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  • Tabu Ley est mort

    Tabu Ley est mort

    Tabu-Ley-L’icône de la rumba congolaise Tabu Ley décédé samedi 30 novembre dans un hôpital bruxellois.

    Pascal Tabu Ley, dit «Seigneur Tabuley Rochereau», est décédé samedi 30 novembre à Bruxelles, en Belgique. Le célèbre chanteur congolais était dans le coma depuis plusieurs jours. Selon

    son fils Charles Tabu, joint par Radio Okapi, Tabu Ley est mort de suite de diabète après avoir été terrassé par un accident cardiovasculaire il y a plus de deux ans.

    Le musicien et chanteur Congolais Pascal Tabu Ley est mort samedi matin à l’hôpital Saint-Luc à Bruxelles en Belgique des suites d’une longue maladie.

    Il ne s’était jamais complètement remis de son accident cardiovasculaire deux ans auparavant.

    D’après son fils Marc Tabu, l’artiste a été admis à l’hôpital suite à une infection.

     

    Né dans la ville de Bandundu, dans la République Démocratique du Congo, Pascal Tabu Ley chante d’abord à l’église et dans les chorales scolaires.

    Il rejoint ensuite le ministère de l’Education nationale comme fonctionnaire puis responsable administratif et financier à l’Athénée de la Gombe.

    Il commence à composer ses morceaux dans les années 50.

    Sa carrière musicale décolle en 1956 après un duo avec le chanteur Grand Kallé, considéré comme le père de la musique congolaise moderne.

    Celui qui sera désormais connu sous le nom de “seigneur Rochereau” rejoint alors le grand African Jazz.

    Le grand public le découvre à travers les titres “Kelya”, “Adios Tété” et “Bonbon sucré”.

    Avec sa formation African Fiesta Flash, il donne une série de concerts à l’Olympia en 1970.

    C’est le premier Africain à se produire sur scène dans cette grande salle parisienne.

    Sa musique est très inspirée par la pop et rhythm and blues.

    Son fils Marc Tabu se souvient du père mais aussi de l’artiste: “je garde le souvenir d’un bon père et aussi d’un grand musicien, on ne l’a pas seulement apprécié comme papa mais aussi comme un grand artiste de notre continent”.

    Le rappeur Français Youssoupha serait également le fils de la star de la rumba congolaise.

    L’artiste estime que son père aurait eu au moins 68 enfants au cours de sa vie.

     

     

  • MISE EN SERVICE, CE LUNDI, DES DRONES DE L’ONU

    MISE EN SERVICE, CE LUNDI, DES DRONES DE L’ONU

    Drone Americain
    Drone Americain

    -Et de deux. Après la présentation, hier, d’un nouveau bataillon commando d’intervention rapide des FARDC, la sécurité et la défense du pays va être renforcée avec le lancement des drones pour assurer la surveillance des frontières et la lutte contre l’exploitation illicite des minerais de la RDC. Joseph Kabila offre finalement au Congo l’apothéose en cette fin d’année 2013 !

     Chaque jour qui passe voit la sécurité s’améliorer en République Démocratique du Congo. La réorganisation, en profondeur et dans le silence absolue, des FARDC a produit un résultat aussi spectaculaire qu’éclatant avec la mise en déroute des rebelles pro-rwandais du M23. L’affront de novembre 2012, avec la prise de Goma, aura été lavé de la plus belle manière. L’ennemi avait cru réussir un coup historique en jouant de la fourberie. On croyait faire face à une opération de police alors qu’il s’agissait d’une guerre d’agression.

    Joseph Kabila l’a compris et s’est attelé à réorganiser l’armée au milieu des quolibets de tous genres. La fin justifie les moyens, dit-on, mais l’humilité précède la gloire. Les Congolais, eux, savent qu’on ne va pas à la chasse avec des bavards. Joseph Kabila aura usé de toutes ces sagesses pour assumer ses responsabilités de garant de la Nation.

    C’est sous ce statut que le Chef de l’Etat a aussi sensibilisé la communauté internationale sur le drame qui se déroulait à l’Est de la RDC avec des implications dans la région des Grands lacs qui courait le risque d’un nouvel embrasement. La démarche a produit des fruits au-delà des attentes puisque la question a été inscrite à l’agenda diplomatique international. Des sommets ont succédé aux réunions de haut niveau. Aujourd’hui, en plus du déploiement d’une brigade d’intervention de l’ONU, la sécurité à l’Est de la RDC vient d’être renforcée avec la mise en service, dès ce lundi 2 décembre 2013, des drones promis par l’ONU.

    Cette mise en service a été précédée par l’installation, au Nord Kivu de la base opérationnelle qui sera chargée de gérer ces engins de surveillance. Les informations qu’ils rapporteront permettront, outre le renforcement de la sécurité, de lutter contre l’exploitation illicite des ressources naturelles de la RDC.

    Les temps ont donc changé, et les Congolais peuvent envisager l’avenir et le développement du Congo avec plus de sérénité. Outre ces drones, en effet, les rangs des FARDC ne cessent d’être renforcés en capacité. Hier vendredi 29 novembre, un nouveau bataillon commando a terminé sa formation à Kindu, sous l’encadrement d’une centaine d’instructeurs belges et congolais. Ce bataillon s’ajoute à deux autres formés il y a un peu plus de quatre ans par les mêmes instructeurs. L’un de ces bataillons a été d’un apport décisif dans la mise en déroute du M23 et la désillusion de ses parrains rwandais et ougandais.

    Pascal Debré MPOKO

  • Des révélations de New York Times sur la complicité dans la relation entre Paul Kagame et l’ambassadrice des Etats-Unis à l’ONU, Susan Rice

    Des révélations de New York Times sur la complicité dans la relation entre Paul Kagame et l’ambassadrice des Etats-Unis à l’ONU, Susan Rice

    Kagame-susan-Près de deux décennies après que l’administration Clinton se soit abstenue d’intervenir dans le génocide au Rwanda, les Etats-Unis sont sous le feu de sévères critiques pour leur manque de réaction énergique dans une autre crise africaine marquée par des atrocités et des meurtres brutaux, cette fois chez le voisin du Rwanda, la République démocratique du Congo.

    Alors que le président Obama et la secrétaire d’État Hillary Rodham Clinton ont reçu une partie du blâme, les critiques de la politique de l’administration Obama en Afrique ont mis l’accent sur le rôle de Susan E. Rice, l’ambassadeur américain auprès de l’ONU et candidate de premier plan pour succéder à Mme. Clinton, dans l’échec de l’administration à prendre des mesures contre le pays qu’ils considèrent comme une cause majeure de la crise congolaise, le Rwanda.

    Plus précisément, ces critiques – des représentants des organisations des droits de l’homme et des diplomates des Nations Unies – affirment que l ‘administration n’a pas mis assez de pression sur le président du Rwanda, Paul Kagame, pour mettre fin à son soutien au mouvement rebelle dont la récente prise de la ville stratégique de Goma, au Congo a déclenché une crise nationale dans un pays qui a déjà perdu plus de trois millions de personnes dans plus d’une décennie de combats. Le soutien par le Rwanda est considéré comme vital pour le groupe rebelle, connu sous le nom de M23.

    Le soutien à M. Kagame et au gouvernement rwandais a fait l’objet de la politique étrangère américaine depuis qu’il a mené le Front patriotique rwandais dominé par les Tutsis à la victoire sur le gouvernement en place en Juillet 1994, a conséquemment mis une fin effective au génocide rwandais. Mais, selon les organisations des droits de l’homme et des diplomates aux Nations Unies, Mme Rice a été à l’avant-garde des efforts pour protéger le gouvernement rwandais, et M. Kagame en particulier, de la censure internationale, bien que plusieurs rapports des Nations Unies aient jeté le blâme pour la violence au Congo sur M. Kagame.

    Un haut responsable du gouvernement a déclaré samedi que Mme Rice n’a pas été en freelance, et que la politique américaine envers le Rwanda et le Congo était de travailler avec tous les pays de la région pour un règlement négocié du conflit.

    Des collaborateurs de Mme Rice reconnaissent qu’elle est proche de M. Kagame et que le gouvernement de M. Kagame était son client alors qu’elle travaillait à Intellibridge, une société d’analyse stratégique à Washington. Mme Rice, qui a servi comme l’ expert de haut niveau au département d’État en affaires africaines dans l’administration Clinton, a aussi travaillé au sein de la firme avec plusieurs autres anciens responsables de l’administration Clinton, y compris David J. Rothkopf, qui était un sous-secrétaire par intérim du département du Commerce, M. Anthony Lake , M. Clinton conseiller à la sécurité nationale, et John M. Deutch, qui était directeur de la Central Intelligence Agency.

    Payton Knopf, porte-parole de Mme Rice, a d’abord refusé de dire si son travail avec le Rwanda à Intellibridge affecté ses relations avec le pays dans son poste actuel en tant qu’ambassadeur. Mais lundi, M. Knopf a déclaré: «conseil brève Ambassadeur Rice à Intellibridge n’a eu aucune incidence sur son travail au sein des Nations Unies. Elle met en œuvre la politique adoptée aux États-Unis à l’ONU  »

    Il y a deux mois, lors d’une réunion avec ses homologues français et britanniques à la Mission française auprès des Nations Unies, selon un diplomate occidental en connaissance de cette réunion, Mme Rice s’est fermement opposé à l’appel lancé par l’ambassadeur français, Gérard Araud, pour explicitement «citer et embarrasser » M. Kagame et le gouvernement rwandais pour son soutien au M23, et à sa proposition d’envisager des sanctions pour faire pression sur le Rwanda pour abandonner le groupe rebelle.

    «Écoutez Gérard, » a-t-elle dit, selon le diplomate. «C’est la R.D.C. Si ce n’était pas le M23 qui faisait cela, ce serait un autre groupe. » L’échange a été rapporté dans la revue Foreign Policy la semaine dernière.

    Quelques semaines plus tard, Mme Rice a de nouveau intervenu pour protéger M. Kagame. Après avoir retardé pendant des semaines la publication d’un rapport des Nations unies dénonçant le soutien du Rwanda pour le M23 et s’être opposée à toute référence directe au Rwanda dans les déclarations et les résolutions des Nations Unies sur la crise, Mme Rice est intervenu pour diluer une résolution du Conseil de sécurité qui condamnait le M23 pour viols, exécutions sommaires et le recrutement d’enfants soldats. La résolution a exprimé sa «profonde inquiétude» au sujet des soutiens externes appuyant la M23. Mais Mme Rice a réussi à éviter que la résolution ne nomme explicitement Rwanda quand elle a été adoptée le 20 novembre.

    M. Knopf, le porte-parole de Mme Rice, a déclaré que l’avis des États-Unis était que les négociations diplomatiques délicates en cours entre le Rwanda, le Congo et l’Ouganda aurait pu être affectées négativement si la résolution du Conseil de sécurité avait explicitement nommé le Rwanda. «En collaboration avec nos collègues du Conseil de sécurité, les États-Unis ont aidé à élaborer une résolution forte renforçant les efforts diplomatiques délicats en cours à Kampala», a déclaré M. Knopf.

    Les négociations ont échoué par la suite, et le M23 a continué à faire des progrès dans l’est du Congo. La semaine dernière, le M23 s’est retiré de Goma, mais a laissé des agents et restent à proximité de la ville.

    M. Knopf a refusé de confirmer ou de nier la conversation relatée par le diplomate des Nations Unies entre Mme Rice et l’ambassadeur français. Mais il a dit que «Mme Rice a fréquemment et publiquement condamné les abus odieux perpétrés par le M23 dans l’est du Congo», ajoutant que les Etats-Unis soutenaient « les efforts visant à mettre fin à la rébellion, y compris en imposant des sanctions américaines et des Nations Unies contre les dirigeants et les commandants du M23.  »

    Les critiques de Mme Rice disent que c’est le nœud du problème de la réponse américaine à la crise au Congo: il ne tient pas compte, pour l’essentiel, du rôle joué par M. Kagame dans le soutien au M23, et, comme on pourrait s’y attendre, risque de répéter les erreurs du génocide en ne penchant pas pour excès d’action agressive. « Je crains que notre regret collectif de ne pas avoir arrêté le génocide rwandais, ressenti par tous ceux qui ont travaillé pour l’administration Clinton, ne conduise à des politiques qui ont éludé les autres vagues d’atrocités au Congo, que nous devrions également regretter », a déclaré Tom Malinowski, le directeur pour Washington de Human Rights Watch, qui a travaillé en étroite collaboration avec Mme Rice à la fois dans l’administration Clinton et après.

    « Depuis près de 20 ans maintenant, les prémisses de la politique américaine ont été que la persuasion tranquille est le meilleur moyen de dissuader le Rwanda de soutenir les criminels de guerre au Congo», a déclaré M. Malinowski. « Ca a pu avoir un sens à une époque, mais après des années où le Rwanda a fait ce que les Etats-Unis l’ont exhorté à ne pas faire, contribuant ainsi à la mort de civils en masse, et a violé les résolutions de l’ONU parrainées par les États-Unis, le temps de parler clairement et d’imposer des sanctions est venu.  »

    Quand Mme Clinton a comparu devant les journalistes le 28 novembre pour parler de la prise de Goma par le M23 de Goma, elle aspergeait ses points de discussion à une demande que le groupe rebelle retirer, appelant l’impact humanitaire « dévastateur », avec 285.000 personnes forcées de fuir leurs maisons , les travailleurs de la santé ont enlevé et tué, et les travailleurs civils sous la menace de la mort. Mais elle ne fait aucune mention du rôle du Rwanda sauvegarde du groupe rebelle, ce qui limite son inclusion du Rwanda à une mention de négociations avec le Rwanda, l’Ouganda et le Congo pour tenter d’obtenir un cessez-le-feu.

    «Le M23 n’existerait probablement plus aujourd’hui sans le soutien du Rwanda», a déclaré Jason K. Stearns, auteur de « Dancing in the Glory of Monsters: L’effondrement du Congo et la Grande Guerre de l’Afrique » « Il est intervenu pour empêcher le mouvement de s’effondrer et a fourni un soutien militaire crucial pour chaque grande offensive.  »

    Johnnie Carson, le secrétaire d’État adjoint aux affaires africaines, a noté que les Etats-Unis ont coupé une partie de son financement militaire pour le Rwanda – environ $ 250.000. Mais l’armée rwandaise continue de recevoir une solide formation américaine, de l’équipement et de l’aide financière. Dans une interview, il dit: «Il n’y a pas une once de différence entre moi et Mme Rice sur cette question », ajoutant que la diplomatie silencieuse était mieux que crier publiquement M. Kagame.

    Mme Rice, qui est dans l’œil de la tempête politique pour son interprétation de l’attaque contre la mission américaine à Benghazi de la 11 septembre 2012, en Libye, a refusé d’être interviewé pour cet article. Mais ces derniers jours, elle semble avoir tenté de se distancier publiquement du M23 – mais pas encore de M. Kagame. Le 3 décembre, elle a posté sur sa page Facebook: « Les Etats-Unis condamne dans les termes les plus forts la violence horrible du M23. Tout appui extérieur doit cesser «, dans une référence à l’action au Sénat.

    Son post a suscité des réponses immédiates. « Condamner le viol mais ne pas nommer le violeur? » Dit l’un d’eux. «Quel genre de justice est-ce donc ? »

    Source: brt-africa.com

  • Mandats présidentiels : onze hommes, une femme… un même dilemme

    Mandats présidentiels : onze hommes, une femme… un même dilemme

    Les chefs d’Etats de l’Union africaine réunis à Addis-Abeba, le 27 janvier 2013.
    Les chefs d’Etats de l’Union africaine réunis à Addis-Abeba, le 27 janvier 2013.

    -Les présidents finissent souvent par croire que ce qui est bon pour eux l’est aussi pour leur pays. La loi fondamentale de leur pays leur interdit en principe de se représenter. À moins qu’elle ne change… Douze présidents africains sont concernés par la tentation du mandat de trop.

    MOZAMBIQUE

    Armando Guebuza 70 ans
    Échéance électorale avril 2014

    Article 147 : la durée du mandat du président de la République est de cinq ans. Le président de la République ne peut être réélu qu’une seule fois.

    Réélu en 2012 à la tête du Frelimo, parti au pouvoir, Armando Guebuza a annoncé qu’il ne briguera pas de troisième mandat. Pourtant, beaucoup, y compris dans son entourage, lui prêtent des intentions contraires, entretenant ainsi le doute.

    NAMIBIE

    Hifikepunye Lucas Pohamba 78 ans
    Échéance électorale novembre 2014

    Article 29 : Le mandat du président est de cinq ans. Une personne ne peut exercer les fonctions plus de deux mandats.

    Son prédécesseur Sam Nujoma avait brigué et remporté un troisième mandat, après avoir modifié la Constitution. Mais Hifikepunye Lucas Pohamba apparaît comme un homme respectueux des lois qui, semble-t-il, n’envisage pas de prendre le chemin contesté de son aîné.

    CENTRAFRIQUE

    Michel Djotodia 64 ans
    Échéance électorale début 2015

    Accords de Libreville. Article 1 : Le président de la République en fonction ne peut se représenter pour un autre mandat. Article 6 : le Premier ministre ainsi que les autres membres du gouvernement de transition ne peuvent être candidats à la prochaine élection présidentielle.

    Pas question pour Michel Djotodia de succéder à lui-même en 2015. Il est sous très haute surveillance de la communauté internationale et il sait qu’en toute hypothèse il n’aurait aucune chance d’être élu, tant la Séléka est impopulaire.

    TANZANIE

    Jakaya Kikwete 63 ans
    Échéance électorale octobre 2015

    Article 40 et 42 : Le président occupe le poste pour une période de cinq ans. Nul ne peut être élu plus de deux fois.

    Élu en décembre 2005, Jakaya Kikwete a acquis une stature nationale et sous-régionale. Il pourrait être tenté de rester, soutenu par ses partisans qui avancent son “jeune âge” (63 ans) et ses bons résultats. L’escale du président américain Obama lors de sa tournée de juillet en Afrique a été perçue par ses proches comme un feu vert.

    BURKINA FASO

    Blaise Compaoré 62 ans
    Échéance électorale novembre 2015

    Article 37 : Le président est élu pour cinq ans au suffrage universel direct, égal et secret. Il est rééligible une fois.

    Blaise Compaoré esquive toute question sur ce sujet brûlant. Selon de bonnes sources, après avoir longtemps hésité, il serait presque décidé à se représenter. Au forceps ?

    BÉNIN

    Thomas Boni Yayi 61 ans
    Échéance électorale mars 2016

    Article 42 : Le président de la République est élu au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans, renouvelable une seule fois.

    Thomas Boni Yayi a juré au pape, à François Hollande et à Barack Obama qu’il ne se représenterait pas. Quelles que soient ses envies, il lui sera difficile de se dédire après de tels serments – publics qui plus est.

    CONGO-BRAZZAVILLE

    Denis Sassou Nguesso 70 ans
    Échéance électorale juillet 2016

    Article 57 : Le président de la République est élu pour sept ans au suffrage universel direct. Il est rééligible une fois.

    Denis Sassou Nguesso ne s’est pas prononcé. Mais sa candidature est de plus en plus considérée comme probable. Via un référendum constitutionnel sur un changement de régime ?

    RDC

    Joseph Kabila 42 ans
    Échéance électorale décembre 2016

    Article 70 : Le président de la République est élu au suffrage universel direct pour une durée de cinq ans renouvelable une seule fois.

    Joseph Kabila a affirmé qu’il respecterait “l’esprit et la lettre” de la Constitution. Mais un report de deux ans de l’élection présidentielle est envisagé.

    RWANDA

    Paul Kagamé 56 ans
    Échéance électorale juillet 2017

    Article 101 : Le président de la République est élu pour un mandat de sept ans renouvelable une seule fois. Nul ne peut exercer plus de deux mandats présidentiels.

    Paul Kagamé a toujours répété qu’il se soumettrait à la Constitution. Mais il a laissé s’ouvrir un débat national sur la paix, la sécurité et le développement du Rwanda dont devrait découler l’identité (secondaire à ses yeux) de la personnalité le mieux à même de garantir ces valeurs cardinales. Lui-même ? C’est probable.

    BURUNDI

    Pierre Nkurunziza 49 ans
    Échéance électorale juin 2015

    Article 96 : Le président de la République est élu au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans renouvelable une fois.

    Pierre Nkurunziza, “premier président de la période post-transition”, fait abstraction de son mandat de 2005 puisque élu au suffrage indirect “à titre exceptionnel”. Ses détracteurs n’y voient qu’une manoeuvre pour se maintenir au pouvoir. La bataille se jouera sur le terrain juridique.

    SIERRA LEONE

    Ernest Bai Koroma 60 ans
    Échéance électorale 2017

    Article 46 : Nul ne peut exercer les fonctions de président pendant plus de deux mandats de cinq ans chacun.

    Ernest Bai Koroma est déjà sur les rails d’une troisième candidature. Même s’il nie cette ambition, l’ouverture d’un vaste chantier de réforme de la Constitution en mai ainsi que les déclarations de ses plus proches collaborateurs contredisent ses propos.

    LIBERIA

    Ellen Johnson Sirleaf 75 ans
    Échéance électorale novembre 2017

    Article 50 : Le président est élu au suffrage universel […] pour un mandat de six ans […] Nul ne peut siéger comme président pendant plus de deux mandats.

    Ellen Johnson Sirleaf a pris goût au pouvoir. À l’aube de sa réélection fin 2011, elle disait vouloir “terminer ce qu’elle avait commencé”. En 2017, elle devrait toutefois respecter la Constitution, consciente des risques de troubles qui pourraient survenir si elle s’accrochait à son poste.

    Avec Jeune Afrique

  • L’Udps déclare rallier Kabila et réclame des postes ministériels et dans les entreprises

    L’Udps déclare rallier Kabila et réclame des postes ministériels et dans les entreprises

    Logo_UDPS-Bureau d’Etudes, Expertise et Stratégies
     Nos conditions pour faire partie des Institutions étatiques d’union et de cohésion nationale.
     1. Tolérer «Joseph Kabila» à la tête de notre Pays jusqu’a ce jour et accepter même de faire partie des Institutions étatiques avec lui est déjà pour nous une concession trop grande. L’UDPS et le Peuple congolais ont démontré à leur tour, lors des élections du 28 novembre 2011, que la Vérité, la Justice et le Peuple contiennent une force intrinsèque invincible qui s’est révélée comme telle de façon transhistorique et ubiquitaire. Ceux qui pensent que notre Pays fait totalement exception et qu’ils peuvent mépriser, bafouer, contrecarrer et piétiner la Vérité, la Justice et la Volonté libre et souveraine du Peuple et cracher dessus ont été et seront encore davantage tôt ou tard rattrapés par ces évidences, et plus ils seront montés par la force, la violence, les hold-up électoraux dans leur arrogance, orgueil, pouvoir et puissance, plus dramatique sera leur chute et plus déshonorante leur humiliation. En effet, malgré le fait que 1’UDPS et le Peuple Congolais n’ont pas été associés à la rédaction de la Constitution et de la loi électorale et ne comptaient pas leurs Dignes Représentants et Témoins au sein de la CENI et bien que le pouvoir organisateur ait battu le record mondial dans le recours à tout l’arsenal disponible aujourd’hui des tripatouillages constitutionnels, des fraudes, des intrigues, des irrégularités, des anomalies et des intimidations en faveur du Candidat du pouvoir organisateur des élections du 28 novembre 2011, l’incroyable s’est produit à l’issue de ces élections: le Candidat du pouvoir organisateur a perdu l’Election Présidentielle.
     Ce Candidat a été à la fois disqualifié selon sa propre Constitution et sa propre loi: ses voix de vote ne devaient même pas être comptées. Et plus grave encore: il a même perdu cette Election dans les urnes si l’on compte les voix de vote selon la vérité des urnes et la justice. C’est M. Etienne Tshisekedi qui a remporté l’Election Présidentielle. La CENI présidée par l’un des Membres Fondateurs du PPRD (Conglomérat politico-militaire du pouvoir organisateur) et constituée uniquement des représentants du pouvoir organisateur a publié de faux résultats et la Cour Suprême de Justice constituée de membres nommés par le Candidat malheureux a entériné ces faux résultats. L’UDPS dispose des Documents qui s’approchent beaucoup plus près de la Vérité des urnes et de la Justice.
     La publication des faux résultats par la CENI et leur entérinement par la Cour Suprême de Justice n’ont pas soulevé à travers tout le Pays l’allégresse et les scènes des liesses populaires. Le Peuple Congolais ne se reconnaît ni dans le pouvoir déchu ni dans ses animateurs désavoués.
     La CENI et la Cour Suprême de Justice ont aggravé la rupture de confiance déjà existante entre le pouvoir d’invasion, d’occupation, de domination étrangère, de prédation et d’extermination. Le fossé profond et infranchissable déjà existant entre ce pouvoir et le Peuple Congolais s’est encore élargi. Et l’impasse politique est totale. Depuis le hold-up électoral jusqu’à ce jour règne à travers tout le Pays le Deuil National. Un Compatriote, le jeune Cédric Nyanza, s’est même immolé à Borna, dans le Bas Congo, puisqu’il ne s’était jamais imaginé que les êtres humains normaux pouvaient jusqu’à ce point se moquer de la Vérité et de la Justice et avoir un tel mépris contre la Volonté libre et souveraine du Peuple exprimée dans des circonstances extrêmement difficiles.
     L’organisation des concertations nationales, le nombre effrayant de plus de 600 recommandations qui en sont issues et la décision de gérer le Pays grâce aux Institutions étatiques d’Union et de Cohésion nationales consacrent l’aveu de l’échec et de l’incapacité du pouvoir déchu de faire quelque chose de positif, de bien, de sérieux, de valable et de crédible.
     2. Ni une capitulation, ni une reddition, ni un quelconque renoncement à poursuivre le Combat de libération nationale, mais démonstration de notre volonté politique et de notre pragmatisme nécessaires pour le triomphe de l’Intérêt Supérieur de la Patrie et du Peuple. Tous les chiffres publiés par les Organisations Internationales crédibles démontrent que les paramètres vitaux du Pays deviennent chaque jour davantage plus que préoccupants, alarmants et dans le rouge. Notre Pays est aujourd’hui menacé de disparition et notre Peuple est menacé de génocide complet.
     Ne pas agir, c’est manquer à notre devoir d’assister une personne en danger de mort, c’est trahir notre vision patriotique, démocratique, humaniste, humanitariste et écologiste.
     Continuer à tolérer «Joseph Kabila» à la tête de notre Pays jusqu’à ce jour et aller même jusqu’à accepter de faire partie des Institutions étatiques avec lui est pour nous une concession trop grande. Nous faisons cette trop grande concession uniquement pour l’Intérêt Supérieur de notre Pays aujourd’hui menacé de disparition et pour l’intérêt Supérieur de notre Peuple aujourd’hui menacé de génocide complet.
     Les usurpateurs accrochés au pouvoir par la violence, le défi et la force n’ont ni la volonté politique ni la capacité de mettre fin à la Tragédie qui ne fait que s’aggraver ni de débloquer à eux seuls l’impasse politique qui perdure. Nous ne capitulerons jamais devant notre devoir sacré de sauver notre Patrie et notre Peuple: nous poursuivrons notre Combat de libération nationale à partir de l’intérieur même des institutions étatiques avec la même détermination, la même constance, la même loyauté, la même fidélité et le même courage par lesquels nous sommes toujours singularisés. Nous souhaitons ardemment que ceux qui resteront en dehors des Institutions étatiques forment un Corps compact, consistant, responsable et solidaire autour du Président du Parti et Président Elu, tous imprégnés toujours de la même vision et qu’ils poursuivent le Combat de libération nationale avec la même sincérité, la même loyauté et la même détermination
     3. Démilitarisation du Territoire Congolais et Force Internationale Neutre. Tous les groupes armés étrangers connus et les bataillons de l’Armée Patriotique Rwandaise abusivement appelés «Rebelles Congolais» et auteurs des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité, de crime de génocide, des massacres à large échelle, des violences sexuelles et du pillage illégal des richesses naturelles du Congo doivent être désarmés par la Brigade Spéciale de la MONUSCO, traduits devant la Justice Internationale ou sommés de quitter le Territoire Congolais.
     Les FARDC, les Croupes armés congolais, la Police nationale et les Services de Sécurité sont la continuité de la Force Publique coloniale et se sont illustrés par des crimes contre la population, les biens et les Forces démocratiques. Ils ne sont pas formés dans l’esprit et le système démocratiques et ils sont même infiltrés, dirigés par des étrangers. Ils doivent être désarmés par la Brigade Spéciale de la MONIJSCO et internés dans les Casernes.
     Les enfants enrôlés dans les groupes armés doivent être démobilisés et accompagnés dans leur réinsertion sociale selon la procédure de DDR.
     Les adultes qui veulent être démobilisés doivent être accompagnés par la procédure de DDR.
     Ceux qui veulent continuer à servir le Pays sous le Drapeau doivent être sélectionnés selon le profil définit par la CNS, les qualifications personnelles et le respect de l’équilibre régional et suivre pendant deux ans (2014-2016) une formation adéquate propre aux Corps semblables qui œuvrent dans l’esprit et le système démocratiques.
     Pendant deux ans (2014-2016) d’existence des Institutions étatiques de cohésion nationale, qu’une Force Internationale Neutre s’occupe de la sécurité et de la protection des Institutions, de leurs Animateurs, de la population, des biens, du maintien de l’ordre public, de l’intégrité du Territoire, de l’intangibilité des frontières.
     4. L’actualisation du compromis politique global issu de la CNS
     Nous rappelons qu’en vue de préparer une période de transition pacifique à l’avantage du peuple mais aussi des partenaires socio-économiques impliqués dans le processus de l’avènement de la IIIème République, des négociations se sont tenues du 6 avril 1992 au 30 juillet 1992 entre les Délégués de la CNS conduits par Mgr Monsengwo, le Président de la CNS et les Délégués de Mobutu. Ces négociations ont abouti au Compromis politique global adopté et signé par les Experts de la Présidence de la République d’une part et les Délégués de la CNS d’autre part. Au départ, les négociations s’étaient limitées aux deux grandes plates-formes que sont la Mouvance Présidentielle et l’Union Sacrée de l’Opposition. A la fin, elles se sont étendues à toutes les composantes et plates-formes de la CNS.
     Le 30 juillet 1992, au Palais du Peuple, les parties en présence se sont convenues sur les dix principes ci-après qui forment le Compromis politique:
     1. Neutralité de la Transition dans ce sens qu’elle n’applique pas la politique d’une tendance, mais celle de la Nation toute entière définie par la CNS et devant être gérée sans exclusive ni militantisme partisan. C’est une période de rassemblement de toutes les filles et de tous les fils du pays pour vaincre la crise.
     2. Dans la perspective de la démocratie pluraliste, désormais tout Zaïrois (aujourd’hui Congolais) doit jouir pleinement de tous les droits reconnus à la personne humaine et aux citoyens et les exercer effectivement.
     3, Désormais, toute personne, toute institution impliquée dans la gestion de l’Etat doit être contrôlée régulièrement et, le cas échéant, sanctionnée (positivement ou négativement).
     4. Aucune institution ne peut imposer sa volonté au peuple ou aux autres institutions.
     5. Chaque institution jouit des garanties suffisantes de son autonomie dans l’exercice des pouvoirs qui lui sont dévolus, sans que cela ne conduise au cloisonnement dans la direction des affaires nationales.
     6. Aucune institution, aucun organe ne peut se servir de ses pouvoirs constitutionnels pour gêner un autre ou l’empêcher d’exercer les siens.
     7. Le Président de la République, Institution Suprême de l’Etat et symbole de l’unité de la Nation, doit être mis à l’abri de tout ce qui peut entamer son prestige et sa crédibilité pendant la période de la Transition.
     8. Le Gouvernement est entièrement responsable de la gestion de la chose publique dont il rend compte à la Nation à travers le Haut Conseil de la République.
     9. La défense nationale incombe à tous les Zaïrois (aujourd’hui Congolais). Elle constitue le domaine de collaboration par excellence entre les plus hautes instances du pays.
     10. L’armée nationale doit être celle du développement. Elle assure la défense du territoire contre les agressions extérieures et participe, en temps de paix, à l’œuvre de l’édification nationale. Ainsi que l’a synthétisé Mgr Monsengwo, le Président du Bureau de la Conférence Nationale Souveraine lors de son adresse du 14 Août 1992, l’organisation concertée de la Transition reposait sur quatre compromis:
     – Compromis pour une concertation entre le Pouvoir et l’Opposition en vue d’aboutir à un texte constitutionnel codifiant cette organisation concertée de la Transition;
     – Compromis conciliant les éléments de la Constitution hérités de la IIème République avec les principes d’une Charte de la Transition entièrement nouvelle;
     – Compromis politique global impliquant toutes les composantes dans un nouvel esprit de conciliation comme dans une sorte de code de la Transition;
     – Compromis accepté par toutes les parties pour admettre le principe de faire assumer l’application du Code de la Transition par la CNS sous forme d’Acte.
     Nous proposons qu’un texte qui se rapproche de ce Compromis politique global, mutatis mutandis, soit adopté et signé entre le pouvoir déchu et nous en vue de gérer ensemble la période de deux ans (1er janvier 2014-1er janvier 2016).
     Qu’il y ait une collaboration franche, positive, loyale et constructive entre le Président de la République et le Premier Ministre, laquelle collaboration se traduira par la prise consensuelle des décisions, des concertations et des séances fréquentes de travail.
     Que le Président de la République n’ait aucun pouvoir de révoquer un Ministre ou un Fonctionnaire de l’Etat appartenant à l’Equipe amenée et conduite par l’UDPS au sein des Institutions étatiques. Que ce Pouvoir ne revienne qu’à cette équipe elle-même et à l’organisation interne de cette équipe.
     Que le même principe soit respecté par le Premier Ministre envers les Ministres et les Fonctionnaires de l’Etat appartenant à la Famille politique présidentielle. Que l’Assemblée Nationale soit présidée par une Personnalité neutre cooptée par les deux équipes. Nous proposons que cette Personnalité soit le Cardinal Laurent Monsengwo. Et qu’il soit assisté par deux Vice-Présidents: l’un de l’UDPS et l’autre du PPRD.
     Que le Sénat soit présidé par une Personnalité neutre cooptée par les deux équipes et que le nom de cette Personnalité soit proposé par le PPRD. Et que le Président soit secondé par deux Vice-Présidents: l’un du PPRD et l’autre de notre Equipe.
     5. Les Postes et les Ministères exigés au sein des Institutions étatiques de cohésion nationale.
     Selon les chiffres du pouvoir en place actuellement, 1’UDPS est la deuxième Force politique du Pays. Nous exigeons qu’ils soient alors conséquents dans le partage des postes dans toutes les Institutions étatiques du Pays.
     Parmi les postes et les ministères que nous exigeons, il y a notamment:
     La Primature;
     Le Ministère de la Justice;
     Le Ministère de l’Agriculture et de la Sécurité Alimentaire;
     La Banque Centrale;
     Le Ministère de l’Intérieur, Identification et Recensement de la Population, Décentralisation et Urbanisme;
     La Vice-Présidence de la CENI;
     Une Vice-Présidence de l’Assemblée Nationale;
     Une Vice-Présidence du Sénat;
     Le Ministère de l’Enseignement et Education;
     Le Ministère des Affaires sociales (introduction du système des Mutuelles, accès à l’eau potable, à l’électricité, au logement décent, aux soins de santé, à un enseignement obligatoire et gratuit; orphelinats, enfants de rue);
     Le Ministère des Infrastructures (administratives, sanitaires, énergétiques, routières, ferroviaires, maritimes et aériennes);
     Le Ministère des Finances;
     Le Ministère de Culture et Arts;
     Le Ministère des PME;
     La Création de la Chambre de la Bonne Gouvernance et de la Lutte contre la Corruption et contre l’impunité qui sera présidée par l’UDPS;
     La Création de la Chambre des Experts et Consultants présidée par l’UDPS;
     La Création de la Chambre des Chefs de Terre, Chefs Coutumiers et Sages présidée par le Chef Coutumier de notre obédience;
     Certaines Entreprises: la MIBA, la REGIDESO et la SNEL;
     Certains Gouvernorats: les deux Kasai, la Province Orientale, l’Equateur et le Nord-Kivu;
     Certains de nos Membres devront être coopés au Sénat et aux Assemblées provinciales;
     Les mêmes postes et ministères que nous réclamons au niveau fédéral devront nous être octroyés au sein des Institutions Provinciales (Gouvernements provinciaux et Assemblées provinciales).
     Pour la pacification de l’environnement politique, la stabilité du pays et la crédibilité et la priorité à accorder à la solution des problèmes du Peuple, les Institutions étatiques de cohésion et d’union nationale ne devront pas être remaniées jusqu’aux élections de 2016.
     Un pacte de fidélité et un code de bonne conduite devront être signés par chacun de nous devant l’opinion et en présence des Représentants des Décideurs Internationaux et les Chefs de Terre, Chefs Coutumiers et Sages de notre Pays.
     Fait à Bruxelles, le 18 Novembre 2013.
     Dr François Tshipamba Mpuila
    Source: Le Soft Online

  • L’avocat bruxellois de Bemba arrêté sur mandat d’arrêt CPI

    L’avocat bruxellois de Bemba arrêté sur mandat d’arrêt CPI

    Netherlands War Crimes Bemba-Les quatre hommes sont les premiers interpellés par la CPI, entrée en fonction à La Haye en 2003, pour subornation de témoins.

     Quatre hommes, dont un député congolais et l’avocat de l’ex-vice-président congolais Jean-Pierre Bemba, ont été arrêtés pour subornation de témoins dans le cadre du procès pour crimes contre l’humanité de M. Bemba, a annoncé dimanche la Cour pénale internationale (CPI).

    L’ex-rebelle Jean-Pierre Bemba, président du Mouvement de Libération du Congo (MLC), le parti du député interpellé et deuxième parti d’opposition de la République démocratique du Congo (RDC), est “suspecté des mêmes charges”.

    Celles-ci, ainsi qu’un mandat d’arrêt à son encontre, lui ont été signifiés “au quartier pénitentiaire de la CPI” à La Haye (Pays-Bas), “où il est détenu depuis le 3 juillet 2008” et jugé depuis fin 2010 pour des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité qu’aurait commis sa milice en 2002 et 2003 en Centrafrique, a précisé la cour dans un communiqué.

    Le député Fidèle Babala Wandu, l’avocat Aimé Kilolo, le membre de l’équipe de défense de M. Bemba en charge des dossiers, Jean-Jacques Mangenda Kabongo, et un des témoins de la défense, Narcisse Arido, ont été interpellés en vertu d’un mandat d’arrêt émis mercredi par la CPI.

    Celle-ci “a considéré qu’il y a des motifs raisonnables de croire que les personnes susmentionnées ont engagé leur responsabilité pénale en commettant des atteintes à l’administration de la justice, consistant en la subornation de témoins devant la CPI et en la production d’éléments de preuve faux ou falsifiés en connaissance de cause”, explique le communiqué.

    “Les suspects auraient constitué un réseau aux fins de produire des documents faux ou falsifiés et de corrompre certaines personnes afin qu’elles fassent de faux témoignages dans l’affaire concernant M. Bemba”, selon la même source.

    Le député Babala a été interpellé en RDC, arrestation annoncée plus tôt dans la journée par son parti, tandis que l’avocat de M. Bemba, Aimé Kilolo, a été interpellé à l’aéroport de Bruxelles. Jean-Jacques Mangenda Kabongo a été interpellé aux Pays-Bas et Narcisse Arido en France.

    M. Babala est actuellement en cours de transfert à La Haye, selon la CPI, qui ajoute que “la date de l’audience de sa première comparution devant la CPI sera annoncée prochainement”.

    Les trois autres suspects seront quant à eux “remis à la CPI ultérieurement conformément aux procédures judiciaires applicables dans ces trois pays”, Belgique, Pays-Bas et France, où ont eu lieu leurs interpellations, dit la même source.

    Les quatre hommes sont les premiers interpellés par la CPI, entrée en fonction à La Haye en 2003, pour subornation de témoins.

    RDC: un haut responsable du deuxième parti d’opposition abattu à Kinshasa

    Un haut responsable du MLC, deuxième parti d’opposition en République démocratique du Congo, a été abattu à Kinshasa dans la nuit de samedi à dimanche, a-t-on appris auprès du parti.

    Le président du Mouvement de libération du Congo (MLC) pour la province du Bas-Congo (Ouest), Lajos Bidiu Nkebi, “a été abattu devant chez lui, semble-t-il par des bandits armés”, a déclaré à l’AFP Germain Kambinga, porte-parole du MLC, sans pouvoir donner de plus amples détails.

    La Radio Okapi, parrainée par l’ONU et la Fondation Hirondelle, rapporte que la victime revenait d’un mariage quand elle a été attaquée.

    “A peine entré dans la parcelle, trois hommes cagoulés en civil ont surgi pour lui demander de l’argent (…) Avant de se retirer du lieu suite aux bruits des jeunes du quartier qui ont été alertés par la discussion, ces bandits armés lui ont tiré trois balles, deux dans le ventre, une dans le pied”, explique la radio sur son site internet, citant des “sources concordantes”.

    Lajos Bidiu Nkebi est le troisième haut responsable du MLC assassiné depuis 2008.

    Le 22 novembre 2011, le député Marius Gangale avait été abattu à Kinshasa par des hommes armés, alors qu’il se trouvait dans son véhicule. Et le 6 juillet 2008 Daniel Botheti, vice-président de l’Assemblée provinciale de Kinshasa, avait été abattu dans la capitale alors qu’il était escorté par son garde du corps.

     

    Le MLC est le deuxième parti d’opposition parlementaire, avec une trentaine de députés sur 500. Son chef, Jean-Pierre Bemba, est actuellement jugé par la Cour pénale internationale de la Haye, aux Pays-Bas. Il est accusé de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre qu’aurait commis sa milice en 2002 et 2003 en Centrafrique.

     

    Avec La Libre. be

  • Affaire Bemba :4 arrestations dont Fidèle Babala , Me Kilolo…

    Affaire Bemba :4 arrestations dont Fidèle Babala , Me Kilolo…

    cpi-Les 23 et 24 novembre 2013, les autorités néerlandaises, françaises, belges et de la République Démocratique du Congo ont procédé à l’arrestation de quatre suspects pour des atteintes présumées à l’administration de la justice dans le contexte de l’affaire Le Procureur c. Jean-Pierre Bemba Gombo, suite à un mandat d’arrêt délivré par le juge unique de la Chambre préliminaire II de Cour pénale internationale (CPI), M. le juge Cuno Tarfusser. Ce mandat d’arrêt, pour les mêmes charges, a également été signifié à Jean-Pierre Bemba Gombo au quartier pénitentiaire de la CPI où il est détenu depuis le 3 juillet 2008.

    M. le juge Cuno Tarfusser avait, le 20 novembre 2013, délivré un mandat d’arrêt à l’encontre de Jean-Pierre Bemba Gombo, son conseil principal Aimé Kilolo Musamba, Jean-Jacques Mangenda Kabongo (membre de l’équipe de la défense de M. Bemba, chargé de la gestion des dossiers de l’affaire), Fidèle Babala Wandu (membre du Parlement congolais, Secrétaire général adjoint du Mouvement pour la Libération du Congo), et Narcisse Arido (témoin cité à comparaître par la Défense).

    Le juge unique a considéré qu’il y a des motifs raisonnables de croire que les personnes susmentionnées ont engagé leur responsabilité pénale en commettant des atteintes à l’administration de la justice (article 70 du Statut de Rome), consistant en la subornation de témoins devant la CPI et en la production d’éléments de preuve faux ou falsifiés en connaissance de cause. Les suspects auraient constitué un réseau aux fins de produire des documents faux ou falsifiés et de corrompre certaines personnes afin qu’elles fassent de faux témoignages dans l’affaire concernant M. Bemba.

    Les autorités belges ont arrêté Aimé Kilolo Musamba, les autorités néerlandaises ont arrêté Jean-Jacques Mangenda Kabongo, tandis que Narcisse Arido a été arrêté par les autorités françaises suite aux demandes d’arrestation et de remise que leur avait adressées la CPI. Ils seront remis à la CPI ultérieurement conformément aux procédures judiciaires applicables dans ces trois pays. Fidèle Babala Wandu a été arrêté par les autorités de la République démocratique du Congo et est en cours de transfert à La Haye. La date de l’audience de sa première comparution devant la CPI sera annoncée prochainement. Les autorités ont également coopéré avec la CPI aux fins de la perquisition de lieux concernant les suspects. Le juge unique de la Chambre préliminaire II a également demandé aux Etats concernés de localiser et geler les avoirs des suspects.

    Le Greffier de la CPI, Herman von Hebel, a exprimé au nom de la CPI sa gratitude aux autorités de ces Etats pour leur coopération, rappelant qu’il s’agit des premières arrestations pour de telles charges devant la CPI.

    Le procès de Jean-Pierre Bemba Gombo, président et commandant en chef présumé du Mouvement de libération du Congo, s’est ouvert le 22 novembre 2010, pour deux chefs de crimes contre l’humanité (viol et meurtre) et trois chefs de crimes de guerre (viol, meurtre et pillage) prétendument commis en République centrafricaine.

    Source: CPI

  • Grâce présidentielle pour un ex-député de l’opposition

    Grâce présidentielle pour un ex-député de l’opposition

    CHALUPA– Un ex-député de l?opposition, Pierre-Jacques Chalupa, condamné à trois ans de prison en République démocratique du Congo (RDC) pour usurpation de la nationalité, a bénéficié d?une grâce présidentielle, a indiqué samedi son avocat à l’AFP.

    “Il a bénéficié vendredi des mesures de grâce” prises fin octobre par le président congolais Joseph Kabila pour plusieurs centaines de prisonniers, “car il est rentré dans les critères d?attribution. J?ai parlé avec Jacques ce matin, et il m?a dit qu?il était sorti hier” vendredi de prison, a déclaré Me Hubert Efole.

    M. Chalupa, 65 ans, naturalisé congolais en 1999 et seul député blanc élu en 2006, était emprisonné depuis près de deux ans à la prison centrale de Makala, où son état de santé était jugé préoccupant. Il avait été condamné à quatre ans de prison en octobre 2012. En janvier, la Cour suprême avait allégé sa peine à trois ans en appel.

    Début octobre, après un mois de “concertations nationales” visant à régler la crise politique, sociale et sécuritaire en RDC, des délégués de la majorité, d?une partie de l?opposition et de la société civile avaient présenté près de 700 recommandations au pouvoir, dont la grâce, parmi d’autres opposants, de M. Chalupa.

    Le 23 octobre, le président Kabila avait signé une “mesure de grâce collective” concernant aussi bien des condamnés à mort qu?à des peines plus légères. Etaient exclus les auteurs de violences sexuelles, de détournement de fonds, d?assassinat et de “toute autre infraction contre l?autorité de l?Etat et l?intégrité du territoire”.

    M. Chalupa avait été élu député en 2006, puis son mandat avait été invalidé. Il s’était représenté sans succès aux législatives de novembre 2011. Pour la présidentielle, organisée conjointement, il soutenait Etienne Tshisekedi, chef de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), le premier parti d’opposition, qui a rejeté le résultat des deux scrutins.

    Emprisonné après ces élections contestées, remportées par le président sortant Kabila et les partis le soutenant, M. Chalupa était accusé de faux et usage de faux à propos de l’attestation d’acquisition de la nationalité congolaise, de sa carte d’électeur et de son passeport congolais.

    M. Chalupa est né en 1948 à Uvira, au Sud-Kivu (est), d’une mère grecque et d’un père d’origine portugaise. Après des études d’architecture à Bruxelles, il est revenu dans son pays natal où il a développé des activités dans l’affichage et la publicité.

    Avec AFP

  • Quid de 200 familles Tutsi chassées de laTanzanie puis installées à Chengerero par le M23,

    Quid de 200 familles Tutsi chassées de laTanzanie puis installées à Chengerero par le M23,

    TutsiAprès que les Tutsi Rwandais refugiés en Tanzanie depuis 1959 (même période que ceux refugiés au Congo-Kinshasa à Matenge et à Bibwe dans le Territoire de Masisi au Nord-Kivu) aient été chassés et retournés au Rwanda, puis installés clandestinement par le M23 au centre des lépreux à Chengerero – Jomba, le M23 s’en est servit pour gonfler son effectif militaire.

     

    Ne tarda pas, le M23 est passé au triage (recensement) des hommes âgés de plus de 18 ans y compris les vieillards (et les femmes ou filles qui l’ont voulu) pour une formation militaire à Runyoni et les autres à Rumangabo.

     

    Cette formation rapide avait parait-il le but de former militairement au moins une personne dans chaqu’une de ces 200 familles pour leur protection future.

     

    Pour les femmes et les petits enfants qui étaient restés à Chengerero au centre des lépreux, le M23 est venu et les a tous éparpillé dans le groupement de Jomba spécialement dans des maisons abandonnées par les autochtones fuyant la guerre.

     

    Le M23 avait une certitude que les pourparlers de Kampala allaient sortir une conclusion satisfaisante signée selon les souhaits de Kampala, de Kigali et du M23 lui même.

     

    Malheureusement pour le M23 selon notre source d’information, pendant la dernière offensive menée par la FARDC contre ce M23, ces femmes et hommes nouvellement formés ont été subitement envoyés au front et presque tous sont morts là-bas.  

     

    Ainsi, ceux-là qui sont restés de ces 200 familles ont été obligés avec le M23 de fuir encore vers le Rwanda et les autres vers l’Ouganda se baptisant des refugiés Congolais.

     

    Voilà en peu de mots le sort de ces 200 familles.  A suivre

    _______________________________

    Godé Chiri Haguma
    Criminologue et Economiste
    hagumachiri@hotmail.com
    +1-602-628-3684

  • Les éléments du M23 ne peuvent pas rester indéfiniment en Ouganda, dit un officiel de l’UA

    Les éléments du M23 ne peuvent pas rester indéfiniment en Ouganda, dit un officiel de l’UA

    Emblème de l'Union africaine
    Emblème de l’Union africaine

    -Les éléments du Mouvement du 23 mars (M23) ayant à leur tête Sultani Makenga, qui se sont rendus en Ouganda face à l’offensive de l’armée gouvernementale congolaise, ne peuvent pas rester “indéfiniment” en Ouganda, a indiqué vendredi à Bujumbura un officiel de l’Union africaine (UA). Au cours d’une conférence de presse, l’envoyé spécial de la présidente de la Commission de l’Union Africaine dans la Région des Grands Lacs et au Burundi, Boubacar Diarra, a exprimé le voeu de voir la signature d’un accord de fin de la guerre entre le gouvernement de la RDC et le M23 pour que ces ex-rebelles congolais puissent rentrer dans leur pays.”Nous sommes confiants mais aussi espérons que l’accord sera conclu, quelle que soit la dénomination qu’on donnera à ce document (…) et que les obligations qui auront été conclues seront mises en application car les 1.700 éléments du M23 ne peuvent pas rester indéfiniment en Ouganda”, a -t-il indiqué.Il a souligné que la défaite du mouvement M23 “ne signifie pas automatiquement la paix et la sécurité en RDC et dans la sous- région”.M. Diarra a déclaré par ailleurs qu’il ne faut pas se bloquer sur cette seule question du M23, qu’il faudra aussi se focaliser sur les causes profondes des conflits qui sévissent en RDC et sur les questions collatérales, comme celle des réfugiés congolais éparpillés dans beaucoup de pays de la région et celle de l’ exploitation illicite des ressources naturelles et minières.

    Kinshasa et le M23 n’ont pas pu signer le document final de fin de la guerre le 13 novembre à Kampala, le gouvernement congolais exigeant qu’il ne peut apposer sa signature sur un document qui porte la mention “accord”.

    Xinhua