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  • Un faux interprète officie pendant la cérémonie d’hommage à Mandela à Johannesbourg

    Un faux interprète officie pendant la cérémonie d’hommage à Mandela à Johannesbourg

    Sign language-Hommage à Mandela : un faux interprète pour sourds à la cérémonie

    Cette vidéo scandalise l’Afrique du Sud. Au départ, rien de choquant puisqu’on y voit les discours de Pumla et Andile Mandela respectivement l’arrière petite-fille et le petit fils de Nelson Mandela. Mais au second plan, on aperçoit un homme qui a assuré, pendant la cérémonie hommage à Nelson Mandela, la traduction simultanée pour le public mal entendant. Seul problème : le langage des signes utilisé par cet homme ne veut absolument rien dire. L’homme invente  – au fur et à mesure des discours – des signes qu’il est le seul à pouvoir comprendre.

    La scène a été vue par les téléspectateurs du monde entier. Ainsi David Buxton, président de la «British Deaf Association» a été scandalisé par le manège du pseudo-interprète. «Ce fut un non sens total pendant plusieurs heures. C’est à l’évidence un escroc qui désirait être sur l’estrade aux côtés des grands de ce monde. C’est un acte complètement fou quand on y pense, a-t-il déclaré au journal anglais The Telegraph.

    Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo

    C’est le directeur national de la fédération des sourds d’Afrique du Sud (DeafSA) qui a révélé le pot aux roses. Devant son téléviseur, cet utilisateur du langage des signes s’est indigné de ne rien comprendre aux gestes de cet homme, qu’il définit comme un «clown». Il s’en émeut aussitôt sur le réseau social twitter et créé la polémique.

    Le Parisien
  • Liste complete des chefs d’Etat et des gouvernements aux funerailles de Mandela Madiba

    Liste complete des chefs d’Etat et des gouvernements aux funerailles de Mandela Madiba

    Afghanistan, His Excellency Hamid Karzai, President Mozambique, President of Mozambique, HE Armando Emilio Guebuza
    Algeria, His Excellency Mr Abdelkader Bensalah, Speaker of the Council of the Nation (Senate) – rank above the Prime Minister Namibia, His Excellency Hifikepunye Pohamba, President
    Angola, His Excellency Mr Manuel Vicente, Vice President Niger, His Excellency Issoufou Mahamdou, President
    Argentina, Mr Amado Boudou, Acting President of Argentina New Zealand,  Right Hon John Key, Prime Minister
    Australia,  His Excellency Mr Tony Abbott, MP, Prime Minister Nigeria, His Excellency Goodluck Jonathan, President
    Bahamas, Right Honourable Perry Christie, Prime Minister Niger, His Excellency Mahamadou, President of Niger
    Bangladesh, His Excellency Mr Md. Abdul Hamid MD ABDUL, President Norway, His Royal Highness Haakon, Crown Prince of Norway
    Belgium, His Royal Highness King Philippe Pakistan, His Excellency Mr Mamnoon Hussain, President
    Benin, His Excellency Boni Yayi, President Palestinian State, His Excellency Mahmoud Abbas, President
    Botswana, His Excellency Lt Gen. Seretse Khama Ian Khama, President Portugal, His Excellency, Anibal Cavaco Silva, President
    Brazil, Her Excellency Dilma Rousseff, President Saudi Arabia, His Royal Highness Prince Muqrin bin Abdulaziz Al-Saud, Crown Prince
    Burundi, His Excellency Pierre Nkurunziza, President Saharawi Republic, His Excellency Mr Mohamed Abdelaziz, President
    Canada, His Excellency Stephen Harper, Prime Minister Senegal, His Excellency Macky Sall, President
    CHAD, His Excellency Mr Idriss Deby Itno, President Serbia, His Excellency Tomislav Nikolic, President
    China, His Excellency Li Yuanchao, Vice President, Seychelles, His Excellency Mr James Alix MICHEL
    COMORES, His Excellency Dr Ikiliou Dhoinine, President Spain, His Royal Highness Felipe de Borbon, The Prince of Asturias
    Congo (Republic of the Congo ), His Excellency Mr Denis Sassou-Nguesso, President Sri Lanka, His Excellency Mahinda Rajapaksa, President
      Sudan, His Excellency Bakri Hassan Salih, Vice President
    Congo (Democratic Republic of Congo), His Excellency Joseph Kabila, President Suriname, His Excellency Desire Delano Bouterse, President
    Cote d Ivoire, His Excellency President Allassane Ouattara, President Slovenia, His Excellency Pahor, President
    Croatia, His Excellency Josipovic Ivo, President South Sudan, His Excellency General Salva Kir Mayardit, President
    Cuba, His Excellency Raul Castro Ruz, President Sweden, His Excellency Fredrik Reinfeldt, Prime Minister and Her Royal Highness Crown Princess Victoria.
    Denmark, His Royal Highness, Crown Prince Federick Switzerland, His Excellency Mr Ulrich Maurer, President
    Djibouti, His Excellency Ismail Omar Guelleh, President Swaziland, His Excellency Dr Sibusiso Dlamini, Prime Minister
    Ethiopia, His Excellency Ato Hailemariam  Dessalegn, Prime Minister Suriname, His Excellency Desire Delano Bouterse, President
    Equatorial Guinea, His Excellency Mr Obiang Mbasogo, President Tanzania, His Excellency Dr Jakaya Mrisho Kikwete, President
    France, His Excellency, Francois Hollande, President Timor-Leste, His Excellency Kay Rala Xanana, Prime Minister
    Finland, His Excellency Sauli Niinisto, President Tunisia, His Excellency Mohamed Moncef Marzouki, President
    Gabon, His Excellency Ali Bongo Ondimba, President Trinidad and Tobago, His Excellency Mrs Kamla Persad-Bissessar, Prime Minister
    The Gambia, His Excellency Prof Alhaji Dr Yahya AJJ Jammeh, President Sheikh Uganda, His Excellency Yoweri Kagota Museveni, President
    Ghana, His Excellency John Dramani Mahama, President United Arab Emirates, His Excellency Sheikh Nayahan Bin Mubarak Al Nahyan, Minister of Culture – Special Envoy of the Emir
    Germany, His Excellency Joachim Gauck, President United Kingdom, His Royal Highness Prince Charles, Prince of Wales and Prime Minister David Cameron
      United States of America, His Excellency Barack Obama, President
    Guyana, His Excellency Donald Ramotar, President Venezuela, His Excellency Nicolas Maduro Moros, President
    Guinea, His Excellency Prof Alpha Conde, President Zimbabwe, His Excellency Robert Gabriel Mugabe, President
    India, His Excellency Pranab Mukherjee, President Zambia His Excellency Michael Sata, President
    Ireland, His Excellency Michael D Higgins, President Arab States League, His Excellency Amb Samir Hosny, Minister
    Italy, His Excellency Enrico Letta, Prime Minister African Union Commission, Her Excellency Dr Nkosazana Dlamini Zuma, Chairperson
    Japan, His Imperial Highness, Crown Prince Naruhito Commonwealth, His Excellency, Mr Kamalesh Sharma
    Jamaica, Her Excellency, Portia Simpson Miller, Prime Minister European Council, His Excellency Mr Herman van Rompuy, President
    Jordan, Her Royal Highness, Queen Rania Al Abdullah and His Excellency Prime Minister Dr Abdullah Ensour Mexico, His Excellency Enrique Pena Nieto President of Mexico
    Kenya, His Excellency Uhuru Kenyatta, President Mauritius, His Excellency Dr the Honourable Navinchandra, Prime Minister
    Korea (South), His Excellency Hongwon Chung, Prime Minister Mauritania, His Excellency Mohamed Ould Abdel Aziz,  President
    Lebanon, His Excellency Mr Najib Mikati, Prime Minister Malawi, Her Excellency Joyce Banda, President
    Lesotho, His Excellency, T Thabane, Prime Minister Grand Duchy of LUXEMBOURG, His Royal Highness Henry of Luxembourg, The Grand Duke
    Liberia, Her Excellency Ellen Johnson Sirleaf, President
  • Funérailles de Mandela : 53 chefs d’État ou de gouvernement ont confirmé leur présence

    Funérailles de Mandela : 53 chefs d’État ou de gouvernement ont confirmé leur présence

    madiba1-Cinquante trois chefs d’État ou de gouvernement ont confirmé qu’ils se rendraient en Afrique du Sud pour les funérailles de Nelson Mandela, a annoncé dimanche la ministre sud-africaine des Affaires étrangères.

    “La mort du héros de la lutte anti-apartheid, jeudi, a suscité un intérêt sans précédent dans la communauté internationale”, a souligné au cours d’une conférence de presse Maite Nkoana-Mashabane, ministre sud-africaine des Affaires étrangères.

    Les chefs d’État américain Barack Obama, brésilienne Dilma Roussef et français François Hollande, ainsi que le Premier ministre britannique David Cameron, ont confirmé qu’ils participeront aux hommages en sa mémoire.

    Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon sera également présent.

    “Les premiers dignitaires étrangers sont attendus dès dimanche”, a précisé le ministre à la présidence, Collins Chabane.

    Outre les responsables en exercice, d’anciens chefs d’État feront le voyage: les Américains Jimmy Carter, George W. Bush et Bill Clinton, le Français Nicolas Sarkozy, le Brésilien Lula… D’autres personnalités comme le Prince Charles, l’ancien secrétaire général de l’ONU Kofi Annan, le musicien Peter Gabriel, l’entrepreneur Richard Branson sont aussi annoncés.

    Certains prendront la parole au cours d’une cérémonie d’hommages officielle, mardi au stade Soccer City à Johannesburg, à partir de 11H00 (09H00 GMT), a dit M. Chabane sans donner plus de précision.

    Le dalaï lama absent

    Le corps du premier président noir d’Afrique du Sud ne sera pas présent dans le stade, a-t-il seulement ajouté. D’autres personnalités se rendront plus tard à Qunu, son village natal dans le sud du pays, pour ses obsèques dimanche.

    Le dalaï lama, qui s’est vu refuser deux fois un visa pour l’Afrique du Sud ces dernières années, a fait savoir qu’il n’assisterait pas à ces événements.

    Une semaine de deuil national a commencé dimanche en Afrique du Sud pour s’achever le dimanche 15 décembre par l’enterrement de Nelson Mandela dans le village de son enfance, Qunu.

    (AFP)

  • Joseph Kabila : l’expérience du terrain-Conférence de Paris sur la paix et la sécurité

    Joseph Kabila : l’expérience du terrain-Conférence de Paris sur la paix et la sécurité

    kabila a PARIS-Lorsque, du haut de la tribune de l’Union africaine en session ordinaire de juillet 2013, il annonce l’initiative d’une Conférence sur la paix et la sécurité en Afrique devant se tenir à Paris en ce mois de décembre, François Hollande est loin d’imaginer le dénouement de l’aventure M.23 dans les conditions où va se produire la débâcle de ce énième groupe armé. Du 25 octobre au 2 novembre, en effet, l’opération militaire combinée “Fardc/Brigade d’intervention de la Monusco” réduit le M.23 à sa plus simple expression. Ce qui a pour conséquence d’entamer le moral de la quarantaine de groupes armés congolais et étrangers écumant l’Est de la RDC. Avant de se rendre à Paris, Joseph Kabila entreprend un périple qui le conduit dans les trois provinces les plus troublées de la partie orientale et relance le processus de Kampala. Près d’un mois plus tôt, il venait de s’adresser au Congrès convoqué dans le cadre des Concertations nationales. En entrant à l’Elysée le 6 décembre 2013, il a un atout considérable qu’il entend partager avec tous les participants : l’actionnement réussi des pistes politique, diplomatique et militaire…

    De quoi  inspirer naturellement et ses pairs africains et le collègue français hôte, tous présents à la Conférence de Paris prévue du 6 au 7 décembre 2013. D’autant plus que de tous les Chefs d’Etat, il est le seul à détenir la solution idoine, fondée sur l’expérience non de mais du terrain.

    Effectivement, le développement de l’Afrique est hypothéqué en raison de l’existence, souvent “sponsorisée”, des groupes armés qui sont un véritable déni de la démocratie : Mali, Côte d’Ivoire, Sénégal, Nigeria en Afrique occidentale; Centrafrique, RDC, Burundi, Rwanda en Afrique centrale; Soudan, Ouganda, Somalie en Afrique orientale, Mozambique en Afrique australe, mais aussi Tunis, Lybie et Egypte – quoi que dans une forme différente – en Afrique du Nord.

    Partout, le décor est le même : recours systématique et systémique à l’arme comme moyen de contestation, de pression, voire de conquête ou de reconquête du pouvoir. Au Nigeria et en RCA, ce recours prend même les allures d’une croisade religieuse !

    Partout : du sang et des larmes sur fond de destruction du tissu économique et social. Partout : l’effort de guerre et l’effort de paix obèrent les maigres budgets nationaux.

    Hasard du calendrier ou non, le jour même où le Conseil de sécurité de l’Onu se réunit à New York pour traiter de la question centrafricaine, Bangui est à feu et à sang. Le bilan provisoire des affrontements du jeudi 5 décembre 2013 entre ex-rebelles et nouveaux rebelles aligne près d’une centaine de morts.

    Fait du hasard ou non, c’est le même jour que le nouveau président malien s’entend dire par le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabuis qu’il doit négocier avec les rebelles du Mnla ! IBK n’apprécie pas ce qui a tout d’une injonction.

    Il y a là de quoi inciter les chefs d’Etat centrafricain (absent) et malien (présent) à approcher leur collègue congolais pour des conseils pratiques. Après tout, en douze ans d’exercice du mandat présidentiel, Joseph Kabila voit passer des choses.

    Pour résoudre la crise armée récurrente dans son pays, il est de toutes les négociations, faisant toute sorte des concessions, sauf celle de remise en cause de l’Autorité de l’Etat, de l’unité nationale et de l’intégrité du territoire.

    Pour la réunification et la pacification de la RDC, il se résigne à la concession du partage du pouvoir dans la formule inédite du “1+4”, tout comme à celle de l’intégration, dans l’armée, des mutins et des rebelles récidivistes.

    Aujourd’hui, il cueille les fruits du pragmatisme, car les mêmes partenaires qui plaidaient hier pour le “brassage” ou le “mixage” sont les premiers à s’opposer à l’entrée ou à la rentrée des éléments M.23 dans les Fardc ! Ils réalisent à quel prix cette option constitue un facteur déstabilisant pour l’armée nationale.

     

    Méthode Joseph Kabila

     

    Pour y parvenir, Joseph Kabila utilise depuis 2001 au maximum son meilleur atout en management politique : la patience. Son carnet de parcours renseigne que presque chaque année, il se rend aux assemblées générales de l’Onu, à New York. Chaque année également, il participe à l’une ou l’autre des assises où la question congolaise est inscrite à l’ordre du jour : Union africaine, Sadc, Ceeac, Cirgl. On le voit tantôt aux Etats-Unis ou en Belgique, tantôt en France ou en Chine, tantôt en Angola ou en Afrique du Sud, tantôt en Ouganda ou au Rwanda.

    Entre deux déplacements à l’étranger, il fait l’itinérance dans son pays en utilisant tout moyen de transport à sa portée : avion, bateau, auto, pied !

    La dernière itinérance en date le conduit de Kisangani à Bukavu, du 20 novembre au 4 décembre 2013. Il passe par des villes et localités dont les unes sont encore en proie à l’insécurité du fait des groupes armés : Bunia, Beni, Butembo, Rutshuru, Goma…

    Aux groupes armés, il a le mot juste : se démanteler, se désarmer, se démobiliser et se réinsérer dans la société, tant il est vrai qu’ils n’ont aucun avenir dans l’option belliciste.

    Aux populations locales, il a le mot tout aussi juste : non à la vengeance, non au communautarisme; oui à la tolérance, oui à solidarité, oui à la vigilance.

    Aux pays voisins, dont certains sont identifiés comme parrains des groupes armés, il a également le mot : “La défense demeure la priorité des priorités. (…) Ce n’est pas dans nos habitudes, nous, Congolais, de menacer nos voisins. La vérité que j’ai dite, c’est que nous voulons que tous nos neuf voisins commencent à respecter le Congo et ses habitants. Nous n’avons pas d’intérêt à provoquer nos voisins“.

    Trois mots rassurants et convaincants, portés par une expérience qu’il ne peut que partager avec ses pairs africains confrontés, dans leurs pays respectifs, aux mêmes problèmes de sécurité.

    Au moment où elle clôt ses travaux, la Conférence de Paris sait que la meilleure façon d’atteindre son objectif majeur, c’est de s’inspirer de la méthode Joseph Kabila.

     

    Omer Nsongo die Lema 

  • L’Elysée propose une solution militaire préventive aux Présidents africains

    L’Elysée propose une solution militaire préventive aux Présidents africains

    france-afrique– Le Président français, François Hollande, a annoncé que la France va former 20.000 soldats africains chaque année pour permettre au continent africain de faire face aux problèmes de sécurité interne. Le sommet France-Afrique qui a débuté hier vendredi s’achève ce samedi 7 décembre 2013 à Paris en France.

    François Hollande a fait son annonce lors de son discours d’ouverture devant les Chefs d’Etat et de Gouvernement africains qui ont fait le déplacement de Paris. Durant ce sommet, la quarantaine de Présidents, de chefs de gouvernement, le Secrétaire général de l’ONU et leur hôte français discutent de paix et de sécurité en Afrique.

    A propos de l’aspect militaire qui consiste l’un des sujets phares de ce sommet, la France veut que l’Afrique dispose d’une force prête à intervenir dans les zones ou la paix serait menacée. Pour que l’Afrique soit maitres de leur propre destin, François Hollande a fait savoir « les africains doivent comprendre que la sécurité ultime du continent réside dans leurs mains ».

    Sur le plan judiciaire, le Président français a exhorté ses homologues africains à faire de telle sorte que la justice internationale puisse traiter le cas des dirigeants qui abusent de leur mandat et ne respectent pas les principes démocratiques.

    Avec la fin du sommet prévu pour ce samedi, l’on en saura un peu plus sur les résolutions prises. Le décès de Nelson Mandela, l’ex Président sud-africain, a volé la vedette à ce sommet.

    Loin de l’Elysée c’est-à-dire sur le continent même, les africains sont plutôt préoccupés à rendre hommage à Mandela que de s’intéresser à ce sommet.

    Rappelons que le grand absent de ce sommet est le Président sud-africain, Jacob Zuma, qui n’a plus approuvé la démarche française de réunir des africains hors de leur continent pour discuter des questions sécuritaires qui les concernent.

    Mensah

  • Nelson Mandela  est mort, premier président noir d’Afrique du Sud

    Nelson Mandela est mort, premier président noir d’Afrique du Sud

    nelson-3– Nelson Mandela, héros de la lutte contre le régime raciste d’apartheid et premier président noir de l’Afrique du Sud démocratique, est mort jeudi à l’âge de 95 ans, a annoncé le chef de l’Etat Jacob Zuma à la télévision.

    “L’ex-président Nelson Mandela nous a quittés (…) il est maintenant en paix. La Nation a perdu son fils le plus illustre”, a déclaré le président Zuma lors d’une intervention en direct peu après 21h30 GMT.

    “Il s’est éteint en paix (…). Notre peuple perd un père”, a-t-il ajouté avant d’annoncer que les drapeaux seraient mis en berne à partir de vendredi et jusqu’aux funérailles d’Etat dont il n’a pas annoncé la date.

    “Exprimons la profonde gratitude pour une vie vécue au service des gens de ce pays et de la cause de l’humanité”, a-t-il enchaîné. “C’est un moment de profond chagrin (…) Nous t’aimerons toujours Madiba”.

    “Comportons nous avec la dignité et le respect que Madiba personnifiait”, a ajouté M. Zuma, qui a utilisé le nom de clan du héros de la lutte contre l’apartheid, un nom utilisé familièrement par tous les Sud-Africains pour désigner leur idole.

    “Une grande lumière s’est éteinte”, a réagi le Premier ministre britannique David Cameron.

    Barack Obama, premier président noir des Etats-Unis, a rendu un hommage appuyé à Mandela, saluant un homme “courageux, profondément bon”.

    “Grâce à sa farouche dignité et à sa volonté inébranlable de sacrifier sa propre liberté pour la liberté des autres, il a transformé l’Afrique du Sud et nous a tous émus”, a déclaré M. Obama depuis la Maison Blanche.

    Nelson Mandela, qui a fêté ses 95 ans le 18 juillet, avait été hospitalisé quatre fois depuis décembre, à chaque fois pour des récidives d’infections pulmonaires.

    Ces problèmes récurrents étaient probablement liées aux séquelles d’une tuberculose contractée pendant son séjour sur l’île-prison de Robben Island, au large du Cap, où il a passé dix-huit de ses vingt-sept années de détention dans les geôles du régime raciste de l’apartheid.

    Absent de la scène politique depuis plusieurs années déjà, “Madiba” faisait l’objet d’un véritable culte qui dépassait largement les frontières de son pays.

    Tour à tour militant anti-apartheid obstiné, prisonnier politique le plus célèbre du monde et premier président noir de l’Afrique du Sud, il avait été qualifié par l’archevêque Desmond Tutu, autre prix Nobel de la paix pour son engagement contre le régime sud-africain, d’”icône mondiale de la réconciliation”.

    Mandela restera dans l’histoire pour avoir négocié pied à pied avec le gouvernement de l’apartheid une transition pacifique vers une démocratie multiraciale.

    Et pour avoir épargné à son peuple une guerre civile raciale qui, au début des années 1990, paraissant difficilement évitable. Ce qui lui vaudra le prix Nobel de la paix en 1993, partagé avec le dernier président de l’apartheid, Frederik De Klerk.

    Mandela a passé plus de vingt-sept ans en prison, de 1964 à 1990, devenant peu à peu devenu le symbole de l’oppression des Noirs sud-africains, tandis que le monde entier manifestait et organisait des concerts pour sa libération.

    Mais avant même d’être libéré, il avait appris à comprendre ses adversaires –allant jusqu’à apprendre leur langue, l’afrikaans, et leur poésie–, à pardonner, et à travailler avec eux. Une fois libéré, ils les a séduits par sa gentillesse, son élégance et son charisme.

    Sous les couleurs du Congrès national africain (ANC), Mandela a été le premier président de consensus de la nouvelle “nation arc-en-ciel”, de 1994 à 1999.

    Un rôle notamment magnifié dans le film “Invictus” de Clint Eastwood, où on le voit conquérir le coeur des Blancs en venant soutenir l’équipe nationale de rugby lors de la Coupe du monde de 1995, emportée par l’Afrique du Sud.

    Nelson Rolihlahla Mandela était né le 18 juillet 1918 dans le petit village de Mvezo, dans le Transkei (sud-est) au sein du clan royal des Thembus, de l’ethnie xhosa.

    Il a rapidement déménagé dans le village voisin de Qunu, où il a passé, dira-t-il, ses “années les plus heureuses” –une enfance libre à la campagne peut-être idéalisée–, avant de recevoir une bonne éducation.

    Si son institutrice l’a nommé Nelson, son père l’avait appelé Rolihlahla (“celui par qui les problèmes arrivent”, en xhosa). Et Mandela a très tôt manifesté un esprit rebelle.

    Etudiant, il est exclu de l’université de Fort Hare (sud) après un conflit sur l’élection de représentants étudiants, avant de fuir sa famille à 22 ans pour échapper à un mariage arrangé.

    Arrivé à Johannesburg, le bouillant jeune homme prend vraiment la mesure de la ségrégation raciale qui mine son pays. C’est là, notamment au contact de Walter Sisulu, son aîné qui va devenir son mentor, que se forge une conscience politique qui a évolué avec le temps: jeune, Mandela aurait volontiers chassé les Blancs du pays.

    Après avoir fondé la Ligue de la jeunesse de l’ANC (Congrès national africain), il prend rapidement les rênes du parti, jugé trop mou face à un régime qui a institutionnalisé l’apartheid en 1948.

    Après l’interdiction de l’ANC en 1960, Nelson Mandela passe dans la clandestinité. C’est lui qui préside à la fondation d’une branche armée de son parti.

    Arrêté de nouveau en 1962, il est condamné à la prison à perpétuité deux ans plus tard.

    Pendant son procès, il prononce une plaidoirie en forme de profession de foi: “J’ai lutté contre la domination blanche et j’ai lutté contre la domination noire. Mon idéal le plus cher a été celui d’une société libre et démocratique dans laquelle tous vivraient en harmonie avec des chances égales. J’espère vivre assez longtemps pour l’atteindre. Mais si cela est nécessaire, c’est un idéal pour lequel je suis prêt à mourir.”

    Invisible en public depuis 2010, il était devenu une sorte de héros mythique, intouchable, invoqué tant par le pouvoir que par l’opposition. Il continuera longtemps à sourire chaque jour à tous ses compatriotes.

    Avec AFP

  • Plusieurs chefs d’Etat africains au sommet franco-africain de Paris

    Plusieurs chefs d’Etat africains au sommet franco-africain de Paris

    france afriquefrance afrique– Le président français, François Hollande, a invité plusieurs chefs d’Etat africains au “Sommet pour la paix et la sécurité en Afrique”, prévu les 6 et 7 décembre à Paris.

    Cette rencontre, qualifiée par la présidence française “d’événement historique qui témoigne de l’évolution politique des relations de la France avec les pays africains”, verra la participation des présidents Boni Yayi (Bénin), Blaise Compaoré (Burkina Faso), Pierre Nkurunziza (Burundi), Paul Biya (Cameroun), José Maria Pereira Neves (Cap-Vert), Dr Ikililou Dhoinine (Premier ministre des Comores), Denis Sassou-Nguesso (République du Congo), Joseph Kabila (République démocratique du Congo (RDC), Alassane Ouattara (Côte d’Ivoire), Ismail Omar Guelleh (Djibouti), Hailemariam Desalegn (Premier ministre d’Ethiopie), Ali Bongo Ondimba (Gabon), John Dramani Mahama (Ghana),  Alpha Omar Condé (Guinée), Teodoro Obiang Nguema Mbasogo (Guinée Equatoriale), Dr Motsoahae Thomas Thabane (Premier ministre du Lesotho), Mme Helen Johnson-Sirleaf (Liberia), Ali Zeidan (Premier ministre de la Libye), Ibrahim Boubacar Keita (Mali), Mohammed VI (Roi du Maroc),  Navinchandra Ramgoolam (Premier ministre de Maurice), Mohamed Ould Abdel-Aziz (Mauritanie), Armando Emilio Guebuza (Mozambique), Hifikepunye Pohamba (Namibie), Mahamadou Issoufou (Niger), Goodluck Jonathan (Nigeria), Yoweri Museveni (Ouganda), Macky Sall (Sénégal), James Alix Michel (Seychelles), Dr Ernest Bai Koroma (Sierra Leone), Hassan Sheikh Mohamoud (Somalie), Salva Kiir Mayardit (Soudan du Sud),  Barnabas Sibisiso (Swaziland), Jakaya Mrisho Kikwete (Premier ministre de Tanzanie), Idriss Déby Itno (Tchad), Faure Gnassingbe (Togo) et Moncef Marzouki (Tunisie).

    Les présidents sud africain, Jacob Zuma, algérien, Abdelaziz Bouteflika, et angolais Eduardo Dos Santos seront représentés par, respectivement, la ministre Maite Nkoana-Mashabane, le Premier ministre Abdelmalek Sellal et le ministre des Affaires étrangères, Georges Chikoti.

    Paul Kagamé (Rwanda), Uhuru Kenyatta (Kenya), Yahya Jammeh (Gambie) et Issayas Afewerki (Erythrée) ne participeront probablement pas à cette rencontre.

    Mais par contre, six chefs d’État d’africains n’ont pas été invités Omar el-Béchir (Soudan), Robert Mugabe (Zimbabwe), Andry Rajoelina (Madagascar), Serifo Nhamadjo (Guinée-Bissau), Michel Djotodia (Centrafrique), Adly Mansour (Égypte).

    Parmi les invités, on note la présence des organisations internationales et européennes, régionales africaines qui seront représentées par Ban-Ki moon, Secrétaire général des Nations unies, Hermann Van Rompuy, président du conseil de la Commission européenne, Manuel Barroso, président de la Commission européenne, Mme Zuma, présidente de la Commission de l’Union africaine, Mme Antoinette Monsio Sayeh, directrice Afrique du Fonds monétaire international et Makhtar Diop, vice-président Afrique de la Banque mondiale.

    Avec Panapress

  • Dotée de drones d’observation, l’ONU compte “s’attaquer” aux rebelles

    Dotée de drones d’observation, l’ONU compte “s’attaquer” aux rebelles

    Martin Kobler– Les Nations unies ont averti mardi qu’elles allaient s’attaquer aux dizaines de groupes rebelles présents dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), aidées par les drones de reconnaissance dont disposent désormais, pour la première fois, des Casques bleus.

    Après la défaite début novembre des rebelles du M23, il y a une “perspective de pouvoir s’attaquer à d’autres groupes armés. C’est justement cela que nous allons faire”, a déclaré le chef des opérations de maintien de la paix de l’ONU, Hervé Ladsous, à Goma, capitale de la province congolaise du Nord-Kivu.

    Les drones sont “un outil incomparable dans cette perspective”, a jugé M. Ladsous, qui s’exprimait à l’occasion du vol inaugural du premier avion sans pilote jamais utilisé par une mission onusienne.

    Ces aéronefs ont pour mission de surveiller les provinces du Nord et du Sud-Kivu, et “vont nous donner une information précise utilisable tout de suite en temps réel sur le plan tactique”, a-t-il dit.

    Les propos de M. Ladsous contrastent avec ceux du chef de la Mission de l’ONU pour la stabilisation de la RDC (Monusco), Martin Kobler, qui déclarait encore mi-novembre que les Nations unies étaient décidées à “combattre” les groupes armés mais préféraient “une voie paisible” de désarmement volontaire des rebelles.

    La Monusco dispose pour l’heure de deux avions sans pilote. Ces engins, non armés, et voués exclusivement à la reconnaissance, doivent permettre aux Casques bleus de surveiller les provinces du Nord et du Sud-Kivu, où sévissent des dizaines de groupes armés que la Monusco a pour mandat de “neutraliser”.

    Le déploiement des drones est le dernier épisode d’ajustement des moyens de la Monusco à la situation sur le terrain.

    Créée en 1999, comme une force d’observation (elle s’appelait alors la Monuc), la Mission a vu son mandat se renforcer au fil des années, alors qu’elle s’avérait incapable d’empêcher les conflits meurtrissant le pays: elle est ainsi devenue une force de maintien de la paix, dont les prérogatives ont été progressivement augmentées jusqu’à ce qu’elle soit dotée, en mars, d’une brigade d’intervention et d’un mandat offensif.

    Détonateurs des deux guerres du Congo (1996-1997 et 1998-2003), les Kivus sont en proie à la violence depuis une vingtaine d’années. La faiblesse chronique de l’Etat dans cette zone permet à des dizaines de milices d’y prospérer en toute impunité sur de vastes portions de territoire.

    Forte de plus de 20.000 hommes en uniforme, la Monusco est l’une des deux plus importantes missions de l’ONU au monde, avec celle déployée au Darfour, et coûtera pour l’exercice annuel en cours 1,5 milliard de dollars.

    Les drones onusiens doivent aussi assurer un contrôle de la frontière entre la RDC et l’Ouganda et le Rwanda, afin de dissuader ces deux pays d’apporter un soutien à certaines milices congolaises.

    L’ONU accuse Kigali et Kampala d’avoir soutenu le Mouvement du 23 Mars (M23), vaincu début novembre par l’armée congolaise, avec le soutien de la Monusco.

    A terme, cette dernière doit se doter de cinq drones fabriqués par Selex ES, filiale du groupe italien d’aéronautique et de défense Finmeccanica, et compte être en mesure d’assurer à partir du mois de mars une surveillance aérienne 24 heures sur 24.

    Le général de corps d’armée brésilien Carlos Alberto dos Santos Cruz, chef de la force militaire de la Monusco, a indiqué que les drones d’environ 5 mètres de long avaient une autonomie de vol d’”à peu près dix heures”.

    Les appareils sont conçus pour évoluer entre 2.000 et 3.000 mètres d’altitude, et ont un rayon d’action de 200 kilomètres environ.

    Selon le général, ces aéronefs permettront d’observer aussi bien les groupes armés que les mouvements de population (le Nord et le Sud-Kivu comptent plus de 1,6 million de déplacés internes, selon l’ONU), notamment “dans les zones boisées” particulièrement nombreuses et denses dans ces régions équatoriales.

     

    Avec AFP

  • Les paras de Tielen de retour, après avoir formé un bataillon congolais

    Les paras de Tielen de retour, après avoir formé un bataillon congolais

    fardc-Quelque 500 militaires belges viennent de vivre une expérience sans guère de précédent, en se déployant dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), où ils ont, à tour de rôle, contribué à former durant près de huit mois un bataillon d’élite de l’armée congolaise – le troisième du genre instruit par la Belgique.

    C’est une expérience très positive” à tous points de vue, a résumé le commandant du détachement, le lieutenant-colonel Luc Leclercq, qui est aussi le chef de corps du 3ème bataillon parachutiste, interrogé par l’agence BELGA à Kindu, le chef-lieu de la province du Maniema, alors que ses hommes pliaient bagage.

    Cette mission a permis d’entraîner, individuellement d’abord, puis collectivement, 677 commandos congolais – sur plus de 1300 candidats – qui composent désormais le 323ème bataillon des Unités de réaction rapide (URR) des Forces armées de la RDC.

    La remise des cordelettes et d’un brevet des hommes de cette unité d’élite a eu lieu jeudi à Kindu en présence des ministres congolais et belge de la Défense, Alexandre Luba Ntambo et Pieter De Crem.

    C’est pour 95% de ces gens le seul brevet qu’ils recevront” dans leur carrière, a noté vendredi le lieutenant-colonel Leclercq, soulignant qu’aux yeux des militaires congolais, il était également “unique” qu’il leur ait été décerné par leurs instructeurs belges lors d’une cérémonie haute en couleurs clôturant plus de sept mois de cours et d’épreuves exigeantes, sans atteindre toutefois le niveau de ceux imposés aux para-commandos belges.

    Les cours, en trois modules, portaient sur l’entraînement individuel de base, puis collectif avec les cadres (sous-officiers et officiers) et enfin global. Avec en conclusion un exercice final de synthèse: un tour de 115 km à pied dans la brousse de l’est congolais combinant raids, attaques d’objectifs, infiltrations et exfiltrations de jour comme de nuit, défense de zones (l’aéroport de Kindu) et navigation sur le fleuve Congo.

    L’unité est prête au combat

    Après cet exercice de cohésion clôturé par la remise des brevets, “l’unité (le 323ème bataillon) est prête“, a assuré le lieutenant-colonel Leclercq.

    Vous serez bientôt déployés dans un lieu que le chef de l’Etat (le président Joseph Kabila, qui est également commandant en chef des Forces armées de la RDC) décidera“, a affirmé le ministre congolais de la Défense. “La nation congolaise attend de vous un comportement exemplaire“, a-t-il ajouté en citant la devise du nouveau bataillon, “Ne jamais trahir le Congo“.

    Deux autres bataillons ont déjà formés par la Belgique, le 321ème et le 322ème, respectivement à cheval sur 2008 et 2009 et entre octobre 2011 et mars 2012, dans le cadre du Programme de Partenariat militaire (PPM) belgo-congolais.

    Ces unités ont “démontré leur professionnalisme” lors d’opérations en Equateur et plus récemment au Nord-Kivu face à l’ex-rébellion du Mouvement du 23 mars (M23), vaincue début novembre par les FARDC avec l’aide active des Casques bleus de l’ONU, a souligné le ministre congolais.

    Meilleur respect des populations

    Les 321ème et 322ème bataillons sont de l’avis général des experts, qu’ils soient belges, onusiens et internationaux, considérés comme étant l’élite des FARDC, avec des unités similaires formées par les Etats-Unis, l’Afrique du sud et la Chine. Ils se sont bien comportés au combat, même s’ils ont parfois été privés au front de ravitaillement en nourriture, en eau et en munitions – du fait de la désorganisation coutumière des FARDC ou de l’action de généraux scélérats – tout en respectant la population, rompant ainsi avec une tradition de l’armée congolaise.

    La Belgique s’est aussi engagée à encadrer à partir de janvier prochain la formation d’un état-major de brigade (la 31ème) qui doit “coiffer” trois bataillons URR.

    Pour l’armée belge, le déploiement à Kindu a aussi permis d’entraîner, en plusieurs rotations, presque l’ensemble du 3ème bataillon parachutiste (474 personnes au total) à opérer en conditions tropicales – une obsession de toujours au sein de la hiérarchie militaire.

    En raison d’une série d’autres missions, notamment en Afghanistan, l’expérience africaine du bataillon “se réduisait“, a relevé son chef de corps.

    Le séjour au Maniema, une province voisine des deux Kivu mais plus calme, a ainsi permis, selon lui, de favoriser le contact avec la population, de (re)découvrir ce type de terrain et de vivre sous le soleil africain et les abondantes pluies orageuses.

     

    Belga