoir la démocratie à la base en renforçant le contrôle du peuple sur ses représentants ».

    De ce point de vue, la CENCO tient au double respect de la Constitution et de la participation réelle et directe des électeurs congolais au choix des animateurs des institutions de la République par vote.

    La CENCO estime que le temps ne fait pas défaut dans la perspective du réajustement des échéances à venir. Aussi propose-t-elle la tenue des élections provinciales au premier trimestre 2015 afin de mettre en place des institutions légitimes. Ils souhaitent qu’un terme soit mis à l’élasticité des mandats des assemblées provinciales et du Sénat. Les évêques y perçoivent «  le dysfonctionnement institutionnel » ayant des répercussions négatives jusqu’à la base.

    Le schéma des évêques pour les futures échéances électorales est simple. Aucune révision constitutionnelle ne serait envisageable et en conformité avec la Constitution en vigueur, les scrutins à la députation provinciale, des conseillers urbains et maires devront passer par le suffrage universel direct. La crainte de la CENCO porte sur le risque élevé de corruption qui se profile à l’horizon, avec de grands électeurs à la portée des forces d’argent.

    S’agissant des opérations de fiabilisation du fichier électoral en cours et la stabilisation des cartographies opérationnelles, la CENCO recommande la transparence et le consensus pour éviter les écueils des scrutins de 2011. C’est le prix à payer pour éviter toute contestation des résultats.

    L’argent, le nerf de la guerre

    Si les évêques se montrent peu inquiets sur la contrainte financière du cycle électoral en cours, c’est qu’ils misent sur les bonnes dispositions des partenaires de la RDC. Dernièrement, l’Union européenne (UE) a donné de la voix sur le cycle électoral 2014–2016. L’UE conditionne son appui au processus électoral congolais au strict respect du cadre constitutionnel et des échéances électorales.

    Cette position européenne est également partagée par les Etats-Unis d’Amérique (USA). En janvier dernier, l’envoyé spécial des USA pour la région des Grands Lacs,  Russ Feingold, avait fait un rappel sans détours pour la sauvegarde des acquis démocratiques avec l’organisation de l’élection présidentielle en RDC à l’échéance de 2016.

    La CENCO compte aussi sur l’accompagnement sans faille de la Monusco. Elle considère que la mission onusienne en RDC peut participer activement à la mobilisation des ressources financières et l’appui logistique.

    Avec une feuille de route réaménagée, à l’exemple de celle proposée par les évêques, le soutien de la communauté internationale serait acquis.

    Le Potentiel

  • Le pape François arrive sur Facebook

    Le pape François arrive sur Facebook

     pape-Une arrivée sur Facebook qui va faire du bruit. Le site internet Vatican Insider assure que la page officielle du pape François devrait être rendue publique très prochainement. Le Vatican doit en effet encore régler quelques détails techniques pour éviter que des messages inappropriés ne soient publiés sur la page du souverain pontife.

    L’arrivée de l’évêque de Rome sur le réseau social n’est pas vraiment une surprise. Le Vatican fait en effet preuve d’une activité assez importante sur la Toile depuis l’arrivée du pape argentin. Si la création d’un compte sur le site de microblogging a eu lieu le 12 décembre 2012 sous le pontificat de Benoît XVI, le nombre de followers n’a jamais vraiment explosé avant le mois de mars 2013.

    Déjà 12 millions d’abonnés

    Il aura en effet fallu attendre l’arrivée du pape François pour qu’il atteigne des sommets. En à peine un mois, le compte Twitter du Vatican (@pontifex) est ainsi passé de 2,5 millions d’abonnés sous Benoît XVI à 5 millions sous son successeur. Aujourd’hui, le compte officiel du pape a dépassé les 12 millions d’abonnés. Un succès qui devrait se reproduire sur le site créé par Mark Zuckerberg.

    Après Twitter et Facebook, pourquoi pas Instagram ? Si l’idée peut amuser, le pape François ne serait pas le premier chef spirituel à rejoindre l’application de partage de photos et de vidéos. Le 27 février dernier, le dalaï-lama a en effet annoncé sur son compte Twitter et sa page Facebook qu’il avait rejoint Instagram. Seize clichés ont déjà été publiés, le premier datant du 1er février.

    Le Point.fr

  • Joseph Kabila déclare la femme personnage central des traditions

    Joseph Kabila déclare la femme personnage central des traditions

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    Le Président Joseph Kabila déclare la femme personnage central des traditions

     A peine éteints les lampions du 17° sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement du Comesa, Kinshasa revit ces lundi 3 et mardi 4 l’ambiance du 14° sommet de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) au travers de la tenue du 2°Forum mondial des Femmes francophones. Placé sous le haut patronage du Président Joseph Kabila qui, du reste, a rehaussé de sa présence la cérémonie d’ouverture au Palais du Peuple en compagnie de Mme Catherine Samba-Panza, Présidente de la République Centrafricaine, ce forum réunit 3.000 femmes venues des quatre coins du l’espace francophone alors que les assises de Paris avaient regroupé 700 déléguées…

     

     

                Elles se réfléchissent sur le thème central “ Femme, actrice du développement », cela à partir des trois sous-thèmes : « Femme, Actrice de la paix » ; « Femme et Education » et « Femme et Pouvoirs », les sites respectifs étant Fleuve Congo hotel, Grand Hôtel Kinshasa et Hôtel Venus.

                Dans son discours de circonstance, le Chef de l’Etat congolais a commencé par définir la place prépondérante qu’occupe désormais la Francophonie dans son espace naturel en tant que “instrument efficace “dans les relations d’amitié et de solidarité entre les peuples.

                Il a aussitôt proclamé la femme “…personnage central de nos traditions“, cela au regard des valeurs véhiculées par la Francophonie.

                Aussi, a-t-il exhorté chacun des Francophones à “commencer de croire en l’émancipation du Genre“.

                Certes, a-t-il poursuivi, il reste beaucoup à faire en ce qui concerne notamment la formation, l’éducation et la parité. « La question du genre“, a-t-il alors précisé a toujours fait l’objet des préoccupations des décideurs en République démocratique du Congo, comme en témoigne son arsenal juridique qui comprend de nombreux textes tendant à améliorer la situation et le sort de la femme dans la société congolaise ».

                Si au plan politique, le Président Joseph Kabila a mis l’accent sur le quota du tiers des places que les partis politiques devraient réserver au Genre comme il l’a préconisé dans son discours sur l’état de la Nation du 23 octobre 2013 prononcé à la suite des Concertations nationales, au plan économique et social il a relevé la création d’un Fonds accessible aux personnes vulnérables, les femmes bien entendu.

                Revenant sur des faits malheureux ayant émaillé l’histoire récente de la RDC, notamment les violences sexuelles dont sont principalement les femmes congolaises de l’Est du pays en raison de l’insécurité entretenue par les groupes armés, il s’est félicité de l’amélioration progressive des conditions sécuritaires allant de pair avec celle des populations civiles locales.

                Le Chef de l’Etat a terminé son allocution par le rappel des valeurs sacrées que le Congo a en partage avec les pays francophones, à savoir le respect de la vie, la tolérance, la démocratie…

     

    De Samba à Inagosi en passant par Benguigui

     

                Il a été précédé à la tribune par la présidente de transition de la République centrafricaine, Mme Catherine Samba-Panza.

                Dans son mot de remerciement, la première femme d’Afrique centrale à accéder à la magistrature suprême a brossé brièvement la situation qui prévaut dans son pays. ” J’hérite d’un pays au bord du gouffre avec une insécurité généralisée, l’absence de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire national, une catastrophe humanitaire sans précédent. (…)“, a-t-elle déclaré avant de communiquer son optimisme en ces termes : Avec la détermination que j’ai face à ce défi, nous arriverons au bout de la transition que nous nous sommes fixés“.

                Conséquente avec elle-même, elle a ajouté : “…cependant sans un soutien massif et un accompagnement de la communauté internationale […] l’objectif de la stabilisation du pays et du retour à un ordre constitutionnel dans les délais requis ne pourra être atteint“. Autant dire un appel pathétique lancé à la Communauté internationale.

                Elle a eu droit à un tonnerre d’applaudissements lorsqu’elle a soutenu que “Seule la femme peut apporter la paix, la cohésion nationale et réunir ceux que la politique a séparés“.

                Elle a été, elle-même, précédée par Yamina Benguigui, ministre française déléguée à la Francophonie.

                “Les femmes rassemblées dans ce forum vont instaurer un nouveau siècle des lumières. Partout où elles se rendront, elles seront les porteuses des valeurs de justice, d’égalité et de paix“, a-t-elle déclaré. Elle aura droit, elle également, à des ovations lorsqu’elle va souligner que “Le statut des femmes est le baromètre implacable de l’avancée démocratique des sociétés“.

                Trouvant une preuve de justice dans l’écrasement du M.23 par les Fardc et la Brigade internationale de la Monusco (ce mouvement étant à l’origine de l’accentuation des  violences faites à la femme pendant son occupation des territoires de Rutshuru et de Nyragongo ainsi que la ville de Goma), elle a estime qu’ensemble, les femmes peuvent transformer la société. “Ensemble, nous avons le pouvoir de faire bouger les lignes, le pouvoir de rapprocher ce qui a été séparé, le pouvoir de réconcilier ce qui a été opposé, le pouvoir de réparer ce qui a été abîmé“, a-t-elle ajouté; ses pensées allant vers les Congolaises de l’Est.

                Elle a insisté sur la portée des assises de Kinshasa en ce que les résolutions et les recommandations qui en sortiront seront intégrées dans la Déclaration de Dakar sur la Femme, sur le modèle de la Déclaration de Bamako sur la Démocratie. En d’autres mots, Kinshasa prépare Dakar, ville hôte du 15° sommet de l’OIF prévu en novembre 2014.

                Première oratrice à prendre la parole, Geneviève Inagosi, ministre Rdcongolaise du Genre, Famille et Enfant, a commencé par plaider pour la restauration de la paix en tant que condition sine qua non pour combattre des maux de société comme l’analphabétisme, la pauvreté, les maladies, l’ignorance des droits etc.

                Dans son discours, elle a invité les participantes à se préoccuper ” des questions qui touchent à la restauration de la paix dans les zones en conflit, et sa consolidation dans les zones post-conflit“, considérant au passage que “Puisque les femmes sont les premières victimes de situations de crise, quoi de plus normal qu’elles soient associées dans les différents processus de paix“.

                Le deuxième intervenant est l’administrateur de l’OIF, Clément Duhaime, mandaté par le secrétaire général Abdou Diouf empêché. Le forum de Kinshasa, a-t-il fait valoir, est l’occasion pour l’organisation francophone de renouveler son soutien au peuple congolais. Il a trouvé dans la présence du Président Joseph Kabila le témoignage de l’intérêt qu’il porte à l’espace francophone.

                Révélant le fait qu’une femme sur trois est victime de violences et que 125 millions de filles n’ont pas accès à l’éducation, il a affirmé la disponibilité de l’OIF à accompagner les institutions publiques et la société civile de la RDC dans les programmes de protection du Genre. A cet effet, il a interpellé les participantes sur l’imminence du terme fixé pour les OMD, à savoir 2015.

                Il est à signaler que la cérémonie d’ouverture a été honorée par la présence des Mmes Olive Lembe Kabila, épouse du Président de la République Démocratique du Congo, et Keïta Aminata Maïga, épouse du Président de la République du Mali Ibrahim Boubacar Keïta.

                C’est ce mardi 4 mars 2014 qu’intervient au Palais du Peuple la cérémonie de clôture avec au programme – sauf imprévu – la lecture des résolutions et recommandations suivie des allocutions de circonstance.

     

    Omer Nsongo die Lema