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  • La reprise de la coopération militaire des Etats Unis avec la R.D.C

    La reprise de la coopération militaire des Etats Unis avec la R.D.C

    La reprise de la coopération militaire des Etats Unis avec la R.D.C

    L’armée américaine annonce la reprise de la coopération militaire et sécuritaire avec les Forces Armees de la republique Democatique du Congo.  La coopération portera sur la formation des officiers congolais par l’armée américaine. Les États-Unis pourraient aussi relancer la question de l’installation en R.D.C. de la base de l’Africom, selon le message adressé au President Felix Tshisekedi par led U.S.A.

     Le gouvernement des États-Unis vient de relancer sa coopération avec la République Démocratique du Congo, après plusieurs années de relations tendues avec le régime de l’ex-président Joseph Kabila. Kabila s’opposait à la demande de l’armée américaine d’installer en R.D.C. la base du commandement militaire américain pour l’Afrique,dite Africom. Mais avec l’arrivee au pouvoir du President Felix Tshisekedi, les relations entre les deux pays se sont réchauffées. Aujourd’hui, la relance de la coopération militaire se traduira par la formation d’officiers congolais aux Etats-Unis.

    Dans sa lettre au président Félix Tshisekedi, le lieutenant-général James Vechery, commandant en second de l’Africom, l’a félicité pour le statut de niveau 2 qu’occupe désormais la République démocratique du Congo dans le rapport annuel des États-Unis sur la traite des personnes.

    En conséquence, les États-Unis peuvent désormais relancer des programmes de coopération en matière de sécurité avec la République démocratique du Congo, notamment en envoyant des officiers des F. A. R.D.C suivre des cours internationaux d’éducation et de formation militaires aux États-Unis », peut-on lire dans la correspondance du lieutenant-général James Vechery.                                                    Signalons que des troupes de l’Africom sont engagées dans des opérations contre les rebelles ougandais de l’Armée de résistance du seigneur, la L.R.A, dans le nord-est de la République démocratique du Congo.

  • La mise a l’ecart de  John Numbi de l’armee divise au sein de la présidence congolaise et au sein de l’armee

    La mise a l’ecart de John Numbi de l’armee divise au sein de la présidence congolaise et au sein de l’armee

    Les nouvelles mises en place au sein des Forces  Armées de la R.D.C (Fardc) n’ont pas eté acceuillies avec enthousiasme par les militaires en general. Il se dit qu’une premiere liste qui aurait eté confectionnee et validee par le conseiller du chef d l’etat en matiere de securité Francois Beya et le chef d’Etat- Major General Celestin Mbala a eté remaniée par le President Felix Tshisekedi car les noms lus a la Television Nationale ne correspondaient pas avec la liste initiale. Et donc ces nominations sont loin de faire l’unanimité dans la Fardc, elle nous divise selon certains officiers.

    Selon d’autres sources bien introduites, il se dit que la seconde mouture de ces nominations avait été rediscutée et validée autour du President Félix Tshisekedi lui meme, avec le général Franck Ntumba et des membres de l’Udps. A la suite de cette réunion, Franck Ntumba sera d’ailleurs nommé à la tête de la « maison militaire », où il remplace Jean-Claude Yav. Un poste stratégique qui à l’oreille du président Tshisekedi.

    S’agissant de la mise a l’ecart du Général John Numbi, la decision avait été prise dès la première réunion entre François Beya, le conseiller du chef de l’Etat en matiere de Securité et Célestin Mbala, chef d’Etat- Major General .  Selon certaines indiscretions,  certains avaient suggéré au President Félix Tshisekedi de lui conserver un poste de conseiller. Ce qui n’a pas été fait. « Ecarter John Numbi sans s’assurer d’avoir la capacité de le neutraliser serait une erreur » releve une source sécuritaire. Un choix d’autant plus étonnant que John Numbi « avait joué le jeu » après l’arrivée de Félix Tshisekedi à la présidence, notamment en intervenant pour calmer les ardeurs du milicien Gédéon Kyungu dans le haut Katanga.

    « Félix Tshisekedi fait un mauvais calcul » se mumure-t-il au sein des Fardc. « En ecartant John Numbi, le président Tshiseledi le ramène de nouveau dans les bras de Joseph Kabila ». D’autant que si John Numbi n’a plus de poste officiel au sein de l’armée, il garde de nombreux relais au sein des Fardc, comme Philémon Yav ou Jean-Claude Yav, tous deux proches de l’ancien chef de la police congolaise. Sans oublié qu’avec Numbi, c’est Joseph Kabila qui reste influent.

    Numbi : « Je ne suis pas un agneau »

    C’est dans sa bation Katangaise que, sans tardé John Numbi a lancé la riposte sulfusereuse ” Le President Felix Tshiseldi a eté induit en erreur. Avec un soutien de nombreux notables du garand Katanga devant  la presse, il a dit: “Au Katanga, j’ai arrêté beaucoup de désordres qui pouvaient arriver. Je me suis engagé à stopper même la criminalité, et le président Félix le sait »  avant de se montrer plus menaçant : « Je ne suis pas un agneau ! ». En connexion avec toutes les rébellions de la région, John Numbi possède clairement une forte capacité de nuisance. Reste à savoir si il en usera.

    Au sein des Fardc, beaucoup se disent déçus par ces nominations. « Un casting raté ». « Félix Tshisekedi est perdant, nous confie une source sécuritaire. Tout le monde s’attendait à des nominations plus justes, fondées sur les compétences. En fin de compte, ce remaniement divise l’armée ». Quant aux nouveaux rôles de Gabriel Amisi à la tête de l’inspection générale et de Muhindo Akili Mundos, son second, tous les deux sous sanctions internationales, des officiers réfutent leurs rôles « moins opérationnels ».

    L’inspection générale constitue le coeur de l’armée congolaise, « la tour de contrôle ». « C’est le gendarme de l’armée, qui enquête, sanctionne, mais aussi attribue et dispatche les effectifs ». Ceux qui pensaient que ces deux généraux, accusés de nombreuses violations des droits de l’homme et de corruption, étaient rangés dans un placard, loin du terrain, en seront donc pour leur grade.

     

  • La coalition FCC- CACH sous tension: Felix lance “un appel au Calme”

    La coalition FCC- CACH sous tension: Felix lance “un appel au Calme”

    Le président Felix Tshisekedi lance un appel “au calme et au rassemblement” au sein de la coalition FCC/Cach.  Les deux camps s’affrontent sur  la désignation d’un nouveau président de la Ceni et sur la reforme de la magistrature.

    Alors que la tension continue a montee au sein de la coalition au pouvoir le President  Félix Tshisekedi a lancé jeudi un appel « au calme et au rassemblement » a partir du Congo Brazzaville.

    Il a declaré l’or d’un point de presse: « La démarche du président que je suis est celle d’appeler toujours au calme et au rassemblement … Nous n’allons pas vers une rupture de la coalition ». Et d’ajouter:  « des délégués des deux camps se voient et discutent. … Donc nous allons trouver une solution ».

    Le conflit frontatlier entre la R.D.C. et la Zambie a été aussi evoqué .  Le President de la R.D.C. repondant a une question de la presse a dit c’est qui suit: « Nous n’avons jamais compris l’attitude de la Zambie avec qui nous avons eu d’ailleurs plusieurs explications ».

    Dans la province de Tanganyika, l’armée congolaise a été placée en « état d’alerte » face aux forces zambiennes accusées d’occuper quelques villages. Et Felix Tshisekedi de poursuivre:  « On va dire que la situation est calme en attendant que la Sadc (Communauté des États de l’Afrique australe) nous aide à retracer les frontières qui datent de l’époque coloniale et à nous débarrasser définitivement de ce problème ».

    En guise de conclusion sur ce chapitre d’occupation de la R.D.C. par la Zambie, Felix Tshisekedi a evoqué egalement l’effort du Médiateur régional, le président du Congo-Brazzaville, Denis Sassou Nguesso qui accompagne les deux pays « par ses conseils » et « ses appels à la retenue » pour resoudre ce probleme a l’amiable.

  • Bic Rouge: Le General John Numbi déboulonné

    Bic Rouge: Le General John Numbi déboulonné

    Le President de la RDC, M. Felix Tshisekedi a procede au changement et nomination dans la FARDC, ainsi  le tout puissant general  John Numbi a ete remplace par le général Gabriel Amisi (alias Tango Four) nommé ce vendredi inspecteur général des fores armées de la RDC (FARDC) et laisse son ancien poste de chef d’état-major général adjoint chargé des opérations et renseignements au lieutenant général Yav Kabey.

    Ce changement était suspendu depuis plusieurs jours, voire plusieurs semaines et  c’est donc le samedi dernier, 11 juillet, quand le President Félix Tshisekedi Tshilombo a rencontré la haute hiérarchie militaire sans le genaral John Numbi, visiblement absent etant dans son Katanga natal à Lubumbashi que les nuages ont commence a s’eclaircir.

    Le Genral John Numbi est un des  hommes de confiance de l’ancien president Joseph Kabila KABANGE, il est aussi un des premiers proches de  Kabila à payer les frais du changement opere par le chef  d’Etat le Pdt  Félix Tshisekedi.  John Numbi, est le seul général quatre étoiles  a cote du chef d’Etat-major général des FARDC Célestin Mbala Munsense. Tango Four qui lui succéde va surement recevoir, lui aussi, une quatrième étoile.

    Le temps ne joue décidément pas en faveur de Kabila. Le tandem contrarié qu’il forme avec Tshisekedi continue d’avancer mais le coup de pédale est de moins en moins fluide dans le peloton qui les suit et les prochaines semaines pourraient être bien pentues pour certains lieutenants de la Kabilie qui se pensaient intouchables…

  • Le 24 juillet Vital Kamerhe de nouveau devant les juges

    Le 24 juillet Vital Kamerhe de nouveau devant les juges

    Vital Kamerhe de nouveau devant les juges. Le procès en appel de l’ancien directeur de la Presidence  Vital Kamerhe, a ete condamné à 20 ans de prison pour malversation financiere dans la gestion de 100 jours du project du President Felix Tshisekedi.  Ce nouveau proces  s’ouvrira le 24 juillet selon son avocat.

    L’ancien directeur de Felix Tshisekedi et ancien président de l’Assemblée nationale a été reconnu le 20 juin coupable du détournement de deniers publics de plus de 50 millions de dollars ensemble avec l’entrepreneur libanais Jammal Samih.

    L’argent detourne était destiné à la construction de 1.500 logements sociaux, de policiers et des militaires  dans le cadre du programme  des « 100 jours » du président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo après son investiture en Janvier 2019.
    « Le procès en appel dans l’affaire de mon client Vital Kamerhe est fixé au 24 juillet 2020 devant la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe », a déclaré son avocat, Me Jean-Marie Kabengela, à l’AFP.
    « C’est nous de la défense qui avions interjeté appel après la condamnation de notre client Vital Kamerhe. Vous découvrirez notre stratégie devant la cour », a-t-il ajouté.
    Avec son homologue congolais Jean-Marie Kabengela, ils avaient annoncé dans un communiqué le 11 juin, la saisine d’un « groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire ».
    M. Kamerhe a été le principal allié de Félix Tshisekedi lors de l’élection présidentielle du 30 décembre 2018, lors de laquelle il s’était désisté en sa faveur.
  • Felix Tshisekedi prend acte de la demission de Benoit Lwamba mais son avocat dit qu’il n’a jamais ecrit cette lettre

    Felix Tshisekedi prend acte de la demission de Benoit Lwamba mais son avocat dit qu’il n’a jamais ecrit cette lettre

    Le Presedent de la RDC Felix Antoine Tshesekedi dit avoir pris acte de la démission du président de la Cour constitutionnelle, Benoît Lwamba qui est en ce moment en Europe pour rason de sante. Sept de ses collègues avaient déjà pris acte de sa décision le 10 juillet dernier.A travers une lettre d’exlaircissement Mr Lwamba dit n’avoir pas ecrit une telle lettre.

    Une confusion totale à la Cour constitutionnelle se fait observer. C’est par une lettre adressée au président a.i de la cour constitutionnelle de l’institution que le President Félix Tshisekedi a pris acte de la démission de M. Benoît Lwamba.

    Ceci prouve donc definiive que l’actuel chef de l’État a cloture cette page. Benoît Lwamba avait été nommé par Joseph Kabila sur le quota constitutionnel de trois juges dont la désignation fait partie des prérogatives du président et donc dans la cour deu President Félix Tshisekedi, dit qu’il  devrait même nommer son remplacant.

    Pour Me Théodore Ngoy, l’avocat de Benoît Lwamba, sa lettre de démission est un faux et rien ne justifierait son remplacement : « Pourquoi ne pas attendre le président de la cour qui est en soin ? S’il démissionne bien, c’est une démission volontaire. Dans le cas présent, il n’y a pas de démission puisqu’il a démenti sa démission. »

    Alors que les résultats des élections avaient été contestés, Benoît Lwamba avait proclamé la victoire de Félix Tshisekedi à la présidentielle de 2018. Il avait été mis sous sanctions des États-Unis pour corruption et entrave à la démocratie. Lui comme la plupart des autres juges de la cour, étaient jusqu’ici considérés comme pro-Kabila, même si la cour avait récemment tranché une fois en faveur du nouveau chef de l’État.

    Pour l’entourage du juge, Benoît Lwamba est victime d’un « coup de force » d’un président qui veut instrumentaliser la Cour constitutionnelle pour prendre le dessus sur le Parlement dominé par le camp Kabila.

  • Un discours plutot politique qu’une predication de Mgr Fridolin Ambongo

    Un discours plutot politique qu’une predication de Mgr Fridolin Ambongo

    rdc-nouvel-archeveque-mgr-ambongo-prend-la-releve-du-souci-pastoral-Depuis quelque temps en RDC les voix s’elevent contre les dirigenats du pays entre les deux forces CASH et FCC  autour de la réforme judiciaire et de la désignation du président de la CENI.

    Dernierement c’etait le tour du Cardinal de Kinshasa Fridolin  Ambongo est monte au crenau lors de son homélie prononcée ce  à l’occasion de la celebration des 60 ans de l’indépendance du pays. Ce haut personnage de l’Église catholique a appele a la fin de la coalition au pouvoir CASH-FCC. Il a fait remarqué un désamour entre les deux, un problème de confiance entre les coalisés, l’impunité pour les grands et la pauvreté de la population.

    « Ils ont développé un rapport dangereux de rivalité qui pourrait entraîner le pays dans le chaos définitif », a ainsi déclaré Fridolin Ambongo. Le cardinal accuse ouvertement la majorité parlementaire de Joseph Kabila de faire preuve d’un « acharnement à faire main basse sur la magistrature et la Céni, deux institutions dont dépendent l’indépendance du peuple ». L’homélie s’est terminée sur cet appel aux fidèles : « Lorsque le moment viendra, il faudra qu’ils nous trouvent sur leur chemin. »

    Au même moment, plusieurs mouvements citoyens et le Comité laïc de coordination, à l’origine des manifestations des chrétiens en 2017, appellent déjà à la mobilisation et promettent un calendrier d’actions dans les prochains jours.

    Ici il fait faire remarquer que ce sont des pressions sur le premier gouvernement Tshisekedi, qui a a epine un an de pouvoir. Mais comme le soulignent certains membres de la société civile, cette crise entre les deux partenaires à la tête du pays intervient alors que des efforts sont exigés pour améliorer la gestion et réduire le train de vie des institutions. Le tout, pour éviter au pays la cessation de paiement.

  • La société civile crie au bradage: la Sokimo d’une valuer de 9 milliards de dollars sera intégree dans le capital de la Societe canadienne ” Junior”

    La société civile crie au bradage: la Sokimo d’une valuer de 9 milliards de dollars sera intégree dans le capital de la Societe canadienne ” Junior”

  • Un milliard de dollars pour l’éducation et la santé aide de la Banque Mondiale a la RDC

    Un milliard de dollars pour l’éducation et la santé aide de la Banque Mondiale a la RDC

    -La Banque mondiale vient de débloquer un milliard de dollars au profit de la scolarisation des enfants en République démocratique du Congo et de la santé. Ces deux chantiers, mis à mal par la pandémie de Covid-19, avaient été lancés par le président Félix Tshisekedi dès son élection il y a un an et demi. Les fonds seront étalés sur trois ans et assortis de conditions.

    Gratuité de l’école primaire et amélioration de la santé publique font partie des priorités du chef de l’État congolais. Mais une partie du financement du programme de ses premiers 100 jours à la tête du pays a été détournée, ce qui a conduit son chef de cabinet et d’autres personnes devant les tribunaux.

    L’ambition de scolariser tous les enfants du pays et de remettre debout un système de santé défaillant a un coût, pouvant aller jusqu’à 2,6 milliards de dollars (2,3 milliards d’euros). Kinshasa s’est tourné vers la Banque mondiale, qui vient donc d’approuver 800 millions de dollars (710 millions d’euros environ) pour l’éducation et 200 millions (177 millions d’euros) « pour améliorer la santé maternelle et infantile ».

    Le rythme de décaissement de ces fonds est étalé sur trois ans, avec des conditionnalités. La Banque mondiale exigerait notamment des autorités congolaises d’assainir le système de gestion des enseignants, dont les salaires sont souvent assurés par les parents. Plus de la moitié de ce financement va augmenter le taux d’endettement de la RDC, le reste est constitué de dons.

    Avec cet argent, plus de 9 millions d’enfants devraient pouvoir être inscrits ou réinscrits gratuitement à l’école primaire et retourner en classe après le confinement. Les écoles sont fermées depuis le 24 mars pour freiner la propagation du coronavirus dans le pays. Le gouvernement congolais compte les rouvrir dans les tout prochains jours.

    Le projet cible l’enseignement primaire dans 10 des 26 provinces, dont trois zones de conflits dans l’Est (Nord-Kivu, Sud-Kivu, Ituri), quatre provinces du Kasaï et la ville-province de Kinshasa. Le financement de la santé publique cible aussi certaines provinces dont Kinshasa et les deux Kivu.

  • La mort du juge Raphael Yanyi: La thèse avancée par le gouvernement Congolais fait douter.

    La mort du juge Raphael Yanyi: La thèse avancée par le gouvernement Congolais fait douter.

    -La famille du juge Raphael Yanyi a rejeté les résultats des examens réalisés sur la dépouille du défunt. Pour elle, les conclusions rendues contredisent les deux rapports préliminaires dont la teneur leur avait été révélée.

    Le vice-Premier ministre et ministre de la Justice Tunda Ya Kasende a parlé de meurtre, de coups portés à la tête du magistrat principal en charge du procès Kamerhe et décédé le 26 mai dernier. Une annonce des autorités congolaises qui a jeté un peu plus le trouble sur cette affaire.

    Cette thèse avancée par les autorités congolaises fait douter. Cela a commencé dès la publication du communiqué du vice-Premier ministre et ministre de la Justice. D’abord sur les réseaux sociaux et dans les médias locaux, la thèse de l’agression du juge Yanyi n’a visiblement pas convaincu. Qui l’aurait agressé ? Quand cela s’est-il déroulé ? Pourquoi attendre plus de deux semaines pour avoir les résultats des autopsies ? Beaucoup de questions restent en suspens alors que jusqu’à présent aucun proche de la victime n’avait fait état d’une quelconque agression.

    La famille du juge fait part également de ses doutes, car jusqu’à présent, on parlait plutôt d’empoisonnement. La famille du défunt se dit surprise d’apprendre les résultats à partir d’un communiqué par voie de presse. Elle regrette que la primeur ne lui soit pas réservée. Elle évoque même « un flou artificiel » qui serait entretenu autour de la cause du décès du juge et par conséquent elle rejette les conclusions de deux autopsies effectuées.

    La famille, qui dit être restée en contact permanent avec le parquet de grande instance de Kinshasa-Gombe, affirme que ces résultats sont différents de ceux qui étaient révélés dans les rapports préliminaires. Et ces premiers rapports, d’après elle, avaient évoqué la présence suspecte d’une substance non autrement identifiée dans le corps du juge Yanyi. La famille attendait donc d’autres examens pour préciser la nature de ladite substance.

    Elle rejette ainsi la thèse d’une agression parce qu’ajoute-t-elle, le juge ne conduisait pas seul. Il était toujours accompagné d’un garde du corps et d’un chauffeur depuis le début du procès Vital Kamerhe. À ce stade, difficile de dire si la rencontre prévue cet après-midi avec le vice-ministre et ministre de la Justice aura lieu. La famille se concerte encore.