Tag: rdc

  • Heurts entre policiers et manifestants à quelques heures de l’ouverture du “dialogue” en RDC

    Heurts entre policiers et manifestants à quelques heures de l’ouverture du “dialogue” en RDC

    manif-Des heurts ont éclaté jeudi à Kinshasa entre des policiers et des manifestants, à quelques heures de l’ouverture du dialogue national initié par le gouvernement congolais, censé sortir la République démocratique du Congo de l’impasse électorale où elle est plongée.

    A 10h00 (9h00 GMT), des tables cassées et autres pierres jonchaient la chaussée et les abords de la Foire internationale de Kinshasa située entre les quartiers Limete et Lemba (dans le centre de la capitale congolaise).

    Ce décor témoigne de la violence de l’altercation qui a opposé les agents de la police anti-émeute et les “commandos de jeunes”, a déclaré à l’AFP un habitant du quartier, Patrick Mulumba, cloitré chez lui.

    Pendant près d’une heure, des échanges des tirs de gaz lacrymogènes de la police et de jets de pierre ont perturbé les activités et la circulation dans la commune de Lemba, connue comme le “quartier latin de Kinshasa”.

    Des manifestants scandaient des slogans hostiles au président congolais Joseph Kabila qui a convoqué un “dialogue national” fin novembre en vue d’”élections apaisées” dans le pays, et contre l’ex-Premier ministre togolais, Edem Kodjo, facilitateur désigné de l’Union africaine pour ce forum, a ajouté un pompiste sous couvert d’anonymat.

    Des manifestations ont également été signalées au Rond-point Ngaba, non loin de l’Université de Kinshasa et sur l’avenue de l’Enseignement (proche du palais du peuple, siège du Parlement) où sont concentrés les sièges des partis politiques d’opposition, selon plusieurs témoignages.

    Des centaines des jeunes en colère s’y trouvaient encore, selon un journaliste de l’AFP.

    Convoqué fin novembre 2015 en vue d’”élections apaisées”, ce dialogue voulu “inclusif” s’ouvre jeudi à 15h00 (14h00 GMT) et réunira la majorité et quelques partis d’opposition.

    Le “Rassemblement”, une coalition des forces politiques et sociales autour de l’opposant historique Etienne Tshisekedi, lui, conditionne sa participation à une série de préalables dont la libération des prisonniers politiques et d’opinion, l’arrêt des poursuites contre l’opposant Moïse Katumbi, candidat déclaré à la présidentielle.

    Les transports en commun se faisaient plutôt rares à Kinshasa, et les arrêts de bus étaient bondés dans les quartiers contestataires. “Que cherchent-ils encore? Qu’ils aillent au dialogue au lieu de nous distraire”, a protesté Berthe Nzinga, fonctionnaire de l’État qui affirme avoir mis plus d’une heure dans l’attente d’un bus à cause des manifestations.

    Le climat politique est tendu en RDC en mesure qu’approche la fin du mandat du président Kabila fixé au 20 décembre.

    M. Kabila est au pouvoir depuis 2001 et la Constitution lui interdit de se représenter mais l’opposition le soupçonne de chercher à s’accrocher au pouvoir au-delà du terme de son mandat.

    Avec AFP

  • Ouverture du « dialogue politique national » en l’absence de la majeure partie de l’opposition

    Ouverture du « dialogue politique national » en l’absence de la majeure partie de l’opposition

    KODJO-Le « dialogue politique national » voulu par le président Joseph Kabila débute jeudi en RD Congo. La majeure partie de l’opposition, notamment Étienne Tshisekedi et Moïse Katumbi, a choisi de le boycotter.

    Sous la supervision du facilitateur de l’Union africaine (UA), le Togolais Edem Kodjo, les travaux du dialogue national, initié par le président Joseph Kabila pour tenter de sortir de la crise électorale actuelle, doivent durer deux semaines à compter de jeudi 1er septembre.

    Une majorité de l’opposition refuse toujours d’y participer, notamment l’UDPS, le G7 et le MLC, et parle d’un « pseudo-dialogue ». Ces trois mouvances n’ont pas pris part aux travaux préparatoires conduits par Edem Kodjo, accusé de partialité et récusé par le Rassemblement de l’opposition. Celui-ci a déposé sa propre feuille de route datée du 29 août à l’Union africaine avec comme conditions le départ du président Kabila à la fin de son mandat et la révocation du facilitateur de l’UA.

    Kamerhe et Kengo devraient être présents

    En revanche, l’Union pour la nation congolaise (UNC) de Vital Kamerhe et ses alliés, l’une de principales formations politiques de l’opposition, doit y participer. Elle avait en effet envoyé ses délégués au comité préparatoire du dialogue, l’ancien président de l’Assemblée nationale ayant décidé de jouer la « carte de l’apaisement pour éviter l’enlisement de la crise politique en cours » en RD Congo.

    Il en est de même de Bruno Mavungu, fraîchement éjecté du secrétariat général de l’UDPS par Étienne Tshisekedi, et de l’opposant Samy Badibanga, président du groupe parlementaire UDPS et alliés qui boudait encore il y a peu ces pourparlers politiques.

    Le président du Sénat congolais, Léon Kengo wa Dondo, devrait lui aussi être de la partie. Il avait finalement accepté de participer aux travaux préparatoires. « Nous allons tenter d’imposer l’inclusivité de l’intérieur et éviter l’escalade », avait indiqué un membre de son parti.

    JA

  • Christopher Ngoy, Fred Bauma et Yves Makwambala ont été libérés

    Christopher Ngoy, Fred Bauma et Yves Makwambala ont été libérés

    christopher-lucha-Christopher Ngoy de Synergie, Fred Bauma et Yves Makwambala de Lucha ont été libérés lundi soir de la prison centrale de Makala, à Kinshasa, en RD Congo.

    Les trois hommes ont été remis en liberté sur décision de la Cour suprême de justice, lundi 29 août, comme l’a confirmé le mouvement citoyen Lucha, dont Fred Bauma et Yves Makwambala, qui étaient en détention depuis le 15 mars 2014, sont membres.

    « Nos camarades Fred Bauma et Yves Makwambala viennent d’être libérés, sur décision de la Cour Suprême de Justice. Ils bénéficient d’une ‘liberté provisoire’, après 18 mois et 15 jours de détention sans procès. Le défenseur des droits de l’homme Christopher Ngoy, également détenu avec eux, est quant à lui libéré et les poursuites contre lui levées », a déclaré Lucha sur son compte Facebook.

    Cette libération avait été directement évoquée avec le président Joseph Kabila le 18 août dernier lors d’une rencontre entre le chef de l’État et les militants de Lucha. Le président avait alors promis aux membres du mouvement citoyen de faire libérer leurs camarades emprisonnés. Dès le lendemain, cette « mesure de décrispation » est prise, dans la confusion. Il aura cependant fallu dix jours pour qu’elle soit suivie d’effet.

  • Kodjo annonce au 1er septembre le début du dialogue

    Kodjo annonce au 1er septembre le début du dialogue

    Edem-Kodjo1-Les représentants du pouvoir, d’une frange de l’opposition et de la société civile ont apposé leur signature sur une feuille de route, samedi à Kinshasa en présence du facilitateur désignée par l’Union africaine Edem Kodjo, consacrant ainsi la clôture des travaux du comité préparatoire du dialogue national.

    Le dialogue proprement est prévu pour 15 jours à partir du 1er septembre 2016, a annoncé l’ex-Premier ministre togolais Edem Kodjo, facilitateur.

    Le directeur de cabinet du président Joseph Kabila, Nehemie Miwlanya, qui a signé le document pour le compte de la majorité au pouvoir, a invité les différentes composantes de la vie politique en RDC à participer à ce dialogue destiné à apaiser la tension dans le pays.

    Les représentants de la frange de l’opposition présente et de la société civile ont réitéré le même appel.

    Jeudi soir, les participants à ces travaux préparatoires du dialogue national se sont entendus sur la nécessité d’un accord politique pour assurer la continuité de l’Etat car l’élection présidentielle ne se tiendra pas selon les délais prévus par la Constitution, selon la Commission électorale nationale indépendante.

    Au cours des travaux préparatoires au dialogue, la discorde a persisté entre l’opposition et le pouvoir sur l’inclusion du terme alternance politique dans la feuille de route.

    Selon le rapport publié jeudi, la notion de l’alternance restait le point central des confrontations entre la majorité et l’opposition.

    L’opposition a tenu à ce que ce terme soit inclus dans le projet de feuille de route. Les délégués de la majorité, eux, s’y sont farouchement opposés, estimant que le dialogue doit discuter plutôt de l’organisation des élections, en vue de l’alternance.

    Les deux camps se sont cependant accordés cependant à ce que le dialogue traite de l’évaluation du processus électoral, dont le fichier électoral et un code de bonne conduite pour tous les partis qui seront engagés dans le processus.

    Selon le comité préparatoire, 68 délégués représenteront la Majorité présidentielle ; 68 l’opposition, 39 la société civile et 25 pour d’autres personnalités. La société civile conteste le quota et préfère la parité.

    Une bonne partie de l’opposition, avec en tête Etienne Tshisekedi, boycotte ces travaux et récuse le facilitateur Edem Kodjo, estimant que le gouvernement devrait d’abord libérer tous les prisonniers politiques et rouvert les médias de l’opposition.

    VOA

  • La RDC se prépare au dialogue

    La RDC se prépare au dialogue

    EDEN-KODJO--Les travaux du comité préparatoire du dialogue politique se poursuivent ce vendredi et devraient s’achever ce weekend.

    Depuis mardi, des délégués de la majorité, de l’opposition et de la société civile essaient de se mettre d’accord sur les conditions de ce dialogue politique.

    De quoi va-t-on discuter lors du dialogue politique en RDC ? Cette question divise l’opposition et la majorité.

    Pour l’opposition, il faut essentiellement parler d’alternance, car le second mandat du président Joseph Kabila expire dans quatre mois, et la Constitution ne lui autorise pas de briguer un nouveau mandat.

    Pour le camp présidentiel, il faut parler plutôt des conditions d’organisation des élections.

    Un accord politique

    Selon un cadre de la majorité présidentielle, la question de l’alternance n’est pas fondamentale.

    Pour lui, il faut d’abord se mettre d’accord sur le processus électoral.

    Selon un communiqué du facilitateur du dialogue, Edem Kodjo, la majorité et l’opposition devraient signer un accord politique, à la fin de la concertation.

    C’est cet accord politique qui va déterminer la manière dont sera dirigé le pays au cas où l’élection présidentielle n’est pas organisée en novembre prochain, comme le prévoit la Constitution.

    Sur le plan de la forme, les participants se sont mis d’accord sur le nombre de délégués à ce futur dialogue, à savoir 200, répartis entre la majorité, l’opposition et la société civile.

    Le lieu et la durée de la concertation ne sont pas encore définis.

    Ils pourraient être fixés lors des réunions du comité préparatoire prévues ce vendredi et samedi.

    rfi

  • Entente sur la nécessité d’un accord politique pour assurer la continuité de l’Etat en cas de non élection

    Entente sur la nécessité d’un accord politique pour assurer la continuité de l’Etat en cas de non élection

    edem kodjo-Les participants aux travaux du comité préparatoire du dialogue national ouverts mardi, se sont entendus sur la nécessité d’un accord politique.

    Il s’agit notamment, selon un rapport des travaux publié jeudi dans la soirée, d’assurer la continuité de l’Etat, puisque l’élection présidentielle ne se tiendra pas selon les délais prévus par la Constitution.

    En revanche, la discorde persiste sur l’inclusion du terme alternance politique dans la feuille de route.

    Selon le rapport, la notion de l’alternance reste le point central des confrontations entre la majorité et l’opposition.

    L’opposition tient à ce que ce terme soit inclus dans le projet de feuille de route. Les délégués de la majorité, eux, s’y opposent farouchement, estimant que le dialogue doit discuter plutôt de l’organisation des élections, en vue de l’alternance.

    Les deux camps s’accordent cependant à ce que le dialogue traite de l’évaluation du processus électoral, dont le fichier électoral et un code de bonne conduite pour tous les partis qui seront engagés dans le processus.

    Selon le comité préparatoire, 68 délégués représenteront la Majorité présidentielle ; 68 l’opposition, 39 la société civile et 25 pour d’autres personnalités. La société civile conteste le quota et préfère la parité.

    Une bonne partie de l’opposition, avec en tête Etienne Tshisekedi, boycotte ces travaux et récuse le facilitateur Edem Kodjo, estimant que le gouvernement devrait d’abord libérer tous les prisonniers politiques et rouvert les médias de l’opposition.

    voa

  • Paul Kagamé affecte cinq généraux de l’armée rwandaises à la tête des villes suivantes Ituri, Beni, Butembo, Goma et Kanyabayonga à l’est du Congo-Kinshasa

    Paul Kagamé affecte cinq généraux de l’armée rwandaises à la tête des villes suivantes Ituri, Beni, Butembo, Goma et Kanyabayonga à l’est du Congo-Kinshasa

    Mufocol Tshiyoyo
    Mufocol Tshiyoyo

    -Pendant que la distraction se poursuit dans la ville de Kinshasa où des Congolais tout à fait « normaux » vaquent à leurs occupations, et comme si rien de grave ne se passait dans ce pays , notamment dans la ville de Beni où plus de 100 habitants ont perdu leur vie dans un massacre prétendument attribué aux Djihadistes, et au Kasaï central où la soldatesque à la solde du régime a assassiné le vaillant chef coutumier Kamwina Nsapu dont le péché fut d’avoir dénoncé l’occupation de la terre de ses ancêtres par des forces rwandaises, Paul Kagamé poursuit son bout de chemin Il travaille d’arrache-pied chaque qui passe vers la matérialisation de son projet de création de la république du volcan sur les cendres du Kivu.

     

    De sources concordantes à l’est du Congo-Kinshasa, il nous revient que Paul Kagamé a installé cinq généraux de l’armée régulière du Rwanda à la tête des villes de l’est du Congo-Kinshasa, à savoir, le général Tango Fort à Butembo, le général Tito Bizuri à Ituri, le général Mubirizi à Beni, le général Gahizi à Goma et enfin le général Bisamaza à Kanyabayonga.

     

    Et nous apprenons au même moment que le sieur Keroch, de nationalité belge, résidant dans la commune de Limeté à Kinshasa, serait chargé de fomenter des troubles dans la ville d’Uvira et les attribués par la suite aux terroristes. La population congolaise se souvient encore, et ce dans la même région, des évènements de triste mémoire qui furent exécutés sous les ordres de Bob Denard et de Jean Schramme. Comme quoi, l’histoire est un éternellement recommencement à l’est du Congo. Certes que l’on peut savoir quand et où elle commence mais jamais là où et comment elle finira.

     

    Mais tout se planifie et se prépare alors que, dans la région, il existe juste près de Kigali une base militaire américaine. Dans un article qui date de 2008 et intitulé « Le Conseil des droits de l’homme décide d’enquêter sur les causes de la guerre au Congo », le site Voltairenet qui le publie y signale notamment que « AFRICOM a été développé et une importante ambassade a été créée à Goma, dans l’Est de la RDC. Selon des sources congolaises, les États-Unis ont installé au Rwanda, près de la frontière avec la province du Kivu, une base militaire construite par la firme Halliburton. C’est à peu près à ce moment-là que les conflits ont éclaté, et pas uniquement dans l’Est du Congo. On a également monté en épingle dans les médias la question de la piraterie au large de la Somalie afin de justifier une intervention militaire de l’UE et des USA après qu’on eut essayé, deux ans auparavant, d’écarter ceux qui, en Somalie, luttaient véritablement contre les pirates », fin de citation. Comment expliquer que des terroristes peuvent s’aventurer juste à côté où une base militaire américaine, et ce avec drones, opèrent. Et qui faut quoi à l’est du Congo-Kinshasa ? Qui est qui ? C’est dans cette ambiance que Jeune Afrique annonce la visite de John Kerry au Kenya et au Nigeria, un séjour qui est placé sous le signe de la lutte antiterroriste. Ah bon, les terroristes apparaissent au Congo juste en 2016 ?

     

    Divide et impera

    Les réactions contre les crimes du régime à Beni ne furent enregistrées que dans la région même, notamment à Butembo et à Beni. Et presque rien de la même ampleur à Goma, à Mbandaka, rien du tout à Kananga, à Manono, à Matadi, à Kikwit, etc. Et par ce comportement à déplorer, le peuple congolais envoie un mauvais signal aux Anglo-Saxons et à leurs agents dans la région qui tiennent mordicus à l’exécution de leur projet de balkanisation du Congo. Cette façon d’agir de la part de notre peuple peut signifier que, contrairement à ce qui se raconte, le peuple congolais ne serait pas assez prêt pour sa propre libération comme la majorité la réclamerait. Et notre crainte est de voir triompher l’adversaire en divisant de plus en plus la population congolaise. Le régime assassine Kamwina Nsapu. Et il n’y a aucune réaction dans le pays sauf que les concernés, les proches de la victime, qui en cherchant à s’approprier son meurtre, tombent dans le jeu du régime qui consiste à diviser, ce pour mieux régner. Donc, à chacun ses malheurs au détriment de l’esprit de la nation, de la solidarité nationale et de l’idée triomphante de la patrie. Et si chaque groupe devrait manifester ainsi et à part quand la canaille le frappe, Paul Kagamé risque de comprendre que tout lui est permis au Kivu dès lors que les Kinois, les katangais et autres ne s’en montrent pas préoccupés. Rien ne saura changer dans ce pays si c’est à ce rythme que le peuple réagit. C’est au leadership que nous sommes d’éveiller le peuple, d’inventer la lutte nationale, de la construire morceau par morceau et de l’orienter.

     

    Likambo oyo eza likambo ya mabele…Likambo ya mabele, likambo ya makila.

     

    Mufoncol Tshiyoyo  

    Le Président National du Rassemblement pour l’Alternative Politique en RDC. R.A.P-en sigle Mouvement Politico-militaire,
    mufoncol_tshiyoyo@yahoo.com,
    004745007236, Facebook : Mufoncol Tshiyoyo

     

  • Le triangle de la mort pour le Congo-Kinshasa 

    Le triangle de la mort pour le Congo-Kinshasa 

    Mufoncol-Tshiyoyo-Le triangle de la mort ou de destruction du Congo-Kinshasa comprend trois principales ligues, dont le modus operandi, à l’intérieur de chaque bloc, diffère de celui d’une compétition sportive normale. En effet, dans une concurrence sportive, les différents protagonistes sur le terrain du jeu jouent d’abord à l’affrontement. Et ce n’est que par la suite, après une dispute bien engagée entre des équipes opposées aux unes et aux autres, et lesquelles, selon les règles du jeu bien avant définies, essayent de gagner des points en vue de remporter chacune le tournoi en empochant le prix ou le trophée pour lequel elles concouraient. Mais au Congo-Kinshasa, tout fonctionne à l’envers, car ce genre de compétitivité qui se solde soit par un vainqueur, soit par un vaincu n’est pas à l’ordre du jour. Sur le terrain de jeu, au Congo-Kinshasa, l’antagonisme et son corollaire la victoire ou la défaite sont carrément absents et exclus entre les pièces sur l’échiquier. On peut en déduire que par l’absence d’un règlement établi et respecté, le Congo-Kinshasa va droit à sa disparition, voire à la mort. C’est le triomphe de la loi de la jungle.

     

    Ligue 1 « L1 » : Les grandes puissances, l’ONU (la MONUSCO)

     

    Au niveau de la ligue première ou « L1 » du triangle de la mort opèrent les États-nations qui s’imposent au reste du monde comme des superpuissances à qui la divinité ou les divins auraient confié la « gouvernance » de l’Humanité. Parmi ces nations se placent au premier rang notamment les deux États anglo-saxons : les USA et la Grande-Bretagne. Ces deux nations agissent de concert, en parfaite assonance d’intérêts raciaux et nationaux sous lesquels ils se drapent et au nom desquels ils se meuvent sur l’échiquier. Cependant, ils ne sont pas les seuls à figurer sur cette liste. Il y a aussi la Chine de Xi Jinping, la France, la Russie de Poutine, l’Allemagne d’Angela Merkel et le Canada. Et bien que formant un ensemble hétéroclite, ces pays se retrouvent aux côtés de l’élite anglo-saxonne, dans un seul et unique club pour la poursuite et la défense de leurs intérêts respectifs au Congo-Kinshasa. Au travers de leurs actes, la Chine, la France, la Russie, l’Allemagne, les USA et la Grande-Bretagne travaillent et participent à l’affaiblissement du Congo-Kinshasa en tant qu’État souverain.

     

    Contrairement à ce que penserait l’opinion congolaise, les intérêts chinois et ceux de l’Occident au Congo-Kinshasa n’entrent pas en conflits les uns contre les uns. Par contre, ces États exploitent, chacun et à des degrés divers, le désordre qu’ils instaurent et imposent comme forme institutionnelle de gestion du Congo-Kinshasa. Mais qui peut expliquer le fait qu’aucun membre du Conseil de Sécurité des Nations Unies n’ait eu à recourir à son droit de véto contre l’envoi des forces d’occupation de la MONUSCO au Congo-Kinshasa ? Ensemble, ils ont décidé et consenti à la mise sous tutelle du Congo-Kinshasa par l’ONU. En outre, comment saisir autrement le fait que ces pays susmentionnés autorisent la vente d’armes au Rwanda de Paul Kagamé pendant qu’ils prescrivent l’embargo au Congo ? Ce questionnement démontre que sur l’échiquier congolais évoluent des requins. Et là où des requins nagent, ils sont toujours à l’affut du sang chaud qui coule.  Les USA, l’Allemagne, le Royaume-Uni, la Chine, la Russie, la France se partagent allégrement leur butin de guerre, conquis sans armes et chacun ne cherchant à piétiner sur les plates-bandes de l’autre.

     

    L’absence notoire d’une puissance antinomique dont la mission serait non seulement d’affronter cette alliance momentanée d’intérêts composites mais également d’équilibrer ou de déséquilibrer les rapports de force en son sein rend complexe et empire la situation de la RD- Congo. Elle affaiblit les capacités politiques et stratégiques du pays. Pour leurs intérêts, le Congo-Kinshasa doit être ingouvernable et sans maître apparent. D’ailleurs, c’est le principal objectif qui est poursuivi à travers la mise sous tutelle administrative du Congo.

     

    Et dans ce cas que faire ? Assad s’est jeté dans les bras de la Russie pour que son peuple, les Syriens, en défendant d’abord les intérêts russes en Syrie, espèrent promouvoir par la suite ceux de leur propre pays, la Syrie. Mais la RD-Congo ne partage pas la même frontière avec la Russie de Poutine. Donc, il n’y a aucune menace directe contre les frontières russes. Y aurait-il un intérêt russe particulier au Congo qui nécessiterait leur secours quand les Anglo-saxons laissent la Russie ainsi que la Chine participer à leur tour, à la mangeoire généralisée et autorisée et entre eux ? La déstabilisation du Congo-Kinshasa, dont l’objectif est d’en faire un État failli, permet à chacune de ces nations de puiser à leur guise. Lumumba a payé de sa vie en faisant appel aux Russes. Cette voie n’est pas à conseiller á l’état actuel du Congo-Kinshasa. Chez nous, Kasavubu, Mobutu, Tshisekedi, Monsengwo, les Kabila, Kengo, ainsi que y compris la nouvelle génération des recrus, ont fait le choix de servir les mêmes maîtres, l’Occident. Mais pour quel résultat pour le pays et les Congolais ? Un maître qui contrôle et possède tout, d’abord votre terre et ensuite votre leadership n’a plus besoin de vous, de votre avis du moment que votre terre lui appartient déjà. Le peuple seul est la réponse. Il en fut ainsi pour Chavez. C’est le peuple vénézuélien qui en soutien en Chavez, eût à empêcher les coups d’États montés contre lui. De même avec Eva Morales aussi. Son plus grand allié est le peuple indien voisin des USA. L’histoire contient d’autres modèles, notamment les frères Castro, Mao, Ho Chi Minh. Sans le peuple, ce sera fin du Congo-Kinshasa. Et ce n’est pas ce que l’on fait avec le peuple qui compte, mais ce que l’on est capable de dire à son peuple qui le transforme tout le préparant au jour où le pays a son rendez-vous avec l’histoire. Le peuple est en mesure de transformer l’essai en histoire pour l’humanité. Les rapports de force changeront. Ainsi sera brisé la collusion au niveau de la Ligue 1.

     

    Ligue 2 « L2 » : L’Afrique, les États d’Afrique, et l’Union Africaine

     

    La ligue 2 ou « L 2 » est composé des États-mercenaires, des pays « satellites ».  En fait, ce sont des pays, qui n’ont de forme étatique que de nom. Car, ils sont formés, ensuit recrutés et travaillent pour et comme bras armés des puissances évoluant au niveau de la ligue « L1 ».  C’est Chomsky qui en esquisse les contours dans son livre « Comprendre le Pouvoir/ L’indispensable de Chomsky, Premier mouvement ». Il y écrit notamment : Des « puissances » qui évoluent au niveau de Ligue « L1 » ont peur de la réaction de leurs peuples contre des politiques que leurs « élites » mènent en secret. [..] Pour fuir cette opinion exigeante de temps en temps, ces États en puissance recourent au service des pays « satellites » et « mercenaires ».  [Aujourd’hui, dans notre époque, c’est rare que l’on recoure au service des individus qui servent comme mercenaires. À la place, ce sont des Etats, bien qui disposant d’un corps institutionnel, supposé « souverain », qui se livrent à un mercenariat d’un genre tout nouveau. [..] les États-Unis ont dû mener leurs interventions à l’étranger par l’intermédiaire d’États mercenaires. Il en existe tout un réseau […] [il y en a un [Israël] qui est le plus important et qui a aidé les États-Unis à pénétrer en Afrique noire].  [Et Chomsky en cite d’autres. C’est le cas notamment de « l’Afrique du Sud, le Taiwan, la Corée du Sud » (Chomsky, 2009 : 19-20). Nous ajouterons sur la liste le Rwanda de Paul Kagamé et l’Ouganda de Yoweri Museveni.

     

    A l’instar de ce qui se passe au niveau de la Ligue « L1 », il manque également au niveau de la Ligue « L2 » des États mercenaires relevant d’un autre bord doctrinaire. Et l’absence d’autres pays d’Afrique pouvant jouer le contrepoids contre le Rwanda au Congo-Kinshasa, en affrontement carrément le Rwanda, complique la situation du Congo.  Et comment, à des pareilles circonstances, établir des alliances quand la plupart des pays africains qui sont utilisés comme « mercenaires » appartiennent et font allégeance tous à un même clan politique, celui de l’Occident -anglo-saxon ? C’est ce qui nous fait dire que le Congo se trouve dans une situation de proie facile.  Sauf nous resterait-il une seule issue, le suicide collectif comme pour les Américains à l’époque quand Abraham Lincoln déclarait : « Si la destruction [du Congo] doit être notre destin, nous devons en être les auteurs et les exécuteurs. […] Nous vivrons éternellement [comme peuples] où nous mourrons d’un suicide collectif », (tiré du documentaire « La Guerre de Sécession » de Ken Burns/ Arte éditions).

     

    Malgré le soutien Anglo-saxon et l’argent du contribuable américain jeté dans l’éducation militaire de Paul Kagamé, l’homme fut formé à l’École supérieure de guerre de Fort Leavenworth (dans le Kansas), Paul Kagamé et son Rwanda ont mis plus de 20 bonnes années sans toutefois parvenir, et ce jusque-là, à un début de balkanisation du Congo, même ils l’occupent militairement et le pillent. C’est officiellement depuis le 17 mai 1997 que le Rwanda comme mercenaire se trouve au Congo. Et depuis, ils ne l’ont jamais quitté. Et ce timing, à lui seul, met à nu l’incapacité de Paul Kagamé et du Rwanda de réaliser la mission dont ils furent chargés par leurs maîtres tutélaires. Pour Lord Palmerston, ancien ministre des affaires étrangères britanniques en 1848, l’Angleterre n’avait pas d’éternels ennemis : « We have no eternal allies and we have ne perpetual enemies. Our interests are perpetual and eternal and those interests it is our duty to follow ». L’entente est toujours possible.  Le leadership nouveau au Congo pourra l’assumer. Comme il la fera ensuite comprendre au peuple Congolais, et qui, à son tour, oubliera mais en échange de la tête de Paul Kagamé comme prix.  Ce genre des nègres doivent apprendre pour l’histoire pour que ce type de trahison ne se répétât plus. « Roma traditoribus non premia », aimaient à dire les Romains. Rome ne paie pas les traîtres.

     

    Ligue 3 « L3 » : le Congo-Kinshasa et l’absence d’un leadership éclairé

     

    Une fois que le travail de sape est accompli, par l’affaiblissement de l’État congolais, on remarque que la popularité des hommes politiques au niveau de Ligue « L3 » souffre de manque d’effets sur les masses populaires qui les suivent et sur ceux qui se proclament comme étant leurs adversaires à l’intérieur du système. La raison est simple. Les masses ne sont pas assez sollicitées. C’est pourquoi elles tardent à assumer leur rôle comme fer de lance d’une lutte qui ne leur est toutefois pas assez expliquée. En fait, le peuple ne se retrouve pas entre un combat de conquête de pouvoir politique, qui reste à définir, et celui de de reconquête de terre. Et en ce qui nous concerne, nous pensons que la bataille pour la terre nationale devrait précéder celle de la lutte pour le pouvoir, car il n’y a pas de pouvoir sans la terre sur laquelle ce dernier sera exercé. Mais dans tous les cas, le leadership a deux choix : soit exposer son peuple avec son accord, soit s’exposer en assumant son destin comme Castro. « L’élément clé, [écrit Arnold AUGUST dans son article « Fidel, le guérillero de 2015-2016 et au-delà (Cubadebate) », est le courage indéfectible des chefs comme Fidel, prêts à mettre leur vie en jeu pour remporter la victoire », (Legrandsoirinfo).

     

    Néanmoins, les masses demeurent comme un couteau à double tranchant. Quand elles sont prêtes, et surtout qu’elles en ont envie et la réclament, assumer leur destin, elles sont à l’écoute d’un leader pour se ranger derrière-lui, sinon elles s’en créeront un à leur goût. Malheureusement, à Kinshasa, beaucoup de ceux qui s’affichent comme « hommes politiques » préfèrent fréquenter le quartier d’ambassades la nuit. Des « ministres » et autres députés congolais, « pouvoir » comme « opposition », s’affichent avec des ambassadeurs « occidentaux » en ville et dans les restaurants huppés de la capitale. Des ministres se disputent du nombre d’ambassadeurs à recevoir dans leur bureau respectif. Et à l’issue de ces rencontres, la télévision nationale retransmet des images qui montrent les ambassadeurs européens en train de prodiguer des conseils et aux ministres et aux députés, ainsi qu’au président du parlement comme à celui du sénat. Des images des ambassadeurs étrangers accrédités en Europe dînant en compagnie des ministres occidentaux et leur prodiguant des conseils sont presqu’inexistantes en Europe. Leur existence chez nous trahit la persistance de la pensée néocoloniale et le fait que le Congo-Kinshasa n’est pas dirigé par ses propres filles et fils.

     

    La ligue « L3 » souffre de carence d’acteurs.  Par acteurs, nous entendons certes un monde d’égaux, d’hommes vrais qui, non seulement sont conscients de leur rôle dans la société, mais également se montrent dignes du destin de leur peuple. Un acteur habite son rôle, il le construit et assure lui-même son exécution. Hélas, chez nous, on a plus affaire aux personnages politiques crées par d’autres et pour les besoins de la cause, c’est-à-dire le metteur en scène écrit pour eux une pièce dans laquelle il leur fait jouer un rôle qu’ils arrivent à peine d’incarner.

     

    Le principe sur lequel est basée la trilogie des Ligues « L » est l’étranglement du Congo-Kinshasa. Chaque Ligue fonctionne de telle manière que jamais l’équilibre des forces ne soit établi. Toutefois, nous reconnaissons la bravoure de notre peuple sans laquelle le Congo-Kinshasa serait déjà enterré. Bravo aux Congolais pour cette lutte menée jusque-là sans armes. Mais le ton est invité à changer, car c’est tout faux de croire le peuple congolais ne serait que pacifique.

    Likambo oyo eza likambo ya mabele…Likambo ya mabele, likambo ya makila.

     

    Mufoncol Tshiyoyo  

    Le Président National du Rassemblement pour l’Alternative Politique en RDC. R.A.P-en sigle Mouvement Politico-militaire,
    mufoncol_tshiyoyo@yahoo.com,
    004745007236, Facebook : Mufoncol Tshiyoyo

     

     

     

  • Première usine de séparation  du Coltan de l’Afrique en voie d’être construite au Rwanda

    Première usine de séparation  du Coltan de l’Afrique en voie d’être construite au Rwanda

    Frank Balestra, CEO of AB Minerals Corporation. Picture: Supplied.
    Frank Balestra, CEO of AB Minerals Corporation. Picture: Supplied.

    -La première échelle industrielle coltan (colombo-tantalite) usine de séparation en Afrique sera construite au Rwanda par AB Minerals Corporation et sera opérationnelle à la mi-2017. Elle apportera des opportunités d’industrialisation tant voulues à la région où le minerai est produit.

    Le Rwanda est actuellement le premier exportateur de coltan, fournissant 50% du tantale dans le monde. Le coltan est un minerai métallique terne qui est une combinaison de colombo tantalite et qui est raffiné pour produire le tantale.

     Frank Balestra, PDG de AB Minerals Corporation dit qu’il ya un besoin urgent d’accroître l’industrialisation du secteur minier en Afrique, et que la meilleure façon d’y parvenir est par une augmentation des transferts de technologie et des compétences de plusieurs participants supérieurs de haut niveau de l’industrie.

     

    “Bon nombre des artisans et des petites entreprises et coopératives d’exploitations minières représentant près de 80%  du total des mineurs dans le pays sera, pour la première fois, en mesure de vendre leur minerai directement à une fonderie locale plutôt qu’aux agents», dit-il .

     

    “La raison pour laquelle la plus part des ressources minérales africaines sont exportées en tant que matière première est due à un faible niveau d’industrialisation dans le secteur local. Apporter le traitement du coltan directement à la région apportera l’industrialisation à  l’industrie minière du pays au Rwanda et en Afrique du Sud “, dit-il.

    Le gouvernement local gagnera une augmentation des recettes fiscales grâce au a concentré minéral de haut niveau transformé à des oxydes de haute pureté, avant son exportation du Rwanda.

    «Cette augmentation du chiffre d’affaires signifie que  le pays sera en mesure de déployer davantage de fonds à d’autres secteurs économiques à travers  tout le pays. Cela est essentiel pour la création et l’amélioration des conditions de vie du peuple et de l’emploi “, dit Balestra.

     

    Cette mise en œuvre créera également un intérêt à de nouveaux projets et investissements internationaux au Rwanda.

    “Il ne va pas seulement  créer des produits d’une  valeur ajoutée pour l’exportation, il apportera des avantages importants pour le peuple du Rwanda et ceux qui sont liés au développement de l’industrie du coltan», dit-il, ajoutant que le gouvernement du Rwanda, le Conseil du  Development au Ministère des mines du Rwanda sont extrêmement favorables au projet.

    AB Minerals cherchera à embaucher du personnel dans les domaines de la métallurgie, de la chimie, de la comptabilité et de la finance, les opérations de laboratoire, l’assurance qualité et de contrôle de la qualité (AQ / CQ), ainsi que les directeurs d’usine et les gestionnaires des équipes de travail. Pendant la construction des installations où sera située l’usine de traitement, il y aura aussi des opportunités d’emploi.

    La construction de l’usine commencera après qu’une production / évaluation d’une valeur d’ 1 millionde dollards américains sera menée à terme parun grand laboratoire aux États-Unis.

    Il faudra environ huit mois pour construire l’usine, et il est prévu d’être pleinement opérationnelle d’ici la seconde moitié de l’an 2017.

    (Recherche et entretien par Trust Matsilele, écrit par Qhama Nokwali)