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  • Encore la guerre a l’Est- Kamango occupée par des rebelles soupçonnés d’être du M23

    Encore la guerre a l’Est- Kamango occupée par des rebelles soupçonnés d’être du M23

    Les rebelles du M23
    Les rebelles du M23

    -Des rebelles ougandais de l’ADF/Nalu occupent depuis ce mercredi 25 décembre la localité de Kamango, à 90 Km au nord-est de Beni, dans le Nord-Kivu. Des sources locales soupçonnent cependant ces hommes d’être des rebelles du M23 se faisant passer pour des rebelles ougandais. Pour sa part, le porte-parole de l’armée au Nord-Kivu, le colonel olivier Hamuli, assure que toutes les dispositions ont été prises pour sécuriser la zone et neutraliser l’ennemi.

    Après environ une demi-heure de violents affrontements avec les rebelles, autour de 6h du matin, les Forces armées de la RDC (FARDC) ont décroché de Kamango, affirment des sources locales. Les rebelles ont également pris le contrôle de Bwisegha, une localité voisine de Kamango.

    De son côté, le responsable de la chefferie de Watalinga, Saambili Bamukoka, affirme que ces assaillants lourdement armés et bien équipés sont des rebelles du M23 venus de l’Ouganda voisin déguisés en ADF/Nalu. Ces rebelles étaient infiltrés dans la chefferie de Watalinga depuis quelques jours, a-t-il ajouté.

    La Société civile du territoire de Beni confirme ces soupçons. Selon son président, Teddy Kataliko, ces rebelles progressent présentement vers la localité de Nobili où sont bloqués environ 150 000 civils ayant fui les affrontements.

    Ces déplacés ne savent où aller. Selon des sources administratives, l’Ouganda a fermé sa frontière avec la RDC.

    L’administrateur de Beni craint «un carnage»

    L’administrateur du territoire de Beni, Amici Kalonda, dit craindre «un carnage» à Nobili, si cette localité, vers laquelle se dirigent les rebelles, passe sous leur contrôle. Il demande aux autorités compétentes de s’impliquer face à la gravité de la situation.

    «L’Ouganda empêche la population de traverser la frontière. Ils doivent se réfugier alors ils sont obligés de traverser la rivière la nuit pour atteindre l’Ouganda. L’ennemi s’est vraiment organisé. Il est tout près de Kikimbi où on a massacré beaucoup de gens. C’est le moment des opérations de grande envergure. Nous demandons de faire vite parce que la population souffre», a-t-il affirmé.

    Le gouverneur du Nord Kivu dit avoir alerté toutes les autorités. Il plaide pour le déclenchement immédiat des opérations de traque des ADF/Nalu.

    Avec RADIO OKAPI

  • Le come back controversé à Goma de l’ex-chef rebelle Bertrand Bisimwa et ses compagnons d’arme

    Le come back controversé à Goma de l’ex-chef rebelle Bertrand Bisimwa et ses compagnons d’arme

    bertrand_bisimwa2_1– L’ex chef politique du M23, Bertrand Bisimwa a annoncé dimanche son retour imminent à Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu. La même province que lui et ses hommes ont martyrisé pendant plus de deux ans. Intervenant sur la radio Kivu One, l’homme fort de l’ex-rébellion défaite a affiché sa volonté de rentrer au pays. Bisimwa s’est dit prêt à sensibiliser ses collègues se trouvant encore dans des camps au Rwanda et en Ouganda pour regagner le pays. ‘‘J’attends participer ici à Kampala à la réunion de mise en œuvre de la déclaration de Nairobi avant de retourner à Goma’’, a-t-il déclaré. Dans la ville de Goma, la nouvelle a fait l’effet d’une bombe. Le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende Omalanga a affirmé que le souci du gouvernement, c’est de voir tous ses ex-rebelles rentrer au pays même ceux qui seront poursuivis par la justice. ‘‘Depuis le jour où la déclaration était signée à Nairobi, les portes étaient déjà ouvertes. A ce que je sache les autres animateurs du M23 sont déjà rentrés au pays pour la plupart’’, a précisé Mende. Le ministre de la communication et medias a dit ne pas connaitre le sort réservé à Bertrand Bisimwa même s’il n’a pas voulu dire clairement que le chef rebelle n’était pas sur la liste des criminels devant répondre de leurs actes devant la justice. ‘‘C’est aberrant de prétendre juger quelqu’un et de l’empêcher de rentrer là ou il doit être jugé. Je ne connais pas le sors de monsieur Bisimwa. Manifestement, il ne fait pas partie des personnes pourchassées par des mandats’’, a-t-il martelé.  En outre, il a rappelé que le gouvernement a pris une décision réfléchie et il était inconcevable, selon lui,  de s’opposer au retour de ces personnes. Déjà Serge Kambasu Ngeve et Mashigiro Nzey, deux cadres de l’aile M23 opposée à Bisimwa sont rentrés au chef-lieu du Nord-Kivu. Pour la majorité de la gomatraciens, le retour des assassins du M23 est une insulte contre les habitants du Nord-Kivu. ‘‘Comment ces gens qui ont tué, peuvent revenir calmement ici. Ils ont commis des crimes sur la population civile et  vous pensez que cela va passer inaperçu’’, a dénoncé Kasereka, un motard rencontré au rond-point Bdgl. Les stigmates de crimes commis par les rebelles du M23 lors de l’occupation de la ville de Goma au mois de novembre 2012 demeurent encore vifs. Dans la classe politique locale, le retour des bourreaux sur  lieu du crime divise l’opposition et la majorité. A l’opposition politique, Maitre Jean Pierre Lumbu lumbu, point focal de l’Union des Forces Acquises au Changement a jugé inopportun le retour des responsables du M23 à Goma. Il pense que les plaies ne sont pas encore cicatrisées au sein de cette population meurtrie du Nord-Kivu pour qu’elle tolère la cohabitation avec ces bourreaux. ‘‘Les enfants du Nord-Kivu ne sont pas encore psychologiquement préparés pour accueillir et accepter ces bourreaux d’hier’’, a prévenu Lumbu Lumbu. Par contre à la majorité présidentielle, son coordonateur provincial, Mukuba Sylvestre a précisé que la déclaration finale des pourparlers de Kampala conclue à Nairobi autorise aux anciens rebelles de retourner au pays mais, a-t-il renchéri, les auteurs reconnus de crimes de guerre seront poursuivis par la justice. Pour maitre Omar Kavota, le porte-parole et vice-président de la société  civile du Nord-Kivu, les brebis galeuses doivent être arrêtées et traduites en justice. Cependant, cet activiste accepte que seuls les ex-rebelles qui ne sont en connivence avec l’étranger pour déstabiliser de nouveau la province, puissent rentrer au pays. \

    Avec 7sur7.cd

  • ANNULATION DU CONCERT DE JB M’PIANA

    ANNULATION DU CONCERT DE JB M’PIANA

    Zenith-Dernière actualité
     Le concert de JB M’PIANA prévu au Zénith Paris – La Villette le samedi 21 décembre 2013 est annulé.
    Les billets achetés sont remboursables auprès des points de vente.
  • Le M23 se régénère-t-il au Rwanda et en Ouganda ?

    Le M23 se régénère-t-il au Rwanda et en Ouganda ?

    M23 rebels train in the Democratic Republic of the Congo.-Sur le papier, la rébellion du Mouvement du 23-Mars (M23) a pris fin après une défaite militaire, début novembre, sanctionnée par la récente déclaration de Nairobi. Pourtant, plusieurs sources, dont un rapport d’experts onusiens encore confidentiel, indiquent que l’ex-groupe rebelle tenterait de se refaire une santé, en procédant à de nouveaux recrutements au Rwanda et en Ouganda, où ses dirigeants se sont réfugiés.

    C’est un document qui ne dervait pas passer inaperçu. Le rapport final du groupe d’experts des Nations unies sur la RDC, encore confidentiel mais dont l’agence Reuteurs s’est procuré une copie, affirme non seulement que les rebelles du Mouvement du 23-Mars (M23) ont bénéficié d’un “soutien continu” de Kigali lors des dernières offensives des Forces armées de la RDC (FARDC) appuyées par la brigade d’intervention de l’ONU, mais surtout qu’”ils ont continué à recruter au Rwanda”, après leur défaite militaire sur le terrain.

    Plusieurs sources diplomatiques occidentales contactées par Jeune Afrique expliquent qu’elles ne sont pas surprises par les allégations contenues dans le rapport d’experts onusiens. “Nous n’avons jamais eu d’engagement ferme et clair des autorités rwandaises sur la cessation de tout appui aux rebelles du M23, confie un diplomate européen basé à Kinshasa. Nous avons donc toujours supposé que le soutien de Kigali, bien que diminué à la suite des pressions diplomatiques et de l’action militaire sur le M23, persistait.”

    Les accusations contre Kigali, des “mensonges” ?

    Le diplomate relève également que ce fut “la reprise par les FARDC de la route principale de connexion entre le M23 et le Rwanda qui [diminua] gravement tout soutien de l’armée rwandaise aux rebelles congolais.” Même son de cloche à Kinshasa. “Jusqu’au dernier jour de l’offensive triomphante des FARDC, le Rwanda a continué à apporter son soutien aux rebelles du M23”, affirme Lambert Mende. Pour le porte-parole du gouvernement congolais, le rapport du groupe d’experts onusiens ne vient que “confirmer ce que les autorités congolaises n’ont cessé de dénoncer”.

    Autant d’accusations qui, selon les diplomates rwandais, ne constituent qu’un ramassis de “mensonges”. Interpellé sur le réseau social Twitter au sujet de ce “soutien continu” que Kigali apporterait au M23, Olivier Nduhungirehe, représentant adjoint du Rwanda au Conseil de sécurité à New-York, préfère, lui, citer un autre passage du même rapport qui met en cause l’armée congolaise : “Les forces armées, en particulier les FARDC, demeurent parmi les principaux responsables des violences sexuelles, notamment contre les mineurs.”

    L’Ouganda, complice du pillage des ressources minières de RDC ?

    De fait, le rapport d’experts onusiens accuse les groupes rebelles et l’armée congolaise d’avoir commis plusieurs exactions dans le Kivu et de tirer également profit de l’exploitation illégale des ressources minières dont regorge cette partie de la RDC. “98 % de l’or produit en RDC en 2013 ont été exporté clandestinement du pays” via l’Ouganda, indique le rapport.

    Médiateur du processus de paix entre le M23 et Kinshasa – qui vient d’aboutir, le 12 novembre, avec la déclaration de Nairobi -, Kampala est soupçonné d’avoir été de mèche avec les rebelles congolais dans l’exploitation illégale des ressources minières du Kivu. Bunagana, le poste frontalier entre la RDC et l’Ouganda, a été sous contrôle du M23 pendant plus d’une année…

    Pour l’instant, les autorités ougandaises se refusent de commenter un “document qui n’existe pas”. Elles devront cependant faire face à d’autres critiques contenues dans le rapport qui leur reproche de laisser “circuler librement” sur leur sol certains dirigeants du M23, pourtant sous le coup des sanctions des Nations unies. Idem pour le Rwanda qui a également accueilli certains membres de l’ancienne rébellion sur son territoire.

    Que deviendront les ex-commandants rebelles ? Selon Kinshasa, la question est réglée dans la déclaration de Nairobi : amnistie pour les faits de guerre et poursuites judiciaires envers ceux qui sont soupçonnés de crimes graves. Problème : les personnes visées ne sont plus sur le territoire congolais. “Les contacts diplomatiques vont se poursuivre pour que ces criminels présumés soient extradés en RDC afin qu’ils répondent de leurs actes”, assure Lambert Mende. Quant aux ex-combattants rebelles, eux, ils doivent être démobilisés et réintégrés dans la vie civile. Sont-ils prêts à déposer les armes ? Ou certains préfèreront-ils s’embarquer dans une nouvelle aventure militaire ?

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    Par Trésor Kibangula ( Jeune Afrique)

  • Barack Obama exige des poursuites judiciaires contre les responsables du M23

    Barack Obama exige des poursuites judiciaires contre les responsables du M23

    President Barack Obama
    President Barack Obama

    -Tout en saluant la conclusion, le 12 décembre 2013 à Nairobi, des pourparlers de Kampala, la Maison Blanche, par le biais du Conseil national de sécurité, n’y va pas sur le dos de la cuillère : « Les membres du M23 doivent être désarmés et démobilisés. Les auteurs de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité doivent répondre de leurs actes ». Le ton est ferme et c’est tout dire.

    Malgré son certificat de décès, le M23 ne rassure pas quant à sa bonne foi d’œuvrer pour la paix en RDC et dans les Grands Lacs. Le doute provient de sa filiation avec l’AFDL, le RCD et le CNDP qui portent, au même titre que leurs parrains rwandais et ougandais la responsabilité de plus de 6 millions de morts au sein de la population congolaise. Sans compter toutes sortes d’exactions, notamment les viols massifs, les recrutements d’enfants et leur association à des conflits armés.

    A l’instar de ses prédécesseurs, le M23 a commencé par une mutinerie avant de se muer en une rébellion contre Kinshasa. Il a mené une guerre contre la RDC qui l’a conduit jusqu’à occuper pendant quelques jours la ville de Goma. Gênés de leur responsabilité dans la guerre d’agression, ses parrains ont été obligés de l’instruire pour l’en déloger et accepter des négociations avec le gouvernement à Kampala. Il se réclamait héritier attitré et légitime des accords du 23 mars 2009 signés entre son géniteur le CNDP et Kinshasa.

    Sous l’instigation de ses parrains, le M23 a joué aux manœuvres dilatoires avant de mordre la poussière face une offensive musclée des FARDC appuyées par la Force spéciale de la Monusco. C’était sa fin mais, il fallait formaliser le nouveau rapport des forces sur le terrain, de même qu’au niveau diplomatique et politique.

    Cette nouvelle donne a eu l’avantage d’administrer un coup d’accélérateur à la conclusion des pourparlers entamés dans la capitale ougandaise. C’est ce qui a été fait le 12 décembre 2013 à Nairobi. La fausse rébellion a signé une déclaration de sa disparition en tant que groupe armé et de souscrire au programme de désarmement, démobilisation et réinsertion dans la vie civile.

    Toutefois, cette déclaration n’excluait pas la prise en compte de crimes commis par ce groupe armé pendant son imposture guerrière : crimes de guerre, crimes contre l’humanité, enrôlement d’enfants.

    C’est dans ce contexte que les Etats-Unis ont donné de la voix. Dans un communiqué rendu public le 12 décembre à Washington, la Maison Blanche, par la bouche du porte-parole du Conseil national de sécurité, s’est félicitée de la signature à Nairobi des déclarations qui mettent un terme à la rébellion du M23.

    Sur un ton péremptoire, Caitlin Hayden écrit : « Les membres du M23 doivent être désarmés et démobilisés. Les auteurs de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité doivent répondre de leurs actes ». Pourquoi ce ton ferme ? La Maison Blanche répond : « Les populations de la région des Grands Lacs n’ont que trop souffert des conséquences du conflit et de l’instabilité. Les signatures d’aujourd’hui nous rapprochent davantage de la possibilité de mettre un terme à des décennies de violence ».

    Par ailleurs, les Etats-Unis ne perdent pas de vue la dimension sous-régionale du conflit qui a pour champ d’application la RDC. Dans le même communiqué, la Maison Blanche déclare ce qui suit : « Un dialogue régional portant sur la paix et la sécurité doit évoluer dès à présent, afin de renforcer la coopération régionale et de résoudre les causes sous-jacentes du conflit, une fois pour toutes ».

    En d’autres termes, le président Barack Obama reconnaît l’implication, somme toute néfaste, des voisins ougandais, rwandais et, dans une moindre mesure, burundais, dans l’insécurité qui a élu domicile dans la partie orientale de la RDC. Il en est de même des pillages des ressources naturelles de l’ex-colonie belge. Raison pour laquelle, Washington avait initié en 2010 la loi Dodd-Frank pour lutter contre le trafic des minerais de sang en provenance des Grands Lacs africains.

    Le message est-il saisi cinq sur cinq par Kigali, Kampala et Kinshasa ? Difficile à dire pour l’instant. Toutefois, chacune de ces capitales a tout intérêt d’en tirer toutes les conséquences au risque de se retrouver sur la liste des Etats voyous qui encouragent le terrorisme dans le monde.

    S’agissant particulièrement de Kinshasa, le gouvernement devrait éviter la politique de deux poids, deux mesures. Il devrait éviter de blanchir des criminels du M23, soi-disant parce qu’ils auraient l’intention de se muer en parti politique. Ce serait consacrer l’impunité et accorder des primes pour des faits de guerre aux ex- rebelles. L’exemple de Bosco Ntaganda est encore frais dans la mémoire collective. Il s’est comporté longtemps en  intouchable jusqu’à ce que, voyant toutes retraites coupées, il se rende lui-même à la CPI.

    D’autre part, puisque des officiers des FARDC ont été traduits en justice, jugés et condamnés pour les mêmes faits, il n’y aurait pas de justifications qui tiennent debout  pour les responsables du M23. Jean- Pierre Bemba n’est-il pas à La Haye pour des faits commis par ses troupes en Centrafrique ?

    Une opportunité est offerte à la RDC telle une dernière chance, par la communauté internationale, les Etats-Unis en tête. Nous n’avons pas le droit de la rater pour des raisons de  sentiments.

    
La Maison Blanche
    Déclaration de Caitlin Hayden, porte-parole du Conseil national de sécurité, sur la région des Grands Lacs du continent africain
    Le 12 décembre 2013

    Les Etats-Unis se félicitent de la signature, aujourd’hui, des déclarations qui mettent un terme à la rébellion du M23 dans l’est de la République démocratique du Congo. Les populations de la région des Grands Lacs n’ont que trop souffert des conséquences du conflit et de l’instabilité.

    Les signatures d’aujourd’hui nous rapprochent davantage de la possibilité de mettre un terme à des décennies de violence.

    Bien que nous saluions cette avancée importante, il reste beaucoup à faire. Les membres du M23 doivent être désarmés et démobilisés.

    Les auteurs de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité doivent répondre de leurs actes. Un dialogue régional portant sur la paix et la sécurité doit évoluer dès à présent, afin de renforcer la coopération régionale et de résoudre les causes sous-jacentes du conflit une fois pour toutes.

    Le Potentiel

  • Les 11 points convenus entre le gouvernement et le M23

    Les 11 points convenus entre le gouvernement et le M23

    kampala-Le communiqué final conjoint de la CIRGL et de la SADC résume en onze points les matières « négociées et convenues par le Gouvernement de la RDC et le M23 » :

    1. Amnistie pour les membres du M23 uniquement pour faits de guerre et d’insurrection ;
    2. Dispositions transitoires de sécurité conduisant  au désarmement et a la démobilisation;
    3. Libération des membres du M 23 détenus par le Gouvernement de la RDC pour faits de guerre et d’insurrection;
    4. Décision   par   le M23 de mettre fin à la rébellion et de se transformer en un parti politique légitime;
    5. Démobilisation des anciens combattants du M23;
    6. Retour des réfugies et personnes déplacées internes dans leurs foyers ;
    7. Création d’une commission chargée de la question des biens spoliés, extorqués, volés, pillés et détruits, terres comprises ;
    8. Réconciliation nationale et justice ;
    9. Réformes sociales, sécuritaires et économiques ;
    10. Mise en œuvre des conclusions de la réévaluation de la mise en œuvre de l’Accord du 23 Mars 2009 ; et
    11. Mécanisme de mise en œuvre,  suivi et évaluation pour les positions arrêtées.
  • Interview  de Museveni à Paris après le sommet de l’elysée

    Interview de Museveni à Paris après le sommet de l’elysée

    Yoweri Museveni- President Ougandais
    Yoweri Museveni- President Ougandais

    -Son pays ne fait pas partie des pays africains les plus liés à la France, mais le président ougandais, Yoweri Museveni était à Paris le week-end dernier, du 6 au 7 décembre, pour le sommet Afrique-France. Un sommet essentiellement consacré aux questions de sécurité sur le continent. Des questions qui touchent l’Ouganda concerné par la situation en Centrafrique où opère la sanglante rébellion de la LRA de Joseph Kony depuis qu’elle a été chassée d’Ouganda, mais aussi la RDC, puisque Kampala a été un médiateur critiqué dans la crise qui oppose le gouvernement congolais à la rébellion du M23. Des sujets sur lesquels revient Yoweri Museveni, invité de Sonia Rolley.

     

    RFI : Les autorités centrafricaines disent que Joseph Kony, le chef de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA), est sur leur territoire et qu’il veut négocier. Quelle est votre position à ce sujet ?

    Yoweri Museveni : Non, c’est une perte de temps. S’il veut sortir du maquis, il n’a qu’à le faire. Il n’y a pas de raison de négocier. Le temps de la négociation est passé depuis longtemps. Nous sommes en train de le chasser. Nos forces sont sur le terrain et sont après lui. Il y a quelques jours, nous avons tué une vingtaine des ses compagnons. On le poursuit et on finira par l’avoir.

     Donc vous espérez toujours pouvoir l’attraper ?

    Oui, c’est ce que nous allons faire, l’arrêter ou le tuer.

    A propos de l’est du Congo, le M23 est aujourd’hui défait militairement sur le terrain. Pourquoi est-ce encore nécessaire de signer un document qui conclut les pourparlers de Kampala ?

    Il y a des questions politiques et sociales qu’il faut résoudre pour stabiliser la situation en RDC. Donc, un accord sera signé. Là-dessus, nous nous sommes mis d’accord.

    Les présidents ougandais et congolais veulent une reprise des discussions avec le M23

    Mais est-ce que vous souhaitez que ce soit un accord ou la signature d’une déclaration est suffisante ?

    Peu importe le titre, ce qui compte, c’est le contenu. Peu importe le nom que vous lui donnerez, mais ils signeront un document.

    Plusieurs des commandants du M23, réfugiés en Ouganda, sont sous le coup de sanctions des Nations unies, des Etats-Unis ou encore visés par le gouvernement congolais, comme Sultani Makenga. Allez-vous, par exemple, les renvoyer au Congo pour qu’ils soient jugés ?

    Nous allons suivre ce que nous dit la loi. Nos lois internes et les lois internationales. C’est le procureur général de la République qui me conseille dans ce domaine. C’est lui qui me dira quelle est la procédure à suivre.

    Mais vous n’allez pas les protéger et les garder sur votre territoire ?

    Ca dépend de ce que dira la loi. Mais si nos conseillers juridiques nous disent que c’est la démarche à suivre, c’est ainsi que nous gérerons ce problème.

    Pourquoi est-ce que les ADF-Nalu sont une menace et est-ce que les combattre devrait être une priorité pour la brigade d’intervention de la Monusco ?

    Ce n’est pas une menace pour nous, c’est une menace pour les Congolais. Cela fait des années qu’ils tuent des Congolais. En ce qui nous concerne, bien sûr, l’armée est toujours à la frontière, sur le pied de guerre. Nous voulons qu’ils puissent se reposer et que la situation ne soit plus tendue. Pour nous, c’est juste une question d’être plus détendu. Pour le Congo, c’est une question de sécurité. C’est le Congo qu’ils dérangent vraiment, pas nous.

    Mais est-ce que vous poussez la communauté internationale et la Monusco de faire de la lutte contre les ADF-Nalu une priorité ?

    C’est ce qu’ils devraient faire. Ils sont venus pour ça. Pour nettoyer l’est du Congo de tous ces groupes terroristes. Et cela pour le bien du peuple congolais.

    L’envoyé spécial des Etats-Unis pour les Grands Lacs plaide pour un dialogue régional entre l’Ouganda, le Rwanda, le Congo, le Burundi et peut-être la Tanzanie. Est-ce que vous pensez que c’est une bonne solution pour résoudre les problèmes des Grands Lacs ?

    Il m’en a parlé, mais je n’ai pas encore eu le temps de me faire une opinion. Laissez-moi y penser et je vous donnerai ma réponse.

     Cela fait plus de 20 ans qu’il y a des conflits dans la région. Qu’est-ce qui devrait être fait pour les résoudre et pour faire que les pays de la région se fassent confiance ?

    Ce n’est pas un problème de confiance entre les pays de la région. C’est un problème d’idéologie. Il faut que chacun des dirigeants ait une vision claire de la manière dont il faut unir sa population. Il faut être nationaliste, contre le sectarisme de manière à ce qu’au sein de chacune de ses populations, les gens se considèrent comme des frères et sœurs. Une fois que ça, c’est fait, tout devient plus facile. Je crois vraiment que le problème est surtout idéologique. Les gens se trompent sur la définition même de leurs problèmes. Et c’est comme ça qu’on se retrouve avec ces conflits sans fin.

    Mais par exemple, le gouvernement congolais ne vous faisait pas complètement confiance pour assurer la médiation avec le M23. Il considérait que vous étiez partial et même que vous souteniez la rébellion. Et ça, c’est un problème de confiance ?

    Nous avons récupéré toutes les armes que les rebelles ont utilisées. On va savoir d’où elles viennent. Si elles viennent d’Ouganda, ça va se savoir. Et deuxièmement, si ces rebelles étaient vraiment soutenus par l’Ouganda, ils auraient un problème beaucoup plus sérieux que ce qu’ils sont aujourd’hui.

    RFI

  • Les pourparlers entre Kinshasa et le M23 s’achèvent par la “déclaration de Nairobi”

    Les pourparlers entre Kinshasa et le M23 s’achèvent par la “déclaration de Nairobi”

    Francois-Mwamba-En marge des festivités du cinquantenaire de l’indépendance du Kenya, les délégations du Mouvement du 23-Mars (M23, ex-rébellion défaite dans l’est de la RDC) et du gouvernement congolais se sont accordées sur une formule en trois temps pour consacrer la fin des pourparlers de Kampala.

    C’est finalement à Nairobi qu’ont pris fin, le 12 décembre, les pourparlers entamés depuis fin 2012 à Kampala entre le Mouvement du 23-Mars (M23), et le gouvernement congolais. Mais les deux parties ont signé, chacun de leur côté, un document spécifique, en marge des festivités commémoratives du cinquantenaire de l’indépendance du Kenya.

    Selon François Muamba, le coordonnateur congolais du Mécanisme national de suivi de l’accord-cadre d’Addis-Abeba, “trois documents” étaient sur la table dans la capitale kényane. Le premier, celui du M23, devait réaffirmer sa déclaration de fin de rébellion rendue public le 5 novembre, quelques heures après la défaite militaire.

    “Dans le deuxième document, le gouvernement [congolais, représenté sur place par son ministre des Affaires étrangères, Raymond Tshibanda, NDLR] ne devait que prendre acte de la déclaration du M23” et s’engager à garantir aux ex-combattants du mouvement rebelle une “réinsertion sociale”.

    La Déclaration de Naïrobi, troisième document, tire enfin les conséquences de ces deux documents et consacre la fin du processus de Kampala. Un “document historique” signé par le président ougandais et médiateur Yoweri Museveni (pour le compte de la Conférence internationale pour la région des Grands Lacs, CIRGL) et la présidente du Malawi, Joyce Banda (pour la SADC), en présence du président kényan, Uhuru Kenyatta, a indiqué Manoah Esipisu, porte-porole de la présidence kényane.