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  • début du procès des auteurs présumés des tueries de Beni

    début du procès des auteurs présumés des tueries de Beni

    Rebels-LRA-En République démocratique du Congo, le procès de six hommes, accusés des tueries dans le territoire de Beni a débuté samedi 20 août 2016.

    Ils ont comparu pour la première audience devant un tribunal militaire d’exception dans la ville de Beni.

    Sur 80 détenus qui se trouvent dans la prison de Kangwayi, seuls 6 étaient sur le banc des accusés.

    Les prévenus se sont présentés comme deux Ougandais, un Tanzanien et trois Congolais.

    Les six prévenus sont poursuivis pour leur “participation à un mouvement insurrectionnel, crimes contre l’humanité par meurtre et terrorisme dans la localité de Oïcha où ils ont été arrêtés”, a déclaré le Colonel Jean-Paulin Esosa, président de la Cour militaire.

    Lors de l’audience, ils ont affirmé avoir été “au service du mouvement Forces démocratiques alliées (ADF)”.

    Sur la place publique, des milliers de personnes étaient venues assister au procès et ont bloqué le passage aux véhicules sur la route principale.

    Des militaires et policiers étaient déployés autour de la tribune. La séance a été suspendue pour reprendre lundi 22 août.

    Les accusés risquent la peine de mort. Cette sentence est systématiquement commuée en RDC en peine de prison à vie.

    Depuis octobre 2014, la ville et le territoire de Beni ont été le théâtre d’une série de massacres ayant coûté la vie à plus de 700 civils, d’après l’ONU.

    Selon la société civile, la dernière tuerie a couté la vie à 51 civils, tués dans la nuit du 13 au 14 août dans des quartiers nord de Beni, à la lisière du parc de Virunga, repaire des rebelles musulmans ougandais ADF.

    Le dernier bilan du gouvernement fait lui état de 42 morts et l’ONU assure “qu’au moins 50 civils ont été tués”‘

    BBC

  • le « Rassemblement » de l’opposition refuse de participer aux travaux préparatoires du « dialogue national »

    le « Rassemblement » de l’opposition refuse de participer aux travaux préparatoires du « dialogue national »

    kodjo-tshisekedi-La coalition des forces d’opposition congolaise, le “Rassemblement” récemment créé à Bruxelles, a annoncé samedi son refus de participer aux travaux préparatoires du “dialogue national”, convoqués mardi par le facilitateur de l’Union africaine (UA), en vue d’”élections apaisées” en République démocratique du Congo (RDC).

    Le « Rassemblement » qui s’est réuni « en urgence » considère la décision du facilitateur « comme une provocation (…) », lit-on dans un communiqué reçu par l’AFP. La coalition « demande à l’ensemble (du) peuple de se mobiliser comme un seul homme en vue de faire échec à cette énième forfaiture en observant une journée morte ce mardi 23 août ».

    Pour les opposants, le facilitateur et ses « complices » seront tenus pour « responsables » des conséquences de l’ »entêtement (du facilitateur, ndlr) à vouloir à tout prix accorder un troisième mandat (au président Joseph) Kabila en violation de la Constitution ».

    Kodjo « en plein forcing » ?

    « Ce comité n’engage que la personne de Kodjo qui est en plein forcing », a réagi samedi auprès de l’AFP Joseph Olenghankoy, l’un des responsables du « Rassemblement ».

    Le facilitateur, l’ex-Premier ministre togolais Edem Kodjo, avait « convié » les délégués mandatés par les organisations politiques et la société civile à prendre part aux travaux du comité préparatoire du « dialogue national » mardi, selon un communiqué diffusé plus tôt samedi.

    Le 31 juillet, le « Rassemblement » avait récusé M. Kodjo, l’accusant de partialité, et avait fait de son remplacement par l’UA la condition principale à la participation au dialogue.

    Le Mouvement de libération du Congo (MLC), deuxième force à l’Assemblée nationale, a également exclu toute participation au dialogue. Le mouvement a fait savoir, par le sénateur Jacques Djoli, « ne pas être concerné par cette démarche extra-constitutionnelle ».

    « Les choses sérieuses vont enfin commencer », s’est au contraire réjoui André-Alain Atundu, porte-parole de la majorité présidentielle au pouvoir.

    Un climat politique tendu règne en RDC à l’approche de l’élection présidentielle, censée avoir lieu avant la fin de l’année, mais devenue hautement improbable. Au pouvoir depuis 2001, Joseph Kabila doit arriver au terme de son mandat le 20 décembre. Alors que la Constitution lui interdit de briguer un nouveau mandat, l’opposition craint qu’il ne tente de s’accrocher au pouvoir.

    Fin novembre, M. Kabila avait convoqué ce « dialogue national » afin de mettre autour de la table la majorité, l’opposition et la société civile pour réfléchir à la tenue d’ »élections apaisées ».

    La majeure partie de l’opposition avait d’abord boudé ce dialogue, le considérant comme un « piège », puis a accepté d’y participer sous conditions, notamment la libération des prisonniers politiques.

    L’annonce vendredi par les autorités congolaises de la libération d’une vingtaine de « prisonniers politiques et d’opinion » a été considérée par le facilitateur comme une réponse positive à l’un des préalables de l’opposition.

    Le « Rassemblement » a toutefois déclaré qu’ »aucun acteur politique incarcéré ou en détention » n’était bénéficiaire de ces mesures, estimant que sur 112 « prisonniers politiques et d’opinion », seulement quatre ont été libérés.

    J.A

  • Convocation du comité préparatoire du “dialogue national” en RDC

    Convocation du comité préparatoire du “dialogue national” en RDC

    -Le facilitateur de l’Union africaine (UA) pour le “dialogue national” en vue d’”élections apaisées” en République démocratique du Congo (RDC) a annoncé avoir convoqué pour mardi le comité préparatoire chargé d’en déterminer les contours.

    Le facilitateur, l’ex-Premier ministre togolais Edem Kodjo, “convie” les délégués mandatés par les organisations politiques et de la société civile, “parties prenantes au dialogue” à prendre part aux travaux du comité préparatoire du “dialogue national” le mardi 23 août, selon un communiqué transmis à l’AFP.

    Initialement, M. Kodjo avait annoncé les travaux préparatoires pour le 30 juillet, avant de les reporter pour permettre à “la grande famille des participants au dialogue” de régler leurs divergences.

    Le 31 juillet, le “Rassemblement”, une coalition d’opposition nouvellement créée, avait récusé Edem Kodjo, l’accusant de partialité, faisant du remplacement du facilitateur par l’UA la condition principale à la participation au dialogue. “Ce comité n’engage que la personne de Kodjo qui est en plein forcing”, a ainsi réagi samedi auprès de l’AFP Joseph Olenghankoy, l’un des responsables du “Rassemblement”.

    Au Mouvement de libération du Congo (MLC), deuxième force à l’Assemblée nationale, on dit “ne pas être concerné par cette démarche extra-constitutionnelle”, a fait savoir le sénateur Jacques Djoli, excluant également toute participation au dialogue.

    “Les choses sérieuses vont enfin commencer”, s’est réjoui au contraire André-Alain Atundu, porte-parole de la Majorité présidentielle au pouvoir.

    Un climat politique tendu règne en RDC à l’approche de la présidentielle censée avoir lieu avant le fin de l’année, mais devenue hautement improbable. Joseph Kabila préside la RDC depuis 2001. La fin de son mandat est fixée au 20 décembre. Alors que la Constitution lui interdit de briguer un nouveau mandat, l’opposition craint qu’il ne tente de s’accrocher au pouvoir.

    Fin novembre, M. Kabila avait convoqué ce “dialogue national” afin de mettre autour de la table la majorité, l’opposition et la société civile pour réfléchir à la tenue d’”élections apaisées”.

    La majeure partie de l’opposition avait d’abord boudé ce dialogue, le considérant comme un “piège”, puis a accepté d’y participer sous conditions, notamment la libération des prisonniers politiques et d’opinion.

    Vendredi, les autorités congolaises ont annoncé la libération d’une vingtaine de “prisonniers politiques et d’opinion”. Le facilitateur Edem Kodjo a considéré cette mesure comme une réponse positive à l’un des préalables de l’opposition.

    Avec AFP

  • le gouvernement abaisse ses prévisions de croissance

    le gouvernement abaisse ses prévisions de croissance

    mine_or2-Après la Banque centrale du Congo, en juin dernier, c’est au tour du gouvernement de la RD Congo d’abaisser sa prévision de croissance économique, ramenée à +4,3 %, contre +6,6 % annoncés plus tôt cette année.

    Réunie lundi le 15 août, la « troïka stratégique » a procédé à une mise à jour des prévisions de croissance du PIB de la RD Congo. Ce comité exécutif, qui rassemble notamment les ministres du Budget, de l’Économie, des Finances, et le gouverneur de la Banque centrale autour du Premier ministre Matata Ponyo Mapon, indique avoir « pris acte du ralentissement de la croissance économique en RDC ».

    « Sous réserve »

    Sur la base des « réalisations de production au premier semestre, projetées sur l’année », la croissance du PIB devrait s’établir à +4,3 % en 2016, estime le comité, « sous réserve de l’amélioration des statistiques de production dans le secteur de télécommunications confronté à la fraude ».

    Défendant le projet de loi de Finances rectificative (qui comprend une baisse de -22 % des dépenses) devant l’Assemblée nationale, en mai dernier, le Premier ministre Matata Ponyo Mapon prévoyait une croissance de +6,6 % en 2016. Plus tôt cette année, les autorités de Kinshasa évoquaient une croissance de l’ordre de +9 %.

    Début juin, le Comité de politique monétaire (CPM) de la Banque centrale du Congo avait abaissé sa prévision de croissance du PIB du Congo à +5,3 %. Le FMI table sur une croissance de +4,9 %, tandis que la Banque mondiale mise sur +6,32 %.

    Conjoncture minière difficile

    La RD Congo connaît une conjoncture difficile comme plusieurs pays d’Afrique subsaharienne – la croissance dans la région devrait chuter à +1,6 % cette année selon les prévisions du FMI.

    Le pays d’Afrique centrale pâtit de la conjoncture morose sur le marché des matières premières, notamment le recul du prix du cuivre, sa principale source de devises étrangères. Le métal rouge vaut un peu moins de 4 800 dollars la tonne, aujourd’hui, contre plus de 9 000 dollars la tonne en 2011 et environ 6 500 dollars mi-2015.

    Les Echos

    La chute des prix du cuivre a conduit des groupes miniers à ralentir leurs opérations, voire à les suspendre, à l’instar du suisse Glencore, qui a annoncé en septembre dernier l’arrêt de ses opérations au Katanga pour une durée de 18 mois.

    Selon les chiffres de la Banque centrale du Congo, cités par l’agence Reuters, la production de cuivre du pays a chuté de -14 % au premier semestre à 466 250 tonnes, tandis que celle de cobalt a baissé de -13 % à 35 267 tonnes.

    J.A

  • le gouvernement ordonne la libération de Fred Bauma, Christopher Ngoyi Mutamba et Yves Makwambala

    le gouvernement ordonne la libération de Fred Bauma, Christopher Ngoyi Mutamba et Yves Makwambala

    christopher-Le militant de Lucha, Fred Bauma, ainsi que Christopher Ngoyi Mutamba, Yves Makwambala et 21 autres personnes vont être remises en liberté sur décision du ministre congolais de la Justice, Alexis Thambwe Mwanba. Cette mesure dite de « décrispation politique » a été signée vendredi.

    Les 24 militants concernés doivent, selon le document, « recouvrer la liberté ou la liberté provisoire ». « Le chef de l’État en avait fait la demande », confirme à Jeune Afrique Lambert Mende, ministre de la Communication. La liste a été élaborée suite aux recommandations faites par le facilitateur togolais, Edem Kodjo, il y a quelques jours.

    Elle comprend, outre Fred Bauma, de Lucha, Christopher Ngoyi Mutamba, Yves Makwambala, de Filimbi, ou encore Jean-Marie Kalonji, président du mouvement « Il est temps RDC – Quatrième voie ». Fred Bauma et Yves Makwambala sont emprisonnés depuis le 15 mars 2015 et la liberté provisoire leur avait notamment été refusée le 17 mars 2016.

    Le document du ministère de la Justice précise également que deux chaînes de télévision doivent rouvrir : la CKTV et Canal Futur, respectivement proches de Jean-Pierre Bemba et de Vital Kamerhe. La signature intervient au lendemain de la rencontre entre les militants de Lucha et le président Joseph Kabila.

     

    J.A

  • Massacre a Beni

    Massacre a Beni

    Kobler _Beni_visite apres massacre-Les rebelles ADF sont accusés d’avoir massacré, samedi 13 août, environ trente-six personnes, au quartier Rwangoma, à Beni-ville (Nord-Kivu).

    Selon la société locale, les populations du quartier Paida auraient aperçu, vers 17 heures locales, une colonne de ces rebelles ougandais, se dirigeant vers Kasanga et Rwangoma, dans la commune de Behu.

    La même source indique que ces assaillants ont entamé leur sale besogne vers 18 heures, tuant au passage, à la machette et à la hache, des populations trouvées dehors et dans leurs habitations, et même ceux qui revenaient de leurs champs.

    La morgue de l’hôpital général de Beni est débordée et les corps des victimes sont entassés les uns sur les autres, sous la protection des policiers qui empêchent tout accès aux populations.

    Le bilan pourrait encore s’alourdir, indique la société civile, car, d’après elle, des corps sont retrouvés au fur et à mesure que les recherches s’effectuent sur le terrain.

     

    Pour la société civile, les forces de sécurité auraient pu empêcher ces massacres car, la population avait déjà signalé la présence de ces rebelles dans la ville quelques heures auparavant.

    «Nous disons toujours aux forces de sécurité qu’il faut mettre une forte ceinture autour de grandes agglomérations. A Beni, à Oicha, à Mbau. Apparemment, on ne sent pas cela. Et on l’a toujours dit, il ne faut pas subir les évènements, mais plutôt les précéder. Puis qu’ils [rebelles ADF] sont venus jusque dans le cœur de la commune Behu jusqu’à côté du quartier Rwangoma», a dénoncé le président de la société civile de Beni-ville, pasteur-Gilbert Kambale.

    La population en colère est descendue dans la rue pour protester contre ces massacres et demander la démission de certaines autorités du pays.

    Ce nouveau massacre est perpétré deux mois après que la société civile avait organisé trois journées ville-morte.

  • Arrestation d’un proche du chef des rebelles rwandais

    Arrestation d’un proche du chef des rebelles rwandais

    REBELLE BENI-L’armée congolaise a annoncé dimanche avoir arrêté dans l’est de la République démocratique du Congo (RD Congo) le responsable de la sécurité du chef rebelle hutu rwandais Sylvestre Mudacumura, recherché par la justice internationale.

    Les Forces armées de la RDC (Fardc) ont arrêté « Patrick Sabimana au cours d’une opération commando menée contre lui » jeudi à Katsiru, a déclaré à l’AFP le capitaine Guillaume Ndjike, un porte-parole de l’armée dans la province troublée du Nord-Kivu (est de la RDC).

    Le major Sabimana a été emmené vendredi à Goma, capitale du Nord-Kivu, a précisé le capitaine Ndjike. Selon lui, cette « arrestation va beaucoup déstabiliser les autres éléments FDLR ». Les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) ont été créées par des Hutu rwandais réfugiés dans l’est de la RDC après le génocide des Tutsi au Rwanda en 1994, qui a fait plus de 800.000 morts selon l’ONU.

    Katsiru est une localité du territoire de Rutshuru, située à une centaine de kilomètres dans le nord-ouest de Goma. Les FDLR sont très actifs dans ce territoire.

    Le major Sabimana est le chef de la protection du chef des FDLR, Sylvestre Mudacumura, visé par un mandat d’arrêt international depuis juillet 2012 pour des crimes commis dans les Kivus en 2009 et 2010.

    En juillet 2015, l’organisation Human Rights Watch avait exhorté le gouvernement congolais et la Mission de l’ONU en RDC (Monusco) à prendre des mesures pour arrêter Mudacumura, soulignant qu’il était toujours en liberté des années après l’émission du mandat d’arrêt.

    Les fondateurs des FDLR, ainsi qu’un certain nombre de ses plus anciens combattants, sont recherchés par la justice internationale qui les accuse d’avoir pris une part active au génocide rwandais.

    Opposés au pouvoir de Kigali, les FDLR, disséminés essentiellement au Nord et au Sud-Kivu, n’ont pas mené d’action militaire d’envergure au Rwanda depuis 2001, mais sont régulièrement accusés de commettre des atrocités contre les civils dans les zones sous leur contrôle.

    L’Est congolais est déchirée depuis plus de 20 ans par des conflits armés alimentés par des différends ethniques et fonciers, la concurrence pour le contrôle des ressources minières et des rivalités entre puissances régionales.

    J.A

  • 1991, une page de notre histoire commune au Congo-Kinshasa est en cours de se reproduire aujourd’hui encore

    1991, une page de notre histoire commune au Congo-Kinshasa est en cours de se reproduire aujourd’hui encore

    tshiyoyo-Congolais, il est temps de changer d’option car demain il sera trop tard…

    Craignant d’être emportés par le vent dit de la perestroïka, Mobutu et les siens, ayant perçu le danger à venir, se métamorphosèrent à travers le discours de Mobutu du 24 avril 1990. Et ce qui était en train de devenir le défunt MPR-parti-État se démultiplia en plusieurs rejetons, lesquels se repositionnèrent dans la blanchisserie de Limeté. Et faisant suite à ce positionnement nouveau, au Bureau exécutif de l’Union Sacrée de l’Opposition dite radicale, nous avons fini par avoir comme collègues de travail, dans les instances et structures de réflexion, des noms tels que les Nguz et autres. C’est dans ce contexte que vint l’année 1991. À l’horizon se profile un dialogue politique comme les Congolais les ont depuis adorés.

    Pendant ce temps, nous étions au Bureau exécutif de l’Union Sacrée parmi des Jeunes appelés les Jeunes Turcs de l’Opposition. Et lors d’une séance de réunion de l’Union Sacrée, chez le feu Iléo Songo Wamba du PDSC, le feu et fougueux Nyamuisi Muvingi, qui dans la foulée allait devenir l’acolyte incontesté de Jean de Dieu Nguz-A-Karl-I-Bond, insultait un Tshisekedi assis et silencieux en train de suivre le feu Nyamuisi l’admonester. Jusque-là, personne, sauf bien sûr quelques initiés qui étaient au parfum, savait que le jeu de Nyamuisi rentrait dans la stratégie de l’avènement en catimini d’un autre groupement politiquement qui allait se déclarer de la même opposition. Car, au même moment que Nyamuisi réprimandait Tshisekedi, son ami Nguz tenait lui la conférence de la sortie de ce qui se baptisera l’Union Sacrée Libérale. Mais avec un fait grave, la remise à la presse congolaise de la liste de présence, qui a été volée, de membres de l’Union Sacrée présents à la réunion ce jour-là chez Iléo. Comme quoi, ils donnèrent leur quitus à Nguz, qui portait le nouveau surnom de « mutoto wa mama ».

    Pris dans le piège de la démocratisation et du multipartisme, combattre Nguz-A-Karl-I-Bond sonnerait faux pour ceux qui militaient en faveur de la démocratisation du pays et de toutes les conneries qui y vont avec. C’est dans ce flou qu’il est annoncé la désignation et l’arrivée du sénégalais Wade à Kinshasa comme médiateur et facilitateur de l’Union Africaine, chapotée comme toujours par les Nations Unies. Nguz et les siens se précipitèrent de l’accueillir avec pompe. Tshisekedi, et comme aujourd’hui avec cet autre qu’on appelle Kodjo, se montre perplexe vis-à-vis de Wade. C’est la rencontre du Palais de Marbre où Wade déclarera que la classe politique congolaise manque de culture. Et Iléo dira que lui et les siens ne se battaient jamais pour qu’un muluba ne devînt premier ministre au Congo. Voilà qu’on en fait une histoire de Baluba. Et le principal muluba n’était autre que Tshisekedi. Nous rapportons ici des faits sans adhérer au discours de l’ethnisme. Malheureusement, ce sera le langage adopté par la bande à Nguz et à Kyungu. Cette situation risque de se reproduire aujourd’hui encore. Si hier ils ont opposé les Katanga au Kasaï, ils le Kivu risque d’être opposé au Kasaï sans que personne ne s’en aperçoive. Les mêmes Baluba qui ont eu à souffrir des affres du mobutisme sans être protégés, chassés du Katanga comme des Bilulu. Mais dans l’entretemps, Nguz comme Kengo, ce dernier avec son UDI et l’URD, deviendra premier ministre préféré de l’Occident et de Mobutu au motif que Tshisekedi était conflictuel. Cet argument méconnait le fait que la démocratie était synonyme de gestion des conflits.

    De nos jours encore, l’opinion entend parler d’un premier ministre qui sortirait du dialogue en cours au Congo-Kinshasa. Et à ce sujet, des noms circulent comme candidats premier- ministrables. Parmi ces noms se recrutent ceux qui, comme avec Wade hier, apportent en toute liberté et au nom de la démocratie, de pluralité d’opinions, leur soutien et préférence indéfectible à Kodjo, le facilitateur soutenu par l’Occident, désigné au Congo comme facilitateur international, c’est-à-dire le même Occident qui accueille et laisse une partie de l’opposition congolaise organiser ses conclaves partout en Europe. A voir tout ce qui se passe, on se dit, mais « biso baloka biso te ».

    Hier, Tshisekedi avait le peuple, il a toujours le peuple avec lui…mais Nguz, Kengo sont quand même devenus premiers ministres après des dialogues organisés sous la houlette de l’Occident. On ne sait pas si on insulte quelqu’un en le disant. Parce qu’aujourd’hui, dire ce que l’on pense devient un crime de lèse-majesté dans ce pays. Mais qui est celui qui ne voit rien venir ? Et pourquoi cette cécité, si aveuglement il y aurait ! Pourquoi le dire serait manifestement être contre quelqu’un alors que le pays vit ses derniers moments comme un État avant l’arrivée au pouvoir aux USA de Hitlery Clinton. C’est ainsi que la surnomme l’américain Paul Craig Roberts dans son dernier article sur son blog. La guerre économique des années 1980 et celle menée par proxys interposés ont fait du Congo un Etat failli.

    Nul ne le souhaite, mais le tout dernier combat de l’empire sera la destruction et la disparition du Congo-Kinshasa comme entité étatique et comme peuple.

    Il est temps de changer d’option, car demain il sera trop tard…

    Nous ne faisons pas partie du jeu. Des facilitateurs-pyromanes mais transformés en facilitation par la victime qui, par ce geste, innocente son bourreau. Oui, mais en échange de quoi?

    Likambo oyo eza likambo ya mabele…Likambo ya mabele, likambo ya makila.

    Mufoncol Tshiyoyo  

    Le Président National du Rassemblement pour l’Alternative Politique en RDC. R.A.P-en sigle Mouvement Politico-militaire,
    mufoncol_tshiyoyo@yahoo.com,
    004745007236, Facebook : Mufoncol Tshiyoyo

  • Le groupe de soutien poursuit sa médiation entre majorité et Rassemblement

    Le groupe de soutien poursuit sa médiation entre majorité et Rassemblement

    Kabila-et-Tshisekedi-En République démocratique du Congo, le Rassemblement de l’opposition a remis hier jeudi 4 août au groupe de soutien sa liste de détenus qu’il considère comme des prisonniers politiques. Leur libération est l’un des conditions préalable à la participation du rassemblement au dialogue. Une réunion qui s’est tenu à Limete au domicile d’Etienne Tshisekedi, l’opposant historique. Le groupe de soutien à la facilitation de l’Union africaine est venu pour tenter de convaincre le président de l’UDPS et ses alliés de rejoindre au plus vite le dialogue et d’accepter le facilitateur de l’Union africaine, Edem Kodjo qu’ils récusent.

    Le groupe de soutien a commencé la journée par se réunir autour d’Edem Kodjo pour faire le point sur les avancées et les points de blocage rencontrés par le facilitateur de l’Union africaine. Chaque représentant des organisations qui le composent (ONU, UE, UA, OIF et les deux organisations sous-régionales, la Communauté de l’Afrique australe et la Conférence des Grands lacs) a pris la parole pour donner sa vision et ses sensibilités : une réunion à huis clos de 3h, suivie d’un déjeuner de travail qui en prendra deux de plus, entrecoupé par de brefs entretiens avec certains des acteurs politiques, et par des coups de fil pour tenter de confirmer un rendez-vous avec la majorité qui n’a toujours pas fixé d’horaire.

    Une discussion «très franche»

    « On ne voit pas pourquoi on devrait les voir, c’est l’opposition qui refuse le dialogue », disait dans un premier temps un responsable de la majorité. Finalement, la situation se débloque, rendez-vous est pris pour ce vendredi matin, alors que l’imposant convoi du groupe de soutien, sans le facilitateur Edem Kodjo, prend la route de Limete et du domicile d’Etienne Tshisekedi, l’opposant historique.

    C’est tout le conseil des sages du Rassemblement de l’opposition qui est réuni autour de lui. Une discussion très franche, dit l’envoyé spécial de l’ONU pour les Grands lacs Saïd Djinnit. Si le groupe de soutien a tenté de convaincre l’opposition d’accepter Edem Kodjo, le facilitateur qu’elle récuse, le Rassemblement est resté ferme. « Notre position est irrévocable quelles qu’en soient les conséquences », aurait même dit l’opposant historique, Etienne Tshisekedi en guise de conclusion.

    A l’issue de la rencontre, Bruno Tshibala, de l’UDPS, a pris la parole au nom du Rassemblement de l’opposition. « Le Rassemblement a rappelé le préalable qu’il avait posé lors de la rencontre de Bruxelles au groupe de facilitation. Il s’agit 1/ de la transformation du groupe de soutien à la facilitation en un groupe international de facilitation, 2/ de l’opportunité d’avoir un comité préparatoire, 3/ la décrispation effective de la situation politique par la libération immédiate et inconditionnelle des prisonniers politiques et d’opinion qui croupissent dans les geôles du pouvoir et 4/ le non dédoublement des partis politiques. Le groupe de soutien a enregistré ces préoccupations et a promis d’aller les étudier et de nous réserver une réponse appropriée ».

    RFI

  • Des experts jugent le gouvernement “responsable des retards” du processus électoral en RDC –

    Des experts jugent le gouvernement “responsable des retards” du processus électoral en RDC –

    Bureau de la CENI
    Bureau de la CENI

    -Un groupe international d’experts a accusé, dans un rapport, les autorités de la République démocratique du Congo (RDC) d’être “responsables” des retards du processus électoral dans ce pays où la présidentielle censée se tenir cette année est devenue improbable.

    “Le gouvernement est responsable de nombreux retards artificiels dans le processus électoral, qui ont rendu impossible le respect de la Constitution et la tenue d’élections équitables et transparentes avant la fin de l’année”, lit-on dans ce rapport du Groupe d’étude sur le Congo.

    Interrogé par l’AFP, le porte-parole du gouvernement congolais Lambert Mende a jugé “insensée” cette accusation. “L’heure n’est plus à chercher à jeter des anathèmes sur les uns”, a-t-il ajouté.

    Dans ce rapport intitulé, “Congo: une bataille électorale périlleuse”, ce centre de recherche de l’Université de New York (NYU) demande au gouvernement congolais de “déclarer clairement que Joseph Kabila ne sera pas candidat” à la présidentielle et qu’il “ne changera pas les articles verrouillés” de la Constitution pour se maintenir au pouvoir.

    “Nulle part dans la Constitution, il n’est fait mention de déclaration de non candidature”, a répondu M. Mende, accusant le GEC de “chercher la petite bête”.

    Le président Kabila dirige la RDC depuis 2001, son mandat s’achève le 20 décembre et la Constitution lui interdit de se représenter, mais l’opposition le soupçonne de manoeuvrer pour reporter la présidentielle.

    La RDC traverse une crise profonde depuis 2011, à l’issue d’élections marquées par des fraudes massives ayant reconduit M. Kabila et sa majorité à la tête du pays.

    Fin novembre 2015, M. Kabila a convoqué un “dialogue national” en vue d’”élections apaisées”, mais le démarrage effectif de ces pourparlers censés réunir autour de la table la majorité, l’opposition et la société civile tarde.

    Jeudi, l’envoyé de l’Union européenne pour la région des Grands Lacs a appelé Kinshasa à libérer des détenus politiques, comme le réclame l’opposition, pour faciliter ce dialogue.

    Le climat politique est tendu en RDC où M. Kabila entretient le flou sur son avenir politique. Cependant, une récente décision de la Cour constitutionnelle l’a autorisé à rester en fonction si la présidentielle n’était pas organisée dans les temps. Une éventualité fort probable, la commission chargée d’organiser le scrutin n’ayant commencé à enregistrer les électeurs que le 31 juillet. Or ces opérations doivent durer 11 mois.

    Avec AFP