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  • Démission du Premier ministre dans le cadre d’un accord politique en RDC

    Démission du Premier ministre dans le cadre d’un accord politique en RDC

    Matata-Augustin Matata Ponyo a annoncé sa démission pour permettre la nomination d’un chef de gouvernement issu de l’opposition en application d’un accord sur le report de la prochaine présidentielle en République démocratique du Congo.

    “J’ai déposé ma démission du Premier ministre ainsi que des membres de mon gouvernement (…) pour répondre à l’esprit et à la lettre de l’accord” passé le mois dernier avec une frange minoritaire de l’opposition, a déclare Augustin Matata, à la sortie d’une audience auprès du président Joseph Kabila.

    La RDC traverse une crise politique profonde depuis la réélection du président Kabila en 2011 au terme d’un scrutin contesté. La crise a été aggravée par le report de la présidentielle qui devait se tenir avant la fin 2016. Le mandat du président Kabila, au pouvoir depuis 2001, expire le 20 décembre et la Constitution lui interdit de se représenter.

    Mais le pouvoir et une minorité de l’opposition ont conclu, le 18 octobre dans le cadre d’un “dialogue national”, un accord prévoyant le report de l’élection à une date indéterminée, au plus tôt fin 2017. Le document prévoit aussi la formation d’un gouvernement d’unité nationale dirigé par une personnalité issue de l’opposition.

    Vital Kamerhe, chef de la délégation de l’opposition au dialogue national, est donné favori pour succéder à M. Matata dans ce cadre.

    Après avoir été reçu par le président Kabila, M. Kamerhe a déclaré à l’AFP que la nomination du Premier ministre était “imminente” et que la formation du nouveau gouvernement interviendrait “dans six ou sept jours maximum”.

    Interrogé pour savoir quelle personnalité de l’opposition serait désignée, il a répondu que “cette tâche relevait du président Kabila”.

    ‘Etat de la nation’

    Ce dernier s’adressera à la nation mardi devant le Congrès, a déclaré pour sa part Aubin Minaku, chef de la majorité et président de l’Assemblée nationale. Un communiqué de la présidence lu à la radio-télévision nationale a précisé que l’adresse du chef de l’État porterait “sur l’état de la nation”.

    “Le Rassemblement peut rejoindre le train à tout moment. Nous restons ouverts”, a ajouté M. Kamerhe en référence à la coalition regroupant la majeure partie de l’opposition autour de l’opposant historique Étienne Tshisekedi.

    Le Rassemblement rejette l’accord du 18 octobre, soutenant que M. Kabila doit quitter son poste à la fin de son mandat pour respecter la Constitution.

    La coalition d’opposition a organisé des manifestations les 19 et 20 septembre où 53 personnes ont perdu la vie, selon l’ONU.

    Lors d’une visite ce weekend à Kinshasa, une délégation du Conseil de sécurité de l’ONU a exhorté les acteurs congolais à oeuvrer pour “une transition pacifique en vue d’élections apaisées”.

    Enfin, M. Matata a estimé qu’au terme de quatre ans et demi à la tête du gouvernement congolais, “le travail que nous avons abattu est très appréciable et nous pouvons dire que le bilan est globalement positif”.

    “Du point de vu macro-économique nous avons enregistré des performances inédites en termes de stabilité de taux de change, même si au cours des derniers mois il y a eu [des] soubresauts liés notamment à la crise internationale”, a-t-il dit.

    En une année, le taux de change du franc congolais a décroché de 30% par rapport au dollar entrainant une poussée d’inflation pénalisant davantage une population vivant largement dans une grande pauvreté.

    Avec AFP

  • Coupe de la Confédération: le TP Mazembe remporte son 10e titre continental

    Coupe de la Confédération: le TP Mazembe remporte son 10e titre continental

    tp-Déjà quintuple vainqueur de la Ligue des champions de la CAF, détenteur de trois Supercoupes de la CAF et d’une Coupe d’Afrique des vainqueurs de coupe, le club congolais a décroché ce dimanche 6 novembre sa première Coupe de la Confédération en battant les Algériens du MO Béjaïa 4-1 lors de la finale retour à Lubumbashi.

    Hubert Velud, le coach de Mazembe, avait prévenu : après le match nul favorable 1-1 obtenu par les Corbeaux à Blida en Algérie face au MO Béjaïa, il ne voulait pas que son équipe reste sur la défensive malgré ce maigre avantage, et l’on peut dire qu’il a été entendu.

    Dans un stade rempli de 18 000 supporters acquis à la cause de Mazembe, où s’imposer relève le plus souvent de l’exploit, les joueurs du club congolais ont maîtrisé leur sujet de bout en bout en s’imposant 4-1 face à des Algériens qui ont dû se contenter de miettes.

    Un premier but dès la 7e minute

    Mazembe a allumé la première mèche dès la 7e minute de jeu sur un coup de tête de Merveille Bokadi qui se trouvait à la retombée d’un coup franc excentré. Les Congolais ont ensuite confirmé leur emprise sur le match en inscrivant un deuxième but deux minutes avant la pause par Rainford Kalaba. Le Zambien de 30 ans a envoyé une somptueuse demi-volée dans le petit filet du gardien béjaoui, Chamseddine Rahmani, qui n’a rien pu faire que de rester scotché sur sa ligne.

     A la pause, le titre semblait difficilement pouvoir échapper aux Congolais même si tout était encore possible pour les Crabes du MOB, qui pouvaient encore espérer l’emporter en égalisant à 2-2. Malheureusement pour les hommes de Nasser Sandjak, Rainford Kabala en a décidé autrement en inscrivant à la 62e minute de jeu un doublé et le troisième but de son équipe sur une mauvaise relance des Béjaouis.

    10e sacre continental

    L’égalisation du MOB par Sofiane Khadir à la 75e minute n’y changera rien. Jonathan Bolingi, déjà auteur de deux passes décisives enfoncera même le clou en inscrivant un quatrième but pour Mazembe deux minutes plus tard.

    Avec cette victoire, les Corbeaux décrochent leur 10e sacre continental et Mazembe devient ainsi le deuxième club à remporter successivement la Ligue des champions CAF et Coupe de la Confédération, après ce doublé déjà réalisé par le National du Caire en 2013 et 2014. Le TP Mazembe avait été reversé en Coupe de la Confédération après son élimination surprise par le WAC Casablanca en huitième de finale.

    Ce nouveau titre continental devrait en tout cas largement consoler les Congolais de ne pas avoir réussi à remporter une deuxième Ligue des champions consécutive après leur titre de 2015.
    RFI

  • Sur les traces du Grand Pavarotti

    Sur les traces du Grand Pavarotti

    kuku-Frédéric Kuku est un artiste-musicien d’origine congolaise. Il vit au Canada, plus précisément au Québec, depuis de très nombreuses années.

    Ce vendredi 4 novembre 2016, au Théâtre Plaza de Montréal, le très “affable” Frédéric Kuku a pris rendez-vous avec l’histoire. En fait, au cours de cette soirée rehaussée par la présence de très nombreux amoureux de la musique classique, il lançait un album au titre somme toute évocateur : “Ma Place est ici“.

    Cet opus d’une qualité acoustique indéniable, lequel a séduit plus d’un, se veut, à vrai dire, un clin d’œil à l’intégration des communautés ethnoculturelles – [étrangères] – dont le Canada en général et le Québec en particulier sont les chantres incontestables et incontestés.

    Chose certaine, Frédéric Kuku qui fêtait le jour même du lancement de cet album son anniversaire de naissance, a réussi son entrée dans la cour des Grands. La soirée qu’il a animée avec ses deux “Complices” du soir – [Andrée Aimée Tremblay au violon et Dominic Boulianne au piano] -, a été une très grande réussite.

    Cela est d’autant plus vrai que Frédéric Kuku dont le répertoire vocal ne laisse point indifférents les dieux de l’Olympe, n’a pas manqué de rappeler à toutes et à tous les envolées lyriques aussi bien de José Carreras et Placido Domingo que du très grand Luciano Pavarotti.

    D’ailleurs, le public qui a, à maintes reprises, ovationné ce trio, est bel et bien reparti avec un sourire d’émerveillement, après s’être astreint à la séance d’autographes.

    Joël Asher Lévy-Cohen

    Journaliste indépendant

  • Memo à la CENCO & Désobéissance civile au Congo Kinshasa. Rendez-vous ce 19 décembre 2016 ! Yebela : jour J – 48 !

    Memo à la CENCO & Désobéissance civile au Congo Kinshasa. Rendez-vous ce 19 décembre 2016 ! Yebela : jour J – 48 !

    TshisekediCe document de 6 pages appelle l’Eglise catholique à mettre autour d’une table les signataires de l’Accord politique de la Cité de l’Union africaine d’une part ainsi que le Rassemblement et ceux qui partagent sa position d’autre part pour harmoniser leurs divergences  
    C’est depuis le 2 octobre 2016 qu’Etienne Tshisekedi wa Mulumba, président du comité des sages du Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement, a transmis son nouveau cahier de charges de six pages à la Conférence épiscopale nationale du Congo -CENCO-, chargée de rapprocher les deux camps. Motif: il y a des points de divergence entre le groupe des signataires de l’Accord politique issu du dialogue présidé par le facilitateur togolais Edem Kodjo à la Cité de l’Union africaine et le rapport final du conclave du Rassemblement tenu à Kinshasa début octobre. Selon Tshisekedi, ces points de désaccord doivent faire l’objet d’un nouveau round des discussions en vue de dégager un compromis politique inclusif entre les deux camps. Ci-dessous l’intégralité de ce memo.
    VOICI LE MEMO DE TSHISEKEDI À LA CENCO
    Memo du Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement sur ses divergences avec les signataires de l’Accord politique de la Cité de l’Union Africaine
    A la meilleure attention de la Conférence Episcopale Nationale du Congo -CENCO-
    Le Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement soutient la mission de bons offices de la Conférence Episcopale Nationale du Congo -CENCO. Il réaffirme sa volonté de s’y impliquer activement dans le seul but d’obtenir le respect de la Constitution de la République par tous et de débloquer pacifiquement le processus électoral par l’organisation des élections transparentes, libres et crédibles en vue de l’alternance démocratique conformément à cette Constitution.
    A cet effet, le Rassemblement souscrit à l’idée que le rapport final de son conclave du 04 octobre 2016, d’une part, et l’Accord politique signé le 18 octobre à la Cité de l’Union Africaine, à Kinshasa, par les participants au dialogue non inclusif organisé sous la facilitation de Monsieur Edem Kodjo, de l’autre, constituent les documents de travail de base dont les contenus respectifs feront l’objet d’un rapprochement en vue d’un compromis politique inclusif.
    Pour le Rassemblement, les parties prenantes sont, par conséquent, les suivantes:
    Les signataires de l’Accord de la Cité de l’UALe Rassemblement et ceux avec lesquels il partage les positions
    De la lecture des positions de deux parties exprimées dans leurs documents respectifs évoqués ci-dessus, il ressort des divergences profondes sur les questions fondamentales ci-après:
    Constitution de la république et Pacte républicain de Sun City
    Le Rassemblement considère qu’il est de la plus haute importance que les parties prenantes prennent, sans équivoque, les 3 engagements suivants:
    respecter l’intangibilité du Pacte républicain issu du dialogue inter congolais de Sun City et de la Constitution du 18 février 2006, notamment en ce qui concerne la limitation du nombre et de la durée des mandats du Président de la République. Cet engagement majeur implique non seulement qu’aucune des parties prenantes ne prendre l’initiative de révision ou de changement de Constitution par voie législative ou par référendum, mais aussi que le Président de la République actuellement en fonction dont le second mandat présidentiel expire le 19 décembre à 23 heures 59, ne présentera pas sa candidature à la prochaine élection présidentielle;respecter la primauté de l’Etat de droit, les droits humains, les libertés fondamentales, individuelles et collectives;respecter la Résolution 2277 -2016- du Conseil de sécurité des Nations Unies, plus spécialement dans ses dispositions concernant le respect des droits de l’Homme et des libertés fondamentales ainsi que la libération de l’espace politique.
    Le document d’accord politique contiendra impérativement des clauses claires et précises sur les 3 engagements ci-dessous.
    Processus électoral
    Pour le Rassemblement, le processus électoral doit être conforme à la Constitution, transparent et crédible. Les élections présidentielle et législatives doivent être organisées dans les plus brefs délais et, en tous cas, dans le courant de l’année 2017.
    Cadre institutionnel
    Le Rassemblement exige que toutes les institutions impliquées dans le processus électoral, plus spécifiquement la Commission électorale nationale indépendante, CENI, la Cour constitutionnelle et le Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la Communication, CSAC, jouissent pleinement de leur indépendance et soient véritablement neutres et impartiales.  En effet, la CENI et la Cour constitutionnelle dans leur configuration actuelle, sont partisanes et partiales en faveur de la mouvance kabiliste. Quant au CSAC, il est incapable de garantir l’accès aux medias publics à tous les courants d’opinion et l’impartialité des medias en général.
    Aussi, le Rassemblement exige-t-il la restructuration de ces trois institutions instrumentalisées par le pouvoir. Dans ce cadre, la composition actuelle de la CENI doit être revue totalement.
    Dans le même ordre d’idées, le  Rassemblement préconise qu’une équipe d’experts de l’Organisation des Nations Unies, ONU, et de l’Organisation Internationale de la Francophonie, OIF, soit commise auprès de la CENI pour renforcer ses capacités et garantir aux compétiteurs son impartialité. Le Rassemblement rappelle que la neutralité et l’impartialité sont un devoir imposé également par la Constitution aux Forces armées, à la Police nationale, aux services de renseignement, à la territoriale et à l’administration publique en général.
    Les deux parties prenantes devront convenir des dispositions pratiques à cet effet.
    Enrôlement des électeurs
    Le Rassemblement considère que le processus e cours est un recensement déguisé de la population et sert à retarder l’élection présidentielle pour permettre à Monsieur Kabila de demeurer au pouvoir au mépris de la Constitution et contre la volonté du Peuple congolais.
    Pour cette raison, le Rassemblement demande l’évaluation minutieuse d l’opération d’enrôlement des électeurs en cours en vue d’en assurer la régularité et de l’accélérer.
    Séquence des scrutins
    Compte tenu de l’importance de chaque scrutin et du prescrit de la Constitution, d’une part, et afin de ne pas troubler le choix des électeurs, d’autre part, pour le Rassemblement:
    1) dans le délai de 30 jours maximum, à compter de la proclamation des résultats provisoires des élections présidentielle et législatives, les élections provinciales et sénatoriales devront être organisées;
    2) les élections locales, communales et urbaines se tiendront après l’installation des institutions nationales et provinciales.
    Calendrier électoral
    Le  calendrier électoral doit l’objet du consensus des deux parties prenantes et figurer dans le document final.
    Ce calendrier intégrera rationnellement toutes les opérations préélectorales et électorales pour les élections présidentielles et législatives, comme ce fut le cas en 2006 et 2011.
    Les élections présidentielle et législatives seront organisées avant la fin de l’année 2017
    Financement des élections
    Pour affronter le défi du financement du processus électoral, le Rassemblement préconise la mobilisation combinée des ressources internes et externes ainsi que l’appui logistique de la MONUSCO.
    Au plan interne, la priorité devra être effectivement accordée à l’allocation des ressources conséquentes et à leur exécution suivant le plan de décaissement préalablement arrêté par le Gouvernement pour l’organisation des élections dans le délai convenu.
    En outre, le Rassemblement souligne la nécessité de:
    5.1. Elaborer un budget électoral réel et réaliste;
    5.2.  Procéder  à l’audit financier de la CENI;
    5.3. Assurer la transparence dans la passation des marchés et de réactiver la coopération avec le PNUD notamment dans le cadre du projet d’appui au processus électoral.
    Sur le plan externe, il sied de solliciter d’obtenir l’accompagnement financier des partenaires bilatéraux et multilatéraux de la République Démocratique du Congo.
    Sécurité des élections
    Le Rassemblement propose la mise en place d’une plate-forme d’alerte et de traitement des cas défis sécuritaires liés à l’organisation des élections sur l’ensemble du territoire national
    III. Légitimité des animateurs et membres des Institutions politiques et exercice du pouvoir après le 19 décembre 2016
    Depuis 2012, les mandats des députés provinciaux, des gouverneurs et vice-gouverneurs des provinces et des sénateurs ont expiré.
    Le 19 décembre prochain, le mandat présidentiel de Joseph Kabila sera échu tandis qu’en février 2017, celui des députés arrivera à son terme. Ainsi, dans quelques mois, la République Démocratique du Congo, par la seule volonté de Joseph Kabila, se trouvera dans la situation atypique d’un Etat dont les institutions nationales et provinciales à mandat électif auront toutes perdu leur légitimité. Il en résultera, par conséquent, un vide du pouvoir qui, dans un régime démocratique, ne peut émaner que du peuple souverain comme le prescrit, d’ailleurs, l’article 5 l’alinéa 1er de la Constitution de la République.
    Pour être résolue, cette question de légitimité requiert, un large consensus politique national en tenant compte aussi bien de l’économie générale de la Constitution que des responsabilités d’un chacun dans l’impasse électorale actuelle.
    C’est pourquoi, le Rassemblement préconise la mise en place d’un régime spécial devant assurer la gestion du pays de manière à organiser sans tarder les élections dans le respect de la Constitution et des normes démocratiques.
    Décrispation politique et mesures de confiance
    Pour une véritable décrispation politique et l’instauration de la confiance mutuelle entre les parties prenantes, le Rassemblement réaffirme qu’il est impérieux que le pouvoir en place pose les actes ci-après:
    La libération sans condition de tous les prisonniers politiques et d’opinion tant à Kinshasa qu’à l’intérieur du pays;l’abandon des poursuites judiciaires injustes et inspirées par des motivations politiques contre les leaders de l’Opposition;le retour en toute sécurité et sans ennuis des exilés politiques congolais;l’arrêt de toutes formes d’harcèlement, d’intimidations et de menaces contre les membres de l’Opposition tant à Kinshasa qu’à l’intérieur du pays;l’arrêt et l’abandon des tracasseries fiscales, administratives et policières contre les membres de l’opposition et de la Société civile;la suppression et l’interdiction des dédoublements des partis politiques de l’Opposition;la levée de toutes entraves à la liberté de presse et de manifestation;le libre accès des médias publics à tous les courants de pensée et d’opinion;la réouverture de tous les médias proches de l’Opposition fermés;
    10.. la liberté de mouvement des membres de l’Opposition.
    Mécanisme de suivi du compromis politique et garanties de bonne fin
    En vue de garantir le respect des engagements pris et la bonne fin du processus électoral, le Rassemblement préconise la mise en place des mécanismes internes et externes appropriés de suivi et à convenir entre les parties.
    Fait à Kinshasa, le 02 octobre 2016
    Pour le Rassemblement
    Le Président du Comité des sages
    Etienne Tshiskedi wa Mulumba
  • Coupe de la Confédération: Le TP Mazembe à l’attaque à Lubumbashi

    Coupe de la Confédération: Le TP Mazembe à l’attaque à Lubumbashi

    Trésor Mputu, le capitaine et buteur du TP Mazembe, s'envole vers les sommets. REUTERS/Fadi Al-Assaad
    Trésor Mputu, le capitaine et buteur du TP Mazembe, s’envole vers les sommets. REUTERS/Fadi Al-Assaad

    -Le match retour de la Coupe de la Confédération se déroule ce dimanche 6 novembre à Lubumbashi en République Démocratique du Congo. Le TP Mazembe part avec un court avantage après son nul en Algérie, 1-1, face au MO Bejaïa. Hubert Velud, l’entraîneur des Congolais, malgré une certaine prudence, ne pense qu’à la victoire.

    Le TP Mazembe part favori ce dimanche 6 novembre pour le match retour de la Coupe de la Confédération et pourra remporter son 7e titre en compétitions africaines face au MO Bejaïa.

    Le TP Mazembe sera offensif

    Le match nul, 1-1, a permis aux Congolais de prendre une option sur le titre, car un match nul sans buts ou une victoire, assure le titre de champion au TP Mazembe.

    Toutefois l’entraîneur français des Corbeaux, Hubert Velud, en conférence de presse, ne veut pas entendre parler d’une tactique… défensive. « Je ne pense pas qu’on ait déjà vu le TP Mazembe jouer défensivement à domicile. Je serais prudent sur le déroulement de la rencontre à Lumbumbashi, car ce ne sera pas le même match qu’à Blida. En tout cas on ne sera pas prudent dans le jeu, car nous, on voudra faire la différence et gagner. »

     D’ailleurs Hubert Velud n’y va pas par quatre chemins, la recette pour remporter le titre, il nous la donne. « Il faudra qu’on marque rapidement pour se mettre à l’abri, car le MOB reste une très belle équipe. Je les trouve en progrès par rapport à la phase de groupes. »

    Du côté des joueurs, c’est le même son de cloche. Pour Christian Kouamé Koffi, milieu de terrain ivoirien du TP Mazembe, âgé de 26 ans, il faudra être sérieux pour le match retour. « On a réussi un bon résultat en Algérie, mais on doit travailler durement pour faire le nécessaire à domicile pour gagner. »

    Un match aller satisfaisant en Algérie

    Lors du match aller, disputé le 29 octobre au stade Mustapha Tchaker à Blida en Algérie, les deux équipes s’étaient quittées sur un score nul, 1-1. Hubert Velud est revenu sur cette rencontre. « On a réalisé une bonne opération mais je note qu’on a souffert en deuxième mi-temps. On a fait des erreurs défensives inhabituelles. Sur le match aller, le MOB a fait une très belle prestation. On a pris à Blida une option. Je suis très satisfait de la première rencontre. »

    Pour l’entraîneur français des Corbeaux, l’équipe algérienne ne manque pas de qualités, et c’est pour cela que le TP Mazembe doit s’en méfier. « Le MOB a des attaquants très mobiles avec des joueurs, qui permutent sans arrêt et qui lors de la récupération des ballons vont très vite vers l’avant. Ils sont très bons en contres. Ce n’est pas évident de gérer les remontées de balles rapides des joueurs algériens. Sur le premier match, ils ont manqué d’efficacité. »

    Rappelons que les Crabes participent à leur première finale lors de leur première participation aux compétitions africaines. Pour le TP Mazembe, l’historique est bien plus fourni, car le club congolais dispute sa 10e finale. Toutefois rien n’est encore joué. On notera tout de même que lors de la phase de groupes, les Corbeaux avaient battu les Crabes sur le score de 1-0 à Lubumbashi.

    RFI

  • Audio:La BGFI Bank et la CENI dément les allégations de malversations financières

    Audio:La BGFI Bank et la CENI dément les allégations de malversations financières

    kabila-En RDC, la direction générale de la BGFI Bank a démenti les révélations du journal belge « Le Soir » sur l’opacité de la gestion des fonds des élections ou des allégations de malversations financières.

    Ce démenti est en réaction à ces révélations fondées sur des documents transmis au journal par Jean-Jacques Lumumba, cadre démissionnaire de la banque.

    La direction générale de BGFI Bank précise que le président Joseph Kabila n’est pas client de la BGFI Bank et encore moins actionnaire. C’est la déclaration faite mardi à Kinshasa par le directeur adjoint de cette banque, Abdel Kader Diop.Par ailleurs, le président de la Céni dénonce l’exploitation qu’on fait des retraits de fonds alloués pour les élections.

    La Céni reçoit essentiellement du gouvernement congolais des approvisionnements en francs congolais. Ses besoins d’exploitation s’exprimant en dollars américains, la BGFI Bank RDC a consenti à la Céni une ligne de crédit en dollars américains en constituant en sûrêté de cette autorisation de découvert l’équivalent en francs congolais disponible sur les comptes du client.

    VOA

  • Crise politique en RD Congo : le sommet de Luanda a-t-il servi à quelque chose ?

    Crise politique en RD Congo : le sommet de Luanda a-t-il servi à quelque chose ?

    luanda_sommet-Le sommet international organisé dans la capitale angolaise s’est achevé mercredi soir sans permettre de trouver une issue à la crise politique en RD Congo. Alors qu’une frange de l’opposition réclame une plus large ouverture au dialogue et conteste le report de l’organisation du scrutin présidentiel, Joseph Kabila a reçu le soutien de ses homologues africains de la sous-région des Grands Lacs et des membres de la SADC.

    Bien que la décision de reporter le scrutin présidentiel en 2018 soit largement contestée au niveau national, Joseph Kabila est sorti vainqueur du sommet de Luanda mercredi soir, félicité « d’avoir convoqué le dialogue national », et salué pour « la signature, le 18 octobre 2016, de l’Accord politique global relatif à l’organisation d’élections apaisées, crédibles et transparentes en République démocratique du Congo », peut-on notamment lire dans le communiqué final.

    Pour rappel, cet accord politique acté entre le gouvernement, une frange minoritaire de l’opposition et des représentants de la société civile entérine le report des élections – initialement prévues en novembre Déception attendue ? 

    Si le texte condamne les violences intervenues les 19 et 20 septembre à Kinshasa en RD Congo, il ne comporte aucun passage sur la nécessité d’engager un dialogue plus inclusif – une condition pourtant réclamée par l’opposition et la société civile – et l’organisation du prochain scrutin.

    Pour Christophe Lutundula, vice-président du mouvement d’opposition G7, interrogé ce jeudi sur l’antenne de RFI, le contenu du communiqué est certes très flou – « Nous aurions souhaité que ce communiqué soit plus clair », a-t-il dit -, mais il est loin de manifester un soutien sans faille au président de la RD Congo : « Je ne vois nulle part la mention faite aux élections (sic) en 2018, aux mandats… Toutes ces questions ne sont pas abordées. Ça signifie qu’il n’y a pas un appui explicite et que dans tous les cas le dernier mot revient au peuple congolais. »

    En revanche, pour les mouvements citoyens congolais, cette réunion internationale a tout simplement accouché d’une souris. Rien de bien surprenant pour Godefroy Mwanabwato, militant de la Lutte pour le changement (Lucha), dont les propos sont rapportés par RFI : « Quelles sont les personnes qui sont autour de la table ? Des chefs d’État qui ont soit modifié la Constitution dans leurs pays respectifs, soit qui sont là au pouvoir depuis 25, 30 ans, 32 ans pour certains. Alors il n’y a rien de bon qui pouvait sortir de ces chefs d’État-là. »

    La critique est directement adressée au président angolais Eduardo dos Santos, au pouvoir depuis 1979, qui, dans son discours d’ouverture du Sommet, a appelé l’opposition à se montrer patiente.

    « Il est important de savoir qu’ils peuvent le faire démocratiquement (prendre le pouvoir, ndlr), en respectant la loi et la volonté souveraine des électeurs, et qu’il vaudra mieux prendre la peine d’attendre quelques mois de plus pour le faire en toute sécurité et tranquillité, plutôt que de suivre les voies incertaines de la violence, où l’on sait toujours comment et pourquoi elles commencent, mais jamais quand elles se terminent »,

    Soutien régional face aux pressions internationales

    Malgré ces critiques, ce soutien régional permet à Joseph Kabila de marquer des points face aux pressions exercées par les États-Unis et l’Union européenne, qui exigent de sa part plus de clarté sur ses intentions.

    Le 17 octobre, l’Union européenne a réitéré sa demande d’organiser des élections présidentielles au plus tard en 2017, brandissant la menace de sanctions. « Si l’actuel mandat présidentiel vient à son terme sans qu’il y ait eu un accord préalable sur le calendrier électoral, l’UE devra considérer l’impact d’une telle situation sur ses relations avec le gouvernement de la RDC », peut-on lire dans un communiqué du Conseil européen.

  • L’opposition enterre ses morts et dénonce « la barbarie de Kabila »

    L’opposition enterre ses morts et dénonce « la barbarie de Kabila »

    Supporters of Congolese opposition leader Etienne Tshisekedi gather to receive him upon his arrival at the airport in the Democratic Republic of Congo's capital Kinshasa, July 27, 2016, after nearly two-year stay overseas for medical treatment. REUTERS/Kenny Katombe
    Supporters of Congolese opposition leader Etienne Tshisekedi

    -Six corps de militants de l’opposition, tués les 19 et 20 septembre lors des manifestations contre le président congolais Joseph Kabila, ont été exposés publiquement lundi à Kinshasa, ont constaté des journalistes de l’AFP.

    Les dépouilles ont été exposées au siège de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), le parti de l’opposant historique Étienne Tshisekedi. Environ 2 000 militants de la formation politique se sont rassemblés sur le lieu des funérailles où les six cercueils de couleur blanche couverts du drapeau blanc-bleu-rouge-jaune de l’UDPS sont exposés.

    Les membres des familles des défunts et d’autres militants du parti, la plupart en larmes, ont entonné des slogans contre le pouvoir alors qu’ils rapportaient les corps depuis la morgue de l’hôpital Bondeko, dans la commune de Limete (centre de Kinshasa) où les corps avaient été gardés depuis plus d’un mois.

    L’UDPS, qui prévoit d’enterrer les six militants mardi au cimetière de Kinkole – situé à plus de 20 km dans l’est de Kinshasa – a directement accusé le président d’être responsable de cette situation : « Nos combattants ont été tués par la barbarie de M. Kabila », a déclaré Jean-Marc Kabund, secrétaire général du parti.

    Rassemblements interdits par les autorités

    Dans le même temps, le vice-gouverneur de la capitale congolaise Clément Bafiba a rappelé la mesure consistant à différer jusqu’à nouvel ordre tout rassemblement, toute manifestation à caractère politique, à Kinshasa. « Les organisateurs ne donnent aucune garantie quant à leur capacité de conduire sans débordement une manifestation sur la place publique », s’est-il justifié dans un communiqué daté du lundi 31 octobre.

    « Il s’agit d’un enterrement, il y a six corps, donc six familles et leurs connaissances. Il doit éviter d’avoir la peur bleue », a réagi le secrétaire général de l’UDPS suite à cette déclaration.

    Au moins 53 personnes tuées en septembre

    Les 19 et 20 septembre, au moins 53 personnes – 49 civils et 4 policiers – ont été tuées, selon l’ONU, lors d’une manifestation à l’appel du Rassemblement constitué autour d’Étienne Tshisekedi. Les manifestants exigeaient le départ de Joseph Kabila le 20 décembre, la date légale de la fin de son mandat.

    Depuis, les autorités et les principaux leaders de l’opposition se renvoient mutuellement la responsabilité de ces violences.

    J.A

  • Les caisses de la Commission électorale congolaise siphonnées en douceur

    Les caisses de la Commission électorale congolaise siphonnées en douceur

    Bureau d'election-Le dossier le plus explosif qu’a étalé sur la table Jean-Jacques Lumumba, c’est celui de la CENI. Au Congo, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) est chargée d’organiser les élections. A l’échelle de ce pays-continent, cette tâche est gigantesque. Pour le prochain scrutin, on parle d’un coût supérieur au milliard, financé par la communauté internationale et par les autorités congolaises.

    Les dirigeants de la CENI assurent depuis des mois que les financements font défaut, entre autres parce que la communauté internationale, faute de calendrier clair, n’a pas payé les sommes promises. Et il est désormais confirmé qu’il sera impossible d’organiser les scrutins aux dates prévues (avant le 19 décembre 2016).

    Or il apparaît que le gouvernement congolais a déjà versé des fonds destinés à financer l’achat de matériel électoral. Depuis janvier 2016, la CENI a reçu six versements du Trésor public, pour un total de 55 millions de dollars, sur l’un de ses comptes logés à la BGFI Bank. Si ce n’est un chèque d’un peu plus de 900.000 dollars retiré le 10 mai, rien n’a été dépensé sur ce compte. Fin septembre, au moment où s’arrêtent nos informations, il reste donc à la CENI plus de 54 millions de dollars sur ce livret.

    Sauf que la CENI joue un double jeu, avec un deuxième compte, également logé à la BGFI. Début mai 2016, il n’y avait pas un euro sur ce compte. Démarre alors une drôle de combine. La CENI, qui dispose pourtant de capitaux importants sur son autre compte, décide de s’endetter. Elle ouvre un crédit de 25 millions de dollars, toujours chez BGFI.

    « Il est pour le moins imprudent dans le chef de la BGFI d’avoir prêté une somme aussi élevée. Au Congo, il est interdit aux banques de prêter des sommes dépassant 25 % de leurs fonds propres. Or avec 36 millions de fonds propres, la BGFI ne pouvait pas prêter plus de 9 millions. C’est une infraction à la règle prudentielle », commente un expert consulté par nos soins.

    Autre curiosité : alors qu’elle thésaurise sur son premier compte, ici, la CENI liquide tout. Une partie via des virements identifiés, vers la société française Gemalto par exemple (lire ci-contre). Mais on observe également de nombreux chèques inexpliqués : 350.000 dollars par-ci, 750.000 dollars par-là, 1,5 million de dollar la fois suivante. Entre mai et septembre 2016, la CENI a procédé à des retraits par chèque pour un montant total de 7,5 millions de dollars ! A quoi ont servi ces chèques ? Aucune idée. Mais il flotte un parfum de corruption.

    « Ces retraits ont été faits alors que le client était blacklisté, ce qui aurait dû l’empêcher de bénéficier de tout service bancaire. La procédure a été outrepassée sciemment », dénonce Jean-Jacques Lumumba. Pour le prouver, il livre des mails, où un cadre de la BGFI demande systématiquement de lever ces blocages au moment des retraits… pour les remettre juste après.
    Le patron de la CENI, Corneille Nangaa, réfute : la CENI n’est pas blacklistée. Mais Lumumba persiste. Et il fournit des preuves.
    Mais ce n’est pas tout. BGFI Bank se sert aussi allègrement. Sur le compte à découvert de la CENI, la banque prélève en effet de généreux intérêts et commissions. Entre mai et septembre, ce sont près de 3 millions de dollars qui ont été prélevés par la banque. Or il aurait suffi à la CENI d’éviter ce découvert, en utilisant les millions de dollars qui sommeillent sur son autre compte, pour éviter ces frais inutiles. « C’est du détournement de fonds », gronde Lumumba, qui accuse le patron de la BGFI Bank, Francis Selemani, de s’en mettre plein les poches au passage.
    Appelée à s’expliquer, la BGFI n’a pas répondu à nos sollicitations. Le patron de la CENI, Corneille Nangaa, s’est limité à un commentaire général. « Nous essayons de gérer au mieux le peu de ressources dont nous disposons. En outre, les opérations normales que nous pratiquons font l’objet d’un rapport qui est présenté au Parlement ». Et d’ajouter : « Un aspect qui échappe souvent à ceux qui ne connaissent pas le Congo, c’est qu’en dehors de Kinshasa et des grandes villes, les circuits bancaires sont inexistants. Nous sommes donc obligés d’effectuer les transactions en cash ». Mais sur les questions plus précises, tout ce petit monde reste muet.

    Par colette braeckman

  • Des révélations gênantes pour la famille Kabila à la Une d’un journal belge

    Des révélations gênantes pour la famille Kabila à la Une d’un journal belge

    joseph-kabila-RDC-president-Des révélations fracassantes sur la RDC sont à la Une du quotidien belge «Le Soir». Elles sont surtout très gênantes pour la famille de Joseph Kabila. Jean-Jacques Lumumba, un cadre dirigeant de la BGFI (première banque d’Afrique centrale), a claqué la porte de cette banque de Kinshasa, banque proche de la famille du président congolais, après avoir refusé de se rendre complice d’opérations douteuses. Il est allé ensuite livrer de nombreux et très compromettants dossiers au quotidien belge.

    Au cœur de ces révélations, il y a une banque, la BGFI. Elle est dirigée par un ami d’enfance de Kabila, Francis Selemani Mtwale, un très proche qui a grandi avec lui pendant les années d’exil en Tanzanie.

    Un des documents rendus publics par le quotidien belge Le Soir montre par exemple que l’un des comptes de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) du Congo, qui abritait de l’argent destiné à financer des élections en RDC, a été régulièrement ponctionné, et cela dans des conditions très louches.

    Un autre scandale révélé par l’enquête est celui du financement d’une société d’importation alimentaire qui s’appelle Egal, dirigée par Albert Yuma, qui est un autre proche de Kabila, un « presque frère » du président, comme le dit la journaliste belge qui a écrit cet article. Quelque 43 millions de dollars ont atterri sur ses comptes qui sont logés à la BGFI Bank, quatre mois après sa constitution en 2013. C’est la provenance de ces versements qui pose question, car c’est la Banque centrale du Congo qui a versé ces fonds au motif de provisions d’investissements, des fonds qui n’ont jamais été remboursés.

    Enfin, il y a la Gecamines, c’est la plus grosse compagnie d’Etat du Congo, qui est dirigée, elle aussi, par Albert Yuma. Cette société a ouvert une ligne de découvert de 30 millions de dollars, toujours auprès de la BGFI qui revient systématiquement dans cette affaire. Et surprise, les intérêts remboursés par la Gecamines ont été prélevés à deux reprises par la banque.

    Il y a donc toute une série de révélations de ce type.

    Un clin d’oeil à l’histoire congolaise

    Le dossier du Soir est une véritable bombe qui place la famille et des proches du président congolais Joseph Kabila au cœur d’un grand scandale financier.

    Des révélations qui sont le fait d’un homme, un petit neveu de Patrice Lumumba, le héros de l’indépendance de la République démocratique du Congo, qu’il considère comme son grand-père spirituel.

    « C’est une histoire d’un monsieur qui est employé de très haut niveau, chef du département dans une banque de Kinshasa, qui appartient au frère du chef de l’Etat, explique Colette Braeckman, qui a coécrit l’article. Et ce monsieur Lumumba a vu passer des détournements de sommes que lui ne s’expliquait pas, des affectations, bref de la corruption. Et à un moment donné, il en a eu assez. Il a fait des photocopies de tous ces documents. Il est venu au Soir. Il a déposé ça à la rédaction du journal en disant, voilà moi je ne peux pas cautionner des opérations comme ça parce que c’est l’argent du peuple qui part, en particulier des sommes qui sont détournées à la Céni, la Commission électorale indépendante ».

    « Il est le petit-fils de Patrice Lumumba, poursuit Colette Braeckman. Et lui, c’est un économiste, un banquier, et il n’a aucune allégeance politique. Simplement, il dit : “je me suis rappelé de mon grand-père et je me suis dit, tout de même en mémoire de mon grand-père, je ne peux pas laisser passer des choses pareilles”. Et il a pris sa décision ».

    La journaliste assure que les montants en jeu ne sont pas colossaux. Ils sont de l’ordre de dizaines de millions de dollars, mais ils révèlent surtout combien l’entourage du président congolais Joseph Kabila serait corrompu. Et cela en toute impunité.

    Contactées par RFI, les autorités congolaises n’ont pas souhaité réagir. Le porte-parole du gouvernement évoque ce samedi soir une affaire qui est à première vue « une légende d’un individu qui tente de profiter de la situation pour se faire une notoriété ».

    RFI