Tag: Politique

  • RDC : Louis Koyagialo est décédé en Afrique du Sud

    RDC : Louis Koyagialo est décédé en Afrique du Sud

    koyagialo-Le gouverneur de l’Equateur, Louis Alphonse Koyagialo, est décédé dimanche 14 décembre en Afrique du Sud où il suivait des soins depuis plusieurs mois. Le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende, l’a annoncé sur Radio Okapi..

    « Malheureusement, je dois confirmer le décès du gouverneur Koyagialo en Afrique du Sud aujourd’hui. Nous sommes ravagés par cette triste nouvelle. Le gouverneur Koyagialo comme homme politique et comme administrateur était l’un des meilleurs d’entre nous. C’est quelqu’un que j’ai fréquenté, que j’ai appris à connaître. C’est une très triste nouvelle pour ce pays », a déclaré Lambert Mende.

    Au sujet du programme des funérailles, il a dit attendre que la famille du défunt et le gouvernement le publient.

    La maladie l’éloigne de sa province

    Élu gouverneur de l’Equateur en juin 2013, Louis Alphonse Koyagialo a souvent été éloigné de sa province à cause des problèmes de santé.

    Il quitte l’Equateur pour la première en septembre 2013 pour se faire soigner à Kinshasa et en Afrique du Sud. Il y rentre en mars 2014.

    De nombreuses personnes viennent l’accueillir à sa descente d’avion à Mbandaka.

    Mais il n’y reste pas longtemps.

    Quelques semaines après, il est obligé de quitter l’Equateur pour se faire soigner. Il ne rentrera pas cette fois-ci pour diriger cette province à la tête de laquelle il a été porté en 2013.

    Long parcours dans la territoriale

    Louis Koyagialo né à Yakoma le 23 mars 1947. Il est licencié en Droit de l’Université de Lovanium [aujourd’hui Université de Kinshasa, Unikin]. En 1972, il travaille comme conseiller juridique à l’Office national de logement (ONL). Il rejoint l’année suivante le ministère des Affaires sociales.

    Réputé pour son expertise dans la territoriale, carrière qu’il embrasse en 1979, d’abord comme directeur de région au Katanga (appelé alors Shaba), Louis Alphonse Koyagialo devient ensuite commissaire sous régional de Likasi (1980 – 1982), puis commissaire urbain de Lubumbashi jusqu’en 1985.

    Il devient ensuite vice-gouverneur du Kasaï-Oriental et du Kivu. Entre 1986 et 1990, Louis Alphonse Koyagialo occupe le poste de gouverneur du Katanga.

    « Massacre des étudiants de Lubumbashi »

    Louis Koyagialo était gouverneur de la province du Shaba (actuel Katanga) en 1990 quand survient ce qui est connu sous le nom de « massacre des étudiants de Lubumbashi ».

    Il a alors été accusé d’avoir été responsable d’un présumé massacre de nombreux étudiants de l’Université de Lubumbashi. Il a écopé d’une peine d’emprisonnement de 4 ans avant d’être gracié.

    En 2012, Koyagialo publie «Massacre de Lubumbashi du 11 au 12 mai 1990». Dans cet ouvrage, il se considère comme « un bouc-émissaire ».

    Invité sur Radio Okapi pour parler de ce livre, il affirme que cette affaire  est « une grande manipulation politique » qu’il compare à l’affaire Dreyfus.

     

    « Il y a un étudiant qui est mort. A part lui, il n’y a pas eu un autre », indique-t-il, affirmant qu’il s’agissait d’une affaire entre étudiants.

    En 2013, Koyagialo est assigné en justice par les parents de l’étudiant Ilombe Ilombe. Pour les plaignants, leur fils serait décédé à la suite de coups et blessures portées contre lui par les forces de sécurité qui obéissaient aux ordres de Louis Koyagialo.

    Ministre puis Premier ministre intérimaire

    Cadre de la Majorité présidentielle, Louis Koyagialo est vice-Premier ministre et ministre des Postes et Nouvelles technologies de communication dans le gouvernement Muzito III.

    En mars 2012, il est nommé Premier ministre intérimaire de la RDC en remplacement d’Adolphe Muzito, élu député.

    Radio Okapi

  • Présidentielle en RDC : Kabila maintient le suspense sur sa candidature et évoque la souveraineté nationale

    Présidentielle en RDC : Kabila maintient le suspense sur sa candidature et évoque la souveraineté nationale

    Intégralité:Discours des Vœux 2013 de Joseph Kabila, Pdt de la RDC-Lors d’un discours devant le Congrès, le président congolais, Joseph Kabila, a appelé lundi les partenaires internationaux de la RDC à ne pas formuler d’”injonctions” relatives à la tenue des prochaines élections dans le pays. Aucun mot sur sa candidature, ou pas, à la présidentielle prévue en 2016.

    “De nos partenaires, et pourvu que cela soit fait dans le respect de notre souveraineté, nous sommes toujours prêts à recevoir des avis, conseils et suggestions, mais jamais des injonctions”, a martelé Joseph Kabila, le 15 décembre, dans un discours devant les deux chambres du Parlement réunies en Congrès à Kinshasa.

    Évoquant l’effervescence qui depuis un peu plus d’un an agite une partie de la classe politique congolaise mais aussi de la communauté internationale à propos du processus électoral en RDC, le président congolais a estimé que “l’on pouvait s’interroger sur le bien fondé de l’auto-invitation dans ce débat de personnalités non congolaises aussi bien intentionnées soient elles”.

    Arrivé au pouvoir en 2001 pour succéder à son père assassiné, Joseph Kabila a été élu président de la RDC en 2006 à l’issue des premières élections démocratiques tenues dans le pays depuis son indépendance en 1960. Il a été reconduit pour un nouveau mandat de cinq ans en 2011 lors d’un scrutin dont les résultats n’ont pas été reconnus par la majeure partie de l’opposition et dont la communauté internationale a dénoncé de nombreuses irrégularités.

    “Le peuple congolais n’est pas n’importe quel peuple”

    Depuis l’été 2013, l’opposition le soupçonne de vouloir se succéder à lui-même en 2016 alors que la Constitution lui interdit de briguer un troisième mandat. Et la communauté internationale réclame depuis plusieurs mois aux autorités congolaises la publication d’un calendrier électoral complet jusqu’à la prochaine présidentielle de façon à pouvoir soutenir le processus électoral, et demande que la Constitution du pays soit respectée.

    Déplorant “la tendance […] de certains compatriotes [à] en appeler systématiquement à l’étranger pour régler les différends entre congolais comme si dans ce pays nous n’avions pas collectivement assez de sagesse et de maturité pour le faire nous-mêmes”, le président congolais a affirmé que “le peuple congolais n'[était] pas n’importe quel peuple et qu’il était jaloux de son indépendance conquise de haute lutte”.

    (Avec AFP)

     

  • RDC : Kabila nomme un gouvernement d’union nationale avec 7 opposants pour 47 portefeuilles

    RDC : Kabila nomme un gouvernement d’union nationale avec 7 opposants pour 47 portefeuilles

    joseph_kabila-Le président congolais Joseph Kabila a nommé ce week-end le gouvernement d’union nationale attendu depuis plus d’un an par ses compatriotes. Le Premier ministre Augustin Matata Ponyo est maintenu à la tête de cette équipe de 47 membres, parmis lesquels figurent 7 opposants et 3 vice-Premiers ministres.

    Recommandé par les concertations nationales d’octobre 2013, le gouvernement d’union nationale a – après un an d’attente – été nommé ce week-end en RDC. Composée de 47 membres – 48 avec le Premier ministre (3 vice-Premier ministres et ministres, 2 ministres d’État et ministres, 32 ministres et 10 vice-ministres) -, cette nouvelle équipe gouvernementale ne réserve pas de grande surprise. Le Premier ministre Augustin Matata Ponyo, réputé pour sa rigueur, a été maintenu à son poste.

    Sept opposants au président Joseph Kabila font leur entrée dans ce gouvernement. Thomas Luhaka et Germain Kambinga, deux leaders du Mouvement pour la libération du Congo (MLC) de l’opposant Jean-Pierre Bemba, ont été respectivement nommés vice-Premier ministre et ministre des Postes, Téléphones et Télécommunications (PTT), pour le premier, et ministre de l’Industrie pour le second.

    Michel Bongongo, représentant de l’opposition dite républicaine et proche du président du Sénat, Léon Kengo wa Dondo, a lui été désigné ministre d’État en charge du Budget. Et Daniel Madimba Kalonji, député de l’UDPS, parti d’Étienne Tshisekedi, opposant le plus radical à Kabila, a été nommé ministre de la Recherche scientifique.

    >> Lire aussi RDC : opposants ministrables ou débauchés de la République ?

    Parmi les nominations importantes figurent celle du professeur Evariste Boshab, secrétaire général du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD, parti présidentiel), vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur. La Défense revient à un ancien gouverneur du Katanga proche de Kabila, Aimé Ngoi Mukena, et les Finances à l’ancien directeur de cabinet adjoint de la présidence de la République, Henri Yav Mulang. Modeste Bahati Lukwebo, un fidèle d’Augustin Matata Ponyo, a été désigné au ministère de l’Économie. Le troisième vice-Premier ministre, Willy Makiashi, en charge de l’Emploi, du Travail et de la Prévoyance sociale, est quant à lui issu du Parti lumumbiste unifié (Palu, majorité présidentielle).

    Les Congolais ne seront pas totalement déboussolés par la nouvelle équipe, notamment avec le maintien aux affaires d’une dizaine de ministres de l’ancien gouvernement, dont des poids lourds tels Lambert Mende à l’Information, Martin Kabwelulu aux Mines, Raymond Tshibanda aux Affaires étrangères ou Félix Kabange Numbi à la Santé. Tryphon Kin-kiey Mulumba, qui milite ouvertement pour un troisième mandat de Kabila en 2016 malgré le verrou constitutionnel, passe quant à lui des Postes et Télécommunications aux Relations avec le Parlement.

    Parmi les nouveaux venus, on compte Aimé Ngoy Mukena à la Défense nationale, Alexis Thambwe Mwamba (ancien ministre des Affaires étrangères de 2008 à 2012) à la Justice, Olivier Kamitatu au Plan (l’ancien bras droit de Bemba avait déjà occupé ce poste entre 2007 et 2012), Théophile Mbemba Fundu à l’Enseignement supérieur, Omer Egbwake à l’Aménagement du Territoire. Enfin, le nouveau gouvernement d’union nationale ne brille pas par sa parité, avec moins de dix femmes nommées.

    ________

    >> La liste complète du nouveau gouvernement :

    – Vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur et Sécurité : M. Evariste Boshab Mabudj

    – Vice-Premier ministre, ministre des PT-NTIC : M. Thomas Luhaka Losenjola

    – Vice-Premier ministre, ministre de l’Emploi, Travail et Prévoyance sociale : M. Willy Makiashi

    – Ministre d’Etat, ministre du Budget : M. Michel Bongongo

    – Ministre d’Etat, ministre de la Décentralisation et Affaires coutumières : M. Salomon Banamuhere

    >> Ministres

    – Affaires étrangères et Coopération internationale : M. Raymond Tshibanda

    – Défense nationale, Anciens combattants et Réinsertion : M. Aimé Ngoy Mukena

    – Justice, Garde des sceaux et Droits humains : M. Alexis Thambwe Mwamba

    – Portefeuille : Mme Louise Munga Mesozi

    – Relation avec le Parlement : M. Tryphon Kin-Kiey Mulumba

    – Communication et Médias : M. Lambert Mende Omalanga

    – Enseignement primaire, secondaire et Initiation à la nouvelle citoyenneté : M. Maker Mwangu Famba

    – Plan et Révolution de la Modernité : M. Olivier Kamitatu

    – Fonction publique : M. Jean-Claude Kibala

    – Infrastructures et Travaux publics : M. Fridolin Kasweshi

    – Finances : M. Henry Yav Mulang

    – Economie Nationale : M. Modeste Bahati Lukwebo

    – Environnement et développement durable : M. Bienvenu Liyota Ndjoli

    – Commerce : Mme Kudianga Bayokisa

    – Industrie : M. Germain Kambinga

    – Agriculture, Pêche et Elevage : M. Kabwe Mwewu

    – Affaires foncières : M. Bolengetenge Balela

    – Mines : M. Martin Kabwelulu

    – Hydrocarbures : M. Crispin Atama Thabe

    – Energie et Ressources hydrauliques : M. Jeannot Matadi Nenga Ngamanda

    – Culture et Arts : Banza Mukalay Nsungu

    – Tourisme : Elvis Mutiri wa Bashala

    – Santé publique : M. Félix Kabange Numbi

    – Enseignement supérieur et universitaire : M. Théophile Mbemba Fundu

    – Enseignement technique et professionnel : M. Jean Nengbangba Tshibanga

    – Aménagement du territoire, Urbanisme et Habitat : M. Omer Egbake

    – Transports et voies de communication : M. Justin Kalumba Mwana Ngongo

    – Recherche scientifique et Technologie : M. Daniel Madimba Kalonji

    – Genre, Famille et Enfant : Mme Bijou Kat

    – Petites et Moyennes entreprises et classe moyenne : M. Bohongo Nkoy

    – Développement rural : M. Eugène Serufuli

    – Jeunesse, Sports et loisirs : M. Sama Lukonde Kyenge

    >> Vice-Ministres :

    – Intérieur : Mme Martine Bukasa Ntumba

    – Défense nationale : M. René Sigu

    – Justice et Droits humains : M. Mboso Kodia Pwanga

    – Budget : Mme Ernestine Nyoka

    – Coopération internationale et intégration régionale : M. Franck Mwindi Malila

    – Congolais de l’étranger : M. Antoine Muyamba Okombo

    – Energie : Mme Maguy Rwakabuba

    – Finances : M. Albert Mpeti Biyombo

    – Plan : Mme Lisette Bisangana Ngalamulume

    – Poste et télécommunication : M. Enoch Sebineza

    ( Jeuneafrique)

  • RDC – Justin Bitakwira : “On peut me radier de l’UNC, si mon attitude dérange”

    RDC – Justin Bitakwira : “On peut me radier de l’UNC, si mon attitude dérange”

    unc-Sept mois après sa démission du poste de président du groupe parlementaire UNC et alliés, Justin Bitakwira sort de son silence et livre à “Jeune Afrique” les raisons qui l’ont poussé à prendre ses distances avec le parti de Vital Kamerhe. Interview.

    Sur le papier, Justin Bitakwira reste, pour l’instant, membre de l’Union pour la nation congolaise (UNC). Mais le cœur n’y est plus. Depuis qu’il a pris ses distances en mai avec le parti de Vital Kamerhe dont il était le président du groupe parlementaire, l’élu d’Uvira se dit “en repos”, se consacrant aux activités de sa Fondation. Mais ses (anciens) camarades le soupçonnent de se rapprocher de Joseph Kabila. Qu’en pense l’intéressé ? Pour la première fois, ce cadre de la première heure de l’UNC sort du silence et livre à Jeune Afrique sa version des faits.

    Jeune Afrique : Après sept mois d’absence aux activités du parti, vous considérez-vous encore comme membre de l’UNC ?

    Justin Bitakwira : C’est par conviction personnelle que j’ai démissionné de ma fonction de président du groupe parlementaire UNC et alliés. En 2009, Vital Kamerhe s’était donné plus de 14 mois de repos après avoir démissionné de la présidence de l’Assemblée nationale. Sans comparer les deux situations, j’estime qu’il me faut aussi du repos. Quelques six ou huit mois, nos postes n’étant pas équivalents. Mais, je vais bientôt rebondir, peut-être mieux qu’avant. Toutefois, si cette attitude dérange, on peut m’exclure ou me radier de l’UNC, je m’assumerais comme un adulte.

    Quelles sont les raisons qui vous ont poussé à prendre vos distances avec l’UNC ?

    Je suis l’un des pionniers de l’UNC. Quand nous avons créé ce parti, j’avais la nette conviction que ce serait une formation politique qui allait non seulement condamner avec virulence toutes les actions contraires aux intérêts de la République, mais aussi accompagner, encourager celles que poserait le gouvernement au profit de la nation. Je ne m’étais jamais imaginé que nous avions créé un parti qui allait se noyer dans le radicalisme, encore moins dans l’extrémisme aveugle.

    À l’UNC, il y a des grenouilles qui veulent souvent se faire passer pour des bœufs.

    Comment comprendre que je sois opposé par médias interposés au secrétaire général de mon parti, Jean-Bertrand Ewanga, parce que, lors de la défaite du M23, j’ai félicité le président de la République et l’armée congolaise pour avoir vaincu un mouvement insurrectionnel qui a causé tant de torts au pays ? À mon sens, quand une opposition ne mêle plus élégance et fair-play dans sa lutte, elle n’en est plus une. À l’UNC, il y a des grenouilles qui veulent souvent se faire passer pour des bœufs. Il est temps d’engager un débat interne et sincère, sinon l’UNC va droit dans le mur.

    Quels sont vos rapports aujourd’hui avec Vital Kamerhe ?

    Ils sont bons, je l’espère. Mais nous ne nous sommes pas vus depuis cinq mois environ. À l’UNC, je poursuivais deux objectifs : implanter le parti et former les militants. Malgré mon dévouement et tous les sacrifices endurés pour cette cause – alors que les autres privilégiaient plutôt des alliances, des coalitions, des plateformes parfois contre-natures -, j’ai commencé à subir des coups qui frisaient le mépris. Dans quelle armée, pouvez-vous déloger un général pour y placer un sous-lieutenant ? Comme on dit chez nous, un enfant ne peut pas jouer avec les trois pierres de la case quand la marmite est encore au feu. S’il le fait, il devient un danger pour toute la famille.

    À qui s’adresse ce dicton ?

    C’est un proverbe bantou.

    Votre nom est souvent cité parmi les prochains ministres du gouvernement de “cohésion nationale” qui est attendu. Avez-vous été approché dans ce sens par le pouvoir ?

    Tout ce qui se raconte autour de ma modeste personne n’est que spéculation.

    J’ai rencontré pour la dernière fois Joseph Kabila en 2012 à la Cité de l’Union africaine alors que j’étais encore président du groupe parlementaire. Tout ce qui se raconte autour de ma modeste personne n’est que spéculation. Mais depuis mon jeune âge, j’ai beaucoup d’ambitions. Je suis né dans un coin perdu, à Katala (Lemera), dans le territoire d’Uvira, dans le Sud-Kivu. J’ai perdu mon père quand je n’avais encore que 7 ans. Tout ce que je suis devenu aujourd’hui n’est qu’une question de destin. Et celui-ci ne s’est pas encore arrêté.

    Êtes-vous disposé à participer au gouvernement de “cohésion nationale” ?

    Le jour où mon pays aura besoin de moi pour le servir ailleurs qu’à l’Assemblée Nationale, j’évaluerai et je m’assumerai. Mon parcours témoigne de mon engagement pour la République. J’ai déjà connu la prison, 82 jours en détention sans voir un être humain, 24 jours mains et pieds menottés…

    Quand l’UNC dit que vous vous autoexclurez si vous acceptez un poste ministériel. Que répondez-vous ?

    Tout acte que je pose, c’est parce que ma conscience me l’a autorisé et non un individu ou un groupe d’individus. Je milite pour la liberté de pensée. C’est sacré. C’est pourquoi j’ai refusé de signer le document de l’UNC qui décrétait l’autoexclusion de tout membre du parti qui accepte un poste ministériel. D’autant que le terme “autoexclusion” ne figure pas dans les dispositions constitutionnelles ni dans les statuts et règlements du parti. Ce n’est pas Vital Kamerhe qui maîtrise ces textes par cœur qui me contredira. Pour prendre la décision de quitter la présidence du groupe parlementaire de l’UNC, je n’avais que Dieu et ma conscience. Mon épouse ne l’a su que lorsque j’ai déposé la démission. Il en sera de même de mon mandat de député.

    _________________________

    Propos recueillis par Trésor Kibangula

    Jeuneafrique

  • RDC: rien ne va plus à l’UDPS?

    RDC: rien ne va plus à l’UDPS?

    udps-S’agit-il d’une nouvelle étape dans la crise que connaît l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) en République démocratique du Congo ? Alors que le président de ce parti d’opposition, Etienne Tshisekedi – en convalescence en Belgique – ne s’est plus montré en public depuis des mois, trois des quatre secrétaires généraux adjoints de l’UDPS ont annoncé par communiqué qu’ils désavouaient Bruno Mavungu, le secrétaire général.

    Les déclarations se succèdent à l’UDPS et ne varient que dans ce qu’elles reprochent à ses dirigeants. Dans leur communiqué, les secrétaires généraux adjoints disent soutenir la déclaration dite de la base du parti, un document publié il y a une quinzaine de jours qui visait surtout Félix Tshisekedi, secrétaire national chargé des Relations extérieures, accusé de profiter de l’absence de son père pour tenter de prendre la tête du parti.

    Cible désignée

    Mais Willy Iliba Lisa, François Ebamu Mbiel et Aimé Ilunga Ntanga n’ont qu’une cible nominativement désignée : Bruno Mavungu, leur secrétaire général auquel ils reprochent notamment d’avoir fait une alliance avec Vital Kamerhe, président de l’Union pour la Nation congolaise (UNC). Aimé Ilunga Ntanga, secrétaire général adjoint de l’UDPS chargé des Ressources humaines, dit ainsi de M. Mavungu : « Il pose des actes sans que nous soyons concertés. La manière dont le parti est géré, c’est une manière de tuer le parti à petit feu pour permettre à certains de leurs alliés de carrément prendre la place de l’UDPS ».

    Pas de crise

    Bruno Mavungu affirme n’avoir jamais reçu, ni lu le communiqué de ses adjoints. Le secrétaire général du parti persiste et signe : il n’y a pas de crise à l’UDPS ; le fait que ces adjoints suspendent leur participation ne gêne en rien les activités du parti car ces derniers ne seraient pas représentatifs du mouvement.

    RFI

  • RDC:L’UE maintient son aide la reforme de la police

    RDC:L’UE maintient son aide la reforme de la police

    Police-Congolais1-L’Union européenne (UE) a annoncé mercredi qu’elle maintenait son aide à la réforme de la police en République démocratique du Congo (RDC), en dépit des graves bavures ayant terni l’action des forces de l’ordre à Kinshasa.
    “L’Union européenne maintient sa coopération destinée à favoriser la mise en place d’une police républicaine, professionnelle et (. . . ) respectueuse des droits de l’Homme”, a déclaré l’ambassadeur de l’UE en RDC, Jean-Michel Dumond, lors d’une conférence de presse à Kinshasa.
    L’UE, a-t-il justifié, ne soutient “aucune formation qui ait des répercussions en particulier en matière de maintien de l’ordre”. L’aide européenne à la réforme de la police congolaise (11 millions d’euros pour 2010-2016) est tournée notamment vers des projets de construction de bâtiments et de formation des policiers à l’entretien et à la gestion de ces structures.
    Selon un rapport de l’ONU publié en octobre, au moins 41 personnes ont été tuées ou ont disparu du fait de l’action de policiers lors de l’opération Likofi (“Coup de poing” en lingala), grand coup de filet contre la délinquance armée mené à Kinshasa de novembre 2013 à février 2014.
    En réponse à ce rapport, le gouvernement congolais a expulsé le chef du bureau des droits de l?Homme de l’ONU à Kinshasa, Scott Campbell.
    Le mois suivant, l’ONG américaine Human Rights Watch chiffrait le bilan des violences policières de Likofi à plus de 80 morts et disparus. Kinshasa a alors crié au “lynchage médiatique”, avant de faire part de la volonté des autorités de continuer d’enquêter pour s’assurer qu’aucune bavure policière commise pendant l’opération ne reste impunie.
    L’UE s’attend à ce que l’enquête soit menée avec “diligence” et que les policiers coupables soient punis “quel que soit” leur rang, a dit M. Dumond.
    La France, elle, maintient la quasi-totalité de ses programmes d’aide à la police. “La seule action que nous avons prise immédiatement (. . . ) est de reporter l’opération de formation de la (police antiémeutes), qui était programmée pour cette semaine”, a déclaré à la presse Luc Hallade, son ambassadeur à Kinshasa, à propos d’une instruction que devaient dispenser des CRS à une trentaine de personnes.
    Selon une source proche du dossier, cette décision a été prise du fait de “l’absence de réponse satisfaisante du gouvernement congolais au rapport de l’ONU sur l’opération Likofi”.
    La France reste engagée dans ses autres programmes de formation policière en RDC, notamment à la police judiciaire et administrative.
    A l’inverse, la Grande-Bretagne a suspendu tout son programme d’aide à la réforme de la police, dont elle est l’un des principaux bailleurs, après l’expulsion de M. Campbell.
    Selon un diplomate américain à Kinshasa, les Etats-Unis ont “suspendu certains programmes d’entraînement (de la police congolaise) dans la région de Kinshasa dans l’attente de clarifications du gouvernement congolais sur l’opération Likofi”.

    Jeuneafrique.

  • Hollande met Kabila en garde: «On ne change pas l’ordre constitutionnel par intérêt personnel»

    Hollande met Kabila en garde: «On ne change pas l’ordre constitutionnel par intérêt personnel»

    kabila- francois h.-Le président français François Hollande a mis en garde jeudi, à deux jours d’un sommet de la Francophonie à Dakar, les dirigeants africains qui seraient tentés de modifier la Constitution de leur pays pour rester au pouvoir, prenant l’exemple de la chute de Blaise Compaoré au Burkina Faso.

    Le départ forcé du pouvoir de Blaise Compaoré, « peut servir de leçon à beaucoup de chefs d’Etat, pas seulement en Afrique », a déclaré M. Hollande aux chaînes de télévision France 24 et TV5 Monde et à Radio France Internationale (RFI). « On ne change pas l’ordre constitutionnel par intérêt personnel », a-t-il lancé. Le président était interrogé notamment sur la situation de la République démocratique du Congo (RDC), du Congo (Brazzaville) ou du Rwanda.

    « Quand on fait voter des peuples pour des Constitutions à travers des référendums, on ne peut pas les modifier impunément. Quand un chef d’Etat reste plusieurs mandats de suite, et qu’à un moment il est fixé une limite d’âge ou il est fixé un nombre de mandats qui ne peut pas être dépassé, il ne peut pas en être décidé autrement. C’est ce qui s’est passé au Burkina », a-t-il insisté.

    « La France n’est pas en tutelle des pays africains »
    Des manifestations populaires ont provoqué le 31 octobre la démission de M. Compaoré qui avait l’intention de réviser la Constitution afin de se maintenir au pouvoir, après 27 années de règne. M. Hollande a rappelé qu’il avait mis en garde M. Compaoré, et lui avait écrit pour lui proposer son soutien pour qu’il puisse prendre des responsabilités internationales en quittant le pouvoir dans son pays.

    Interrogé sur les pays où les dirigeants peuvent rester en place sans limitation de temps, tels que le Tchad, le Cameroun, le Gabon ou le Togo, M. Hollande a estimé que dans ce cas, il fallait s’assurer que les élections soient « libres, plurielles et démocratiques ».

    « La France n’est pas en tutelle des pays africains », a-t-il dit, citant comme exemple de bonne gouvernance la Tunisie, qui élit actuellement un nouveau président.

    Le Soir

  • La justice sud-africaine acquitte 15 Congolais accusés de complot anti-Kabila

    La justice sud-africaine acquitte 15 Congolais accusés de complot anti-Kabila

    Etienne Kabila-La justice sud-africaine a acquitté et libéré faute de preuves vendredi quinze des vingt ressortissants de République démocratique du Congo (RDC) emprisonnés depuis près de deux ans en Afrique du Sud, accusés de complot visant à assassiner leur président Joseph Kabila.

    Le juge a levé l’ensemble des charges suivant les recommandations du procureur, a constaté l’AFP à l’audience à Pretoria, à l’issue de laquelle les quinze sont ressortis libres, mais “très en colère”, a dit l’un d’eux, pour avoir été “en prison pendant deux ans pour rien” et exposé, selon un autre, à la “torture” durant leur détention.

    “Les nombreux témoins qui ont été entendus ont clairement montré que les charges contre ces quinze accusés n’était pas aussi lourdes que ce que pensait l’accusation. Je suis ravi pour les quinze acquittés mais je demeure inquiet pour ceux qui restent incarcérés”, a déclaré l’avocat de quatorze prévenus, Me Thesigan Pillay.

    A leur sortie du tribunal, les anciens détenus qui avaient comparu les chaînes au pied ont été accueillis par une cinquantaine de soutiens qui ont lancé des slogans anti-Kabila.

    “Depuis le début, je savais que ce jour arriverait, car j’étais innocent. Mais je suis très en colère car on a décidé de nous mettre en prison pendant deux ans pour rien!”, a regretté James Jacob Mapima, l’un des accusés libéré.

    Dès leur sortie, les prévenus ont aussi affirmé avoir subi des mauvais traitements durant leur incarcération.

    “Il vaut mieux vivre en enfer qu’être en prison en Afrique du sud. J’ai passé 21 mois, 23 heures par jour, enfermé dans une cellule d’un mètre carré. J’ai aussi fait partie des gens qui ont été torturés et envoyés à l’hôpital”, a déclaré David Muyembi, un autre ancien prévenu.

    Cinq hommes restent poursuivis pour “activités mercenaires” et “conspiration en vue d’assassinat”, notamment Etienne Kabila qui se présente comme le demi-frère du président congolais et considéré comme le leader de ce groupe de rebelles présumés.

    Etienne Kabila a néanmoins été remis en liberté surveillée contre une caution de 10.000 rands (720 euros), tandis que les quatre derniers accusés qui plaident tous non coupable restent incarcérés à Pretoria.

    Les vingt hommes avaient été interpellés par les autorités sud-africaines le 5 février 2013, grâce au travail d’un policier infiltré à leurs côtés pendant six mois. Ce dernier avait ainsi filmé de nombreuses rencontres et échangé des mails accréditant la thèse de la préparation d’un coup d’Etat.

    Les accusés estiment quant à eux avoir été victimes d’un complot piloté par Kinshasa et la police sud-africaine. Selon eux, ils s’étaient réunis pour suivre une formation de gardien de sécurité avant d’être arrêtés.

    Le procès a été ajourné jusqu’au 26 janvier prochain. Les cinq accusés toujours poursuivis risquent plusieurs années de réclusion, s’ils sont reconnus coupables.
    AFP

  • Recensement de la population: pas d’agenda caché pour la Majorité présidentielle

    Recensement de la population: pas d’agenda caché pour la Majorité présidentielle

    genevieve_inagosi-Nommés par Ordonnances présidentielles le 15 octobre dernier, les membres de l’Office national d’identification de la population (ONIP) ont été présentés au public. C’était le vendredi dernier au Fleuve Congo Hôtel, en présence de plusieurs invités de marque. Richard Muyej, ministre de l’Intérieur, Sécurité, décentralisation et Affaires Coutumières qui présidait la cérémonie, a indiqué que l’ONIP a reçu du législateur la mission d’identifier systématiquement et effectivement la population, constituer et entretenir le fichier général de la population, délivrer la carte d’identité et d’autres imprimés de valeur, etc. Et ce, avant d’exhorter les nouveaux promus à plus d’abnégation, de créativité et de professionnalisme, pour que l’ONIP réponde aux attentes du Président de la République, du Gouvernement et de la population. D’autant plus que c’est à travers le fichier général de la population que la CENI va constituer le fichier électoral pour l’organisation des élections.

    Pour sa part, la ministre honoraire du Genre, Famille et Enfants, Géneviève Inagosi, Président du Conseil d’administration, s’est engagée à s’acquitter de la mission leur confiée. Toutefois, outre l’apport du Gouvernement, l’ONIP a besoin du soutien de la population et pour ce faire, elle a dit compter sur l’accompagnement de la presse.

    Pas d’agenda caché

    Pour le Directeur général de cet Office, Adolphe Lumanu, l’ONIP est une œuvre commune de tous les Congolais venue répondre à un besoin réel de la communauté nationale et internationale. Disons qu’il était temps pour que les cycles électoraux soient préparés et organisés avec un fichier général tiré du recensement administratif et de l’identification de la population.
    Il a pour ce faire rappelé les engagements pris dans l’Accord de Sun City et dans d’autres textes internationaux pour l’organisation du recensement général de la population. Et de souligner que devant les difficultés économiques et financières de tous ordres d’organiser le recensement administratif, le choix s’est porté provisoirement sur l’identification et l’enrôlement de la population, c’est-à-dire, des Congolais en âge de participer au scrutin.
    Cette raison, explique-t-il, n’a pas suffi pour empêcher l’UDPS et tous les autres à sécher les consultations référendaires de 2005 et les élections générales de 2006 au motif notamment du recensement administratif et de la non fiabilisation du fichier électoral de la CEI de l’époque.
    C’est ici que le Professeur Lumanu a fustigé le comportement d’une certaine opposition politique qui pense qu’en soutenant le recensement, la Majorité présidentielle aurait un agenda caché. Et pourtant, c’est l’opposition politique qui a la mémoire courte. Car, lors de son conclave tenu à Kinshasa du 02 au 11 juillet 2013, elle avait préconisé, dans la perspective des concertations nationales, de repenser le système électoral congolais, notamment par le recensement administratif de la population, afin de déterminer entre autre, le calcul du quotient électoral non pas en fonction du nombre des citoyens enrôlés, mais plutôt de celui des recensés.
    Nombreux sont les observateurs de la scène politique qui sont au regret de constater qu’une année après, l’opposition ne tient plus le même discours. Qu’est-ce qui a changé entretemps pour qu’on nous parle aujourd’hui des infrastructures et des conditions sécuritaires qui ne permettent pas l’organisation du recensement général de la population ?
    « S’il y a agenda caché, c’est notre agenda commun. C’est nous tous qui avons, par nos prières, nos incantations, nos marches, réclamé le recensement administratif, surtout l’indentification de la population comme préalable à toute autre démarche », dit-il, avant d’ajouter que si l’ONIP a un agenda caché, c’est que c’est nous mêmes qui l’avons caché et nous nous sommes tendus de pièges. Il n’y a donc pas d’agenda caché, car le recensement est une œuvre commune.

    A quand le fichier électoral ?

    Disons que c’est à travers le fichier général de la population que la CENI va constituer le fichier électoral pour l’organisation des élections. Et c’est ici que les responsables de l’ONIP ont apaisé tout le monde, d’autant plus qu’en 2005, pour l’organisation des consultations référendaires et pour l’organisation des élections générales en 2006, la CEI de l’époque a enrôlé plus de 25 millions d’électeurs, soit 37 à 40% de la population congolaise, dans 5 à 7 mois. Et pourtant, à l’époque, elle était confrontée à beaucoup de difficultés, d’autant plus que le pays était balkanisé.
    En 2011, la CENI a enrôlé près de 32 millions au bout de deux mois pour environ 50% de la population. Fort de cette expérience, l’ONIP qui, grâce au contrat de partenariat public privé signé par le Gouvernement de la République et la firme chinoise Wawey, aura un équipement sophistiqué qui lui permettra le transfert en temps réel des données et cela, dans toutes les provinces. C’est ce qui pousse les responsables de l’ONIP de dire que les délais pour l’organisation des élections en Rd Congo seront respectés.

    JMNK

    Pays:
    Catégorie d’article:
    Média:
    La Prospérité
  • Ni crise, ni rébellion : L’Udps réaffirme son unité !

    Ni crise, ni rébellion : L’Udps réaffirme son unité !

    Logo_UDPS-Ils ont affiché l’unité. Bruno Mavungu, Félix Tshisekedi, Joseph Kapika et Augustin Kabuya. Toute la Direction de l’Udps/Tshisekedi au grand complet était hier, jeudi 20 novembre, à la permanence du parti, 10ème rue Zinnias, dans la Commune de Limete. Face à eux, des journalistes congolais déterminés à leur tirer le ver du nez. Au sortir du point de presse, une seule conclusion. L’Udps se porte bien. Il n’y a ni crise, ni rébellion des Fédérations. Bruno Mavungu dixit.

    En l’absence prolongée d’Etienne Tshisekedi, il était temps que la Direction de l’Udps fixe officiellement l’opinion sur la santé du parti. Pour ce faire, plusieurs hauts cadres du parti, à savoir, le Secrétaire Général, Bruno Mavungu, le Secrétaire National aux Relations Extérieures, Félix Tshilombo Tshisekedi, Joseph Kapika, Secrétaire National à la Presse et Porte-parole, et enfin, le Porte-parole adjoint, Augustin Kabuya. Pour couronner le tout, une foule innombrable de combattantes et combattants venus, pour la circonstance, de toutes les Fédérations de l’Udps/ Kinshasa. D’entrée de jeu, Bruno Mavungu lance : « Un tract est en circulation. Des ennemis du parti les distribuent dans les rédactions des journaux paraissant à Kinshasa dans le seul but de semer la confusion à l’Udps ». Mavungu progresse. La crise à laquelle il est fait allusion dans ce tract relève de l’imaginaire. Personne n’a désavoué qui que ce soit. Visiblement impatients, les journalistes lui bombardent des questions. Très à l’aise, Bruno Mavungu répond à toutes les questions, les unes après les autres, sans éluder.

    Félix Tshisekedi bientôt à Goma et Bukavu

    La polémique née de la tournée interprovinciale de Félix Tshilombo Tshisekedi est sans objet. Celui-ci avait reçu, avant d’entamer son périple dans les deux Kasaï et au Katanga, une lettre d’autorisation et un ordre de mission dûment signés par l’autorité compétente. La tournée de Félix est d’une importance capitale pour le parti. Car, elle s’inscrit dans une logique de redynamisation de l’Udps. Qu’on ait aperçu Félix Tshisekedi à Lubumbashi en compagnie de Fabien Mutomb, un ancien de l’Udps, ne se pose aucun problème, le parti n’ayant rien perdu. L’étape de Lubumbashi a été un grand succès pour l’Udps. Dans les prochains jours, Félix Tshisekedi va amorcer un autre voyage. Cette fois-là, il se rendra dans le Kivu montagneux. Il est très attendu à Bukavu et à Goma. A ceux qui estiment que Félix Tshisekedi outrepasse ses fonctions, Bruno Mavungu répond que tout membre de l’Udps peut, s’il est muni d’un ordre de mission, mener des activités de redynamisation du parti n’importe où en RDC et à l’étranger. Dans sa nomenclature, l’Udps compte 53 présidents des Fédérations et plus de 7.000 présidents des Sections. Tous sont fidèles aux idéaux du parti et au Président Etienne Tshisekedi. A propos justement de la succession d’Etienne Tshisekedi à la tête de l’Udps, la question n’est pas à l’ordre du jour. En cas d’incapacité d’Etienne Tshisekedi, les dispositions statutaires en la matière seront appliquées. Il n’y a donc pas d’amalgame entre la famille biologique de Tshisekedi et le parti. Pas non plus de confusion possible au sujet des titres de propriété de la parcelle de la 10ème rue Zinnias appartenant au parti et celle de la 11ème rue, propriété privée de la famille biologique du lider maximo.

    Affaire 400 mille Usd, Félix s’explique

    Une affaire de magots défraye la chronique. On parle de 400 mille dollars américains que Félix Tshisekedi devrait justifier. Il l’a fait. Foutaise, dit-il. L’argent en question ne provenait pas de cotisations des membres. Il s’agit bien d’un don des partenaires pour soutenir, il y a un certain temps, la campagne présidentielle de Tshisekedi en 2011.

    la Prospertie