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  • Arrestation d’un proche du chef des rebelles rwandais

    Arrestation d’un proche du chef des rebelles rwandais

    REBELLE BENI-L’armée congolaise a annoncé dimanche avoir arrêté dans l’est de la République démocratique du Congo (RD Congo) le responsable de la sécurité du chef rebelle hutu rwandais Sylvestre Mudacumura, recherché par la justice internationale.

    Les Forces armées de la RDC (Fardc) ont arrêté « Patrick Sabimana au cours d’une opération commando menée contre lui » jeudi à Katsiru, a déclaré à l’AFP le capitaine Guillaume Ndjike, un porte-parole de l’armée dans la province troublée du Nord-Kivu (est de la RDC).

    Le major Sabimana a été emmené vendredi à Goma, capitale du Nord-Kivu, a précisé le capitaine Ndjike. Selon lui, cette « arrestation va beaucoup déstabiliser les autres éléments FDLR ». Les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) ont été créées par des Hutu rwandais réfugiés dans l’est de la RDC après le génocide des Tutsi au Rwanda en 1994, qui a fait plus de 800.000 morts selon l’ONU.

    Katsiru est une localité du territoire de Rutshuru, située à une centaine de kilomètres dans le nord-ouest de Goma. Les FDLR sont très actifs dans ce territoire.

    Le major Sabimana est le chef de la protection du chef des FDLR, Sylvestre Mudacumura, visé par un mandat d’arrêt international depuis juillet 2012 pour des crimes commis dans les Kivus en 2009 et 2010.

    En juillet 2015, l’organisation Human Rights Watch avait exhorté le gouvernement congolais et la Mission de l’ONU en RDC (Monusco) à prendre des mesures pour arrêter Mudacumura, soulignant qu’il était toujours en liberté des années après l’émission du mandat d’arrêt.

    Les fondateurs des FDLR, ainsi qu’un certain nombre de ses plus anciens combattants, sont recherchés par la justice internationale qui les accuse d’avoir pris une part active au génocide rwandais.

    Opposés au pouvoir de Kigali, les FDLR, disséminés essentiellement au Nord et au Sud-Kivu, n’ont pas mené d’action militaire d’envergure au Rwanda depuis 2001, mais sont régulièrement accusés de commettre des atrocités contre les civils dans les zones sous leur contrôle.

    L’Est congolais est déchirée depuis plus de 20 ans par des conflits armés alimentés par des différends ethniques et fonciers, la concurrence pour le contrôle des ressources minières et des rivalités entre puissances régionales.

    J.A

  • 1991, une page de notre histoire commune au Congo-Kinshasa est en cours de se reproduire aujourd’hui encore

    1991, une page de notre histoire commune au Congo-Kinshasa est en cours de se reproduire aujourd’hui encore

    tshiyoyo-Congolais, il est temps de changer d’option car demain il sera trop tard…

    Craignant d’être emportés par le vent dit de la perestroïka, Mobutu et les siens, ayant perçu le danger à venir, se métamorphosèrent à travers le discours de Mobutu du 24 avril 1990. Et ce qui était en train de devenir le défunt MPR-parti-État se démultiplia en plusieurs rejetons, lesquels se repositionnèrent dans la blanchisserie de Limeté. Et faisant suite à ce positionnement nouveau, au Bureau exécutif de l’Union Sacrée de l’Opposition dite radicale, nous avons fini par avoir comme collègues de travail, dans les instances et structures de réflexion, des noms tels que les Nguz et autres. C’est dans ce contexte que vint l’année 1991. À l’horizon se profile un dialogue politique comme les Congolais les ont depuis adorés.

    Pendant ce temps, nous étions au Bureau exécutif de l’Union Sacrée parmi des Jeunes appelés les Jeunes Turcs de l’Opposition. Et lors d’une séance de réunion de l’Union Sacrée, chez le feu Iléo Songo Wamba du PDSC, le feu et fougueux Nyamuisi Muvingi, qui dans la foulée allait devenir l’acolyte incontesté de Jean de Dieu Nguz-A-Karl-I-Bond, insultait un Tshisekedi assis et silencieux en train de suivre le feu Nyamuisi l’admonester. Jusque-là, personne, sauf bien sûr quelques initiés qui étaient au parfum, savait que le jeu de Nyamuisi rentrait dans la stratégie de l’avènement en catimini d’un autre groupement politiquement qui allait se déclarer de la même opposition. Car, au même moment que Nyamuisi réprimandait Tshisekedi, son ami Nguz tenait lui la conférence de la sortie de ce qui se baptisera l’Union Sacrée Libérale. Mais avec un fait grave, la remise à la presse congolaise de la liste de présence, qui a été volée, de membres de l’Union Sacrée présents à la réunion ce jour-là chez Iléo. Comme quoi, ils donnèrent leur quitus à Nguz, qui portait le nouveau surnom de « mutoto wa mama ».

    Pris dans le piège de la démocratisation et du multipartisme, combattre Nguz-A-Karl-I-Bond sonnerait faux pour ceux qui militaient en faveur de la démocratisation du pays et de toutes les conneries qui y vont avec. C’est dans ce flou qu’il est annoncé la désignation et l’arrivée du sénégalais Wade à Kinshasa comme médiateur et facilitateur de l’Union Africaine, chapotée comme toujours par les Nations Unies. Nguz et les siens se précipitèrent de l’accueillir avec pompe. Tshisekedi, et comme aujourd’hui avec cet autre qu’on appelle Kodjo, se montre perplexe vis-à-vis de Wade. C’est la rencontre du Palais de Marbre où Wade déclarera que la classe politique congolaise manque de culture. Et Iléo dira que lui et les siens ne se battaient jamais pour qu’un muluba ne devînt premier ministre au Congo. Voilà qu’on en fait une histoire de Baluba. Et le principal muluba n’était autre que Tshisekedi. Nous rapportons ici des faits sans adhérer au discours de l’ethnisme. Malheureusement, ce sera le langage adopté par la bande à Nguz et à Kyungu. Cette situation risque de se reproduire aujourd’hui encore. Si hier ils ont opposé les Katanga au Kasaï, ils le Kivu risque d’être opposé au Kasaï sans que personne ne s’en aperçoive. Les mêmes Baluba qui ont eu à souffrir des affres du mobutisme sans être protégés, chassés du Katanga comme des Bilulu. Mais dans l’entretemps, Nguz comme Kengo, ce dernier avec son UDI et l’URD, deviendra premier ministre préféré de l’Occident et de Mobutu au motif que Tshisekedi était conflictuel. Cet argument méconnait le fait que la démocratie était synonyme de gestion des conflits.

    De nos jours encore, l’opinion entend parler d’un premier ministre qui sortirait du dialogue en cours au Congo-Kinshasa. Et à ce sujet, des noms circulent comme candidats premier- ministrables. Parmi ces noms se recrutent ceux qui, comme avec Wade hier, apportent en toute liberté et au nom de la démocratie, de pluralité d’opinions, leur soutien et préférence indéfectible à Kodjo, le facilitateur soutenu par l’Occident, désigné au Congo comme facilitateur international, c’est-à-dire le même Occident qui accueille et laisse une partie de l’opposition congolaise organiser ses conclaves partout en Europe. A voir tout ce qui se passe, on se dit, mais « biso baloka biso te ».

    Hier, Tshisekedi avait le peuple, il a toujours le peuple avec lui…mais Nguz, Kengo sont quand même devenus premiers ministres après des dialogues organisés sous la houlette de l’Occident. On ne sait pas si on insulte quelqu’un en le disant. Parce qu’aujourd’hui, dire ce que l’on pense devient un crime de lèse-majesté dans ce pays. Mais qui est celui qui ne voit rien venir ? Et pourquoi cette cécité, si aveuglement il y aurait ! Pourquoi le dire serait manifestement être contre quelqu’un alors que le pays vit ses derniers moments comme un État avant l’arrivée au pouvoir aux USA de Hitlery Clinton. C’est ainsi que la surnomme l’américain Paul Craig Roberts dans son dernier article sur son blog. La guerre économique des années 1980 et celle menée par proxys interposés ont fait du Congo un Etat failli.

    Nul ne le souhaite, mais le tout dernier combat de l’empire sera la destruction et la disparition du Congo-Kinshasa comme entité étatique et comme peuple.

    Il est temps de changer d’option, car demain il sera trop tard…

    Nous ne faisons pas partie du jeu. Des facilitateurs-pyromanes mais transformés en facilitation par la victime qui, par ce geste, innocente son bourreau. Oui, mais en échange de quoi?

    Likambo oyo eza likambo ya mabele…Likambo ya mabele, likambo ya makila.

    Mufoncol Tshiyoyo  

    Le Président National du Rassemblement pour l’Alternative Politique en RDC. R.A.P-en sigle Mouvement Politico-militaire,
    mufoncol_tshiyoyo@yahoo.com,
    004745007236, Facebook : Mufoncol Tshiyoyo

  • Le groupe de soutien poursuit sa médiation entre majorité et Rassemblement

    Le groupe de soutien poursuit sa médiation entre majorité et Rassemblement

    Kabila-et-Tshisekedi-En République démocratique du Congo, le Rassemblement de l’opposition a remis hier jeudi 4 août au groupe de soutien sa liste de détenus qu’il considère comme des prisonniers politiques. Leur libération est l’un des conditions préalable à la participation du rassemblement au dialogue. Une réunion qui s’est tenu à Limete au domicile d’Etienne Tshisekedi, l’opposant historique. Le groupe de soutien à la facilitation de l’Union africaine est venu pour tenter de convaincre le président de l’UDPS et ses alliés de rejoindre au plus vite le dialogue et d’accepter le facilitateur de l’Union africaine, Edem Kodjo qu’ils récusent.

    Le groupe de soutien a commencé la journée par se réunir autour d’Edem Kodjo pour faire le point sur les avancées et les points de blocage rencontrés par le facilitateur de l’Union africaine. Chaque représentant des organisations qui le composent (ONU, UE, UA, OIF et les deux organisations sous-régionales, la Communauté de l’Afrique australe et la Conférence des Grands lacs) a pris la parole pour donner sa vision et ses sensibilités : une réunion à huis clos de 3h, suivie d’un déjeuner de travail qui en prendra deux de plus, entrecoupé par de brefs entretiens avec certains des acteurs politiques, et par des coups de fil pour tenter de confirmer un rendez-vous avec la majorité qui n’a toujours pas fixé d’horaire.

    Une discussion «très franche»

    « On ne voit pas pourquoi on devrait les voir, c’est l’opposition qui refuse le dialogue », disait dans un premier temps un responsable de la majorité. Finalement, la situation se débloque, rendez-vous est pris pour ce vendredi matin, alors que l’imposant convoi du groupe de soutien, sans le facilitateur Edem Kodjo, prend la route de Limete et du domicile d’Etienne Tshisekedi, l’opposant historique.

    C’est tout le conseil des sages du Rassemblement de l’opposition qui est réuni autour de lui. Une discussion très franche, dit l’envoyé spécial de l’ONU pour les Grands lacs Saïd Djinnit. Si le groupe de soutien a tenté de convaincre l’opposition d’accepter Edem Kodjo, le facilitateur qu’elle récuse, le Rassemblement est resté ferme. « Notre position est irrévocable quelles qu’en soient les conséquences », aurait même dit l’opposant historique, Etienne Tshisekedi en guise de conclusion.

    A l’issue de la rencontre, Bruno Tshibala, de l’UDPS, a pris la parole au nom du Rassemblement de l’opposition. « Le Rassemblement a rappelé le préalable qu’il avait posé lors de la rencontre de Bruxelles au groupe de facilitation. Il s’agit 1/ de la transformation du groupe de soutien à la facilitation en un groupe international de facilitation, 2/ de l’opportunité d’avoir un comité préparatoire, 3/ la décrispation effective de la situation politique par la libération immédiate et inconditionnelle des prisonniers politiques et d’opinion qui croupissent dans les geôles du pouvoir et 4/ le non dédoublement des partis politiques. Le groupe de soutien a enregistré ces préoccupations et a promis d’aller les étudier et de nous réserver une réponse appropriée ».

    RFI

  • Des experts jugent le gouvernement “responsable des retards” du processus électoral en RDC –

    Des experts jugent le gouvernement “responsable des retards” du processus électoral en RDC –

    Bureau de la CENI
    Bureau de la CENI

    -Un groupe international d’experts a accusé, dans un rapport, les autorités de la République démocratique du Congo (RDC) d’être “responsables” des retards du processus électoral dans ce pays où la présidentielle censée se tenir cette année est devenue improbable.

    “Le gouvernement est responsable de nombreux retards artificiels dans le processus électoral, qui ont rendu impossible le respect de la Constitution et la tenue d’élections équitables et transparentes avant la fin de l’année”, lit-on dans ce rapport du Groupe d’étude sur le Congo.

    Interrogé par l’AFP, le porte-parole du gouvernement congolais Lambert Mende a jugé “insensée” cette accusation. “L’heure n’est plus à chercher à jeter des anathèmes sur les uns”, a-t-il ajouté.

    Dans ce rapport intitulé, “Congo: une bataille électorale périlleuse”, ce centre de recherche de l’Université de New York (NYU) demande au gouvernement congolais de “déclarer clairement que Joseph Kabila ne sera pas candidat” à la présidentielle et qu’il “ne changera pas les articles verrouillés” de la Constitution pour se maintenir au pouvoir.

    “Nulle part dans la Constitution, il n’est fait mention de déclaration de non candidature”, a répondu M. Mende, accusant le GEC de “chercher la petite bête”.

    Le président Kabila dirige la RDC depuis 2001, son mandat s’achève le 20 décembre et la Constitution lui interdit de se représenter, mais l’opposition le soupçonne de manoeuvrer pour reporter la présidentielle.

    La RDC traverse une crise profonde depuis 2011, à l’issue d’élections marquées par des fraudes massives ayant reconduit M. Kabila et sa majorité à la tête du pays.

    Fin novembre 2015, M. Kabila a convoqué un “dialogue national” en vue d’”élections apaisées”, mais le démarrage effectif de ces pourparlers censés réunir autour de la table la majorité, l’opposition et la société civile tarde.

    Jeudi, l’envoyé de l’Union européenne pour la région des Grands Lacs a appelé Kinshasa à libérer des détenus politiques, comme le réclame l’opposition, pour faciliter ce dialogue.

    Le climat politique est tendu en RDC où M. Kabila entretient le flou sur son avenir politique. Cependant, une récente décision de la Cour constitutionnelle l’a autorisé à rester en fonction si la présidentielle n’était pas organisée dans les temps. Une éventualité fort probable, la commission chargée d’organiser le scrutin n’ayant commencé à enregistrer les électeurs que le 31 juillet. Or ces opérations doivent durer 11 mois.

    Avec AFP

  • Qui est ce mystérieux Grec qui a réussi à traîner Katumbi et Muyambo devant la justice ?

    Qui est ce mystérieux Grec qui a réussi à traîner Katumbi et Muyambo devant la justice ?

    Moise-Katumbi-Emmanouil Stoupis a permis, en quelques mois seulement, de mener devant la justice deux figures de l’opposition katangaise.

    Une arrestation et une condamnation. En moins d’un an et demi, le mystérieux Grec Emmanouil Stoupis a réussi à accrocher deux opposants congolais à son tableau de chasse judiciaire. Il y a d’abord eu Jean-Claude Muyambo, l’ancien bâtonnier de Lubumbashi, détenu depuis janvier 2015. Puis l’ancien gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi, condamné à trois ans de prison et à 1 million de dollars (907 millions d’euros) de dommages et intérêts le 20 juin.

    Le départ pour la Grèce 

    Avant de devenir aussi procédurier, ce quinquagénaire était largement inconnu au Congo, son pays de naissance. Arrivé du temps de la colonisation belge, son père, Alexandros, fut un collaborateur de l’Union minière du Haut-Katanga. Après l’indépendance, en 1960, ce dernier se constitue un patrimoine immobilier à Lubumbashi, Kolwezi, Mushasa et Kasaji notamment.

    La famille quitte le pays en 1974, alors qu’Emmanouil est encore enfant. Les Stoupis ont d’abord conservé des immeubles au Katanga, mais ils seront saisis dans le cadre de la politique de « zaïrianisation » voulue par Mobutu. C’est ainsi que Raphaël Katebe Katoto, le demi-frère de Moïse Katumbi, récupère l’immeuble de Lubumbashi en 1976. Selon les avocats de Stoupis, Katebe aurait dû le restituer une décennie plus tard, lorsque Mobutu a fait machine arrière. Mais les Stoupis ne s’en sont pas inquiétés avant 2002.

    Récupération des biens immobiliers familiaux

    Cette année-là, Emmanouil, qui réside désormais en Grèce et ne parle quasiment plus français ni swahili, recrute Jean-Claude Muyambo, alors bien vu du gouvernement, pour remettre la main sur les immeubles.

    En 2014, il change subitement de conseil et recrute Me Ambroise Kamukuny. Ce nouvel avocat n’est pas n’importe qui : député de la Majorité présidentielle, élu en 2011 à Kazumba (Kasaï-Central), il est aussi l’avocat de Kalev Mutond, le chef de l’Agence nationale de renseignement (ANR) – autrement dit l’un des hommes les plus influents du pays, très proche du président Kabila.

    Comment Stoupis en est-il arrivé à faire appel à lui ? « Un ami nous a mis en contact », répond l’avocat. Il ne dit pas qui, mais précise que son client « n’a pas de motivation politique » : « C’est un homme sans emploi à ma connaissance et qui a peu de moyens. D’ailleurs, il ne me paie pas. Nous sommes convenus que je me rémunérerai sur une partie des indemnisations. »

    Troublante coïncidence

    Toujours est-il que le nouveau duo se retourne contre Muyambo, accusé d’avoir profité des mandats de recouvrement confiés par Stoupis pour vendre ses biens à son propre compte. Hasard ? Les ennuis de Muyambo coïncident aussi avec le début des tensions entre l’entourage du président et les Katangais qui s’opposent à son maintien au pouvoir au-delà de la fin de 2016.

    Muyambo est arrêté à Kinshasa, le 20 janvier 2015, alors que les manifestations anti-Kabila qu’il est venu soutenir battent leur plein. Le 10 juin 2016, Stoupis attaque ensuite Moïse Katumbi pour spoliation devant le tribunal de Lubumbashi. Fait troublant : les avocats de Stoupis ne se sont pas contentés de demander des dommages et intérêts. Ils ont aussi réclamé une peine d’inéligibilité à l’encontre de Katumbi.

  • Le chanteur congolais a retrouvé sa liberté samedi.

    Le chanteur congolais a retrouvé sa liberté samedi.

    koffi-olomide-Koffi Olomide annonce qu’il est sorti de prison dans une video postée sur sa page Facebook. I remercie ses fans pour leur appui.

    “À la maison en Famille. … Merci…est un mot trop simple. Ce que je souhaiterai exprimer est au-dessus de cela. Je suis à la fois touché et reconnaissant pour le soutien indéfectible que vous m’avez apporté, je ne pourrai jamais assez vous remercier”, écrit-il sur Facebook à côté d’une photo de famille et d’une vidéo où on le voit habillé tout en blanc, descendant d’un véhicule de luxe de la même couleur alors qu’il est ovationné par ses fans.

    Vendredi, la chambre de Conseil de juges a rejeté la demande de mise en liberté provisoire de ses avocats.

    Mais ses derniers ont fait appel et attendaient une réponse au plus tard lundi.

    Le juge avait, par contre, accordé au Parquet sa mise en détention préventive pour 15 autres jours, question de poursuivre l’enquête.

    Mais la décision a été changée en dernière minute.

    “Nous avons démontré que les conditions de la mise en détention préventive ne sont pas réunies. Mais malgré tout cela, le juge ne nous a pas suivis. Il a autorisé au magistrat sa mise en détention préventive. Nous venons de relever appel. Nous attendons le juge d’appel; je crois qu’au plus tard en début de semaine, il va réexaminer la demande de sa mise en liberté provisoire”, a déclaré un de ses avocats à la presse après l’audience de vendredi en chambre du conseil de juges.

    Entre-temps, l’artiste a, de la prison, publié sur sa page Facebook un selfie avec sa femme, affirmant : “chers fans, rassurez-vous, je me porte bien”.

    L’artiste a été entendu et inculpé par le procureur “pour coups et blessures simples” à la suite d’une vidéo qui a provoquée de l’émoi sur la toile, montrant le musicien assener un coup de pieds à une de ses danseuses à l’aéroport de Nairobi, au Kenya, où il était attendu pour une série de productions.

    Pour l’heure, l’affaire n’est qu’au stade de l’enquête pré-juridictionnelle donc loin du procès proprement dit, a affrimé, dans une interview à VOA Afrique, le procureur général de Kinshasa, Romuald Pumbwe.

    Apres l’instruction, il reviendra au juge de fixer la date du début du procès. Mais à en croire le procureur, l’infraction dont le chanteur est accusé ne l’expose pas à une peine dépassant cinq mois de détention.

    Antoine Agbepa Mumba, de son vrai nom, Koffi Olomide, avait été expulsé du Kenya après avoir été filmé, la veille, à l’aéroport de Nairobi en train de donner un violent coup de pied à l’une de ses danseuses. Dans la foulée, les autorités zambiennes ont annulé un concert qu’il devait donner à Lusaka.

    En août 2012, Koffi Olomide, auteur de 26 albums, avait été condamné à Kinshasa à trois mois de prison avec sursis pour “coups et blessures volontaires” contre son producteur.

    VOA

  • Tshisekedi exige la présidentielle et le départ de Kabila avant fin 2016 en RDC

    Tshisekedi exige la présidentielle et le départ de Kabila avant fin 2016 en RDC

    meeting 31-Plusieurs milliers de personnes étaient rassemblées dimanche à Kinshasa pour assister au premier meeting depuis son retour de l’opposant historique Étienne Tshisekedi, vu comme un espoir de relance du dialogue entre l’opposition et le président à l’heure où plane l’incertitude sur la tenue de la présidentielle.

    “Le sens de ma lutte est d’ériger un véritable État sur cette terre de nos ancêtres, seul apte à prendre en compte vos aspiration et de concourir à votre bien-être général. La où le régime de prédation la misère et la désolation : de la Gécamine au Katanga, de la MIBA au Kasaï, ou de Kilomoto au Maniema, partout où la mauvaise gouvernance du pays a provoqué des multitudes de victilmes, je donne l’assurance que des plans pertinents sont prévus, à mettre en oeuvre, dans le cadre d’un gouvernement responsable”, a affirmé ce dimanche Etienne Tshisekedi, lors de son discours.

    Un climat politique très tendu règne en RDC depuis plusieurs mois. L’opposition congolaise craint que le président Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001 et à qui la Constitution interdit de briguer un nouveau mandat, ne reporte le scrutin présidentiel prévu en fin d’année pour s’accrocher au pouvoir.

     M. Tshisekedi, 83 ans, est rentré mercredi en République démocratique du Congo après deux ans de convalescence en Belgique. A son arrivée en RDC, des milliers de personnes s’étaient massées pour l’accueillir.

    Opposant sous la dictature de Mobutu Sese Seko (1965-1997), l’octogénaire a aussi combattu le régime de son successeur Laurent-Désiré Kabila, père de l’actuel chef de l’État. Il était arrivé deuxième de la présidentielle de 2011, dont il avait rejeté les résultats.

    Jusqu’ici, l’opposition congolaise n’a jamais réussi à former un front uni contre le régime de M. Kabila. Il y a un mois, un opposant de poids, Moïse Katumbi, a été mis en difficulté par le régime et contraint de partir à l’étranger.

    Dans un tel contexte, l’opposition espère que le retour d’Etienne Tshisekedi, un chef de file encore très populaire, permettra d’obtenir des avancées face au président sortant, soupçonné de vouloir demeurer au pouvoir au-delà de la fin de son mandat, au mépris de la Constitution.

    La majorité quant à elle attend de M. Tshisekedi qu’il annonce la participation au “dialogue national” du Rassemblement, nouvelle coalition des forces opposées au maintien de M. Kabila au delà de son mandat.

    Joseph Kabila a convoqué ce dialogue en novembre pour permettre l’organisation d’”élections apaisées” mais plusieurs forces d’opposition ont décidé de bouder un forum perçu comme un “piège” du pouvoir.

    Alors que des milliers de partisans gagnaient le centre de Kinshasa, où doit s’exprimer Etienne Tshisekedi, plus à l’est, une foule considérable occupait les alentours de la résidence de l’opposant, en vue de l’escorter jusqu’au lieu du meeting, a constaté une journaliste de l’AFP.

    “Aboutir à quelque chose de bon”

    Une clameur a accompagné l’apparition du vieil opposant coiffé de sa légendaire casquette grise, à bord d’une jeep qui le conduisait au boulevard Triomphal où patientaient depuis le matin des milliers de partisans.

    Une armée de motards a précédé la jeep, dans un concert de klaxons pour former le cortège, dans un décor constitué des drapeaux des différents partis d’opposition, empêchant toute circulation dans les deux sens du boulevard Lumumba qui conduit à l’aéroport international de Ndjili à Kinshasa.

    Un groupe de jeunes portant un cercueil scandait des slogans hostiles au président Kabila, gesticulant comme lors d’un deuil.

    L’opposant doit s’exprimer sur le podium orné d’une bâche bleue portant les inscriptions : “Le Rassemblement, amour du Congo – Unité de l’opposition”.

    Sur des banderoles on pouvait lire: “Le changement c’est maintenant”; “pas de dialogue sans libération des prisonniers politique et d’opinion”.

    “Le seul leader en RDC, c’est Tshisekedi, malgré son âge”, assure Faustin Kabeya, militant d’une soixantaine d’années de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), le parti d’opposition historique.

    “En 2011, nous avions voté Tshisekedi mais la communauté internationale a toujours imposé Kabila”, s’emporte Martin, appelant à l’alternance à la tête de l’État le 20 décembre, date de la fin du mandat du dirigeant congolais.

    “Nous réclamons aujourd’hui l’alternance, nous réclamons la libération des prisonniers politiques et d’opinion”, décrète Gloria Senga, militante de Lutte pour le changement (Lucha), un mouvement citoyen dont une dizaine de militants ont été “arrêtés injustement” depuis mars 2015 en RDC.

    Le régime actuel étant “dictatorial, autoritaire”, la militante espère que le “Rassemblement va aboutir à quelque chose de bon”, pour la RDC.

    Avec AFP

  • Qui héritera du capital politique de Tshisekedi?

    Qui héritera du capital politique de Tshisekedi?

    tshisekedi-Ministre chargé des relations avec le Parlement, ancien journaliste et fondateur de l’hebdomadaire « Le Soft », Tryphon Kin Kiey Mulumba, depuis l’ère Mobutu dont il fut le dernier ministre de l’Information, a connu tous les régimes politiques des dernières décennies.

    Aujourd’hui engagé aux côtés du président Kabila, il n’est certainement pas un observateur neutre, mais c’est avec lucidité et franchise qu’il analyse les derniers développements de l’heure.
    Il croit toujours que, sous l’égide du facilitateur Edem Kodjo un dialogue pourrait s’amorcer entre le pouvoir et l’opposition le 30 juillet prochain, afin de négocier un inévitable report des échéances électorales, sinon le rythme même des scrutins : « est-il réellement indispensable que, tous les cinq ans, dans un pays aussi vaste que la RDC, l’Etat ait à débourser un milliard de dollars pour organiser des élections générales ? Actuellement, à la suite de la baisse des cours du cuivre, le budget total ne dépasse guère les 5 milliards de dollars… »

    Pour Kin Kiey Mulumba, l’idée du dialogue n’est pas nouvelle : « au début, c’est le parti d’Etienne Tshisekedi qui, au nom de l’opposition, réclamait cette discussion « inclusive ». Le président Kabila, désireux de dépasser le cadre de la classe politique, s’était entretenu avec des représentants des syndicats, des femmes, des jeunes, des étudiants, afin de prendre le pouls de la population…

    Les négociations avec l’UDPS (Union pour la démocratie et le progrès social) le parti d’Etienne Tshisekedi, ont eu lieu en plusieurs endroits : à Ibiza, en Italie, à Bruxelles, à Nice… Il était question de l’entrée de membres de l’UDPS au gouvernement, d’ouvertures et de promotions au niveau de l’Assemblée nationale… »

    Kin Kiey Mulumba, l’ancien journaliste, est formel : « un accord a été signé, en bonne et due forme… » Et il ne dément pas lorsque nous citons le chiffre de ce « gentlemen agreement » qui circule à Kinshasa, quelque douze millions de dollars…
    L’enjeu réel de ces tractations, au-delà de la gestion de la période de transition se situant au-delà de l’expiration du mandat présidentiel, c’est évidemment le « capital politique » que représente encore Etienne Tshisekedi : malgré son âge, 84 ans, ce dernier a gardé une immense popularité, gagnée lorsqu’il démystifiait un Mobutu au faîte de sa puissance. Aujourd’hui encore, « Tshi Tshi » est le préféré » des quartiers populaires de Kinshasa, le héros des Kasaïens, sa province d’origine et son nom est resté connu jusque dans les campagnes les plus reculées.

    Le pouvoir en place aurait souhaité s’associer à ce poids lourd de la politique, mais il aurait été « dribblé » par Moïse Katumbi, l’ancien gouverneur du Katanga. Ce dernier apparaît aujourd’hui comme le principal challenger du chef de l’Etat et, craignant pour sa vie, il a du quitter le pays.

    D’après Kin Kiey Mulumba, Moïse Katumbi, après s’être opposé au président Kabila, aurait nourri pour lui-même des ambitions présidentielles, servies par son immense fortune.

    Cette dernière découlerait de la très profitable revente d’actifs miniers et des bénéfices réalisés par ses sociétés au Katanga. Grâce aux moyens matériels dont il dispose, ainsi que son frère Katebe Katoto, un homme d’affaires domicilié en Belgique, Moïse Katumbi est le seul à pouvoir « s’offrir » une campagne électorale à l’échelle du pays, le seul à pouvoir soutenir ses alliés du G7 (sept personnalités naguère proches de Kabila et qui se sont ralliés à sa candidature).

    Pour Kin Kiey Mulumba, le virage de Tshisekedi, désormais opposé au dialogue et exigeant à son tour que des élections se tiennent dans les délais prévus, s’expliquerait par une raison très simple : « Moïse a doublé la mise…C’est lui aussi qui a payé le jet privé avec lequel Tshisekedi est rentré au pays, l’aller ayant été, voici deux ans, payé par le président Kabila… »

    C’est dimanche prochain que le vieux leader devrait tenir un meeting à Kinshasa, ce qui permettra de mesurer réellement sa popularité.
    Kabila/Katumbi : les contours du match se précisent de plus en plus, avec tout le potentiel de violence qu’il comporte. A noter cependant que l’hebdomadaire français « le Point » généralement bien introduit, assure pour sa part que le Docteur Mukwege, malgré ses démentis répétés, pourrait un jour apparaître comme le candidat idéal pour diriger une transition consensuelle…Le médecin de Panzi est d’ores et déjà soutenu par une large partie de la diaspora congolaise, de plus en plus présente dans le débat…

  • l’Agence nationale de renseignement demande une enquête sur la juge de Lubumbashi

    l’Agence nationale de renseignement demande une enquête sur la juge de Lubumbashi

    kalev-L’Agence nationale de renseignement (ANR) congolaise a démenti mercredi les accusations de la juge Chantale Ramazani Wazuri qui a déclaré avoir subi des pressions pour faire condamner Moïse Katumbi. L’agence a demandé l’ouverture d’une enquête.

    L’imbroglio judiciaire se poursuit. Quelques heures après la publication d’une lettre de la juge Chantale Ramazani Wazuri dénonçant les pressions qu’elle aurait subies pour faire condamner l’opposant Moïse Katumbi, l’Agence nationale de renseignement (ANR) contre-attaque.

    Dans une « mise au point » datée du 27 juillet reçue par Jeune Afrique, l’agence « demande vivement à la Justice qu’une enquête soit ouverte à ce sujet et que le résultat soit rendu publique ».

    « Obligée » à « condamner Moïse Katumbi »

    Dans sa lettre, Chantale Ramazani Wazuri, présidente du tribunal de Lubumbashi, accusait en effet l’Administrateur général de l’ANR, Kalev Mutond de l’avoir « obligée » à « condamner monsieur Moïse Katumbi Chapwe ». « Cette condamnation avait notamment pour objectif d’obtenir son inéligibilité en cas de présentation de sa candidature à la présidence de la république », avait-elle encore écrit.

    Le 20 juin, Moïse Katumbi avait été condamné en son absence par le Tribunal de paix de Lubumbashi/Kamalondo à 36 mois de prison et un million de dollars de dommages et intérêts pour faux et usage de faux, après avoir été attaqué en justice par un citoyen grec, Emmanouïl Alexandros Stoupis, dans une affaire immobilière. Cette condamnation fait peser une incertitude sur son retour annoncé au pays et sur la candidature à la présidentielle qu’il entend présenter.

    Une juge « en fuite » 

    La situation de la juge Ramazani Wazuri est aujourd’hui incertaine. Injoignable, elle se « cacherait » et « chercherait à fuir » depuis l’envoi de son courrier au ministre de la Justice, selon une source qui a été en contact avec elle.

    Dans sa « mise au point », l’ANR affirme que « l’administrateur général n’a jamais eu de contact ni direct, ni indirect avec cette juge qu’il ne connaît même pas » et qu’elle « doute aussi bien de l’authenticité que de la véracité du contenu de cette lettre ». « Cette correspondance, si elle existe, ne peut être, en réalité, que l’œuvre d’une officine spécialisée dans l’achat des consciences », poursuit le texte.

    Mutond, proche collaborateur de Kabila

    L’administrateur général de l’ANR, Kalev Mutond, est l’un des plus proches collaborateurs du président congolais, Joseph Kabila. Il intervient dans l’élaboration de sa stratégie politique et joue parfois le rôle d’émissaire auprès d’autres responsables politiques. Par ailleurs, Kalev Mutond a notamment eu pour avocat Me Ambroise Kamukuny, lequel a plaidé pour Emmanouïl Alexandros Stoupis contre Moïse Katumbi. Interrogé sur cette concordance par Jeune Afrique, Kalev Mutond avait affirmé que cet avocat « était libre » et qu’il « ne pouvait pas l’empêcher de travailler avec quelqu’un d’autre ».

    JA

  • Le retour de Tshisekedi peut-il débloquer la crise politique en RDC ?

    Le retour de Tshisekedi peut-il débloquer la crise politique en RDC ?

    Supporters of Congolese opposition leader Etienne Tshisekedi gather to receive him upon his arrival at the airport in the Democratic Republic of Congo's capital Kinshasa, July 27, 2016, after nearly two-year stay overseas for medical treatment. REUTERS/Kenny Katombe
    Supporters of Congolese opposition leader Etienne Tshisekedi gather to receive him upon his arrival at the airport in the Democratic Republic of Congo’s capital Kinshasa, July 27, 2016, after nearly two-year stay overseas for medical treatment. REUTERS/Kenny Katombe

    -Le retour au pays de l’opposant historique congolais Étienne Tshisekedi, 83 ans, pourrait selon des politiques locaux débloquer le processus de “dialogue national” vers des “élections apaisées”, pour lequel font pression la communauté internationale comme l’église.

    M. Tshisekedi, président du “Rassemblement”, coalition de forces d’opposition nouvellement créée en Belgique, est rentré à Kinshasa mercredi après deux ans d’absence, notamment pour raison médicale, accueilli chaleureusement par plusieurs centaines de milliers de partisans massés de l’aéroport jusqu’à sa résidence située 15 km plus loin.

    “L’espoir de toute la classe politique est que le retour d’Étienne Tshisekedi vienne enlever le doute quant à la participation du Rassemblement” au “dialogue national” proposé par le pouvoir, a déclaré à l’AFP André-Alain Atundu, porte-parole de la Majorité présidentielle (MP).

    Le “Rassemblement” a pourtant tout récemment récusé le facilitateur désigné par l’Union africaine (UA) Edem Kodjo, pour l’organisation de ce dialogue politique national, l’accusant de jouer le jeu du président congolais.

    L’opposition espère désormais que la popularité de son vieux chef de file permettra de mettre la pression pour obtenir des avancées face au président Joseph Kabila, soupçonné de vouloir demeurer au pouvoir au-delà de la fin de son mandat en décembre, au mépris de la Constitution, en commençant par retarder l’élection présidentielle.

    “L’accueil délirant réservé à Tshisekedi est un message adressé au facilitateur Edem Kodjo”, qui doit en tirer les conséquences politiques, souligne ainsi le député Martin Fayulu, président d’un petit parti d’opposition membre du “Rassemblement”.

    “Le soutien populaire à M. Tshisekedi exprime des attentes” des Congolais et devrait pousser le facilitateur à “recentrer” sa perception des forces en présence, renchérit le sénateur d’opposition Jacques Djoli.

    ‘vaincre les réticences ‘

    Côté majorité, le sénateur Léonard She Okitundu juge pour sa part que M. Tshisekedi doit maintenant “vaincre les réticences des anti-dialogue” de son camp.

    Dans le pays comme au sein de la communauté internationale, de nombreuses voix s’élèvent pour que les parties entament vite les discussions, afin d’éviter que le pays ne plonge, à nouveau, dans le chaos, après autant d’efforts consentis pour le sortir de deux guerres de l’est (1996-1997 et 1998-2003).

    Les évêques catholiques ont appelé l’opposition à amorcer le dialogue, tout en pressant la majorité d’accéder aux demandes de celle-ci en libérant davantage de prisonniers politiques et d’opinion.

    L’ONU, l’Union africaine, l’Union européenne ou encore les USA ont également invité toutes les forces politiques et sociales à aller au “dialogue national”.

    A ce stade, M. Tshisekedi a rallié un maximum des forces de l’opposition qui boudaient le dialogue convoqué par M. Kabila, au nom de la résolution 2277 du Conseil de sécurité exigeant le respect des délais fixés dans la Constitution congolaise pour l’organisation des élections.

    La majorité de la population de Kinshasa, où M. Kabila n’a jamais été populaire, est acquise à la cause de l’alternance. Et au fur et à mesure que la fin du mandat du président approche ce sentiment “se transforme en rêve”, juge le politologue Bwebwa Kalala, de l’Université catholique au Congo.

    Or, si cette foule était “manipulée” par les “faucons de l’opposition”, “il y a risque de reproduire les émeutes de janvier 2015 contre le pouvoir dans un format plus grand”, craint l’enseignant.

    En janvier 2015, la répression de manifestations d’opposition contre une tentative de modification de la loi électorale avait fait plus de 40 morts selon des ONG.

    Soucieux d’éviter le chaos, M. Kodjo, qui a qualifié d’”injustes” les accusations du Rassemblement, a multiplié ces derniers jours les contacts, promettant d’obtenir l’adhésion d’un “maximum de participants” au “dialogue national”.

    M. Tshisekedi, lui, s’adressera à ses partisans dimanche, lors d’un grand meeting avec la quasi-totalité des forces politiques opposées à tout report de la présidentielle et/ou à un troisième mandat du président Kabila.

    Avec AFP