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  • Prisonniers politiques et d’opinion en RD Congo : finalement qui sort, qui reste ?

    Prisonniers politiques et d’opinion en RD Congo : finalement qui sort, qui reste ?

    diomi_ndongala_opposition_congo-Le 19 août, le gouvernement congolais a ordonné la libération de 24 prisonniers politiques et d’opinion. Problème : certains détenus sont déjà dehors tandis que d’autres n’ont pas vu leur nom inscrit sur la liste des personnes à libérer. Et ceux qui ont bénéficié de la mesure n’ont toujours pas été libérés. Jeune Afrique fait le point.

    Libres mais (encore) en prison

    À quelle date seront-ils libérés ? Christopher Ngoie Mutamba, Fred Bauma, Yves Makwambala et Jean-Marie Kalonji, quatre militants de la société civile dont les noms ont été repris sur la liste des 24 personnes concernées par la « mesure de décrispation politique » en RD Congo, croupissent encore dans les cellules du Centre pénitentiaire et de rééducation de Kinshasa (CPRK), connue sous le nom de la prison de Makala.

    « Près d’une semaine après l’annonce du gouvernement [le 19 août], ces prisonniers d’opinion ne sont toujours pas informés des modalités pratiques de leur libération », s’inquiète Me George Kapiamba. Contacté par Jeune Afrique le 24 août, l’avocat et président de l’Association congolaise pour l’accès à la Justice (ACAJ) confie qu’il a adressé lundi une correspondance à Alexis Thambwe-Mwamba, ministre de la Justice, demandant à ce dernier d’« intervenir de manière à ce que les précités recouvrent leur liberté ».

    D’après nos informations, le directeur de la prison de Makala et les parquets se renvoient la balle. « Le premier dit attendre un document du second pour procéder à la libération des personnes bénéficiaires de la mesure gouvernementale alors que les procureurs, eux, considèrent qu’ils ne leur appartient pas de prendre une quelconque décision dans ce sens », indique une source proche du dossier. Mais au ministère de la Justice, on se veut rassurant. « Nous y travaillons et les quatre militants seront bientôt libérés », assure un conseiller du ministre, sans donner d’amples précisions.

    Déjà libres mais… sur la liste des personnes à libérer

    En attendant, la polémique enfle autour de la liste même des personnes à libérer. Vingt détenus sur les 24 cités sont déjà dehors depuis plusieurs semaines, voire depuis quelques mois. « Certains ont soit été acquittés (c’est le cas de  trois étudiants : Giresse Bongomisa Nzinga, Joël Namulinda Bokuru et Léon Nguwa), soit ont bénéficié de la liberté provisoire (Jerry Olenga et Paulin Lody), soit ont purgé leur peine (Narcisse Kombi, Pascal Byumanine et sept manifestants arrêtés en novembre 2015 à Goma, ainsi que Paul Kikuma), soit ont été libérés par l’Agence nationale de renseignement sans aucune explication (comme le rappeur Radek Junior Mapeke N’landu) », commente Me Kapiamba, dont l’ONG exige la révocation du garde des Sceaux congolais pour « faute lourde ».

    Il va sans dire que beaucoup reste à faire, selon le facilitateur Edem Kodjo

    Alexis Thambwe-Mwamba serait-il le seul responsable de cet imbroglio judiciaire ? Du côté des autorités congolaises, on se défend en brandissant sa bonne foi. « C’est depuis le 4 août qu’une délégation de l’Union européenne a transmis aux institutions de la République la liste de ces personnes à libérer telle qu’établie par les membres du ‘Rassemblement’ de l’opposition lors de leur rencontre début juin à Genval autour d’Étienne Tshisekedi », avance une source gouvernementale.

    La Lutte pour le changement (Lucha), mouvement citoyen très actif dans l’est de la RDC et dont des membres sont encore en détention (Bienvenu Matumo, Héritier Marcel Kapiteni et Victor Tesongo), parle de « négligence » et n’épargne personne : « Nous reprochons d’abord au ‘Rassemblement’ de l’opposition de n’avoir pas transmis une liste à jour à la délégation de l’UE, puis au ministère de la Justice de n’avoir pas vérifié, par le canal de ses services au parquet et à la prison, qui était vraiment en état de détention, mais aussi au facilitateur Edem Kodjo qui s’est précipité de confirmer la libération des 24 détenus alors que seules quatre personnes sont réellement concernées », déplore l’un des militants.

    « Il n’y aucun quiproquo, a rétorqué le ministre Alexis Thambwe-Mwamba. La liste remise au ministère comportait 26 noms et pas un de plus. Elle a été jointe à une lettre signée par l’ambassadeur de l’UE (…). Le ministère a donné son feu vert pour libérer 24 des 26 personnes reprises sur la liste, en précisant, par écrit, aux procureurs généraux concernés, à savoir ceux des parquets généraux de Kinshasa/Gombe, Kinshasa/Matete et Goma, qu’ils devaient prendre les mesures pour libérer celles des personnes encore détenues figurant sur la liste ».

    « Il va sans dire que beaucoup reste à faire », a reconnu mardi Edem Kodjo lors du lancement des travaux du comité préparatoires du dialogue politique en RDC. « Nous remettrons cent fois, mille fois, sur le métier, l’ouvrage essentiel, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus un seul détenu politique dans les prisons (…) », a promis l’ancien Premier ministre togolais, encourageant le gouvernement à prendre d’autres mesures de décrispation politique.

    En attente de libération ou d’abandon des poursuites

    À en croire plusieurs sources concordantes, plus de 80 prisonniers politiques et d’opinion déjà amnistiés n’ont toujours pas quitté les différentes geôles où ils sont enfermés à travers le pays. Leurs noms ont été transmis le 10 août à Edem Kodjo, au gouvernement congolais et à ses partenaires internationaux par l’ACAJ.

    Selon cette ONG qui suit de près le dossier, outre les quatre militants de la société civile bénéficiaires de la « mesure de décrispation » – mais qui attendent encore leur libération -, la RDC compte aujourd’hui quelque 111 détenus politiques ou d’opinion, les amnistiés non libérés compris.

    Le pouvoir de Kabila a l’opportunité de se ressaisir, estime un proche de Katumbi

    Dans le lot, on trouve entre autres les opposants Jean-Claude Muyambo, président de la Solidarité congolaise pour la démocratie et le développement (Scode) et Eugène Diomi Ndongala, leader de la Démocratie chrétienne (DC), poursuivi dans une affaire de spoliation pour le premier et de viol pour le second. Des « procès politiques », selon leurs proches.

    Plusieurs proches de Moïse Katumbi, incarcérés à Lubumbashi et à Kinshasa, font également partie du décompte. Le dernier gouverneur du Katanga, condamné à trois ans de prison dans un litige immobilier et inculpé d’atteinte à la sûreté de l’État, ne cesse de dénoncer une « machination politique » ayant pour but de l’empêcher de se présenter à la présidentielle.

    « Aujourd’hui, au nom du dialogue inclusif, le pouvoir de Kabila a l’opportunité de se ressaisir en abandonnant toutes les condamnation et poursuites bidons engagées » contre le candidat déclaré à la présidentielle, explique l’un de ses proches. « D’autant que dans l’affaire du mercenariat, l’Américain que la justice avait présenté comme le principal suspect a été relâché et la juge principale dans l’affaire immobilière a expliqué récemment comment elle a été contrainte à condamner Moïse Katumbi », ajoute-t-il.

    J.A

  • 32 personnes arrêtées en marge de la journée ville morte en RDC

    32 personnes arrêtées en marge de la journée ville morte en RDC

    police-arrete-Les 32 personnes ont été arrêtées dans la capitale congolaise et à Mbuji-Mayi, dans le centre, ont rapporté les Nations unies mercredi à Kinshasa.

    “Hier [mardi] nous avons enregistré 32 cas d’arrestations” par la police et l’Agence nationale de renseignement (ANR), a déclaré à l’AFP José-Maria Aranaz, directeur du Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’Homme en RDC (BCNUDH).

    Ces arrestations ont eu lieu dans la capitale Kinshasa et à Mbuji-Mayi, dans le centre, a-t-il précisé, ajoutant que “11 personnes restent encore en détention à Mbuji-Mayi”, les autres ayant été libérées.

    “Ceux qui sont restés” en détention sont ceux qui avaient “jeté des pierres, opéré des casses, érigé des barrières”, a expliqué à l’AFP Alphonse Ngoy Kasanji, gouverneur de la province du Kasaï-Oriental, dont Mbuji-Mayi est le chef-lieu.

    Selon M. Ngoy Kasanji, ces personnes ont été déférées au parquet.

    Certaines des personnes interpellées ont été accusées d’avoir affiché des “comportements contraires à une manifestation pacifique” mais il y a eu aussi des cas “d’arrestations arbitraires”, a dit M. Aranaz.

    Mardi, le Rassemblement, coalition réunie autour de l’opposant historique Étienne Tshisekedi, avait appelé à une journée ville morte pour récuser le facilitateur désigné par l’Union africaine (UA) pour un dialogue politique national en RDC, l’ancien Premier ministre togolais Edem Kodjo.

    Ce mot d’ordre a été partiellement suivi à Kinshasa et ignoré dans d’autres grandes villes du pays, alors que M. Kodjo lançait les travaux préparatoires du dialogue national dans la capitale.

    Convoqué fin novembre 2015 par le président congolais Joseph Kabila, ce dialogue est censé conduire à la tenue d’”élections apaisées” en RDC.

    L’opposition dans son ensemble avait d’abord boudé ce dialogue avant de donner son accord moyennant des préalables, notamment la libération de prisonniers politiques et d’opinion. Mardi, une partie de l’opposition a pris part au lancement des travaux préparatoires du dialogue.

    Le climat politique est tendu en RDC à mesure qu’approche la fin du mandat de M. Kabila, le 20 décembre.

    M. Kabila est au pouvoir depuis 2001, la Constitution lui interdit de se représenter, mais l’opposition soupçonne le chef de l’État de manoeuvrer pour s’accrocher à son poste, quitte à reporter la présidentielle censée avoir lieu avant la fin de l’année. La tenue de ce scrutin dans les temps est aujourd’hui hautement improbable.

    Avec AFP

  • Dialogue en RDC : opposition divisée

    Dialogue en RDC : opposition divisée

    Edem-Kodjo-Le facilitateur du dialogue politique en RDCongo, Edem Kodjo, annonce le début des travaux du comité préparatoire ce mardi matin à Kinshasa.

    Dans ces travaux, le panel d’hommes politiques et d’activistes de la société civile vont notamment désigner l’endroit où se tiendront ces assises, quel en sera l’objet, qui va y participer.

    L’opposition congolaise semble divisée entre ceux qui veulent aller à ce dialogue sans condition préalable et ceux qui posent des exigences avant leur participation.

    Le MLC (Mouvement de libération du Congo) de Jean-Pierre Bemba refuse catégoriquement toute idée de dialoguer avec le pouvoir en place.

    Le Rassemblement, coalition constituée autour d’Etienne Tshisekedi et Moise Katumbi est d’accord sur le principe du dialogue et pose des conditions.

    Il exige entre autre la libération de ceux qu’ils considèrent comme des prisonniers politiques.

    Le chef de l’Etat Joseph Kabila en a gracié certains. Mais le nombre est jugé insuffisant par ce Rassemblement.

    Ce dernier exige aussi le départ du facilitateur Edem Kodjo, jugé trop proche du pouvoir.

    Edem Kodjo a récemment bénéficié du soutien des autorités du pays et des autorités de l’Eglise catholique.

    Il y a une dernière aile au sein de l’opposition congolaise. Celle de l’UNC de Vital Kamerhe qui veut aller au dialogue.

    Ce parti a d’ailleurs déjà transmis sa liste de délégués au comité préparatoire.

    Ce mardi même, l’opposition a appelé à une grève générale.

    BBC

  • «Villes mortes» en RDC: une mobilisation en demi-teinte

    «Villes mortes» en RDC: une mobilisation en demi-teinte

    VILLE MORTE-L’essentiel de l’opposition congolaise a appelé à une journée « ville morte » et à la grève générale sur tout le territoire national ce mardi 23 août. L’objectif : protester contre la tenue de pourparlers avec le pouvoir en place et récuser le médiateur désigné par l’Union africaine (UA), l’ancien Premier ministre togolais Edem Kodjo.

    Edem Kodjo avait été choisi pour décrisper le climat politique en République démocratique du Congo, alors qu’une élection présidentielle doit se tenir à la fin de l’année. Mais l’opposition estime qu’il est trop proche du pouvoir et demande son remplacement.

    La grève est inégalement suivie ce mardi 23 août d’après les informations recueillies pour le moment. À Kinshasa d’abord, l’activité est ralentie, mais pas totalement arrêtée. Les bus et taxis circulent dans le centre-ville, mais il n’y a aucun embouteillage, ce qui est très rare dans la capitale. C’est bien la preuve que certains ont choisi de rester chez eux.

    Globalement, la journée « ville morte » est moins suivie qu’en février dernier, lorsque l’opposition avait appelé à faire grève. À Lubumbashi par exemple, la capitale minière de l’est, l’activité économique ne semble pas perturbée. Mais dans la capitale du diamant, à Mbuji May, la grève semble respectée avec quelques tensions signalées ce mardi. Idem à Goma, dans le nord-est du pays où la plupart des taxis motos ne circulaient pas ce mardi matin. Un magasin sur deux semblait ouvert.

    « Prière pour le changement » à Bukavu

    Un tableau contrasté à l’image de Bukavu. Dans cette ville du Sud-Kivu, la situation est normale et les boutiques sont restées ouvertes. Ni la coordination de la société civile, ni l’Union pour la nation congolaise (UNC) de Vital Kamerhe n’avaient décidé de relayer le mot d’ordre de la journée « ville morte ».

    Le parti UNC a décidé de participer au comité préparatoire du dialogue et dit espérer obtenir par ce biais la libération des autres prisonniers politiques. Beaucoup de commerçants n’étaient donc tout simplement pas informés de l’appel à la journée « ville morte », d’autres disaient qu’ils devaient travailler pour manger et que l’opposition n’allait pas les nourrir. D’autres encore qu’il fallait aller au dialogue pour organiser au plus vite les élections dans le respect des délais constitutionnels.

    Cependant, à midi, dans le centre, une rapide opération sifflet et klaxon « pour demander le respect des délais constitutionnels » a été menée. Une « prière pour le changement » a aussi été organisée sur l’un des ronds-points de la ville. Les organisateurs demandent le changement non pas seulement de certains hommes mais de tout un système pour que les élections aient enfin un effet sur la population. Car c’est tout l’enjeu de cette journée « ville morte » : montrer au pouvoir que la population veut une élection présidentielle à la fin de l’année pour qu’il y ait une alternance.RFI

  • début du procès des auteurs présumés des tueries de Beni

    début du procès des auteurs présumés des tueries de Beni

    Rebels-LRA-En République démocratique du Congo, le procès de six hommes, accusés des tueries dans le territoire de Beni a débuté samedi 20 août 2016.

    Ils ont comparu pour la première audience devant un tribunal militaire d’exception dans la ville de Beni.

    Sur 80 détenus qui se trouvent dans la prison de Kangwayi, seuls 6 étaient sur le banc des accusés.

    Les prévenus se sont présentés comme deux Ougandais, un Tanzanien et trois Congolais.

    Les six prévenus sont poursuivis pour leur “participation à un mouvement insurrectionnel, crimes contre l’humanité par meurtre et terrorisme dans la localité de Oïcha où ils ont été arrêtés”, a déclaré le Colonel Jean-Paulin Esosa, président de la Cour militaire.

    Lors de l’audience, ils ont affirmé avoir été “au service du mouvement Forces démocratiques alliées (ADF)”.

    Sur la place publique, des milliers de personnes étaient venues assister au procès et ont bloqué le passage aux véhicules sur la route principale.

    Des militaires et policiers étaient déployés autour de la tribune. La séance a été suspendue pour reprendre lundi 22 août.

    Les accusés risquent la peine de mort. Cette sentence est systématiquement commuée en RDC en peine de prison à vie.

    Depuis octobre 2014, la ville et le territoire de Beni ont été le théâtre d’une série de massacres ayant coûté la vie à plus de 700 civils, d’après l’ONU.

    Selon la société civile, la dernière tuerie a couté la vie à 51 civils, tués dans la nuit du 13 au 14 août dans des quartiers nord de Beni, à la lisière du parc de Virunga, repaire des rebelles musulmans ougandais ADF.

    Le dernier bilan du gouvernement fait lui état de 42 morts et l’ONU assure “qu’au moins 50 civils ont été tués”‘

    BBC

  • le « Rassemblement » de l’opposition refuse de participer aux travaux préparatoires du « dialogue national »

    le « Rassemblement » de l’opposition refuse de participer aux travaux préparatoires du « dialogue national »

    kodjo-tshisekedi-La coalition des forces d’opposition congolaise, le “Rassemblement” récemment créé à Bruxelles, a annoncé samedi son refus de participer aux travaux préparatoires du “dialogue national”, convoqués mardi par le facilitateur de l’Union africaine (UA), en vue d’”élections apaisées” en République démocratique du Congo (RDC).

    Le « Rassemblement » qui s’est réuni « en urgence » considère la décision du facilitateur « comme une provocation (…) », lit-on dans un communiqué reçu par l’AFP. La coalition « demande à l’ensemble (du) peuple de se mobiliser comme un seul homme en vue de faire échec à cette énième forfaiture en observant une journée morte ce mardi 23 août ».

    Pour les opposants, le facilitateur et ses « complices » seront tenus pour « responsables » des conséquences de l’ »entêtement (du facilitateur, ndlr) à vouloir à tout prix accorder un troisième mandat (au président Joseph) Kabila en violation de la Constitution ».

    Kodjo « en plein forcing » ?

    « Ce comité n’engage que la personne de Kodjo qui est en plein forcing », a réagi samedi auprès de l’AFP Joseph Olenghankoy, l’un des responsables du « Rassemblement ».

    Le facilitateur, l’ex-Premier ministre togolais Edem Kodjo, avait « convié » les délégués mandatés par les organisations politiques et la société civile à prendre part aux travaux du comité préparatoire du « dialogue national » mardi, selon un communiqué diffusé plus tôt samedi.

    Le 31 juillet, le « Rassemblement » avait récusé M. Kodjo, l’accusant de partialité, et avait fait de son remplacement par l’UA la condition principale à la participation au dialogue.

    Le Mouvement de libération du Congo (MLC), deuxième force à l’Assemblée nationale, a également exclu toute participation au dialogue. Le mouvement a fait savoir, par le sénateur Jacques Djoli, « ne pas être concerné par cette démarche extra-constitutionnelle ».

    « Les choses sérieuses vont enfin commencer », s’est au contraire réjoui André-Alain Atundu, porte-parole de la majorité présidentielle au pouvoir.

    Un climat politique tendu règne en RDC à l’approche de l’élection présidentielle, censée avoir lieu avant la fin de l’année, mais devenue hautement improbable. Au pouvoir depuis 2001, Joseph Kabila doit arriver au terme de son mandat le 20 décembre. Alors que la Constitution lui interdit de briguer un nouveau mandat, l’opposition craint qu’il ne tente de s’accrocher au pouvoir.

    Fin novembre, M. Kabila avait convoqué ce « dialogue national » afin de mettre autour de la table la majorité, l’opposition et la société civile pour réfléchir à la tenue d’ »élections apaisées ».

    La majeure partie de l’opposition avait d’abord boudé ce dialogue, le considérant comme un « piège », puis a accepté d’y participer sous conditions, notamment la libération des prisonniers politiques.

    L’annonce vendredi par les autorités congolaises de la libération d’une vingtaine de « prisonniers politiques et d’opinion » a été considérée par le facilitateur comme une réponse positive à l’un des préalables de l’opposition.

    Le « Rassemblement » a toutefois déclaré qu’ »aucun acteur politique incarcéré ou en détention » n’était bénéficiaire de ces mesures, estimant que sur 112 « prisonniers politiques et d’opinion », seulement quatre ont été libérés.

    J.A

  • Convocation du comité préparatoire du “dialogue national” en RDC

    Convocation du comité préparatoire du “dialogue national” en RDC

    -Le facilitateur de l’Union africaine (UA) pour le “dialogue national” en vue d’”élections apaisées” en République démocratique du Congo (RDC) a annoncé avoir convoqué pour mardi le comité préparatoire chargé d’en déterminer les contours.

    Le facilitateur, l’ex-Premier ministre togolais Edem Kodjo, “convie” les délégués mandatés par les organisations politiques et de la société civile, “parties prenantes au dialogue” à prendre part aux travaux du comité préparatoire du “dialogue national” le mardi 23 août, selon un communiqué transmis à l’AFP.

    Initialement, M. Kodjo avait annoncé les travaux préparatoires pour le 30 juillet, avant de les reporter pour permettre à “la grande famille des participants au dialogue” de régler leurs divergences.

    Le 31 juillet, le “Rassemblement”, une coalition d’opposition nouvellement créée, avait récusé Edem Kodjo, l’accusant de partialité, faisant du remplacement du facilitateur par l’UA la condition principale à la participation au dialogue. “Ce comité n’engage que la personne de Kodjo qui est en plein forcing”, a ainsi réagi samedi auprès de l’AFP Joseph Olenghankoy, l’un des responsables du “Rassemblement”.

    Au Mouvement de libération du Congo (MLC), deuxième force à l’Assemblée nationale, on dit “ne pas être concerné par cette démarche extra-constitutionnelle”, a fait savoir le sénateur Jacques Djoli, excluant également toute participation au dialogue.

    “Les choses sérieuses vont enfin commencer”, s’est réjoui au contraire André-Alain Atundu, porte-parole de la Majorité présidentielle au pouvoir.

    Un climat politique tendu règne en RDC à l’approche de la présidentielle censée avoir lieu avant le fin de l’année, mais devenue hautement improbable. Joseph Kabila préside la RDC depuis 2001. La fin de son mandat est fixée au 20 décembre. Alors que la Constitution lui interdit de briguer un nouveau mandat, l’opposition craint qu’il ne tente de s’accrocher au pouvoir.

    Fin novembre, M. Kabila avait convoqué ce “dialogue national” afin de mettre autour de la table la majorité, l’opposition et la société civile pour réfléchir à la tenue d’”élections apaisées”.

    La majeure partie de l’opposition avait d’abord boudé ce dialogue, le considérant comme un “piège”, puis a accepté d’y participer sous conditions, notamment la libération des prisonniers politiques et d’opinion.

    Vendredi, les autorités congolaises ont annoncé la libération d’une vingtaine de “prisonniers politiques et d’opinion”. Le facilitateur Edem Kodjo a considéré cette mesure comme une réponse positive à l’un des préalables de l’opposition.

    Avec AFP

  • le gouvernement abaisse ses prévisions de croissance

    le gouvernement abaisse ses prévisions de croissance

    mine_or2-Après la Banque centrale du Congo, en juin dernier, c’est au tour du gouvernement de la RD Congo d’abaisser sa prévision de croissance économique, ramenée à +4,3 %, contre +6,6 % annoncés plus tôt cette année.

    Réunie lundi le 15 août, la « troïka stratégique » a procédé à une mise à jour des prévisions de croissance du PIB de la RD Congo. Ce comité exécutif, qui rassemble notamment les ministres du Budget, de l’Économie, des Finances, et le gouverneur de la Banque centrale autour du Premier ministre Matata Ponyo Mapon, indique avoir « pris acte du ralentissement de la croissance économique en RDC ».

    « Sous réserve »

    Sur la base des « réalisations de production au premier semestre, projetées sur l’année », la croissance du PIB devrait s’établir à +4,3 % en 2016, estime le comité, « sous réserve de l’amélioration des statistiques de production dans le secteur de télécommunications confronté à la fraude ».

    Défendant le projet de loi de Finances rectificative (qui comprend une baisse de -22 % des dépenses) devant l’Assemblée nationale, en mai dernier, le Premier ministre Matata Ponyo Mapon prévoyait une croissance de +6,6 % en 2016. Plus tôt cette année, les autorités de Kinshasa évoquaient une croissance de l’ordre de +9 %.

    Début juin, le Comité de politique monétaire (CPM) de la Banque centrale du Congo avait abaissé sa prévision de croissance du PIB du Congo à +5,3 %. Le FMI table sur une croissance de +4,9 %, tandis que la Banque mondiale mise sur +6,32 %.

    Conjoncture minière difficile

    La RD Congo connaît une conjoncture difficile comme plusieurs pays d’Afrique subsaharienne – la croissance dans la région devrait chuter à +1,6 % cette année selon les prévisions du FMI.

    Le pays d’Afrique centrale pâtit de la conjoncture morose sur le marché des matières premières, notamment le recul du prix du cuivre, sa principale source de devises étrangères. Le métal rouge vaut un peu moins de 4 800 dollars la tonne, aujourd’hui, contre plus de 9 000 dollars la tonne en 2011 et environ 6 500 dollars mi-2015.

    Les Echos

    La chute des prix du cuivre a conduit des groupes miniers à ralentir leurs opérations, voire à les suspendre, à l’instar du suisse Glencore, qui a annoncé en septembre dernier l’arrêt de ses opérations au Katanga pour une durée de 18 mois.

    Selon les chiffres de la Banque centrale du Congo, cités par l’agence Reuters, la production de cuivre du pays a chuté de -14 % au premier semestre à 466 250 tonnes, tandis que celle de cobalt a baissé de -13 % à 35 267 tonnes.

    J.A

  • le gouvernement ordonne la libération de Fred Bauma, Christopher Ngoyi Mutamba et Yves Makwambala

    le gouvernement ordonne la libération de Fred Bauma, Christopher Ngoyi Mutamba et Yves Makwambala

    christopher-Le militant de Lucha, Fred Bauma, ainsi que Christopher Ngoyi Mutamba, Yves Makwambala et 21 autres personnes vont être remises en liberté sur décision du ministre congolais de la Justice, Alexis Thambwe Mwanba. Cette mesure dite de « décrispation politique » a été signée vendredi.

    Les 24 militants concernés doivent, selon le document, « recouvrer la liberté ou la liberté provisoire ». « Le chef de l’État en avait fait la demande », confirme à Jeune Afrique Lambert Mende, ministre de la Communication. La liste a été élaborée suite aux recommandations faites par le facilitateur togolais, Edem Kodjo, il y a quelques jours.

    Elle comprend, outre Fred Bauma, de Lucha, Christopher Ngoyi Mutamba, Yves Makwambala, de Filimbi, ou encore Jean-Marie Kalonji, président du mouvement « Il est temps RDC – Quatrième voie ». Fred Bauma et Yves Makwambala sont emprisonnés depuis le 15 mars 2015 et la liberté provisoire leur avait notamment été refusée le 17 mars 2016.

    Le document du ministère de la Justice précise également que deux chaînes de télévision doivent rouvrir : la CKTV et Canal Futur, respectivement proches de Jean-Pierre Bemba et de Vital Kamerhe. La signature intervient au lendemain de la rencontre entre les militants de Lucha et le président Joseph Kabila.

     

    J.A

  • Massacre a Beni

    Massacre a Beni

    Kobler _Beni_visite apres massacre-Les rebelles ADF sont accusés d’avoir massacré, samedi 13 août, environ trente-six personnes, au quartier Rwangoma, à Beni-ville (Nord-Kivu).

    Selon la société locale, les populations du quartier Paida auraient aperçu, vers 17 heures locales, une colonne de ces rebelles ougandais, se dirigeant vers Kasanga et Rwangoma, dans la commune de Behu.

    La même source indique que ces assaillants ont entamé leur sale besogne vers 18 heures, tuant au passage, à la machette et à la hache, des populations trouvées dehors et dans leurs habitations, et même ceux qui revenaient de leurs champs.

    La morgue de l’hôpital général de Beni est débordée et les corps des victimes sont entassés les uns sur les autres, sous la protection des policiers qui empêchent tout accès aux populations.

    Le bilan pourrait encore s’alourdir, indique la société civile, car, d’après elle, des corps sont retrouvés au fur et à mesure que les recherches s’effectuent sur le terrain.

     

    Pour la société civile, les forces de sécurité auraient pu empêcher ces massacres car, la population avait déjà signalé la présence de ces rebelles dans la ville quelques heures auparavant.

    «Nous disons toujours aux forces de sécurité qu’il faut mettre une forte ceinture autour de grandes agglomérations. A Beni, à Oicha, à Mbau. Apparemment, on ne sent pas cela. Et on l’a toujours dit, il ne faut pas subir les évènements, mais plutôt les précéder. Puis qu’ils [rebelles ADF] sont venus jusque dans le cœur de la commune Behu jusqu’à côté du quartier Rwangoma», a dénoncé le président de la société civile de Beni-ville, pasteur-Gilbert Kambale.

    La population en colère est descendue dans la rue pour protester contre ces massacres et demander la démission de certaines autorités du pays.

    Ce nouveau massacre est perpétré deux mois après que la société civile avait organisé trois journées ville-morte.