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  • Dialogue en dents de scie : la Majorité présidentielle dans le dilemme

    Dialogue en dents de scie : la Majorité présidentielle dans le dilemme

    Le dialogue sera un moment e vérité. Celui où les attentes des uns et des autres apparaîtront au grand jour. Puisqu’à l’issue de ces pourparlers, des résolutions claires devront être arrêtées pour sortir la République démocratique du Congo de l’impasse dans laquelle la majorité dirigeante l’a plongée.

    Il n’y a aucun doute. La situation que vit le Congo-Kinshasa aujourd’hui n’est pas une fatalité. Elle a été conçue et mise en œuvre par la Majorité présidentielle qui n’ jamais fait mystère de son projet de pérenniser son autorité morale à la tête du pays. Ce, en dépit du fait que l’actuel locataire du Palais de la Nation est arrivé à son deuxième et dernier mandat conformément à la Constitution.

    LES REVENDICATIONS CORSÉES DU RASSEMBLEMENT

    Ce projet de la famille politique du chef de l’Etat n’a jamais été enterré. L’heuré est désormais arrivée pour que la vérité éclate. Le dialogue a déjà donné le ton malgré son caractère non représentatif. Les revendications et les attentes, notamment de l’opposition, présente ou absente du dialogue, sont connues.

    Le camp de Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement a préféré boycotter ce dialogue. Pour Etienne Tshisekedi et ses alliés, le pouvoir de Kinshasa doit mettre en œuvre de manière « intégrale » sa feuille de route, remise le 2 septembre à Joseph Kabila via Denis Sassou Nguesso pour la tenue d’un «dialogue véritable, crédible et inclusif » ainsi que pour le déblocage du processus électoral.

    A la lecture des termes de référence de cette feuille de route, le Rassemblement a adopté une position maximaliste. La majorité au pouvoir doit remplir tous les préalables favorisant la décrispation du climat politique avant la tenue du dialogue. Allusion  faite à la libération de tous es prisonniers politiques, à l’abandon des poursuites judiciaires « arbitraires » contre les opposants et les membres de la Société civile et à la réouverture des médias fermés « injustement » par le gouvernement.

    Bien plus, pour le Rassemblement, avant le début des négociations, toutes les parties devront s’engager, au préalable, à respecter : l’intangibilité du pacte républicain issu de Sun City, la Constitution du 18 février 2006, la primauté de l’Etat de droit ainsi que la résolution 2277 du Conseil de sécurité: Seule la satisfaction de tous ces préalables, auxquels il faut ajouter la récusation du facilitateur du dialogue, peut laisser la voie libre à la tenue du dialogue. Ces exigences n’étant pas encore remplies, ces opposants sèchent les travaux du dialogue.

    LA STRATÉGIE DE LA DYNAMIQUE INTERNE

    Les opposants qui prennent part au dialogue ont, eux, préféré tenir compte de quelques avancées réalisées par le gouvernement dans la libération de certains prisonniers politiques et l’ouverture des 3 médias appartenant aux acteurs politiques de l’opposition.

    Cependant ces opposants continuent à revendiquer des mesures complètes et définitives de l’intérieur.

    « Monsieur le facilitateur, nous portons sur nous des frustrations, des revendications des demandes et des requêtes de tout le monde ; des présents, tout comme des absents », a déclaré Vital Kamerhe, co-modérateur pour le compte de l’opposition au dialogue, lors de la cérémonie d’ouverture de ce forum à la cité de l’Union africaine.

    Ces revendications auxquelles Vital Kamerhe fait allusion sont, pour l’essentiel, les mêmes que celles du Rassemblement. « Vous êtes facilitateur, votre rôle se limite à nous mettre ensemble… pour voir qui sera e premier à violer la Constitution. D’ailleurs, les gens de la Majorité l’ont démontré à l’issue des travaux du comité préparatoire. Je n’ai pas noté qu’ils ont demandé un troisième mandat pour le président Kabila. Le document est là. En tout cas, cela ne viendra pas de nous et nous ne l’accepterons pas », a dit Vital Kamerhe, insinuant qu’ils sont à pour veiller à ce que la loi suprême ne soit pas violée. Dont acte.

    Entre les revendications maximalistes du Rassemblement et celles des opposants prenant part au dialogue, il faut die que la Majorité présidentielle n’aura pas la tâche facile. Déjà, elle sera obligée de se plier aux lignes directrices de ce dialogue qui restent le respect de la Constitution, l’application de la résolution 2277 et l’exigence de la poursuite du processus démocratique à travers des élections libres, transparentes et apaisées.

    UNE MAJORITÉ COINCÉE

    Outre l’Opposition qui prend part au dialogue, l’Eglise catholique, la communauté internationale et le peuple congolais portent tous les mêmes exigences : le respect du pacte républicain. Autant dire qu’au dialogue, la Majorité présidentielle est entre le marteau et enclume. Elle n’aura pas d’autre alternative que de se soumettre à l’ordre établi dont elle a d’ailleurs bénéficié de fruits pendant deux quinquennats démocratiques.

    Comme lors des concertations d’octobre 2013 où la famille du chef de l‘Etat n’a pas su faire passer son idée de modification de la Constitution, à ce dialogue politique national, toute idée d’un troisième mandat pour l’actuel président de la République ou tout projet de changer l’ordre politique en cours n’a pas, a priori, de chance de passer.

    LE POTENTIEL

     

  • CAN 2017 : la RDC qualifiée pour la phase finale

    CAN 2017 : la RDC qualifiée pour la phase finale

    Léopards 6-La RDC sera présente à Libreville au Gabon en janvier 2017. Elle a obtenu son ticket pour la phase finale de la Coupe d’Afrique des Nations après son succès devant la République Centrafricaine par 4-1. Match joué dimanche 4 septembre au stade des Martyrs. Neeskens Kebano (28e), Firmin Mubele Ndombe (45e),  Bolingi Mpangi (72e) et Jordan Botaka (90e) ont marqué pour les Léopards. Enza a réduit la marque pour les Centrafricains (62e). Avec 15 points, les poulains de Florent Ibenge terminent en tête du groupe B devant leur adversaire du jour (10 points).

    C’est la 18e participarion des Congolais en une phase finale de la CAN, qui est à sa 31e édition.

    Il n’y aura pas eu de temps d’observation entre les deux adversaires. Les Léopards ont timidement commencé le match, alors que les Centrafricains ont mis le pied sur l’accélérateur dès le début de la rencontre.

    Les premières tentatives sont des Fauves OUbangi. Les Congolais tentent de réagir, mais sans inquiéter le gardien centrafricain, à l’instar de la frappe de Chancel Mbemba qui passe largement à côté de la cage (7e).

    Trois minutes après, la RCA obtient un corner. Le tireur cherche le deuxième poteau. L’attaquant centrafricain est court et ne parvient pas à récupérer la balle.

    Pression centrafricaine

    Les Centrafricains maintiennent la pression. A la minute suivante, le médiateur Mambimbi Vivien, buteur à l’aller, tire de loin. La balle passe non loin de la cage de Matampi. Le stade retient son souffle.

    La RDC pèche dans les passes au milieu de terrain et ses erreurs profitent à l’adversaire. Sur une erreur de Youssouf Mulumbu, qui échoue dans sa dernière passe, l’ailier gauche centrafricain récupère la balle. Il dribble Issama et trouve son coéquipier à la droite. Ce dernier tire et sa frappe est contrée par le visage de Lomalisa qui sauve la RDC (13e).

    Une minute plus tard, la RCA obtient un corner qui ne produit rien. Toujours 0-0 au marquoir, mais la pression est forte dans le camp des Congolais.

    Les Centrafricains ont presque dominé les 15 premières minutes et ne vont rien lâcher. Enza, joueur de Valenciennes (France) traverse la défense congolaise. Il tente de tromper Matampi mais le poteau sauve le portier congolais. La balle rebondit sur les jambes d’un défenseur congolais. C’est le troisième corner de suite pour les Fauves du Bas-Oubangui.

    Dans l’entre jeu, c’est une bonne disposition tactique des Centrafricains. Ils sont au marquage des Congolais et ne laissent aucune issue aux Léopards (17e).

    Réveil des Léopards

    C’est à la 25e minute que les Congolais se réveillent. La première chaude alerte de la RDC provient de Youssouf Mulumbu. Le capitaine des Léopards trouve Neeskens Kebano qui centre au point de pénalty. Personne pour récupérer la balle si ce n’est un défenseur centrafricain.

    La RDC joue dans le camp de la RCA avec Chancel Mbemba au meilleur de sa forme. Bolasie fait un petit pont et trouve la tête de Bolingi qui passe à côté (26e).

    Bolasie se réveille. Il se joue de son vis-à-vis et trouve Kebano. L’actuel joueur de Fulham (Angleterre) fusille le gardien centrafricain et marque le premier but des Léopards. 1-0 pour la RDC (28e).

    Le match s’équilibre et les assauts vont de part et d’autre mais sans inquiéter les portiers.

    Bolasie est en jambe. Parti sur le flanc droit, il trouve Mubele Ndombe. Sa reprise de volée est écrasée et le gardien centrafricain capte net la balle (39’).

    Plus rien ne sera marqué. L’arbitre gambien Bakary Papa Gassama va siffler la fin de la première partie.

    Mubele creuse l’écart

    Les Congolais donnent le coup d’envoi à la reprise de la deuxième mi-temps. A l’opposé de la première, ils mettent le pied sur le ballon et quelques secondes suffiront pour creuser l’écart.

    Youssouf Mulumbu qui avait mal débuté la partie se ressaisit. Il termine bien la première période et débute la seconde mi-temps en forme. Sur une passe en profondeur, il trouve Firmin Mubele Ndombe. L’ancien attaquant de Vclub efface le gardien centrafricain et marque le deuxième but (45e).

    La RDC ne veut pas rater son entrée en jeu pour la seconde partie. Une minute après, Chancel Mbemba, qui aura été irréprochable s’essaye de loin. Il ne trouve pas le cadre.

    Le deuxième buteur Congolais, Mubele hérite par la suite d’une passe d’un de ses coéquipiers. Il fait un geste de trop dans la surface de réparation et le défenseur centrafricain surgit pour renvoyer la balle en corner (48e).

    Le cuir est joué par Yannick Bolasie. Il trouve Neeskens Kebano de grand jour. Sa frappe est écrasée. Elle est reprise par la tête de Bolingi mais la balle est à côté de la cage du gardien centrafricain.

    Botaka : passeur et buteur

    A vingt minutes de la fin du match, Florent Ibenge dit « Flo » décide de sortir Firmin Mubele qui se tord des douleurs. Jordan Botaka prend sa place. Un coachin payant puisque c’est de lui que proviennent les deux autres buts des Congolais.

    Il est d’abord passeur. Sur sa première touche de balle, Jordan Botaka prend de vitesse son premier garde du corps. Il se retrouve en face de deux autres défenseurs de la RCA. Il les efface tous deux, à deux reprises, et se crée un espace. Il fait une passe millimétrée à Bolingi. D’une talonnade intelligente, le virevoltant avant-centre de Mazembe marque un superbe but (72e).

    A 3-1, le stade exulte. Bolingi célèbre son but en exhibant la danse de fouet (fimbu en lingala). Le public l’accompagne comme pour dire que les Léopards chicotent leurs adversaires.

    Après le troisième but, Florent Ibenge fait tourner son effectif. Jacques Maghoma prend la place de Kebano (79e) et Remy Mulumba remplace Mulumbu (82e).

    Deux minutes après son entrée, Remy Mulumba récupère la balle, après un corner joué par Bolasie. Il trouve Chancel Mbemba qui laisse pour Bolasie. Il glisse et rate le cuir.

    Bolasie se rattrape. Il récupère un ballon et lâche une frappe lourde que le gardien centrafricain renvoie en corner. Il se charge de jouer le corner et trouve Botaka qui n’ajuste pas sa tête.

    C’est le même Botaka qui va se retrouver seul devant le gardien centraficain (90e). Marcel Tisserand, impérial pour sa première titularisation, lui donne une balle à partir de la défense. L’ancien joueur de Leeds United prend toute la défense de vitesse. Il fixe le portier et marque le 4e but.

    Avec ce large succès, la RDC se qualifie directement en phase finale de la Coupe d’Afrique des nations qui se jouera en janvier 2017 au Gabon.

    R.O

  • Les bons offices du président Sassou-Nguesso pour appuyer le dialogue

    Les bons offices du président Sassou-Nguesso pour appuyer le dialogue

    tshisekedisassou-Denis Sassou-Nguesso offre ses bons offices à la République démocratique du Congo. Le président de la République du Congo a séjourné à Kinshasa pour parler aux protagonistes de la scène politique afin de les amener à la table du dialogue. Il a eu un long entretien ce vendredi avec son homologue Joseph Kabila, un autre avec l’opposant historique Etienne Tshisekedi. Sassou-Nguesso a également reçu l’ancien vice-président de la RDC, Azarias Ruberwa, ainsi que le nonce apostolique accompagné du chef de la Monusco.

    « A ce niveau, il n’y a rien à dire. Nous sommes encore dans le processus. » C’est la petite phrase lancée aux journalistes par Félix Tshisekedi, secrétaire national aux affaires extérieures de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), à l’issue de l’audience accordée par le président Denis Sassou-Nugesso à la délégation du Rassemblement des forces acquises au changement.

    Luis Montemayor, le nonce apostolique, a lui été reçu en compagnie de Maman Sidikou, le chef de la Mission de l’ONU en RDC (Monusco). Luis Montemayor pense que trois des principaux acteurs politiques du pays devront être consultés dans la recherche de la solution à la crise actuelle : « Il y a certaines choses qui sont possibles, mais il faut contacter le président de la République démocratique du Congo, et surtout [Etienne] Tshisekedi et Moïse Katumbi [deux figures importantes de l’opposition congolaise, ndlr]. » Et le nonce apostolique de détailler certains facteurs d’apaisement nécessaires au dialogue : « Il faut continuer les mesures de décrispation, libérer les prisonniers politiques – au moins les cas qui sont possibles -, résoudre certaines mesures qui blessent Moïse Katumbi en particulier. Et résoudre ce fameux problème de facilitateur. »

    Le président Sassou-Nguesso a également rencontré Thomas Luhaka, le vice-Premier ministre en charge des Télécommunications. Ce dernier se dit favorable à plus d’inclusivité, mais il n’est pas d’accord pour que le facilitateur soit remplacé. C’est pourtant l’une des demandes du rassemblement de l’opposition.

    Amener au dialogue

    « Au stade où on en est, est-ce qu’on peut se permettre de récuser le facilitateur et de se mettre à [en] rechercher un autre ?, s’interroge Thomas Luhaka. Vous imaginez le temps que nous allons perdre alors qu’eux-mêmes disent qu’on court derrière le temps. On peut libérer aujourd’hui ceux qu’ils appellent les “prisonniers politiques”. Ce n’était pas dans mes attributions, dans mes compétences, mais de toute façon le gouvernement a déjà commencé à faire quelque chose. Mais je ne pense pas que si cette condition-là est remplie et que la récusation du facilitateur n’est pas révisée, ils [l’opposition] viendront autour de la table. »

    Alors que peut-on attendre du voisin qui propose ses bons offices ? « Faire venir au dialogue les partis politiques, les regroupements qui sont restés réfractaires jusqu’à ce jour, quel que soit le préalable », répond Azarias Ruberwa, président du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD) et ancien vice-président de la République.

    Pour le facilitateur du dialogue national politique inclusif, le Togolais Edem Kodjo, le président Denis Sassou-Nguesso est surtout venu prodiguer des conseils.

    RFI

  • Ouverture du dialogue en RDC: l’opposition dénonce des dizaines d’arrestations

    Ouverture du dialogue en RDC: l’opposition dénonce des dizaines d’arrestations

    affrontements_dialogue_rdc_-En République démocratique du Congo s’est ouvert jeudi après-midi le dialogue national pour des élections apaisées. Une cérémonie en grande pompe a marqué le début de ce processus. Etaient présents les représentants de l’Union africaine et des Nations unies. Dans le même temps, des affrontements ont éclaté entre les jeunes du rassemblement de l’opposition et les forces de police. Le rassemblement de l’opposition dénonce plus d’une centaine d’arrestations.

    Drôle de journée en RDC jeudi 1er septembre. Les leaders du rassemblement de l’opposition voulaient déposer leur feuille de route accompagnés de leurs jeunes militants au siège de l’Union africaine et de la Monusco. Le porte-parole de la police explique qu’il n’y avait pas besoin des jeunes pour déposer un mémorandum et qu’ils n’étaient pas autorisés à occuper la chaussée.

    Plus d’une centaine de personnes ont été arrêtées, selon le rassemblement, 90 dont 85 à la Gombe selon la police. Des affrontements ont eu lieu pendant plusieurs heures, avec des jets de pierres, des gaz lacrymogènes, y compris entre partis de l’opposition pro et anti-dialogue. Des dégâts matériels sont à déplorer.

    Toute autre ambiance en revanche à la cité de l’Organisation de l’unité africaine (OUA), où se tenait ce dialogue. Des dizaines de partisans de la majorité ont manifesté leur soutien au dialogue. Ils courraient entre les véhicules, drapeaux à la main, sans être arrêtés dans l’expression de leur joie.

    Divisions autour du facilitateur Edem Kodjo

    Dans la salle de conférence, tour à tour, le commissaire paix et sécurité de l’Union africaine et le chef de la Monusco ont apporté leur soutien au facilitateur, déploré l’absence d’une partie de l’opposition, appelée notamment à « être plus flexible » et demandé au gouvernement de poursuivre les mesures de décrispation.

    Toujours récusé par le rassemblement, le facilitateur Edem Kodjo a réaffirmé une nouvelle fois sa position sans parti pris, égratignant toutefois l’UDPS en révélant l’existence d’un accord secret entre la présidence congolaise et le parti d’Etienne Tshisekedi signé sous son égide au printemps dernier, pour « rétablir une vérité historique », dit-il. Mais il dit toutefois garder la main tendue, en espérant, « une fois les irritations passées », que toute la famille politique se réunira autour de la table.

    C’est Vital Kamerhe qui a été le seul politique congolais à prendre la parole. Co-modérateur de ce dialogue pour la frange de l’opposition qui y participe, il a appelé au respect strict de la Constitution, à l’alternance. Le président de l’UNC a également promis d’aller ce week-end à la rencontre de ceux qui refusent toujours le dialogue qui vient de s’ouvrir. « Une pêche miraculeuse pour aller chercher les gros poissons ? » s’est amusé le facilitateur de l’Union africaine.

    RFI

  • Heurts entre policiers et manifestants à quelques heures de l’ouverture du “dialogue” en RDC

    Heurts entre policiers et manifestants à quelques heures de l’ouverture du “dialogue” en RDC

    manif-Des heurts ont éclaté jeudi à Kinshasa entre des policiers et des manifestants, à quelques heures de l’ouverture du dialogue national initié par le gouvernement congolais, censé sortir la République démocratique du Congo de l’impasse électorale où elle est plongée.

    A 10h00 (9h00 GMT), des tables cassées et autres pierres jonchaient la chaussée et les abords de la Foire internationale de Kinshasa située entre les quartiers Limete et Lemba (dans le centre de la capitale congolaise).

    Ce décor témoigne de la violence de l’altercation qui a opposé les agents de la police anti-émeute et les “commandos de jeunes”, a déclaré à l’AFP un habitant du quartier, Patrick Mulumba, cloitré chez lui.

    Pendant près d’une heure, des échanges des tirs de gaz lacrymogènes de la police et de jets de pierre ont perturbé les activités et la circulation dans la commune de Lemba, connue comme le “quartier latin de Kinshasa”.

    Des manifestants scandaient des slogans hostiles au président congolais Joseph Kabila qui a convoqué un “dialogue national” fin novembre en vue d’”élections apaisées” dans le pays, et contre l’ex-Premier ministre togolais, Edem Kodjo, facilitateur désigné de l’Union africaine pour ce forum, a ajouté un pompiste sous couvert d’anonymat.

    Des manifestations ont également été signalées au Rond-point Ngaba, non loin de l’Université de Kinshasa et sur l’avenue de l’Enseignement (proche du palais du peuple, siège du Parlement) où sont concentrés les sièges des partis politiques d’opposition, selon plusieurs témoignages.

    Des centaines des jeunes en colère s’y trouvaient encore, selon un journaliste de l’AFP.

    Convoqué fin novembre 2015 en vue d’”élections apaisées”, ce dialogue voulu “inclusif” s’ouvre jeudi à 15h00 (14h00 GMT) et réunira la majorité et quelques partis d’opposition.

    Le “Rassemblement”, une coalition des forces politiques et sociales autour de l’opposant historique Etienne Tshisekedi, lui, conditionne sa participation à une série de préalables dont la libération des prisonniers politiques et d’opinion, l’arrêt des poursuites contre l’opposant Moïse Katumbi, candidat déclaré à la présidentielle.

    Les transports en commun se faisaient plutôt rares à Kinshasa, et les arrêts de bus étaient bondés dans les quartiers contestataires. “Que cherchent-ils encore? Qu’ils aillent au dialogue au lieu de nous distraire”, a protesté Berthe Nzinga, fonctionnaire de l’État qui affirme avoir mis plus d’une heure dans l’attente d’un bus à cause des manifestations.

    Le climat politique est tendu en RDC en mesure qu’approche la fin du mandat du président Kabila fixé au 20 décembre.

    M. Kabila est au pouvoir depuis 2001 et la Constitution lui interdit de se représenter mais l’opposition le soupçonne de chercher à s’accrocher au pouvoir au-delà du terme de son mandat.

    Avec AFP

  • Ouverture du « dialogue politique national » en l’absence de la majeure partie de l’opposition

    Ouverture du « dialogue politique national » en l’absence de la majeure partie de l’opposition

    KODJO-Le « dialogue politique national » voulu par le président Joseph Kabila débute jeudi en RD Congo. La majeure partie de l’opposition, notamment Étienne Tshisekedi et Moïse Katumbi, a choisi de le boycotter.

    Sous la supervision du facilitateur de l’Union africaine (UA), le Togolais Edem Kodjo, les travaux du dialogue national, initié par le président Joseph Kabila pour tenter de sortir de la crise électorale actuelle, doivent durer deux semaines à compter de jeudi 1er septembre.

    Une majorité de l’opposition refuse toujours d’y participer, notamment l’UDPS, le G7 et le MLC, et parle d’un « pseudo-dialogue ». Ces trois mouvances n’ont pas pris part aux travaux préparatoires conduits par Edem Kodjo, accusé de partialité et récusé par le Rassemblement de l’opposition. Celui-ci a déposé sa propre feuille de route datée du 29 août à l’Union africaine avec comme conditions le départ du président Kabila à la fin de son mandat et la révocation du facilitateur de l’UA.

    Kamerhe et Kengo devraient être présents

    En revanche, l’Union pour la nation congolaise (UNC) de Vital Kamerhe et ses alliés, l’une de principales formations politiques de l’opposition, doit y participer. Elle avait en effet envoyé ses délégués au comité préparatoire du dialogue, l’ancien président de l’Assemblée nationale ayant décidé de jouer la « carte de l’apaisement pour éviter l’enlisement de la crise politique en cours » en RD Congo.

    Il en est de même de Bruno Mavungu, fraîchement éjecté du secrétariat général de l’UDPS par Étienne Tshisekedi, et de l’opposant Samy Badibanga, président du groupe parlementaire UDPS et alliés qui boudait encore il y a peu ces pourparlers politiques.

    Le président du Sénat congolais, Léon Kengo wa Dondo, devrait lui aussi être de la partie. Il avait finalement accepté de participer aux travaux préparatoires. « Nous allons tenter d’imposer l’inclusivité de l’intérieur et éviter l’escalade », avait indiqué un membre de son parti.

    JA

  • Christopher Ngoy, Fred Bauma et Yves Makwambala ont été libérés

    Christopher Ngoy, Fred Bauma et Yves Makwambala ont été libérés

    christopher-lucha-Christopher Ngoy de Synergie, Fred Bauma et Yves Makwambala de Lucha ont été libérés lundi soir de la prison centrale de Makala, à Kinshasa, en RD Congo.

    Les trois hommes ont été remis en liberté sur décision de la Cour suprême de justice, lundi 29 août, comme l’a confirmé le mouvement citoyen Lucha, dont Fred Bauma et Yves Makwambala, qui étaient en détention depuis le 15 mars 2014, sont membres.

    « Nos camarades Fred Bauma et Yves Makwambala viennent d’être libérés, sur décision de la Cour Suprême de Justice. Ils bénéficient d’une ‘liberté provisoire’, après 18 mois et 15 jours de détention sans procès. Le défenseur des droits de l’homme Christopher Ngoy, également détenu avec eux, est quant à lui libéré et les poursuites contre lui levées », a déclaré Lucha sur son compte Facebook.

    Cette libération avait été directement évoquée avec le président Joseph Kabila le 18 août dernier lors d’une rencontre entre le chef de l’État et les militants de Lucha. Le président avait alors promis aux membres du mouvement citoyen de faire libérer leurs camarades emprisonnés. Dès le lendemain, cette « mesure de décrispation » est prise, dans la confusion. Il aura cependant fallu dix jours pour qu’elle soit suivie d’effet.

  • Kodjo annonce au 1er septembre le début du dialogue

    Kodjo annonce au 1er septembre le début du dialogue

    Edem-Kodjo1-Les représentants du pouvoir, d’une frange de l’opposition et de la société civile ont apposé leur signature sur une feuille de route, samedi à Kinshasa en présence du facilitateur désignée par l’Union africaine Edem Kodjo, consacrant ainsi la clôture des travaux du comité préparatoire du dialogue national.

    Le dialogue proprement est prévu pour 15 jours à partir du 1er septembre 2016, a annoncé l’ex-Premier ministre togolais Edem Kodjo, facilitateur.

    Le directeur de cabinet du président Joseph Kabila, Nehemie Miwlanya, qui a signé le document pour le compte de la majorité au pouvoir, a invité les différentes composantes de la vie politique en RDC à participer à ce dialogue destiné à apaiser la tension dans le pays.

    Les représentants de la frange de l’opposition présente et de la société civile ont réitéré le même appel.

    Jeudi soir, les participants à ces travaux préparatoires du dialogue national se sont entendus sur la nécessité d’un accord politique pour assurer la continuité de l’Etat car l’élection présidentielle ne se tiendra pas selon les délais prévus par la Constitution, selon la Commission électorale nationale indépendante.

    Au cours des travaux préparatoires au dialogue, la discorde a persisté entre l’opposition et le pouvoir sur l’inclusion du terme alternance politique dans la feuille de route.

    Selon le rapport publié jeudi, la notion de l’alternance restait le point central des confrontations entre la majorité et l’opposition.

    L’opposition a tenu à ce que ce terme soit inclus dans le projet de feuille de route. Les délégués de la majorité, eux, s’y sont farouchement opposés, estimant que le dialogue doit discuter plutôt de l’organisation des élections, en vue de l’alternance.

    Les deux camps se sont cependant accordés cependant à ce que le dialogue traite de l’évaluation du processus électoral, dont le fichier électoral et un code de bonne conduite pour tous les partis qui seront engagés dans le processus.

    Selon le comité préparatoire, 68 délégués représenteront la Majorité présidentielle ; 68 l’opposition, 39 la société civile et 25 pour d’autres personnalités. La société civile conteste le quota et préfère la parité.

    Une bonne partie de l’opposition, avec en tête Etienne Tshisekedi, boycotte ces travaux et récuse le facilitateur Edem Kodjo, estimant que le gouvernement devrait d’abord libérer tous les prisonniers politiques et rouvert les médias de l’opposition.

    VOA

  • La RDC se prépare au dialogue

    La RDC se prépare au dialogue

    EDEN-KODJO--Les travaux du comité préparatoire du dialogue politique se poursuivent ce vendredi et devraient s’achever ce weekend.

    Depuis mardi, des délégués de la majorité, de l’opposition et de la société civile essaient de se mettre d’accord sur les conditions de ce dialogue politique.

    De quoi va-t-on discuter lors du dialogue politique en RDC ? Cette question divise l’opposition et la majorité.

    Pour l’opposition, il faut essentiellement parler d’alternance, car le second mandat du président Joseph Kabila expire dans quatre mois, et la Constitution ne lui autorise pas de briguer un nouveau mandat.

    Pour le camp présidentiel, il faut parler plutôt des conditions d’organisation des élections.

    Un accord politique

    Selon un cadre de la majorité présidentielle, la question de l’alternance n’est pas fondamentale.

    Pour lui, il faut d’abord se mettre d’accord sur le processus électoral.

    Selon un communiqué du facilitateur du dialogue, Edem Kodjo, la majorité et l’opposition devraient signer un accord politique, à la fin de la concertation.

    C’est cet accord politique qui va déterminer la manière dont sera dirigé le pays au cas où l’élection présidentielle n’est pas organisée en novembre prochain, comme le prévoit la Constitution.

    Sur le plan de la forme, les participants se sont mis d’accord sur le nombre de délégués à ce futur dialogue, à savoir 200, répartis entre la majorité, l’opposition et la société civile.

    Le lieu et la durée de la concertation ne sont pas encore définis.

    Ils pourraient être fixés lors des réunions du comité préparatoire prévues ce vendredi et samedi.

    rfi