Tag: A la Une

  • English:Republic of Congo expels 50,000 citizens of neighboring Congo

    English:Republic of Congo expels 50,000 citizens of neighboring Congo

    CONGOLAI REFOULES – Republic of Congo has expelled more than 50,000 citizens of the Democratic Republic of Congo over the past month, authorities in Kinshasa said on Thursday, a move rare on this scale in the relations between the two neighbors.

    Officials in Brazzaville, capital of the Republic of Congo, said the operation is aimed at ending a crime wave linked to foreigners, and that all those living in the country illegally, not just those from the DRC, were being targeted.

    The Kinshasa government has expressed concern about the way in which the operation was being carried out but said it is seeking to resolve the issue through diplomatic channels.

    “As of yesterday, we had counted 52,226 people expelled from Brazzaville,” Andre Kimbuta Yango, the governor of Kinshasa, told Reuters. The operation, dubbed the “Slap that hurts” in the local language, Lingala, began on April 3.

    There are strong ethnic and commercial ties between the capitals of the two countries, which are separated by the Congo River. While there are sporadic political tensions, expulsions on this scale are rare.

    Those who were forced to leave Brazzaville and did not have places to sleep in Kinshasa are being put up in an open air stadium.

    “I have lived in Brazzaville since 2010 and have all my papers in order. But the police ripped them up, accusing me of being a member of the gangs,” said one expelled woman who did not want to give her name.

    Hugues Ngoulondele, mayor of Brazzaville, said some of the police in the Republic of Congo had been punished for abuses but the operation was part of a security crackdown.

    “For some time, we have noticed an increase in violent criminality in Brazzaville that has been blamed on foreigners, including those from Cameroon, DRC and Chad, who are here illegally,” he said.

    Communities on both sides of the river speak the same language and boats ferry goods and people between the two cities. There is a longstanding plan to build a bridge across the Congo River to link the two cities.

    However, tensions have flared in the past, often over one side hosting exiles from the other.

    Tunda Ya Kasende, DRC’s deputy foreign minister, said Kinshasa was worried by some of the methods being used by authorities across the river. He did not specify the methods.

    “Our aim is to protect the population. The diplomatic channels are open,” he said.

    (Reporting by Bienvenu-Marie Bakumanya; Writing by David Lewis; Editing by Mohammad Zargham).

    (Tire de chicagotribune.com)

  • Plus de 20.000 refoulés hier au Beach de Kinshasa

    Plus de 20.000 refoulés hier au Beach de Kinshasa

     beach 1-A l’instar des journées de samedi 26, dimanche 27 et lundi 28, celle d’hier mardi 29 avril 2014 a offert aux visiteurs du beach de Kinshasa de nouvelles images de refoulés ramenés par des bateaux pleins à craquer. En dépit des conditions inhumaines de leur expulsion, la plupart regagnent la terre de leurs ancêtres en chantant et dansant, maudissant au passage le démon les ayant poussés à aller vivre de l’autre côté du Pool Malebo.

              Dans cette marée humaine, on remarque facilement des hommes, des femmes et des enfants aux regards fuyants, visiblement débarqués en terre inconnue. Ne connaissant ni la ville, ni personne à Kinshasa, ils se laissent conduire, comme des moutons, vers les centres de transit du Stade Cardinal Malula et de la maison communale de Kinshasa, où ils s’entassent comme des sardines, en attendant un moyen de transport devant leur permettre de regagner leurs provinces d’origine : Bas-Congo, Bandundu ou Equateur. Certains compatriotes racontent avoir gagné le Congo/ Brazzaville à partir de leur village, à partir du Nord ou du Sud-Oubangui. D’où leur ignorance totale de la ville de Kinshasa.

              A en croire un policier de la SCTP (ex-Onatra), le nombre des Congolais chassés de Brazzaville et Pointe Noire a dépassé le plafond de 20.000 pour cette seule journée.

              Selon la même source, l’on assiste depuis samedi à trois rotations quotidiennes des vedettes de l’ex-Onatra contre une seule pour sa correspondante de Brazzaville, sans compter des embarcations privées et des canots rapides. A leur arrivée, chacun d’eux est enregistré par une équipe d’agents de la DGM (Direction Générale d’Immigration). Comme signe distinctif du refoulé, il y a le mot « OK » inscrit sur sa main à l’encre indélébile, comparable à celle utilisée par la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante) pour attester que quelqu’un a déjà voté. C’est ce signe qui accorde au porteur le droit d’accès dans les bus de la « Transco » et au site de la maison communale de Kinshasa, celui du Stade Cardinal Malula affichant le plein.

              Il est laissé aux refoulés ayant des adresses fixes dans la capitale ou des familles d’accueil, la latitude de s’embarquer dans les bus de « Transco » ou de tirer leur plan pour quitter le centre de la ville. Interrogés par des reporters du Phare, de nombreux expulsés ont confirmé avoir été arrêtés chez eux, conduits vers des commissariats de police ou des morgues avant leur transfert au beach de Brazzaville en vue de la traversée pour Kinshasa. Fauchés comme des rats de mosquées, certains sont contraints de vendre le peu des biens qui ont pu échapper aux rafles de la police de Brazzaville : postes de radio et de télévision, réchauds, cuisinières, frigos, congélateurs, matelas en mousse, habits, chaussures, etc.

              Un marché des produits de seconde main est né dans le périmètre du beach de Kinshasa, vendus à des prix défiant toute concurrence. Mais, il y a tellement de barrières policières que son accès est difficile.                                                   

    Héritier Matenga, Célestine Tangazo, Maloti Hermeline, Gloire Mangaya et Tshibalonza Mariam (stagiaires/ UPN)

  • Le Congo-Kinshasa annonce son retrait de quelques organisations internationales

    Le Congo-Kinshasa annonce son retrait de quelques organisations internationales

    tundaYaKesenda– Le gouvernement  congolais a annoncé lundi qu’il va se retirer dans les prochains mois de quelques organisations internationales non bénéfiques pour les intérêts de sa population.

    Le vice-ministre des Affaires étrangères, Célestin Tunda ya Kasende l’a dit dans sa réplique aux  préoccupations des sénateurs à la suite de la question orale lui adressée par leur collègue Nelson Bya’Ene Esongo sur la gestion des missions diplomatiques de la RDC. ‘‘Dans la pratique, on dit pas d’intérêts, pas d’actions. Pourquoi voulez vous qu’on reste dans les organisations où on n’a pas d’avantages, de gains et d’intérêts. Ce sont des organisations qui sont presque mortes mais pourquoi on va rester là-bas’’, a souligné le vice-ministre.

    Le pays doit encore payer des millions de dollars en termes d’arriérés de cotisations aux organisations internationales. ‘‘Nous nous efforçons de les éponger au fur et à mesure’’, a assuré Célestin Tunda ya Kasende. Outre les arriérés de cotisations des organisations internationales, le problème des arriérés des salaires de diplomates congolais en fonction ou en retraite se pose avec acuité mais le gouvernement, dit-il, s’attèle à les liquider progressivement. Aujourd’hui, nos diplomates touchent régulièrement leurs salaires, a rappelé le vice-ministre des Affaires étrangères. Le pays a connu des succès diplomatiques retentissants ces derniers jours, a-t-il affirmé mais il reconnait que beaucoup reste à faire.

    ‘‘Le retour de la paix dans notre pays est le fruit de la victoire diplomatique de notre pays grâce à nos missions diplomatiques de New York, Washington, Paris, Londres, Bruxelles, Tokyo, Kampala, Nairobi et Luanda’’, a précisé Célestin Tunda ya Kasende. Des problèmes liés au pléthore de diplomates, à leurs capacités de représenter le pays à l’étranger, de déficits financiers, du non payement de certains frais, de la modicité du budget octroyé au ministère des Affaires étrangères, autant de bourbiers qu’il faut surmonter, indique Célestin Tunda même s’il reste optimiste sur l’avenir. Pour Léonard She Okitundu, ancien ministre congolais des Affaires étrangères, retirer la RDC de quelques organisations internationales serait une grave erreur parce que le pays a besoin de s’affirmer davantage sur le plan international. Ainsi, Il demande à l’exécutif de renforcer la diplomatie en allouant des moyens adéquats à nos relais extérieurs qui sont les missions diplomatiques. She Okitundu pense que la priorité doit être accordée aujourd’hui à deux secteurs importants de la vie nationale. Il cite la défense et la diplomatie. Voilà pourquoi il a appelé l’exécutif
    central à doter ces deux secteurs des budgets conséquents. Des efforts ont été fournis pour réhabiliter certaines chancelleries et certaines résidences des ambassadeurs de la RDC.

    C’est le cas par exemple de la résidence de l’ambassadeur de la RDC à Berlin. Par contre, le gouvernement a décidé de fermer quelques missions diplomatiques pour raison d’efficacité, d’efficience et de rationalité. Dans le cadre des projets de développement, l’apport de la diplomatie congolaise a été significatif. Le vice-ministre a fait référence aux projets  de construction des barrages de Katende et Kakobola comme aussi le partenariat avec les indiens pour l’expertise, le fonctionnement et la maintenance de l’hôpital hyper moderne du Cinquantenaire.

    7 sur 7

     

  • Feuilleton Kamerhe-Wivine Moleka au Tripaix/Ngaliema : un pourvoi en cassation de plus fait repousser la sentence redoutée par la partie accusée !

    Feuilleton Kamerhe-Wivine Moleka au Tripaix/Ngaliema : un pourvoi en cassation de plus fait repousser la sentence redoutée par la partie accusée !

    moleka-kamerhe-L’enjeu du procès en justice opposant la député Wivine Moleka à l’opposant Vital Kamerhe se révèle si décisif pour l’avenir politique du leader du parti UNC que l’inéluctable prolongation auquel il s’accroche avec la récidive du pourvoi en cassation actuelle risque de se révéler inefficace

    Dans l’affaire opposant Wivine Moleka à Vital Kamerhe pour imputations dommageables et dénonciation calomnieuse, le tribunal de paix de Ngaliema a décrété la surséance suite à un nouveau pourvoi en cassation introduit à la Cour suprême de justice par le prévenu contre la décision du tribunal de Grande instance.

     Jeudi 24 avril, la chambre I du tribunal de paix de Kinshasa/Ngaliema, siégeant au premier degré en matières répressives, a appelé la cause inscrite sous R.P. 23663/I ; affaire qui oppose la députée nationale Wivine Moleka à Vital Kamerhe, président du parti politique « Union pour la nation congolaise (UNC). Le ministère public et la partie civile accusent Vital Kamerhe d’imputations dommageables et dénonciation calomnieuse à cause d’une lettre mettant en cause la partie citante Wivine Moleka, adressée au président de la République et dont copie a été réservée à la CENI.

     En effet, Wivine Moleka trouve qu’il y a dans le chef du prévenu des propos mensongers portant atteinte à son honneur. Dès l’appel de la cause, le tribunal s’est déclaré régulièrement saisi, du fait que la notification de la date d’audience a été signifiée à l’adresse résidentielle du prévenu. Il a donc exigé la comparution personnelle de Vital Kamerhe.

    Immédiatement, les conseils du prévenu ont levé la main pour faire remarquer au tribunal que la comparution du prévenu n’est pas nécessaire. Cela, au motif que la prévention d’imputations dommageables dont il est poursuivi appelle une peine dépassant 2 ans. Et dans ce cas, la loi autorise qu’il peut être représenté par un de ses conseils, porteur d’une procuration spéciale.

    Deuxième argument avancé par la partie citée : il gît dans le dossier du tribunal une copie du pourvoi en cassation introduit à la Cour suprême de justice contre la décision rendue par le tribunal de Grande instance de Kinshasa/Gombe, et dont il y a même eu la requête de confirmation introduite par le bâtonnier Mukendi. Pour la partie citée donc, il fallait la surséance. L’un de ces avocats a fait remarquer au tribunal : « Où la partie adverse a-t-elle sorti la dénonciation calomnieuse ? Vous allez constater qu’il y a un pourvoi qui gît dans le dossier. Le tribunal se dit saisi par rapport à quoi ? La peine poursuivie n’est pas supérieure à 2 ans, et le pourvoi ne permet pas à votre tribunal de se saisir de cette affaire. Nous disons qu’il y a surséance ».

    En guise de réaction, Me Arthur Mayala de la partie civile Wivine Moleka a fait comprendre au tribunal qu’il y a eu deux citations directes qui ont été initiées dans cette affaire. Et la partie citée est allée en appel pour la première qui concerne les imputations dommageables, mais non pour la deuxième qui concerne la dénonciation calomnieuse dont la peine requise est de 5 ans. En plus, toutes les deux citations directes ont été jointes. Il a fini par dire : « A l’audience d’aujourd’hui, nos confrères de la partie adverse n’ont rien à dire et ils n’ont qu’à disparaître de la barre. La dénonciation calomnieuse est punissable  de 5 ans ».
    La Cour de cassation va trancher

    Le deuxième avocat de la partie civile Wivine Moleka a fait voir au tribunal que le pourvoi en question est une copie libre qui n’a pas été envoyé à cette juridiction par le tribunal de Grande instance de Kinshasa/Gombe, et non certifiée conforme à l’original. Mais le rencontrant, un conseil de la partie citée a déclaré au tribunal : « Nous avons la notification des actes à comparaître. Vital Kamerhe n’est notifié que pour les imputations dommageables. Nous avons déposé au greffe le pourvoi en cassation contre une décision du tribunal de Grande instance de Kinshasa/Gombe. On nous reproche quoi, d’avoir respecté la procédure ? ».

    Revenant à la charge, l’un des conseils de Wivine Moleka a fait remarquer au tribunal que le pourvoi en question n’est pas l’original, tout en ajoutant : « C’est une correspondance d’un avocat qui vous écrit ».  Prié de donner son avis, le ministère public a fait voir que bien que la partie civile ait dit qu’il y a eu jonction de deux citations directes en exigeant la comparution de Vital Kamerhe, le tribunal est saisi à ce jour par rapport à la prévention d’imputations dommageables qui n’est punissable que de 1 an de servitude pénale principale. Par conséquent, le prévenu peut comparaître par l’entremise d’un avocat porteur d’une procuration spéciale. L’organe de la loi a ensuite déclaré : « Pour le second moyen, étant donné qu’ils ont introduit un pourvoi en cassation contre la décision du tribunal de Grande instance de Kinshasa/Gombe, nous trouvons que votre tribunal puisse surseoir ».

    Après avoir entendu toutes les parties, le tribunal s’est ainsi prononcé par la bouche de son président : « Le tribunal constate qu’il y a un acte de pourvoi en cassation introduit contre le jugement rendu en date du 19 février 2014 par le tribunal de Grande instance de Kinshasa/Gombe. Laquelle décision a renvoyé ladite cause devant le tribunal de céans pour examiner le fond. Sur ce, le tribunal décrète la surséance. A cet égard, le tribunal se dit incompétent pour statuer sur la régularité du pourvoi en cassation, cette compétence étant réservée à la Cour suprême de justice ».

    En bref, le tribunal a décrété la surséance du fait que la partie Vital Kamerhe  s’est pourvu en cassation cette fois contre un jugement définitif rendu par le tribunal de Grande instance, autorisant au tribunal de paix de Kinshasa/Ngalima de statuer sur le fond de l’affaire. C’est la Cour suprême de justice, faisant office de Cour de cassation, qui va désormais trancher.

    Le Potentiel

  • Appui technique et logistique pour les élections en RD Congo

    Appui technique et logistique pour les élections en RD Congo

    Bureau de la  CENI
    Bureau de la CENI

    -La Mission de l’ONU en RDC va soutenir les prochains scrutins dans ce pays – La Mission des Nations Unies en République démocratique du Congo (RDC) fournira un appui technique et logistique pour les élections à venir, a indiqué mercredi, le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU en RDC, Martin Kobler.

    Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en RDC, Martin Kobler a souligné, dans un communiqué après sa visite à la Commission électorale nationale indépendante (CENI), la nécessité pour les élections d’être correctement financées et planifiées.

    Il a affirmé que la planification des élections doit être bien organisée et bien financée, tout en déclarant que ‘les erreurs de 2011 doivent être évitées».

    M. Kobler, qui dirige la Mission des Nations Unies dans ce pays connue sous le nom de MONUSCO, a également noté que les élections locales, provinciales et nationales qui auront lieu entre 2014 et 2016 doivent être bien planifiées.

    «Je garde à l’esprit les expériences de l’Afghanistan et de l’Irak, il faut plusieurs mois pour planifier de telles opérations’, a souligné le fonctionnaire de l’ONU qui a occupé des postes au sein des missions politiques des Nations Unies dans ces deux pays.

    Il a affirmé que pour réunir le budget nécessaire, l’ONU a mis sur pied un groupe de travail présidé par le responsable adjoint de la MONUSCO, Moustapha Soumaré.

    ‘Il est dans l’intérêt de la MONUSCO d’apporter son soutien aux opérations électorales, d’offrir ses bons offices et de maintenir de bonnes relations avec tous les partis politiques, à la fois de l’opposition et de la majorité’, a déclaré M. Kobler.

    Dans le cadre du mandat de la mission convenu par le Conseil de sécurité de l’ONU, la MONUSCO va fournir un appui technique, logistique et financier à la Commission électorale afin de garantir un processus électoral durable pendant tout le cycle électoral.

    Les élections présidentielles et législatives de novembre 2011 ont été marquées par des violences entre les membres des partis politiques dans presque toutes les provinces de ce vaste pays d’Afrique.

    L’ONU a enregistré 345 violations commises pendant la période électorale de 2011, touchant  au moins 769 victimes, notamment avec la mort d’au moins 41 personnes, selon le Bureau conjoint des droits de l’homme des Nations Unies (BCNUDH), qui comprend la MONUSCO.

    Pana

  • Exigence de visas pour ses ressortissants rwandais en RD Congo

    Exigence de visas pour ses ressortissants rwandais en RD Congo

    passeports-biometriquesLe service rwandais de l’immigration exige la levée de nouvelles restrictions imposées cette semaine par les autorités de la République Démocratique du Congo (RDC) au poste frontalier de Bukavu, dans le sud-ouest du pays, où tous les  ressortissants rwandais désireux de se rendre en RDC doivent désormais payer jusqu’à 55 dollars américains malgré l’accord de libre circulation des personnes et des biens signé dans le cadre de la Communauté économique des pays des Grands Lacs (CEPGL), a rapporté mercredi le quotidien ‘The New Times’ paraissant à Kigali.
    D’après le chargé de communication au service de l’immigration du Rwanda, Ange Sebutege, cette décision apparait comme une surprise aux yeux des officiels à Kigali de voir les autorités de la RDC commencer à faire payer les frais de visa pour les ressortissants rwandais qui passent par le poste frontalier de Rusizi reliant la ville rwandaise de Cyangugu (Sud-ouest) à celle congolaise de Bukavu.

    Désormais, chaque ressortissant rwandais doit payer un visa qui coûte 55 dollars américains pour les citoyens ordinaires et 35 dollers pour les étudiants, a indiqué M. Sebutege dans les colonnes du journal.

    On rappelle que la CEPGL est une initiative sous-régionale fondée en 1976 et regroupant trois pays de la région des Grands Lacs, à savoir: la RDC, le Burundi et le Rwanda avec comme objectif de promouvoir et intensifier les échanges commerciaux et la libre circulation des personnes et des biens.

    Même si certaines activités de cette structure avaient été suspendues au lendemain du génocide de 1994 au Rwanda avec plusieurs conflits qui ont ravagé les pays membres de ce regroupement, quelque années plus tard, cette initiative d’intégration entre les populations de la sous-région a été relancée en 2004 à l’initiative de la Belgique.

     

     

     

     

  • Le Katanga s’enfonce dans l’instabilité.

    Le Katanga s’enfonce dans l’instabilité.

    Mai Mai Bakata-Les Nations unies tirent la sonnette d’alarme sur la situation humanitaire au Katanga. La province pourrait atteindre le million de déplacés fin 2014, alors que les violences se poursuivent.

    Le Katanga est-il en train de devenir un nouveau Kivu ? Alors que la situation sécuritaire se calme au Nord-Kivu depuis la reddition des rebelles du M23 en novembre 2013, la riche province du Katanga continue de s’enliser dans l’instabilité. Une note du bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA) dénonce les attaques répétées des groupes armés sur les populations civiles et s’inquiète du nombre croissant de réfugiés, sans structure adaptée dans la région pour les accueillir. Entre décembre 2011 et avril 2014, les déplacés à l’intérieur du Katanga sont passés de 50.000 à 500.000.

    « Pas une semaine sans attaque Maï-Maï »

    Au banc des accusés : les différents groupes d’autodéfense Maï-Maï qui pillent et attaquent les villages. Selon OCHA, « du 1er janvier et 31 mars, plus de 35 attaques de Maï-Maï ont été rapportées dans les territoires de Manono, Mitwaba et Pweto« , le fameux « triangle de la mort » situé au Nord du Katanga. Les conséquences sont lourdes pour les civils : 1 500 habitations ont été incendiées dont 875 dans le Territoire de Pweto. Une situation aggravée par le fait qu’il n’y a pas de camp de déplacés au Katanga. D’après l’ONU, « 86% des déplacés se trouvent dans des familles d’accueil (souvent démunies) et 14% des autres se trouvent dans les sites « spontanés » de Kalemie, Manono, Moba et Pweto« . Résultat : 80% des ménages de déplacés souffrent d’insécurité alimentaire. Avec des conditions sanitaires extrêmement précaires, le choléra, la rougeole et le paludisme font des ravages.

    Capture d’écran 2014-04-22 à 19.22.40
    « Une forte mobilisation doit se mettre en place »

    Dans ce contexte de forte instabilité, le bureau de l’OCHA en République démocratique du Congo se demande ce qui pourrait empêcher le Katanga t’atteindre le million de déplacés d’ici la fin 2014 si rien n’est fait ? « Une forte mobilisation nationale et internationale doit se mettre en place » explique l’OCHA, qui demande « une implication accrue de l’Etat congolais, plus d’effort de la part des acteurs humanitaires présents, un plaidoyer afin que d’autres agences viennent s’implanter, sans oublier plus de fonds humanitaires« .

    Le Katanga toujours rebelle

    Au coeur de l’insécurité katangaise : le bras de fer qui oppose sécessionnistes et fédéralistes au pouvoir central de Kinshasa. Au premier rang des fauteurs de trouble, on trouve les miliciens sécessionnistes Bakata Katanga. En mars 2013, ce groupe avait brièvement investi le centre-ville de Lubumbashi au nez et à la barbe des forces de sécurité congolaises. Depuis, les Bakata Katanga sont les auteurs de dizaines d’attaques violentes dans la province. Incendies, viols, expéditions punitives… les victimes se comptent elles aussi par dizaines. Derrière ce mouvement Maï-Maï extrêmement violent, certains croient voir se cacher plusieurs hommes politiques et hommes d’affaires katangais. On cite le plus souvent John Numbi, l’ancien numéro 1 de la police congolaise, tombé en disgrâce depuis le meurtre d’un militant des droits de l’homme, et que l’on accuse de manipuler et de soutenir les Bakata Katanga. Evidemment, aucune preuve n’a encore été apportée à ces accusations, que le principal intéressé réfute en bloc. On trouve ensuite un second « baron katangais » : le très remuant Gabriel Kyungu wa Kumwanza, président de l’Assemblée provinciale du Katanga. Ce partisan du fédéralisme est avant tout le chantre d’un « Katanga fort« , qu’il ne souhaite pas voir morcelé comme le prévoit la loi de décentralisation de Kinshasa. Kyungu est à la tête de l’Union des fédéralistes du Congo (Unafec), un parti, membre de la majorité présidentielle, mais très résolu à garder un « Katanga uni« … quitte à jouer les gros bras avec les forces de sécurité congolaises de Joseph Kabila. Le week-end dernier, des affrontements entre la Jeunesse de l’Union des fédéralistes du Congo (Junafec) et l’armée ont fait trois morts et plusieurs blessés à Likasi, au Nord de Lubumbashi.

    Que fait la Monusco ?

    Où s’arrêtera la spirale de la violence au Katanga ? En février 2014, la Monusco, la mission de l’ONU en RDC, avait décidé de renforcer sa présence au Katanga, notamment à Pweto, dans le « triangle de la mort« . « La neutralisation des Bakata Katanga » était un des objectifs affichés par les casques bleus. Depuis, peu de résultat sur le terrain. Pire, début avril, Monseigneur Fulgence Muteba, évêque de Kilwa-Kasenga, annonçait « un mouvement de regroupement de miliciens Bakata Katanga » qui se dirigeait vers Mitwaba, sur les ondes de Radio Okapi… la radio onusienne !

    « Le Katanga ne doit plus être une crise négligée » avertissait dans sa note le bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU. Pour le moment, cela semble pourtant être le cas.

    Christophe RIGAUD – Afrikarabia

  • L’UDPS vers un directoire comme à la vieille époque

    L’UDPS vers un directoire comme à la vieille époque

    udps-Etienne Tshisekedi et son UDPS se trouvent placés à un tournant historique, ou périr  de sa belle mort sans rien faire selon la ligne actuelle ou donner un nouveau coup de barre avec une restructuration profonde pour revenir dans le

    processus électoral, tout au plus dans la vie démocratique active. Apparemment, Félix Tshisekedi en a pris conscience, revenu d’un long séjour de Bruxelles avec la mission d’écouter “toutes les sensibilités”, de la part des fédérations de l’UDPS en Europe.
    Félix et d’autres à l’interne qui partagent ensemble l’idée d’aller vers un directoire à la tête du parti comme à l’époque de l’historique quartuor composé de Frédéric Kibassa Maliba dit Le lion du Katanga, Marcel Lihau, Vincent Mbwakiem Nyaroliem et Etienne Tshisekedi wa Mulumba. A chacun, une aire géo- sociologique. Kibassa représentatif de l’Est à partir du Katanga, Tshisekedi au Centre chez ses frères de deux Kasaï, Lihau et Mbwakiem pour l’Ouest dont la province de l’Equateur d’une part et de l’autre le Bas-Congo et le Bandundu associés à la ville de Kinshasa.
    Aujourd’hui, il s’agit de reproduire la même configuration avec Félix pour compte du Centre, le Muhunde des collines verdoyantes du territoire de Masisi, dans la province du Nord-Kivu, Shabani représentant de l’Est, Moleka à la place de Lihau et Mavungu dans la posture de Mbwakiem. Les tenants de cette thèse la trouvent îdoine en ce que le directoire permet d’accorder les uns et les autres là où il est assez difficile de confier l’essentiel des pouvoirs à un seul individu dans un parti historique. Mettre, par exemple, Félix Tshisekedi au premier plan tout seul ne manquera pas de rencontrer  de résistance de la part des pionniers, toujours prompts à se prévaloir de la légitimité originelle. En tout état de cause, il faudra trouver un statut pour ces pionniers, une sorte de reconnaissance dans une instance morale à compétence consultative.
    Comme pour Tshisekedi lui-même qui n’a pas encore dit son dernier mot. Tous attendent qu’il le dise ce dernier mot d’autant que son charisme est tel qu’il n’y a rien qui puisse se faire sans lui à l’UDPS. Félix le sait très bien qu’il avoue, en privé, marcher sur les oeufs dans sa démarche dictée depuis l’Europe. Jusque là, il a rencontré les responsables de la Ligue des jeunes avec lesquels ils se sont accordés sur les fondamentaux. Il a discuté avec plusieurs personnalités de l’UDPS représentatives des “différentes sensibilités”. Il est prévu qu’il s’entretienne avec l’ancien secrétaire général Jacquemain Shabani, très actif au niveau de la base. Samy Badibanga aussi qu’il voit quand il veut en ami. “Le Groupe parlementaire UDPS est une réalité politique à prendre en compte”, ont conseillé des cadres de la diaspora udépessienne à Félix avant le voyage pour Kinshasa. Lorsque Félix aura tout bouclé, la suite consistera à organiser une sorte de forum à l’interne pour discuter des grandes orientations à prendre dans la perspective de 2016. Là encore, tout dépendra du dernier mot du gourou tant qu’il sera en vie. 
    Par Tshingombe
  • Le Code du travail new look voté à l’Assemblée Nationale

    Le Code du travail new look voté à l’Assemblée Nationale

    palais_peuple rdc-Ils étaient au total 364 députés à la plénière du mardi 15 avril 2014 pour l’examen et l’adoption du projet de loi modifiant et complétant la loi n°015-2002 du 16 octobre 2002 portant Code du travail. 360 députés ont voté pour la modification du Code du travail contre 3 abstentions et 1 contre. La commission mixte Assemblée Nationale-Sénat devra aplanir les divergences sur base de l’article 135 de la Constitution. Après une ultime adoption, il sera envoyé à la présidence pour promulgation.

    Certaines dispositions de l’ancien Code du travail se sont révélées inadaptées à ce jouir, ce qui entrainait des difficultés pour leur application.  Le nouveau projet modifiant et complétant le Code du travail a fait l’objet d’examen de trois articles qui reprennent les articles modifiés. L’article premier modifie 15 articles à savoir, les articles 1, 6, 7, 62, 119, 121, 125, 129, 190, 216, 217, 218, 219, 241 et 321.

    Parmi les principales innovations apportées au texte, on note notamment :

    • La consécration de la rupture du travail de commun accord,
    • La fixation de la semaine du travail à six jours,
    • La possibilité pour la femme d’effectuer un travail de nuit,
    • La possibilité pour une femme enceinte de suspendre son contrat de travail sans que cela soit considéré comme une cause de résiliation de contrat,
    • L’exclusion du statut sérologique au VIH comme motif de licenciement,
    • La possibilité pour un étranger d’être désigné à la direction d’un syndicat.

    Selon le rapport de la Commission, le 1er article qui reprend les articles modifiés, souligne que le Code du travail est applicable à tous les travailleurs et à tous les employeurs, y compris ceux des entreprises publiques exerçant leurs activités professionnelles sur l’étendue de la RD Congo, quels que soient la race, le sexe, l’état civil, la religion, l’opinion politique, l’ascendance nationale, l’origine sociale, la nationalité des parties, la nature des prestations, la rémunération ou le lieu de conclusion du contrat, dès lors que ce dernier s’exécute en RD Congo. Il s’applique également aux travailleurs des services publics de l’Etat engagés par le contrat de travail.

    Le même contrat s’applique aux marins et bateliers de la navigation intérieure en cas de silence des règlements particuliers qui les concernent ou lorsque ces règlements et ceux régis par les statuts particuliers s’y réfèrent expressément. La présente loi modifiant et complétant le Code du travail exclut les personnels ayant trait aux statuts particuliers. Il s’agit, notamment, des magistrats, des juges consulaires des Tribunaux de commerce et des juges assesseurs des Tribunaux de travail. A eux s’ajoutent les agents de carrière des services publics de l’Etat régis pas le statut général, les agents et fonctionnaires de carrière des services publics de l’Etat régis par des statuts particuliers et les éléments des FARDC, de la Police nationale congolaise et du Service national.

    Plus de long temps d’apprentissage

    Les députes Nationaux ont plaidé pour la cause des journaliers dans les établissements publics.

    En ce qui concerne les types des sanctions à infliger aux employeurs récalcitrants,  les élus du peuple ont eu des mots justes. Le député Jean-Marie Gape Monoko a soulevé un point selon lequel, un journalier qui a travaillé pendant un mois, au deuxième mois, il doit être engagé. Si le journalier a déjà travaillé pendant 22 jours sur une période de deux mois, la personne est censée être engagée et doit signer un contrat de travail à durée indéterminée. Il a appuyé cela en ce référent à la législation du travail.

    De son côté, la Commission souligne que si le contrat a été abusivement utilisé en dehors du délai requis, le travailleur est considéré comme engagé. Par conséquent, elle n’est pas d’accord d’ajouter une double sanction quant à ce. Elle soutient, en outre, que ce sont des Inspecteurs qui doivent faire leur travail et que cette disposition punitive est déjà prise dans d’autres cas.

    De toute évidence, l’amendement à l’article 321 soutenu par l’honorable Jean-Marie Gape Monoko a été retenu par le vote de la plénière qui a jugé opportun d’infliger la sanction.
    Le député Gape Monoko juge indispensable la présence des Congolais à la tête des principales organisations syndicales, expliquant que la majorité des travailleurs sont congolais. Il craint que des leaders syndicaux expatriés travaillent plus pour l’intérêt des chefs d’entreprises expatriés que pour ceux des travailleurs congolais.

    Cet amendement n’a pas été retenu par la commission qui l’a jugé inopportun, étant donné que l’article 241 souligne les modalités de parvenir à cette charge. Cela a été expliqué du fait qu’en cas de nationalité étrangère et sous réserve de réciprocité, le requérant doit avoir travaillé en RDC pendant au-moins dix ans sans interruption sous le régime du Code du travail.

    Sandra BUSHIRI-  BSC INFOS

  • Etienne Kabila et ses 19 coaccusés comparaîtront le 21 juillet 2014 devant la Cour suprême de Pretoria

    Etienne Kabila et ses 19 coaccusés comparaîtront le 21 juillet 2014 devant la Cour suprême de Pretoria

    Etienne-Kabila-Etienne Kabila et ses 19 coaccusés, poursuivis depuis le 7 février 2013 en Afrique du Sud pour « tentative de coup d’Etat visant à renverser le gouvernement de la République démocratique du Congo », comparaîtront le 21 juillet 2014 devant la Cour suprême de Pretoria.
    A l’audience du 24 octobre 2013 au tribunal régional de Pretoria, après celle du 01 août fixée par la juge le 23 mai sur demande du procureur « afin de pouvoir apprêter les preuves incriminant les accusés » arrêtés en février, l’accusation avait remis à la défense « les transcrits des conversations ainsi que les autres documents traduits en anglais en sa possession (qui) incriminent les 20 Congolais ».

    De son côté, la défense avait sollicité « le transfert des accusés vers une autre prison compte tenu du mauvais traitement qu’ils subissent au centre pénitentiaire où ils sont internés ».

    A Kinshasa, le gouvernement congolais avait souhaité que « les accusés soient extradés pour qu’ils répondent des faits mis à leur charge devant la justice congolaise ».

    Or, la loi sud-africaine sur l’assistance militaire étrangère, qui interdit les activités de mercenaires, autorise que les accusés tombant sous le coup de cette disposition légale soient « jugés en Afrique du Sud ».

    Tous les accusés n’auraient pas joué le même rôle

    A l’issue de l’audience du 27 février 2013 « sous haute surveillance policière » au cours de laquelle Etienne Kabila et ses 19 coaccusés avaient sollicité la liberté provisoire, le procès avait été reporté au 6 mars.

    « C’est la défense qui a demandé le report : l’avocat d’Etienne Kabila, l’accusé numéro 20, pour prendre connaissance de ce dossier et mieux préparer sa défense ; et l’avocat des 19 autres accusés, parce qu’il lui semble qu’il pourrait exister un conflit d’intérêt entre ses clients », avait rapporté RFI.

    « Tous les accusés n’auraient semble-t-il pas joué le même rôle dans cette affaire. Les accusés numéro 1 et 4, James Kazongo et Kabuka Lugaba Adrian Kilele pourraient avoir besoin d’un avocat pour mieux les représenter. La question doit être tranchée d’ici la semaine prochaine avant une reprise des débats prévue le 6 mars », avait-elle relevé.

    Toute la journée, le procureur avait expliqué les raisons pour lesquelles il s’opposait à la liberté provisoire, après avoir notamment « lu longuement la déposition d’un policier de l’unité d’élite de la police sud-africaine ».

    Dans sa déposition, le policier racontait comment, en septembre 2012, la police avait été informée que « des Congolais s’apprêtaient à recruter des mercenaires en Afrique du Sud pour préparer un coup d’Etat contre le régime de Kinshasa ».

    Deux policiers avaient alors infiltré « le groupe de comploteurs présumés » et leur auraient promis un entraînement militaires, des AK-47 mais aussi des missiles et de l’argent. En échange, les accusés se seraient engagés à payer en concessions minières, rapportant même quelques pépites d’or lors des rendez-vous.

    Selon l’accusation, « toutes les rencontres entre le mois de septembre et de février ont été enregistrées, des courriels ont été saisis ».

    Mais, pour l’un des avocats de la défense, « les accusés ont été piégés : la plupart de ces accusés sont en Afrique du Sud avec un statut de réfugiés et à la lumière des débats on voit bien que c’est une procédure destinée à les piéger ».

    La défense avait alors développe la thèse selon laquelle « c’est très facile d’aller dans une communauté de réfugiés et de monter ce type d’opération que vous pourriez difficilement monter ailleurs ».

    Identité des 20 « conspirateurs »

    Lors dune conférence de presse à Kinshasa, le porte-parole du gouvernement congolais avait dévoilé le 8 février 2013 les noms des « 19 conspirateurs » congolais arrêtés en Afrique du Sud et inculpés la veille de « tentative de coup d’Etat visant à renverser le gouvernement de la RDC » par un tribunal régional de Pretoria.

    « A partir de novembre 2012, nos services et ceux de Pretoria ont commencé à échanger des informations sur ce groupe avant que 19 d’entre eux ne soient appréhendés en possession de 5.000 fusils AK-47, 50 roquettes TKM, des missiles sol-air, 50 valises satellitaires et 1 000 grenades offensives. De quoi équiper toute une brigade », avait déclaré le ministre des Médias, Lambert Mende Omalanga au cours d’une conférence de presse.

    Il avait admis que « la justice sud-africaine, en jugeant sur son sol les 19 conspirateurs congolais, n’a fait qu’appliquer une loi du pays sur l’assistance militaire étrangère qui interdit les activités de mercenaires non autorisées et permet de les juger en Afrique du Sud ».

    Ainsi, avait-il souligné, « il ne s’agit pas d’une machination ourdie de Kinshasa comme l’a prétendu quelqu’un (non autrement identifié) ».

    Les « 19 conspirateurs» présumés sont James Kazongo (Américain d’origine congolaise), Lundula Masikini, Kilele Mukuti, Kabuka Lugaba Adrian Kilele, Amuli Safari, Kakesa Muyombo, John Malako, Jean-Paul Kayembe Tambue, Joe Ngesi, Simon Mbuyi Mukuna, Felli Basyla, James Jacob Mapima, David Muyembe Bakajika, Alan Yoka Maniema, Tenda Nelka, Musasa Tshibangu, Jean-Pierre Lerulwabo, Apounaire Ilonga Manya Mahele et Erice Mubuto.

    « Il ressort des minutes de la procédure que ces 19 conspirateurs appartiennent à un groupe appelé l’Union des nationalistes pour le renouveau (UNR) dont l’objectif est subversif. La police sud-africaine était informée depuis novembre 2012 des préparatifs d’actes de subversion et de terrorisme par ce groupe (qui) promettait des concessions minières en échange des soutiens qu’il sollicitait », avait affirmé le porte-parole du gouvernement congolais.

    A en croire Lambert Mende, « l’enquête menée à ce sujet avait permis de réunir des preuves vidéo, audio ainsi que des documents et photos où l’on peut voir certains conspirateurs poser avec des fusils AK-47 ».

    « Dans ce groupe, se trouve un certain Etienne Kabila, devenu célèbre pour ses activités anti-Kabila, le même qui déjà à Sun City à la faveur du Dialogue intercongolais en 2002, s’évertuait à convaincre que le président Joseph Kabila Kabange n’était pas le fils de son père Mzee Laurent-Désiré Kabila », avait-il souligné.

    Angelo Mobateli.