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  • La RDC prête à signer un “document” avec le M23 à Kampala

    La RDC prête à signer un “document” avec le M23 à Kampala

    Point de Presse du Ministre Lambert Mende sur la suation actuelle de la guerre dans l’Est de la RDC et l’agreesion du Rwanda-Au cours d’une conférence de presse à Kinshasa, jeudi, porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende, a déclaré que la RDC voudrait voir aboutir dans un “délai raisonnable” les pourparlers de Kampala par la signature d’un “document” avec le M23. Une déclaration qui intervient au lendemain de la scission de l’ex-mouvement rebelle en deux branches distinctes.

    “Le gouvernement de la RDC réaffirme sa volonté de mener à bon terme les pourparlers de Kampala en procédant à la signature, avec le M23, d’un document permettant de mettre un terme à dix-huit mois de conflit”, a déclaré, le 14 novembre, Lambert Mende, porte-parole du gouvernement congolais, lors d’une conférence de presse à Kinshasa.

    “Sans être un accord, ce document permettrait juridiquement de donner une force contraignante à la déclaration de renonciation à la rébellion faite par le M23 le 5 novembre dernier et de régler les questions liées au cantonnement, au désarmement, à la démobilisation et à la réinsertion sociale de ses ex-combattants”, a explique Lambert Mende.

    Pourtant, la branche radicale du M23 tient à l’intitulé de l’”accord” avant de signer le document sanctionnant la fin des pourparlers de Kampala. Mais pour Lambert Mende, “si aucun consensus n’est trouvé dans un délai raisonnable sur un tel document, le gouvernement appliquera lui-même les principales dispositions sur lesquelles les deux parties s’étaient entendues avant le 5 novembre, qui avait marqué la défaite militaire de la rébellion”.

    Que deviendront les ex-combattants du M23 ?

    Concernant la question de la réintégration des ex-combattants du M23 dans l’armée, le porte-parole du gouvernement congolais a rappelé que cela ne se ferait pas “automatiquement” : “On ne peut pas être intégré au sein des forces armées par le fait d’avoir été membre du M23”, a-t-il déclaré.

    “Néanmoins, a-t-il nuancé, les membres du M23 qui auront bénéficié de l’amnistie individuelle que le gouvernement prévoit d’accorder à ceux qui ne se seraient pas rendus coupables de crimes graves pourront à terme se présenter aux bureaux de recrutement de l’armée, une fois qu’ils auront récupéré leurs droits et qu’ils auront été réinsérés dans la société congolaise”.

    Un durcissement de la position de Kinshasa qui s’explique par le changement de rapports de force sur le terrain. Après la défaite militaire, des dissensions sont apparues publiquement mercredi à Kampala au sein de l’ex-rébellion. Serge Kambasu Ngeve, membre du bureau politique du M23, a annoncé son intention de “sauver le mouvement”, qui, selon lui, “va dans la mauvaise direction” du fait du refus de son président, Bertrand Bisimwa, de signer une déclaration commune sur le modèle de ce que demande Kinshasa.

    Pour Kinshasa, la tendance qui a accepté les positions du gouvernement est la plus réaliste. “Maintenant, nous aimerions bien […] qu’une prise de conscience puisse se faire jour [au niveau de la médiation ougandaise] et que l’on se rapproche de la position de ceux qui nous paraissent les plus raisonnables”, a conclu Lambert Mende, qui a accusé à plusieurs reprises l’Ouganda de “faire le jeu du M23”.

    (Avec AFP)

  • Nouveaux bruits de bottes à l’Est

    Nouveaux bruits de bottes à l’Est

    Les militaires Rwandais en Uniformes de FARDC quittent la RDC-La population congolaise habitant la localité communément appelée « Joli bois », dans le territoire de Nyiragongo, au Nord-Kivu, est fort inquiète. Et pour cause ? Elle a constaté, depuis le dernier week-end, une forte concentration des troupes rwandaises, avec armement lourd, dans la cité rwandaise dénommée Murambi, à un jet de pierres de la frontière commune.

    Selon une évaluation qui appelle vérification et confirmation, un bataillon entier de l’armée rwandaise serait déployé dans le secteur.

    Dans un premier temps, certaines sources ont laissé entendre que des soldats rwandais venaient d’occuper une partie du territoire congolais. Mais, les données fournies aux autorités compétentes par un GPS laissent penser que, jusqu’à preuve du contraire, l’armée rwandaise n’a pas franchi la frontière.

    Toutefois, la forte militarisation d’une zone rwandaise en contact direct avec une province congolaise aussi sensible que celle du Nord-Kivu suscite des interrogations. Pourquoi le Rwanda a-t-il décidé de militariser maintenant ? Pourquoi l’armée rwandaise a-t-elle choisi une localité frontalière avec une province où vient d’être délogé le M23, une rébellion bien connue comme un de ses bras armés en République Démocratique du Congo ? Si ce pays voisin ne nourrit pas d’intention belliqueuse à l’égard du Congo démocratique, qu’est-ce qui explique l’aménagement de nombreuses tranchées par son armée à Murambi ?

    Pour nombre d’observateurs, le décor planté à la frontière congolo-rwandaise n’est pas annonciateur d’une cohabitation pacifique entre Kinshasa et Kigali. Bien au contraire ! Chacun peut y lire les prémisses d’une attaque armée comme seul le Rwanda en détient le secret depuis 1996, année de l’instrumentation de l’AFDL (Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération du Congo) pour faire tomber le régime du Maréchal Mobutu Sese Seko.

    Le message caché de Kagame

    Comme par hasard, de nouveaux bruits de bottes se font entendre à la frontière congolo-rwandaise à la veille de la signature, par le gouvernement congolais et la rébellion du M23, ce que l’on convient déjà d’appeler l’Accord de Kampala. C’est par ce texte, croit-on savoir, que le colonel Sultani Makenga, ses combattants ainsi que les responsables politiques de ce mouvement rebelle comptent survivre à leur défaite militaire sur les collines du Nord-Kivu. En amassant ses soldats lourdement armés à la frontière commune, le président rwandais, Paul Kagame, entend attirer l’attention à la fois des autorités congolaises et de la communauté internationale sur le fait qu’il garde intacte sa capacité d’intervention en territoire congolais. Par conséquent, si on ne lui aménage pas, à travers le M23, des dispositions devant lui permettre d’avoir un droit de regard sur les affaires intérieures congolaises, tout pourrait arriver, à commencer par la relance de la guerre. Bref, le régime de Kigali affiche clairement son refus de voir le M23 disparaître de l’échiquier politique, administratif, militaire et économique congolais.

    Ne pas trahir le Congo

    Au regard des gesticulations de Kigali à la frontière commune, dans le but inavoué de présenter le M23 comme aussi dangereux que mort ou vivant, les représentants du peuple congolais à la cérémonie de signature de l’Accord de Kampala devraient ouvrir l’œil et le bon. Afin d’éviter toute trahison de la patrie, ils devraient examiner à la loupe, avant de lever l’option de signer, le fond comme la forme de la mouture finale préparée dans le laboratoire de la facilitation ougandaise.

    On sait, selon les échos des dernières semaines, que l’atterrissage était difficile à cause de certaines revendications du M23 qui s’apparentaient à des primes à leurs crimes de guerre et crimes contre l’humanité, notamment l’amnistie générale, l’intégration ou la réintégration sans condition dans l’armée, la participation à la gestion des institutions politiques et des entreprises publiques.

    Ainsi tout en se montrant vigilantes à Kampala pour ne pas retomber dans un piège comparable à celui de l’Accord du 23 mars 2009, les autorités congolaises devraient prendre les dispositions requises pour consolider les acquis militaires à l’Est du pays, de manière à faire échec à l’entrée en scène, à visage découvert, de l’armée rwandaise. Si elles ne se montrent pas distraites face au jeu habituel de Kigali visant la perpétuation de l’insécurité au Nord-Kivu, le vent de la paix pourrait souffler, dans la durée, dans cette partie de la République.

    Le Phare

  • signature lundi d’un accord de paix entre Kinshasa et le M23

    signature lundi d’un accord de paix entre Kinshasa et le M23

    CONGO-pourparlers– Un accord de paix entre la République démocratique du Congo et le M23, vaincu, devrait être signé lundi à Kampala, a annoncé vendredi l’Ouganda, qui assure la médiation, et qui a confirmé la présence sur son sol du chef des rebelles Sultani Makenga.

    Le M23 avait annoncé mardi “mettre un terme” à sa rébellion, après sa débâcle dans l’est de la RDC, vaincu par l’armée congolaise fortement épaulée par la Force de l’ONU.

    “Oui, Sultani Makenga est chez nous”, a déclaré à l’AFP le porte-parole du gouvernement ougandais, Ofwono Opondo, mais “nous ne pouvons pas dire aux médias où nous l’hébergeons”.

    Le sort de M. Makenga, comme celui de ses hommes, dont 1.500, soit le gros des troupes combattantes, sont réfugiés en Ouganda selon Kampala, devrait être réglé par un accord de paix, qui doit être signé lundi dans la capitale ougandaise, selon le porte-parole du gouvernement ougandais, médiateur lors des négociations de paix qui se sont déroulées depuis décembre 2012 à Kampala.

    “L’accord est prêt et nous attendons que tout le monde revienne lundi pour le signer”, a déclaré M. Opondo, précisant que des représentants de l’ONU et de l’Union africaine (UA) étaient attendus à la cérémonie de signature.

    “L’accord détaillera comment chaque cas sera traité”, a-t-il précisé au sujet des combattants du M23: “il y a ceux qui sont sous sanctions de l’ONU et américaines, ceux qui veulent être réintégrés dans l’armée et ceux qui veulent simplement rentrer chez eux”.

    M. Makenga figure sur la liste des sanctions de l’ONU et sur celle de Washington qui l’accuse d’être responsable de violations graves des droits de l’Homme et d’atrocités.

    Il a indiqué que l’Ouganda n’avait pas l’intention de remettre les rebelles réfugiés sur son territoire à une quelconque instance internationale ou de les garder prisonniers.

    le M23, qui combattait les troupes de Kinshasa dans la province orientale minière du Nord-Kivu depuis avril 2012, a été défait par l’armée congolaise, appuyée par une brigade d’intervention de l’ONU, à l’issue d’une offensive d’une dizaine de jours.

    Les quelque 1.500 combattants du M23 qui ont, selon Kampala, franchi la frontière avec la RDC ces derniers jours, sont actuellement cantonnés dans la zone de Mgahinga, dans le département de Kisoro, dans le coin sud-ouest de l’Ouganda, frontalier de la RDC et du Rwanda.

    Les autorités envisagent de les installer ailleurs, a indiqué vendredi à l’AFP le porte-parole du ministère de la Défense et de l’armée ougandaise, le colonel Paddy Ankunda.

    Avec AFP

  • Des combattants du M23 et leur chef entre les mains de l’armée ougandaise

    Des combattants du M23 et leur chef entre les mains de l’armée ougandaise

    Sultani Makenga
    Sultani Makenga

    – Le chef militaire du M23, Sultani Makenga, ainsi que 1.500 combattants, soit le gros de cette rébellion de République démocratique du Congo (RDC) défaite ces derniers jours, ont franchi la frontière et se trouvent entre les mains de l’armée ougandaise.

    Sultani Makenga “est avec nos forces, oui, il a franchi la frontière avec certains de ses hommes, il est avec nous”, a annoncé jeudi à l’AFP un haut responsable militaire ougandais sous couvert de l’anonymat, sans préciser la localisation du chef rebelle.

    Il a également refusé de clarifier si Sultani Makenga était ou non libre de ses mouvements et s’il avait formellement fait acte de reddition aux autorités ougandaises.

    De son côté, le porte-parole de l’armée ougandaise, Paddy Ankunda, a indiqué qu’environ 1.500 rebelles du M23, soit l’essentiel de ses effectifs combattants, étaient entrés en Ouganda et s’étaient rendus à l’armée ougandaise, mais n’a pas confirmé la présence de Sultani Makenga parmi eux.

    “Quelque 1.500 combattants se sont rendus à l’armée ougandaise aujourd’hui, je ne suis pas au courant de la présence de Sultani Makenga parmi eux”, a-t-il simplement déclaré à l’AFP.

    Ils “sont cantonnés dans la zone de Mgahinga, dans le département de Kisoro”, dans le coin sud-ouest de l’Ouganda, frontalier de la RDC et du Rwanda, a-t-il ajouté.

    Un expert militaire a remis en doute la réalité du chiffre donné par l’armée ougandaise, estimant les forces de la rébellion à un millier d’hommes à la fin octobre. Selon lui, pourraient être inclus dans le chiffre de 1.500 des membres des familles de rebelles ou des combattants du M23 se trouvant déjà précédemment en Ouganda.

    Défait militairement ces derniers jours par l’armée de RDC appuyée par une brigade d’intervention de l’ONU, le M23, qui combattait les troupes de Kinshasa dans la province orientale minière du Nord-Kivu depuis avril 2012, a annoncé mardi “mettre un terme” à sa rébellion.

    Le M23 était formé d’anciens rebelles congolais, essentiellement tutsi, du Conseil national pour la défense du Peuple (CNDP), intégrés à l’armée de RDC après un accord signé le 23 mars 2009. Ils s’étaient mutinés il y a 18 mois, accusant Kinshasa de n’avoir pas respecté les termes de cet accord.

    Le colonel Sultani Makenga, chef du M23, à Bunagana, près de la frontière ougandaise, le 8 juillet 2012
    © AFP/Archives Michele Sibiloni

    Le chef de la mission de l’ONU en RDC, Martin Kobler, avait annoncé mercredi que les Nations unies allaient aider à renforcer le contrôle des frontières de l’est congolais pour empêcher armes et rebelles de passer dans les pays voisins, après la défaite du M23.

    Atrocités

    Atrocités

    Sultani Makenga, 39 ans, figure sur une liste des sanctions de l’ONU qui l’accuse d’être responsable de violations graves des droits de l’Homme et d’atrocités liées au M23 dans l’est de la RDC: meurtres, viols, enlèvements, recrutement d’enfants, enrôlements forcés…

    A l’apogée de sa force, le M23 avait conquis en novembre 2012 Goma, la capitale du Nord-Kivu, avant de s’en retirer contre l’ouverture de négociations sous médiation ougandaise à Kampala qui n’ont jamais réellement progressé.

    Mardi, Kinshasa avait affirmé que son armée contrôlait désormais l’intégralité du territoire qu’occupait le M23 depuis 18 mois et que les derniers combattants rebelles avaient fui vers le Rwanda.

    L’Ouganda, et surtout le Rwanda, tous deux frontaliers du Nord-Kivu, ont été largement accusés par l’ONU et d’autres sources de soutenir militairement le M23, ce que les deux pays ont toujours démenti. Des analystes attribuent pour partie l’effondrement du M23 à l’arrêt du soutien rwandais, sous pression notamment des Etats-Unis.

    Allié du Rwanda, Washington a pris ses distances avec Kigali depuis juillet 2012 en gelant sa modeste assistance militaire de 200.000 dollars et en prenant des sanctions dans le même domaine de la formation militaire pour 2014, afin de pousser le régime du président Paul Kagame à mettre un terme à son soutien au M23.

    Tutsi, issu de parents originaires de la province congolaise orientale du Masisi, Sultani Makenga est né selon l’ONU le 25 décembre 1973 dans le territoire de Rutshuru, dans le Nord-Kivu, où il a grandi. Il a été de tous les conflits qui ont déchiré la région depuis une vingtaine d’années.

    Comme de nombreux Tutsi, il a fait ses armes au début des années 1990 au sein de la rébellion rwandaise du Front patriotique rwandais (FPR), formée en Ouganda, qui a conquis avec Paul Kagame à sa tête le pouvoir à Kigali en 1994.

    Il a combattu ensuite au sein de forces supplétives rwandaises lors des deux guerres du Congo (1996-1997, puis 1998-2003) avant de rejoindre le CNDP, puis d’intégrer l’armée congolaise en 2009.

    Avec AFP

  • Photos- Cache d’armes découverte a CHANZU: plus de trois cents tonnes de munitions

    Photos- Cache d’armes découverte a CHANZU: plus de trois cents tonnes de munitions

    Cache d’armes découverte au quartier général de Makenga a CHANZU: plus de trois cents tonnes de caisses de munitions

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  • Les raisons de la défaite du M23

    Les raisons de la défaite du M23

    rebelles-M23-menace-Goma-Le gouvernement de la République démocratique du Congo a annoncé mardi matin avoir remporté une “victoire totale” contre les rebelles du M23, qui occupaient l’est de la RDC depuis dix-huit mois. Les explications de Mehdi Belaïd, spécialiste de la région. Les Forces armées de la République démocratique du Congo sont parvenues en quelques jours à déloger le groupe rebelle M23 du territoire qu’il occupait dans le Nord-Kivu, à l’Est du pays. Le Mouvement du 23 Mars a annoncé ce mardi la fin de sa rébellion. Pour comprendre ce qui se joue dans l”Est du Congo, L’Express a interrogé Mehdi Belaïd, doctorant sur les problématiques de sécurité à l’Est du Congo à l’Université Paris 1. Comment expliquer le succès de l’armée congolaise face au M23 après dix-huit mois d’occupation de cette région par les forces rebelles? Plusieurs raisons l’expliquent. Il y a eu un effort de modernisation de l’armée congolaise. Elle a été aidée par l’Union européenne via l’EUSEC RD Congo, une mission de conseil et d’assistance en matière de sécurité. Cela a par exemple permis de nettoyer le fichier informatique des éléments fictifs de l’armée. Cette victoire de l’armée est une première. Par le passé, les forces rebelles étaient souvent mieux équipées et plus disciplinées que les militaires.

    En second lieu, la Monusco, la force d’intervention de l’ONU au Congo, a joué un rôle plus actif dans les affrontements, surtout après la création d’une Brigade d’intervention puis d’une force de réaction rapide, au printemps dernier. Auparavant, les casques bleus se cantonnaient à la défense de la population et au soutien logistique de l’armée congolaise.

    Le M23 a aussi été confronté au ras-le-bol de la population. Il avait pourtant été accueilli avec soulagement lorsqu’il avait pris le contrôle de la région de Goma à l’automne 2012 -un phénomène récurrent dans le pays: la population est soulagée de voir un groupe armé chasser le précédent. Lors de l’arrivée du M23, une bonne partie des éléments de l’armée régulière n’étaient pas mieux considérés que les rebelles par les habitants du Kivu.

    Par ailleurs, il faut noter que malgré les troubles à répétition dans la région, il n’y a pas de mouvement sécessionniste dans l’ex-Zaïre. Même les rebelles se réclament de la patrie congolaise. Le regain de nationalisme qui accompagne les combats actuels joue donc en faveur de l’Etat et par ricochet de l’armée régulière.

    Quel rôle joue le Rwanda dans le dénouement actuel?

    Kigali a subi de fortes pressions des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne, puis de l’Allemagne et des Pays-Bas notamment, qui ont suspendu leur aide au Rwanda en 2012, afin qu’il cesse de soutenir le M23. Officiellement, le Rwanda était intervenu dans l’est du Congo pour y pourchasser les opposants hutus rwandais qui s’y étaient réfugiés. La proximité avec le M23 s’appuyait également sur le fait que le groupe rebelle prétendait défendre les communautés tutsies congolaises. Il y a eu parrallèlement ces dernières années une alternance de rapprochements entre Kigali et Kinshasa.

    L’emprise de Kigali sur l’est du Congo lui a permis de tirer profit de l’extraction des ressources minières dont regorge la région. Mais désormais, le Rwanda ne peut plus intervenir aussi directement chez son voisin.

    La déroute du M23 représente-elle enfin un espoir de paix dans cette région?

    C’est encore loin d’être garanti. Le M23 est l’arbre qui cache la forêt. L’est du Congo abrite entre 30 et 40 groupes armés de plus ou moins grande importance.

    Le gouvernement va bien sûr chercher à tirer profit de son succès militaire qui redore l’image de son armée. Cette victoire contre l’un des groupes les plus en vue pourrait se reproduire face à d’autres mouvements. Mais la stabilisation de cette région n’est pas une mince affaire. Il y a de nombreux chevauchements entre les différents groupes armés, tandis que des militaires de l’armée régulière sont impliqués dans les trafics locaux ou ont des accointances avec les hommes forts à la tête des milices. Il est encore trop tôt pour dire si ce succès représente un espoir de paix dans l’Est du Congo.
    La rébellion du M23 en huit dates

    Avril 2012: affrontements dans le Nord-Kivu entre l’armée et des soldats ayant appartenu, avant leur intégration, à la rébellion du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP).

    Mai: création du M23, composé des mutins qui exigent de rester dans leur région du Kivu et de garder dans l’armée les grades qu’ils avaient du temps où ils étaient au CNDP.

    Novembre: les rebelles du M23 prennent Goma, capitale du Nord-Kivu. Un sommet régional exige le retrait des rebelles de la ville et demande à Kinshasa de “prendre en compte leurs revendications légitimes”. Kinshasa exige un retrait avant toute négociation.

    Décembre: les rebelles quittent Goma. Des pourparlers démarrent à Kampala (Ouganda).

    Mars 2013: une résolution de l’ONU renforce la Monusco en créant une brigade d’intervention chargée de “neutraliser les groupes armés”.

    Août: vaste offensive de l’armée. Les rebelles annoncent qu’ils se retirent de la ligne de front au nord de Goma.

    25 octobre: l’armée lance une nouvelle offensive dans le Nord-Kivu, parvenant en quelques jours à déloger le M23 de la quasi-totalité du territoire qu’il occupait.

    5 novembre: le M23 annonce “mettre un terme à sa rébellion” quelques heures après avoir été chassé des dernières positions qu’il occupait.

    Propos recueillis par Catherine Gouëset- Avec L’Express

  • FDLR:l’armée annonce une offensive imminente contre les rebelles rwandais FDLR

    FDLR:l’armée annonce une offensive imminente contre les rebelles rwandais FDLR

    Mamadou– Kinshasa a annoncé mardi qu’après sa victoire sur les rebelles du M23, l’armée allait lancer “incessamment” une offensive contre les rebelles hutus rwandais FDLR présents dans l’Est de la République démocratique du Congo.

    “Il n’y a plus de place dans notre pays pour quelque groupe irrégulier que ce soit”, a déclaré le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende, ajoutant: “Le M23 était en tête de liste, ils ont été remplacés par les FDLR (Forces démocratiques de libération du Rwanda). On va s’occuper de les désarmer.”

    La victoire obtenue mardi contre les rebelles du M23 “n’a pas pour conséquence de mettre un terme aux efforts de normalisation de notre pays”, et “cela se conrétisera par l’offensive que va lancer incessamment” l’armée contre les différentes milices qui pullulent dans la moitié est du pays, a ajouté M.Mende.

    Après les FDLR, “ce sera les ADF-NALU et la LRA (rebelles ougandais,ndlr) puis les FNL” burundais et ensuite les différentes milices congolaises, a ajouté le ministre. 

    Arrivées sur le territoire congolais en 1994, les FDLR regroupent des extrémistes hutus dont un certain nombre ont participé au génocide rwandais. Le gouvernement congolais a depuis lors été régulièrement accusé de les instrumentaliser et les soutenir dans sa lutte contre certains groupes rebelles soutenus par le Rwanda et l’Ouganda.

    Les FDLR, les Forces démocratiques alliées (ADF NALU), l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) les Forces nationales de libération (FNL) et une myriade de groupes armés congolais règnent en maître, parfois depuis des années, sur des portions du territoire national où l’Etat s’est montré jusque-là incapable d’asseoir son autorité.

    Le président congolais Joseph Kabila avait enjoint le 30 octobre tous les groupes armés présents sur le territoire à rendre les armes volontairement sous peine de s’exposer “à une opération de désarmement forcé aussi vigoureuse que celle en cours” contre le M23. 

    Avec AFP

  • le M23 annonce “mettre un terme à sa rébellion”

    le M23 annonce “mettre un terme à sa rébellion”

    Betran– Le Mouvement du M23 a annoncé mardi “mettre un terme à sa rébellion” quelques heures après avoir été chassé par les armes des dernières positions qu’il occupait depuis plus d’un an dans l’Est de la République démocratique du Congo.

    La direction du M23 “annonce […] qu’elle a décidé à dater de ce jour de mettre un terme à sa rébellion et de poursuivre, par des moyens purement politiques, la recherche des solutions aux causes profondes qui ont présidé à sa création”, indique un communiqué signé du chef de la branche politique du mouvement, Bertrand Bisimwa.

    “A cet effet”, tous les chefs militaires de la rébellion “sont priés de préparer les hommes des troupes au processus de désarmement, démobilisation et réinsertion sociale dont les modalités sont à convenir avec le gouvernement” de la RDC, ajoute ce bref communiqué.

    L’ONU et Kinshasa avaient exigé dimanche et lundi que le M23 annonce publiquement la fin de sa rébellion, conformément à l’engagement qu’avaient pris, selon eux, les négociateurs du M23 à Kampala, la capitale ougandaise, où les deux belligérants discutent bon an mal an depuis décembre.

    Le gouvernement congolais avait fait de cette annonce publique une condition sine qua non pour pouvoir espérer la signature d’un accord politique susceptible de mettre un terme définitif au conflit l’opposant au M23.

    Le gouvernement de la RDC a annoncé mardi à l’aube avoir emporté une victoire militaire “totale” sur le M23 après la chute des deux dernières collines que tenait la rébellion dans les montagnes de la province du Nord-Kivu.

    AFP

  • Acculé, le M23 décrète la cessation des hostilités

    Acculé, le M23 décrète la cessation des hostilités

    M23-La rébellion du M23 a annoncé dimanche un cessez-le-feu sans condition, mais le calme autour des dernières positions tenues par les rebelles dans l’est de la République démocratique du Congo n’est revenu qu’avec la nuit, après plusieurs heures de très violents combats.

    “Nous […] ordonnons […] la cessation immédiate des hostilités avec les Forces armées de la République démocratique du Congo” (FARDC) “pour permettre la poursuite du processus politique”, a annoncé le président du M23, Bertrand Bisimwa.

    M. Bisimwa faisait référence au processus dit de Kampala, la capitale ougandaise, où les deux belligérants discutent tant bien que mal depuis décembre.Gouvernement et rebelles restaient néanmoins sur des positions irréconciliables dimanche soir, selon des informations recueillies par téléphone auprès de représentants des deux parties.

    Les combats, très violents, entre les FARDC et le dernier carré rebelle – quelques collines à environ 2.000 mètres d’altitude aux confins du Rwanda et de l’Ouganda – ont duré huit heures.

    Entre 200 et 300 combattants, selon des estimations, avec un stock de munitions important, sont retranchés sur ces hauteurs de Mbuzi, Chanzu et Runyonyi depuis que l’armée a repris mercredi au M23 sa dernière place-forte, la localité voisine de Bunagana, à 80 km au nord de Goma, la capitale du Nord-Kivu.

    Selon une équipe de journalistes de l’AFP présents à Ntamugenga, tout près de la zone des affrontements, le pilonnage des positions rebelles a eu tendance à s’intensifier après la publication de l’ordre de cessez-le-feu de M. Bisimwa.

    Interrogé par l’AFP, le porte-parole militaire du M23, Vianney Kazarama, a assuré que l’ordre donné par la branche politique serait appliqué.C”est un “ordre sans faille”, a-t-il dit.

    Le porte-parole du gouvernement congolais a affirmé de son côté à l’AFP que le communiqué de M. Bisimwa ne correspondait “pas à ce qui [avait] été prévu”.Selon lui la délégation rebelle à Kampala s’était engagée à déclarer la fin de la rébellion.

     

    Renforts pleins d’entrain

     

    “C’est peut-être un premier pas mais nous attendons de voir la suite et nous avons donné instruction à nos troupes d’observer la plus grande retenue”, a-t-il ajouté.

    Le chef de la Mission de l’ONU pour la stabilisation du Congo (Monusco), Martin Kobler, juge pour sa part que la déclaration du M23 est “un bon premier pas”.”Il faut que suive [une] déclaration de fin de la rébellion”, a-t-il ajouté.

    Un officier de la Monusco a néanmoins dit à l’AFP craindre une reprise des affrontements dès l’aube lundi, avec la même intensité que dimanche, voire plus.

    Sans jamais participer directement aux combats ayant permis depuis le 25 octobre aux FARDC de chasser le M23 de presque toute la zone sous son contrôle, les Casques bleus apportent à l’armée un soutien en termes de logistique, de renseignement et de planification.

    Le M23 est né d’une mutinerie, en avril 2012, d’anciens rebelles, essentiellement tutsi, intégrés dans l’armée trois ans plus tôt après un accord de paix.

    Les rebelles semblent avoir été lâchés par le Rwanda et l’Ouganda, les deux pays accusés par les Nations unies de les soutenir, et qui ont fait l’objet d’intenses pressions diplomatiques, notamment américaines, pour que cela cesse.

    Un sommet régional africain consacré à la situation en RDC doit s’ouvrir lundi à Pretoria.Selon une source officielle congolaise, cette réunion devrait “donner des orientations” pour permettre de résoudre la crise dans l’Est du pays alors que le processus de Kampala ne donne aucun résultat tangible.

    AFP

  • Le M23 pris en étau

    Le M23 pris en étau

    drc_soldiers-Les derniers éléments du M23 résistent dans l’Est de la RDC, dans les collines près de l’Ouganda, pris en étau par l’avancée de l’armée.

    Les combats se sont poursuivis ce vendredi, tandis que l’armée congolaise tente de décimer les derniers rebelles qui résistent, retranchés dans ces collines, là meme où ils avaient commencé le mouvement rebelle il y a près de deux ans.

    Ils sont beaucoup moins nombreux qu’à l’époque, mais encore bien organisés et armés, ce qui explique que l’offensive se prolonge.

    Les combats, qui se déroulent dans des collines de 2000 m d’altitude, sont durs.

    Selon plusieurs sources militaires, les rebelles sont tenus en étau -les frontières ougandaises et rwandaises et le parc de Virunga au sud leurs sont bloqués- tandis que les FARDC progressent vers l’est.

    Les FARDC sont beaucoup plus nombreux, mais parmi les rebelles restant se trouvent probablement plupart des chefs.

    Beaucoup sont d’anciens soldats formés, et ils auraient encore en leur possession un important stock d’armes.

    En août dernier, lors des combats à Kibati à une vingtaine de km de Goma, ils avaient deplacé leurs munitions à Chanzu, dans les collines.

    Chanzu serait toujours leur base logistique en ce moment.

    Alors que les dernières troupes sur le terrains semblent déterminée à résister, le président politique du M23, Bertrand Bisimwa, s’est rendu a Kampala il y a quelques jours, et a été rejoint là-bas par les chefs politiques et militaires de la mission des Nations unies en RDC.

    Il est difficile de savoir dans ce contexte si le président politique du groupe est toujours représentatif des éléments qui combattent sur le terrain.

    Par ailleurs, le ministre des Affaires étrangères congolais, Raymond Tshibanda, n’est pas a Kampala, selon François Mwamba, de la délégation gouvernementale.

    Kinshasa ne retournera pas à Kampala pour poursuivre la discussion, mais est prêt a accepter de signer un accord selon les termes qu’il a proposés il y a deux semaines aux rebelles: c’est a dire une amnistie pour la plupart des membres de la rébellion, excepté les commandants sous sanctions internationales ou accusés de crimes de guerre.

    La communauté internationale est optimiste sur la possibilité pour les deux parties de parvenir a un accord dans les prochains jours.

    BBC