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  • Les détails sur la mort du Colonel Mamadou Ndala, tué par une roquette

    Les détails sur la mort du Colonel Mamadou Ndala, tué par une roquette

    ndla mamadou–  Le commandant des opérations qui devaient cibler les rebelles ougandais 
    des ADF-Nalu dans l’est de la République démocratique du Congo est mort 
    dans une embuscade tendue par des ADF-Nalu présumés, a-t-on appris jeudi 
    de source officielle.
     «J’ai une triste nouvelle. Le colonel Mamadou Ndala a été tué. (…) 
    Apparemment, ce sont des ADF-Nalu qui l’ont tué avec deux de ses gardes du 
    corps. C’est vraiment une perte immense pour les Forces armées et pour la 
    République», a déclaré à l’AFP Lambert Mende, porte-parole du 
    gouvernement.
     «Il était en route vers Eringeti, à 54 km de Beni pour le déploiement d’un 
    bataillon de commandos quand sa jeep est tombée dans une embuscade», a 
    précisé M. Mende.
     L’attaque s’est déroulée à Matembo, une localité du territoire de Beni, 
    située dans le nord de la province riche et instable du Nord-Kivu (est), 
    où sévissent plusieurs dizaines de groupes armés locaux et étrangers.
    L’attaque a ciblé la jeep du colonel Ndala, en charge des opérations 
    contre la rébellion ougandaise Alliance des forces démocratiques et de l’Armée 
    nationale pour la libération de l’Ouganda (ADF-Nalu).
     «Juste quand il est arrivé à Matembo, une roquette est arrivée du côté 
    droit de la route et a atteint notre jeep, surmontée d’une arme lourde. J’ai 
    commencé à tirer jusqu’à terminer toutes mes munitions, mais nos 
    agresseurs avançaient toujours», avait déclaré à l’AFP le caporal Paul 
    Safari, un garde du corps du colonel Ndala.
    «Quand la roquette a touché la jeep, le colonel était toujours en vie. 
    Quand j’ai fui, je ne l’ai pas vu sortir de la voiture, je ne sais pas s’il 
    est vivant ou pas», avait-t-il précisé.
     Un journaliste de l’AFP situé près du lieu de l’attaque a constaté que
    cinq militaires participant à la traque des ADF-Nalu avaient été blessés
    et transférés à l’hôpital de la ville de Beni, chef-lieu du territoire, à 
    environ une dizaine de kilomètres au sud de Matembo.
    Un officier supérieur de la Mission de l’ONU pour la stabilisation de la
    RDC (Monusco), qui soutient l’armée sur le terrain, a confirmé l’attaque à
    l’AFP. «Il y a eu embuscade, a priori des ADF-Nalu contre les FARDC. A
    priori, la situation est compliquée…», a-t-il indiqué, sans plus de
    précision.

     source: AFP

  • Col. Mamadou Ndala assassiné à Beni

    Col. Mamadou Ndala assassiné à Beni

    Le colonel Mamadou Mustafa Ndala des FARDC/Photo Facebook-Le colonel Mamadou Ndala, commandant de la Brigade Commando URR (Unité de réaction rapide), a été tué ce jeudi 2 janvier dans une embuscade des rebelles ougandais de l’Adf-Nalu dans le village appelé Ngadi, entre l’aéroport de Mavivi et Beni-ville (Nord-Kivu). Joint au téléphone, le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, a confirmé la nouvelle. 

     

    Selon des sources militaires, plusieurs membres du convoi ont également été tués. Pour l’instant, les Casques bleus népalais de la Monusco, arrivés sur les lieux, s’activent à éteindre le feu mis par les assaillants à l’un des véhicules du convoi. Celui-ci aurait perdu plusieurs autres de ses membres dont le nombre reste à déterminer.

    Peu avant la confirmation de sa mort, son garde du corps, le caporal Paul Safari, a fait ce témoignage à l’AFP :

    « Une roquette est arrivée du côté droit de la route et a atteint notre jeep, surmontée d’une arme lourde. J’ai commencé à tirer jusqu’à terminer toutes mes munitions, mais nos agresseurs avançaient toujours. Quand la roquette a touché la jeep, le colonel était toujours en vie. Quand j’ai fui, je ne l’ai pas vu sortir de la voiture, je ne sais pas s’il est vivant ou pas ».

    Le colonel Mamadou Ndala a été au premier plan lors des opérations des Forces armées de la RDC contre le M23. Après avoir délogé les rebelles à Nyiragongo et Rutshuru, des rumeurs avaient annoncé sa relève de Goma pour Kinshasa.

    Cette rumeur avait suscité en juillet dernier des vives protestations dans les rues de Goma (Nord-Kivu) où des jeunes avaient manifesté pour demander le maintien en fonction de cet officier militaire.

    Mamadou Ndala était obligé de démentir cette rumeur en déclarant : « Ce n’est pas vrai, c’est une rumeur. Une manipulation des rebelles qui veulent déstabiliser le moral de la population et des troupes engagées au sol ».

    Le colonel Mamadou Ndala menait une autre opération contre des rebelles ougandais de l’Adf-Nalu. L’armée avait déjà réussi à récupérer la localité de Kamango, Kisiki et le pont de Semliki, jadis occupé par des rebelles.

    C’est lorsque le convoi des FARDC est arrivé dans le village appelé Ngadi, que son convoi a été ciblé par des rebelles qui l’ont tué.

    Avec Radio Okapi

  • John Numbi nie toute implication et conteste les propos de la RTBF

    John Numbi nie toute implication et conteste les propos de la RTBF

    J. Numbi– Il reproche à la RTBF de n’avoir ” à aucun moment cherché à prendre contact” avec lui

    L’ancien chef de la police congolaise, le général John Numbi, a démenti mardi par le biais de son avocat bruxellois toute implication dans les attaques menées lundi contre plusieurs sites importants dans trois villes de la République démocratique du Congo (RDC), dont la capitale, Kinshasa. Le général Numbi “conteste avec la plus grande vigueur et fermeté toute implication quelconque dans ces événements”, a-t-il affirmé dans un communiqué adressé à l’agence BELGA.

    L’ancien inspecteur général de la Police nationale congolaise (PNC) réagissait à un commentaire diffusé par la RTBF-télévision lundi soir et qui le citait comme “l’un des commanditaires potentiels” des attaques qui ont fait plus d’une centaine de morts dans plusieurs villes de RDC.

    “Tant les propos tenus lors du reportage de la RTBF que le montage des images diffusées lorsque ces propos étaient tenus ont un caractère calomnieux et diffamatoire”, ajoute cet ancien proche du président Joseph Kabila.

    Il reproche également à la RTBF de n’avoir “à aucun moment cherché à prendre contact” avec lui, ce qui constitue à ses yeux “un manque grave à la plus élémentaire déontologie journalistique”, dans ce communiqué transmis par l’intermédiaire de son avocat, Me Emmanuel De Wagter.

    Le général Numbi a été suspendu après sa mise en cause dans l’assassinat au printemps 2010 du directeur exécutif de l’ONG de défense des droits de l’Homme, La Voix des sans voix (VSV), Floribert Chebeya Bahizire, et de son chauffeur, Fidèle Bazana Edadi. Il a été révoqué samedi par le président Joseph Kabila qui a nommé le général Charles Bisengimana pour lui succéder.

    Les militaires belges de Kindu pas inquiétés

    La petite trentaine de militaires belges déployés près de Kindu, le chef-lieu de la province du Maniema (est de la République démocratique du Congo) n’ont pas été inquiétés par l’attaque menée lundi par des assaillants armés contre l’aéroport de cette ville, a-t-on assuré mardi de source militaire. Un petit contingent belge séjourne depuis des mois à Kindu où des instructeurs belges ont assuré par périodes, depuis 2008 et jusque fin novembre, la formation de trois bataillons d’élite (les 321ème, 322ème et 323ème) de l’armée congolaise, affectés Unités de réaction rapide (URR) des Forces armées de la RDC.

    Après le retour en Belgique du gros des troupes – jusqu’à 250 militaires belges – un petit détachement est resté sur place pour fournir un appui à la rénovation du camp de Kindu, un projet baptisé Famiki dans le cadre du Programme de Partenariat militaire (PPM) belgo-congolais. Ce camp est rénové avec des crédits de la Coopération au Développement belge. La main d’oeuvre est fournie par des militaires du génie congolais formés au cours des dernières années par la Belgique.

    Cette trentaine de personnes n’ont pas été inquiétées par l’attaque menée lundi contre l’aéroport de Kindu, situé à une quinzaine de kilomètres du camp, a indiqué un porte-parole militaire interrogé par l’agence Belga.

    Selon le ministre congolais de la Défense, Alexandre Luba Ntambo, “à Kindu, un petit groupe de rien du tout a essayé de désarmer deux ou trois gardes au niveau de l’aéroport, ils ont été neutralisés”. “Donc il n’y a pas eu d’événement majeur”, avait-il affirmé lundi lors d’une visite sur les sites ciblés par des attaques à Kinshasa.

    AVEC BELGA

  • 103 morts dans “l’offensive terroriste”, selon Kinshasa

    103 morts dans “l’offensive terroriste”, selon Kinshasa

    militaire RTNC-Le gouvernement congolais a affirmé mardi que 103 personnes avaient été tuées dans “l’offensive terroriste” menée lundi par des assaillants se réclamant du pasteur Joseph Mukungubila Mutombo, qui demande le départ du président Joseph Kabila.

    Le gouvernement congolais a affirmé mardi que 103 personnes avaient été tuées dans “l’offensive terroriste” menée lundi par des assaillants se réclamant du pasteur Joseph Mukungubila Mutombo, qui demande le départ du président Joseph Kabila.

    Le corps d’un homme, soupçonné d’avoir pris des journalistes en otage au siège de la télévision nationale, gît au sol, le 30 décembre 2013 à Kinshasa.

    Le gouvernement congolais a affirmé mardi que 103 personnes avaient été tuées dans “l’offensive terroriste” menée lundi par des assaillants se réclamant du pasteur Joseph Mukungubila Mutombo, qui demande le départ du président Joseph Kabila.

    Les autorités, qui ont commencé à dévoiler le mode opératoire de ces “attaques terroristes” qui ont notamment visé les locaux de la télévision nationale, l’aéroport et l’état-major de l’armée dans la capitale, ont annoncé mardi que le bilan humain “était très lourd” parmi les assaillants.

    “Le bilan définitif de cette offensive terroriste est donc globalement (…) de 103 morts, dont 95 terroristes assaillants et 8 éléments des Forces armées de la République démocratique du Congo”, a déclaré Lambert Mende, porte-parole du gouvernement au cours d’une conférence de presse.

    “S’agissant des assaillants qui ont été tués à Kinshasa, 49 autopsies sur les 52 corps retrouvés ont d’ores et déjà été réalisées par les services de la médecine légale pour fixer les autorités compétentes sur les causes de leur décès”, a-t-il ajouté.

    “Nous sommes en mesure de dire aujourd’hui qu’aucun élément” de la police ou de l’armée “ne fait partie de cette bande de terroristes”, a affirmé M. Mende.

    Cette conclusion “coupe court à certaines interprétations que nous avons entendues ici et là”, a ajouté le porte-parole goouvernemental.

    En effet, certaines sources avaient évoqué de possibles complicités au sein de l’armée et de la police pour mener les attaques quasi-simultanées de lundi qui ont principalement ciblé Kinshasa et Lubumbashi, deuxième ville du pays et capitale de la province minière (coltan, cuivre…) du Katanga.

    De nombreux assaillants à Kinshasa se sont réclamés du pasteur Joseph Mukungubila Mutombo, qui se surnomme “prophète de l’Eternel” et qui a été candidat à la présidentielle de 2006 remportée par M. Kabila.

    Les deux hommes sont originaires du Katanga où, à Lubumbashi, la résidence du pasteur a été détruite dans les attaques.

    “Un massacre”

    Dans un communiqué, le “bureau du prophète” conteste cette version des faits, et affirme que ce sont les forces armées congolaises qui ont commencé les hostilités.

    Dimanche soir à Lubumbashi (sud-est), la deuxième ville du pays, des “enfants” ont été arrêtés après avoir distribué une lettre où le pasteur “a dit la vérité, c’est-à-dire qu’on ne peut pas garder un étranger à la tête du pays”, indique le texte, daté de lundi, faisant référence aux allégations selon lesquelles le président Joseph Kabila est rwandais.

    Lundi matin, des forces armées “ont attaqué la résidence du prophète Joseph Mukungubila à Lubumbashi”, affirme le bureau. Suite à cette attaque, “les frères se trouvant dans d’autres villes se sont soulevés pour protester, d’autant plus que ce n’est pas la première attaque menée par les autorités contre le Prophète”, ajoute-t-il.

    “Lors de ces attaques, plusieurs de nos frères ont été tués par balle, d’autres ont été blessés”, selon le communiqué.

    Les forces armées “ont ensuite commencé à pilonner sa résidence. (…) Les obus ne font rien, ils n’ont même pas abîmé les véhicules”, affirme-t-il.

    Un témoin à Lubumbashi a déclaré mardi à l’AFP que la résidence du pasteur avait été en majeure partie démolie, comme une de ses églises, située à côté. Il a affirmé avoir vu une “quarantaine” de corps d’assaillants présumés -tous en civil- que la garde républicaine, chargée de la protection du président, a transférés vers des morgues.

    Interrogé par l’AFP, le pasteur Joseph Mukungubila Mutombo a parlé d’un “massacre”. “Ils étaient les mains vides (…) Comment pouvez-vous justifier ça? Mains vides! Si vous avez des images des corps, il n’y a pas d’armes là-bas. Il n’y a pas d’armes!”, a-t-il dit.

    Lundi matin à Kinshasa, peu après une prise d’otages à la télévision publique (RTNC), des tirs ont résonné à l’aéroport international de Ndjili et à l’état-major général. A Lubumbashi et à Kolwezi (sud-est), des tirs ont aussi été entendus et à Kindu (est) l’aéroport a été ciblé.

    Le ministre de la Défense, Alexandre Luba Ntambo, a annoncé lundi après-midi que la situation était “totalement” sous le contrôle de l’armée.

    Le pasteur dément être en “fuite”

     Réfutant les allégations de Kinshasa le donnant “en fuite”, et refusant de dire où il se trouve, le pasteur a par ailleurs appelé le président Kabila a quitter le pouvoir.

    “Qu’il puisse quitter le pouvoir, qu’il puisse laisser (le pouvoir)! (…) C’est intolérable qu’un étranger soit à la tête du pays. C’est intolérable”, a-t-il déclaré par téléphone à l’AFP, faisant de nouveau référence à des allégations selon lesquelles M. Kabila serait rwandais.

    Selon les autorités, plus de 150 assaillants ont été capturés. Certains d’entre eux, arrêtés à Kinshasa, ont été montrés sur la RTNC, assis par terre, vêtus de tee-shirts blancs, pour certains tâchés de sang.

    Des images de la RTNC montrent également plusieurs dizaines de kalachnikovs, des chargeurs pleins, des grenades ou encore des roquettes présentées comme l’arsenal des assaillants.

    “Même partielle, cette identification (d’assaillants) a permis d’établir (…) que la plupart des assaillants sont des récidivistes qui ont plusieurs fois bénéficié de l’amnisitie, ce qui nous commande de leur appliquer cette fois-ci toute la rigueur de la loi”, a souligné M. Mende.

     © 2013 AFP
  • Plus de 70 assaillants tués – Attaques armées à Kinshasa et Lubumbashi,

    Plus de 70 assaillants tués – Attaques armées à Kinshasa et Lubumbashi,

    jounalsites- rtnc-Plus de 70 personnes ont été tuées lundi dans des attaques qui ont ciblé principalement Kinshasa et Lubumbashi, la deuxième ville de la République démocratique du Congo, a-t-on appris lundi soir de source officielle. Ce lundi matin le siège de la Radio-télévision nationale congolaise a été pris d’assaut. Des tirs nourris ont été entendus à l’aéroport de Kinshasa et dans deux camps militaires de la capitale. Selon l’ambassade de RDC en Belgique, l’attaque serait le fait de partisans du pasteur Mukungubila, un “illuminé”. La Mission de l’ONU pour la stabilisation de la République démocratique du Congo (Monusco) a mis ses troupes en état d’alerte. Les Affaires étrangères appellent les Belges à la prudence. Les deux vols de Brussels Airlines à destination de Kinshasa de ce lundi ont été annulés.

    “Ca s’est alourdi. Plus de 70 assaillants ont été tués, dont une cinquantaine à Kinshasa. Trois de nos éléments (de l’armée) ont été tués à Kinshasa, et on compte deux blessés civils à Ndjili“, a déclaré à l’AFP Lambert Mende, porte-parole du gouvernement.

    Dans un premier bilan, il avait fait état de 40 assaillants tués à Kinshasa.

    Les forces gouvernementales ont repris le siège de la RTNC (Radio-Télévision Nationale Congolaise), qui a été le théâtre d’une prise d’otages des présentateurs en plateau par un groupe de jeunes armés de machettes et d’armes à feu en début de matinée.

    Attentats déjoués en RDC

    Situation sous contrôle à Kinshasa, assaillants tués et mutilés par la population

    “Ils ouvrent le feu partout. Nous nous cachons tous”, avait déclaré un témoin à Reuters au début de l’attaque sur l’aéroport de la capitale. Mais là aussi la situation est désormais sous contrôle, à en croire les autorités.

    Des tirs nourris ont également été entendus dans le camp militaire proche de Tshatshi, mais l’état-major parle toutefois d’une situation “calme et sous contrôle” dans l’enceinte du camp. Le camp Kokolo aurait également été la cible de tirs.

    Des tirs sporadiques se faisaient encore entendre en fin de matinée dans plusieurs quartiers de la capitale, selon des témoins qui s’expriment notamment sur Twitter. Mais d’après les autorités congolaises, la situation est désormais sous contrôle et 40 assaillants, au moins, ont été tués au cours des combats avec les forces de l’ordre et l’armée congolaise.

    “Il y en a eu 16 qui sont tombés à l’aéroport, huit qui sont tombés à la RTNC (Radio-Télévision Nationale Congolaise ) et 16 à l’état-major général. Il n’y a aucune victime civile rapportée, et aucune victime parmi les forces de sécurité“, a déclaré à l’AFP Lambert Mende, porte-parole du gouvernement. Les forces gouvernementales de la République démocratique du Congo contrôlent la situation à Kinshasa, y compris à l’aéroport, a ajouté Lambert Mende.

    Il s’avère finalement qu’au moins vingt-quatre personnes ont été tuées lundi à l’aéroport de Ndjili et non 16. Les victimes à l’aéroport étaient toutes habillées en tenue civile et étaient âgées d’une vingtaine d’années, selon un journaliste de l’AFP. Il n’a pas vu d’armes à côté des cadavres, qui gisaient encore en milieu d’après-midi sur le tarmac ou sur la route principale menant à l’aéroport.

    En outre, des habitants se sont livrés à des mutilations sur le corps de victimes – prélevant leur sexe, vraisemblablement à des fins mystiques, a constaté ce journaliste.

    En fin de journée, la circulation commençait à reprendre progressivement sur la route de l’aéroport. Par ailleurs, un bandeau sur la RTNC indiquait que l’aéroport de Ndjili, “momentanément fermé cet avant-midi“, était désormais “rouvert aux vols nationaux et internationaux“.

    Des assaillants fidèles à un “Prophète”, ex-candidat président

    Les assaillants seraient des partisans de Paul-Joseph Mukungubila, candidat malheureux à la présidentielle en 2006 et “Prophète” autoproclamé.

    Selon un communiqué de presse du bureau du pasteur Mukungubila, ce seraient les forces armées congolaises qui auraient commencé à utiliser la force contre certains de ses partisans suite à la distribution par ceux-ci de la lettre ouverte. L’assaut de ce lundi serait un “soulèvement” de ses partisans en réponse à cette répression. Selon ce texte, “en ce moment même, l’aéroport de Kindu est entre les mains des frères soutenant le Prophète Mukungubila. Ceux de Kisangani ont pris une partie de la ville et ils continuent“. Des informations qui ne sont confirmées par aucune autre source jusqu’ici.

    Lambert Mende, lui, a expliqué à la RTNC que cette “agression” rebelle visait à terroriser la population. “Nous n’avons pas l’impression que les assaillants aient eu un autre objectif (que) de vouloir (…) semer la panique et la terreur à la veille des célébrations des fêtes de Nouvel an“, a-t-il souligné. Il appelle les Kinois à “vaquer à leurs occupations” et à ne pas se laisser impressionner, soulignant que les mesures de sécurité ont été renforcées partout.

    35 morts à Lubumbashi, les rebelles prétendent tenir l’aéroport de Kindu

    Des affrontements ont éclaté également à Lubumbashi, capitale de la Province du Katanga, aux abords de la résidence de Paul-Joseph Mukungubila et d’un de ses bras droit.

    “Autour de 11 heures locales (9h00 GMT), il y a eu des crépitements de balles. Nous sommes en train de recouper les informations, mais ces tirs auraient eu lieu dans les parages de la résidence du “prophète” Joseph Mukungubila“, a déclaré à l’AFP Timothée Mbuya, président de l’ONG des droits de l’Homme Justicia.

    Si la situation, selon ce dernier, est redevenue calme, les combats auraient fait 35 victimes et 28 personnes auraient été arrêtées, selon une source gouvernementale citée par Jeune Afrique. Ces 35 tués viennent s’ajouter aux 40 tués à Kinshasa, les combats de la journée auraient donc fait au moins 75 victimes.

    Selon le président de l’ONG Justicia, un dispositif hors-norme a été déployé dans l’après-midi à Lubumbashi: les militaires des forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) encerclaient notamment l’antenne locale de la télévision nationale, la RTNC.

    Après des attaques qui ont ciblé quasiment au même moment Kinshasa, Lubumbashi et Kindu, la Monusco “a placé en alerte les troupes présentes dans ces villes“, où un calme précaire est revenu, a déclaré Martin Niersky, porte-parole du secrétaire général de l’ONU, s’exprimant depuis New-York. Il a précisé qu’un employé congolais de la Monusco avait été blessé lors de l’attaque de l’aéroport de Kinshasa.

    Avec rtbf

  • Lubumbashi:35 morts et 28 arrestations après les attaques sur Kinshasa

    Lubumbashi:35 morts et 28 arrestations après les attaques sur Kinshasa

    Lubumbashi-Alors que Kinshasa a subi une triple attaque, lundi, des tirs ont également résonné dans la deuxième ville du pays, Lubumbashi, près de la résidence du pasteur Paul-Joseph Mukungubida, dont des fidèles avaient auparavant revendiqué les assauts sur la capitale. 35 personnes auraient été tuées et 28 autres arrêtées.

    Des affrontements ont éclaté, le 30 décembre, à Lubumbashi, aux abords de la résidence de Paul-Joseph Mukungubida, dont les fidèles ont attaqués trois sites de la capitale, Kinshasa, dans la matinée. “Autour de 11 heures locales (9h00 GMT), il y a eu des crépitements de balles. Nous sommes en train de recouper les informations, mais ces tirs auraient eu lieu dans les parages de la résidence du “prophète” Joseph Mukungubila”, a déclaré à l’AFP Timothée Mbuya, président de l’ONG des droits de l’Homme Justicia.

    Si la situation, selon lui, est redevenue calme, les combats auraient toutefois fait 35 victimes et 28 personnes auraient été arrêtées, a confié une source gouvernementale à Jeune Afrique. Ces 35 tués viennent s’ajouter à un bilan déjà lourd d’une quarantaine de victimes, après les attaques de la matinée sur Kinshasa.

    Selon le président de l’ONG Justicia, un dispositif hors-norme avait été déployé dans l’après-midi à Lubumbashi, où des militaires des forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) encerclaient notamment l’antenne locale de la télévision nationale, la RTNC.

    (Avec AFP)

  • Un ex-candidat présidentiel à la base de la prise d’otages? Sa maison assiégée

    Un ex-candidat présidentiel à la base de la prise d’otages? Sa maison assiégée

    Mukungubila-International Dans une lettre ouverte datée du 5 décembre, le pasteur Joseph Mukungubila Mutombo avait fait part de son amertume quant à la gestion du pays et tenu un discours haineux à l’encontre du Rwanda voisin.

    Les preneurs d’otages maîtrisés lundi à la Radio-Télévision Nationale Congolaise (RTNC) ont affirmé agir pour le compte d’un pasteur, ex-candidat à la présidentielle de 2006, remportée par l’actuel président, Joseph Kabila, selon un journaliste de la RTNC.

    Des jeunes armés “de machettes et d’armes” à feu, selon la police, ont forcé lundi matin l’entrée de la RTNC et pris en otages des journalistes. Avant que le signal de la chaîne ne soit coupé, ils se sont réclamés d’”un candidat malheureux de la présidentielle de 2006, Joseph Mukungubila”, a déclaré ce journaliste à l’AFP.

    Dans une lettre ouverte datée du 5 décembre, le pasteur Joseph Mukungubila Mutombo avait fait part de son amertume quant à la gestion du pays et tenu un discours haineux à l’encontre du Rwanda voisin, dont il rappelait les agressions contre la RDC et avec qui, selon lui, le président Kabila pactise.

    Le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, a expliqué à l’AFP que “les enquêtes vont déterminer s’il faut prendre au sérieux (les) revendications” des preneurs d’otages.

    En début d’après-midi, les programmes habituels de la RTNC n’avaient pas repris et des émissions de la RTNC2, dont le journal, étaient diffusées à la place.

    Selon M. Mende, huit assaillants ont été tués à la RTNC par les forces de sécurité, et 32 autres ont été tués à l’aéroport et à l’état-major général, situé au camp Tshatshi – deux points stratégiques attaqués par des assaillants non identifiés.

    En début d’après-midi, des tirs étaient encore audibles du côté de camp Tshatshi, selon un chauffeur de taxi.

    La maison de l’instigateur présumé cible de tirs

    Des tirs ont résonné lundi matin à Lubumbashi, deuxième ville de la République démocratique du Congo, près de la résidence d’un pasteur dont des fidèles avaient pris auparavant des otages à la télévision publique, a-t-on appris auprès d’une ONG. “Autour de 11h00 locales (09h00 GMT), il y a eu des crépitements de balles. Ces tirs auraient eu lieu dans les parages de la résidence du +prophète+ Joseph Mukungubila”, a déclaré Timothée Mbuya, président de l’ONG des droits de l’Homme Justicia.

    La situation, selon lui, est redevenue calme à Lubumbashi, capitale de la riche province minière du Katanga (Sud-Est), où séjourne actuellement le président Joseph Kabila, originaire de cette région, comme le pasteur Joseph Mukungubila Mutombo.

    24 corps d’assaillants retrouvés à l’aéroport

    Au moins vingt-quatre personnes ont été tuées lundi à l’aéroport de Ndjili à Kinshasa, a constaté un journaliste de l’AFP.

    Auparavant, Lambert Mende, porte-parole du gouvernement, avait fait état d’un bilan provisoire de 16 assaillants tués à l’aéroport. Le porte-parole avait ajouté que 16 autres assaillants sont morts à l’état-major général et 8 à la Radio-Télévision Nationale Congolaise (RTNC), cibles d’attaques simultanées.

    Des vols annulés

    Brussels Airlines a décidé d’annuler les vols aller et retour prévus lundi entre Bruxelles et Kinshasa, à 10h40 (depuis Bruxelles) et dans la soirée (retour depuis Kinshasa), selon les dires de la porte-parole de la compagnie aérienne, Wencke Lemmes. “Les passagers d’aujourd’hui ont tous été rebookés sur le vol de demain”, ajoute Wencke Lemmes, qui précise que Brussels Airlines “surveille la situation de très près”. “Nous ne prenons jamais de risques avec la sécurité de nos passagers et du personnel, nous avons donc décidé d’annuler les vols d’aujourd’hui”, indique Wencke Lemmes.

    Selon les autorités congolaises, la situation était à nouveau sous le contrôle de la police vers midi. Brussels Airlines reste toutefois “en contact permanent avec son personnel sur place” et envisagera si nécessaire d’autres annulations de vols, précise Wencke Lemmes. Comme il s’agit d’un cas de force majeure indépendant de la volonté de la compagnie, aucun dédommagement n’est prévu. Si la situation ne change pas, les vols de mardi et des jours suivants seront maintenus.

    Aucun problème signalé pour les quelque 3.000 Belges à Kinshasa et Lubumbashi

    Les Affaires étrangères ont pris lundi contact avec les 1.855 Belges résidant à Kinshasa et les 1.225 à Lubumbashi, à la suite des violences survenues à la télévision publique, à l’aéroport international et à l’état-major général, a indiqué leur porte-parole à l’agence Belga. Aucun compatriote n’a été concerné par ces violences.

    Les troupes gouvernementales ont repris le contrôle de la situation à Kinshasa, précise le porte-parole des Affaires étrangères. L’aéroport international de Ndjili, situé à la sortie de Kinshasa, a été rouvert. Les vols – donc ceux de Brussels Airlines qui a suspendu les deux vols prévus lundi – devraient donc reprendre, poursuit-on. Les troupes gouvernementales sont également en train de ramener le calme à Lubumbashi.

    Le ministre Didier Reynders a suivi la situation de près, en contact direct avec les autorités congolaises, précisent également les Affaires étrangères.

    Avec Belga

  • 40 assaillants tués lors d’une attaque à Kinshasa

    40 assaillants tués lors d’une attaque à Kinshasa

     

     

     

    Le gouvernement congolais a annoncé que ses troupes ont repris le contrôle des trois points attaqués : la télévision publique, le camp militaire de Tshatshi et l’aéroport international de Ndjili. Il a ajouté que la situation à Kinshasa est sous contrôle.

    40 des 70 assaillants ont été tués dans lors de l’opération des forces de sécurité.

    Les troupes sont intervenus après que des tirs ont été entendus ce lundi matin entre 9h et 9h30 dans plusieurs endroits de Kinshasa, dont l’aéroport international de Ndjili et le camp militaire de Tshatshi, et des hommes armés ont pris en otages des journalistes à la Radio-Télévision Nationale Congolaise (RTNC), selon des habitants et la police.

    Des journalistes de la RTNC ont été pris en otages par des jeunes armés “de machettes et d’armes” à feu, selon la police. “Ce sont des gens armés avec des machettes et des armes, ils ont pris en otage des journalistes”, a déclaré à l’AFP le colonel Mwana Mputu, en charge de la communication de la police, précisant qu’une opération était en cours pour les déloger. On ignore si la prise d’otages se poursuit. Le signal de la télévision a été brièvement coupé.

    Avant la coupure, les images montraient les deux jeunes présentateurs de l‘émission en cours, assis, effrayés mais calmes, avec derrière eux un jeune homme menaçant. Les autres personnes présentes sur le plateau n‘étaient pas visibles à l‘écran.

    La police, l’armée et la garde républicaine sont déployées dans les rues de Kinshasa pour rétablir la situation. La circulation a été fortement ralentie en plusieurs endroits et les transports se sont fait rares. “Il y a des policiers, des militaires et des gardes républicains (chargés de la protection du président Joseph Kabila) un peu partout près de la RTNC et du Palais du peuple”, siège du parlement congolais, juste à côté de la télévision publique, a indiqué un habitant. Plusieurs autres ont affirmé que les tirs d’arme légère ont cessé assez rapidement du côté de la RTNC.

    Une journaliste de l’AFP sur place a constaté que les forces de l’ordre ont limité les mouvements des civils, précisant qu’une une forte odeur de poudre imprégnait certaines rues.

    (Avec Euronews)

  • Prise d’otages et tirs nourris à Kinshasa

    Prise d’otages et tirs nourris à Kinshasa

    studio RTNC-Des tirs intenses ont éclaté lundi à l’aéroport et un campement militaire de Kinshasa, la capitale congolaise, selon des témoins, peu après la prise de contrôle de la télévision d’État par des hommes armés, qui détiennent des journalistes.

    De nombreux coups de feu ont retenti lundi 30 décembre à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo. Dans la matinée, une prise d’otages était en cours au siège de la Radio-télévision nationale congolaise. Des journalistes sont retenus par des hommes armés notamment de machettes, selon la police, qui s’est déployée pour les déloger. Ils ont déjà été cernés”, a déclaré à l’AFP le colonel Mwana Mputu, en charge de la communication des forces de l’ordre.

    Quelques minutes après, des tirs intenses ont retenti à l’aéroport de Ndjili à Kinshasa, d’après un responsable des douanes cité par Reuters. “Ils ouvrent le feu partout”, a dit le responsable. “Nous nous cachons tous.” Des témoins font par ailleurs état de tirs du côté d’un camp militaire.

    D’après un journaliste congolais interrogé sur FRANCE 24, Adam Shemisi, la situation demeurait assez confuse lundi en fin de matinée. “On ne sait pas si ces tirs (ceux de l’aéroport et du camp militaire) sont liés à l’attaque de la RTNC”, indique-t-il. Il affirme par ailleurs avoir eu au téléphone le ministre de la Communication, Lambert Mende, qui lui a assuré que “le groupe a été neutralisé” et que “la situation s’est calmée” autour la RTNC. “Les militaires et la police patrouillent sur les grandes avenues pour tenter de déloger les assaillants”, lui a encore dit le ministre, qui les qualifie de “terroristes”.
    Message anti-Kabila

    Le signal de la RTNC a été coupé peu après la prise d’otages. Avant la coupure, les images montraient les deux jeunes présentateurs de l’émission en cours, “Le Panier”. Ils étaient assis, effrayés mais calmes, avec derrière eux un jeune homme menaçant et transpirant. Avant l’arrêt des transmissions des chaînes publiques, deux hommes ont eu le temps de prononcer devant les caméras un message apparemment orienté contre le gouvernement du président Joseph Kabila, d’après Reuters.”Gideon Mukungubila est venu vous libérer de l’esclavage des Rwandais”, peut-on lire dans une retransmission du message. “Nous vérifions l’information, car c’est peut-être une tentative pour nous duper”, a pour sa part réagi le ministre de la Communication Lambert Mende, cité par Reuters.

    “Gideon Mukungubila est connu à Kinshasa comme un prophète de dieu qui a toujours condamné ou lancé des attaques verbales contre le pouvoir, explique Adam Shemisi. Il conteste tout ce que le pouvoir en place fait. On se demande comment il a pu mettre en place cette milice pour qu’elle arrive à prendre en otage des journalistes.”

    Il a été candidat à l’élection présidentielle en 2006, lors de laquelle Joseph Kabila a remporté un nouveau mandat. Le “prophète de l’Eternel”, connu pour son hostilité envers l’accord de paix signé ce mois-ci avec les rebelles tutsis du M23 dans l’est de la RDC, accuse le gouvernement congolais d’avoir cédé devant les intérêts des Tutsis et les pressions du Rwanda voisin.

    Voici deux vidéos de l’attaque à la télévision publique. Sur la seconde vidéo, un homme apparaît rapidement avec ce qui pourrait être une arme à 1’30.

    Panique dans la ville

    Entre 09h00 et 09h30 (08h30 GMT), une journaliste a entendu plusieurs tirs d’arme lourde. Un chauffeur de taxi de Kinshasa a pour sa part évoqué “plusieurs tirs d’arme lourde, six à sept tirs”. Selon lui et un autre habitant, ces tirs étaient localisés vers le camp Tshatshi, à une dizaine de kilomètres de la RTNC et du Palais du peuple, siège du gouvernement congolais.

    Dans la ville, la panique a saisi les habitants. “Il n’y a pas de circulation, plus de véhicules (…) C’est la panique dans la ville, les gens se demandent ce qui se passe”, a déclaré à l’AFP un jeune homme dans la zone.

    “Il y a des policiers, des militaires et des gardes républicains (chargés de la protection du président Joseph Kabila) un peu partout près de la RTNC et du Palais du peuple”, juste à côté de la télévision publique, a-t-il ajouté.

    Avec AFP et Reuters

  • Blé Goudé dans un état critique-Malmené et privé de soins

    Blé Goudé dans un état critique-Malmené et privé de soins

    ble Goude-Arrêté au Ghana et extradé le 17 janvier 2013, le président du Congrès panafricain pour la justice et l’égalité des peu- ples (Cojep), Charles Blé Goudé, continue de souffrir le martyre dans les geôles du régime d’Abidjan. Les dernières informations relatives à son état de santé ne sont pas rassurantes.
    Suite aux pressions des organisations de défense des droits de l’homme qui ont exigé d’avoir accès aux détenus politiques afin de s’enquérir de leurs conditions de détention, Charles Blé Goudé, selon une source policière, a été transféré d’une villa isolée – pillée durant la crise post-électorale – dans la capitale administrative à la Direction de la surveillance du territoire (Dst). L’ex-leader des jeunes patriotes n’a en réalité séjourné que deux mois «en résidence protégée» que lui avait ‘‘louée’’ le ministre de l’Intérieur Hamed Bakayoko.
    Ecroué dans une cellule de la Dst, l’état de santé de Charles Blé Goudé n’a cessé de se détériorer. Depuis plusieurs semaines, l’ex-ministre de la Jeunesse du président Laurent Gbagbo, selon des sources crédibles, pique des crises. A ce sujet précis, Charles Blé Goudé a déjà connu quatre épisodes de crise en deux mois à la Dst. Son état était tel qu’une équipe de médecins a dû être sollicitée, dans la nuit du jeudi dernier, par des autorités compétentes en la matière. Des indiscrétions font cas de montée de tension, de stress, d’angoisse, etc. des éléments inhérents à ses conditions de détention, qui pourraient occasionner une hausse de tension et provoquer des attaques cardiaques ou un accident cardio-vasculaire. Face aux vox qui s’élevaient pour dénoncer ses conditions de détention depuis son arrestation le jeudi 17 janvier 2013 au Ghana et son extradition, le ministre de l’Intérieur Hamed Bakayoko avait eu la réaction sui- vante : «Beaucoup s’interrogent sur le lieu de détention de Charles Blé Goudé, il n’est pas détenu de façon clandestine, il est en résidence protégée. Vous connaissez égale- ment la personnalité de Charles Blé Goudé. Un ministre de l’Intérieur, il a un certain nombre d’informations, ce n’est pas évident d’assurer sa sécurité dans une maison d’arrêt ordinaire. On l’a fait pour plusieurs personnalités. Et ce n’est pas la première fois dans le monde. Dans tous les grands pays, les prisonniers d’une certaine catégorie bénéficient de protections particulières». Mais contrairement aux dires sur superflic de la République, la «catégorie» de l’ex-leader de la galaxie patriotique n’est pas à la hauteur de l’assistance sanitaire dont il devrait bénéficier. Et c’est inquiétant !

    Par Gilles Naismon

    Le Nouveau Courrier