Tag: Monde

  • Une tuerie dans un collège de Crimée rappelle celle de Columbine

    Une tuerie dans un collège de Crimée rappelle celle de Columbine

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    Le 17 octobre vers midi heure locale, au Collège Polytechnique de Kertch, sur la presqu’île de Crimée, un jeune homme a tué au moins 17 élèves et blessé plus d’une cinquantaine d’autres personnes à l’aide d’un fusil et d’une bombe artisanale.

    L’auteur de la tuerie a été très vite identifié grâce aux caméras vidéo. Vladislav Rosliakov, 18 ans, élève de quatrième année, a attaqué son propre collège à Kertch, en Crimée. Comme le rapporte le quotidien Kommersant, il a d’abord tiré sur les élèves et les professeurs à coups de fusil de calibre 12, puis a lancé la bombe qu’il transportait sur lui dans la cantine, où le déjeuner battait son plein. Peu puissante mais chargée de clous et de boulons, elle a blessé des dizaines de personnes.

    L’agresseur, retrouvé mort au premier étage, s’est suicidé. Selon Moskovski Komsomolets, il avait obtenu un permis de port d’armes en septembre dernier et avait acheté 150 cartouches peu avant son passage à l’acte. Le titre avance l’hypothèse que le jeune homme ait été un admirateur d’Eric Harris et Dylan Klebold, les auteurs de la tuerie dans un collège de Columbine (Colorado) aux États-Unis en 1999. Il se réfère pour cela aux images des caméras le montrant habillé comme ses “idoles”, ainsi qu’à son pseudonyme sur le réseau social russe Vkontaktié – “Vladislav Reich”.

    Si les accointances des terroristes américains avec le néonazisme n’ont pas été formellement démontrées, on retrouve malgré tout beaucoup de similitudes entre les deux massacres : le choix de l’établissement scolaire, les mêmes armes, le suicide final.

    Après l’identification du tueur, le Comité d’enquête de la Fédération de Russie a requalifié les faits “d’attentat terroriste” à “assassinat de plus d’une personne”. Il a également annoncé que les mesures de sécurité seraient renforcées dans tous les établissements scolaires du pays. Les autorités de Crimée et le gouverneur de Sébastopol ont décrété un deuil de trois jours.

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  • Lucano, le maire italien qui accueillait les réfugiés, condamné à l’exil

    Lucano, le maire italien qui accueillait les réfugiés, condamné à l’exil

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    Le maire Domenico Lucano n’est plus assigné à domicile, mais il lui est désormais interdit de résider à Riace. Le sort de Lucano – et de son village, connu comme un modèle de l’accueil des réfugiés – suscite de vives réactions en Italie, dans une société très divisée autour de la question de l’immigration.

    “Il est resté à Riace aussi longtemps qu’il a pu, puis il a refermé la porte de sa maison derrière lui et il est parti, raconte La Repubblica. Vers 6 heures du matin ce 17 octobre, Mimmo Lucano, le maire ‘exilé’ sur décision d’une cour d’appel, a quitté Riace.”

    Domenico Lucano, dit “Mimmo”, est le maire – suspendu – de Riace depuis 2009, en Calabre, où il est parvenu à combiner accueil des réfugiés et relance d’un village déserté par ses habitants.

    Le 2 octobre dernier, il a été arrêté et assigné à résidence. Il est accusé d’avoir organisé un mariage de convenance pour permettre à une femme sans papiers de demeurer en Italie et d

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  • Budapest chasse les SDF des trottoirs

    Budapest chasse les SDF des trottoirs

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    Une loi votée à la fin de juillet et applicable depuis le lundi 15 octobre criminalise constitutionnellement le fait de vivre dans la rue, dans l’ensemble du pays. La presse magyare se déchire autour de cette décision drastique et polémique.

    Alors que les premiers froids se font ressentir à Budapest comme en province, le gouvernement Orbán durcit le ton contre les sans-abri déjà visés par une série de lois restreignant depuis 2010 leur présence dans l’espace public hongrois. Celle entrée en vigueur lundi à minuit prévoit que tout sans-logis réprimandé trois fois par la police en moins de quatre-vingt-dix jours peut être interpellé au quatrième blâme puis incarcéré après confiscation de ses biens, si le juge statuant sur le sort du contrevenant en décide ainsi.

    “Indigne” et “inhumain”

    Le dispositif précédent prévoyait au maximum une amende en cas de refus du

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    Joël Le Pavous

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  • Face au budget italien, le dilemme de la Commission

    Face au budget italien, le dilemme de la Commission

    Après plusieurs semaines de débat, de rappels à l’ordre de Bruxelles et de réactions agitées des marchés financiers, l’Italie a finalement présenté son projet de budget à la Commission européenne, le 15 octobre. Le gouvernement populiste n’a pas changé d’avis et prévoit un déficit de 2,4 % en 2019, soit trois fois plus que ce qu’escomptait la Commission.

    Visiblement, note Il Manifesto, “le projet n’a pas trop déplu aux marchés : la Bourse est repartie à la hausse, le spread [indicateur de référence de l’inquiétude des investisseurs] est revenu sous la barre des 300 points. Par contre, le projet n’a pas du tout plu à la Commission. Mais la situation est délicate, elle réclame du tact et de la prudence.”

    Le 16 octobre, Jean-Claude Juncker a certes manifesté sa désapprobation, mais il l’a attribuée à “certains pays [qui] nous couvriraient d’injures et nous accuseraient d’être trop souples avec l’Italie” si le déficit était toléré. D’après le journal communiste, la Commission attend probablement la réaction des agences de notation pour décider quelle réaction adopter.

    Voilà Juncker dans une sorte de “bunker”, suggère le quotidien en une, expliquant le dilemme cornélien de Bruxelles – et des principaux leaders de la zone euro – à quelques mois des élections européennes :

    Ils n’ont pas intérêt à engager un conflit ouvert avec l’un des pays déterminants pour l’avenir de l’Union européenne. Mais ils n’ont pas intérêt non plus à permettre à un gouvernement considéré comme antieuropéen de crier victoire.”

    Source

    Fondé en 1969, le quotidien italien se pose résolument à gauche. Apprécié pour ses unes très graphiques, à la fois engagé et intello, le titre est une institution en Italie, ce qui ne l’empêche pas d’être régulièrement confronté à des crises

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  • Édito. Angela Merkel, la chancelière de l’immobilisme

    Édito. Angela Merkel, la chancelière de l’immobilisme

    Encore sonnée par la claque bavaroise – la CSU et le SPD, deux des partis composant la “GroKo”, la coalition à la tête de l’Allemagne, ont enregistré le 14 octobre des défaites historiques dans ce Land du sud du pays –, Angela Merkel redoute de subir un nouveau revers électoral en Hesse. Car le scrutin prévu le 28 octobre pourrait tourner à la bérézina pour son parti, actuellement au pouvoir dans la région de Francfort. Au niveau fédéral, les chrétiens-démocrates, qui tiendront en décembre leur congrès, pourraient infliger un autre camouflet à celle qui dirige depuis plus de treize ans l’Allemagne, en la privant de la présidence de la CDU.

    Angela Merkel, à supposer qu’elle reste chancelière, s’apprêterait alors à vivre une année 2019 comparable à un chemin de croix, ponctué de rendez-vous difficiles : élections européennes au printemps et trois tests régionaux à l’automne dans l’est de l’Allemagne, où les populistes de l’AfD (Alternative pour l’Allemagne) réalisent leurs meilleurs scores.

    Autant dire que depuis sa victoire dans les urnes en septembre 2017, Angela Merkel vit son quatrième mandat comme un enfer, et son agonie politique risque de durer encore longtemps, alors que les appétits politiques s’aiguisent de toutes parts. Pour la chancelière, il est bien sûr trop tard pour regretter sa décision de se représenter devant les électeurs. À l’époque, la montée du populisme et l’arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche avaient fini par la convaincre de rempiler. Mais pour quoi faire ? Car, entre le temps passé à jouer à l’équilibriste pour éviter l’implosion de la coalition et ses efforts pour esquiver les coups de dague portés par les siens, elle n’est plus que l’ombre d’elle-même. Inaudible, absente des débats européens, incapable de lancer des réformes, la grande chancelière d’hier s’est transformée en gestionnaire de l’immobilisme. Une stratégie du surplace qui mine le moral des Allemands. Petite lueur d’espoir : la percée des Verts en Bavière, si elle se confirme dans le reste du pays, offre enfin l’occasion d’un renouvellement politique.

    Eric Chol

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  • Archéologie. Pompéi aurait été détruit deux mois plus tard que ce que l’on pensait

    Archéologie. Pompéi aurait été détruit deux mois plus tard que ce que l’on pensait

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    Un graffiti daté du 17 octobre de l’an 79 a été découvert dans une zone de Pompéi où les fouilles se poursuivent. Il suggère que la ville antique n’a pas été détruite le 24 août comme on le croyait jusque-là, mais le 24 octobre.

    “Il aura suffi de deux lignes écrites au charbon de bois pour réécrire l’histoire et déplacer au 24 octobre de l’an 79 la date de l’éruption qui a détruit Pompéi, Herculanum, Stabies et Oplontis”, rapporte Il Mattino. L’éruption du Vésuve, qui a figé ces sites antiques, ne serait donc pas survenue le 24 août, comme on le pensait jusque-là, sur la base d’écrits attribués à Pline le Jeune, mais deux mois plus tard.

    Les archéologues qui mènent les fouilles à Pompéi, au pied du Vésuve, ont trouvé “une inscription, trace d’un moment de vie quotidienne, datée du 16e jour avant les calendes de novembre, ce qui correspond au 17 octobre”, poursuit le journal napolitain. “L’inscription est apparue dans une maison avec jardin, dans une pièce en cours de réaménagement, à la différence des autres pièces déjà complètement rénovées. Il devait donc s’agir de travaux en cours au moment de l’éruption du volcan. Comme il s’agit de charbon de bois, le graffiti n’aurait pas pu tenir longtemps”, ce qui conduit les experts à estimer le moment de la destruction de la ville au 24 octobre, une semaine après la date indiquée.

    Il Mattino précise que plusieurs indices avaient déjà conduit à envisager que la destruction de Pompéi ait été plus tardive. Comme la découverte d’une pièce de monnaie, l’an dernier, frappée d’une inscription faisant référence au mois de septembre 79. Mais aussi, auparavant, d’une branche d’arbre portant des fruits d’automne, ou encore de restes de brasiers, destinés au chauffage, qui laissent penser que la température n’était pas estivale.

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  • Royaume-Uni. Pepper, premier robot interrogé par une commission parlementaire

    Royaume-Uni. Pepper, premier robot interrogé par une commission parlementaire

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    Convoqué par les députés afin de représenter le projet international Caresses, l’humanoïde a répondu à quatre questions sur le rôle de l’intelligence artificielle dans l’éducation. Une prestation jugée “meilleure que celle de nombreux politiques” par le journaliste satirique du Guardian.

    “Bonjour monsieur le président. Merci de m’avoir invité pour témoigner devant vous ce matin.” La voix, robotique, est hachée, mais claire. “Les parlementaires ont eu l’air impressionnés. L’entrée en matière était certainement plus cohérente que celle de bon nombre d’hommes politiques”, se délecte John Crace, journaliste satirique du Guardian. Baptisé Pepper, l’humanoïde développé par SoftBank Robotics représentait le programme Caresses, un projet international étalé sur trois ans et qui vise notamment à développer des robots capables d’assister les personnes âgées. Mardi, à Londres, Pepper était interrogé sur son rôle auprès des étudiants de l’

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  • Espagne. Guerre entre narcos sur la Costa del Sol

    Espagne. Guerre entre narcos sur la Costa del Sol

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    Fusillades, bombes, enlèvements… Les gangs organisés de trafiquants de haschisch en provenance du Maroc utilisent des méthodes de plus en plus violentes pour régler leurs comptes.

    La paix a pris fin. Les organisations criminelles, et notamment les trafiquants de drogue [essentiellement du haschich venu du Maroc], ont transféré leurs querelles intestines sur la Costa del Sol. Le littoral andalou est gagné par des violences que les forces de l’ordre attribuent à des règlements de comptes entre bandes, liés à des vols de drogue ou des luttes pour le pouvoir.

    Tandis que paradoxalement les délits de droits commun sont en diminution, enlèvements, échanges de tirs et agressions se multiplient dans une région où jusqu’à présent les chefs mafieux ne faisaient pas de vagues.

    La cote d’alerte a été atteinte quand les forces de l’ordre ont constaté que les bandes de trafiquants de drogue n’hésitaient plus à se venger en posant des bombes, comme elles l’ont fait le 10 octobre au domicile d’un chef d’entreprise de Marbella, et dans sa station de lavage de voitures. De tels épisodes ont lieu pratiquement

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    Julia Camacho

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  • Un tableau de Rembrandt bientôt restauré sous les yeux du monde entier

    Un tableau de Rembrandt bientôt restauré sous les yeux du monde entier

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    Mardi 16 octobre, le Rijksmuseum d’Amsterdam a fait sensation en annonçant que les amateurs d’art pourront suivre en direct la restauration de La Ronde de nuit, l’un des chefs-d’œuvre de Rembrandt. Et ce, peu importe l’endroit du monde où ils se trouvent.

    Pour annoncer l’événement, The Guardian ne tarit pas de superlatifs. La Ronde de nuit, de Rembrandt, “l’un des tableaux les plus spectaculaires au monde”, bénéficiera bientôt d’une restauration en grande pompe, “sous les yeux du monde entier”. “Le public sera invité à regarder en direct le minutieux processus de restauration, à la fois dans la salle où l’œuvre est exposée [la galerie d’honneur du Rijksmuseum d’Amsterdam] et via une retransmission vidéo sur le site Internet du musée, dans ce qui apparaît être une opération d’une ampleur jamais vue.”

    Un processus long, délicat et coûteux

    Le travail de restauration débutera en juillet 2019, quelques mois après le 350e anniversaire de la mort du maître hollandais (1606-1669). Interrogé par le quotidien britannique, Taco Dibbits, le directeur général du Rijksmuseum, annonce que l’entreprise sera longue et difficile, qu’elle durera plusieurs années et coûtera des millions d’euros.

    Peint en 1642, La Ronde de nuit est une commande de Frans Banninck Cocq, chevalier et bourgmestre d’Amsterdam. Elle représente la compagnie de la milice bourgeoise de la ville à laquelle celui-ci appartenait. La troupe a été saisie alors qu’elle sort en armes d’un bâtiment. C’est le tableau le plus célèbre du Rijksmuseum, où il attire quelque 2 millions de visiteurs chaque année.

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  • Pour comprendre. Brexit. Pourquoi ça coince (encore)

    Pour comprendre. Brexit. Pourquoi ça coince (encore)

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    Theresa May se rend à Bruxelles ce mercredi pour sortir les négociations de l’impasse. Alors que le traité de divorce devait initialement être validé à l’occasion de ce sommet européen, des obstacles subsistent. Les explications en trois points.

    Brexit J-163. Le 29 mars 2019 à minuit, le Royaume-Uni quittera l’Union européenne. Deux ans, tout juste, après le déclenchement de la procédure de sortie et l’invocation du fameux article 50 du traité de Lisbonne. Pour l’heure, pourtant, aucun traité de divorce n’a été signé. En dépit d’un accord de principe sur la question de la facture du divorce, et des droits des citoyens européens installés au Royaume-Uni et des citoyens britanniques installés en Europe, les discussions continuent de buter sur un sujet : la frontière irlandaise.

    L’idée est de garantir un “backstop” (“filet de sécurité”), afin de maintenir une démarcation invisible (garantie depuis la fin des Troubles en 1998) entre l’Irlande du Nord et la république d’Irlande, quelle que soit l’issue des négociations. Car, avec sa décision de quitter à la fois le marché unique et l’union douanière, le Royaume-Uni devrait théoriquement recommencer à contrôler les biens transitant par la seule frontière commune

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    Sasha Mitchell

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