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Impossible d’organiser la présidentielle avant “avril 2018” en RDC
-La présidentielle qui devait avoir lieu cette année en République démocratique du Congo ne pourra pas se tenir avant “avril 2018”, a déclaré à l’AFP le ministre des Affaires étrangères congolais Raymond Tshibanda, en marge du sommet de la Francophonie à Antananarivo.M. Tshibanda a par ailleurs estimé qu’il ne pouvait “pas exclure qu’il y ait quelques tentatives de violence” de la part de l’opposition autour du 20 décembre, date de la fin du mandat du président Joseph Kabila, à qui la Constitution interdit de se représenter.
La RDC traverse une crise politique profonde depuis la réélection contestée de M. Kabila en 2011, aggravée par la non-tenue de la présidentielle dans les temps.
En octobre, la majorité et une frange minoritaire de l’opposition ont conclu un accord prévoyant le maintien de M. Kabila à son poste au-delà du 20 décembre et le renvoi de la présidentielle à une date non fixée, en contrepartie de la nomination d’un Premier ministre issu de l’opposition.
Après avoir “eu l’occasion d’entendre des experts en matière électorale, non seulement de la RDC mais aussi [de l’ONU, de la Francophonie, et des Etats-Unis], il a été arrêté qu’au 31 juillet 2017 soit terminé l’opération d’enrôlement des électeurs et qu’au mois d’avril 2018 auraient lieu les élections”, a déclaré M. Tshibanda.
“Avant cela aucun expert ne pense que c’est faisable”, a ajouté le ministre.
L’accord d’octobre ne fixe pas de date pour la tenue de la présidentielle et des législatives, qui devront avoir lieu le même jour, mais les “éléments [d’un] calendrier global” prévoyant la convocation de ces scrutins pas avant le 30 octobre 2017 et leur organisation dans un délai de six mois après leur convocation.
Alliée dans un “Rassemblement” autour de l’opposant historique Etienne Tshisekedi, la majeure partie de l’opposition rejette cet accord et exige le départ de M. Kabila le 20 décembre.
“Il est clair que tous les acteurs politiques ne sont pas responsables et que quelques uns sont en train d’investir dans la politique du pire”, a estimé M. Tshibanda.
“Ce qui est clair c’est que l’état congolais prendra ses responsabilités”, a prévenu le ministre ajoutant que le peuple n’était “pas prêt à se laisser manipuler”, par “une frange extrémiste de l’opposition”.
Les 19 et 20 septembre, 49 civils et 4 policiers – selon l’ONU – ont été tués dans des violences en marge d’une marche du Rassemblement à Kinshasa. Le pouvoir et les organisateurs de la manifestation se sont renvoyé mutuellement la responsabilité de ces violences.
Depuis ce drame, le pouvoir a réussi à empêcher tout rassemblement de l’opposition dans la capitale congolaise, où le signal de la radio française RFI, l’une des plus écoutées du pays, est coupé par les autorités depuis le 5 novembre.
En application de l’accord d’octobre, M. Kabila a nommé mi-novembre au poste de Premier ministre l’opposant Samy Badibanga. Justifiant l’absence du président congolais au sommet de la Francophonie, M. Tshibanda a expliqué que “ce n’est pas au moment où le chef de l’Etat est en train de mener des consultations pour la mise en place d’un gouvernement qu’il peut s’éloigner de la capitale”.
Avec AFP
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L’UDPS souhaite une rencontre Tshisekedi-Kabila pour sortir de la crise en RDC
-L’Union pour la Démocratie et le Progrès social va brandir le carton rouge à Joseph Kabila le 19 décembre prochain afin de lui signifier la fin de son mandat et exiger son départ de la tête du pays. Le secrétaire général du parti d’Etienne Tshisekedi l’a rappelé au cours d’un point de presse à Kinshasa.Jean-Marc Kabund a une nouvelle fois rejeté l’accord politique qui a sanctionné le dialogue le 18 octobre dernier.
Il a traité comme “un non événement” la nomination de Dany Badibanga comme Premier ministre.
Il a rappelé que “seule une rencontre entre Kabila, Tshisekedi et leurs alliés respectifs pour une gestion consensuelle de la transition” permettra de décrisper la tension politique.
Audio: Kabund au micro de de Thierry Kambundi de Top Congo, notre station partenaire à Kinshasa (0:01:20)
Jean-Marc Kabund a dénoncé “les insuffisances et les dangers que contient l’accord du 18 octobre pour notre jeune démocratie et pour notre peuple”.
“Nous ne suivrons pas les va-t-en-guerre qui pullulent dans la majorité”, poursuit-il, “rampant aux pieds de Kabila et faisant des courbettes pour obtenir des postes et des avantages personnelles”.
Il a insisté sur le fait que “l’UDPS et le rassemblement sont d’avis que seul un dialogue” entre Joseph Kabila et les opposants pourra mettre un point final à la crise.
voa
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La France suspend les adoptions pour « éviter le risque de trafics d’enfants » en RDC
-La décision de la France de suspendre à compter du 31 décembre les adoptions en République démocratique du Congo (RDC) est due à une volonté d’”éviter le risque de trafics d’enfants”, ont expliqué vendredi des sources diplomatiques.Le porte-parole du Quai d’Orsay avait annoncé cette décision jeudi, l’imputant à des « irrégularités » constatées dans les dossiers d’adoption et à « l’insuffisance des garanties juridiques et éthiques ».
Parmi les « irrégularités » constatées, figuraient de la « fraude documentaire », des consentements de parents biologiques donnés longtemps après le jugement d’adoption, ou même absents, une absence de preuve de décès des parents biologiques ou encore des enfants ayant « trois actes de naissances », ont expliqué vendredi des sources du ministère des Affaires étrangères.
« Nous voulons éviter le risque de trafics d’enfants et la RDC partage ces mêmes préoccupations », ont-elles fait valoir.
Fin 2013, la RDC avait suspendu les autorisations de sortie du territoire pour les enfants adoptés à l’étranger, disant avoir reçu des informations selon lesquelles certains enfants auraient été maltraités à l’étranger ou leur adoption transférée à des couples homosexuels, ce qui est interdit par la loi congolaise.
Le nombre total d’enfants concernés, adoptés par des familles nord-américaines et européennes, était estimé à quelque 1.300, dont environ 340 destinés à venir en France.
Après plus de deux ans de suspension, des autorisations de sortie avaient commencé à être délivrées par la RDC.
Après examen des dossiers par la France à partir de mars 2016, « 233 » visas d’adoption ont été délivrés par Paris, tandis qu’une cinquantaine ont été refusés en raison des « irrégularités » constatées, a-t-on précisé au Quai d’Orsay.
Les familles qui n’ont pas encore fait de demande de visa peuvent le faire jusqu’au 31 décembre auprès de l’ambassade de France à Kinshasa. « Une douzaine » seraient dans ce cas.
Un arrêté de suspension des procédures d’adoption en RDC prendra effet au 1er janvier 2017, tandis que trois autres arrêtés vont retirer les habilitations pour ce pays des trois organismes qui y sont autorisés pour l’adoption: Vivre en famille, Chemin vers l’enfant et Enfants du Monde.
Les adoptions ont été suspendues dans le passé dans d’autres pays, comme le Vietnam, avant de reprendre une fois les conditions légales réunies.
J.A
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Connaissez-vous (vraiment) Samy Badibanga, le nouveau Premier ministre de la RDC ?
-Joseph Kabila, président de la RD Congo, a désigné jeudi le député Samy Badibanga au poste de Premier ministre chargé de conduire le gouvernement dit d’union nationale. Discret, parfois effacé, cet élu de Kinshasa n’est pourtant pas un novice.Opposé à la politique de la chaise vide
C’est sans doute, jusqu’ici, son fait d’armes le plus retentissant : dire non à l’opposant historique Étienne Tshisekedi dont il fut l’un des conseillers spéciaux. Nous sommes fin 2011. Le pays vient d’organiser des élections présidentielle et législatives.
Natif de Kinshasa, Samy Badibanga, dont les parents sont originaires du Kasaï (centre), est élu député de la circonscription de Mont-Amba, regroupant les communes « chaudes » de Lemba, Matete, Ngaba, Kisenso, dans l’est de la capitale. Mais le leader de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), son parti, est devancé par Joseph Kabila à l’issue d’un scrutin présidentiel controversé. Tshisekedi refuse de reconnaître tous les résultats et appelle ses lieutenants élus à ne pas siéger à l’Assemblée nationale. Badibanga n’obéit pas au « mot d’ordre » et, par conséquent, s’auto-exclut du parti, selon les instances de l’UDPS.
Chef de l’opposition institutionnelle
Arrivé à l’hémicycle, Samy Badibanga lance »UDPS et alliés » dont il est jusqu’à aujourd’hui le président. Au départ, le groupe parlementaire compte quelque 42 députés, soit la première force de l’opposition à l’Assemblée nationale. Devant l’UNC et alliés de Vital Kamerhe.
Lorsqu’il décide de participer au dialogue politique convoqué par le président Joseph Kabila, Samy Badibanga se retrouve confronté à une fronde au sein de son groupe parlementaire. Certains de ses camarades veulent même sa révocation du poste de président. Mais il résiste, soutenu par la majorité des élus de l’UDPS et alliés.
Avant le début des pourparlers avec le camp Kabila, Samy Badibanga se dispute la tête de la délégation de l’opposition avec Vital Kamerhe. Finalement, un compromis est trouvé : il n’y aura pas de chef de délégation. En tout cas, pas officiellement. Kamerhe est fait co-modérateur, Badibanga adjoint. Alors qu’en face, Néhémie Mwilanya Wilondja, directeur de cabinet du chef de l’État, est désigné chef de la délégation, la modération de la Majorité présidentielle (MP) est confiée à Alexis Thambwe-Mwamba, ministre de la Justice.
Échecs et ennuis
Nommé Premier ministre dans le cadre de l’accord politique conclu le 18 octobre entre le camp Kabila et une frange de l’opposition, Samy Badiganga se rêvait quelques mois plus tôt deuxième vice-président de l’Assemblée nationale après le décès de Timothée Kombo, membre du groupe UDPS et alliés, qui occupait le poste.
Mais le 14 juin, Samy Badibanga ne parvient pas à se qualifier pour le second tour. L’élection sera remportée par Remy Massamba, un autre ancien cadre de l’UDPS d’Étienne Tshisekedi. De son côté, malgré des lignes désormais différentes avec son ancien parti, Samy Badibanga, ancien consultant de la société minière BHP-Billiton, a continué à se revendiquer de l’UDPS.
Fin 2015, avec deux autres députés, il avait tenté de faire tomber le bureau de l’Assemblée nationale. Mais leur motion de défiance aurait été entachée d’irrégularité. Un élu s’était en effet plaint que les initiateurs de la procédure se soient rendus coupables de « faux et usage de faux » sur sa signature.
Une fois saisi, le parquet général de la République demande la levée de l’immunité de Badibanga et ses complices présumés. Le président du groupe UDPS et alliés se fait rare à Kinshasa pendant cette période tumultueuse. Jusqu’à ce que l’affaire se tasse…
J.A
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Les Etats-Unis exhortent l’opposition à s’abstenir de propos “incendiaires” en RDC
-Les États-Unis ont appelé mardi l’opposition congolaise à s’abstenir de propos “incendiaires” en République démocratique du Congo, minée par une crise politique liée au report de l’élection présidentielle.“Nous exhortons la coalition du Rassemblement sous la direction d’Étienne Tshisekedi à faire des propositions constructives et pratiques et à s’abstenir de rhétorique incendiaire ou des actions incompatibles avec les normes démocratiques”, note un communiqué de l’ambassade des États-Unis à Kinshasa.
La RDC est minée par une crise politique liée au report de la présidentielle à une date non fixée à la suite d’un accord conclu en octobre entre la majorité et une frange minoritaire de l’opposition à l’issue d’un “dialogue national”.
Les conclusions de ces pourparlers ont été rejetées par le “Rassemblement”, regroupement de plusieurs partis d’opposition constitué en juin autour de M. Tshisekedi, opposant historique en RDC, qui avait boycotté ce forum.
En application de cet accord, M. Kabila a nommé jeudi l’opposant Samy Badibanga, un transfuge du parti de M. Tshisekedi, au poste du Premier ministre à qui il a assigné la mission prioritaire d’organiser la présidentielle.
Le “Rassemblement” exige le départ de M. Kabila du pouvoir au terme de son mandat le 20 décembre et a déclaré samedi, avoir déclenché “le compte à rebours” de la fin du mandat du président.
Avant la nomination du nouveau Premier ministre, M. Kabila avait demandé aux évêques catholiques de mener une médiation entre les signataires de l’accord et le “Rassemblement” en vue d’un compromis politique, pour éviter un retour au chaos dans ce pays, qui a déjà été ravagé par deux guerres entre 1996 et 2003.
Les États-Unis estiment que les prochaines semaines seront essentielles pour déterminer si la RDC “poursuit une voie de principes démocratiques et de compromis ou risque de retourner à la violence et à l’instabilité”.
Le parti de M. Tshisekedi n’a pas souhaité réagir immédiatement à l’appel des Etats-Unis.
M. Kabila est au pouvoir depuis 2001, la Constitution lui interdit de se représenter, mais le chef de l’État n’a jamais dit expressément qu’il ne sera pas candidat à la prochaine présidentielle.
Les États-Unis demandent au pouvoir et à l’opposition de travailler avec les évêques pour entre autres obtenir “des garanties que le président Kabila ne cherchera pas à briguer un autre mandat”, indique le communiqué.
Avec AFP
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Moïse Katumbi demande le dépaysement de ses affaires judiciaires hors du Katanga
-Les avocats de l’opposant congolais, condamné à trois ans de prison pour un conflit immobilier, ont demandé à Kinshasa le dépaysement de cette affaire hors de l’ex-province du Katanga où le jugement avait eu lieu.En juin, M. Katumbi avait été condamné à 3 ans de prison dans une affaire de spoliation d’immeuble par un tribunal de paix de Lubumbashi, deuxième ville de la RDC (sud-est), mais ses avocats ont toujours rejeté ce jugement faisant valoir des pressions exercées sur des juges dans son rendu.
Vendredi à Kinshasa, capitale de la RDC, devant la Cour suprême de justice, la défense de M. Katumbi a plaidé pour que les poursuites contre ce dernier se déroulent devant d’autres juridictions du pays, à l’exception de celles de l’ex-Katanga, sa région d’origine.
Son avocat Me Joseph Mukendi a accusé les tribunaux de l’ex-Katanga (région grande comme l’Espagne, morcelée en 4 provinces en 2015) d’être soumis à “des immixtions de leurs hiérarchies” et de la politique dans les jugements.
La partie adverse a plutôt soutenu que l’affaire soit rejugée au Katanga où les infractions ont été commises, jugeant “imaginaires” les craintes de M. Katumbi.
Ex-allié de poids du président congolais Joseph Kabila, M. Katumbi est passé à l’opposition en septembre 2015 après avoir démissionné de son poste de gouverneur de l’ex-province du Katanga et a quitté le parti présidentiel à la même occasion.
Richissime homme d’affaires et candidat déclaré à la présidentielle, reportée à une date indéterminée, M. Katumbi séjourne depuis mai à l’étranger officiellement pour des soins médicaux, mais les autorités ont promis de l’arrêter dès son retour au pays.
M. Katumbi est aussi visé par un autre procès dans une affaire de recrutement présumé des mercenaires.
Avec AFP
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La police occupe le lieu prévu pour le meeting de Tshisekedi
-L’appel d’une coalition d’opposition à manifester contre le président congolais Joseph Kabila ne s’est pas concrétisé samedi à Kinshasa où la police occupait l’esplanade choisie pour ce rassemblement interdit par les autorités locales.Le “Rassemblement” d’opposition constitué autour de l’opposant historique Étienne Tshisekedi avait appelé à un meeting à 09h00 (08h00 GMT) près du Parlement de la République démocratique du Congo, pour réclamer le départ de M. Kabila le 20 décembre, date de la fin de son mandat.
Mais à l’heure dite, aucun manifestant ou dirigeant d’opposition n’était visible au lieu de rendez-vous, alors que la police bouclait les accès à la résidence de M. Tshisekedi et au quartier général de son parti, l’UDPS.
L’espace était occupé par des policières en tenue de sport s’affrontant sur quatre terrains de football improvisés sur toute la longueur de l’esplanade, sous le regard du chef de la police de Kinshasa, le général Célestin Kanyama.
“Nous organisons le tournoi de la non-violence”, a déclaré le général Kanyama à la presse. Les rencontres des équipes masculines étaient attendues pour l’après-midi.
Le 5 novembre, la police avait empêché une manifestation annoncée – mais pour ainsi dire pas préparée – par le Rassemblement en se déployant massivement dans les rues de Kinshasa. Des matches de football avaient aussi été organisés en continu sur le lieu prévu pour la manifestation, empêchant tout autre rassemblement. La ville avait tourné au ralenti toute la journée, nombre d’habitants semblant avoir jugé plus sûr de rester chez eux en cas d’éventuelles violences.
Samedi matin, le dispositif policier était nettement moins visible et la vie suivait un cours normal dans la capitale, où l’on observait les mêmes embouteillages qu’à l’ordinaire.
-‘Manifestations empêchées’-
A Lubumbashi, deuxième ville du pays où les manifestations politiques publiques sont interdites depuis près d’une année, une vingtaine de manifestants qui tentaient de rallier le sud-est où devait avoir lieu le meeting du Rassemblement, ont été interpelés violemment par des militaires.
Globalement, les activités ont tourné au ralenti à cause de la présence massive des policiers et des militaires des Forces armées de la RDC, selon un correspondant de l’AFP.
A Goma, capitale de la province du Nord-Kivu, tôt le matin, une vingtaine de manifestants qui avaient placé des barricades sur une grande artère de la ville ont été dispersés par la police à coups de gaz lacrymogènes, selon le correspondant local de l’AFP.
La RDC traverse une crise politique profonde depuis la réélection contestée de M. Kabila en 2011, aggravée par le renvoi de la présidentielle à une date non fixée à la suite d’un accord conclu en octobre entre la majorité et une frange minoritaire de l’opposition.
Les 19 et 20 septembre, 49 civils et 4 policiers – selon l’ONU – avaient été tués en marge d’une marche du Rassemblement à Kinshasa.
Depuis lors, le pouvoir a réussi à empêcher toute manifestation d’opposition dans la capitale, où le signal de la radio française RFI, l’une des stations les plus écoutées du pays, est coupé par les autorités depuis le 5 novembre.
En application de l’accord d’octobre, M. Kabila, à qui la Constitution interdit de se représenter, a nommé jeudi un nouveau Premier ministre, Samy Badibanga, issu de l’UDPS, et entend rester à son poste après le 20 décembre.
Avec AFP
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Etienne Tshisekedi déclare avoir déclenché le compte à rebours pour le départ de Kabila

President Etienne Tshisekedi -Empêché de tenir son meeting, le leader de l’Union pour la démocratie et le progrès social (Udps) et du Rassemblement, plate-forme des forces vives opposées au prolongement du mandat du président Joseph Kabila, déclare, dans un communiqué, avoir lancé le compte à rebours pour le départ du pouvoir du chef de l’Etat congolais à la fin du mandat de celui-ci, le 19 décembre comme le prévoit la Constitution de la RDC.
“Le Rassemblement invite tous les congolais, toutes les plateformes, partis politiques, associations membres de la société civile à une mobilisation générale, et déclenche à dater de ce jour le compte à rebours de la fin du mandat de Monsieur Kabila, qui interviendra le 19 décembre 2016 à minuit, conformément à l’article 64 de la Constitution,” affirme M. Tshisekedi dans le document.
L’opposant historique dénonce les autorités de Kinshasa de l’avoir empêché de tenir son discours pour une deuxième semaine consécutive.
Il qualifie “d’état d’urgence”, les dispositifs déployés pour empêcher le meeting de ce samedi; “état d’urgence décrété de fait par Joseph Kabila, en violation de la Constitution, dans plusieurs villes pour confisquer les libertés du peuple au profit de la dictature, qu’il a instaurée et durcie en RDC”, soutient-il.
Depuis les petites heures du matin, la police s’est déployée dans plusieurs villes du pays. Des échauffourées ont été signalées à Bunia dans l’ex-province Orientale et à Goma, dans la province du Nord-Kivu où des partisans du Rassemblement ont brûlé des pneus et érigés des barricades avant que certains ne soient arrêtés.
A Kinshasa, la police a bloqué toutes les entrées du quartier où M. Tshisekedi réside et occupé le terrain où le meeting devait se tenir, près du Parlement, faisant jouer d’incessants matches de football depuis 5 heures du matin jusqu’à 6 heures du soir.
La situation a été la même à Lubumbashi, dans l’ex-province du Katanga.
Dans sa déclaration écrite, M. Tshisekedi “condamne la violence avec laquelle, les forces armées et les éléments de la police, instrumentalisés par le pouvoir, ont, depuis plusieurs jours, opéré des rafles dans les quartiers et enlevé des responsables des mouvements de jeunes du Rassemblement”, précise le document.
Le leader du Rassemblement annonce avoir pris des mesures pour contourner les stratégies du gouvernement pour des manifestations à venir.
“Le Rassemblement prend à témoin l’opinion nationale et internationale que Kabila et son régime sont prêts à toutes les dérives et entraves pour empêcher le peuple congolais de défendre la constitution et exercer ses droits fondamentaux et ; le Rassemblement se prépare en conséquence à toutes éventualités pour affronter la dictature et défendre ses droits en recourant à toutes les voies auxquelles l’autorise la Constitution”, soutient le document.
Le président Joseph Kabila, a, deux jours plus tôt, nommé M. Samy Badibanga comme Premier ministre sur base d’un accord signé entre le pouvoir et un groupe d’opposants pour tenir les élections en avril 2018.
Le climat politique est tendu en RDC à l’approche de la date du 19 décembre sanctionnant la fin du deuxième et dernier mandat du président Kabila au pouvoir depuis 2001.
Les élections n’ont pas pu être organisées à la date prévue par la Constitution qui limite à deux le nombre de mandats présidentiels et empêche ainsi à M. Kabila de se représenter.
Les autorités congolaises justifient leur refus d’autoriser les manifestations par les dérapages enregistrés il y a quelques mois.
Près de 50 personnes ont été tuées les 19 et 20 septembre dernier dans des heurts entre forces de l’ordre et manifestants qui exigeaient le départ de M. Kabila au 20 décembre 2016.
VOA
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Samy Badibanga nommé Premier ministre en RDC
-Le président congolais Joseph Kabila a nommé jeudi le député de l’opposition Samy Badibanga au poste du Premier ministre dans le cadre d’un accord politique signé en octobre entre la majorité et une frange minoritaire de l’opposition en République démocratique du Congo.Samy Badibanga, président du groupe parlementaire de l’UDPS (Union pour la démocratie et le progrès social) de l’opposant historique Etienne Tshisekdi, remplace Augustin Matata Ponyo suite à l’accord conclu au dialogue national.
M. Badibanga est le président du groupe parlementaire UDPS à la chambre basse du parlement, dont les 42 membres ont été radiés de ce parti en février 2012 par M. Tshisekedi, arrivé deuxième à la présidentielle de novembre 2011 remporté par M.Kabila.
Ecouter Jean Marc Kabund :Jean Marc Kabund, secrétaire général de l’UDPS joint par Eddy ISango (0:00:58)
Son parti, l’UDPS se déclare ne pas être concernée par cette nomination, affirmant que le président Kabila était encore dans ses prérogatives de nommer des membres du gouvernement jusqu’à la fin de son mandat, le 19 décembre 2016.L’UDPS indique aussi que la personne nommée ne représente ni elle ni la plate-forme le Rassemblement, regroupant le plus grand nombre de forces vives opposées au prolongement du mandat de Joseph Kabila.
“Pour nous à l’UDPS et au Rassemblement, cette nomination est un non-événement. Le président Kabila est encore dans ses prérogatives de nommer qui il veut jusqu’au 19 décembre. Nous, nous voyons ce que nous allons faire après cette date et pour cela, il faut un dialogue inclusif”, a affirmé dans une interview avec VOA Afrique le secrétaire général du parti d’Etienne Tshisekedi, Jean Marc Kabund.
En septembre, l’UDPS avait dénoncé le débauchage par M. Kabila et annoncé l’auto-exclusion de ses membres qui avaient rejoint le dialogue politique avec la majorité. Samy Badibanga, à la tête du groupe parlementaire, était de leur nombre.
Pour sa part, le Mouvement pour la libération du Congo (MLC), parti de Jean-Pierre Bemba et ses alliés estiment que cette nomination relève d’un stratagème de détournement d’attention de la part du pouvoir.
“Ils veulent nous amener tous à oublier le vrai problème qui est la fin du mandat de Joseph Kabila comme président de la République”, déclare Eve Bazaiba, secrétaire général du MLC.
Selon elle, M. Badibanga ne peut plus se prévaloir d’être le président du groupe parlementaire de l’UDPS car il avait déjà été éjecté.
Ecouter Eve Bazaiba: Eve Bazaiba, secrétaire générale du MLC jointe par Eddy Isango (0:02:29)
Dans un tweet du 14 octobre dernier, le nouveau Premier ministre demandait le respect de l’État de droit :Annoncée sur les chaînes télévisées et les ondes radio, la nouvelle a entraîné de nombreuses les réactions sur Twitter :
La RDC traverse une crise politique profonde depuis cette réélection dont les résultats ont été contestés. La crise a été aggravée par le report à une date indéterminée de la présidentielle qui devait avoir lieu avant la fin 2016.La nomination de M. Badibanga intervient 48 heures après un discours de M. Kabila devant le congrès au cours duquel il avait dit avoir assigné au gouvernement qui sera dirigé par le nouveau Premier ministre la mission principale d’organiser les prochaines élections.
M. Kabila est au pouvoir depuis 2001, son mandat prend fin le 20 décembre et la constitution lui interdit de se représenter.
VOA
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