Tag: Monde

  • Télé-réalité. Vis ma vie d’ouvrier tchèque au 19e siècle

    Télé-réalité. Vis ma vie d’ouvrier tchèque au 19e siècle

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    Depuis la mi-octobre, une émission de télé-réalité tchèque propose à ses participants de vivre et travailler comme les ouvriers sous la révolution industrielle. Un soin particulier a été accordé à la reconstitution historique.

    “Les vacances sous le protectorat se poursuivent à l’usine”, a annoncé sur son site Ceska Televize en août dernier, au moment de présenter sa grille de rentrée. Il y a trois ans, la télévision publique tchèque avait fait couler beaucoup d’encre, y compris à l’étranger, en programmant “Vacances sous le protectorat” : une famille découvrait sous l’œil des caméras les conditions de vie sous l’occupation nazie dans le protectorat de Bohême-Moravie (le nom donné par les Allemands à l’entité politique qu’ils avaient créée sur le territoire de l’actuelle République tchèque). Décriée au départ, mais très suivie par les jeunes, l’émission de télé-réalité avait finalement été distinguée par l’Union européenne de radio-télévision pour la qualité de sa production et son originalité.

    Cette

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    Guillaume Narguet

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  • Un millionnaire ukrainien qui se faisait passer pour mort arrêté en France

    Un millionnaire ukrainien qui se faisait passer pour mort arrêté en France

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    L’homme d’affaires ukrainien Dmytro Malinovsky, donné pour mort depuis des années, a été retrouvé et arrêté, bien vivant, en France début octobre. Il vivait dans le luxe après une escroquerie de plusieurs millions d’euros, relate ce journal ukrainien.

    Le 16 octobre, Europol a annoncé l’interpellation, onze jours plus tôt en Bourgogne, d’un Ukrainien soupçonné d’escroquerie internationale et de blanchiment d’argent. Ses biens ont également été saisis. Ce mystérieux personnage était devenu propriétaire en France d’un château, d’une Rolls-Royce Phantom et d’œuvres de Salvador Dali, le tout estimé à 4,6 millions d’euros. Europol précise qu’en Ukraine le suspect était recherché pour corruption à grande échelle, mais qu’il avait réussi à échapper à la justice de son pays en se faisant passer pour mort.

    En France, c’est une enquête sur des opérations financières suspectes autour de l’achat d’un château d’une valeur de 3 millions d’euros qui a permis à la police de le retrouver. L’acheteur était une société luxembourgeoise appartenant au ressortissant ukrainien. Europol a annoncé l’arrestation de cet homme d’affaires et de trois de ses complices, dont la gendarmerie française n’a pas donné les noms.

    En Ukraine, la justice ne

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    Sonia Loukachova

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  • En Italie, un budget retoqué par l’UE et un complot de “petites mains”

    En Italie, un budget retoqué par l’UE et un complot de “petites mains”

    Bruxelles hausse le ton, les marchés s’emballent et les agences de notation commencent à réagir : la presse s’inquiète de plus en plus des conséquences du budget italien, qui sort des clous européens. Pendant ce temps, les deux partis au gouvernement se disputent sur le contenu du projet.

    Le gouvernement populiste italien avait décidé de tenter le tout pour le tout et de ne pas se laisser intimider par les marchés et les avertissements de Bruxelles : le 15 octobre, il a présenté à la Commission européenne un projet de budget prévoyant 2,4 % de déficit, soit trois fois plus que ce qu’elle attendait.

    Les conséquences n’ont pas tardé. Le spread, indicateur de référence de la défiance des investisseurs, a frôlé les 340 points, le plus haut niveau depuis cinq ans. Jeudi 18 octobre, rapporte La Stampa, la lettre dans laquelle la Commission européenne dénonce “un projet qui dévie d’une façon inédite des règles du pacte de stabilité”, est arrivée à Rome. Et dès le lendemain, une première réaction des agences de notation : l’agence Moody’s a déclassé l’Italie de Baa2 à Baa3, ce qui signifie qu’elle n’est plus qu’à un cran de la catégorie spéculative (“Junk” ou “obligations pourries”), souligne le Corriere della Sera.

    Dans la presse, et particulièrement dans les quotidiens libéraux ou financiers, la panique commence à monter. “Réveillez-vous ! Soit on change le budget, soit on retourne en 2011”, s’écrie Il Foglio en une ce 20 octobre, évoquant le souvenir de la crise. “Ils jouent au poker avec votre argent”, s’indigne Milano Finanza. “Les investisseurs s’enfuient”, ajoute Il Sole-24 Ore.

    Batman, Robin et les “petites mains”

    Mais parallèlement aux réactions européennes et financières, une autre affaire a éclaté, au sein même du gouvernement italien – composé de deux partis populistes, le Mouvement 5 étoiles (M5S, antisystème) et la Ligue (extrême droite). Le budget présenté à la Commission est un compromis entre leurs deux programmes : le Mouvement 5 étoiles y a notamment placé sa promesse-phare, la création d’un revenu citoyen pour les personnes les plus défavorisées, tandis que la Ligue a prévu d’assouplir les modalités de départ à la retraite et de baisser certains impôts.

    Mais pour le M5S – fondé sur des promesses de transparence et de justice sociale – le plus dur à avaler était sans aucun doute l’amnistie fiscale promue par la Ligue.

    Or, mercredi soir, coup de tonnerre. Invité de l’émission Porta a Porta sur Rai1, Luigi Di Maio, leader du M5S sonne l’alerte : d’après lui, le texte sur lequel s’était accordé le Conseil des ministres a été modifié, de façon à le rendre encore plus clément vis-à-vis des évadés fiscaux. Comme il l’écrit sur Facebook : “Je ne sais pas si c’est l’intervention d’une petite main politique ou d’une petite main technicienne”, mais “je vais porter plainte” et, en l’état, “le Mouvement 5 étoiles ne votera pas le texte au Parlement”.

    Jeudi 18, la formule “petites mains” (“Manine”) a été l’objet de tellement de détournements et de railleries qu’elle figurait parmi les “trending topics” de Twitter. À Naples, des “petites mains” sont même apparues parmi les figurines vendues pour les crèches de Noël, a relevé l’émission Agorà sur Rai3.

    Mais surtout, les déclarations de Di Maio ont été démenties avec sarcasme par son partenaire au gouvernement, Matteo Salvini, le secrétaire de la Ligue : “Nous étions tous là au Conseil des ministres, il n’y avait pas que moi. Nous sommes sur le point d’être attaqués par l’Europe. Si on commence à dire que le décret a été modifié au cours de la nuit par Batman ou Robin, il y a un problème.”

    La coalition vacille

    Le journal Il Dubbio résume le conflit entre Di Maio et Salvini à sa une : “Je ne suis pas idiot” ; “Et moi je ne suis pas un menteur”.

    “Il est pratiquement impossible de savoir qui a raison, explique Il Post. Le communiqué de presse dans lequel le gouvernement a communiqué son entente lundi est tellement vague qu’il est impossible d’en déduire ce que les différents ministres se sont réellement dit.” La version définitive de l’accord a été rédigée par la suite.

    Ce 20 octobre, le Premier ministre Giuseppe Conte réunit le Conseil des ministres pour ramener le calme et trouver un accord. De leur côté, les journaux décrivent la “tension”, la “dispute” au sein de la coalition, qui semble vaciller. Il Foglio rapporte que ces désaccords et l’agitation autour du budget conduisent les experts financiers à envisager de plus en plus sérieusement que le gouvernement tombe. Un accord sera forcément trouvé, assure de son côté La Stampa, “parce que Matteo Salvini comme Luigi Di Maio ont intérêt à ce que le gouvernement tienne le coup, au moins jusqu’aux élections européennes.”

    Carole Lyon

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  • Vladimir Poutine : “Nous irons au paradis en martyrs”

    Vladimir Poutine : “Nous irons au paradis en martyrs”

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    Vladimir Poutine s’est exprimé le 18 octobre à Sotchi sur les risques de conflit nucléaire. L’occasion de réaffirmer qu’il ne ferait jamais de frappe préventive mais que si elle devait riposter, la Russie n’aurait pas peur.

    Notre agresseur doit savoir que nous, nous irons au paradis en martyrs, tandis que lui crèvera sans avoir eu le temps de se repentir

    Vladimir Poutine

    Président de la Russie

    a déclaré le président russe le 18 octobre depuis le colloque du Club Valdaï à Sotchi, comme le rapporte le quotidien en ligne Gazeta.ru.

    Il s’exprimait sur les risques de conflit nucléaire, affirmant que la Russie ne ferait jamais de frappe préventive. “Nous ne riposterons que lorsque nous serons certains que nous sommes attaqués. Ce sera une catastrophe, mais nous n’en aurons pas été les initiateurs.”

    Il a ajouté que la Russie n’avait pas peur : “Rien ne peut nous effrayer. Avec un tel territoire, une telle défense et une telle population, nous sommes prêts à défendre nos intérêts.” Selon lui, on ne trouve pas dans tous les pays une telle prédisposition des citoyens à sacrifier leur vie pour leur patrie, “mais chez nous, oui”. 

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  • Brexit. Michel Barnier, la bête noire des Britanniques

    Brexit. Michel Barnier, la bête noire des Britanniques

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    Depuis le printemps 2017, le négociateur en chef de l’Union européenne conduit de main de maître les négociations avec le Royaume-Uni. Seuls les médias d’outre-Manche le jugent pédant, procédurier et doctrinaire.

    Après une courte pause pendant le congrès des conservateurs britanniques [du 30 septembre au 3 octobre], les négociations du Brexit entrent dans la dernière et cruciale ligne droite. Tandis qu’en Grande-Bretagne Dominic Raab vient d’être nommé [le 9 juillet, après la démission de David Davis] secrétaire d’État à la sortie de l’Union européenne du Royaume-Uni, Michel Barnier, lui, marque les négociations de son empreinte depuis leur ouverture, au printemps 2017. Voilà belle lurette que le Français longiligne est la bête noire des adeptes du Brexit. Par son opiniâtreté et ses manières procédurières, Barnier s’est taillé dans la presse britannique la réputation d’un jusqu’au-boutiste doctrinaire sur lequel les desiderata des Britanniques se sont fracassés les uns après les autres.

    Un patron qui joue collectif

    Tout autre est l’image de l’homme à Bruxelles. Les collaborateurs du groupe de travail de la Commission européenne affectés à

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    Niklaus Nuspliger

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  • Diplomatie. La Russie et l’Égypte renforcent leur coopération

    Diplomatie. La Russie et l’Égypte renforcent leur coopération

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    Le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi a effectué une visite officielle de trois jours en Russie. Partenariats tous azimuts et coopération stratégique : l’entente entre les deux pays est au beau fixe.

    C’est à l’occasion du 75e anniversaire de l’instauration des relations diplomatiques entre Le Caire et Moscou que le président égyptien s’est rendu en Russie du 15 au 17 octobre. Cette visite officielle l’a conduit à Moscou, où il a rencontré le Premier ministre Dmitri Medvedev, puis à Sotchi, où il a été reçu par Vladimir Poutine. De nombreux accords de partenariat et de coopération stratégique entre les deux États ont été signés, dans les domaines de l’armement, de l’industrie, du nucléaire civil et du tourisme.

    Comme le rapporte le quotidien Moskovski Komsomolets, le président russe “n’a pas caché l’importance cruciale des relations de

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    Laurence Habay

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  • Vu d’Ukraine. La tuerie de Kertch, une tragédie pour le pays entier

    Vu d’Ukraine. La tuerie de Kertch, une tragédie pour le pays entier

    Le 17 octobre, un élève d’un lycée technique de Kertch, en Crimée, a assassiné 21 personnes à coups de fusil. Pour Kiev, ce drame est directement lié à l’annexion russe, et il concerne tout le pays.

    Vingt et un morts, une cinquantaine de blessés, dont plusieurs grièvement, c’est le lourd bilan d’une fusillade qui a eu lieu dans un lycée technique de la ville de Kertch, en Crimée. Si, durant les premières heures les autorités russes de la presqu’île ont d’abord évoqué une explosion due au gaz, puis un acte terroriste, elles ont depuis requalifié les faits en meurtre de masse.

    De l’autre côté de la frontière, c’est le choc. “Kertch, c’est l’Ukraine, a lancé Iryna Herachtchenko, vice-présidente de la Rada, le Parlement ukrainien, citée par le quotidien Gazeta. Aujourd’hui, c’est toute l’Ukraine qui est en deuil avec les habitants de Kertch, et

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  • Visas obligatoires ? Les Britanniques craignent pour leurs séjours en France

    Visas obligatoires ? Les Britanniques craignent pour leurs séjours en France

    Et si, à partir de 23h le 29 mars 2019, les Britanniques avaient besoin d’un visa pour venir en France ? L’hypothèse, annoncée mercredi par Paris en cas d’absence d’accord sur le Brexit, inquiète de l’autre côté de la Manche. Le quotidien gratuit Metro barre ainsi sa une d’un “MACNON !” en lettres capitales ce jeudi 18 octobre.

    À cinq mois de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, le gouvernement français prépare un corpus législatif en cas de “no-deal”. Ce projet de loi devrait arriver au Parlement en novembre. L’une des mesures concerne les visas, qui pourraient devenir obligatoires en cas de séjour en France de plus de trois mois pour tout citoyen du Royaume-Uni. S’il souhaite rester en France, il devra ensuite fournir une carte de séjour. 

    Un nouveau “sommet décisif” sur le Brexit s’est ouvert mercredi soir à Bruxelles, lors duquel les dirigeants européens devraient insister sur la nécessité de prévoir l’absence d’un accord.

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  • Selon “Der Spiegel”, Bruxelles menace de rejeter le budget italien

    Selon “Der Spiegel”, Bruxelles menace de rejeter le budget italien

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    D’après l’hebdomadaire allemand, la Commission européenne s’apprêterait à notifier à l’Italie, jeudi ou vendredi, le rejet de son budget. Rome a remis le projet lundi 15 et la désapprobation européenne était connue. Mais Bruxelles avait deux semaines pour se prononcer. 

    “Le conflit entre la Commission européenne et le gouvernement populiste italien atteint un nouveau palier”, prévient Der Spiegel, ce mercredi 17 octobre. L’autorité bruxelloise pourrait rejeter le budget italien pour l’année à venir. C’est ce qu’a laissé entendre le commissaire européen, Günther Oettinger (CDU), cité par le journal bavarois Das Traunsteiner Tagblatt : “On a la confirmation que le projet de budget italien pour 2019 n’est pas compatible avec les obligations inhérentes à l’Union européenne.”

    Cette annonce détonne puisqu’elle intervient très peu de temps après la présentation du projet de budget italien à la Commission européenne, ce lundi 15 octobre. Or, Bruxelles bénéficiait de deux semaines pour accepter la proposition italienne, demander des ajustements ou la rejeter.

    Ce lundi, le gouvernement populiste italien avait annoncé un déficit de 2,4 % en 2019, soit trois fois plus que les attentes de Bruxelles.

    D’après Der Spiegel, le commissaire européen délégué aux Affaires économiques et financières, Pierre Moscovici, devrait s’exprimer à ce sujet jeudi ou vendredi depuis Rome.

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  • La Belgique verra-t-elle son premier bourgmestre d’extrême droite depuis la guerre ?

    La Belgique verra-t-elle son premier bourgmestre d’extrême droite depuis la guerre ?

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    À Ninove, près de Bruxelles, la liste d’extrême droite est la grande gagnante des élections communales. Elle semblait toute proche de former une majorité, quand des messages racistes de son dirigeant ont été diffusés ; depuis, la situation est dans l’impasse. De Standaard analyse, plus généralement, le regain de popularité de l’extrême droite en Flandre.

    Dimanche 14 octobre au soir, l’affaire semblait pliée. À Ninove, petite ville flamande à l’ouest de Bruxelles, les élections communales se sont conclues sur la percée spectaculaire de Forza Ninove – une liste apparentée au parti d’extrême droite flamand Vlaams Belang (VB) –, qui a bondi de 13,4 points par rapport au scrutin précédent, atteignant 40 % des voix. Les images de liesse de certains de ses militants faisant le salut nazi ont largement circulé.

    En Belgique, pas de deuxième tour : après les élections vient le temps des coalitions. Et, comme le souligne De Standaard, il suffirait à Forza Ninove de s’allier aux nationalistes flamands (N-VA, premier parti de Flandre) pour parvenir à une majorité et faire de son leader, Guy D’haeseleer, le premier bourgmestre (maire) d’extrême droite depuis la fin de la guerre. Verra-t-on la fin du “cordon sanitaire”, qui

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