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  • Ukraine: Obama menace d’isoler Moscou qui est “du mauvais côté de l’histoire”

    Ukraine: Obama menace d’isoler Moscou qui est “du mauvais côté de l’histoire”

     OBAMA TELEHONE-L’Union européenne va aider l’Ukraine à payer sa dette pour le gaz russe

    La Russie est “du mauvais côté de l’histoire” la formule est signée par le président américain. Et Barak Obama a mis ses menaces à exécutions: le Pentagone a suspendu tous les liens militaires avec la Russie. L’ensemble du monde diplomatique et économique est sur les dents.

    Nouvelle affirmation du soutien de l’Union européenne au nouveau pouvoir ukrainien ce mardi après-midi. L’Union européenne va aider l’Ukraine à régler sa dette de 2 milliards de dollars pour ses achats de gaz russe, et peut également lui fournir du gaz, a annoncé mardi le commissaire européen à l’Energie, Gunther Oettinger. “Le paiement des factures de gaz dues par l’Ukraine figure en bonne place dans le programme d’aide de la Commission européenne” qui sera adopté mercredi, a-t-il déclaré à l’issue d’une réunion des ministres européen de l’Energie.> LA STRATEGIE DES OCCIDENTAUX: LISEZ NOTRE QUESTIONS-REPONSES

     

    Poutine estime que Ianoukovitch est le seul président légitime en Ukraine mais qu’il n’a aucun avenir politique

    Dans une conférence de presse très attendue, le président russe Vladimir Poutine a dénoncé mardi “un coup d’Etat” et “une prise de pouvoir par les armes” en Ukraine, lors d’une rencontre avec des journalistes dans sa résidence dans la banlieue de Moscou. “Il ne peut y avoir qu’une seule appréciation sur ce qui s’est passé à Kiev et en Ukraine: il s’agit d’un coup d’Etat anti-constitutionnel, d’une prise de pouvoir par les armes”, a estimé M. Poutine dans ses premières déclarations publiques depuis la destitution du président Viktor Ianoukovitch. Même s’il a estimé que Viktor Ianoukovitch, destitué et remplacé par un président par intérim, était le seul président légitime en Ukraine, Vladimir Poutine a estimé que ce dernier n’avait pas d’avenir politique. “Je pense qu’il n’a pas d’avenir politique. Je le lui ai déjà dit”, a-t-il déclaré.

     

    Poutine nie que des forces russes encerclent les bases ukrainiennes en Crimée

    Poutine a estimé mardi que l’envoi de troupes russes en Ukraine n’était “pas nécessaire pour le moment”, ajoutant que la Russie se réservait le droit de recourir à “tous les moyens” pour protéger ses citoyens dans ce pays. “En ce qui concerne l’envoi de troupes, ce n’est pas nécessaire pour le moment. Mais cette possibilité existe. Si nous prenons la décision d’utiliser les forces armées en Ukraine, elle sera tout à fait légitime. Nous avons une demande du président légitime.” Par ailleurs, le chef d’Etat a né que des forces russes encerclaient les bases ukrainiennes en Crimée, affirmant qu’il s’agissait de “forces locales d’auto-défense”. 

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    La réponse de la Russie

    La Russie réduira “à zéro” sa dépendance économique vis-à-vis des Etats-Unis si Washington impose des sanctions à son égard en raison de la situation en Ukraine, ce qui mènera au “krach” du système financier américain, a averti mardi un conseiller du Kremlin. “Nous trouverons un moyen non seulement de réduire notre dépendance financière des Etats-Unis, mais nous tirerons de ces sanctions un gros profit”, a déclaré Sergueï Glaziev à l’agence publique Ria Novosti. “Les tentatives de prendre des sanctions contre la Russie mèneront au krach du système financier américain et à la fin de la domination des Etats-Unis dans le système financier mondial”, a-t-il ajouté.

     

    Obama menace

    Le président des Etats-Unis Barack Obama a brandi lundi la menace de mesures économiques et diplomatiques visant à “isoler” la Russie après son intervention en Crimée, affirmant que Moscou était “du mauvais côté de l’Histoire” dans la crise ukrainienne. Il existe un consensus pour dire que la Russie a violé le droit international en Ukraine, a assuré M. Obama aux journalistes, au début d’une rencontre avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu dans le Bureau ovale de la Maison Blanche. “Je pense que le monde est largement uni pour reconnaître que les mesures prises par la Russie représentent une violation de la souveraineté ukrainienne (…) et une violation du droit international“, a insisté le président.

     

    “La Russie a des liens historiques forts avec l’Ukraine…”

    “Le message que nous faisons passer aux Russes est que s’ils continuent sur leur trajectoire actuelle, nous examinerons un ensemble de mesures économiques et diplomatiques qui isoleront la Russie”, a-t-il prévenu. “Elles auront un impact négatif sur l’économie (de la Russie) et son statut à travers le monde”, a-t-il poursuivi. “Ce que je souhaite est que le peuple ukrainien puisse décider lui-même de son destin”, a souligné M. Obama. “La Russie a des liens historiques forts avec l’Ukraine. Il y a des liens commerciaux forts entre ces deux pays. Tout cela doit être reconnu, mais ce qui n’est pas acceptable est que la Russie déploie ses soldats sur le terrain en toute impunité et viole des principes fondamentaux reconnus à travers le monde“, a-t-il ajouté. Quelques heures plus tôt, le département d’Etat avait précisé que Etats-Unis réfléchissaient à “un large éventail de sanctions” à imposer à la Russie pour ses agissements en Ukraine. Sur le terrain, 16.000 soldats russes en été envoyé en Crimée. Les soldats de Moscou sont soutenus par des habitants de la région pro-russes. Ils sont à leur côté ce qui ne fait qu’augmenter la pression sur les militaires ukrainiens prisonniers dans leurs casernes.

     

    Ianoukovitch aurait demandé l’aide militaire de la Russie

    Le président ukrainien déchu Viktor Ianoukovitch aurait demandé au président russe Vladimir Poutine l’aide militaire de son pays “pour défendre la population ukrainienne”, a affirmé lundi l’ambassadeur russe à l’ONU. S’exprimant devant le Conseil de sécurité, Vitali Tchourkine a cité un “message” en ce sens adressé à M. Poutine dans lequel M. Ianoukovitch affirme que “l’Ukraine est au bord de la guerre civile à la suite des événements intervenus à Kiev”. “Des vies sont menacées (…) des gens persécutés”, ajoute le message cité par l’ambassadeur. L’ex-président ukrainien y “demande l’utilisation des forces armées de la fédération de Russie pour protéger la population ukrainienne”, a-t-il ajouté. L’intervention russe en Crimée n’a pour objectif que de “défendre nos compatriotes et nos citoyens”, a également déclaré l’ambassadeur, répétant la position de Moscou. M. Ianoukovitch est toujours le président légitime de l’Ukraine, même si son autorité est “insignifiante”, a estimé lundi le Premier ministre russe Dmitri Medvedev. La Russie a accepté d’assurer la protection de M. Ianoukovitch sur le territoire russe. Le président déchu est réapparu vendredi pour la première fois depuis sa destitution pour donner une conférence de presse dans la ville russe de Rostov-sur-le-Don (sud).

     

    Sommet extraordinaire en vue

    L’Otan tiendra mardi une nouvelle réunion de crise sur la situation en Ukraine, à la demande de la Pologne qui estime que sa sécurité est menacée. Pour cette deuxième réunion après celle de dimanche, Varsovie a invoqué l’article 4 du Traité de l’Otan, qui prévoit que les 28 pays membres se consulteront “chaque fois que, de l’avis de l’une d’elles, l’intégrité territoriale, l’indépendance politique ou la sécurité de l’une des parties sera menacée”. Un sommet extraordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union européenne se tiendra jeudi à Bruxelles sur la crise en Ukraine. A cette occasion, les dirigeants “discuteront des derniers développements en Ukraine et des moyens pour faire baisser la tension”, a indiqué Herman Van Rompuy, le président du Conseil européen.

     

    Rumeurs sur un éventuel ultimatum

    Selon les militaires ukrainiens, la marine russe leur a posé un ultimatum de se désarmer d’ici mardi matin, faute de quoi elle lancerait des assauts. “L’ultimatum est le suivant : reconnaître les nouvelles autorités (pro-russes) en Crimée, déposer les armes et s’en aller, ou être prêt à subir un assaut”, a dit Vladislav Seleznev, responsable du ministère ukrainien de la défense, à l’AFP. Il a ajouté qu’il en ignorait l’échéance précise de l’ultimatum. Une information que la Russie dément. Moscou a même parlé de cet ultimatum comme étant “un délire total” Les Etats-Unis ont tout de même prévenu que tout ultimatum lancé par la Russie à l’Ukraine à propos de la Crimée constituerait une “escalade dangereuse” dans cette crise internationale. 

    RTL.BE

  • Arrivée à Kinshasa de la dépouille de King Kester Emeneya

    Arrivée à Kinshasa de la dépouille de King Kester Emeneya

    Emeneya funeral – Le corps du chanteur congolais King Kester Emeneya, décédé le 13 février près de Paris à l’âge de 58 ans, est arrivé samedi matin à Kinshasa, a constaté un journaliste de l’AFP.

    L’avion a atteri vers 07h00 (06h00 GMT).

    Selon le programme annoncé par la télévision publique, la dépouille sera exposée au parlement. L’enterrement est prévu dimanche à la Nécropole de la Nsele, en périphérie de Kinshasa, et non dans le Bandundu, la province au nord de Kinshasa dont est originaire l’artiste, et où des habitants réclamaient son corps.

    Jean Emeneya Mubiala Kwamambu, alias King Kester Emeneya, est décédé à l’aube du jeudi 13 février à l’hôpital Marie Lannelongue, en région parisienne. Il a succombé à une maladie cardiaque pour laquelle il était hospitalisé depuis quelques mois.

    L’artiste dirigeait le groupe musical Victoria Eleison, qui a fêté en 2012 ses 30 ans de carrière. Il était notamment connu pour les titres “Dikando”, “Afimiko”, “Wilo Mondo” ou “Surmenage”, et avait un nouvel album en préparation quand il est mort.

    King Kester Emeneya – qui a introduit le synthétiseur dans la musique congolaise, une révolution pas toujours bien perçue – avait chanté plusieurs années dans le groupe Viva la Musica de Papa Wemba, l’un des rois de la rumba congolaise.

    “A Viva la Musica, il faisait la pluie et le beau temps. Il a marqué le groupe de son professionnalisme, il a façonné le répertoire du groupe. On a vécu ensemble, on a fait presque les 100 coups ensemble, même si c’était un petit frère”, avait raconté à l’AFP M. Wemba, appris avoir appris son décès.

    King Kester Emeneya était aussi connu pour sa passion pour le mouvement Sape (Société des ambianceurs et des personnes élégantes), qui affectionne les marques de luxe, hors de prix pour les deux tiers des Congolais, qui vivent avec moins de 1,25 dollar par jour.

    “Ces (chaussures) Weston ne sont pas habituées à ce podium”, avait-il plaisanté pour justifier sa chute pendant la nuit de la Francophonie, le 10 octobre 2012 à Kinshasa.

    Toutefois, dans “Wilo Mondo”, il disait aussi vouloir lutter contre l’élitisme de ce mouvement. “En substance, il dit: +Attention! (…) N’allez pas trop loin, vous trouverez des vêtements à bon prix!+ En fait, il voulait rendre la Sape accessible à tout le monde”, a estimé Léon Tsambu, sociologue de la musique.

    AFP
  • Doutes sur le plan de réinsertion des ex-combattants du M23

    Doutes sur le plan de réinsertion des ex-combattants du M23

    Leaders du m23-Les partenaires financiers de la RDC ne sont pas convaincus par le plan de démobilisation et de réinsertion des anciens combattants du M23 présenté par Kinshasa.

    “Le plan DDR III n’est pas clair”, tranche un diplomate occidental à Kinshasa. À l’en croire, le document présenté fin décembre par le gouvernement congolais en vue du désarmement, de la démobilisation et de la réinsertion des anciens combattants rebelles n’offrirait pas à ces derniers “des garanties suffisantes de retour dans leurs foyers”, dans le Kivu, dans l’hypothèse où ils ne pourraient être intégrés dans l’armée régulière. Les bénéficiaires du programme devront en effet être regroupés dans trois centres de triage à Kitona (Bas-Congo), Kamina (Katanga) et Kotakoli (Équateur), “à des milliers de kilomètres de leurs villages”. Du coup, les partenaires internationaux se montrent encore réticents à financer le plan.

    Jeune Afrique
  • Lititi-Mboka : Koyagialo plaide non coupable et revendique la révision de son procès

    Lititi-Mboka : Koyagialo plaide non coupable et revendique la révision de son procès

    -Le gouverneur de la province de l’Equateur, Louis-Alphonse Koyagialo  Gbase Te Gerengbo, a initié une action à la Cour Suprême de Justice(CSJ) pour réclamer la révision de l’arrêt qui l’avait condamné à 15 ans de prison ferme.

    Il estime qu’il a été condamné gratuitement, sans que sa culpabilité ne soit établie. Il a plaidé non coupable. Et pour soutenir son argumentaire,

    Louis-Alphonse Koyagialo Te Gerengbo a cité plusieurs témoins à décharge notamment un agent de l’ANR à l’époque AND, ainsi qu’un ancien étudiant de l’Université de Lubumbashi. Ces témoins ont fait savoir que Koyagialo n’avait participé ni activement ni passivement  à l’opération « Lititi Mboka ». C’était plutôt un plan de travail des étudiants originaires de la province de l’Equateur qui se sentaient marginalisés dans la province du shaba et voulaient exprimer leur mécontentement dans la rue. Les mêmes témoins ont ajouté que pour maintenir la quiétude au sein de l’UNILU et apaiser les esprits des étudiants, Koyagialo avait tenu une réunion de sécurité. Au cours de cette réunion, qui avait même connue la participation des autorités académiques, il n’a pas été question d’incité les étudiants à un conflit ethnique ou tribal.

     Rappel

    On tient à rappeler que Koyagialo, après avoir été condamné à 15 ans de prison ferme, au motif qu’il aurait commandité l’attaque des étudiants de l’Université de Lubumbashi avait bénéficié d’une mesure de grâce présidentielles. Et quelques années après avoir obtenu cette mesure de grâce la famille de Ilombe, victime de ladite attaque intervenue dans la nuit du 11 au 12 mai 1990 l’avait trainé en justice pour revendiquer des dommages et intérêts. C’est pour cette raison que le gouverneur de l’Equateur Koyagiolo a saisi la Cour Suprême de Justice. Il a apporté des éléments nouveaux qui n’avaient pas été portées à la connaissance de la cour, notamment les témoignages sus indiqués.

    Au note qu’au cours de l’audience publique du lundi 24 février 2014 à la CSJ, le ministère public n’avait posé aucune questions à la partie plaignante Koyagialo.  Et la partie Ilombe n’étant pas présente, la Cour a renvoyé l’affaire au 10 mars 2014 pour la plaidoirie.

    Murka- Le Phare

  • Ouganda: le président promulgue une loi antihomosexualité controversée

    Ouganda: le président promulgue une loi antihomosexualité controversée

    MUSEVENI-Au risque d’irriter son allié américain, le président ougandais Yoweri Museveni a promulgué lundi une loi controversée durcissant la répression de l’homosexualité, disant rejeter les diktats de l’Occident.

    “Le président vient de signer la loi anti-homosexualité (…) La loi entre de ce fait en vigueur”, a déclaré à l’AFP une porte-parole de la présidence, Sarah Kagingo.

    Les relations homosexuelles sont déjà passibles de la prison à vie en Ouganda mais cette législation, adoptée à une écrasante majorité le 20 décembre par le Parlement, interdit notamment toute “promotion” de l’homosexualité et rend obligatoire la dénonciation de quiconque s’affichant homosexuel(le).

    Elle a suscité des critiques virulentes de la part des défenseurs des droits de l’homme et des partenaires occidentaux de l’Ouganda, même si ses dispositions les plus controversées – peine de mort en cas de récidive ou de rapport avec un mineur ou en se sachant porteur du virus du sida – ont été abandonnées.

    Washington, allié-clé de Kampala, a notamment averti – sans autre précision – que cette loi “compliquerait (ses) relations” avec l’Ouganda et Londres s’est interrogé sur “la conformité de la loi avec la Constitution et les obligations internationales de l’Ouganda, estimant qu’elle allait “endommager la réputation internationale” du pays.

    La conseillère à la sécurité nationale de Barack Obama, Susan Rice, a estimé lundi sur son compte Twitter que cette promulgation constitue “un triste jour pour l’Ouganda et le monde”.

    La chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton a rappelé ces derniers jours à l’Ouganda “ses obligations contraignantes en matières de droits de l’Homme”.

    “Cette loi va officialiser la discrimination et vraisemblablement encourage le harcèlement et la violence contre les individus en raison de leur orientation sexuelle”, a estimé la Commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme Navi Pillay.

    Des ONG internationales ont appelé les partenaires de l’Ouganda à reconsidérer leur aide et, lundi, le Danemark a annoncé qu’environ 6,3 millions d’euros d’aide à des agences gouvernementales ougandaises seraient redirigés vers des initiatives du secteur privé et des ONG et qu’il en serait ainsi à l’avenir.

    Le président ougandais a estimé, depuis sa résidence officielle d’Entebbe, à 35 km de Kampala, que les bailleurs qui ne veulent plus aider son pays pouvaient “garder leur aide”.

    “Les étrangers ne peuvent pas nous donner des ordres. C’est notre pays”, a-t-il déclaré après avoir paraphé la loi, “je conseille aux amis occidentaux de ne pas faire (du sujet) un problème” car “ils ont beaucoup à perdre”.

    “Imposer des valeurs sociales d’un groupe à notre société, c’est de l’impérialisme social. Maintenant vous nous dites que nous devrions vivre comme vous. Pas du tout!”, a poursuivi le président Museveni, accusant “des groupes occidentaux de recruter des (futurs) homosexuels dans les écoles”.

    – “La bouche pas faite pour le sexe” –

     

    Le président ougandais, au pouvoir depuis 1986 et chrétien évangélique à la piété affichée, avait initialement qualifié les homosexuels de “malades” et renoncé à promulguer cette loi car il est “mal de punir une personne parce qu’elle est anormale”. Il avait finalement annoncé avoir changé d’avis, un groupe de “scientifiques” consulté lui ayant assuré que l’homosexualité était “comportementale, pas génétique”.

    Il a accusé une partie des homosexuels de l’être “pour des raisons financières”, les autres l’étant devenus par un “mélange d’inné – des éléments génétiques – et d’acquis”. “Aucune étude ne montre que vous pouvez être homosexuel par nature”, a-t-il poursuivi.

    “Oui génétiquement, il y a (chez les homosexuels) quelques petites choses qui ne sont pas dans l’ordre, mais si ils ne sont pas élevés en ce sens ou encouragés (à être homosexuels) alors ils seront normaux”, a-t-il expliqué: “L’éducation étant la principale source de l’homosexualité, alors la société peut faire quelque chose pour décourager les tendances. C’est pourquoi, j’ai accepté de promulguer la loi”.

    Lundi, il a également fustigé les autres pratiques “occidentales” particulièrement “le sexe oral”. “La bouche sert à manger, elle n’est pas faite pour le sexe”, a-t-il lancé, assurant que “poser sa bouche là” pouvait entraîner la transmission de vers dans l’estomac.

    Les homosexuels sont l’objet de persécutions et de violences en Ouganda, pays où l’homophobie est largement propagée par les très influentes Eglises évangéliques.

    M. Museveni avait déjà début février promulgué une loi antipornographie, prohibant notamment les accoutrements “provocateurs”, interdisant d’antenne les artistes légèrement vêtus et surveillant de près les sites consultés par les internautes.

    Lundi, le député David Bahati, auteur de la loi antihomosexualité, a estimé que sa promulgation “était le moment que le monde attendait” et a remercié M. Museveni pour “sa décision courageuse malgré les pressions de certaines organisations occidentales”.

    En 2011, David Kato, figure de la cause homosexuelle en Ouganda, avait été battu à mort chez lui, après la parution dans un magazine de son nom et ceux d’autres homosexuels sous le titre “Pendez-les”.

    Avec RTL.BE

  • Envoi immédiat d’une centaine de Casques bleus en renfort au Katanga (ONU)

    Envoi immédiat d’une centaine de Casques bleus en renfort au Katanga (ONU)

    MONUC-Helico– Les Nations unies ont annoncé mercredi l’envoi immédiat d’une centaine de Casques bleus en renfort au Katanga, province du Sud-Est de la République démocratique du Congo en proie à une recrudescence d’attaques de milices.

    “Nous allons déployer immédiatement un contingent à Pweto”, ville du Centre-Est de cette région grande comme l’Espagne, a indiqué à la presse le général de corps d’armée Carlos Alberto dos Santos Cruz, chef de la force militaire de la Mission de l’Onu en RDC (Monusco).

    “Nous allons déployer une compagnie” (100 à 120 hommes), “c’est ce qu’il est possible de faire à l’heure actuelle”, a ajouté l’officier, qui s’exprimait par vidéoconférence de Goma, dans l’Est de la RDC.

    Etant donné la taille du Katanga, l’ONU, qui y dispose actuellement de 450 militaires, n’a pas les moyens de procéder à un maillage serré de ce territoire, a expliqué en substance le général brésilien.

    La Monusco compte plus de 20.000 hommes en uniforme, essentiellement déployés au Nord et au Sud-Kivu, provinces de l’Est de la RDC, où sévissent des dizaines de groupes armés, que cette force internationale a pour mission de “neutraliser”.
    Le général Dos Santos Cruz, n’a pas précisé de quelle région seraient prélevés les renforts envoyés au Katanga, ni si la Monusco comptait envoyer plus d’effectifs qu’une compagnie supplémentaire dans cette province.

    Le chef de la Monusco, Martin Kobler, avait estimé en janvier que la situation au Katanga tournait à la “catastrophe humanitaire”. Mardi, il avait annoncé que la décision avait été prise d’envoyer des renforts en Casques bleus à Pweto.

    Pweto est l’un des points du “triangle de la mort”, nom donné par l’ONU à une zone de plusieurs dizaines de milliers de km2 livrés à la violence de groupes armés, en particulier de miliciens “maï-maï”, qui réclament une meilleure répartition des richesses entre le Nord et le Sud du Katanga et de miliciens “Bakata Katanga”, qui prônent l’indépendance de la province.

    Selon le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA), on compte aujourd’hui plus de 400.000 personnes déplacées au Katanga (soit près de huit fois plus qu’en 2011) dont 60.000 environ dans la région de Pweto.

    AFP

  • La police ouvre le feu sur le cortège d’un opposant à Bukavu, des blessés

    La police ouvre le feu sur le cortège d’un opposant à Bukavu, des blessés

    KAMERHE A BUKAVU– Plusieurs personnes ont été blessées jeudi après-midi à Bukavu, dans l’est de la République démocratique du Congo, par des tirs de la police sur une manifestation organisée par le chef d’un parti d’opposition, selon un journaliste de l’AFP.

    Le drame s’est produit vers 17h00 (16h00 GMT), alors que Vital Kamerhe, chef de l’Union pour la nation congolaise (UNC) entrait dans la ville avec plusieurs milliers de personnes, a constaté ce journaliste.

    Arrivé un peu plus tôt de l’aéroport de Bukavu, capitale de la province du Sud-Kivu, M. Kamerhe et sa “caravane de la paix” ont été accueillis par une centaine de policiers sur la place de l’Indépendance, à l’entrée de la ville, les empêchant d’aller plus loin.

    Après voir utilisé des gaz lacrymogènes, les policiers ont tiré sur la manifestation, qui rassemblait plusieurs milliers de personnes, selon l’estimation du journaliste de l’AFP ayant assisté à la scène. Celui-ci a ensuite vu cinq blessés à l’hôpital Celpa de Bukavu.

    M. Kamerhe avait entamé mardi à Goma, capitale du Nord-Kivu, une tournée dans l’Est de la RDC, après avoir été empêché à deux reprises par les autorités de quitter Kinshasa.

    Il y avait lancé une “caravane de la paix” devant l’amener à sillonner pendant une quinzaine de jours les provinces du Nord et du Sud-Kivu, meurtries par près de vingt années de conflits.

    Ex-meilleur allié du président congolais Joseph Kabila – au pouvoir depuis 2001 et reconduit pour un nouveau mandat de cinq ans à l’issue des élections, contestées, de 2011 – M. Kamerhe est aujourd’hui un de ses opposants les plus actifs.

    AFP

  • Une députée bruxelloise débarquée de force

    Une députée bruxelloise débarquée de force

    Dans l’avion, Gisèle Mandaila a pris des photos de deux policiers retenant de force une jeune femme renvoyée à Kinshasa.

    Gis¿le Mandaila-Gisèle Mandaila a été débarquée de force de l’avion qui devait l’emmener vers Kinshasa ce samedi matin, selon le témoignage courroucé qu’elle nous a livré il y a queqlues minutes, alors qu’elle se trouvait encore pieds nus dans un fourgon de la police.

    La députée bruxelloise du FDF affirme avoir été frappée par un policier alors qu’elle réclamait ses chaussures laissées dans l’avion. À l’origine de l’altercation, l’expulsion d’une jeune femme qui se serait déroulée dans “des conditions inhumaines”, confie-t-elle.

    À l’intérieur du même avion, “elle était entourée de deux policiers, retenue par le bras, elle ne pouvait pas bouger. On l’a même menacée de lui mettre un coussin pour la calmer”. La situation a provoqué un mouvement d’humeur chez certains passagers ayant assisté à la scène, raconte encore Gisèle Mandaila qui se serait manifestée pour calmer les esprits, non sans prendre des photos à l’aide de son téléphone portable.

    C’est ce qui, d’après elle, a conduit à son débarquement de l’avion par la police, de même que celui de la jeune femme renvoyée à Kinshasa. “Je ne suis pas contre les retours et je ne connais pas le dossier de cette dame, mais dans des conditions pareilles, c’est tout simplement inacceptable”.

    Elle annonce qu’elle va porter plainte suite au coup qu’elle aurait reçu dans le fourgon qui l’emmenait au poste de police de l’aéroport de Zaventem.

    LaLibre.be

  • King Kester Emeneya est mort

    King Kester Emeneya est mort

    KING-KESTER_LeRetour-Le chanteur King Kester Emeneya, de son vrai nom Jean Emeneya Mubiala Kwamambu, est décédé jeudi 13 février 2014 à 5h30 à l’hôpital Marie Lannelongue en région parisienne à l’âge de 57 ans.

    Le patron du groupe musical Victoria Eleison était admis depuis novembre dernier à l’hôpital Marie Lannelongue pour des problèmes de cœur. Kester Emeneya avait été secoué par la nouvelle de la disparition de Tabu Ley, le chanteur romantique par excellence de la RDC qui était aussi son modèle.

    “King Kester a été retenu à l’hôpital par le staff médical depuis la disparition de Tabu Ley [le 30 novembre 2013]. King Kester n’allait pas bien, il avait reçu un choc en apprenant cette nouvelle qui l’avait perturbé. Nous étions ensuite nourris d’espoir de le voir récupérer sa santé mais il y a cette dégradation et aujourd’hui c’est confirmé. Kester n’est plus”, témoigne Rouf Mbutanganga, journaliste et ami de Kester Emeneya.

     

    Natif de Kikwit dans la province du Bandundu (ouest de la RDC), Jean Emeneya intègre à l’âge de 17 ans le groupe Les Anges Noirs. Il partage cette expérience notamment avec Lidjo Kwempa qu’il recroisera plus tard dans sa carrière professionnelle.

    Ses études supérieures à l’Université de Lubumbashi n’auront pas raison de son talent. Et de sa passion pour la musique. En 1977, à 21 ans, il décide enfin de faire de la musique sa profession. Recruté au sein de Viva La Musica de Papa Wemba, il se révèle un vrai leader doté de bonnes capacités de gestion de ressources humaines au-delà de son talent de chanteur de charme. C’est lui qui permet à Viva La Musica de ne pas disparaître malgré les absences prolongées de Papa Wemba son patron.

    En 1982, Victoria Eleison, son groupe voit le jour. Ses compositions qui traverseront des générations entières font alors le bonheur des millions des mélomanes zaïrois de l’époque. Aujourd’hui on écoute encore avec délectation Afimiko, Dikando, Ndako ya Ndele…De la musique d’anthologie comme aimait à le dire si bien Emeneya qui savait ponctuer chacune de ses sorties médiatiques de ces dernières années d’une bonne dose d’humour.

    Le début des années 90 constitue un tournant dans la carrière de ce géant. Perfectionniste, il affine ses sonorités, améliore la programmation musicale, diversifie l’instrumentation. Sa chanson « Nzinzi », est le chef d’œuvre parfait qui illustre ce changement de cap vers la musique électronique. Le succès est sans appel.

    Avec Everybody, son album sorti en 94 Emeneya dit vouloir entrer de plein pied dans la World Music. Mais il reviendra quelques années plus tard aux sonorités typiquement congolaises.

    Créateur des styles musicaux, Emeneya crée aussi des danses. Les amateurs de sa bonne musique se souviendront longtemps de « Tshaku Libondance ». Légèrement en retard par rapport à ses concurrents locaux qui se produisent dans les salles de spectacles mythiques de France, il se rattrape début 2000. Il récolte un franc-succès en 2001 au Zénith de Paris et en 2002 au théâtre de l’Olympia.
    Emeneya s’en est allé. Mais sa rumba lui survivra. Toujours.

  • Canada: Déportation controversée d’une trentaine de congolais

    Canada: Déportation controversée d’une trentaine de congolais

    otawa-L’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) vient de débloquer un budget spécial pour faire venir au Canada une délégation du ministère de l’Intérieur de la République démocratique du Congo (RDC) chargée de rapatrier en Afrique une trentaine de Congolais dont le Canada veut se débarrasser, a appris La Presse.

    L’initiative inquiète certains défenseurs des droits de l’homme.

    L’ASFC refuse toute entrevue de vive voix à ce sujet. Dans un courriel, sa porte-parole affirme qu’elle ne peut «discuter des négociations en cours avec des pays particuliers», mais que les voyages de représentants étrangers peuvent s’avérer rentables s’ils permettent de renvoyer des personnes qui coûtent cher en frais de santé, de détention ou de services sociaux.

    Selon nos sources, l’ASFC devrait effectivement économiser gros grâce à cette initiative. Une trentaine de ressortissants de la RDC sont actuellement visés par une mesure de renvoi du Canada, mais demeurent bloqués au Canada parce qu’ils ne détiennent pas de passeport.

    Certains doivent demeurer détenus, car ils sont considérés comme à risque, et ils coûtent autour de 250$ par jour au trésor public. Ceux qui sont en liberté surveillée engendrent aussi une foule de dépenses.

    Coût de 30 000 $

    Pour une raison inexpliquée, l’ambassade de la RDC ne leur a pas délivré de document de voyage. Mais les autorités congolaises ont fait miroiter au Canada que si des représentants de leur ministère de l’Intérieur étaient invités au pays pour rencontrer leurs ressortissants, elles pourraient certainement leur trouver un passeport.

    Le voyage des quatre représentants congolais devrait coûter autour de 30 000$, selon ce qu’a appris La Presse. Ils devraient voyager avec des passeports diplomatiques et être accompagnés de représentants de l’ASFC pendant leur séjour.

    Or, les autorités canadiennes considèrent elles-mêmes que les forces de sécurité de la RDC chapeautées par le ministère de l’Intérieur sont souvent responsables d’atteintes graves aux droits de la personne. Des fonctionnaires congolais qui souhaitaient immigrer au Canada ont vu leur dossier refusé pour complicité avec des exactions commises dans leur pays.

    L’invitation de cette délégation fait donc sourciller certains défenseurs des droits de la personne.

    «De façon générale, la torture et les morts en détention sont des qualificatifs qu’on rattache au ministère de l’Intérieur et aux forces de sécurité de RDC-Congo. Notre attitude serait plutôt de craindre pour cette trentaine de personnes, sans vous dire nécessairement qu’on s’opposerait à leur départ», observe Anne Sainte-Marie, porte-parole de la section québécoise d’Amnistie internationale.

    Une ligne à ne pas franchir

    L’avocat Stéphane Handfield, ancien commissaire à l’immigration, s’explique mal la démarche.

    «Je comprends que l’Agence veut faire preuve d’imagination pour expulser des individus, mais là, je trouve qu’il y a une ligne à ne pas franchir. Je trouve préoccupant qu’on fasse venir à même les fonds des contribuables une délégation d’un pays cité par de nombreux organismes de défense des droits de la personne comme un endroit où les droits ne sont pas respectés.

    «Je ne vois pas ce que ces gens pourront faire que l’ambassade congolaise ne peut pas faire», indique l’avocat, qui a souvent représenté des immigrants congolais.

    «Il semble qu’il y a une contradiction, puisque dans plusieurs cas, le Canada a prétendu que les gens qui ont travaillé au sein du gouvernement congolais ne pouvaient être admis au Canada», ajoute Janet Dench, porte-parole du Conseil canadien pour les réfugiés.

    Vincent Larouche