-Le boycott de l’opposition n’a pas empêché la loi, déjà rejetée une première fois, d’être votée mardi.
La loi a été votée, à l’unanimité, par les 77 sénateurs qui étaient présents à la séance. Le reste de 108 que compte la chambre haute, des opposants, étaient absent.
L’opposition accuse le président de violer la Constitution en convoquant une séance extraordinaire et de faire un forcing alors que les deux chambres du parlement ont rejeté le projet du gouvernement.
“Il ne fallait pas mettre des obstacles à l’organisation des élections. Nous devions absolument voter la loi pour que les élections puissent être organisées” dans les temps, a déclaré Eugène Lombeya Bosongo après le vote.
“Ceux qui ont voté à l’unanimité sont les membres de la majorité ou leurs alliés. On a imposé au Sénat de voter cette loi. Cela prouve qu’il n’y a pas de séparation de pouvoir entre l’exécutif et le pouvoir législatif. C’est inadmissible”, a déclaré à l’AFP le sénateur Florentin Mokonda Bonza, président de Convention des démocrates chrétiens (opposition).
Le projet de loi sur la répartition des sièges pour les élections municipales et locales avait été rejeté en juin en première lecture par les députés de la majorité et de l’opposition qui avaient renvoyé au gouvernement sa copie, estimant que le texte était bâclé.
Une fois le texte remanié, une session parlementaire extraordinaire a été fixée du 2 juillet au 2 août. Les députés ont adopté le texte mais, au Sénat, le vote a été invalidé car le quorum d’élus n’avait pas été atteint. Une nouvelle session extraordinaire a ainsi été convoquée.
Cette session était jugée anticonstitutionnelle par des opposants, qui ont appelé au boycott des travaux.
La RDC traverse une crise politique depuis la présidentielle de 2011, marquée par des fraudes massives, qui a reconduit à la tête de l’État Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001. Depuis, aucune des élections prévues – dont les locales, instituées par la Constitution de 2006 – n’a été tenue.
Les élections locales, qui seraient une première dans l’ancienne colonie belge, doivent donner le coup d’envoi d’un cycle de scrutins qui doit s’achever en novembre 2016 avec la présidentielle, à laquelle M. Kabila ne peut pas se représenter.
Organiser ces locales relève du défi: le pays est immense et manque d’infrastructures, et sa moitié Est souffre de l’activisme de dizaines de groupes armés, compliquant l’accès à certaines zones, parfois très enclavées.
L’opposition a réclamé leur report après 2016, estimant qu’elles ne pourront se tenir à temps et retarderont les autres scrutins, y compris la présidentielle, ce qui permettrait au chef de l’État de rester en poste au-delà de la fin de son deuxième mandat.
Certains membres de la majorité redoutent ce scenario et s’opposent au report de la présidentielle. La communauté internationale a pour sa part insisté à plusieurs reprises sur l’importance de respecter les “délais constitutionnels” pour l’organisation de cette élection majeure.
Dans un entretien publié lundi par le quotidien Forum des As, Charles Mwando Nsimba, premier vice-président de l’Assemblée nationale et chef de l’Union nationale des démocrates fédéralistes (Unadef, majorité), a estimé que la Commission électorale nationale indépendante (Céni) “peut tenir son calendrier si seulement on reportait les locales”.
-En République démocratique du Congo, la session extraordinaire du Sénat, qui devait se tenir à partir de ce lundi 10 août au matin, a été reportée à demain, pour des questions administratives, selon des sources sur place. Les élus devaient se pencher sur la loi controversée sur la répartition des sièges pour les élections locales et provinciales. Un texte déjà rejeté par l’Assemblée nationale à la fin de la session ordinaire avant d’être voté. Le Sénat, lui, juge la loi incohérente, ce qui ne plait pas du tout au pouvoir, d’où cette nouvelle session extraordinaire.
Pour la majorité, c’est une démarche constitutionnelle dont l’objectif est d’obtenir le vote de la loi sur la répartition des sièges pour les élections locales et provinciales. « Il faut que cette loi soit promulguée pour que les élections soient effectivement couplées, assure Ramazani Shadari, secrétaire général adjoint et porte-parole du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), le parti présidentiel. Voilà pourquoi nous voulons que la loi passe. Et elle est déjà passée. »
L’opposition parle d’un acte anticonstitutionnel et voit une preuve de dictature dans cette convocation d’une nouvelle session extraordinaire au Sénat. « Le fait même de convoquer tout simplement le Sénat en session extraordinaire, sans l’Assemblée nationale, présage de l’issue de cette session, avance Baudouin Mayo Mambeke, de l’Union pour la Nation congolaise (UNC). Il est condamné à arriver aux résultats auxquels la personne qui a convoqué s’attend. Je crois qu’on est entré dans une dictature. »
L’opinion attend donc avec intérêt le déroulement et l’issue de cette nouvelle session extraordinaire du Sénat afin de se faire une idée sur ce qui pourrait se passer dans les prochains jours.
-Le député et opposant Jean-Bertrand Ewanga, condamné en 2014 à un an de prison ferme pour offense au président Joseph Kabila lors d’un rassemblement politique à Kinshasa, a été libéré jeudi.
« Il est libre et il est déjà chez lui, à la maison. Je n’étais pas là mais lui-même m’a appelé pour annoncer sa libération », a déclaré à l’AFP Clément Luamba, l’un de ses conseillers. L’opposant condamné à la prison pour offense est libre mais n’a pas encore souhaité s’exprimer préférant profiter de son retour parmi ses proches.
Jean-Bertrand Ewanga, secrétaire général de l’Union pour la nation congolaise (UNC, troisième parti d’opposition) était un des principaux orateurs d’une manifestation organisée le 4 août 2014 à Kinshasa contre toute modification de la Constitution, qui permettrait le maintien au pouvoir du président Kabila après la fin de son deuxième mandat en 2016.
Le député à la tête de la manifestation s’opposait à ce que Kabila se représente pour un troisième mandat alors que la Constitution ne le permet pas. L’opposition accuse en effet l’actuel président à se préparer pour un nouveau quinquennat, alors que les élections qui se sont déroulées en 2006 et 2011 étaient déjà entachées d’irrégularités massives.
Climat préoccupant
A l’approche des élections de 2016, le climat est préoccupant pour la société civile et les défenseurs des droits de l’Homme, avait estimé le 22 juillet Kenneth Roth, directeur exécutif de Human Rights Watch. Jose Maria Aranaz, chef du Bureau conjoint de l’ONU chargé des droits de l’Homme en RDC (BCNUDH) avait également noté une multiplication des violations des droits de l’Homme en cette fin d’année 2015.
Il se félicite de la libération de Jean-Bertrand Ewanga, mais attend aussi la libération des autres opposants et activistes emprisonnés depuis les dernières manifestations de janvier et de mars à Kinshasa
« La lutte de l’UNC pour les libertés fondamentales, la démocratie et le bien-être social de notre population continuera », a déclaré à l’AFP Jolino Makelele, porte-parole du parti du député libéré. « Kabila a voulu nous faire peur mais nous allons poursuivre le combat », a renchéri Jean-Marie Bamporiki, président du groupe parlementaire UNC.
-La situation des candidatures par parti dévoilée par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) renseigne que le PPRD, le MSR, l’AFDC, le PALU, l’UNC et le MLC ont aligné chacun de 692 à519 prétendants avec au moins 60 femmes.
L’UDPS/Tshisekedi aligne 276 candidats dont 21 femmes dans 81 circonscriptions électorales.
Dans l’ordre décroissant, la situation se présente de la manière suivant :
1.PPRD : 692 candidats dont 92 femmes dans 189 circonscriptions ;
2.MSR : 681 candidats dont 87 femmes dans 184 circonscriptions ;
3.AFDC : 669 candidats dont 92 femmes dans 185 circonscriptions ;
4.PALU : 626 candidats dont 84 femmes dans 171 circonscriptions ;
5. CRC : 600 candidats dont 61 femmes dans 162 circonscriptions ;
6.UNC : 523 candidats dont 66 femmes dans 150 circonscriptions ;
7.MLC : 519 candidats dont 60 femmes dans 158 circonscriptions.
Le tableau des candidatures par parti politique se présente de la manière suivante :
1. Qui participera au nouveau dialogue avec le président Kabila ?
Réponse de l’UDPS d’Étienne Tshisekedi: ►► PARTANTE MAIS… L’UDPS est en effet prête à participer à ce nouveau dialogue, mais sous certaines conditions. “Étienne Tshisekedi s’inscrit dans la voie de sortie de crise. Et le dialogue est utile pour y parvenir”, confirme Me Papis Tshimpangila, avocat et conseiller particulier du candidat malheureux à la présidentielle de 2011. “Mais un dialogue au format réduit : 40 participants en raison de 20 pour les deux camps, celui du statu quo et celui du changement”, ajoute-t-il. L’UDPS propose également que ce forum se déroule à Kinshasa, pendant 10 jours.
Réponse des Forces sociales et politiques autour de l’UNC de Vital Kamerhe et du MLC de Jean-Pierre Bemba: ►► NON, MERCI Ce regroupement de personnalités de la société civile et des partis politiques juge “inopportun” de participer à un nouveau dialogue.
Réponse de l’”Opposition républicaine” de Léon Kengo ? ►► POUR QUOI FAIRE ? L’”Opposition républicaine” dit avoir pris acte du message du chef de l’État qui a accepté d’engager un nouveau dialogue. “Mais est-il vraiment opportun ?” s’interroge Bob Kalala, le coordonnateur de ce regroupement politique autour du président du Sénat, Léon Kengo wa Dondo.
2. Faut-il un médiateur international ?
Position des Forces sociales et politiques autour de l’UNC de Vital Kamerhe et du MLC de Jean-Pierre Bemba ►►C’EST TROP TARD “C’est trop tard”, selon le député d’opposition Juvénal Munubo, cadre de l’UNC de Vital Kamerhe. “C’est lorsque nous demandions le dialogue que nous avions besoin d’un facilitateur”, ajoute-t-il, soulignant que “tenir un autre forum à une année de la présidentielle n’est pas opportun”.
Position de l’”Opposition républicaine” de Léon Kengo ►►POURQUOI PAS ? “S’il y a nouveau dialogue, il devra se dérouler sous les bons auspices d’un facilitateur international, suivant la résolution des Nations unies comme le réclamaient certains partis d’opposition qui n’avaient pas pris part aux ‘concertations nationales’”, estime Ben Kalala, coordonnateur de l’”Opposition républicaine”.
Position de l’UDPS d’Étienne Tshisekedi ►► OUI “Entre nous, les divergences sont telles que nous risquons de ne pas y arriver sans l’accompagnement d’un facilitateur neutre”, soutient Me Papis Tshimpangila, avocat et conseiller particulier d’Étienne Tshisekedi, président de l’UDPS.
3. Ce nouveau dialogue, pourquoi faire précisément ?
Pour les Forces sociales et politiques autour de l’UNC de Vital Kamerhe et du MLC de Jean-Pierre Bemba►► BONNE QUESTION ! À la place du dialogue, les Forces sociales et politiques préconisent des discussions avec la Commission électorale nationale indépendante (Ceni). Dans une déclaration commune publiée le 18 mai, ce regroupement politique affirme attendre de la Ceni des réponses à ses préoccupations notamment celles relatives à “l’organisation d’une nouvelle opération d’enrôlement”. “Nous demandons également aux autorités de libérer tous les détenus politiques et de rouvrir les radios et télévisions privées fermées depuis quelques temps”, ajoute le député d’opposition Juvénal Munubo (UNC).
Pour l’UDPS d’Étienne Tshisekedi ►► PARLER DES ÉLECTIONS Pour l’UDPS, “le dialogue doit se limiter à la problématique des élections” à venir. Objectifs : régler le contentieux électoral de la présidentielle de 2011, définir un nouveau cycle électoral, restructurer la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), désigner par consensus des membres de la Cour constitutionnelle, enrôler les nouveaux majeurs, créer un observatoire des élections chargé de la certification des résultats… “Cela permettra de rétablir un climat apaisé dans le pays pour des élections crédibles et transparentes”, soutient Me Papis Tshimpangila, conseiller particulier d’Étienne Tshisekedi.
Pour l’”Opposition républicaine” de Léon Kengo ►►TOUT A ÉTÉ DÉJÀ DIT “Un nouveau dialogue pour parler de quoi ?”, s’interroge Ben Kalala, coordonnateur de l’”Opposition républicaine”. Pour ce proche de Léon Kengo wa Dondo, “tout a été déjà étalé lors des concertations nationales et à ce jour, seules 23 des 100 recommandations prioritaires de ces assises ont été exécutées ou sont en voie de l’être”. Et de conclure, dubitatif : “Nous attendons de voir.”
4. Faut-il reporter les élections locales prévues en octobre 2015 ?
Point de vue des Forces sociales et politiques autour de l’UNC de Vital Kamerhe et du MLC de Jean-Pierre Bemba►► OUI, APRÈS 2016 Les Forces sociales et politiques exigent “le report, après 2016, des élections locales, municipales et urbaines”. Pour cette plateforme, ces scrutins, dans le contexte actuel de la RDC, sont porteurs de germes de conflits sur le terrain à cause de l’impréparation de l’administration et du manque des infrastructures.
Point de vue de l’”Opposition républicaine” de Léon Kengo►►OUI, RÉALISME OBLIGE Autour de Léon Kengo wa Dondo, autorité morale de l’”Opposition républicaine”, on estime que le calendrier global des élections n’est pas réaliste. “Plusieurs échéances prévues ont été déjà reportées”, souligne un proche du président du Sénat. En conséquence, “si la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) ne parvient pas à organiser ces scrutins locaux dans les délais prévus, il va falloir les reporter”, affirme Ben Kalala, coordonnateur du regroupement politique.
Point de vue de l’UDPS d’Étienne Tshisekedi►► REMETTRE LES COMPTEURS À ZÉRO “On ne peut pas poursuivre un processus électoral entaché d’irrégularités”, affirme Papis Tshimpangila, conseiller particulier d’Étienne Tshisekedi, leader de l’UDPS. Pour ce parti, il faut faire l’impasse sur les prochaines élections locales et repartir sur un nouveau cycle électoral en commençant d’abord par les législatives et la présidentielle.
5. Une période de transition est-elle envisageable à l’issue du dialogue ?
Qu’en pense l’UDPS d’Étienne Tshisekedi ?►► OUI, MAIS DANS LES DÉLAIS CONSTITUTIONNELS À l’UDPS, on exclut pas l’hypothèse de l’instauration d’une période transitoire en RDC. “Si la transition consiste à chercher les voies et moyens pour organiser des élections libres et crédibles, nous sommes d’accord”, affirme Papis Tshimpangila, conseiller particulier d’Étienne Tshisekedi, leader de l’UDPS. Et de nuancer aussitôt : “Tout cela devra se faire dans les délais constitutionnels, parce qu’il n’est pas question pour l’UDPS de cautionner un quelconque report de la présidentielle.”
Qu’en pensent les Forces sociales et politiques autour de l’UNC de Vital Kamerhe et du MLC de Jean-Pierre Bemba►► PAS QUESTION Les Forces sociales et politiques “[refusent] de cautionner toute idée de transition débouchant sur le glissement des mandats en cours au-delà des délais constitutionnels”. La plateforme plaide pour le “respect de la Constitution en ce qui concerne la date du 27 novembre 2016 prévue par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) pour la présidentielle et les législatives afin de permettre l’installation, dans les délais, de nouveaux dirigeants élus, notamment lors de la passation du pouvoir, le 20 décembre 2016”.
Qu’en pense l’”Opposition républicaine” de Léon Kengo►►L’AVENIR NOUS LE DIRA Pour l’”Opposition républicaine”, tout dépendra de la capacité de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) à organiser les scrutins dans les délais constitutionnels. “Si la Ceni ne parvient pas à respecter le calendrier global des élections, la classe politique devra se mettre autour d’une table. C’est à ce moment là seulement qu’il y aura nécessité d’un dialogue” pour définir la suite à donner aux événements, estime Ben Kalala, coordonnateur du regroupement politique, qui préfère ne pas se risquer à “prédire l’avenir”.
6. Que deviendra le président Kabila après 2016 ?
Réponse des Forces sociales et politiques autour de l’UNC de Vital Kamerhe et du MLC de Jean-Pierre Bemba►► STATUT SPÉCIAL Au-delà de l’acquis constitutionnel – l’ancien président de la République devient sénateur à vie à la fin de son mandat -, les “Forces sociales et politiques” préconisent l’adoption d’une loi portant statut des anciens chefs d’État en RDC. Une proposition de loi y relative, initiée par le sénateur d’opposition Modeste Mutinga, a été déclarée “recevable” fin avril à la chambre haute du Parlement congolais.
Réponse de l’UDPS d’Étienne Tshisekedi ?►► SÉNATEUR À VIE Pour l’UDPS, la Constitution a déjà résolu le “cas Kabila”. “À la fin de son mandat, le président de la République devient sénateur à vie”, rappelle Papis Tshimpangila, conseiller particulier d’Étienne Tshisekedi, leader de l’UDPS.
Réponse de l’”Opposition républicaine” de Léon Kengo►►ANCIEN PRÉSIDENT. “Comme tout chef d’État sur d’autres cieux, à la fin de son mandat en 2016, Joseph Kabila deviendra un ancien président de la République”, note simplement Ben Kalala, coordonnateur de l’”Opposition républicaine”. D’autant que l’article 220 de la Constitution qui limite à deux les mandats présidentiels n’a pas été, à ce jour.
-Après les remous de mai dernier, la mission onusienne vient d’être frappée par une nouvelle affaire de tripatouillage avec les salaires et les contrats du personnel local. Martin Kobler se dit surpris, mais ne convainc pas les Congolais.
Alors que l’on croyait la quiétude revenue à la Monusco, les travailleurs ont à nouveau observé un arrêt de travail le lundi 20 juillet pour dénoncer une nouvelle injustice qui pointe à l’horizon, aussi bien pour leurs contrats que pour leurs salaires. Une affaire qui ne date pas d’aujourd’hui et qui a fini par mettre à nu la maffia à laquelle se livraient les hauts cadres de la Mission onusienne autour des contrats et des salaires, surtout du personnel local, aussi bien les engagés définitifs que les les contractuels à durée limitée.
Cette fois-ci encore, les contractuels dénoncent une nouvelle cabale visant à mettre fin à leur contrat à la fin du mois de juillet en cours au profit d’un autre contrat de sous-traitance à moindre coût.
De quoi s’agit-il concrètement ?
La Mission des Nations Unies pour la Stabilisation du Congo (Monusco) avait vibré en mai dernier au rythme des grèves et autres sit-in du personnel local. Ces fonctionnaires locaux dénonçaient le non-respect de la procédure de fin de leurs contrats et réclamaient le payement légal de leurs Mouvement du personnel à la mission onusienne Nouvelle maffia à la Monusco indemnités de sortie. Ils dénonçaient également la malveillance de leur employeur qui avait voulu couvrir son obligation légale en voulant laisser croire que la suppression des postes qui avait commencé en 2014 était une fin de contrat, ce qui n’était pas le cas. Dans leur mémorandum adressé au patron de la Monusco, Martin Kobler, les manifestants soulignaient, par ailleurs, que tout fonctionnaire concerné par la vague de licenciement devait bénéficier de la résolution 2098 sur pieds de laquelle les indemnités de sortie avaient été payées l’année précédente, soit en 2014. Ils ne comprenaient donc pas pourquoi il y avait un double traitement entre le personnel national et le personnel international qui avait bénéficié de tous ses droits. Et dans la même foulée, le personnel local dénonçait la disparité des traitements entre eux et leurs homologues étrangers du même rang. Le même cas était observé entre eux et le personnel local d’autres pays où opèrent des missions onusiennes. Pour le même poste et le même type de contrat, un fonctionnaire local au Soudan, par exemple, serait payé 1.200$ par mois contre 300$ en RDC.
Martin Kobler devant l’évidence de la maffia
Selon nos informations, après étude des dossiers, la haute hiérarchie avait résolu, non pas de verser les indemnités de sortie, mais de réengager les concernés pour un contrat d’une année avec relèvement de leur traitement salariale, ce qui fut fait. Mais dans la même période, d’autres agents, dont les contrats avaient été rompus en juillet 2014 pour être repris en mars-avril 2015, se sont retrouvés dehors sans être payés pour le mois qu’ils avaient presté. Motif : ils n’avaient signé aucun contrat qui puisse prouver qu’ils ont réellement presté et ainsi bénéficier de leur dû.
Cette situation s’est produite à la période où les responsables du personnel, tous cadres étrangers, avaient été redéployés à l’Est du pays, laissant derrière eux un personnel local en désarroi.
Se sentant lésés, les concernés manifesteront brouillement sur tous les sites de la mission onusienne aussi bien à Kinshasa qu’à l’intérieur du pays. Pour le cas spécifique de la ville de Kinshasa, certains agents concernés avaient été repris sans être payés au préalable, avec la promesse que leur cas sera étudié plus tard.
Voilà, cependant, que lundi dernier, en se rendant au service, ils apprennent qu’ils vont être mis à la porte à la fin du mois au profit, comme dit plus haut, d’un contrat de sous-traitance avec une structure qu’ils ignorent et qui viendrait avec son propre personnel. Ne comprenant plus rien, ils vont alors converger tous vers le quartier général de la Monusco à Gombe.
Sur place, ils vont barricader toutes les entrées. A son arrivée, Martin Kobler lui-même va devoir négocier pour, enfin, accéder aux installations de son QG. Delà, il va négocier un dialogue avec les manifestants jusqu’à obtenir qu’ils se réunissent dans la salle des réunions. Ici, ses interlocuteurs vont lui exposer leurs préoccupations.
Ne comprenant rien à son tour, le patron de la Monusco va ordonner une mise en conférence avec les anciens responsables du personnel impliqués dans cette affaire et qui se trouvent, pour les plus concernés, à Goma. Interrogés par leur patron sur les accusations à leur chargé, ils ne trouveront rien à dire, selon nos sources.
Martin Kobler dira n’être même pas au courant de contrats limités à un mois, ni d’un projet de contrat de soustraitance. De même qu’il n’a jamais été au courant des disparités de traitement entre le personnel local et étranger, et par rapport à d’autres missions onusiennes sous d’autres cieux.
Nos sources indiquent que, sur place, Martin Kobler décidera que personne ne partira à la fin du mois et que les concernés devront bénéficier d’un contrat d’une année minimum. Soulagement dans la salle, mais prudence quand même, aussi longtemps que cette engagement ne sera pas traduit sous forme de contrat physique.
En attendant, on peut conclure qu’une fois de plus, la « maison de verre » – du moins pour sa mission en RDC – vient d’être ternie par cette nouvelle affaire de maffia. Terrible pour cette mission venue pour aider au rétablissement de la paix, mais qui devient le bourreau des Congolais.
-La délégation de l’OIF, à Kinshasa entre la période du 14 au 16 juillet 2015, conduite par le général malien Siaka Sangage, a associé, dans cette mission, des observateurs de la Majorité présidentielle, de l’Opposition parlementaire et extraparlementaire, de la société civile et des indépendants!
La délégation de l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif) séjourné à Kinshasa dans le cadre d’une mission internationale, pour procéder à l’audit du fichier électoral de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni).
La mission internationale de l’OIF, conduite par son sous directeur général, le général malien Siaka Sangage, n’a pas attendu pour lancer, le 17 juillet dernier, les travaux d’audit en présence, bien attendu, des membres de l’administration électorale congolaise et de certains observateurs nationaux et internationaux du processus électoral en République démocratique du Congo.
Les observateurs nationaux ont été désignés par leurs organisations de la société civile congolaise. Le lancement des travaux a connu aussi la présence de certains acteurs politiques de la Majorité et de l’Opposition ainsi que des parlementaires, des acteurs politiques indépendants et l’opposition extra-parlementaire.
Un comité Ad hoc a été mis en place et est composé des experts de l’Oif, membres de la Ceni et des représentants de la Majorité parlementaire, de l’Opposition parlementaire et extra parlementaire ainsi que la société civile et des indépendants.
Il a tenu, le même jour, deux sessions qui ont permis d’identifier ces membres et de prendre acte des documents constitutifs et règlementaires de cette mission internationale d’audit du fichier électoral.
Arrivée à Kinshasa dans la période du mardi 14 et au jeudi 16 juillet 2015, la délégation des auditeurs du fichier électoral pour le compte de l’OIF ont tenu, dans la matinée du jour de lancement des travaux, le 17 juillet dernier, au siège de la Ceni, la toute première rencontre de prise de contact durant laquelle les membres et les observateurs du comité Ad hoc se sont imprégnés de sa composition, des objectifs et du chronogramme des activités d’audit, avant d’amorcer techniquement le travail proprement dit d’audit externe du fichier électoral.
Code de bonne conduite pour les membres
Pour mener à bien leur mission, les experts auditeurs, tout comme les observateurs nationaux associés à cette opération, se sont donné une discipline de travail. Un Code de bonne conduite a été soumis à la discussion et signé avant toute démarche d’audit.
Des membres du bureau de la Ceni étaient présents, avec à leur tête le vice-président André Mpungwe Songo. Le rapporteur Jean-Pierre Kalamba, en sa qualité de superviseur du fichier électoral, et le secrétaire exécutif national, Me Flavien Misoni Mbayahe, étaient aussi à cette séance de prise de contact.
Sur le plan technique, Me Flavien Misoni qui est à la tête de quelques experts qui vont faciliter le travail de l’audit, a fait une présentation de l’état du fichier électoral de la Rdc depuis le premier enrôlement réalisé en 2005 et la révision du fichier électoral de 2010, en présentant le contexte dans lequel ces activités pré-électorales s’étaient réalisées ainsi que les limites qui en ont été dégagées.
C’est la raison pour laquelle l’Assemblée plénière de la Ceni avait organisé l’opération de fiabilisation du fichier électoral et de stabilisation de la cartographie opérationnelle pour essayer de réduire les faiblesses qualitatives qui s’y trouvaient. Au finish, le but était de disposer d’un atlas électoral avec indication de nombre d’électeurs par circonscription.
Le comité Ad hoc s’est, en outre, réuni avec les membres de l’assemblée plénière de la Ceni, organe de décision, pour qu’ils soient informés de la méthodologie et des textes adoptés par les membres de ce comité pour mener à bon port la mission leur assignée.
A la demande de l’Oif, des observateurs de la Majorité présidentielle, de l’Opposition parlementaire, de l’Opposition extraparlementaire, de la société civile et des indépendants sont associés à cet audit externe du fichier électoral.
Par Lucien Kazadi T.-La Tempête des Tropiques 20/07/15
Extraction of rock for the enrichment of chrysotile at the Bazenovsky quarry deposit of chrysotile asbestos, Ural Mining and Processing Plant. Chrysotile asbestos is a safe kind of asbestos.
-Selon la compagnie minière congolaise cette cession était justifiée en raison du montant trop élevé des coûts de transport nécessaires pour le traitement des minerais extraits de ces sites.
La Gécamines a annoncé avoir cédé pour 52 millions de dollars le permis d’exploitation des gisements miniers de Luiswishi et de Lukuni (20 km au nord de Lubumbashi) à Congo Dongfang International Mining, filiale locale du groupe minier chinois Zhejiang Huayou Cobalt Co.
Dans son communiqué publié le 4 juillet, la Gécamines rappelle avoir récupéré ce permis (PE 527) en 2012 lors de son absorption de la Compagnie minière du sud Katanga (CMSK ) via le rachat des parts (60 %) qu’y détenait de l’Entreprise Générale Malta Forrest. Cette opération, qui incluait plusieurs autres actifs miniers, avait coûté 58 millions de dollars à la Gécamines.
Congo Dongfang International Mining, qui a exporté en 2012 (derniers chiffres disponibles) 26 988 tonnes de minerai de cuivre, 8 852 tonnes de cathode de cuivre et 24 730 tonnes de concentré de cobalt met la main, avec cette acquisition, sur un site aux réserves estimées à 354 619 tonnes de cuivre et 62 903 tonnes de cobalt.
Coût
La raison principale invoquée par la Gécamines pour cette cession est l’éloignement du site minier du ce qui induisait des coûts de transport élevés. « Ce concentrateur devra être alimenté par les minerais du périmètre de Kasombo plus proche de Kipushi », explique la Gécamines dans son communiqué.
L’entreprise congolaise affirme avoir réalisé une plus-value dans cette opération puisqu’elle conserve, outre le concentrateur et le siège de Kipushi, les autres titres miniers, à savoir 3 permis d’exploitation et 4 permis de recherche qui faisaient également partie du patrimoine de la Compagnie minière du sud Katanga.
Coopération
La cession des gisements de Luiswishi et de Lukuni à Congo Dongfang International Mining est la deuxième transaction réalisée entre la Gécamines et un opérateur chinois au cours du dernier mois. La compagnie indique avoir conclu « un accord-cadre de coopération stratégique » avec China Nonferrous Metal Mining concernant « cinq grands projets miniers » à savoir Lubumbashi, Likasi et Kolwezi. Les détails de cet accord n’ont pas été communiqués.
–La République démocratique du Congo (RDC) a réellement la forme d’une tête humaine. Mais, les gens qui y habitent, en commençant par les dirigeants politiques et gouvernementaux, ont-ils vraiment un cerveau digne d’un être humain ? Certes, le pays est littéralement connu pour être un scandale géologique en raison d’énormes potentialités minérales et stratégiques dont regorgent abondamment ses sol et sous-sol. Toutefois, la gestion des ressources tant physiques qu’humaines dudit État laisse carrément à désirer à cause de l’absence manifeste de vision et de la navigation à vue des gouvernants. Curieusement, la population résolument réfugiée dans la prière et dans l’invocation d’un Dieu somme toute inexistant, invisible voire inatteignable se complaît dans cette misère crasseuse et infrahumaine. Résignée, elle préfère plutôt se plaindre que de trouver des solutions idoines pour améliorer son triste et macabre sort. Par ailleurs, la grandiose réputation de cet État au coeur du Continent voire même au centre des enjeux planétaires se trouve, de nos jours, sans nul conteste ailleurs. En effet, sa renommée a, aisément, trouvé asile dans des scandales de tous ordres. Ceux-ci sont naturellement sociaux, culturels, humanitaires, politiques, électoraux, économiques. Y compris spirituels et moraux. D’ailleurs, le dernier en date est celui d’un soi-disant chef de l’État – sans gêne – métamorphosé en informateur de la police, en indicateur de la justice. Force est de constater que cette pratique d’un autre âge, d’ailleurs non prévue par la fameuse constitution de Liège du 18 février 2006, n’émeut, outre-mesure, l’opinion publique nationale. Celle-ci, certes accoutumée à la distraction, est plutôt captivée par le rocambolesque feuilleton électoral et la théorique fin constitutionnelle du mandat de l’imposteur présidentiel Joseph Kabila Kabange. Alors, dans ce contexte d’absence de repère culturel et historique, politique et idéologique, sans aucun doute démocratique, il y a surtout lieu de dire pour paraphraser les Haïtiens, et pourquoi pas d’écrire : [Bienvenue au pays des ‘‘Zombies’’ et des ‘‘Hommes sans chapeau’’] ! Profession ‘‘Mouchard de la République’’ Les ‘‘dénonciations’’ de Kabila à la Haute Cour de Justice Quand l’imposteur s’ennuie à vrai dire de la présidence de la République… Plaisanterie de gamin lycéen ou sketch d’amateur politique ? ‘‘Ceux qui confondent délation et dénonciation, je les invite à regarder le dictionnaire (…). Si la délation est condamnable car se faisant au détriment de gens honnêtes, la dénonciation est un devoir républicain prévu dans la loi et permettant de lutter contre les délinquants.’’ Frédéric Lefebvre, in ‘‘UMP : La dénonciation est un devoir républicain’’, Le Nouvel Observateur, 7 février 2009. Par Joël Asher Lévy-Cohen *
Profession de foi : ‘‘Délateur’’. Voici le titre d’un film d’action qui pourrait sans nul conteste attirer, au bas mot, plus d’un milliard de cinéphiles à travers la planète Terre. À vrai dire, il ne s’agit absolument pas d’un ‘‘thriller’’, ni même d’une ‘‘comédie estivale’’ entièrement scénarisée par Hollywood.
Il s’agit plutôt de la nouvelle téléréalité made in DRC. Celle-ci est produite par ‘‘Kingakati Entertainment’’. C’est une maison de production, de montage et de réalisation des clips, publicités et films politiques et judiciaires ayant pignon sur rue à Kinshasa, la capitale des variétés et du divertissement, le coeur de la culture et des arts. À son actif, bien des chefs-d’oeuvre mémorables, tels ‘‘Commandant Hyppo’’, ‘‘Imposture’’, ‘‘Troisième faux pénalty’’, ‘‘Brutus contre César’’, ‘‘Liberté surveillée’’, ‘‘La Chance est un Miracle qui sourit à tout le monde’’, ‘‘Enfant Soldat, Guerre et Génocide’’, ‘‘Une femme violée est un butin de guerre’’, ‘‘Le Croquemort vit et réside à Maluku’’, ‘‘Mariage putatif au coeur de l’État’’, etc.
Selon certaines indiscrétions tout à fait au parfum, cette compagnie de divertissement et variétés appartiendrait à nul autre que ‘‘Janet Kabila’’, la ‘‘soeur jumelle’’ de Joseph Kabila Kabange. Dans le but de célébrer leur gémellité, cette dernière a décidé, après consultation des autres membres de la famille, dont le très influent Zoé Kabila, de mettre en valeur les qualités intrinsèques d’acteur et de comédien de son frère jumeau. Déjà fort connu pour avoir été, dans une autre vie, successivement étudiant, chauffeur de taxi, brigand, seigneur de guerre, tyran, imposteur, celui-ci s’est, en réalité, trouvé une nouvelle vocation : ‘‘Indic de la justice’’ ou ‘‘Informateur de la Sûreté de l’État’’ pour ne plus tourner les pouces chez soi.
Force est de rappeler que Joseph Kabila Kabange a, déjà, néanmoins joué, dans un sketch télévisé et scénarisé par le controversé artiste-musicien Kofi Olomide, le rôle de ‘‘vendeur et porteur d’oeufs’’. Cette pièce de théâtre qui fut incontestablement un grand fiasco pour avoir révélé les qualités pugilistiques du Raïs, a été réalisée par la Maison de production ‘‘Grand Mopao Entreprises’’. Celle-ci a, d’ailleurs, connu une participation de haute facture du rebelle affairiste Jean-Pierre Bemba Gombo pour ses réparties musclées.
Comme cela est susmentionné, Joseph Kabila Kabange est bel et bien la tête d’affiche de cette nouvelle production cinématographique intitulée ‘‘Délateur’’. Celui-ci y joue avec une conviction à toute épreuve le rôle d’un indicateur de l’administration de l’État. À cet effet, il est chargé de combattre, tel ‘‘Zorro’’, la corruption qui gangrène les hautes sphères de la société, qui ronge la classe politique et gouvernementale à tous les échelons de la vie nationale.
En tant que premier délateur de la République, Joseph Kabila Kabange qui a normalement perdu toute conscience et, surtout, toute dignité de son rang, a porté plainte à la Justice pour soi-disant dénoncer des faits relatifs à la corruption, au détournement de fonds et au
blanchiment d’argent. Introduite auprès de la Cour suprême de justice par le canal de son directeur de cabinet chargé de la ‘‘Bonne Gouvernance’’, Emmanuel-Janvier Luzolo Bambi Lessa, cette action cible directement de gros poissons du joséphisme prévaricateur, tels les gouverneurs Moïse Katumbi Chapwe du Katanga et Alphonse Ngoyi Kasanji du Kasaï Oriental. Y compris quelques proches du Premier ministre Augustin Matata Ponyo Mapon.
Par contre, cet acte d’accusation qui a nécessité l’ouverture d’une enquête criminelle de la part du procureur général de la République près la Haute Cour de Justice Flory Kabange Numbi, n’a, jusqu’à preuve du contraire, provoqué un moindre remous dans le camp de la famille politique très chère à Joseph Kabila Kabange, le PPRD. Dans le souci d’assainir coûte que coûte les moeurs publiques (administratives) et politiques (gouvernementales), celui-ci ne dit pratiquement – comme par enchantement – mot sur le comportement criminel, pourtant, avéré d’un certain nombre d’artisans et de courtisans du joséphisme. En effet, cette dénonciation qui n’est en réalité qu’une plainte judiciaire déguisée, ne dit même pas un mot sur des cas avérés de corruption, de concussion, de gabegie, de détournement de fonds et de dilapidation des deniers de l’État dont se sont certainement rendus coupables de proches membres de la famille présidentielle (Zoé Kabila, Janet Kabila). Y compris des affidés, des poids lourds du joséphisme prévaricateur et des ténors patentés de la Kabilie maffieuse. À savoir : ‘‘Évariste Boschab, Lambert Mende Omalanga, André Kimbuta Yango, Antoine Gizenga Fundji, Alphonse Muzito Fumudji, Augustin Matata Ponyo Mapon’’, etc. Comme quoi l’impunité a encore de beaux jours devant elle sous la gouverne du Raïs selon que l’on est parent de la famille biologique ou sociétaire de l’amicale politique.
Une chose est sûre et certaine, cette plainte qui n’est que de la poudre aux yeux, soulève moult questions. D’abord, quel est, en principe, le véritable rôle d’un chef de l’État en RDC en cas de corruption ? Ensuite, le président de la République est-il un justiciable comme un autre dans un pays qui cherche encore ses repères démocratiques ? En d’autres termes, dans quelle mesure le chef de l’État peut-il attaquer en justice un Citoyen ? Dans quelles circonstances exactes peut-il ester en justice une autorité quelconque, fût-elle nationale, provinciale ou locale ? Enfin, quelles conséquences juridiques et politiques pour le dépôt de la plainte de Kabila à la Cour suprême de justice ?
La survivance de la culture politique de la délation
‘‘Pour se mettre à l’abri des dénonciations, le plus expédient, c’est de prendre les devants. […] Le mouchardage fait partie des vertus civiques.’’
André Gide, Retouches à mon retour de l’URSS, 1937.
Désormais, il faudra inclure parmi les ‘‘chantiers’’ propres à la ‘‘révolution de la modernité’’ dont le griot incontestable et incontesté est Joseph Kabila Kabange : la ‘‘Délation’’. Cette pratique qui devient ainsi le sixième chantier en marche du joséphisme visionnaire a déjà eu, convient-il de rappeler, son heure de gloire sous la férule du Maréchal-despote Mobutu
Sese Seko du Zaïre. À cette époque tyrannique, elle servait uniquement à écarter des personnalités qui oeuvraient, sans aucun doute, pour le bien-être du pays tout entier. Pour ladite circonstance, celles-ci étaient sans autre forme de procès qualifiées de traîtres à la fameuse révolution du développement et du progrès. Celle, bien entendu, initiée par le MPR, parti unique et Parti-État.
En effet, les victimes de cette pratique dont l’origine remonte certes à la colonisation belge proposaient le changement démocratique comme mode opératoire du virage politique et idéologique à négocier, à tout prix, en vue de la responsabilité et de la dignité, de la liberté et du progrès, du développement et de la prospérité, de la justice et de la sécurité. Parmi les personnages politiques de cette ère foncièrement tyrannique à avoir malheureusement goûté à cette expérience, figurent les fameux ex-Treize parlementaires du Parti-État. Ceux-ci ont, en effet, été dénoncés par leurs propres collègues aux services de renseignement mobutistes et au chef de la police politique du Tyran répondant au nom évocateur de Jean Seti Yale.
Mouchardage oblige dans les rangs du MPR, des représentants fayots avaient dénoncé ce groupe de députés intrépides au Maréchal Mobutu Sese Seko du Zaïre pour lui avoir écrit une Lettre ouverte plaidant, pourtant, en faveur de la nécessaire libéralisation des moeurs politiques, de l’irréversible démocratisation du régime en vigueur. Pour sa transmission au destinataire présidentiel, celle-ci requérait, en principe, la signature de la majorité, si pas de l’ensemble de la députation nationale. Ce qui permettait, bien entendu, de lui conférer une dimension politique plus cohérente, plus consistante voire même plus large.
Comme cette missive provocante pour les affidés du pouvoir tyrannique circulait librement dans l’enceinte parlementaire de l’Assemblée nationale, des fuites ont été organisées pour réserver au dictateur macabre une copie. Ceci quand bien même les véritables rédacteurs et, a fortiori principaux signataires, avaient pris solennellement l’engagement de remettre en mains propres au chef de l’État atrabilaire une copie certifiée de cette Lettre, d’ailleurs, accompagnée de la liste des signataires. C’est de cette manière que la confiance des ex-Treize parlementaires du parti [inique] a été ignoblement trahie par leurs propres collègues craignant assurément, à cet égard, une riposte fulgurante et foudroyante du Maréchal-despote de triste mémoire.
En effet, l’humanité de Mobutu Sese Seko n’avait d’égale que l’élimination physique de ses concurrents et opposants politiques. À ce propos, dès 1966, il avait brutalement menacé de représailles musclées tout adversaire résolument tenté de renverser ou de changer son régime fondé sur l’ordre et la discipline. Pour, ainsi, lier la parole à l’acte, il avait envoyé à la potence – faut-il rappeler – les Conjurés de la Pentecôte. Pour rappel historique, il s’agit de quatre acteurs politiques de la Ie république – Jérôme Anani, Emmanuel Bamba, Évariste Kimba, Alexandre Mahamba – d’ailleurs piégés par des militaires de haut rang – le général de brigade Alphonse Bangala Oto wa Ngama et le major Pierre Efomi Efek’En’Aonga – obéissant strictement à ses commandements dans le but d’asseoir par la terreur répressive
le nouveau pouvoir politique et militaire, d’ailleurs qualifié avec une profonde démagogie de nouveau régime voire même de IIe République. Ainsi cette pendaison publique avait-elle indubitablement révélé la véritable nature despotique et macabre de cette présidence mobutienne. Ainsi l’exécution de cette ‘‘peine capitale’’ par le lieutenant-général Joseph-Désiré Mobutu avait-elle contribué à traumatiser psychologiquement le Citoyen congolais devenu logiquement et forcément ‘‘tétanisé’’.
Tout comme pour le Maréchal-tyran Mobutu Sese Seko du Zaïre, la pratique de la délation version Joseph Kabila Kabange obéit indéniablement à la même logique. Celle d’inspirer la peur traumatisante dans la société en déployant littéralement des méthodes de répression dignes du totalitarisme stalinien. Aussi sert-elle à bâillonner des concurrents susceptibles de lui faire ombrage politiquement. C’est assurément l’exemple du gouverneur du Katanga Moïse D’Agnano, dit ‘‘Katumbi Chapwe’’ opposant clairement affiché au troisième mandat de Kabila.
Il sied de relever que cet homme issu du milieu des affaires et du monde sportif est, à n’en pas douter, très apprécié de ses commettants et, surtout, de la population en général. Son aura nationale et son audience internationale pourraient davantage lui permettre de se porter candidat à la magistrature suprême. Ce qui n’est pas forcément du goût [amer] de Joseph Kabila Kabange. D’autant plus que celui-ci compte – [toujours] – absolument garder la haute main sur l’appareil de l’État, sur les manettes de la République, quels que soient les cas de figure. C’est-à-dire : ‘‘les circonstances déterminées par les enjeux nationaux et internationaux de la RDC’’.
La délation en tant qu’arme de distraction massive
Les détournements de fonds publics font partie intégrante des ‘‘chromosomes’’ du régime de Joseph Kabila Kabange. Y compris la pratique de la corruption sous sa présidence. Celle-ci est, à vrai dire, un puissant marqueur de son ADN. Par conséquent, toute la question est de savoir pourquoi le jeune tyrannosaure choisit réellement de dénoncer maintenant ces deux phénomènes qui témoignent sans ambiguïté de la mal gouvernance du système dont il est, à n’en point douter, à la fois le Maître de l’ouvrage et le Maître d’oeuvre, d’une part. En d’autres termes, à qui profite-t-il réellement le crime ? D’autre part, existe-t-il vraiment une volonté à toute épreuve pour éradiquer ces pathologies d’administration publique en RDC ?
Il importe de reconnaître que, sous le despotisme éclairé du démiurge de l’Authenticité, la dénonciation de la corruption et de la dilapidation des biens publics servait plutôt à amuser la galerie. Les fautifs n’étaient jamais poursuivis ni inquiétés par le pouvoir tyrannique qui s’accommodait allègrement de ces maux administratifs. C’était le règne de l’impunité. En effet, le MPR avait décidé de fermer les deux yeux – plutôt de plonger la tête dans le sable et donc de jouer, à cet égard, la politique de l’autruche – pour la simple et bonne raison que
ces deux pathologies administratives servaient quotidiennement à financer la cassette personnelle de ses dignitaires oh ! Combien moralisateurs.
Par contre, la grande nouveauté qu’introduit l’illustre ‘‘pensionnaire de Kingakati’’ en vue de combattre ces maux endémiques qui relèvent, évidemment, de la mal administration, est l’ouverture des boîtes à dénonciation au sein même de la présidence de la RDC. Celles-ci servent, certes, de pièces à conviction susceptibles d’enclencher une enquête judiciaire de la part de la Haute Cour de Justice. Elles ne servent même pas à une simple information judiciaire permettant de recueillir des renseignements pertinents pouvant conduire à une enquête dûment établie et pilotée par un magistrat assermenté – [le juge d’instruction] – et placé sous l’autorité du parquet. À savoir : le procureur général de la République.
Il y a lieu de souligner qu’il existe, en effet, un monde distinct entre une enquête judiciaire et une information judiciaire. Une enquête judiciaire sert à rassembler des preuves solides et tangibles à soumettre à l’appréciation d’un tribunal certifié lors du procès, d’une part. Et, d’autre part, une information judiciaire se limite à récolter des renseignements fiables et viables – [qui résistent donc à l’épreuve du temps] – pouvant conduire subséquemment ou ultimement au déclenchement d’une enquête judiciaire.
Le comportement du chef de l’État face à la corruption, la concussion, la dilapidation des deniers de l’État et au détournement de fonds publics
Quand il y a corruption et détournement de fonds au sein des hautes sphères publiques et étatiques, le rôle d’un chef de l’État ne se réduit pas à dénoncer ces deux phénomènes nuisibles au développement du pays. En tant que garant de La loi fondamentale, sa mission primordiale se résume à prendre des mesures concrètes servant à endiguer l’hémorragie des finances publiques et à restaurer la moralité publique. Or, dans l’acte de dénonciation dont il se prévaut réellement près le procureur général de la République, Flory Kabange Numbi, Joseph Kabila Kabange ne rétablit point les moeurs administratives et politiques – d’ailleurs sensiblement défaillantes sous son régime maffieux et moribond – et ne réhabilite encore moins le sens de l’honneur des grands ‘‘Commis de l’État’’ et des ‘‘Mandataires’’ des services publics.
Pour être absolument pris au sérieux dans ses prétentions de lutter farouchement contre la corruption et le détournement de fonds publics, Joseph Kabila Kabange, en sa qualité de chef de l’État, aurait dû normalement sanctionner sévèrement les contrevenants dans ces deux hypothèses. À cet effet, il aurait dû solliciter les assemblées provinciales de ces deux provinces en vue de suspendre Alphonse Ngoyi Kasanji du Kasaï Oriental et Moïse Katumbi Chapwe du Katanga. Pour faire toute la lumière sur ces deux affaires, il aurait pu actionner une véritable instruction judiciaire dont la mission consisterait plutôt à collecter, à recenser à leurs dépens des preuves accablantes. Ce qui n’est pas vraiment le cas. Les propos de la
pie du gouvernement, Lambert Mende Omalanga, pour minimiser le geste de Kabila auprès de l’opinion nationale font foi, à ce niveau, surtout lorsqu’il déclare péremptoirement dans son entrevue avec la presse que ‘‘personne n’est certes accusé de quoi que ce soit’’. D’où la question de vraiment savoir s’il ne s’agit absolument pas d’une distraction politique de plus et dont ce dernier a toujours seul le secret voire même la manie…
Toutefois, une kyrielle d’écueils se présentent, certes, sur le chemin mouvant de l’enquête et le terrain glissant de la sanction, – fût-elle judiciaire, politique ou administrative –, contre les contrevenants qui sont pour la plupart des élus du peuple souverain. C’est-à-dire : des personnages désignés par leurs pairs aux plus hauts postes administratifs qu’ils occupent. Ce qui n’est pas forcément du tout une mince affaire. Autant la question peut être réglée assez aisément dans le cas d’un fonctionnaire public d’ailleurs agissant exclusivement pour le compte de l’État, autant cela requiert en principe, dans le cas des autorités provinciales, beaucoup de tact du fait de leur mode de désignation populaire.
Pour ce qui est de Moïse D’Agnano, dit ‘‘Katumbi Chapwe’’, du Katanga et Alphonse Ngoyi Kasanji du Kasaï oriental, le chef de l’État ne peut pas personnellement les ester en justice en tant que partie au procès, sous quelque motif que ce soit. Même pas pour les faits qui leur sont néanmoins reprochés. À cet effet, la Constitution du 18 février 2006 ne lui donne pas personnellement voire même institutionnellement ce mandat. Quand bien même cet édifice constitutionnel (article 198, alinéa 2) lui reconnaît la prérogative d’investir par voie décrétale lesdites autorités provinciales. Par voie de conséquence, quelles que soient donc les récriminations portées à leur charge, le président de la République se doit, d’abord et avant tout, de s’adresser directement au gouvernement réuni en conseil des ministres.
Cela est d’autant plus vrai que c’est le gouvernement et non le chef de l’État qui engage l’État et la Nation. Il appartient, alors, au gouvernement saisi sur requête du président de la République de débattre de l’opportunité d’engager des poursuites criminelles ou civiles à l’encontre desdites autorités politiques provinciales. Par conséquent, après avoir évalué, apprécié à leur juste valeur les faits leur reprochés, le gouvernement nettement convaincu de la pertinence de l’action judiciaire à entreprendre dans la mesure où il estime que l’État a été manifestement lésé et floué par leurs agissements répréhensibles au regard de la loi, délibère en conseil des ministres.
À cet égard, le gouvernement prend en bonne et due forme un décret autorisant la saisine immédiate des autorités judiciaires. Au regard des enjeux politiques et nationaux, pour être conforme à la loi, ce décret doit être préalablement signé par le Premier ministre pour engager l’État et la Nation. Aussi cet acte doit-il être contresigné par le ministre de la justice – [Garde des sceaux] – puisqu’il est, en fait, question de mobiliser les ressources judiciaires. Aussi doit-il être contresigné par celui de l’intérieur dont dépendent directement la police et la gendarmerie nationales aux fins d’enquête et de détention administrative et, surtout, les Collectivités publiques régionales et locales pour l’organisation administrative de l’État.
Une fois délibéré en conseil des ministres, ledit décret est publié dans la gazette officielle de la RDC pour être naturellement doté de force réglementaire, revêtu de toute légalité. Après l’acte de publication dans le journal officiel, le gouvernement, d’ailleurs représenté par le Premier ministre, doit saisir en procédure d’urgence les assemblées provinciales du Katanga et du Kasaï Oriental dont sont, respectivement, membres les deux personnalités. À travers cette démarche à caractère purement politique, il doit leur exiger de prendre sans atermoiement et sans tarder des mesures appropriées en vue de faire face à ce qu’il considère comme une forfaiture grave puisque menaçant directement l’ordre public dont il est le garant. C’est-à-dire : ‘‘la paix publique et la sécurité nationale’’.
En fonction de la missive reçue du gouvernement, le président de l’assemblée provinciale convoque une réunion extraordinaire des députés pour la création d’une Commission ad hoc chargée de juger s’il y a, sûrement, lieu de lever l’immunité politique du gouverneur. C’est-à-dire : ‘‘recommander la destitution du gouverneur par ses pairs de l’assemblée et ouvrir, par conséquent, la voie à une éventuelle inculpation judiciaire’’. Pour ce faire, – par souci de transparence politique et d’équité démocratique –, celle-ci doit mener sa propre enquête sur le terrain, parallèlement à celle diligentée sur le plan national.
Cette opération politico-judiciaire doit être conduite en fonction des éléments pertinents fournis par le gouvernement central pour s’assurer de la justesse de la procédure. D’autant plus que la province, en tant qu’entité publique, est, à ce niveau de haute administration publique et politique, certes dotée, par définition, de toute une série de mécanismes de contrôle et de vérification. Ceux-ci sont en effet chargés de passer au crible et, surtout, au peigne fin la gestion administrative et financière de la province. À cet égard, elle organise – pourrait-on affirmer – [assez régulièrement] des ‘‘audits’’.
Force est de souligner que la procédure susmentionnée relève du bon sens politique et démocratique. Celle-ci n’est pas décrite dans la Constitution. Elle peut être adoptée à titre de pratique afin d’éviter des malentendus et des suspicions. Elle permet, surtout, d’éviter des conflits politiques inutiles entre une Province déterminée et l’État central d’autant plus que le gouverneur est, d’abord et avant, tout un élu du peuple de la province qu’il dirige. Il a été désigné à ce poste politico-administratif par ses pairs en vue d’incarner les intérêts vitaux de son entité régionale.
Au moins, une telle démarche de la part du chef de l’État a le mérite, à la fois politique et démocratique, d’associer étroitement la province à toutes les étapes de l’affaire judiciaire impliquant un de ses plus grands commis. Qu’il s’agisse de l’instruction, du jugement voire de la poursuite, la province doit collaborer et participer activement au cheminement du dossier, jusqu’à son aboutissement. C’est-à-dire : ‘‘le prononcé du verdict et de la sentence par le juge voire l’abandon par le parquet des poursuites pénales ou civiles’’.
Il est un fait établi que toutes ces procédures légales et démocratiques élémentaires sont complètement inconnues de Joseph Kabila Kabange. Celles-ci sont complètement ignorées
dans la mesure où l’imposteur gère en réalité la RDC comme sa propre boutique. En effet, Joseph Kabila Kabange gère cet immense et richissime pays au coeur de l’Afrique comme un bien familial et clanique pour mieux l’achever, telle une vieille carcasse abandonnée par les fauves dans la jungle. Cette attitude teintée d’arrogance le pousse à décider n’importe quelle action à mener sans considération minimale des règles du jeu démocratique sensées pourtant régir l’univers politique et administratif.
Par conséquent, par cet acte hâtif de saisir immédiatement le procureur général près la Cour Suprême de Justice afin d’en découdre virilement avec les gouverneurs de province, Joseph Kabila Kabange démontre-t-il qu’il est un fin stratège politique ? Celui-ci démontre-t-il qu’il est politiquement habile ? En effet, avant d’entreprendre une démarche judiciaire d’une telle ampleur politique, il y a certes lieu d’associer à tout prix l’opinion tant nationale que provinciale dans le but d’éviter des amalgames et des quiproquos. Car il y va de l’unité nationale et de l’intégrité territoriale. À preuve, les menaces de plus en plus brandies par les partisans d’Oliveira da Silva, autrement désigné Antoine Gabriel Kyungu wa Kumwanza, à propos du couperet joséphiste qui pèse, désormais, sur la tête de Moïse D’Agnano, alias ‘‘Katumbi Chapwe’’.
En d’autres termes, même si le mobile pour lequel il agit, peut être considéré légitime au regard de la loi, Joseph Kabila Kabange éprouve-t-il par son empressement à saisir la justice un quelconque respect pour les Institutions de la République ainsi que leurs animateurs ? Éprouve-t-il un quelconque respect voire une quelconque considération pour sa plus haute fonction étatique ? En effet, ce que l’opinion nationale et même internationale attend d’un chef de l’État est qu’il agisse vite en cas de corruption avérée et de détournement de fonds publics établi par des faits tangibles dans la mesure où ces phénomènes criminels freinent le développement. Pour ce faire, il doit agir avec doigté et équité dans le but de préserver la paix, la sérénité et l’harmonie entre l’État central et ses collectivités régionales.
Toutefois, tenant compte de la procédure ci-dessus évoquée, des questions demeurent en suspens. Y prête indéniablement le contexte actuel de la création de nouvelles collectivités provinciales dans le cadre de réformes administratives et structurelles, d’ailleurs, prévues par la Constitution de Liège du 18 février 2006. Étant donné que les provinces originelles du Kasaï Oriental et du Katanga disparaissent, en réalité, pour laisser finalement place à de nouvelles entités publiques, quelles commissions ‘‘ad hoc’’ pourraient-elles véritablement enquêter sur les malversations desdits gouverneurs, d’une part ?
D’autre part, les assemblées desdites provinces qui sont, en fait, des institutions politiques et administratives de l’État, ont certes fonctionné, l’équivalent d’une législature complète, soit cinq ans, dans l’irrégularité permanente puisqu’elles n’ont jamais été renouvelées par le suffrage populaire depuis 2011. À ce titre, quelle autorité publique est-elle, légalement, fondée à se substituer à leur ‘‘volonté politique’’ d’actionner ou pas en justice un ancien gouverneur d’une province fantôme ? D’autant plus que bien des archives administratives,
financières desdites provinces fantômes susceptibles d’éclairer la gestion d’ailleurs décriée des gouverneurs en cause peuvent disparaître du jour au lendemain…
La Cour suprême de justice et les malversations des autorités politiques provinciales
Dans la mouture constitutionnelle présente, la Haute Cour de Justice est normalement juge du droit. Sur le plan national, cet organe judiciaire est également juge du contentieux électoral. En réalité, son rôle consiste, en tant que cour de cassation, à examiner en dernier recours la stricte observance du droit par les juges des degrés inférieurs faisant partie des juridictions de l’ordre judiciaire. C’est-à-dire : sa mission consiste à évaluer et à sanctionner les jugements des tribunaux inférieurs que sont, en fait, les cours d’appel, les tribunaux de grande instance ou d’instance.
Concernant toutes les actions accomplies par Alphonse Ngoyi Kasanji du Kasaï Oriental et Moïse Katumbi Chapwe du Katanga dans l’exercice de leurs fonctions de gouvernorat, la juridiction normalement compétente pour apprécier leur comportement administratif est, au regard de l’article 153 de la Constitution du 18 février 2006, la Cour Suprême de Justice basée à Kinshasa. Toutefois, par souci d’équité judiciaire, une commission rogatoire peut délester les compétences de la Haute Cour de Justice à la Cour d’Appel des provinces pour une telle hypothèse. Dans le cas d’espèce, ce serait la Cour d’Appel dont le siège social et judiciaire est situé dans leurs chefs-lieux respectifs : soit Lubumbashi pour Katanga, soit Mbuji-Mayi pour Kasaï Oriental. Une telle procédure permet d’éviter, coûte que coûte, qu’une même juridiction soit à la fois juge des faits et juge du droit. Cette situation de fait pourrait, jusqu’à un certain point voire même jusqu’à un certain degré, compromettre rien que moins l’équité et l’autorité – [l’objectivité et l’indépendance] – de la Justice.
En revanche, dans l’hypothèse du délestage, c’est le procureur de la République près les cours d’appel de ces deux provinces qui doit ouvrir une information judiciaire. Lorsque les témoignages recueillis sur le terrain relativement aux faits incriminés sont suffisamment concordants, fiables et, par voie de conséquence, probants, il lui incombe éventuellement de diligenter une enquête judiciaire à l’encontre des personnalités politiques précitées. À ce niveau, le rôle effectif et actif des autorités judiciaires de la Cour Suprême de Justice consisterait, plutôt, à connaître en dernier ressort les décisions des cours d’appel. Une telle démarche éviterait d’accréditer la thèse de la chasse aux sorcières permettant d’éliminer les concurrences politiques.
Toutefois, la disparition effective desdites provinces entraîne ipso facto dans leur sillage la disparition systématique et automatique des territoires juridictionnels sûrement rattachés à des tribunaux et cours d’appel siégeant dans leurs chefs-lieux respectifs. Par conséquent, quelle juridiction pourrait-elle prendre le relais si jamais cette démarche démocratique ou cette procédure judiciaire de délestage était retenue en vue de mieux garantir l’équité et
la justice ? Quelle autorité judiciaire serait-elle, à vrai dire, compétente pour connaître des litiges civils et administratifs impliquant, bien sûr, les deux gouverneurs susmentionnés ? Cette question s’impose crûment dans la mesure où l’installation des cours et tribunaux d’appel de nouvelles provinces ne se fera pas réalistement du jour au lendemain…
C’est donc maintenant que les véritables questions se posent avec acuité. Pour ainsi dire, est-ce en vérité le bon moment choisi par Joseph Kabila Kabange afin d’attaquer en justice des gouverneurs à la tête des entités publiques provinciales, certes, réputées inexistantes sur le plan juridique ? Est-ce le meilleur moment d’engager des procédures à l’encontre des personnalités politiques ayant effectivement siégé au sommet des provinces fantômes sans un minimum de transparence procédurale en matière de justice démocratique ? En fait, quelles garanties juridiques et légales Kabila offre-t-il très sérieusement en matière de protection des droits fondamentaux et des libertés reconnues aux personnes en cause ?
En tout état de cause, il n’est point question de défendre l’impunité. C’est le pire service à rendre à la Collectivité étatique ou la Communauté nationale. À l’heure actuelle où tous les repères socioculturels sont ébranlés, où la moralité publique est pratiquement foulée aux pieds par les autorités politiques et gouvernementales, l’interpellation des dirigeants compromettants en matière de gestion administrative et financière doit demeurer la règle fondamentale. Celle-ci doit demeurer la pierre angulaire de la politique de répression et de réhabilitation des moeurs publiques. D’autant plus que les actes de mégestion relevés dans le chef des dirigeants régnant à la tête des entités régionales ou locales sont de nature à bloquer tous azimuts le développement économique de la Nation et le progrès social de la population.
Par contre, toute mise à l’index ou mise hors cadre des autorités, fussent-elles provinciales, ne doit, sous aucun prétexte, ignorer les principes d’équité et de justice dans les actions menées par les pouvoirs publics. D’autant plus que ces deux vertus cardinales sont, par essence, les deux mamelles de la démocratie en vue de préserver la paix sociale, la sérénité et l’harmonie dans la Collectivité étatique. Elles sont à vrai dire sensées prévenir en amont la dislocation de la Nation.
Certes, Joseph Kabila Kabange a décidé d’entreprendre sérieusement une lutte sans merci contre la mésadministration symbolisée naturellement par la corruption, la concussion, la mégestion, la gabegie et la dilapidation des biens publics. Ce qui est, vraiment, tout à son honneur. Cependant, pour alimenter le débat démocratique et républicain, des questions portant sur son implication personnelle dans des actes publics relevant de l’immoralité ou de l’amoralité s’imposent outre-mesure.
À cet effet, comment Joseph Kabila Kabange interprète-t-il, à son niveau, les confessions de l’homme d’affaires Adam Bombole Intole, selon lesquelles ‘‘il lui a certes remis en mains propres la bagatelle somme de huit cents mille dollars US pour participer à la présidentielle de 2011 et, ainsi, grappiller – égratigner – les voix électorales du Dr Étienne Tshisekedi wa
Mulumba dans la province de l’Équateur’’ ? Comment juge-t-il, en tant que chef de l’État, à plus forte raison garant de la constitution du 18 février 2006, les déclarations sur honneur du mécène et député honoraire Adam Bombole Intole, surnommé ‘‘Le Grand Saoudien’’ ou ‘‘l’homme qui affronte la conjoncture’’, selon lesquelles ‘‘il a offert trois millions de dollars au vice-président de la CENI, Pr Jacques Djoli Eseng’Ekeli, dans le but de tripatouiller les fichiers électoraux et, surtout, falsifier les procès-verbaux de l’élection présidentielle du lundi 28 novembre 2011’’ ? Somme, d’ailleurs, remise à l’intéressé en deux tranches pour la réalisation et la réussite de chaque opération antidémocratique.
Face aux affirmations opportunes de l’ex-candidat à la présidentielle Adam Bombole Intole qu’il n’a jamais, d’ailleurs, démenties de quelque façon que ce soit, Joseph Kabila Kabange, en tant que premier ‘‘Mouchard’’ assermenté de la RDC, est-il, véritablement, l’homme de la situation ? Face à ses propres actes répréhensibles, condamnables, est-il moralement l’homme idéalement indiqué pour combattre efficacement la corruption, la concussion, la gabegie financière, le détournement de fonds et la dilapidation des deniers de l’État ?
Joël Asher Lévy-Cohen
Journaliste indépendant
-Les noms des commissaires provinciaux et des commissaires provinciaux adjoints de la Police nationale congolaise (PNC) nommés dans les 26 nouvelles provinces de la République démocratique du Congo (RDC) ont été dévoilés par les ordonnances signées le mardi 14 juillet 2015 par le président Joseph Kabila Kabange, commandant suprême des Forces armées de la RDC (FARDC) et de la PNC.
Isaac Bertin Balepukayi Muakadi est nommé Commissaire provincial adjoint chargé de la Police judiciaire dans la ville-province de Kinshasa, Mme Régine Mayemba Mpudi l’est au Kongo Central.
Le Commissariat provincial au Kwango est confié au Commissaire supérieur principal Claude Wasongolua Ngana, celui du Kwilu au Commissaire divisionnaire adjoint Kamana Uwimana Kanold, aux termes de l’ordonnance n°15/052 du 14 juillet 2015.
L’ordonnance n° 15/051 du 14 juillet 2015 porte nomination des Directeurs provinciaux et des Directeurs provinciaux adjoints au sein de la Direction générale de migration (DGM).
ORDONNANCE N° 15/052 DU 14 JUILLET MODIFIANT ET COMPLETANT L’ORDONNANCE N° 13/118 DU 28 DECEMBRE 2013 ET L’ORDONNANCE N° 15/003 DU 09 JANVIER 2015 PORTANT NOMINATION DES COMMISSAIRES PROVINCIAUX ET DES COMMISSAIRES PROVINCIAUX ADJOINTS DE LA POLICE NATIONALE CONGOLAISE
Le Président de la République ;
Vu la Constitution, telle que modifiée par la loi n° 11/002 du 20 janvier 2011 portant révision de certains articles de la Constitution de la République Démocratique du Congo du 18 février 2006, spécialement en ses articles 2, 79 et 81 ;
Vu la Loi Organique n° 11/013 du 11 août 2011 portant organisation et fonctionnement de la Police Nationale Congolaise, spécialement en ses articles 53 et 54 ;
Vu la Loi Organique n° 12/001 du 27 juin 2012 portant organisation, composition, attributions et fonctionnement du Conseil Supérieur de la Défense, spécialement en son article 3 ;
Vu la Loi n° 13/013 du 1er juin 2013 portant Statut du personnel de carrière de la Police Nationale, spécialement en son article 67 ;
Vu la Loi de programmation n° 15/004 du 28 février 2015 déterminant les modalités d’installation de nouvelles provinces ;
Vu l’Ordonnance n° 11/106 du 27 octobre 2011 instituant le port des grades et insignes distinctifs au sein de la Police Nationale Congolaise ;
Vu l’Ordonnance n° 15/014 du 21 mars 2015 portant organisation et fonctionnement du Gouvernement, modalités pratiques de collaboration entre le Président de la République et le Gouvernement ainsi qu’entre les membres du Gouvernement ;
Vu l’Ordonnance n° 15/015 du 21 mars 2015 fixant les attributions des Ministères ;
Revu l’Ordonnance n°13/118 du 28 décembre 2013 portant nomination des Commissaires Provinciaux et des Commissaires Provinciaux Adjoints de la Police Nationale Congolaise ;
Revu l’Ordonnancé n° 15/003 du 09 janvier 2015 portant nomination des Commissaires Provinciaux et des Commissaires Provinciaux Adjoints de la Police Nationale Congolaise ;
Vu l’urgence et la nécessité de déployer les Services publics de base dans les vingt-six provinces conformément aux dispositions de la Loi de programmation déterminant les modalités d’installation de nouvelles provinces ;
Sur proposition du Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur et Sécurité ;
Le Conseil Supérieur de la Défense entendu ;
O R D O N N E
Article 1er :
Sont nommés aux fonctions en regard de leurs noms : 1.Commissariat Provincial de Kinshasa
Monsieur BALEPUKAYI MUAKADI Isaac Bertin
Matricule : 289.758
Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police Judiciaire
2.Commissariat Provincial Kongo Central
Madame MAYEMBA MPUDI Régine
Matricule : 230.746
Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police Judiciaire
3.Commissariat Provincial KWANGO
-Le Commissaire Supérieur Principal WASONGOLUA NGANA CLAUDE
Matricule : 1196403818582
Commissaire Provincial
-Le Commissaire Supérieur Principal ODIMBA OKITO
Matricule : 1196205585645
-Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police Administrative
Monsieur KAMULETA LUKUSA Evariste
Matricule : 127.065
Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police Judiciaire
-Le Commissaire Supérieur Principal NYEMBWE KAVUNGU DIEUDONNE
Matricule : 1196105473460
Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police d’Appui et de Gestion
4.Commissariat Provincial KWILU
-Le Commissaire Divisionnaire Adjoint KAMANA UWIMANA KANOLD
Matricule : 119660895913
Commissaire Provincial
-Le Commissaire Supérieur Principal CAUMBA Fidel
Matricule : 14183/A
Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police Administrative
Monsieur KALONJI MULUMBA
Matricule : 230.134
Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police Judiciaire
-Le Commissaire Supérieur Principal MAYEMBELE MBANGI Anaclet Eddy
Matricule : 1196300172668
Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police d’Appui et de Gestion
5.Commissariat Provincial MAI-NDOMBE
-Le Commissaire Divisionnaire Adjoint BENGAMA BOPUTWA
Matricule : 1195400197473
Commissaire Provincial
-Le Commissaire Supérieur Principal YEMBE TUBA BOB’OTO
Matricule : 119000634425
Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police Administrative
Monsieur KITUMA WATALA NZAMBI
Matricule : 224.613
Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police Judiciaire
-Le Commissaire Supérieur Principal BARIENDERA BWANDU Evariste
Matricule : 1196002290318
Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police d’Appui et de Gestion
6.Commissariat Provincial EQUATEUR
-Le Commissaire Divisionnaire Adjoint NGOYI SENGELWA
Matricule : 119604980721
Commissaire Provincial
-Le Commissaire Supérieur Principal PAY-PAY NYARWAYA Christian
Matricule : 1196907615162
-Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police Administrative
Monsieur NDONGO NZITA
Matricule : 1224.618
-Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police Judiciaire
-Le Commissaire Supérieur Principal DANGAMA YANDANU Juliette
Matricule : 2195709806671
-Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police d’Appui et de Gestion
7.Commissariat Provincial TSHUAPA
-Le Commissaire Divisionnaire Adjoint KALONJI MUBENGABI
Matricule : 1195200589762
Commissaire Provincial
-Le Commissaire Supérieur Principal MWAKOMOBILA MPELE Valentin
Matricule : 1195801898321
Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police Administrative
Monsieur MUTOMBO KANYEMA
Matricule : 127.301
Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police Judiciaire
-Le Commissaire Supérieur Principal ISIYO ITENASINGA
Matricule : 11969812390
Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police d’Appui et de Gestion
8.Commissariat Provincial MONGALA
-Le Commissaire Divisionnaire Adjoint LIMENGO JOLLY Djuabia
Matricule : 1196007142641
Commissaire Provincial
-Le Commissaire Supérieur Principal GIDALE HOKO MONGA MOILO A.
Matricule : 1194905505557
Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police Administrative
Monsieur LUYANGA MUTOMBO Potien
Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police Judiciaire
-Le Commissaire Supérieur Principal MATADI ZOLA Remy
Matricule : 1196506358696
Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police d’Appui et de Gestion
9.Commissariat Provincial Nord Ubangi
-Le Commissaire Supérieur Principal EALA BOKONGO François
Matricule : 1195600377585
Commissaire Provincial
-Le Commissaire Supérieur Principal ILUNGA KITENGE Jacques
Matricule : 1195600417044
Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police Administrative
Monsieur MISOKO LUKENGU
Matricule : 407.775
Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police Judiciaire
-Le Commissaire Supérieur Principal MOZITA MAYINDU
Matricule : 1195807379225
Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police d’Appui et de Gestion
10.Commissariat Provincial Sud-Ubangi
-Le Commissaire Divisionnaire Adjoint NYEMBO NGALUSHA Placide
Matricule : 1195200589762
Commissaire Provincial
-Le Commissaire Supérieur Principal NZALA EBOLA THADEE
Matricule : 1196409710526
Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police Administrative
Monsieur MBO OMOSONGO
Matricule : 265.915
Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police Judiciaire
-Le Commissaire Supérieur Principal MASILA NGOMA Isaac
Matricule : 1194600553220
Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police d’Appui et de Gestion
11. Commissariat Provincial TSHOPO
-Le Commissaire Supérieur Principal CABUINE WA MIHIGO
Matricule : 1196604980721
Commissaire Provincial
-Le Commissaire Supérieur Principal M’BA INOX FRANCOIS
Matricule : 1195608051396
Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police Administrative
Monsieur MOMBESA LINGILI
Matricule : 130.520
Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police Judiciaire
-Le Commissaire Supérieur Principal BONSANGE EOLO
Matricule : 97601/A
Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police d’Appui et de Gestion
12. Commissariat Provincial BAS-UELE
-Le Commissaire Divisionnaire Adjoint KAMANGA MWANA NTENDA Joé
Matricule : 1196502303793
Commissaire Provincial
-Le Commissaire Supérieur Principal KANYA MUKENGE Maurice
Matricule : 1196508980932
Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police Administrative
Monsieur MWAMBA DIBATA Evariste
Matricule : 224.619
Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police Judiciaire
-Le Commissaire Supérieur Principal BASA ISASAKA Léon
Matricule : 1195805994044
Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police d’Appui et de Gestion
13.Commissariat Provincial HAUT-UELE
-Le Commissaire Divisionnaire Adjoint SABITI ABDALA Patrick
Matricule : 1196910717546
Commissaire Provincial
-Le Commissaire Supérieur Principal KADUME BYAMBU
Matricule : 119640620934
Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police Administrative
Monsieur BOKAKANDANI AGWA MIBEKO Patrice
Matricule : 163.232
Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police Judiciaire
-Le Commissaire Supérieur Principal MATHELA NZINGA MASSIKA Bruno
Matricule : 1196206828760
Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police d’Appui et de Gestion
14.Commissariat Provincial ITURI
-Le Commissaire Divisionnaire Adjoint ALIMASI BIGANANGWA Joseph
Matricule : 1196406209634
Commissaire Provincial
-Le Commissaire Supérieur Principal KAPEND HENRY
Matricule : 1196490666310
Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police Administrative
Monsieur LUBUNU SHA MABELENGO Désire
Matricule : 230.748
Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police Judiciaire
-Le Commissaire Supérieur Principal KANGULUMBA MAKWAKALA KHAY
Matricule : 1195307163561
Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police d’Appui et de Gestion
15.Commissariat Provincial NORD-KIVU
Monsieur NSAMBA KABALA Nicolas Désire
Matricule : 230.767
Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police Judiciaire
16.Commissariat Provincial SUD-KIVU
Le Commissaire Supérieur Principal MUGABO KANYA François
Matricule : 1196400316680
Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police Administrative
Monsieur SHEMBO DJUNGA
Matricule : 289.809
Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police Judiciaire
17.Commissariat Provincial MANIEMA
-Le Commissaire Supérieur Principal A’OCHI SANGO LUMONA
Matricule : 1196300354948
Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police Administrative
Monsieur LUBALA WA LUHONO Benjamin
Matricule : 130.525
Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police Judiciaire
-Le Commissaire Supérieur Principal NGONGO UMAKOTA Jules
Matricule : 1196205815617
Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police d’Appui et de Gestion
18.Commissariat Provincial TANGANYIKA
-Le Commissaire Divisionnaire Adjoint YAV MUKAYA Jean
Matricule : 1195800412403
Commissaire Provincial
-Le Commissaire Supérieur Principal MASIRIKA RUZIGANE Antoine
Matricule : 1196209640851
Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police Administrative
Monsieur MUDJINDJI LUBENGA Fidèle
Matricule : 281890/R
Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police Judiciaire
-Le Commissaire Supérieur Principal LANDU WUNZITISA Blaise
Matricule : 1195402812736
Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police d’Appui et de Gestion
19.Commissariat Provincial HAUT-LOMAMI
-Le Commissaire Divisionnaire Adjoint KINSIAMA DINKONDO Jérôme
Matricule : 1195108924055
Commissaire Provincial
-Le Commissaire Supérieur Principal MOKOYO MASIA David
Matricule : 1195307461433
Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police Administrative
Monsieur MUNGA YA MULENGE
Matricule : 400.716
Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police Judiciaire
-Le Commissaire Supérieur Principal KYONA KATSHUTSHU Charles
Matricule : 1196807123364
Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police d’Appui et de Gestion
20.Commissariat Provincial HAUT-KATANGA
-Le Commissaire Divisionnaire Adjoint GALENGA MAKONGO Jean Bosco
Matricule : 1195903646671
Commissaire Provincial
-Le Commissaire Supérieur Principal KYUNGU BANZA Paulin
Matricule : 1196703916677
Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police Administrative
-Le Commissaire Supérieur Principal LUKANDULA EKALE Paul
Matricule : 1196500553551
Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police Judiciaire
-Le Commissaire Supérieur Principal MUKUNA NTUMBA Eddy Leonard
Matricule : 1196301683242
Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police d’Appui et de Gestion
21.Commissariat Provincial LUALABA
-Le Commissaire Supérieur Principal KATUNDA LOKENYE
Matricule : 2196500709208
Commissaire Provincial
-Le Commissaire Supérieur Principal BAHUNDUA BENANGA Adolphe
Matricule : 1196005028748
Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police Administrative
Monsieur ILUNGA LUBENGA
Matricule : 265.942
Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police Judiciaire
-Le Commissaire Supérieur Principal KASUILY YAV Fifi
Matricule : 2196700402195
Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police d’Appui et de Gestion
22.Commissariat Provincial KASAI-ORIENTAL
-Le Commissaire Divisionnaire MASANDI LUTALA David
Matricule : 1196408988581
Commissaire Provincial
-Le Commissaire Supérieur Principal CINYAMA DODO
Matricule : 1197200178478
Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police Administrative
Monsieur MAWONSO KITEKUTU Mardochée
Matricule : 345.272
Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police Judiciaire
-Le Commissaire Supérieur Principal USENI SOMBO
Matricule : 14660 /A
Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police d’Appui et de Gestion
23.Commissariat Provincial LOMAMI
-Le Commissaire Divisionnaire Adjoint TARIEL KISAK Longin
Matricule : 1195900192966
Commissaire Provincial
-Le Commissaire Supérieur Principal MURHY DE MUNANI Eric
Matricule : 1195800489902
Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police Administrative
Monsieur LUMBALA NJILAMULE
Matricule : 127.308
Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police Judiciaire
-Le Commissaire Supérieur Principal KAMENA MUKAZO
Matricule :
Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police d’Appui et de Gestion
24.Commissariat Provincial SANKURU
-Le Commissaire Divisionnaire ABA VAN ANG François Xavier
Matricule : 1196000317073
Commissaire Provincial
-Le Commissaire Supérieur Principal WEMBO FARIALA
Matricule : 1195902137010
Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police Administrative
Monsieur NTAMBWE MAYENGA
Matricule : 397.491
Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police Judiciaire
-Le Commissaire Supérieur Principal BAMUSEMBA MALINDA Albert
Matricule : 1195009718822
Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police d’Appui et de Gestion
25.Commissariat Provincial KASAI-CENTRAL
-Le Commissaire Divisionnaire Adjoint VUMULIA TENDILONGE Gilbert
Matricule : 1195000719343
Commissaire Provincial
-Le Commissaire Supérieur Principal KONGOLO KAMBALE Christian
Matricule : 1196300543995
Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police Administrative
Monsieur NDITY MALIBA Fidèle
Matricule : 264.990
Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police Judiciaire
-Le Commissaire Supérieur Principal kota monda Xavier
Matricule : 1190407670492
Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police d’Appui et de Gestion
26.Commissariat Provincial KASAI
-Le Commissaire Supérieur Principal EGWAKE MONGA AKAMBU
Matricule : 1196408884208
Commissaire Provincial
-Le Commissaire Supérieur Principal NSUKAMI ELAYA MAKUMBU
Matricule : 1195306519624
Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police Administrative
Monsieur BAVWEZA KETO Antoine
Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police Judiciaire
-Le Commissaire Supérieur Principal BAHATI TAWABO
Matricule : 1196800637300
Commissaire Provincial Adjoint Chargé de la Police d’Appui et de Gestion
Article 2 :
Sont abrogées toutes les dispositions antérieures contraires à la présente Ordonnance ;
Article 3 :
Le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur et Sécurité est chargé de l’exécution de la présente Ordonnance, qui entre en vigueur à la date de sa signature.
Fait à Kinshasa, le 14 juillet 2015
Joseph KABILA KABANGE
Augustin MATATA PONYO Mapon Premier Ministre Pour copie certifiée conforme à l’original Le 14 juillet 2015 Le Cabinet du Président de la République Néhémie MWILANYA WILONDJA Directeur de Cabinet
ORDONNANCE N° 15/051 DU 14 JUILLET 2015 PORTANT NOMINATION DES DIRECTEURS PROVINCIAUX ET DES DIRECTEURS PROVINCIAUX ADJOINTS AU SEIN DE LA DIRECTION GENERALE DE MIGRATION, EN SIGLE « DGM »
Le Président de la République ;
Vu la Constitution, telle que modifiée par la loi n° 11/002 du 20 janvier 2011 portant révision de certains articles de la Constitution de la République Démocratique du Congo du 18 février 2006, spécialement en ses articles 2, 79, 81 et 221 ;
Vu la Loi de programmation n° 15/004 du 28 février 2015 déterminant les modalités d’installation de nouvelles provinces ;
Vu le Décret-loi n° 002/2003 du 11 janvier 2003 portant création et organisation de la Direction Générale de Migration, spécialement en ses articles 10, 11, 12 et 16 alinéa 1 ;
Vu, telle que modifiée et complétée à ce jour, la loi n° 81-003 du 17 juillet 1981 portant statut du personnel de carrière des services publics de l’Etat, spécialement en ses articles 4, 18 et 19 ;
Vu l’Ordonnance n° 15/014 du 21 mars 2015 portant organisation et fonctionnement du Gouvernement, modalités pratiques de collaboration entre le Président de la République et le Gouvernement ainsi qu’entre les membres du Gouvernement ;
Vu l’Ordonnance n° 15/015 du 21 mars 2015 fixant les attributions des Ministères ;
Revu l’Ordonnance n° 13/060 du 12 juin 2013 portant nomination des Directeurs Provinciaux et des Directeurs Provinciaux Adjoints au sein de la Direction Générale de Migration, en sigle « DGM » ;
Revu l’Ordonnance n° 15/002 du 09 janvier 2015 portant nomination d’un Directeur provincial au sein de la Direction Générale de Migration, en sigle « DGM » ;
Vu l’urgence et la nécessité de déployer les Services publics de base dans les vingt-six provinces conformément aux dispositions de la Loi de programmation déterminant les modalités d’installation de nouvelles provinces ;
Sur proposition du Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur et Sécurité
O R D O N N E
Article 1 :
Sont nommés Directeurs Provinciaux, aux fonctions en regard de leurs
noms, les personnes ci-après : I.PROVINCE DU BAS UELE
1.Monsieur KABAMBA KUMWIMBA Jérémie, Directeur Provincial
2.Monsieur MUNGONGO LULENDO Zéphyrin, Directeur Provincial Adjoint chargé des Opérations
3.Monsieur NKANGA ETIK’ELALE Jean Robert, Directeur Provincial Adjoint chargé de l’Administration II.PROVINCE DE L’EQUATEUR
1.Monsieur EKOTSHI LIYOLO, Directeur Provincial
2.Monsieur KOSIOWALI TADENGE Lino, Directeur Provincial Adjoint chargé des Opérations
3.Monsieur KALEY KIANAKOKO Léon, Directeur Provincial Adjoint chargé de l’Administration III.PROVINCE DU HAUT-KATANGA
1.Monsieur MBENZA PIOTU Omer, Directeur Provincial
2.Monsieur KAYOMB TSHIJIK Eddy, Directeur Provincial Adjoint chargé des Opérations
3.Monsieur KANSAKA MUNGA Delphin, Directeur Provincial Adjoint chargé de l’Administration IV.PROVINCE DU HAUT-LOMAMI
1.Madame KOATO EKWENDEME Doudou, Directeur Provincial
2.Monsieur BODUKO TIALANGO, Directeur Provincial Adjoint chargé des Opérations
3.Monsieur MOGBAYA NGENDU Jacques, Directeur Provincial Adjoint chargé de l’Administration V.PROVINCE DU HAUT-UELE
1.Madame MUSONDA MWENYA Jeanine, Directeur Provincial
2.Monsieur MULUMBA MUTOMBO Séraphin, Directeur Provincial Adjoint chargé des Opérations
3.Monsieur KULE MUSAKI Shadrac, Directeur Provincial Adjoint chargé de l’Administration VI.PROVINCE DE L’ITURI
1.Monsieur TSHULA BWADYA Eddy, Directeur Provincial
2.Monsieur NGOY WA KUBATWA, Directeur Provincial Adjoint chargé des Opérations
3.Monsieur AZANGA YEL MED, Directeur Provincial Adjoint chargé de l’Administration VII.PROVINCE DU KASAI
1.Monsieur AMADOU KABASEKE TATY, Directeur Provincial
2.Monsieur NDELEMA BAMUTWILEBYE, Directeur Provincial Adjoint chargé des Opérations
3.Monsieur BUJIRIRI YALIRE Prosper, Directeur Provincial Adjoint chargé de l’Administration VIII.PROVINCE DU KASAI CENTRAL
1.Monsieur MAPENZI LUKUENO Emmanuel, Directeur Provincial
2.Monsieur GBALI TANGAMONA Innocent, Directeur Provincial Adjoint chargé des Opérations
3.Monsieur YENDE ESANZA Léon, Directeur Provincial Adjoint chargé de l’Administration IX.PROVINCE DU KASAI ORIENTAL
1.Monsieur KIBWANA SALUMU Djibril, Directeur Provincial
2.Monsieur IMBU NGALIEMA Bienvenu, Directeur Provincial Adjoint chargé des Opérations
3.Monsieur BISELENGE WAWINA Georges, Directeur Provincial Adjoint chargé de l’Administration X.VILLE DE KINSHASA
1.Monsieur ELOCHO BENGA Michel, Directeur Provincial
2.Monsieur KAFEKE BULA BULA, Directeur Provincial Adjoint chargé des Opérations
3.Madame MBUYI MBIKAY Marie Claire, Directeur Provincial Adjoint chargé de l’Administration XI.PROVINCE DU KONGO-CENTRAL
1.Monsieur IWONDO NKENO Didier, Directeur Provincial
2.Monsieur KILOLO MATABISHI, Directeur Provincial Adjoint chargé des Opérations
3.Monsieur KASONGO KASHOMBO Liévin, Directeur Provincial Adjoint chargé de l’Administration XII.PROVINCE DE KWANGO
1.Monsieur BELENGO SAIDI Roger, Directeur Provincial
2.Monsieur MUKANGA OSELO Bonaventure, Directeur Provincial Adjoint chargé des Opérations
3.Monsieur KAZADI MATAND Erick, Directeur Provincial Adjoint chargé de l’Administration XIII.PROVINCE DE KWILU
1.Monsieur TSHILUMBA NYENGELE, Directeur Provincial
2.Monsieur LUHINZO ZIGABE Zig, Directeur Provincial Adjoint chargé des Opérations
3.Monsieur MOKUYENINWA TE NGOBE, Directeur Provincial Adjoint chargé de l’Administration XIV.PROVINCE DE LOMAMI
1.Monsieur MUKENDI MWAN’ADIKAMBA, Directeur Provincial
2.Monsieur LOMBOMBE ISSUMO Toussaint, Directeur Provincial Adjoint chargé des Opérations
3.Monsieur MPAKI ILONGO, Directeur Provincial Adjoint chargé de l’Administration XV.PROVINCE DE LUALABA
1.Monsieur SABWE SAMBA Warnand, Directeur Provincial
2.Monsieur SOKE KILIYA, Directeur Provincial Adjoint chargé des Opérations
3.Monsieur MOLINGA NGANDA Emmanuel, Directeur Provincial Adjoint chargé de l’Administration XVI.PROVINCE DE MAI-NDOMBE
1.Monsieur NGAMBENO NGELE Georges, Directeur Provincial
2.MonsieurBAMBUTA MAWESI MUTOMBO, Directeur Provincial Adjoint chargé des Opérations
3.Monsieur SUMBU HALYAMUTU Aimé, Directeur Provincial Adjoint chargé de l’Administration XVII.PROVINCE DU MANIEMA
1.Monsieur KATANGA FUNDI Bebel, Directeur Provincial
2.MonsieurKATENGA LISALIKO Dieudonné, Directeur Provincial Adjoint chargé des Opérations
3.Monsieur KIBANI MBENGBA Dieu Merci, Directeur Provincial Adjoint chargé de l’Administration XVIII.PROVINCE DE LA MONGALA
1.Monsieur TOSOMBA BIN MOHARA Roland, Directeur Provincial
2.Monsieur YANGAMBIA MBEILO Evariste, Directeur Provincial Adjoint chargé des Opérations
3.Monsieur MWENZE MUKALAY Jethro, Directeur Provincial Adjoint chargé de l’Administration XIX.PROVINCE DU NORD-KIVU
1.Monsieur KANGANGA MWADIAMVITA Remy, Directeur Provincial
2.Monsieur KABANGI KAUMBU Michel, Directeur Provincial Adjoint chargé des Opérations
3.Monsieur BWARO MBUMU Denis, Directeur Provincial Adjoint chargé de l’Administration XX.PROVINCE DU NORD-UBANGI
1.Monsieur NGUNGA TSHIBU Baudouin, Directeur Provincial
2.Monsieur MAYABU NTOMBO Roger, Directeur Provincial Adjoint chargé des Opérations
3.Monsieur MPETSI EA GOMBELE, Directeur Provincial Adjoint chargé de l’Administration XXI.PROVINCE DU SUD-KIVU
1.Monsieur NGOY MUKALAYI Sixte, Directeur Provincial
2.Monsieur KABAMBA TSHIWALA, Directeur Provincial Adjoint chargé des Opérations
3.Monsieur NDENGOLO MASE, Directeur Provincial Adjoint chargé de l’Administration XXII.PROVINCE DU SUD-UBANGI
1.Monsieur WILU MBOKA NDELA BADILA, Directeur Provincial
2.Monsieur ONDOA OFURA, Directeur Provincial Adjoint chargé des Opérations
3.Monsieur ALOMBI TAYILI Jean, Directeur Provincial Adjoint chargé de l’Administration XXIII.PROVINCE DE SANKURU
1.Monsieur DJOFO TANDROMA, Directeur Provincial
2.Monsieur NAWEJ NTAMBU Gaston, Directeur Provincial Adjoint chargé des Opérations
3.Monsieur BASSIALA AUMBA Emmanuel, Directeur Provincial Adjoint chargé de l’Administration XXIV.PROVINCE DE TANGANYIKA
1.Monsieur IMONO WELOLI, Directeur Provincial
2.Monsieur NTUMBWA MUNGANGWA Valent, Directeur Provincial Adjoint chargé des Opérations
3.Madame NZEBA KASELA NKOLE Thérèse, Directeur Provincial Adjoint chargé de l’Administration XXV.PROVINCE DE TSHOPO
1.Monsieur TSHIKOMB DIUR ANGONG, Directeur Provincial
2.Monsieur BWATU PERO Edouard, Directeur Provincial Adjoint chargé des Opérations
3.Monsieur BUSHIRI TATA Olivier, Directeur Provincial Adjoint chargé de l’Administration XXVI.PROVINCE DE TSHUAPA
4.Monsieur MONYELE GBOLUKA Freddy, Directeur Provincial
5.Monsieur EVA AWALA Jean Pierre, Directeur Provincial Adjoint chargé des Opérations
6.Monsieur AKASSA PASU Paul, Directeur Provincial Adjoint chargé de l’Administration
Article 2 :
Sont abrogées, toutes les dispositions antérieures contraires à la présente Ordonnance.
Article 3 :
Le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur et Sécurité et le Ministre de la Fonction Publique sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution de la présente Ordonnance qui entre en vigueur à la date de sa signature.
Fait à Kinshasa, le 14 juillet 2015
Joseph KABILA KABANGE
Augustin MATATA PONYO MAPON Premier Ministre Pour copie certifiée conforme à l’original Le 14 juillet 2015 Le Cabinet du Président de la République Néhémie MWILANYA WILONDJA Directeur de Cabinet