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  • Réactions à la nomination de Samy Badibanga à la Primature

    Réactions à la nomination de Samy Badibanga à la Primature

    Samy Badibanga- Depute National
    Samy Badibanga- Depute National

    -Le président congolais Joseph Kabila a créé la surprise en nommant jeudi Samy Badibanga comme Premier ministre, un député issu de l’opposition mais radié depuis plusieurs années par son parti, ce qui pourrait diviser encore un peu plus l’opposition.

    Âgé de 54 ans et élu de Kinshasa, M. Badibanga était l’adjoint de Vital Kamerhe, modérateur de l’opposition au “dialogue national” et initialement donné favori à ce poste de Premier ministre.

    A l’issue du dialogue, un accord politique a été signé le 18 octobre entre la majorité et une frange minoritaire de l’opposition en République démocratique du Congo. Les signataires ont convenu du report des élections à une date indéterminée et de la mise en place d’un gouvernement d’union nationale dirigé par un Premier ministre de l’opposition.

    Mais cet accord est rejeté par le “Rassemblement”, qui représente la majeure partie de l’opposition réunie autour du parti de l’opposant historique Étienne Tshisekedi, l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), qui avait boycotté ce forum.

    M. Badibanga est originaire de la province du Kasaï-Oriental (centre) comme M. Tshisekedi.

    Réactions de la classe politique et de la société civile :Reportage de Dominique Dinanga, de ToP Congo FM, notre station partenaire à Kinshasa (0:02:54) 

  • Mise au point sur les propos de Kabila à la délégation de l’ONU

    Mise au point sur les propos de Kabila à la délégation de l’ONU

    kabila-On attend la nomination d’un nouveau chef de gouvernement que l’on pourrait connaître dans la soirée. Le président Joseph Kabila à reçu dans la journée Aubin Minaku, secrétaire général de la majorité et président de l’Assemblée nationale, et Vital Kamerhe, le chef de la délégation de l’opposition au dialogue national. L’autre temps fort du jour : l’explication de texte de Lambert Mendé… Le désormais ex-ministre de la Communication a fait une mise au point sur les propos du chef de l’Etat au Conseil de sécurité.

    Ce sont des tweets des représentants du Conseil, après leur rencontre le 12 novembre avec le président Kabila, citant ses propos qui ont jeté le trouble depuis samedi.

    Sur son compte Twitter, le Britannique Stephen Hickey, membre de la délégation du Conseil de sécurité, a notamment écrit : « Quand le Conseil de séurité à demandé confirmation au président Kabila qu’il ne se présenterait pas à la présidentielle, il a dit que la Constitution ne prévoyait pas de 3e mandat, mais qu’elle pourrait être amendée ».

    Tweet du Britannique Stephen Hickey, membre de la délégation du Conseil de sécurité

    Le président Kabila leur aurait dit de « mieux écouter les Congolais pour apprendre au lieu de s’amener en donneurs de leçon » et de « s’abstenir de faire des déclarations tapageuses ».

    Quand le Conseil lui a demandé de préciser la date des élections, Lambert Mendé explique que Joseph Kabila s’est dit surpris que la question ne soit pas adressée à la commission électorale.

    Sur un éventuel 3e mandat, la question a été posée. Voilà ce qu’a répondu le chef de l’Etat : « Il est curieux que c’est au seul président de la RDC, pays où nul n’a jamais envisagé de modifier la Constitution, contrairement à plusieurs autres pays d’Afrique, que l’on pose des questions tendancieuses, alors que le Constitution, que je n’ai jamais cessé de dire qu’elle sera respectée, exclut la possibilité d’un troisième mandat consécutif », et le président aurait ajouté : « ce qui – soit dit en passant – n’enlève en rien le droit qu’a le peuple congolais comme tous les autres peuples souverains de modifier sa constitution dans 3 / 4 ou 5 ans ».

    Lambert Mendé explique également que le président Kabila leur aurait fait une leçon d’histoire du Congo, de la mort de Patrice Lumumba à la prise de Goma par le M23. Et ce commentaire sans appel du désormais ex-ministre : « autant de faits qui ne constituent pas l’indication d’une coopération (…) considérée comme utile ou positive ».

    rfi

  • Raphaël Soriano Katebe Katoto, le puissant homme d’affaires congolais qui garde un œil sur la politique

    Raphaël Soriano Katebe Katoto, le puissant homme d’affaires congolais qui garde un œil sur la politique

    katebe-katoto-En RDC, le nom de Raphaël Soriano Katebe Katoto est associé au mot « fortune », même s’il est difficile aujourd’hui d’en évaluer la hauteur. Une de ses entreprises, Inprode Angola, a récemment signé trois contrats pour la construction de 595 000 maisons en Angola, laissant imaginer un investissement et des gains faramineux qui pourraient en découler. Pas toujours très connu, ce puissant homme d’affaires s’invite de temps en temps dans l’arène politique, où il connaît et est connu de chaque notable du microcosme politique congolais.

    Raphaël Soriano Katebe Katoto est considéré comme l’un des hommes d’affaires congolais les plus prospères et les plus riches. Mais le concerné se refuse à toute évaluation de sa fortune. « Il faut poser la question à mon comptable, moi je ne sais pas vous le dire. On me donne juste une carte de crédit avec laquelle je fais mes dépenses », se contente-t-il de dire avec humour. Le businessman congolais, né d’un père italien (Soriano étant le nom de son père), a bâti l’essentiel de sa fortune en RDC, entre 1969 et 1996, année au cours de laquelle il s’est exilé en Belgique. Il est l’aîné d’une fratrie de neuf enfants, au nombre desquels figure un certain Moïse Katumbi, ancien gouverneur du Katanga et candidat déclaré à la prochaine élection présidentielle en RDC. Raphaël Soriano est ainsi considéré comme le mentor de son jeune frère, à qui il a notamment cédé les rênes du club de football « Tout-puissant Mazembe » (qui vien de ganger le coupe africaine des Conférations), qu’il a dirigé pendant trente ans, avec plusieurs titres nationaux et continentaux à la clé, dont la coupe d’Afrique des vainqueurs de coupe. « Aujourd’hui l’équipe est encore mieux qu’avant. Quand j’ai quitté le pays, j’ai cédé l’équipe à mon petit frère Moïse Katumbi en a fait une équipe professionnelle alors qu’à mon époque l’équipe était dans la catégorie amateur », fait-il savoir.

     

    Des débuts précoces dans les affaires
    Raphaël Soriano Katebe Katoto, le puissant homme d’affaires congolais qui garde un œil sur la politique

    Raphaël Soriano Katebe Katoto a été professeur de mathématiques pendant deux ans, avant de débuter dans les affaires à l’âge de 20 ans. Il débute dans le secteur de la pêche   en faisant de la production industrielle locale dans les lacs Tanganyika et Moero ainsi que dans l’axe Luapula. Le jeune businessman devient rapidement le grand fournisseur de la Gécamines, l’entreprise minière étatique qui avait besoin de protéines animales pour son personnel. « Par mois, je fournissais à la Gécamines plus de 500 tonnes de poissons et plus de 250 tonnes de viande », se rappelle-t-il. Les établissements Katebe Katoto, qu’il a créés et qu’il dirige, se développent et intègrent le volet transport dans les activités du groupe jusque-là consacrées à la pêche et à l’élevage. La société de Raphaël Soriano Katebe Katoto devient ainsi le plus grand transporteur des minerais de la Gécamines. « Je transportais presque 80% des minerais de la Gécamines dont le Cuivre, le Zinc et le Cobalt en provenance du Katanga jusqu’au port de Dar-es-Salam, sur une distance longue de 5000km soit 2500km à l’aller et 2500 km au retour. Je transportais 5000 tonnes de minerais par mois », déclare l’homme d’affaires congolais dont l’entreprise employait alors 3400 personnes. En 1996, la RDC est en proie à la rébellion de l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL) de Laurent-Désiré Kabila, qui prendra le pouvoir en 1997. Raphaël Soriano Katebe Katoto, qui ne se sent pas en phase avec les pratiques du nouveau régime a préféré quitter la RDC en 1996 pour s’installer en Belgique.

     

    Promoteur immobilier
    Dans son pays d’adoption, le businessman s’est reconverti dans la promotion immobilière. « Quand j’ai quitté le Congo, j’ai créé ma société comme promoteur immobilier. J’ai des contrats de construction de maisons, d’appartements, de villas, de buildings. Je fais également de la promotion d’investissement », fait savoir l’homme d’affaires. Ce dernier a notamment créé la société Inprode Angola LDA / Investissements, Promotion et Développement, une société de droits angolais, ayant son siège à Luanda. L’entreprise de Raphaël Soriano Katebe Katoto a ainsi récemment signé trois contrats juteux de construction de 595.000 maisons sociales, avec les organes de l’Etat angolais pour une période de 20 ans. Le premier contrat a été signé avec « Forças Armadas Angolanas » pour la construction de 100.000 maisons sociales et infrastructures, dans toutes les provinces angolaises. Le deuxième contrat a été conclu avec « Consorcio Comandante LOY – S.A. » pour construire 490.000 maisons sociales avec infrastructures, dans toutes les provinces de l’Angola. Le dernier contrat, pour sa part, a été signé entre Inprode Angola et « Cofre de Previdencie do Pessoal da policia Nacional » pour la construction de 5.000 maisons avec infrastructures.
    (Afrique Forbes)
  • L’ONU appelle à une “transition pacifique” vers des élections en RDC

    L’ONU appelle à une “transition pacifique” vers des élections en RDC

    kabila-kamerhe-kodjo-Une délégation du Conseil de sécurité des Nations unies en visite en République démocratique du Congo a appelé samedi à Kinshasa à “une transition pacifique” vers une “élection apaisée” dans ce pays divisé sur le report de la prochaine présidentielle.

    Les représentants des 15 pays membres du Conseil de sécurité ont rencontré samedi, au deuxième jour de leur visite de trois jours, le président congolais Joseph Kabila, entouré de membres du gouvernement.

    “Nous avons rappelé que la RDC est à un moment charnière de son histoire, une transition pacifique doit conduire à des élections apaisées”, a déclaré à la presse l’ambassadeur de France auprès des Nations unies, François Delattre, à l’issue de cet entretien de plus d’une heure et demie.

    M. Delattre a également lancé un appel à la responsabilité de tous les acteurs politiques congolais: “Il revient aux forces vives de maintenir le pays sur le chemin de la paix”, a-t-il dit.

    Vendredi, l’ONG Human Rights Watch (HRW) avait appelé cette délégation à dénoncer “la répression politique” en RDC “pour éviter une crise de large envergure”.

    La RDC traverse une crise politique profonde depuis la réélection du président Kabila en 2011 au terme d’un scrutin contesté. La crise a été aggravée par le report à avril 2018 de la présidentielle qui devait se tenir avant la fin 2016.

    Ce renvoi a été décidé en octobre dernier par la majorité présidentielle et une frange minoritaire de l’opposition. La majeure partie de l’opposition a rejeté cet accord issu d’un “dialogue national” et plaide pour la tenue du scrutin en 2017.

    Le président Kabila a invité la délégation à “écouter les Congolais et à les aider à trouver une solution telle que les Congolais le conçoivent”, “parce que la situation est très complexe”, a déclaré à l’AFP le porte-parole du gouvernement Lambert Mende.

    “L’accord du 18 octobre doit être considéré comme le socle, le point de départ, la pierre angulaire vers laquelle la communauté internationale doit agir pour ramener tout le monde” a un compromis, a-t-il ajouté.

    Les membres du Conseil de sécurité doivent rencontrer plusieurs acteurs de la société congolaise à Kinshasa et dans l’est du pays.

    M. Kabila est au pouvoir depuis 2001 et son mandat expire le 20 décembre. La Constitution lui interdit de se représenter mais le chef de l’État est resté silencieux sur ses intentions et son avenir politique. Ses détracteurs craignent qu’il ne cherche à s’accrocher au pouvoir ou brigue un nouveau mandat.

    Depuis janvier 2015, l’opposition et les mouvements citoyens congolais ont multiplié les manifestations contre M. Kabila pour exiger son départ à la fin de son mandat, le 20 décembre, et la tenue de la présidentielle avant cette date, ce qui est aujourd’hui impossible.

    Avec AFP

  • Kabila évoque une possible modification de la Constitution

    Kabila évoque une possible modification de la Constitution

    kabila-Le président de la République démocratique du Congo a, selon des diplomates, indiqué qu’il ne pourrait pas briguer un troisième mandat mais que la Constitution congolaise pourrait être révisée. Il l’a mentionné pendant qu’il discutait avec les membres du Conseil de sécurité des Nations unies

    “Le Conseil de sécurité des Nations Unies a demandé au président Kabila de confirmer qu’il ne se présentera pas à l’élection. Il a dit que la Constitution était claire sur le troisième mandat mais elle (Ndlr, la Consitution) pourrait être amendée”, indique dans un message posté sur Twitter le Conseiller politique à la Maison du Royaume-Uni auprès de l’ONU, M. Stephen Hickey qui a pris part aux discussions entre le Chef de l’Etat congolais et la délégation des Nations unies.

    UNSC asked Pres. Kabila to confirm he would not run in election. He said Constitution clear on no 3rd mandate but could be amended.

    Very concerning that Pres. Kabila mentions possibility of amending constitution when asked straight question on standing for 3rd term.

    Le porte-parole du gouvernement congolais, M. Lambert Mende, indique de son côté que M. Kabila a rappelé dans des termes “percutants et simples… qu’il est un homme qui n’a jamais violé un engagement et souhaiterait que les membres du Conseil de sécurité des Nations Uniesaient plus un esprit ouverts avant de se prononcer sur la question congolaise… et considèrent ce qui convient aux Congolais”.

    Poliment congédiés

    Selon M. Mende, le président Kabila a souhaité que “cette 13e visite du Conseil de sécurité soit la dernière. Dès il y a vraiment un problème, ils peuvent visiter”, a rapporté Mende dans un entretien téléphonique avec le Site d’Information Atualité.CD.

    Le président Kabila a rappelé aux membres du Conseil de sécurité que Patrice Emery Lumumba, le premier Premier ministre congolais démocratiquement élu, était enlevé à Kinshasa en 1960 en présence d’une mission des Nations unies et a été tué plus tard à Lubumbashi. Il y a donc un problème, a soulevé M. Kabila, selon le porte-parole du gouvernement.

    Le diplomate anglais, Stephen Hickey, révèle, de son côté dans un autre tweet que le Chef de l’Etat congolais s’est étonné de l’intérêt du Conseil de sécurité des Nations unies sur les violations de la Constitution en RDC alors que beaucoup d’autres violations sont perpétrées dans la région.

    President Kabila tells the UNSC it’s curious we’re focused on violations of constitution, when so many other violations in the region.

    “Nous avons rappelé que la RDC est à un moment charnière de son histoire, une transition pacifique doit conduire à des élections apaisées”, a déclaré à la presse l’ambassadeur de France auprès des Nations unies, François Delattre, à l’issue de l’entretien de plus d’une heure et demie que les 15 membres du Conseil de sécurité ont eu avec M. Kabila.

    M. Delattre a également lancé un appel à la responsabilité de tous les acteurs politiques congolais: “Il revient aux forces vives de maintenir le pays sur le chemin de la paix”, a-t-il dit.

    Vendredi, l’ONG Human Rights Watch (HRW) avait appelé cette délégation à dénoncer “la répression politique” en RDC “pour éviter une crise de large envergure”.

    La RDC traverse une crise politique profonde depuis la réélection du président Kabila en 2011 au terme d’un scrutin contesté. La crise a été aggravée par le report à avril 2018 de la présidentielle qui devait se tenir avant la fin 2016.

    Ce renvoi a été décidé en octobre dernier par la majorité présidentielle et une frange minoritaire de l’opposition. La majeure partie de l’opposition a rejeté cet accord issu d’un “dialogue national” et plaide pour la tenue du scrutin en 2017.

    Le président Kabila a invité la délégation à “écouter les Congolais et à les aider à trouver une solution telle que les Congolais le conçoivent”, “parce que la situation est très complexe”, a déclaré à l’AFP le porte-parole du gouvernement Lambert Mende.

    “L’accord du 18 octobre doit être considéré comme le socle, le point de départ, la pierre angulaire vers laquelle la communauté internationale doit agir pour ramener tout le monde” a un compromis, a-t-il ajouté.

    Les membres du Conseil de sécurité doivent rencontrer plusieurs acteurs de la société congolaise à Kinshasa et dans l’est du pays.

    M. Kabila est au pouvoir depuis 2001 et son mandat expire le 20 décembre. La Constitution lui interdit de se représenter mais le chef de l’État est resté silencieux sur ses intentions et son avenir politique. Ses détracteurs craignent qu’il ne cherche à s’accrocher au pouvoir ou brigue un nouveau mandat.

    Depuis janvier 2015, l’opposition et les mouvements citoyens congolais ont multiplié les manifestations contre M. Kabila pour exiger son départ à la fin de son mandat, le 20 décembre, et la tenue de la présidentielle avant cette date, ce qui est aujourd’hui impossible.

    voa

  • Mondial 2018 : fin de la 2e journée des éliminatoires dans la zone Afrique

    Mondial 2018 : fin de la 2e journée des éliminatoires dans la zone Afrique

    Léopards 6-GROUPE A : la RDC se place première du groupe

    La RD Congo et la Tunisie se partagent la 1ère place. Les 2 sélections doivent cette performance À leur succès en déplacement. La Tunisie en Algérie face à la Libye 1-0 et les léopards 2-1 à Conakry devant la Guinée.

    GROUPE B : Le Nigéria au top, l’Algérie en grand danger.

    Le Nigéria a poussé un peu plus l’Algérie dans la crise en la dominant 3-1 samedi et est en bonne voie pour la qualification pour le Mondial-2018, tandis que l’autre choc de la soirée Maroc-Côte d’Ivoire a accouché d’un petit nul (0-0) qui arrange les Ivoiriens.

    Après leur succès en Zambie, les Nigérians se sont imposés à domicile 3-1 face à l’Algérie sur un doublé de Victor Moses et un but de John Obi Mikel (42e). Avec six points, le Nigéria est idéalement placé pour aller décrocher l’unique billet qualificatif pour le Mondial russe. Chez les Fennecs, l’arrivée du Belge Georges Leekens en remplacement du précédent sélectionneur Milovan Rajevac n’a pas servi de déclic. Déjà tenus en échec lors de la réception du Cameroun (1-1), les Algériens ont toujours les mêmes difficultés en défense et sont en grand danger avec un seul petit point, à égalité avec la Zambie.

    Le Cameroun est 2e, avec 2 points et des regrets, après le nul à domicile face aux Zambiens (1-1). Les Lions indomptables ont poussé pour arracher la victoire en fin de match, sans y parvenir.

    GROUPE C : La Côte d’Ivoire se place !

    On attendait beaucoup des retrouvailles des Ivoiriens avec Hervé Renard, l’ancien sélectionneur des Éléphants désormais à la tête du Maroc. Finalement, le match s’est conclu sur un petit 0-0 à Marrakech. Un nul à l’extérieur qui arrange la Côte d’Ivoire, privée samedi d’un joueur majeur dans chaque ligne: Bailly en défense, Seri au milieu, et le capitaine Gervinho en attaque. Avec quatre points, les Eléphants sont toujours seuls en tête de leur groupe C, puisque le Mali (1 point) et le Gabon (2e, 2 pts) de Pierre-Emerick Aubameyang ont fait match nul eux aussi 0-0.

    Rien n’est fait dans ce groupe resserré mais décevant, où ni les Marocains (2 pts) ni les Gabonais n’ont réussi à marquer depuis le début des Éliminatoires.

    GROUPE D : Coup d’arrêt pour le Sénégal

    Le Sénégal, qui restait sur une série de six victoires internationales de rang, a connu une désillusion en Afrique du Sud. Les Lions de la Teranga étaient bien entrés dans la partie, mais ne se sont pas remis d’un penalty contestable accordé par l’arbitre pour l’ouverture du score des Bafana Bafana (43e). Ils ont encaissé dans la foulée un deuxième but (45e+1) et se sont finalement inclinés 2-1. Les voilà troisièmes de leur groupe D avec leurs trois unités.

    L’Afrique du Sud (4 pts) est en tête, a égalité avec le Burkina qui a réussi le bon coup de la soirée en s’imposant 2-0 sur le terrain du Cap-Vert, lanterne rouge. La double confrontation entre le Burkina et le Sénégal fin août et début septembre s’annonce cruciale.

    GROUPE E : L’Egypte est en tête.

    Les pharaons n’ont pas tremblé devant les black stars en s’imposant 2-0 grâce à Mohamed Salah sur penalty et Abdallah El Said, une victoire qui les placent en tête de ce groupe E avec 6 points. L’Ouganda a réalisé une belle opération à domicile en battant le Congo 1-0 sur un but de Farouk Miya. Les Ougandais qui avaient créé la surprise en tenant tête au Ghana lors de la première journée (0-0) sont à la 2ème place avec 4 points.

    Elisée Hounkpatin- VOA

  • Démission du Premier ministre dans le cadre d’un accord politique en RDC

    Démission du Premier ministre dans le cadre d’un accord politique en RDC

    Matata-Augustin Matata Ponyo a annoncé sa démission pour permettre la nomination d’un chef de gouvernement issu de l’opposition en application d’un accord sur le report de la prochaine présidentielle en République démocratique du Congo.

    “J’ai déposé ma démission du Premier ministre ainsi que des membres de mon gouvernement (…) pour répondre à l’esprit et à la lettre de l’accord” passé le mois dernier avec une frange minoritaire de l’opposition, a déclare Augustin Matata, à la sortie d’une audience auprès du président Joseph Kabila.

    La RDC traverse une crise politique profonde depuis la réélection du président Kabila en 2011 au terme d’un scrutin contesté. La crise a été aggravée par le report de la présidentielle qui devait se tenir avant la fin 2016. Le mandat du président Kabila, au pouvoir depuis 2001, expire le 20 décembre et la Constitution lui interdit de se représenter.

    Mais le pouvoir et une minorité de l’opposition ont conclu, le 18 octobre dans le cadre d’un “dialogue national”, un accord prévoyant le report de l’élection à une date indéterminée, au plus tôt fin 2017. Le document prévoit aussi la formation d’un gouvernement d’unité nationale dirigé par une personnalité issue de l’opposition.

    Vital Kamerhe, chef de la délégation de l’opposition au dialogue national, est donné favori pour succéder à M. Matata dans ce cadre.

    Après avoir été reçu par le président Kabila, M. Kamerhe a déclaré à l’AFP que la nomination du Premier ministre était “imminente” et que la formation du nouveau gouvernement interviendrait “dans six ou sept jours maximum”.

    Interrogé pour savoir quelle personnalité de l’opposition serait désignée, il a répondu que “cette tâche relevait du président Kabila”.

    ‘Etat de la nation’

    Ce dernier s’adressera à la nation mardi devant le Congrès, a déclaré pour sa part Aubin Minaku, chef de la majorité et président de l’Assemblée nationale. Un communiqué de la présidence lu à la radio-télévision nationale a précisé que l’adresse du chef de l’État porterait “sur l’état de la nation”.

    “Le Rassemblement peut rejoindre le train à tout moment. Nous restons ouverts”, a ajouté M. Kamerhe en référence à la coalition regroupant la majeure partie de l’opposition autour de l’opposant historique Étienne Tshisekedi.

    Le Rassemblement rejette l’accord du 18 octobre, soutenant que M. Kabila doit quitter son poste à la fin de son mandat pour respecter la Constitution.

    La coalition d’opposition a organisé des manifestations les 19 et 20 septembre où 53 personnes ont perdu la vie, selon l’ONU.

    Lors d’une visite ce weekend à Kinshasa, une délégation du Conseil de sécurité de l’ONU a exhorté les acteurs congolais à oeuvrer pour “une transition pacifique en vue d’élections apaisées”.

    Enfin, M. Matata a estimé qu’au terme de quatre ans et demi à la tête du gouvernement congolais, “le travail que nous avons abattu est très appréciable et nous pouvons dire que le bilan est globalement positif”.

    “Du point de vu macro-économique nous avons enregistré des performances inédites en termes de stabilité de taux de change, même si au cours des derniers mois il y a eu [des] soubresauts liés notamment à la crise internationale”, a-t-il dit.

    En une année, le taux de change du franc congolais a décroché de 30% par rapport au dollar entrainant une poussée d’inflation pénalisant davantage une population vivant largement dans une grande pauvreté.

    Avec AFP

  • Coupe de la Confédération: le TP Mazembe remporte son 10e titre continental

    Coupe de la Confédération: le TP Mazembe remporte son 10e titre continental

    tp-Déjà quintuple vainqueur de la Ligue des champions de la CAF, détenteur de trois Supercoupes de la CAF et d’une Coupe d’Afrique des vainqueurs de coupe, le club congolais a décroché ce dimanche 6 novembre sa première Coupe de la Confédération en battant les Algériens du MO Béjaïa 4-1 lors de la finale retour à Lubumbashi.

    Hubert Velud, le coach de Mazembe, avait prévenu : après le match nul favorable 1-1 obtenu par les Corbeaux à Blida en Algérie face au MO Béjaïa, il ne voulait pas que son équipe reste sur la défensive malgré ce maigre avantage, et l’on peut dire qu’il a été entendu.

    Dans un stade rempli de 18 000 supporters acquis à la cause de Mazembe, où s’imposer relève le plus souvent de l’exploit, les joueurs du club congolais ont maîtrisé leur sujet de bout en bout en s’imposant 4-1 face à des Algériens qui ont dû se contenter de miettes.

    Un premier but dès la 7e minute

    Mazembe a allumé la première mèche dès la 7e minute de jeu sur un coup de tête de Merveille Bokadi qui se trouvait à la retombée d’un coup franc excentré. Les Congolais ont ensuite confirmé leur emprise sur le match en inscrivant un deuxième but deux minutes avant la pause par Rainford Kalaba. Le Zambien de 30 ans a envoyé une somptueuse demi-volée dans le petit filet du gardien béjaoui, Chamseddine Rahmani, qui n’a rien pu faire que de rester scotché sur sa ligne.

     A la pause, le titre semblait difficilement pouvoir échapper aux Congolais même si tout était encore possible pour les Crabes du MOB, qui pouvaient encore espérer l’emporter en égalisant à 2-2. Malheureusement pour les hommes de Nasser Sandjak, Rainford Kabala en a décidé autrement en inscrivant à la 62e minute de jeu un doublé et le troisième but de son équipe sur une mauvaise relance des Béjaouis.

    10e sacre continental

    L’égalisation du MOB par Sofiane Khadir à la 75e minute n’y changera rien. Jonathan Bolingi, déjà auteur de deux passes décisives enfoncera même le clou en inscrivant un quatrième but pour Mazembe deux minutes plus tard.

    Avec cette victoire, les Corbeaux décrochent leur 10e sacre continental et Mazembe devient ainsi le deuxième club à remporter successivement la Ligue des champions CAF et Coupe de la Confédération, après ce doublé déjà réalisé par le National du Caire en 2013 et 2014. Le TP Mazembe avait été reversé en Coupe de la Confédération après son élimination surprise par le WAC Casablanca en huitième de finale.

    Ce nouveau titre continental devrait en tout cas largement consoler les Congolais de ne pas avoir réussi à remporter une deuxième Ligue des champions consécutive après leur titre de 2015.
    RFI

  • Sur les traces du Grand Pavarotti

    Sur les traces du Grand Pavarotti

    kuku-Frédéric Kuku est un artiste-musicien d’origine congolaise. Il vit au Canada, plus précisément au Québec, depuis de très nombreuses années.

    Ce vendredi 4 novembre 2016, au Théâtre Plaza de Montréal, le très “affable” Frédéric Kuku a pris rendez-vous avec l’histoire. En fait, au cours de cette soirée rehaussée par la présence de très nombreux amoureux de la musique classique, il lançait un album au titre somme toute évocateur : “Ma Place est ici“.

    Cet opus d’une qualité acoustique indéniable, lequel a séduit plus d’un, se veut, à vrai dire, un clin d’œil à l’intégration des communautés ethnoculturelles – [étrangères] – dont le Canada en général et le Québec en particulier sont les chantres incontestables et incontestés.

    Chose certaine, Frédéric Kuku qui fêtait le jour même du lancement de cet album son anniversaire de naissance, a réussi son entrée dans la cour des Grands. La soirée qu’il a animée avec ses deux “Complices” du soir – [Andrée Aimée Tremblay au violon et Dominic Boulianne au piano] -, a été une très grande réussite.

    Cela est d’autant plus vrai que Frédéric Kuku dont le répertoire vocal ne laisse point indifférents les dieux de l’Olympe, n’a pas manqué de rappeler à toutes et à tous les envolées lyriques aussi bien de José Carreras et Placido Domingo que du très grand Luciano Pavarotti.

    D’ailleurs, le public qui a, à maintes reprises, ovationné ce trio, est bel et bien reparti avec un sourire d’émerveillement, après s’être astreint à la séance d’autographes.

    Joël Asher Lévy-Cohen

    Journaliste indépendant

  • Memo à la CENCO & Désobéissance civile au Congo Kinshasa. Rendez-vous ce 19 décembre 2016 ! Yebela : jour J – 48 !

    Memo à la CENCO & Désobéissance civile au Congo Kinshasa. Rendez-vous ce 19 décembre 2016 ! Yebela : jour J – 48 !

    TshisekediCe document de 6 pages appelle l’Eglise catholique à mettre autour d’une table les signataires de l’Accord politique de la Cité de l’Union africaine d’une part ainsi que le Rassemblement et ceux qui partagent sa position d’autre part pour harmoniser leurs divergences  
    C’est depuis le 2 octobre 2016 qu’Etienne Tshisekedi wa Mulumba, président du comité des sages du Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement, a transmis son nouveau cahier de charges de six pages à la Conférence épiscopale nationale du Congo -CENCO-, chargée de rapprocher les deux camps. Motif: il y a des points de divergence entre le groupe des signataires de l’Accord politique issu du dialogue présidé par le facilitateur togolais Edem Kodjo à la Cité de l’Union africaine et le rapport final du conclave du Rassemblement tenu à Kinshasa début octobre. Selon Tshisekedi, ces points de désaccord doivent faire l’objet d’un nouveau round des discussions en vue de dégager un compromis politique inclusif entre les deux camps. Ci-dessous l’intégralité de ce memo.
    VOICI LE MEMO DE TSHISEKEDI À LA CENCO
    Memo du Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement sur ses divergences avec les signataires de l’Accord politique de la Cité de l’Union Africaine
    A la meilleure attention de la Conférence Episcopale Nationale du Congo -CENCO-
    Le Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement soutient la mission de bons offices de la Conférence Episcopale Nationale du Congo -CENCO. Il réaffirme sa volonté de s’y impliquer activement dans le seul but d’obtenir le respect de la Constitution de la République par tous et de débloquer pacifiquement le processus électoral par l’organisation des élections transparentes, libres et crédibles en vue de l’alternance démocratique conformément à cette Constitution.
    A cet effet, le Rassemblement souscrit à l’idée que le rapport final de son conclave du 04 octobre 2016, d’une part, et l’Accord politique signé le 18 octobre à la Cité de l’Union Africaine, à Kinshasa, par les participants au dialogue non inclusif organisé sous la facilitation de Monsieur Edem Kodjo, de l’autre, constituent les documents de travail de base dont les contenus respectifs feront l’objet d’un rapprochement en vue d’un compromis politique inclusif.
    Pour le Rassemblement, les parties prenantes sont, par conséquent, les suivantes:
    Les signataires de l’Accord de la Cité de l’UALe Rassemblement et ceux avec lesquels il partage les positions
    De la lecture des positions de deux parties exprimées dans leurs documents respectifs évoqués ci-dessus, il ressort des divergences profondes sur les questions fondamentales ci-après:
    Constitution de la république et Pacte républicain de Sun City
    Le Rassemblement considère qu’il est de la plus haute importance que les parties prenantes prennent, sans équivoque, les 3 engagements suivants:
    respecter l’intangibilité du Pacte républicain issu du dialogue inter congolais de Sun City et de la Constitution du 18 février 2006, notamment en ce qui concerne la limitation du nombre et de la durée des mandats du Président de la République. Cet engagement majeur implique non seulement qu’aucune des parties prenantes ne prendre l’initiative de révision ou de changement de Constitution par voie législative ou par référendum, mais aussi que le Président de la République actuellement en fonction dont le second mandat présidentiel expire le 19 décembre à 23 heures 59, ne présentera pas sa candidature à la prochaine élection présidentielle;respecter la primauté de l’Etat de droit, les droits humains, les libertés fondamentales, individuelles et collectives;respecter la Résolution 2277 -2016- du Conseil de sécurité des Nations Unies, plus spécialement dans ses dispositions concernant le respect des droits de l’Homme et des libertés fondamentales ainsi que la libération de l’espace politique.
    Le document d’accord politique contiendra impérativement des clauses claires et précises sur les 3 engagements ci-dessous.
    Processus électoral
    Pour le Rassemblement, le processus électoral doit être conforme à la Constitution, transparent et crédible. Les élections présidentielle et législatives doivent être organisées dans les plus brefs délais et, en tous cas, dans le courant de l’année 2017.
    Cadre institutionnel
    Le Rassemblement exige que toutes les institutions impliquées dans le processus électoral, plus spécifiquement la Commission électorale nationale indépendante, CENI, la Cour constitutionnelle et le Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la Communication, CSAC, jouissent pleinement de leur indépendance et soient véritablement neutres et impartiales.  En effet, la CENI et la Cour constitutionnelle dans leur configuration actuelle, sont partisanes et partiales en faveur de la mouvance kabiliste. Quant au CSAC, il est incapable de garantir l’accès aux medias publics à tous les courants d’opinion et l’impartialité des medias en général.
    Aussi, le Rassemblement exige-t-il la restructuration de ces trois institutions instrumentalisées par le pouvoir. Dans ce cadre, la composition actuelle de la CENI doit être revue totalement.
    Dans le même ordre d’idées, le  Rassemblement préconise qu’une équipe d’experts de l’Organisation des Nations Unies, ONU, et de l’Organisation Internationale de la Francophonie, OIF, soit commise auprès de la CENI pour renforcer ses capacités et garantir aux compétiteurs son impartialité. Le Rassemblement rappelle que la neutralité et l’impartialité sont un devoir imposé également par la Constitution aux Forces armées, à la Police nationale, aux services de renseignement, à la territoriale et à l’administration publique en général.
    Les deux parties prenantes devront convenir des dispositions pratiques à cet effet.
    Enrôlement des électeurs
    Le Rassemblement considère que le processus e cours est un recensement déguisé de la population et sert à retarder l’élection présidentielle pour permettre à Monsieur Kabila de demeurer au pouvoir au mépris de la Constitution et contre la volonté du Peuple congolais.
    Pour cette raison, le Rassemblement demande l’évaluation minutieuse d l’opération d’enrôlement des électeurs en cours en vue d’en assurer la régularité et de l’accélérer.
    Séquence des scrutins
    Compte tenu de l’importance de chaque scrutin et du prescrit de la Constitution, d’une part, et afin de ne pas troubler le choix des électeurs, d’autre part, pour le Rassemblement:
    1) dans le délai de 30 jours maximum, à compter de la proclamation des résultats provisoires des élections présidentielle et législatives, les élections provinciales et sénatoriales devront être organisées;
    2) les élections locales, communales et urbaines se tiendront après l’installation des institutions nationales et provinciales.
    Calendrier électoral
    Le  calendrier électoral doit l’objet du consensus des deux parties prenantes et figurer dans le document final.
    Ce calendrier intégrera rationnellement toutes les opérations préélectorales et électorales pour les élections présidentielles et législatives, comme ce fut le cas en 2006 et 2011.
    Les élections présidentielle et législatives seront organisées avant la fin de l’année 2017
    Financement des élections
    Pour affronter le défi du financement du processus électoral, le Rassemblement préconise la mobilisation combinée des ressources internes et externes ainsi que l’appui logistique de la MONUSCO.
    Au plan interne, la priorité devra être effectivement accordée à l’allocation des ressources conséquentes et à leur exécution suivant le plan de décaissement préalablement arrêté par le Gouvernement pour l’organisation des élections dans le délai convenu.
    En outre, le Rassemblement souligne la nécessité de:
    5.1. Elaborer un budget électoral réel et réaliste;
    5.2.  Procéder  à l’audit financier de la CENI;
    5.3. Assurer la transparence dans la passation des marchés et de réactiver la coopération avec le PNUD notamment dans le cadre du projet d’appui au processus électoral.
    Sur le plan externe, il sied de solliciter d’obtenir l’accompagnement financier des partenaires bilatéraux et multilatéraux de la République Démocratique du Congo.
    Sécurité des élections
    Le Rassemblement propose la mise en place d’une plate-forme d’alerte et de traitement des cas défis sécuritaires liés à l’organisation des élections sur l’ensemble du territoire national
    III. Légitimité des animateurs et membres des Institutions politiques et exercice du pouvoir après le 19 décembre 2016
    Depuis 2012, les mandats des députés provinciaux, des gouverneurs et vice-gouverneurs des provinces et des sénateurs ont expiré.
    Le 19 décembre prochain, le mandat présidentiel de Joseph Kabila sera échu tandis qu’en février 2017, celui des députés arrivera à son terme. Ainsi, dans quelques mois, la République Démocratique du Congo, par la seule volonté de Joseph Kabila, se trouvera dans la situation atypique d’un Etat dont les institutions nationales et provinciales à mandat électif auront toutes perdu leur légitimité. Il en résultera, par conséquent, un vide du pouvoir qui, dans un régime démocratique, ne peut émaner que du peuple souverain comme le prescrit, d’ailleurs, l’article 5 l’alinéa 1er de la Constitution de la République.
    Pour être résolue, cette question de légitimité requiert, un large consensus politique national en tenant compte aussi bien de l’économie générale de la Constitution que des responsabilités d’un chacun dans l’impasse électorale actuelle.
    C’est pourquoi, le Rassemblement préconise la mise en place d’un régime spécial devant assurer la gestion du pays de manière à organiser sans tarder les élections dans le respect de la Constitution et des normes démocratiques.
    Décrispation politique et mesures de confiance
    Pour une véritable décrispation politique et l’instauration de la confiance mutuelle entre les parties prenantes, le Rassemblement réaffirme qu’il est impérieux que le pouvoir en place pose les actes ci-après:
    La libération sans condition de tous les prisonniers politiques et d’opinion tant à Kinshasa qu’à l’intérieur du pays;l’abandon des poursuites judiciaires injustes et inspirées par des motivations politiques contre les leaders de l’Opposition;le retour en toute sécurité et sans ennuis des exilés politiques congolais;l’arrêt de toutes formes d’harcèlement, d’intimidations et de menaces contre les membres de l’Opposition tant à Kinshasa qu’à l’intérieur du pays;l’arrêt et l’abandon des tracasseries fiscales, administratives et policières contre les membres de l’opposition et de la Société civile;la suppression et l’interdiction des dédoublements des partis politiques de l’Opposition;la levée de toutes entraves à la liberté de presse et de manifestation;le libre accès des médias publics à tous les courants de pensée et d’opinion;la réouverture de tous les médias proches de l’Opposition fermés;
    10.. la liberté de mouvement des membres de l’Opposition.
    Mécanisme de suivi du compromis politique et garanties de bonne fin
    En vue de garantir le respect des engagements pris et la bonne fin du processus électoral, le Rassemblement préconise la mise en place des mécanismes internes et externes appropriés de suivi et à convenir entre les parties.
    Fait à Kinshasa, le 02 octobre 2016
    Pour le Rassemblement
    Le Président du Comité des sages
    Etienne Tshiskedi wa Mulumba