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  • Mbuji-Mayi: Explosion meurtrière d’un dépôt de munitions sans doute frappé par la foudre

    Mbuji-Mayi: Explosion meurtrière d’un dépôt de munitions sans doute frappé par la foudre

    -En RDC, dans la province du Kasaï-Oriental, à 13Hh30 heure locale, lors d’un orage, la foudre s’est abattue sur un dépôt de munitions dans un camp militaire, le camp brigade situé au cœur d’un quartier de Mbuji-Mayi. Selon le gouverneur joint par RFI, « le dépôt de munitions a pris feu et les opérations pour contenir l’incendie sont toujours en cours ». Alphonse Ngoy Kasanji ajoute qu’« il y a des victimes et des blessés, mais que le bilan définitif n’est pas encore connu ».
     
    rfi
  • ONU: le Rwanda échoue à bloquer le rapport d’experts sur la RDC

    ONU: le Rwanda échoue à bloquer le rapport d’experts sur la RDC

    Conseil de Sécurité de l'ONU
    Conseil de Sécurité de l’ONU

    -Le rapport d’experts de l’ONU sur la RDC a bien été transmis au Conseil de sécurité, jeudi 23 janvier 2014, malgré l’opposition du Rwanda. Les autorités rwandaises ont été tentées de bloquer sa publication en raison des accusations de soutien au M23.

    Les protestations du Rwanda n’y ont rien fait. Le comité des sanctions a transmis comme prévu le rapport d’experts sur la RDC au Conseil de sécurité. Le Rwanda considère ce rapport « mensonger » et « biaisé » et a tenté de s’opposer à sa circulation. Le Groupe d’experts y écrit notamment qu’après la défaite du M23, ses combattants ont continué à se déplacer librement en Ouganda et même à recruter au Rwanda

    Pour l’ambassadeur jordanien, qui préside ce mois-ci le Conseil de sécurité, l’opposition du Rwanda à la circulation de ce rapport n’était pas recevable. Il assure qu’à l’exception des réserves du Nigeria et de la Russie, les autres membres ont jugé le rapport « crédible » et salué « l’indépendance et le professionnalisme » des experts. La délégation rwandaise affirme au contraire que la circulation de ce rapport sans l’accord de l’ensemble des membres est une violation des règles du Conseil de sécurité.

    A (RE)LIRE : Soutien de Kigali au M23: un rapport de l’ONU jugé «inacceptable» par le Rwanda

    RFI

  • John Numbi, des armes découvertes dans sa résidence

    John Numbi, des armes découvertes dans sa résidence

    john_numbi1_0-La situation était confuse hier lundi 19 janvier dans la Capitale cuprifère. Des sources concordantes ont signalé que des armes ont été découvertes dans la résidence de l’ancien patron de la police nationale, John Numbi Banza Tambo, au rond-point carrefour dans la commune de Lubumbashi.

    Les mêmes sources ont rapporté que toute la journée d’hier, les éléments de la 6ième Région militaire ont encerclé la ferme de John Numbi située à 45 Km de la ville de Lubumbashi.

    La ferme industrielle de John Numbi produit officiellement 45.000 oeufs par jour. Les sources notent que c’est après une fouille menée par les services de sécurité de la province que des armes ont été découvertes dans la maison du général. Aucune source officielle ne s’est prononcée sur cette découverte des armes de guerre chez John Numbi, soit pour affirmer ou infirmer cette info. Cependant, la MONUSCO dans son rapport avait déjà, il y a peu, pointé le général John Numbi, l’accusant de détenir des armes de guerre. Des voix se sont même élevées pour affirmer que John Numbi était derrière les «Bakata Katanga».

    Avec ce qui s’est passé à Lubumbashi, tout porte-à-croire que le régime est décidé à neutraliser l’ancien inspecteur général de la police nationale, suspendu à cause de le l’assassinat de Floribert Chebeya. Il faut lier ces fouilles des propriétés de John Numbi au pseudo putsch du 30 décembre 2013. Ce jour-là, des fidèles du pasteur Paul Mukungubila avaient assiégé des sites stratégiques de la République notamment la télévision nationale, l’aéroport de N’djili, l’Etat-major général à Kinshasa et certains quartiers de Lubumbashi, Kolwezi ainsi que l’aéroport de Kindu. Le gouvernement avait promis de remonter jusqu’aux commanditaires.

    Alors que nous sommes sous presse, des sources disent que sa résidence de Kinshasa dans la commune de la Gombe non loin de Télé 50 fait l’objet d’une perquisition. Question sans doute de prévenir une quelconque résistance. Personne ne pouvait dire où lui-même John Numbi se trouve. Serait-il arrêté ou en fuite. Aucune nouvelle dans ce sens. Toute « Révolution » ou pseudo révolution finit toujours par manger ses propres enfants. C’est connu !ce n’est pas le zèle d’un fils qui peut le protéger de la disgrâce.

    L’exemple le plus frappant est celui de la Corée du Nord ou son président n’a pas hésité à exécuter son oncle soupçonné d’ourdir un complot par son neveu de dictateur qu’il venait d’ailleurs d’encenser. Si nos infos se confirment, John Numbi viendra compléter la liste des disgraciés. Que ceux qi veulent être royalistes plus que le roi, plus saint que le pape et plus kabiliste que Kabila médite sur la déchéance des fanatiques qui courtisent les tyrans.

    SAM MBUTA
    Congo News

  • Arrestation musclée du capitaine Moïse Banza, aide de camp du commandant Ndala

    Arrestation musclée du capitaine Moïse Banza, aide de camp du commandant Ndala

    Le colonel Mamadou Mustafa Ndala des FARDC/Photo Facebook-Le gouvernement congolais a annoncé l’interpellation samedi 18 janvier du capitaine Moïse Banza, l’aide de camp du commandant Mamadou Ndala, mort le 2 janvier dernier dans une embuscade. Moïse Banza qui, révèle du même coup le porte-parole du gouvernement, était recherché depuis près d’une semaine pour ne pas avoir répondu à l’ordre de retourner à Beni et de se présenter devant la justice militaire. L’interpellation de Moïse Banza a eu lieu à la mi-journée, samedi, à Kinshasa, alors que des équipes de RFI et de France 24 se trouvaient sur place. Le capitaine Moïse Banza leur avait donné rendez-vous pour parler de la mort du commandant Mamadou Ndala.

    Proche collaborateur de Mamadou Ndala, Moïse Banza gérait sa communication. Ces dernières semaines il se disait menacé au titre de cette proximité avec son ancien chef. Il avait fait des demandes d’asile politique auprès de différentes ambassades.

    La justice militaire de son côté voulait l’interroger dans le cadre de l’enquête sur la mort du commandant Mamadou, et par rapport à une plainte pour vol des effets personnels de son ancien chef.

    Moïse Banza a finalement été interpellé samedi, à midi, alors qu’il était aux côtés de deux journalistes de RFI et France 24. Ils avaient rendez-vous pour parler de l’assassinat du commandant Mamadou. Une interpellation musclée, en pleine rue, dans un quartier très fréquenté de la capitale.

    Des hommes armés en civils ont pris d’assaut le véhicule dans lequel se trouvaient Moïse Banza et les deux journalistes. Moïse Banza est alors sorti de la voiture, tentant de s’échapper. Des tirs ont retenti avant que des hommes armés, certains en tenue militaire, ne le capturent et le rouent de coups. ll avait résisté, il devait être maîtrisé, explique Lambert Mende, le porte-parole du gouvernement congolais.

    Nos deux confrères ont alors tenté de quitter les lieux. De nouveaux tirs ont retenti. Une balle s’est nichée dans la roue avant droite de leur voiture. Joint par RFI, Lambert Mende assure qu’une enquête sera ouverte sur l’origine de ces tirs intempestifs.

    Par RFI

  • un drone d’observation de l’ONU hors service après un accident

    un drone d’observation de l’ONU hors service après un accident

    Drone Americain
    Drone Americain

    – Un des deux drones d’observation récemment mis en service par l’ONU dans l’Est de la République démocratique du Congo s’est retrouvé “hors service” mercredi après un accident à l’atterrissage, a-t-on appris auprès des Nations unies.

    L’accident, qui n’a pas fait de victime, s’est produit à l’aéroport de Goma, capitale de la province du Nord-Kivu, vers 10h00 (08h00 GMT) a indiqué à l’AFP Carlos Araujo, porte-parole de la Mission de l’ONU pour la stabilisation du Congo (Monusco).

    L’aéronef sans pilote “est sorti de la piste pendant son atterrissage”, a ajouté M. Araujo, alors que l’ONU avait parlé dans un premier temps d’un crash à l’atterrissage.

    L’appareil “a souffert de dégâts et il est hors service”, a encore indiqué M. Araujo, contredisant la version d’un officier de la force aérienne congolaise à l’aéroport de Goma, selon qui l’avion avait été “complètement détruit”. Un photographe de l’AFP est parvenu à prendre une photo de l’appareil gisant le nez en avant dans les herbes hautes entre la piste et l’enceinte en pierre de lave de l’aéroport.

    Selon le lieutenant-colonel Prosper Basse, porte-parole militaire de la Monusco, les Nations unies ont lancé “des enquêtes pour savoir quelle est la cause technique à l’origine de cet accident”.

    Les circonstances de l’accident n’étaient pas encore élucidées en fin de journée.

    La Monusco dispose encore d’un drone opérationnel et espère obtenir le remplacement de l’appareil cassé dans un délai de trois semaines dans le cadre du contrat qu’elle a passé avec la société Selex ES, la filiale du groupe d’aéronautique et de défense italien Finmeccanica qui construit ces engins. Les drones mis à la disposition de l’ONU sont téléguidés par des employés de Selex et non par des Casques bleus.

    La Monusco est la première force de l’ONU à utiliser des drones. Ceux-ci avaient été lancés en fanfare début décembre.

    Le chef des opérations de maintien de la paix des Nations unies avait alors déclaré que ces appareils étaient “un outil incomparable” pour “pouvoir s’attaquer” aux nombreux groupes armés actifs dans l’Est, dans les régions du Nord et du Sud-Kivu, que les Casques bleus ont pour mission de neutraliser.

    La Monusco utilise le modèle de drone Falco, qui, selon le constructeur, est capable de voler jusqu’à 5.000 mètres d’altitude et dispose d’un rayon d’action de 200 km pour une autonomie de vol de 8 à 14 heures.

    D’ici à la fin du mois de mars, la Mission de l’ONU doit être dotée de cinq drones qui lui permettront d’observer 24 heures sur 24 aussi bien les groupes armés que les mouvements de population, notamment dans les zones boisées particulièrement nombreuses et denses dans les deux Kivus, et d’assurer un contrôle de la frontière entre la RDC et l’Ouganda, afin de dissuader ces deux pays d’apporter un soutien à certaines milices congolaises.

    Avec AFP

  • UN BATAILLON BURUNDAIS STATIONNE AU CONGO

    UN BATAILLON BURUNDAIS STATIONNE AU CONGO

    armee-du.-burundiIl y a des Etats qui se désintègrent complètement et qui sont  incapables d’assurer la sécurité des peuples. Le pire, c’est quand ces Etats n’arrivent plus à se faire respecter. La République Démocratique du Congo est le premier Etat en Afrique qui a déjà vu plus de militaires de plus de six pays fouler leur sol sans avoir été invités ou eu les autorisations. Le territoire est tellement vaste, désorganisé que  non seulement les Etats s’y invitent mais aussi les milices ou celui qui veut en créer.

    Le Burundi s’est invité régulièrement au Congo. Mais, certains croyaient que les militaires burundais ne franchissaient plus la Rusizi.

    Un bataillon burundais battu au Congo ce 23 décembre 2013

    Le colonel Kabisa commande la 1 ère région militaire. A l’Etat Major de l’armée burundaise, certains officiers disent qu’il commande plutôt un bataillon au Congo. Ils n’ont pas tort. Un bataillon conduit par le colonel Kabisa séjourne au Congo. Ce bataillon a plusieurs positions en face de Rukoko mais du côté du Congo. Ce bataillon est composé des militaires burundais mais aussi de 200 miliciens Imbonerakure. L’armée burundaise frise le ridicule en armant des tueurs imbonerakure pour l’épauler. Si le Burundi envoie plus de 6 000 militaires à l’étranger, il n’arrive plus à constituer un bataillon en ordre de bataille sans recourir aux imbonerakure! Serait-il en train d’entraîner des imbonerakure pour une mission ultérieure obscure comme des massacres généralisés?

    Les 200 miliciens imbonerakure sont fortement armés et sont payés 150 000 frs chacun par mois par la Documentation ou sur le budget de l’Amisom qui est mal géré au Burundi.

    Un militaire tué et plusieurs blessés au Congo

    La mission au Congo semble floue. Le motif avancé est de traquer les rebelles burundais. Qui sont ces rebelles qui n’attaquent pas le Burundi? Sont-ils basés au Congo? A force de les chercher, on finit par les trouver. La rencontre a eu lieu deux jours avant noël. Le 23 décembre 2013, une position de ce bataillon burundais a été attaquée et défaite. Le bilan de cette attaque de la position par des rebelles au Congo sont d’un mort, un ancien FAB, et plusieurs blessés, surtout des imbonerakure. 5 armes dont deux mitrailleuses ont été emportées par les rebelles après la fuite des militaires survivants. C’est un bilan lourd et l’armée garde secrètement cette information.

    Le ministre de la Défense est au courant de cette présence armée au Congo. Il sait aussi que des milices imbonerakure accompagnent les militaires et il ne doit pas ignorer la sinistre mission qui sera allouée aux imbonerakure les années à venir.

    Des questions restent posées. Pourquoi les militaires burundais sont-ils au Congo pour se battre contre un ennemi invisible? Pourquoi cette proximité de l’armée et la milice imbonerakure alors qu’avant, cette milice était plutôt proche de la police?

    Dans d’autres pays démocratiques, il devrait y avoir les démissions du ministre de la défense, du chef d’Etat major de l’armée et le chef des renseignements militaires (G2).  

    Avec Burundi.news- Par Gratien Rukindikiza

  • Paule Kagame: Scènes de liesse à Goma suite à une rumeur sur la mort de Kagamé

    Paule Kagame: Scènes de liesse à Goma suite à une rumeur sur la mort de Kagamé

    cerceuil- kagame-À la suite d’une folle rumeur sur la mort du président rwandais Paul Kagamé, des habitants de Goma, dans l’est de la RDC, sont descendus vendredi dans les rues de la ville pour manifester leur joie. Une “fausse nouvelle” rapidement démentie par Kigali. Mais comment et pourquoi celle-ci s’est-elle propagée ?

    C’est l’histoire d’une folle rumeur sur la mort du président rwandais Paul Kagamé. Celle-ci s’est propagée, le 10 janvier, dans l’est de la RDC. À Goma, Beni et Butembo, des habitants sont descendus dans les rues pour “célébrer la disparition” de celui qu’ils accusent d’être “le parrain des rébellions” à répétition dans le Kivu.

    Les autorités rwandaises ont vite démenti la “fausse nouvelle”, assurant que le président Paul Kagamé “se porte bien” et qu’il a même reçu dans la matinée des étudiants américains dans le cadre d’audiences prévues de longue date.

    Mais d’où est venue la rumeur ? Les réseaux sociaux sont vraisemblablement en cause. Des tweets ont indiqué tôt le matin la disparition de l’homme fort de Kigali, mais en se fondant sur la “page nécrologique anticipée” de Paul Kagamé sur le site Necropedia.

    Et le président rwandais de se trouver, le 10 janvier, en tête des “nécrologies anticipées les plus populaires”, au milieu d’autres :

    Sauf qu’”une nécrologie anticipée est par définition rédigée avant le décès de la personne”, avertit Necropedia, qui souligne qu’”il ne s’agit en aucun cas ici de l’annonce d’un décès, ni de son anticipation”. Sur chacune de ses pages nécrologiques, le site précise également que “ce qui suit n’est pas de l’information. Personne n’est mort”.

    Une précision qui a visiblement échappé à toutes les personnes descendues dans les rues de principales villes du Nord-Kivu. Pour eux, Paul Kagamé était bien mort. À Goma, des jeunes ont même défilé avec un cercueil, suggérant qu’ils allaient enterrer le président rwandais.

    Un camion de la Mission de l’ONU pour la stabilisation du Congo (Monusco) a même été “réquisitionné” par la population, rapporte Esther Nsapu, une journaliste sur place. “Des écoles ont fermé leurs portes”, ajoute-t-elle.

    Depuis New-York, Olivier Nduhungirehe, le représentant adjoint du Rwanda aux Nations unies, a réagi sur son compte twitter. Il a regretté que la population de Goma soit encore “bloquée au Moyen-âge : l’information y circule par pigeons voyageurs.”

    Avec Jeune Afrique

  • L’infiltration de combattants venus de Centrafrique inquiète la Monusco

    L’infiltration de combattants venus de Centrafrique inquiète la Monusco

    Seleka-RCA-La Mission de l’ONU pour la stabilisation du Congo (Monusco) s’est dite mercredi inquiète de l’infiltration dans le nord du territoire congolais d’éléments armés venus de Centrafrique, craignant un effet déstabilisateur.

    Dans la province de l’Équateur (nord-ouest), “il y a des infiltrations d’éléments armés, des ex-FACA [Forces armées de la Centrafrique, NDLR], qui sont en train de traverser, qui sont déjà en RDC”, a déclaré le général Abdallah Wafi, le représentant spécial adjoint de l’ONU au Congo, lors d’une conférence de presse tenue le 8 janvier à Kinshasa.

    La FACA était le nom de l’armée centrafricaine jusqu’au renversement du président François Bozizé par la coalition rebelle Séléka en mars 2013.

    “Des ex-Séléka déjà présents en RDC”

    Dans la Province-Orientale (nord-est), “des éléments de la Séléka […] sont déjà sur le territoire congolais : leur présence a été signalée dans certaines localités (…) et des populations commencent à fuir ces zones-là”, a affirmé le général Abdallah Wafi, sans donner de précisions sur le nombre de ces combattants ni sur l’ampleur des déplacements de population.

    En mars 2013, aux premières heures de la prise de Bangui par la Séléka, des ex-soldats de la FACA s’étaient enfuis avec armes et bagages pour se réfugier de l’autre côté du fleuve Oubangui qui marque la frontière, dans la province de l’Équateur, a rappelé le responsable onusien.

    Le général Abdallah Wafi a dit partager la “préoccupation” d’un journaliste congolais qui lui demandait s’il ne fallait pas craindre que l’afflux, dans la partie nord du pays, de réfugiés et d’éléments armés venus de Centrafrique n’ait à long terme les mêmes effets que les mouvements de population et de guerriers en provenance du Rwanda à la suite du génocide de 1994. Leur venue est en grande partie à l’origine des maux dans le Kivu, déchiré par les conflits depuis près de vingt ans.

    Coup de force

    “Il faut prendre toutes les dispositions pour que ce qui s’est passé dans l’Est de la RDC ne se reproduise pas aujourd’hui dans l’Équateur ou la Province-Orientale”, a-t-il ajouté. “Ce qui nous préoccupe, a-t-il précisé cependant, c’est l’ensemble de la situation en RDC”, surtout après le coup de force apparent du 30 décembre qui a vu des insurgés lancer plusieurs attaques à Kinshasa, ainsi qu’à Lubumbashi, deuxième ville du pays, et à Kindu, réprimées dans le sang par les autorités.

    Contactée, Céline Schmitt, porte-parole du Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) à Kinshasa, a indiqué que la barre des 50 000 réfugiés centrafricains en RDC avait été franchie en décembre. Elle a également indiqué que plus de 3 000 citoyens congolais de Bangui étaient rentrés en RDC depuis le 31 décembre.

    “Le HCR, a-t-elle ajouté, a construit des structures d’urgence pour les héberger à Zongo, la ville qui fait face à la capitale centrafricaine sur la rive gauche de l’Oubangui.”

    (AFP)

  • Forte tension à Lubumbashi après de nouveaux combats- On cite John Numbi

    Forte tension à Lubumbashi après de nouveaux combats- On cite John Numbi

    John (Jean)  Numbi
    John (Jean) Numbi

    Après les fidèles du pasteur, attaque de la ferme du Président et assaut des Bakata Katanga.

    Une forte tension règne en ce début d’année à Lubumbashi, capitale du Katanga, où certaines entreprises invitent leur personnel à ne pas circuler le soir.Après les meurtrières confrontations, il y a une semaine, entre forces de l’ordre et fidèles du pasteur Mukungubila (voir “La Libre” des 31 décembre et 2 janvier), des heurts auraient eu lieu le week-end dernier à la ferme du président Kabila, située à quelques dizaines de kilomètres de la ville en direction de la Zambie.

    Selon notre source, les assaillants pensaient que le chef de l’Etat serait présent, à tort. Des fuites auraient en effet permis à des militaires du chef de l’Etat de préparer “l’accueil” des agresseurs (“des troupes aguerries“, selon notre interlocuteur) qui auraient disparu après d’intenses échanges de tirs.

    De son côté, l’Agence France Presse cite un élu local, selon lequel des affrontements ont eu lieu dans la nuit de lundi à mardi entre l’armée et des Bakata Katanga, séparatistes katangais, à Kiziba, un village à une trentaine de kilomètres de Lubumbashi. Ces miliciens, souvent chargés de grigris et parmi lesquels figurent de nombreux adolescents, terrorisent la brousse du Nord-Katanga depuis des années. Début 2013, leurs attaques se sont rapprochées de Lubumbashi, prise pour cible à plusieurs reprises cette année.

    Selon “Jeune Afrique”, le dernier rapport des experts de l’Onu sur le Congo reprendrait l’accusation formulée le 26 mars 2013 par onze ONG locales qui avaient interrogé des détenus Bakata Katanga; ceux-ci affirmaient être appuyés par le général John Numbi, chef de la police congolaise originaire du Nord-Katanga et apparenté à un chef de milice qui sema la terreur dans la région, Makabé. Le général Numbi a été limogé en décembre dernier. Le 31 de ce mois, il avait démenti être complice du pasteur Mukungubila comme la rumeur le laissait alors entendre.

    Marie France Cross

  • Kabila ou M23 ? qui a tue Mamadou Ndala, l ’armée au coeur des soupçons

    Kabila ou M23 ? qui a tue Mamadou Ndala, l ’armée au coeur des soupçons

    ndla mamadou-Les premiers suspects arrêtés dans l’assassinat du colonel Mamadou Ndala sont tous des militaires de l’armée congolaise (FARDC). Un suspect, le général Moundos, un temps arrêté, s’évade avant d’être de nouveau placé en résidence surveillée à Beni.

    La Jeep de Mamadou Ndala après l’embuscade du 2 janvier 2014 © DR

    Qui a tué Mamadou Ndala ? Une semaine après l’assassinat du célèbre colonel de l’armée congolaise dans une embuscade au Nord-Kivu, de multiples interrogations demeurent sur les conditions et les commanditaires de l’attentat. La mort de Ndala, devenu entre temps « héros national« , a profondément choqué les Congolais. Ce colonel de l’armée régulière était considéré comme le principal artisan de la victoire des FARDC sur les rebelles du M23 en novembre 2013.

    « L’ancienne tenue des FARDC« 

    Quelques heures après l’annonce de la mort de Ndala, Kinshasa délivrait une première version. L’embuscade aurait été tendue par des rebelles ougandais (ADF-Nalu), présents dans la région et très actifs depuis la défaite du M23. Mais très vite, la piste ougandaise prend l’eau. Un garde du corps rescapé du colonel Ndala, le caporal Paul Safari, est  très affirmatif : « J’ai vu deux des assaillants, et ils portaient l’ancienne tenue verte des FARDC. Je ne crois pas que ce soit les ADF-Nalu« . Il faut dire également que les rebelles ougandais ne stationnaient pas directement sur le zone de l’attentat, mais plus loin, à une dizaine de kilomètres. Le mode opératoire ensuite, ressemble peu aux pratiques de ce groupe armé. La piste ADF-Nalu paraît donc peu crédible.

    « Aucun indice d’explosion« 

    Une deuxième zone d’ombre plane ensuite sur la version de l’embuscade délivrée par les autorités. Le véhicule du colonel Ndala aurait été touché par une roquette antichar. Au vue des images de l’attentat, cette théorie apparaît également bancale. Jean-Marie Ndambi, un expert en explosifs, consulté par le spécialiste de l’armée congolaise, Jean-Jacques Wondo, explique qu’un obus de roquette « contient une charge explosive qui s’enclenche au contact de sa cible. Dans le cas présent, on ne voit aucun indice d’explosion. Rien ne montre que ce véhicule a été touché par un obus d’une roquette antichar. Il a pris feu comme un véhicule incendié« . Apparaît alors une autre hypothèse sur la mort du colonel Ndala : l’assassinat à bout portant par un militaire de l’armée congolaise. Les images du corps carbonisé de Mamadou Ndala,  à côté de son véhicule, fait dire à Jean-Jacques Wondo que « le véhicule a été aspergé de matières inflammables, afin de masquer, les traces des balles sur le corps« .

    Kabila ou M23 ?

    La question est maintenant de savoir qui se cache derrière l’assassinat de Ndala ? A Goma, où la personnalité de Ndala a été élevée au rang de « sauveur de la RDC« ,  les regards se tournent vers Joseph Kabila. Le président congolais aurait été « gêné » par la popularité du colonel, présenté comme le vainqueur de la guerre contre le M23. Il faut dire que  Joseph Kabila a brillé par son absence sur le terrain pendant toute la guerre au Kivu. Lors de sa venue à Goma, le « héros«   acclamé par la population s’appelait Mamadou Ndala et non Joseph Kabila. Une autre piste évoque les rebelles du M23  qui auraient pu se venger de leur défaite face aux FARDC. Une thèse peu plausible dans l’état actuel de recomposition de la rébellion, très divisée. D’autant plus que pour le M23, la victoire des FARDC est plutôt à attribuer au soutien logistique de l’ONU sur le terrain.

    La piste Moundos

    Reste une dernière théorie. L’assassinat de Mamadou Ndal serait l’oeuvre d’un  règlement de compte à l’intérieur de l’armée congolaise. Une piste accréditée par les premières arrestations toutes effectuées au sein des FARDC. Les enquêteurs ont d’abord mis la main sur le colonel Tito Bizuru Ogabo et sur un garde du corps de Ndala. Mais il y a une piste plus sérieuse qui se dessine autour d’un militaire : le général Moundos, de la garde républicaine. Un temps interpellé, il se serait échappé avant d’être rattrapé et placé en résidence surveillée au camp militaire Mangango de Beni. Moundos était dans la région à la tête d’un bataillon envoyé par Joseph Kabila pour prêter main forte au colonel Mamadou Ndala au Nord-Kivu. Une « rivalité » entre les deux hommes est évoquée par plusieurs sources. D’autres pensent que Moundos aurait pu être « la main » du président congolais dans cette affaire.

    L’autre affaire Moundos

    Moundos apparaît également dans une autre affaire trouble, plus ancienne. Il s’agit du meurtre de l’homme d’affaire tutsi, Albert Prigogine, en 2008. Moundos est cité par l’avocat de la famille, comme le possible « organisateur » de l’assassinat de Prigogine. Le colonel Moundos (il n’était pas encore général), était alors le beau-frère de Musanganya, « un homme d’affaires connu de la place, avec lequel la victime était en conflit depuis plusieurs années ». Dans l’affaire Mamadou Ndala, l’arrestation de Moundos et surtout son évasion ne plaide pas beaucoup en sa faveur. La piste Moundos est sans doute la plus sérieuse à ce jour.

    Pas de résurrection pour les FARDC

    En dehors des suspects potentiels, l’assassinat de Mamadou Ndala constitue avant tout le révélateur de l’état de l’armée congolaise. Pour Thierry Vircoulon, responsable de l’Afrique centrale pour International Crisis Group (ICG), « l’embuscade dans laquelle est tombée Ndala remet en cause l’image des unités qui ont combattu le M23. Sur la vidéo de l’attaque, l’attitude des soldats congolais n’est pas très professionnelle. Si on ajoute à cela les soupçons d’une responsabilité interne à l’armée, nous sommes donc encore loin de la résurrection des FARDC comme on veut bien nous le dire. Les problèmes de l’armée restent entiers. »

    Entre le coup de force raté du 30 décembre, le regain de violence au Katanga et au Nord-Kivu et enfin l’assassinat du colonel Mamadou Ndala, l »année 2014 commence au plus mal pour le président Joseph Kabila. Après l’éphémère victoire de l’armée sur le M23, la RDC doit de  nouveau affronter une nouvelle zone de turbulence et attend toujours la formation d’un nouveau gouvernement.

    Christophe RIGAUD – Afrikarabia