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  • Les dĂ©tails sur la mort du Colonel Mamadou Ndala, tuĂ© par une roquette

    Les détails sur la mort du Colonel Mamadou Ndala, tué par une roquette

    ndla mamadou–  Le commandant des opĂ©rations qui devaient cibler les rebelles ougandais 
    des ADF-Nalu dans l’est de la RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo est mort 
    dans une embuscade tendue par des ADF-Nalu présumés, a-t-on appris jeudi 
    de source officielle.
     «J’ai une triste nouvelle. Le colonel Mamadou Ndala a Ă©tĂ© tuĂ©. (
) 
    Apparemment, ce sont des ADF-Nalu qui l’ont tuĂ© avec deux de ses gardes du 
    corps. C’est vraiment une perte immense pour les Forces armĂ©es et pour la 
    RĂ©publique», a dĂ©clarĂ© Ă  l’AFP Lambert Mende, porte-parole du 
    gouvernement.
     «Il Ă©tait en route vers Eringeti, Ă  54 km de Beni pour le dĂ©ploiement d’un 
    bataillon de commandos quand sa jeep est tombée dans une embuscade», a 
    précisé M. Mende.
     L’attaque s’est dĂ©roulĂ©e Ă  Matembo, une localitĂ© du territoire de Beni, 
    située dans le nord de la province riche et instable du Nord-Kivu (est), 
    oĂč sĂ©vissent plusieurs dizaines de groupes armĂ©s locaux et Ă©trangers.
    L’attaque a ciblĂ© la jeep du colonel Ndala, en charge des opĂ©rations 
    contre la rĂ©bellion ougandaise Alliance des forces dĂ©mocratiques et de l’ArmĂ©e 
    nationale pour la libĂ©ration de l’Ouganda (ADF-Nalu).
     «Juste quand il est arrivé à Matembo, une roquette est arrivée du cÎté 
    droit de la route et a atteint notre jeep, surmontĂ©e d’une arme lourde. J’ai 
    commencĂ© Ă  tirer jusqu’à terminer toutes mes munitions, mais nos 
    agresseurs avançaient toujours», avait dĂ©clarĂ© Ă  l’AFP le caporal Paul 
    Safari, un garde du corps du colonel Ndala.
    «Quand la roquette a touché la jeep, le colonel était toujours en vie. 
    Quand j’ai fui, je ne l’ai pas vu sortir de la voiture, je ne sais pas s’il 
    est vivant ou pas», avait-t-il précisé.
     Un journaliste de l’AFP situĂ© prĂšs du lieu de l’attaque a constatĂ© que
    cinq militaires participant à la traque des ADF-Nalu avaient été blessés
    et transfĂ©rĂ©s Ă  l’hĂŽpital de la ville de Beni, chef-lieu du territoire, à 
    environ une dizaine de kilomĂštres au sud de Matembo.
    Un officier supĂ©rieur de la Mission de l’ONU pour la stabilisation de la
    RDC (Monusco), qui soutient l’armĂ©e sur le terrain, a confirmĂ© l’attaque Ă 
    l’AFP. «Il y a eu embuscade, a priori des ADF-Nalu contre les FARDC. A
    priori, la situation est compliquĂ©e », a-t-il indiquĂ©, sans plus de
    précision.

     source: AFP

  • Col. Mamadou Ndala assassinĂ© Ă  Beni

    Col. Mamadou Ndala assassiné à Beni

    Le colonel Mamadou Mustafa Ndala des FARDC/Photo Facebook-Le colonel Mamadou Ndala, commandant de la Brigade Commando URR (UnitĂ© de rĂ©action rapide), a Ă©tĂ© tuĂ© ce jeudi 2 janvier dans une embuscade des rebelles ougandais de l’Adf-Nalu dans le village appelĂ© Ngadi, entre l’aĂ©roport de Mavivi et Beni-ville (Nord-Kivu). Joint au tĂ©lĂ©phone, le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, a confirmĂ© la nouvelle. 

     

    Selon des sources militaires, plusieurs membres du convoi ont Ă©galement Ă©tĂ© tuĂ©s. Pour l’instant, les Casques bleus nĂ©palais de la Monusco, arrivĂ©s sur les lieux, s’activent Ă  Ă©teindre le feu mis par les assaillants Ă  l’un des vĂ©hicules du convoi. Celui-ci aurait perdu plusieurs autres de ses membres dont le nombre reste Ă  dĂ©terminer.

    Peu avant la confirmation de sa mort, son garde du corps, le caporal Paul Safari, a fait ce tĂ©moignage Ă  l’AFP :

    « Une roquette est arrivĂ©e du cĂŽtĂ© droit de la route et a atteint notre jeep, surmontĂ©e d’une arme lourde. J’ai commencĂ© Ă  tirer jusqu’à terminer toutes mes munitions, mais nos agresseurs avançaient toujours. Quand la roquette a touchĂ© la jeep, le colonel Ă©tait toujours en vie. Quand j’ai fui, je ne l’ai pas vu sortir de la voiture, je ne sais pas s’il est vivant ou pas ».

    Le colonel Mamadou Ndala a été au premier plan lors des opérations des Forces armées de la RDC contre le M23. AprÚs avoir délogé les rebelles à Nyiragongo et Rutshuru, des rumeurs avaient annoncé sa relÚve de Goma pour Kinshasa.

    Cette rumeur avait suscitĂ© en juillet dernier des vives protestations dans les rues de Goma (Nord-Kivu) oĂč des jeunes avaient manifestĂ© pour demander le maintien en fonction de cet officier militaire.

    Mamadou Ndala Ă©tait obligĂ© de dĂ©mentir cette rumeur en dĂ©clarant : « Ce n’est pas vrai, c’est une rumeur. Une manipulation des rebelles qui veulent dĂ©stabiliser le moral de la population et des troupes engagĂ©es au sol ».

    Le colonel Mamadou Ndala menait une autre opĂ©ration contre des rebelles ougandais de l’Adf-Nalu. L’armĂ©e avait dĂ©jĂ  rĂ©ussi Ă  rĂ©cupĂ©rer la localitĂ© de Kamango, Kisiki et le pont de Semliki, jadis occupĂ© par des rebelles.

    C’est lorsque le convoi des FARDC est arrivĂ© dans le village appelĂ© Ngadi, que son convoi a Ă©tĂ© ciblĂ© par des rebelles qui l’ont tuĂ©.

    Avec Radio Okapi

  • John Numbi nie toute implication et conteste les propos de la RTBF

    John Numbi nie toute implication et conteste les propos de la RTBF

    J. Numbi– Il reproche Ă  la RTBF de n’avoir ” Ă  aucun moment cherchĂ© Ă  prendre contact” avec lui

    L’ancien chef de la police congolaise, le gĂ©nĂ©ral John Numbi, a dĂ©menti mardi par le biais de son avocat bruxellois toute implication dans les attaques menĂ©es lundi contre plusieurs sites importants dans trois villes de la RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo (RDC), dont la capitale, Kinshasa. Le gĂ©nĂ©ral Numbi “conteste avec la plus grande vigueur et fermetĂ© toute implication quelconque dans ces Ă©vĂ©nements”, a-t-il affirmĂ© dans un communiquĂ© adressĂ© Ă  l’agence BELGA.

    L’ancien inspecteur gĂ©nĂ©ral de la Police nationale congolaise (PNC) rĂ©agissait Ă  un commentaire diffusĂ© par la RTBF-tĂ©lĂ©vision lundi soir et qui le citait comme “l’un des commanditaires potentiels” des attaques qui ont fait plus d’une centaine de morts dans plusieurs villes de RDC.

    “Tant les propos tenus lors du reportage de la RTBF que le montage des images diffusĂ©es lorsque ces propos Ă©taient tenus ont un caractĂšre calomnieux et diffamatoire”, ajoute cet ancien proche du prĂ©sident Joseph Kabila.

    Il reproche Ă©galement Ă  la RTBF de n’avoir “Ă  aucun moment cherchĂ© Ă  prendre contact” avec lui, ce qui constitue Ă  ses yeux “un manque grave Ă  la plus Ă©lĂ©mentaire dĂ©ontologie journalistique”, dans ce communiquĂ© transmis par l’intermĂ©diaire de son avocat, Me Emmanuel De Wagter.

    Le gĂ©nĂ©ral Numbi a Ă©tĂ© suspendu aprĂšs sa mise en cause dans l’assassinat au printemps 2010 du directeur exĂ©cutif de l’ONG de dĂ©fense des droits de l’Homme, La Voix des sans voix (VSV), Floribert Chebeya Bahizire, et de son chauffeur, FidĂšle Bazana Edadi. Il a Ă©tĂ© rĂ©voquĂ© samedi par le prĂ©sident Joseph Kabila qui a nommĂ© le gĂ©nĂ©ral Charles Bisengimana pour lui succĂ©der.

    Les militaires belges de Kindu pas inquiétés

    La petite trentaine de militaires belges dĂ©ployĂ©s prĂšs de Kindu, le chef-lieu de la province du Maniema (est de la RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo) n’ont pas Ă©tĂ© inquiĂ©tĂ©s par l’attaque menĂ©e lundi par des assaillants armĂ©s contre l’aĂ©roport de cette ville, a-t-on assurĂ© mardi de source militaire. Un petit contingent belge sĂ©journe depuis des mois Ă  Kindu oĂč des instructeurs belges ont assurĂ© par pĂ©riodes, depuis 2008 et jusque fin novembre, la formation de trois bataillons d’Ă©lite (les 321Ăšme, 322Ăšme et 323Ăšme) de l’armĂ©e congolaise, affectĂ©s UnitĂ©s de rĂ©action rapide (URR) des Forces armĂ©es de la RDC.

    AprĂšs le retour en Belgique du gros des troupes – jusqu’Ă  250 militaires belges – un petit dĂ©tachement est restĂ© sur place pour fournir un appui Ă  la rĂ©novation du camp de Kindu, un projet baptisĂ© Famiki dans le cadre du Programme de Partenariat militaire (PPM) belgo-congolais. Ce camp est rĂ©novĂ© avec des crĂ©dits de la CoopĂ©ration au DĂ©veloppement belge. La main d’oeuvre est fournie par des militaires du gĂ©nie congolais formĂ©s au cours des derniĂšres annĂ©es par la Belgique.

    Cette trentaine de personnes n’ont pas Ă©tĂ© inquiĂ©tĂ©es par l’attaque menĂ©e lundi contre l’aĂ©roport de Kindu, situĂ© Ă  une quinzaine de kilomĂštres du camp, a indiquĂ© un porte-parole militaire interrogĂ© par l’agence Belga.

    Selon le ministre congolais de la DĂ©fense, Alexandre Luba Ntambo, “Ă  Kindu, un petit groupe de rien du tout a essayĂ© de dĂ©sarmer deux ou trois gardes au niveau de l’aĂ©roport, ils ont Ă©tĂ© neutralisĂ©s”. “Donc il n’y a pas eu d’Ă©vĂ©nement majeur”, avait-il affirmĂ© lundi lors d’une visite sur les sites ciblĂ©s par des attaques Ă  Kinshasa.

    AVEC BELGA

  • 103 morts dans “l’offensive terroriste”, selon Kinshasa

    103 morts dans “l’offensive terroriste”, selon Kinshasa

    militaire RTNC-Le gouvernement congolais a affirmĂ© mardi que 103 personnes avaient Ă©tĂ© tuĂ©es dans “l’offensive terroriste” menĂ©e lundi par des assaillants se rĂ©clamant du pasteur Joseph Mukungubila Mutombo, qui demande le dĂ©part du prĂ©sident Joseph Kabila.

    Le gouvernement congolais a affirmĂ© mardi que 103 personnes avaient Ă©tĂ© tuĂ©es dans “l’offensive terroriste” menĂ©e lundi par des assaillants se rĂ©clamant du pasteur Joseph Mukungubila Mutombo, qui demande le dĂ©part du prĂ©sident Joseph Kabila.

    Le corps d’un homme, soupçonnĂ© d’avoir pris des journalistes en otage au siĂšge de la tĂ©lĂ©vision nationale, gĂźt au sol, le 30 dĂ©cembre 2013 Ă  Kinshasa.

    Le gouvernement congolais a affirmĂ© mardi que 103 personnes avaient Ă©tĂ© tuĂ©es dans “l’offensive terroriste” menĂ©e lundi par des assaillants se rĂ©clamant du pasteur Joseph Mukungubila Mutombo, qui demande le dĂ©part du prĂ©sident Joseph Kabila.

    Les autoritĂ©s, qui ont commencĂ© Ă  dĂ©voiler le mode opĂ©ratoire de ces “attaques terroristes” qui ont notamment visĂ© les locaux de la tĂ©lĂ©vision nationale, l’aĂ©roport et l’Ă©tat-major de l’armĂ©e dans la capitale, ont annoncĂ© mardi que le bilan humain “Ă©tait trĂšs lourd” parmi les assaillants.

    “Le bilan dĂ©finitif de cette offensive terroriste est donc globalement (…) de 103 morts, dont 95 terroristes assaillants et 8 Ă©lĂ©ments des Forces armĂ©es de la RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo”, a dĂ©clarĂ© Lambert Mende, porte-parole du gouvernement au cours d’une confĂ©rence de presse.

    “S’agissant des assaillants qui ont Ă©tĂ© tuĂ©s Ă  Kinshasa, 49 autopsies sur les 52 corps retrouvĂ©s ont d’ores et dĂ©jĂ  Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©es par les services de la mĂ©decine lĂ©gale pour fixer les autoritĂ©s compĂ©tentes sur les causes de leur dĂ©cĂšs”, a-t-il ajoutĂ©.

    “Nous sommes en mesure de dire aujourd’hui qu’aucun Ă©lĂ©ment” de la police ou de l’armĂ©e “ne fait partie de cette bande de terroristes”, a affirmĂ© M. Mende.

    Cette conclusion “coupe court Ă  certaines interprĂ©tations que nous avons entendues ici et lĂ ”, a ajoutĂ© le porte-parole goouvernemental.

    En effet, certaines sources avaient Ă©voquĂ© de possibles complicitĂ©s au sein de l’armĂ©e et de la police pour mener les attaques quasi-simultanĂ©es de lundi qui ont principalement ciblĂ© Kinshasa et Lubumbashi, deuxiĂšme ville du pays et capitale de la province miniĂšre (coltan, cuivre…) du Katanga.

    De nombreux assaillants Ă  Kinshasa se sont rĂ©clamĂ©s du pasteur Joseph Mukungubila Mutombo, qui se surnomme “prophĂšte de l’Eternel” et qui a Ă©tĂ© candidat Ă  la prĂ©sidentielle de 2006 remportĂ©e par M. Kabila.

    Les deux hommes sont originaires du Katanga oĂč, Ă  Lubumbashi, la rĂ©sidence du pasteur a Ă©tĂ© dĂ©truite dans les attaques.

    “Un massacre”

    Dans un communiquĂ©, le “bureau du prophĂšte” conteste cette version des faits, et affirme que ce sont les forces armĂ©es congolaises qui ont commencĂ© les hostilitĂ©s.

    Dimanche soir Ă  Lubumbashi (sud-est), la deuxiĂšme ville du pays, des “enfants” ont Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©s aprĂšs avoir distribuĂ© une lettre oĂč le pasteur “a dit la vĂ©ritĂ©, c’est-Ă -dire qu’on ne peut pas garder un Ă©tranger Ă  la tĂȘte du pays”, indique le texte, datĂ© de lundi, faisant rĂ©fĂ©rence aux allĂ©gations selon lesquelles le prĂ©sident Joseph Kabila est rwandais.

    Lundi matin, des forces armĂ©es “ont attaquĂ© la rĂ©sidence du prophĂšte Joseph Mukungubila Ă  Lubumbashi”, affirme le bureau. Suite Ă  cette attaque, “les frĂšres se trouvant dans d’autres villes se sont soulevĂ©s pour protester, d’autant plus que ce n’est pas la premiĂšre attaque menĂ©e par les autoritĂ©s contre le ProphĂšte”, ajoute-t-il.

    “Lors de ces attaques, plusieurs de nos frĂšres ont Ă©tĂ© tuĂ©s par balle, d’autres ont Ă©tĂ© blessĂ©s”, selon le communiquĂ©.

    Les forces armĂ©es “ont ensuite commencĂ© Ă  pilonner sa rĂ©sidence. (…) Les obus ne font rien, ils n’ont mĂȘme pas abĂźmĂ© les vĂ©hicules”, affirme-t-il.

    Un tĂ©moin Ă  Lubumbashi a dĂ©clarĂ© mardi Ă  l’AFP que la rĂ©sidence du pasteur avait Ă©tĂ© en majeure partie dĂ©molie, comme une de ses Ă©glises, situĂ©e Ă  cĂŽtĂ©. Il a affirmĂ© avoir vu une “quarantaine” de corps d’assaillants prĂ©sumĂ©s -tous en civil- que la garde rĂ©publicaine, chargĂ©e de la protection du prĂ©sident, a transfĂ©rĂ©s vers des morgues.

    InterrogĂ© par l’AFP, le pasteur Joseph Mukungubila Mutombo a parlĂ© d’un “massacre”. “Ils Ă©taient les mains vides (…) Comment pouvez-vous justifier ça? Mains vides! Si vous avez des images des corps, il n’y a pas d’armes lĂ -bas. Il n’y a pas d’armes!”, a-t-il dit.

    Lundi matin Ă  Kinshasa, peu aprĂšs une prise d’otages Ă  la tĂ©lĂ©vision publique (RTNC), des tirs ont rĂ©sonnĂ© Ă  l’aĂ©roport international de Ndjili et Ă  l’Ă©tat-major gĂ©nĂ©ral. A Lubumbashi et Ă  Kolwezi (sud-est), des tirs ont aussi Ă©tĂ© entendus et Ă  Kindu (est) l’aĂ©roport a Ă©tĂ© ciblĂ©.

    Le ministre de la DĂ©fense, Alexandre Luba Ntambo, a annoncĂ© lundi aprĂšs-midi que la situation Ă©tait “totalement” sous le contrĂŽle de l’armĂ©e.

    Le pasteur dĂ©ment ĂȘtre en “fuite”

     RĂ©futant les allĂ©gations de Kinshasa le donnant “en fuite”, et refusant de dire oĂč il se trouve, le pasteur a par ailleurs appelĂ© le prĂ©sident Kabila a quitter le pouvoir.

    “Qu’il puisse quitter le pouvoir, qu’il puisse laisser (le pouvoir)! (…) C’est intolĂ©rable qu’un Ă©tranger soit Ă  la tĂȘte du pays. C’est intolĂ©rable”, a-t-il dĂ©clarĂ© par tĂ©lĂ©phone Ă  l’AFP, faisant de nouveau rĂ©fĂ©rence Ă  des allĂ©gations selon lesquelles M. Kabila serait rwandais.

    Selon les autoritĂ©s, plus de 150 assaillants ont Ă©tĂ© capturĂ©s. Certains d’entre eux, arrĂȘtĂ©s Ă  Kinshasa, ont Ă©tĂ© montrĂ©s sur la RTNC, assis par terre, vĂȘtus de tee-shirts blancs, pour certains tĂąchĂ©s de sang.

    Des images de la RTNC montrent Ă©galement plusieurs dizaines de kalachnikovs, des chargeurs pleins, des grenades ou encore des roquettes prĂ©sentĂ©es comme l’arsenal des assaillants.

    “MĂȘme partielle, cette identification (d’assaillants) a permis d’Ă©tablir (…) que la plupart des assaillants sont des rĂ©cidivistes qui ont plusieurs fois bĂ©nĂ©ficiĂ© de l’amnisitie, ce qui nous commande de leur appliquer cette fois-ci toute la rigueur de la loi”, a soulignĂ© M. Mende.

     © 2013 AFP
  • Plus de 70 assaillants tuĂ©s – Attaques armĂ©es Ă  Kinshasa et Lubumbashi,

    Plus de 70 assaillants tuĂ©s – Attaques armĂ©es Ă  Kinshasa et Lubumbashi,

    jounalsites- rtnc-Plus de 70 personnes ont Ă©tĂ© tuĂ©es lundi dans des attaques qui ont ciblĂ© principalement Kinshasa et Lubumbashi, la deuxiĂšme ville de la RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo, a-t-on appris lundi soir de source officielle. Ce lundi matin le siĂšge de la Radio-tĂ©lĂ©vision nationale congolaise a Ă©tĂ© pris d’assaut. Des tirs nourris ont Ă©tĂ© entendus Ă  l’aĂ©roport de Kinshasa et dans deux camps militaires de la capitale. Selon l’ambassade de RDC en Belgique, l’attaque serait le fait de partisans du pasteur Mukungubila, un “illuminĂ©”. La Mission de l’ONU pour la stabilisation de la RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo (Monusco) a mis ses troupes en Ă©tat d’alerte. Les Affaires Ă©trangĂšres appellent les Belges Ă  la prudence. Les deux vols de Brussels Airlines Ă  destination de Kinshasa de ce lundi ont Ă©tĂ© annulĂ©s.

    Ca s’est alourdi. Plus de 70 assaillants ont Ă©tĂ© tuĂ©s, dont une cinquantaine Ă  Kinshasa. Trois de nos Ă©lĂ©ments (de l’armĂ©e) ont Ă©tĂ© tuĂ©s Ă  Kinshasa, et on compte deux blessĂ©s civils Ă  Ndjili“, a dĂ©clarĂ© Ă  l’AFP Lambert Mende, porte-parole du gouvernement.

    Dans un premier bilan, il avait fait état de 40 assaillants tués à Kinshasa.

    Les forces gouvernementales ont repris le siĂšge de la RTNC (Radio-TĂ©lĂ©vision Nationale Congolaise), qui a Ă©tĂ© le théùtre d’une prise d’otages des prĂ©sentateurs en plateau par un groupe de jeunes armĂ©s de machettes et d’armes Ă  feu en dĂ©but de matinĂ©e.

    Attentats déjoués en RDC

    Situation sous contrÎle à Kinshasa, assaillants tués et mutilés par la population

    “Ils ouvrent le feu partout. Nous nous cachons tous”, avait dĂ©clarĂ© un tĂ©moin Ă  Reuters au dĂ©but de l’attaque sur l’aĂ©roport de la capitale. Mais lĂ  aussi la situation est dĂ©sormais sous contrĂŽle, Ă  en croire les autoritĂ©s.

    Des tirs nourris ont Ă©galement Ă©tĂ© entendus dans le camp militaire proche de Tshatshi, mais l’Ă©tat-major parle toutefois d’une situation “calme et sous contrĂŽle” dans l’enceinte du camp. Le camp Kokolo aurait Ă©galement Ă©tĂ© la cible de tirs.

    Des tirs sporadiques se faisaient encore entendre en fin de matinĂ©e dans plusieurs quartiers de la capitale, selon des tĂ©moins qui s’expriment notamment sur Twitter. Mais d’aprĂšs les autoritĂ©s congolaises, la situation est dĂ©sormais sous contrĂŽle et 40 assaillants, au moins, ont Ă©tĂ© tuĂ©s au cours des combats avec les forces de l’ordre et l’armĂ©e congolaise.

    Il y en a eu 16 qui sont tombĂ©s Ă  l’aĂ©roport, huit qui sont tombĂ©s Ă  la RTNC (Radio-TĂ©lĂ©vision Nationale Congolaise ) et 16 Ă  l’Ă©tat-major gĂ©nĂ©ral. Il n’y a aucune victime civile rapportĂ©e, et aucune victime parmi les forces de sĂ©curitĂ©“, a dĂ©clarĂ© Ă  l’AFP Lambert Mende, porte-parole du gouvernement. Les forces gouvernementales de la RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo contrĂŽlent la situation Ă  Kinshasa, y compris Ă  l’aĂ©roport, a ajoutĂ© Lambert Mende.

    Il s’avĂšre finalement qu’au moins vingt-quatre personnes ont Ă©tĂ© tuĂ©es lundi Ă  l’aĂ©roport de Ndjili et non 16. Les victimes Ă  l’aĂ©roport Ă©taient toutes habillĂ©es en tenue civile et Ă©taient ĂągĂ©es d’une vingtaine d’annĂ©es, selon un journaliste de l’AFP. Il n’a pas vu d’armes Ă  cĂŽtĂ© des cadavres, qui gisaient encore en milieu d’aprĂšs-midi sur le tarmac ou sur la route principale menant Ă  l’aĂ©roport.

    En outre, des habitants se sont livrĂ©s Ă  des mutilations sur le corps de victimes – prĂ©levant leur sexe, vraisemblablement Ă  des fins mystiques, a constatĂ© ce journaliste.

    En fin de journĂ©e, la circulation commençait Ă  reprendre progressivement sur la route de l’aĂ©roport. Par ailleurs, un bandeau sur la RTNC indiquait que l’aĂ©roport de Ndjili, “momentanĂ©ment fermĂ© cet avant-midi“, Ă©tait dĂ©sormais “rouvert aux vols nationaux et internationaux“.

    Des assaillants fidĂšles Ă  un “ProphĂšte”, ex-candidat prĂ©sident

    Les assaillants seraient des partisans de Paul-Joseph Mukungubila, candidat malheureux Ă  la prĂ©sidentielle en 2006 et “ProphĂšte” autoproclamĂ©.

    Selon un communiquĂ© de presse du bureau du pasteur Mukungubila, ce seraient les forces armĂ©es congolaises qui auraient commencĂ© Ă  utiliser la force contre certains de ses partisans suite Ă  la distribution par ceux-ci de la lettre ouverte. L’assaut de ce lundi serait un “soulĂšvement” de ses partisans en rĂ©ponse Ă  cette rĂ©pression. Selon ce texte, “en ce moment mĂȘme, l’aĂ©roport de Kindu est entre les mains des frĂšres soutenant le ProphĂšte Mukungubila. Ceux de Kisangani ont pris une partie de la ville et ils continuent“. Des informations qui ne sont confirmĂ©es par aucune autre source jusqu’ici.

    Lambert Mende, lui, a expliquĂ© Ă  la RTNC que cette “agression” rebelle visait Ă  terroriser la population. “Nous n’avons pas l’impression que les assaillants aient eu un autre objectif (que) de vouloir (…) semer la panique et la terreur Ă  la veille des cĂ©lĂ©brations des fĂȘtes de Nouvel an“, a-t-il soulignĂ©. Il appelle les Kinois Ă  “vaquer Ă  leurs occupations” et Ă  ne pas se laisser impressionner, soulignant que les mesures de sĂ©curitĂ© ont Ă©tĂ© renforcĂ©es partout.

    35 morts Ă  Lubumbashi, les rebelles prĂ©tendent tenir l’aĂ©roport de Kindu

    Des affrontements ont Ă©clatĂ© Ă©galement Ă  Lubumbashi, capitale de la Province du Katanga, aux abords de la rĂ©sidence de Paul-Joseph Mukungubila et d’un de ses bras droit.

    Autour de 11 heures locales (9h00 GMT), il y a eu des crĂ©pitements de balles. Nous sommes en train de recouper les informations, mais ces tirs auraient eu lieu dans les parages de la rĂ©sidence du “prophĂšte” Joseph Mukungubila“, a dĂ©clarĂ© Ă  l’AFP TimothĂ©e Mbuya, prĂ©sident de l’ONG des droits de l’Homme Justicia.

    Si la situation, selon ce dernier, est redevenue calme, les combats auraient fait 35 victimes et 28 personnes auraient Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©es, selon une source gouvernementale citĂ©e par Jeune Afrique. Ces 35 tuĂ©s viennent s’ajouter aux 40 tuĂ©s Ă  Kinshasa, les combats de la journĂ©e auraient donc fait au moins 75 victimes.

    Selon le prĂ©sident de l’ONG Justicia, un dispositif hors-norme a Ă©tĂ© dĂ©ployĂ© dans l’aprĂšs-midi Ă  Lubumbashi: les militaires des forces armĂ©es de la RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo (FARDC) encerclaient notamment l’antenne locale de la tĂ©lĂ©vision nationale, la RTNC.

    AprĂšs des attaques qui ont ciblĂ© quasiment au mĂȘme moment Kinshasa, Lubumbashi et Kindu, la Monusco “a placĂ© en alerte les troupes prĂ©sentes dans ces villes“, oĂč un calme prĂ©caire est revenu, a dĂ©clarĂ© Martin Niersky, porte-parole du secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l’ONU, s’exprimant depuis New-York. Il a prĂ©cisĂ© qu’un employĂ© congolais de la Monusco avait Ă©tĂ© blessĂ© lors de l’attaque de l’aĂ©roport de Kinshasa.

    Avec rtbf

  • Lubumbashi:35 morts et 28 arrestations aprĂšs les attaques sur Kinshasa

    Lubumbashi:35 morts et 28 arrestations aprĂšs les attaques sur Kinshasa

    Lubumbashi-Alors que Kinshasa a subi une triple attaque, lundi, des tirs ont Ă©galement rĂ©sonnĂ© dans la deuxiĂšme ville du pays, Lubumbashi, prĂšs de la rĂ©sidence du pasteur Paul-Joseph Mukungubida, dont des fidĂšles avaient auparavant revendiquĂ© les assauts sur la capitale. 35 personnes auraient Ă©tĂ© tuĂ©es et 28 autres arrĂȘtĂ©es.

    Des affrontements ont Ă©clatĂ©, le 30 dĂ©cembre, Ă  Lubumbashi, aux abords de la rĂ©sidence de Paul-Joseph Mukungubida, dont les fidĂšles ont attaquĂ©s trois sites de la capitale, Kinshasa, dans la matinĂ©e. “Autour de 11 heures locales (9h00 GMT), il y a eu des crĂ©pitements de balles. Nous sommes en train de recouper les informations, mais ces tirs auraient eu lieu dans les parages de la rĂ©sidence du “prophĂšte” Joseph Mukungubila”, a dĂ©clarĂ© Ă  l’AFP TimothĂ©e Mbuya, prĂ©sident de l’ONG des droits de l’Homme Justicia.

    Si la situation, selon lui, est redevenue calme, les combats auraient toutefois fait 35 victimes et 28 personnes auraient Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©es, a confiĂ© une source gouvernementale Ă  Jeune Afrique. Ces 35 tuĂ©s viennent s’ajouter Ă  un bilan dĂ©jĂ  lourd d’une quarantaine de victimes, aprĂšs les attaques de la matinĂ©e sur Kinshasa.

    Selon le prĂ©sident de l’ONG Justicia, un dispositif hors-norme avait Ă©tĂ© dĂ©ployĂ© dans l’aprĂšs-midi Ă  Lubumbashi, oĂč des militaires des forces armĂ©es de la RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo (FARDC) encerclaient notamment l’antenne locale de la tĂ©lĂ©vision nationale, la RTNC.

    (Avec AFP)

  • Un ex-candidat prĂ©sidentiel Ă  la base de la prise d’otages? Sa maison assiĂ©gĂ©e

    Un ex-candidat prĂ©sidentiel Ă  la base de la prise d’otages? Sa maison assiĂ©gĂ©e

    Mukungubila-International Dans une lettre ouverte datĂ©e du 5 dĂ©cembre, le pasteur Joseph Mukungubila Mutombo avait fait part de son amertume quant Ă  la gestion du pays et tenu un discours haineux Ă  l’encontre du Rwanda voisin.

    Les preneurs d’otages maĂźtrisĂ©s lundi Ă  la Radio-TĂ©lĂ©vision Nationale Congolaise (RTNC) ont affirmĂ© agir pour le compte d’un pasteur, ex-candidat Ă  la prĂ©sidentielle de 2006, remportĂ©e par l’actuel prĂ©sident, Joseph Kabila, selon un journaliste de la RTNC.

    Des jeunes armĂ©s “de machettes et d’armes” Ă  feu, selon la police, ont forcĂ© lundi matin l’entrĂ©e de la RTNC et pris en otages des journalistes. Avant que le signal de la chaĂźne ne soit coupĂ©, ils se sont rĂ©clamĂ©s d’”un candidat malheureux de la prĂ©sidentielle de 2006, Joseph Mukungubila”, a dĂ©clarĂ© ce journaliste Ă  l’AFP.

    Dans une lettre ouverte datĂ©e du 5 dĂ©cembre, le pasteur Joseph Mukungubila Mutombo avait fait part de son amertume quant Ă  la gestion du pays et tenu un discours haineux Ă  l’encontre du Rwanda voisin, dont il rappelait les agressions contre la RDC et avec qui, selon lui, le prĂ©sident Kabila pactise.

    Le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, a expliquĂ© Ă  l’AFP que “les enquĂȘtes vont dĂ©terminer s’il faut prendre au sĂ©rieux (les) revendications” des preneurs d’otages.

    En dĂ©but d’aprĂšs-midi, les programmes habituels de la RTNC n’avaient pas repris et des Ă©missions de la RTNC2, dont le journal, Ă©taient diffusĂ©es Ă  la place.

    Selon M. Mende, huit assaillants ont Ă©tĂ© tuĂ©s Ă  la RTNC par les forces de sĂ©curitĂ©, et 32 autres ont Ă©tĂ© tuĂ©s Ă  l’aĂ©roport et Ă  l’Ă©tat-major gĂ©nĂ©ral, situĂ© au camp Tshatshi – deux points stratĂ©giques attaquĂ©s par des assaillants non identifiĂ©s.

    En dĂ©but d’aprĂšs-midi, des tirs Ă©taient encore audibles du cĂŽtĂ© de camp Tshatshi, selon un chauffeur de taxi.

    La maison de l’instigateur prĂ©sumĂ© cible de tirs

    Des tirs ont rĂ©sonnĂ© lundi matin Ă  Lubumbashi, deuxiĂšme ville de la RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo, prĂšs de la rĂ©sidence d’un pasteur dont des fidĂšles avaient pris auparavant des otages Ă  la tĂ©lĂ©vision publique, a-t-on appris auprĂšs d’une ONG. “Autour de 11h00 locales (09h00 GMT), il y a eu des crĂ©pitements de balles. Ces tirs auraient eu lieu dans les parages de la rĂ©sidence du +prophĂšte+ Joseph Mukungubila”, a dĂ©clarĂ© TimothĂ©e Mbuya, prĂ©sident de l’ONG des droits de l’Homme Justicia.

    La situation, selon lui, est redevenue calme Ă  Lubumbashi, capitale de la riche province miniĂšre du Katanga (Sud-Est), oĂč sĂ©journe actuellement le prĂ©sident Joseph Kabila, originaire de cette rĂ©gion, comme le pasteur Joseph Mukungubila Mutombo.

    24 corps d’assaillants retrouvĂ©s Ă  l’aĂ©roport

    Au moins vingt-quatre personnes ont Ă©tĂ© tuĂ©es lundi Ă  l’aĂ©roport de Ndjili Ă  Kinshasa, a constatĂ© un journaliste de l’AFP.

    Auparavant, Lambert Mende, porte-parole du gouvernement, avait fait Ă©tat d’un bilan provisoire de 16 assaillants tuĂ©s Ă  l’aĂ©roport. Le porte-parole avait ajoutĂ© que 16 autres assaillants sont morts Ă  l’Ă©tat-major gĂ©nĂ©ral et 8 Ă  la Radio-TĂ©lĂ©vision Nationale Congolaise (RTNC), cibles d’attaques simultanĂ©es.

    Des vols annulés

    Brussels Airlines a dĂ©cidĂ© d’annuler les vols aller et retour prĂ©vus lundi entre Bruxelles et Kinshasa, Ă  10h40 (depuis Bruxelles) et dans la soirĂ©e (retour depuis Kinshasa), selon les dires de la porte-parole de la compagnie aĂ©rienne, Wencke Lemmes. “Les passagers d’aujourd’hui ont tous Ă©tĂ© rebookĂ©s sur le vol de demain”, ajoute Wencke Lemmes, qui prĂ©cise que Brussels Airlines “surveille la situation de trĂšs prĂšs”. “Nous ne prenons jamais de risques avec la sĂ©curitĂ© de nos passagers et du personnel, nous avons donc dĂ©cidĂ© d’annuler les vols d’aujourd’hui”, indique Wencke Lemmes.

    Selon les autoritĂ©s congolaises, la situation Ă©tait Ă  nouveau sous le contrĂŽle de la police vers midi. Brussels Airlines reste toutefois “en contact permanent avec son personnel sur place” et envisagera si nĂ©cessaire d’autres annulations de vols, prĂ©cise Wencke Lemmes. Comme il s’agit d’un cas de force majeure indĂ©pendant de la volontĂ© de la compagnie, aucun dĂ©dommagement n’est prĂ©vu. Si la situation ne change pas, les vols de mardi et des jours suivants seront maintenus.

    Aucun problÚme signalé pour les quelque 3.000 Belges à Kinshasa et Lubumbashi

    Les Affaires Ă©trangĂšres ont pris lundi contact avec les 1.855 Belges rĂ©sidant Ă  Kinshasa et les 1.225 Ă  Lubumbashi, Ă  la suite des violences survenues Ă  la tĂ©lĂ©vision publique, Ă  l’aĂ©roport international et Ă  l’Ă©tat-major gĂ©nĂ©ral, a indiquĂ© leur porte-parole Ă  l’agence Belga. Aucun compatriote n’a Ă©tĂ© concernĂ© par ces violences.

    Les troupes gouvernementales ont repris le contrĂŽle de la situation Ă  Kinshasa, prĂ©cise le porte-parole des Affaires Ă©trangĂšres. L’aĂ©roport international de Ndjili, situĂ© Ă  la sortie de Kinshasa, a Ă©tĂ© rouvert. Les vols – donc ceux de Brussels Airlines qui a suspendu les deux vols prĂ©vus lundi – devraient donc reprendre, poursuit-on. Les troupes gouvernementales sont Ă©galement en train de ramener le calme Ă  Lubumbashi.

    Le ministre Didier Reynders a suivi la situation de prÚs, en contact direct avec les autorités congolaises, précisent également les Affaires étrangÚres.

    Avec Belga

  • 40 assaillants tuĂ©s lors d’une attaque Ă  Kinshasa

    40 assaillants tuĂ©s lors d’une attaque Ă  Kinshasa

     

     

     

    Le gouvernement congolais a annoncĂ© que ses troupes ont repris le contrĂŽle des trois points attaquĂ©s : la tĂ©lĂ©vision publique, le camp militaire de Tshatshi et l’aĂ©roport international de Ndjili. Il a ajoutĂ© que la situation Ă  Kinshasa est sous contrĂŽle.

    40 des 70 assaillants ont Ă©tĂ© tuĂ©s dans lors de l’opĂ©ration des forces de sĂ©curitĂ©.

    Les troupes sont intervenus aprĂšs que des tirs ont Ă©tĂ© entendus ce lundi matin entre 9h et 9h30 dans plusieurs endroits de Kinshasa, dont l’aĂ©roport international de Ndjili et le camp militaire de Tshatshi, et des hommes armĂ©s ont pris en otages des journalistes Ă  la Radio-TĂ©lĂ©vision Nationale Congolaise (RTNC), selon des habitants et la police.

    Des journalistes de la RTNC ont Ă©tĂ© pris en otages par des jeunes armĂ©s “de machettes et d’armes” Ă  feu, selon la police. “Ce sont des gens armĂ©s avec des machettes et des armes, ils ont pris en otage des journalistes”, a dĂ©clarĂ© Ă  l’AFP le colonel Mwana Mputu, en charge de la communication de la police, prĂ©cisant qu’une opĂ©ration Ă©tait en cours pour les dĂ©loger. On ignore si la prise d’otages se poursuit. Le signal de la tĂ©lĂ©vision a Ă©tĂ© briĂšvement coupĂ©.

    Avant la coupure, les images montraient les deux jeunes prĂ©sentateurs de lâ€˜Ă©mission en cours, assis, effrayĂ©s mais calmes, avec derriĂšre eux un jeune homme menaçant. Les autres personnes prĂ©sentes sur le plateau nâ€˜Ă©taient pas visibles Ă  lâ€˜Ă©cran.

    La police, l’armĂ©e et la garde rĂ©publicaine sont dĂ©ployĂ©es dans les rues de Kinshasa pour rĂ©tablir la situation. La circulation a Ă©tĂ© fortement ralentie en plusieurs endroits et les transports se sont fait rares. “Il y a des policiers, des militaires et des gardes rĂ©publicains (chargĂ©s de la protection du prĂ©sident Joseph Kabila) un peu partout prĂšs de la RTNC et du Palais du peuple”, siĂšge du parlement congolais, juste Ă  cĂŽtĂ© de la tĂ©lĂ©vision publique, a indiquĂ© un habitant. Plusieurs autres ont affirmĂ© que les tirs d’arme lĂ©gĂšre ont cessĂ© assez rapidement du cĂŽtĂ© de la RTNC.

    Une journaliste de l’AFP sur place a constatĂ© que les forces de l’ordre ont limitĂ© les mouvements des civils, prĂ©cisant qu’une une forte odeur de poudre imprĂ©gnait certaines rues.

    (Avec Euronews)

  • Prise d’otages et tirs nourris Ă  Kinshasa

    Prise d’otages et tirs nourris Ă  Kinshasa

    studio RTNC-Des tirs intenses ont Ă©clatĂ© lundi Ă  l’aĂ©roport et un campement militaire de Kinshasa, la capitale congolaise, selon des tĂ©moins, peu aprĂšs la prise de contrĂŽle de la tĂ©lĂ©vision d’État par des hommes armĂ©s, qui dĂ©tiennent des journalistes.

    De nombreux coups de feu ont retenti lundi 30 dĂ©cembre Ă  Kinshasa, capitale de la RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo. Dans la matinĂ©e, une prise d’otages Ă©tait en cours au siĂšge de la Radio-tĂ©lĂ©vision nationale congolaise. Des journalistes sont retenus par des hommes armĂ©s notamment de machettes, selon la police, qui s’est dĂ©ployĂ©e pour les dĂ©loger. Ils ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© cernĂ©s”, a dĂ©clarĂ© Ă  l’AFP le colonel Mwana Mputu, en charge de la communication des forces de l’ordre.

    Quelques minutes aprĂšs, des tirs intenses ont retenti Ă  l’aĂ©roport de Ndjili Ă  Kinshasa, d’aprĂšs un responsable des douanes citĂ© par Reuters. “Ils ouvrent le feu partout”, a dit le responsable. “Nous nous cachons tous.” Des tĂ©moins font par ailleurs Ă©tat de tirs du cĂŽtĂ© d’un camp militaire.

    D’aprĂšs un journaliste congolais interrogĂ© sur FRANCE 24, Adam Shemisi, la situation demeurait assez confuse lundi en fin de matinĂ©e. “On ne sait pas si ces tirs (ceux de l’aĂ©roport et du camp militaire) sont liĂ©s Ă  l’attaque de la RTNC”, indique-t-il. Il affirme par ailleurs avoir eu au tĂ©lĂ©phone le ministre de la Communication, Lambert Mende, qui lui a assurĂ© que “le groupe a Ă©tĂ© neutralisĂ©” et que “la situation s’est calmĂ©e” autour la RTNC. “Les militaires et la police patrouillent sur les grandes avenues pour tenter de dĂ©loger les assaillants”, lui a encore dit le ministre, qui les qualifie de “terroristes”.
    Message anti-Kabila

    Le signal de la RTNC a Ă©tĂ© coupĂ© peu aprĂšs la prise d’otages. Avant la coupure, les images montraient les deux jeunes prĂ©sentateurs de l’Ă©mission en cours, “Le Panier”. Ils Ă©taient assis, effrayĂ©s mais calmes, avec derriĂšre eux un jeune homme menaçant et transpirant. Avant l’arrĂȘt des transmissions des chaĂźnes publiques, deux hommes ont eu le temps de prononcer devant les camĂ©ras un message apparemment orientĂ© contre le gouvernement du prĂ©sident Joseph Kabila, d’aprĂšs Reuters.”Gideon Mukungubila est venu vous libĂ©rer de l’esclavage des Rwandais”, peut-on lire dans une retransmission du message. “Nous vĂ©rifions l’information, car c’est peut-ĂȘtre une tentative pour nous duper”, a pour sa part rĂ©agi le ministre de la Communication Lambert Mende, citĂ© par Reuters.

    “Gideon Mukungubila est connu Ă  Kinshasa comme un prophĂšte de dieu qui a toujours condamnĂ© ou lancĂ© des attaques verbales contre le pouvoir, explique Adam Shemisi. Il conteste tout ce que le pouvoir en place fait. On se demande comment il a pu mettre en place cette milice pour qu’elle arrive Ă  prendre en otage des journalistes.”

    Il a Ă©tĂ© candidat Ă  l’Ă©lection prĂ©sidentielle en 2006, lors de laquelle Joseph Kabila a remportĂ© un nouveau mandat. Le “prophĂšte de l’Eternel”, connu pour son hostilitĂ© envers l’accord de paix signĂ© ce mois-ci avec les rebelles tutsis du M23 dans l’est de la RDC, accuse le gouvernement congolais d’avoir cĂ©dĂ© devant les intĂ©rĂȘts des Tutsis et les pressions du Rwanda voisin.

    Voici deux vidĂ©os de l’attaque Ă  la tĂ©lĂ©vision publique. Sur la seconde vidĂ©o, un homme apparaĂźt rapidement avec ce qui pourrait ĂȘtre une arme Ă  1’30.

    Panique dans la ville

    Entre 09h00 et 09h30 (08h30 GMT), une journaliste a entendu plusieurs tirs d’arme lourde. Un chauffeur de taxi de Kinshasa a pour sa part Ă©voquĂ© “plusieurs tirs d’arme lourde, six Ă  sept tirs”. Selon lui et un autre habitant, ces tirs Ă©taient localisĂ©s vers le camp Tshatshi, Ă  une dizaine de kilomĂštres de la RTNC et du Palais du peuple, siĂšge du gouvernement congolais.

    Dans la ville, la panique a saisi les habitants. “Il n’y a pas de circulation, plus de vĂ©hicules (…) C’est la panique dans la ville, les gens se demandent ce qui se passe”, a dĂ©clarĂ© Ă  l’AFP un jeune homme dans la zone.

    “Il y a des policiers, des militaires et des gardes rĂ©publicains (chargĂ©s de la protection du prĂ©sident Joseph Kabila) un peu partout prĂšs de la RTNC et du Palais du peuple”, juste Ă  cĂŽtĂ© de la tĂ©lĂ©vision publique, a-t-il ajoutĂ©.

    Avec AFP et Reuters

  • BlĂ© GoudĂ© dans un Ă©tat critique-MalmenĂ© et privĂ© de soins

    Blé Goudé dans un état critique-Malmené et privé de soins

    ble Goude-ArrĂȘtĂ© au Ghana et extradĂ© le 17 janvier 2013, le prĂ©sident du CongrĂšs panafricain pour la justice et l’égalitĂ© des peu- ples (Cojep), Charles BlĂ© GoudĂ©, continue de souffrir le martyre dans les geĂŽles du rĂ©gime d’Abidjan. Les derniĂšres informations relatives Ă  son Ă©tat de santĂ© ne sont pas rassurantes.
    Suite aux pressions des organisations de dĂ©fense des droits de l’homme qui ont exigĂ© d’avoir accĂšs aux dĂ©tenus politiques afin de s’enquĂ©rir de leurs conditions de dĂ©tention, Charles BlĂ© GoudĂ©, selon une source policiĂšre, a Ă©tĂ© transfĂ©rĂ© d’une villa isolĂ©e – pillĂ©e durant la crise post-Ă©lectorale – dans la capitale administrative Ă  la Direction de la surveillance du territoire (Dst). L’ex-leader des jeunes patriotes n’a en rĂ©alitĂ© sĂ©journĂ© que deux mois «en rĂ©sidence protĂ©gĂ©e» que lui avait ‘‘louĂ©e’’ le ministre de l’IntĂ©rieur Hamed Bakayoko.
    EcrouĂ© dans une cellule de la Dst, l’état de santĂ© de Charles BlĂ© GoudĂ© n’a cessĂ© de se dĂ©tĂ©riorer. Depuis plusieurs semaines, l’ex-ministre de la Jeunesse du prĂ©sident Laurent Gbagbo, selon des sources crĂ©dibles, pique des crises. A ce sujet prĂ©cis, Charles BlĂ© GoudĂ© a dĂ©jĂ  connu quatre Ă©pisodes de crise en deux mois Ă  la Dst. Son Ă©tat Ă©tait tel qu’une Ă©quipe de mĂ©decins a dĂ» ĂȘtre sollicitĂ©e, dans la nuit du jeudi dernier, par des autoritĂ©s compĂ©tentes en la matiĂšre. Des indiscrĂ©tions font cas de montĂ©e de tension, de stress, d’angoisse, etc. des Ă©lĂ©ments inhĂ©rents Ă  ses conditions de dĂ©tention, qui pourraient occasionner une hausse de tension et provoquer des attaques cardiaques ou un accident cardio-vasculaire. Face aux vox qui s’élevaient pour dĂ©noncer ses conditions de dĂ©tention depuis son arrestation le jeudi 17 janvier 2013 au Ghana et son extradition, le ministre de l’IntĂ©rieur Hamed Bakayoko avait eu la rĂ©action sui- vante : «Beaucoup s’interrogent sur le lieu de dĂ©tention de Charles BlĂ© GoudĂ©, il n’est pas dĂ©tenu de façon clandestine, il est en rĂ©sidence protĂ©gĂ©e. Vous connaissez Ă©gale- ment la personnalitĂ© de Charles BlĂ© GoudĂ©. Un ministre de l’IntĂ©rieur, il a un certain nombre d’informations, ce n’est pas Ă©vident d’assurer sa sĂ©curitĂ© dans une maison d’arrĂȘt ordinaire. On l’a fait pour plusieurs personnalitĂ©s. Et ce n’est pas la premiĂšre fois dans le monde. Dans tous les grands pays, les prisonniers d’une certaine catĂ©gorie bĂ©nĂ©ficient de protections particuliĂšres». Mais contrairement aux dires sur superflic de la RĂ©publique, la «catĂ©gorie» de l’ex-leader de la galaxie patriotique n’est pas Ă  la hauteur de l’assistance sanitaire dont il devrait bĂ©nĂ©ficier. Et c’est inquiĂ©tant !

    Par Gilles Naismon

    Le Nouveau Courrier