Tag: rdc

  • Kodjo annonce au 1er septembre le début du dialogue

    Kodjo annonce au 1er septembre le début du dialogue

    Edem-Kodjo1-Les représentants du pouvoir, d’une frange de l’opposition et de la société civile ont apposé leur signature sur une feuille de route, samedi à Kinshasa en présence du facilitateur désignée par l’Union africaine Edem Kodjo, consacrant ainsi la clôture des travaux du comité préparatoire du dialogue national.

    Le dialogue proprement est prévu pour 15 jours à partir du 1er septembre 2016, a annoncé l’ex-Premier ministre togolais Edem Kodjo, facilitateur.

    Le directeur de cabinet du président Joseph Kabila, Nehemie Miwlanya, qui a signé le document pour le compte de la majorité au pouvoir, a invité les différentes composantes de la vie politique en RDC à participer à ce dialogue destiné à apaiser la tension dans le pays.

    Les représentants de la frange de l’opposition présente et de la société civile ont réitéré le même appel.

    Jeudi soir, les participants à ces travaux préparatoires du dialogue national se sont entendus sur la nécessité d’un accord politique pour assurer la continuité de l’Etat car l’élection présidentielle ne se tiendra pas selon les délais prévus par la Constitution, selon la Commission électorale nationale indépendante.

    Au cours des travaux préparatoires au dialogue, la discorde a persisté entre l’opposition et le pouvoir sur l’inclusion du terme alternance politique dans la feuille de route.

    Selon le rapport publié jeudi, la notion de l’alternance restait le point central des confrontations entre la majorité et l’opposition.

    L’opposition a tenu à ce que ce terme soit inclus dans le projet de feuille de route. Les délégués de la majorité, eux, s’y sont farouchement opposés, estimant que le dialogue doit discuter plutôt de l’organisation des élections, en vue de l’alternance.

    Les deux camps se sont cependant accordés cependant à ce que le dialogue traite de l’évaluation du processus électoral, dont le fichier électoral et un code de bonne conduite pour tous les partis qui seront engagés dans le processus.

    Selon le comité préparatoire, 68 délégués représenteront la Majorité présidentielle ; 68 l’opposition, 39 la société civile et 25 pour d’autres personnalités. La société civile conteste le quota et préfère la parité.

    Une bonne partie de l’opposition, avec en tête Etienne Tshisekedi, boycotte ces travaux et récuse le facilitateur Edem Kodjo, estimant que le gouvernement devrait d’abord libérer tous les prisonniers politiques et rouvert les médias de l’opposition.

    VOA

  • La RDC se prépare au dialogue

    La RDC se prépare au dialogue

    EDEN-KODJO--Les travaux du comité préparatoire du dialogue politique se poursuivent ce vendredi et devraient s’achever ce weekend.

    Depuis mardi, des délégués de la majorité, de l’opposition et de la société civile essaient de se mettre d’accord sur les conditions de ce dialogue politique.

    De quoi va-t-on discuter lors du dialogue politique en RDC ? Cette question divise l’opposition et la majorité.

    Pour l’opposition, il faut essentiellement parler d’alternance, car le second mandat du président Joseph Kabila expire dans quatre mois, et la Constitution ne lui autorise pas de briguer un nouveau mandat.

    Pour le camp présidentiel, il faut parler plutôt des conditions d’organisation des élections.

    Un accord politique

    Selon un cadre de la majorité présidentielle, la question de l’alternance n’est pas fondamentale.

    Pour lui, il faut d’abord se mettre d’accord sur le processus électoral.

    Selon un communiqué du facilitateur du dialogue, Edem Kodjo, la majorité et l’opposition devraient signer un accord politique, à la fin de la concertation.

    C’est cet accord politique qui va déterminer la manière dont sera dirigé le pays au cas où l’élection présidentielle n’est pas organisée en novembre prochain, comme le prévoit la Constitution.

    Sur le plan de la forme, les participants se sont mis d’accord sur le nombre de délégués à ce futur dialogue, à savoir 200, répartis entre la majorité, l’opposition et la société civile.

    Le lieu et la durée de la concertation ne sont pas encore définis.

    Ils pourraient être fixés lors des réunions du comité préparatoire prévues ce vendredi et samedi.

    rfi

  • Entente sur la nécessité d’un accord politique pour assurer la continuité de l’Etat en cas de non élection

    Entente sur la nécessité d’un accord politique pour assurer la continuité de l’Etat en cas de non élection

    edem kodjo-Les participants aux travaux du comité préparatoire du dialogue national ouverts mardi, se sont entendus sur la nécessité d’un accord politique.

    Il s’agit notamment, selon un rapport des travaux publié jeudi dans la soirée, d’assurer la continuité de l’Etat, puisque l’élection présidentielle ne se tiendra pas selon les délais prévus par la Constitution.

    En revanche, la discorde persiste sur l’inclusion du terme alternance politique dans la feuille de route.

    Selon le rapport, la notion de l’alternance reste le point central des confrontations entre la majorité et l’opposition.

    L’opposition tient à ce que ce terme soit inclus dans le projet de feuille de route. Les délégués de la majorité, eux, s’y opposent farouchement, estimant que le dialogue doit discuter plutôt de l’organisation des élections, en vue de l’alternance.

    Les deux camps s’accordent cependant à ce que le dialogue traite de l’évaluation du processus électoral, dont le fichier électoral et un code de bonne conduite pour tous les partis qui seront engagés dans le processus.

    Selon le comité préparatoire, 68 délégués représenteront la Majorité présidentielle ; 68 l’opposition, 39 la société civile et 25 pour d’autres personnalités. La société civile conteste le quota et préfère la parité.

    Une bonne partie de l’opposition, avec en tête Etienne Tshisekedi, boycotte ces travaux et récuse le facilitateur Edem Kodjo, estimant que le gouvernement devrait d’abord libérer tous les prisonniers politiques et rouvert les médias de l’opposition.

    voa

  • Paul Kagamé affecte cinq généraux de l’armée rwandaises à la tête des villes suivantes Ituri, Beni, Butembo, Goma et Kanyabayonga à l’est du Congo-Kinshasa

    Paul Kagamé affecte cinq généraux de l’armée rwandaises à la tête des villes suivantes Ituri, Beni, Butembo, Goma et Kanyabayonga à l’est du Congo-Kinshasa

    Mufocol Tshiyoyo
    Mufocol Tshiyoyo

    -Pendant que la distraction se poursuit dans la ville de Kinshasa où des Congolais tout à fait « normaux » vaquent à leurs occupations, et comme si rien de grave ne se passait dans ce pays , notamment dans la ville de Beni où plus de 100 habitants ont perdu leur vie dans un massacre prétendument attribué aux Djihadistes, et au Kasaï central où la soldatesque à la solde du régime a assassiné le vaillant chef coutumier Kamwina Nsapu dont le péché fut d’avoir dénoncé l’occupation de la terre de ses ancêtres par des forces rwandaises, Paul Kagamé poursuit son bout de chemin Il travaille d’arrache-pied chaque qui passe vers la matérialisation de son projet de création de la république du volcan sur les cendres du Kivu.

     

    De sources concordantes à l’est du Congo-Kinshasa, il nous revient que Paul Kagamé a installé cinq généraux de l’armée régulière du Rwanda à la tête des villes de l’est du Congo-Kinshasa, à savoir, le général Tango Fort à Butembo, le général Tito Bizuri à Ituri, le général Mubirizi à Beni, le général Gahizi à Goma et enfin le général Bisamaza à Kanyabayonga.

     

    Et nous apprenons au même moment que le sieur Keroch, de nationalité belge, résidant dans la commune de Limeté à Kinshasa, serait chargé de fomenter des troubles dans la ville d’Uvira et les attribués par la suite aux terroristes. La population congolaise se souvient encore, et ce dans la même région, des évènements de triste mémoire qui furent exécutés sous les ordres de Bob Denard et de Jean Schramme. Comme quoi, l’histoire est un éternellement recommencement à l’est du Congo. Certes que l’on peut savoir quand et où elle commence mais jamais là où et comment elle finira.

     

    Mais tout se planifie et se prépare alors que, dans la région, il existe juste près de Kigali une base militaire américaine. Dans un article qui date de 2008 et intitulé « Le Conseil des droits de l’homme décide d’enquêter sur les causes de la guerre au Congo », le site Voltairenet qui le publie y signale notamment que « AFRICOM a été développé et une importante ambassade a été créée à Goma, dans l’Est de la RDC. Selon des sources congolaises, les États-Unis ont installé au Rwanda, près de la frontière avec la province du Kivu, une base militaire construite par la firme Halliburton. C’est à peu près à ce moment-là que les conflits ont éclaté, et pas uniquement dans l’Est du Congo. On a également monté en épingle dans les médias la question de la piraterie au large de la Somalie afin de justifier une intervention militaire de l’UE et des USA après qu’on eut essayé, deux ans auparavant, d’écarter ceux qui, en Somalie, luttaient véritablement contre les pirates », fin de citation. Comment expliquer que des terroristes peuvent s’aventurer juste à côté où une base militaire américaine, et ce avec drones, opèrent. Et qui faut quoi à l’est du Congo-Kinshasa ? Qui est qui ? C’est dans cette ambiance que Jeune Afrique annonce la visite de John Kerry au Kenya et au Nigeria, un séjour qui est placé sous le signe de la lutte antiterroriste. Ah bon, les terroristes apparaissent au Congo juste en 2016 ?

     

    Divide et impera

    Les réactions contre les crimes du régime à Beni ne furent enregistrées que dans la région même, notamment à Butembo et à Beni. Et presque rien de la même ampleur à Goma, à Mbandaka, rien du tout à Kananga, à Manono, à Matadi, à Kikwit, etc. Et par ce comportement à déplorer, le peuple congolais envoie un mauvais signal aux Anglo-Saxons et à leurs agents dans la région qui tiennent mordicus à l’exécution de leur projet de balkanisation du Congo. Cette façon d’agir de la part de notre peuple peut signifier que, contrairement à ce qui se raconte, le peuple congolais ne serait pas assez prêt pour sa propre libération comme la majorité la réclamerait. Et notre crainte est de voir triompher l’adversaire en divisant de plus en plus la population congolaise. Le régime assassine Kamwina Nsapu. Et il n’y a aucune réaction dans le pays sauf que les concernés, les proches de la victime, qui en cherchant à s’approprier son meurtre, tombent dans le jeu du régime qui consiste à diviser, ce pour mieux régner. Donc, à chacun ses malheurs au détriment de l’esprit de la nation, de la solidarité nationale et de l’idée triomphante de la patrie. Et si chaque groupe devrait manifester ainsi et à part quand la canaille le frappe, Paul Kagamé risque de comprendre que tout lui est permis au Kivu dès lors que les Kinois, les katangais et autres ne s’en montrent pas préoccupés. Rien ne saura changer dans ce pays si c’est à ce rythme que le peuple réagit. C’est au leadership que nous sommes d’éveiller le peuple, d’inventer la lutte nationale, de la construire morceau par morceau et de l’orienter.

     

    Likambo oyo eza likambo ya mabele…Likambo ya mabele, likambo ya makila.

     

    Mufoncol Tshiyoyo  

    Le Président National du Rassemblement pour l’Alternative Politique en RDC. R.A.P-en sigle Mouvement Politico-militaire,
    mufoncol_tshiyoyo@yahoo.com,
    004745007236, Facebook : Mufoncol Tshiyoyo

     

  • Le triangle de la mort pour le Congo-Kinshasa 

    Le triangle de la mort pour le Congo-Kinshasa 

    Mufoncol-Tshiyoyo-Le triangle de la mort ou de destruction du Congo-Kinshasa comprend trois principales ligues, dont le modus operandi, à l’intérieur de chaque bloc, diffère de celui d’une compétition sportive normale. En effet, dans une concurrence sportive, les différents protagonistes sur le terrain du jeu jouent d’abord à l’affrontement. Et ce n’est que par la suite, après une dispute bien engagée entre des équipes opposées aux unes et aux autres, et lesquelles, selon les règles du jeu bien avant définies, essayent de gagner des points en vue de remporter chacune le tournoi en empochant le prix ou le trophée pour lequel elles concouraient. Mais au Congo-Kinshasa, tout fonctionne à l’envers, car ce genre de compétitivité qui se solde soit par un vainqueur, soit par un vaincu n’est pas à l’ordre du jour. Sur le terrain de jeu, au Congo-Kinshasa, l’antagonisme et son corollaire la victoire ou la défaite sont carrément absents et exclus entre les pièces sur l’échiquier. On peut en déduire que par l’absence d’un règlement établi et respecté, le Congo-Kinshasa va droit à sa disparition, voire à la mort. C’est le triomphe de la loi de la jungle.

     

    Ligue 1 « L1 » : Les grandes puissances, l’ONU (la MONUSCO)

     

    Au niveau de la ligue première ou « L1 » du triangle de la mort opèrent les États-nations qui s’imposent au reste du monde comme des superpuissances à qui la divinité ou les divins auraient confié la « gouvernance » de l’Humanité. Parmi ces nations se placent au premier rang notamment les deux États anglo-saxons : les USA et la Grande-Bretagne. Ces deux nations agissent de concert, en parfaite assonance d’intérêts raciaux et nationaux sous lesquels ils se drapent et au nom desquels ils se meuvent sur l’échiquier. Cependant, ils ne sont pas les seuls à figurer sur cette liste. Il y a aussi la Chine de Xi Jinping, la France, la Russie de Poutine, l’Allemagne d’Angela Merkel et le Canada. Et bien que formant un ensemble hétéroclite, ces pays se retrouvent aux côtés de l’élite anglo-saxonne, dans un seul et unique club pour la poursuite et la défense de leurs intérêts respectifs au Congo-Kinshasa. Au travers de leurs actes, la Chine, la France, la Russie, l’Allemagne, les USA et la Grande-Bretagne travaillent et participent à l’affaiblissement du Congo-Kinshasa en tant qu’État souverain.

     

    Contrairement à ce que penserait l’opinion congolaise, les intérêts chinois et ceux de l’Occident au Congo-Kinshasa n’entrent pas en conflits les uns contre les uns. Par contre, ces États exploitent, chacun et à des degrés divers, le désordre qu’ils instaurent et imposent comme forme institutionnelle de gestion du Congo-Kinshasa. Mais qui peut expliquer le fait qu’aucun membre du Conseil de Sécurité des Nations Unies n’ait eu à recourir à son droit de véto contre l’envoi des forces d’occupation de la MONUSCO au Congo-Kinshasa ? Ensemble, ils ont décidé et consenti à la mise sous tutelle du Congo-Kinshasa par l’ONU. En outre, comment saisir autrement le fait que ces pays susmentionnés autorisent la vente d’armes au Rwanda de Paul Kagamé pendant qu’ils prescrivent l’embargo au Congo ? Ce questionnement démontre que sur l’échiquier congolais évoluent des requins. Et là où des requins nagent, ils sont toujours à l’affut du sang chaud qui coule.  Les USA, l’Allemagne, le Royaume-Uni, la Chine, la Russie, la France se partagent allégrement leur butin de guerre, conquis sans armes et chacun ne cherchant à piétiner sur les plates-bandes de l’autre.

     

    L’absence notoire d’une puissance antinomique dont la mission serait non seulement d’affronter cette alliance momentanée d’intérêts composites mais également d’équilibrer ou de déséquilibrer les rapports de force en son sein rend complexe et empire la situation de la RD- Congo. Elle affaiblit les capacités politiques et stratégiques du pays. Pour leurs intérêts, le Congo-Kinshasa doit être ingouvernable et sans maître apparent. D’ailleurs, c’est le principal objectif qui est poursuivi à travers la mise sous tutelle administrative du Congo.

     

    Et dans ce cas que faire ? Assad s’est jeté dans les bras de la Russie pour que son peuple, les Syriens, en défendant d’abord les intérêts russes en Syrie, espèrent promouvoir par la suite ceux de leur propre pays, la Syrie. Mais la RD-Congo ne partage pas la même frontière avec la Russie de Poutine. Donc, il n’y a aucune menace directe contre les frontières russes. Y aurait-il un intérêt russe particulier au Congo qui nécessiterait leur secours quand les Anglo-saxons laissent la Russie ainsi que la Chine participer à leur tour, à la mangeoire généralisée et autorisée et entre eux ? La déstabilisation du Congo-Kinshasa, dont l’objectif est d’en faire un État failli, permet à chacune de ces nations de puiser à leur guise. Lumumba a payé de sa vie en faisant appel aux Russes. Cette voie n’est pas à conseiller á l’état actuel du Congo-Kinshasa. Chez nous, Kasavubu, Mobutu, Tshisekedi, Monsengwo, les Kabila, Kengo, ainsi que y compris la nouvelle génération des recrus, ont fait le choix de servir les mêmes maîtres, l’Occident. Mais pour quel résultat pour le pays et les Congolais ? Un maître qui contrôle et possède tout, d’abord votre terre et ensuite votre leadership n’a plus besoin de vous, de votre avis du moment que votre terre lui appartient déjà. Le peuple seul est la réponse. Il en fut ainsi pour Chavez. C’est le peuple vénézuélien qui en soutien en Chavez, eût à empêcher les coups d’États montés contre lui. De même avec Eva Morales aussi. Son plus grand allié est le peuple indien voisin des USA. L’histoire contient d’autres modèles, notamment les frères Castro, Mao, Ho Chi Minh. Sans le peuple, ce sera fin du Congo-Kinshasa. Et ce n’est pas ce que l’on fait avec le peuple qui compte, mais ce que l’on est capable de dire à son peuple qui le transforme tout le préparant au jour où le pays a son rendez-vous avec l’histoire. Le peuple est en mesure de transformer l’essai en histoire pour l’humanité. Les rapports de force changeront. Ainsi sera brisé la collusion au niveau de la Ligue 1.

     

    Ligue 2 « L2 » : L’Afrique, les États d’Afrique, et l’Union Africaine

     

    La ligue 2 ou « L 2 » est composé des États-mercenaires, des pays « satellites ».  En fait, ce sont des pays, qui n’ont de forme étatique que de nom. Car, ils sont formés, ensuit recrutés et travaillent pour et comme bras armés des puissances évoluant au niveau de la ligue « L1 ».  C’est Chomsky qui en esquisse les contours dans son livre « Comprendre le Pouvoir/ L’indispensable de Chomsky, Premier mouvement ». Il y écrit notamment : Des « puissances » qui évoluent au niveau de Ligue « L1 » ont peur de la réaction de leurs peuples contre des politiques que leurs « élites » mènent en secret. [..] Pour fuir cette opinion exigeante de temps en temps, ces États en puissance recourent au service des pays « satellites » et « mercenaires ».  [Aujourd’hui, dans notre époque, c’est rare que l’on recoure au service des individus qui servent comme mercenaires. À la place, ce sont des Etats, bien qui disposant d’un corps institutionnel, supposé « souverain », qui se livrent à un mercenariat d’un genre tout nouveau. [..] les États-Unis ont dû mener leurs interventions à l’étranger par l’intermédiaire d’États mercenaires. Il en existe tout un réseau […] [il y en a un [Israël] qui est le plus important et qui a aidé les États-Unis à pénétrer en Afrique noire].  [Et Chomsky en cite d’autres. C’est le cas notamment de « l’Afrique du Sud, le Taiwan, la Corée du Sud » (Chomsky, 2009 : 19-20). Nous ajouterons sur la liste le Rwanda de Paul Kagamé et l’Ouganda de Yoweri Museveni.

     

    A l’instar de ce qui se passe au niveau de la Ligue « L1 », il manque également au niveau de la Ligue « L2 » des États mercenaires relevant d’un autre bord doctrinaire. Et l’absence d’autres pays d’Afrique pouvant jouer le contrepoids contre le Rwanda au Congo-Kinshasa, en affrontement carrément le Rwanda, complique la situation du Congo.  Et comment, à des pareilles circonstances, établir des alliances quand la plupart des pays africains qui sont utilisés comme « mercenaires » appartiennent et font allégeance tous à un même clan politique, celui de l’Occident -anglo-saxon ? C’est ce qui nous fait dire que le Congo se trouve dans une situation de proie facile.  Sauf nous resterait-il une seule issue, le suicide collectif comme pour les Américains à l’époque quand Abraham Lincoln déclarait : « Si la destruction [du Congo] doit être notre destin, nous devons en être les auteurs et les exécuteurs. […] Nous vivrons éternellement [comme peuples] où nous mourrons d’un suicide collectif », (tiré du documentaire « La Guerre de Sécession » de Ken Burns/ Arte éditions).

     

    Malgré le soutien Anglo-saxon et l’argent du contribuable américain jeté dans l’éducation militaire de Paul Kagamé, l’homme fut formé à l’École supérieure de guerre de Fort Leavenworth (dans le Kansas), Paul Kagamé et son Rwanda ont mis plus de 20 bonnes années sans toutefois parvenir, et ce jusque-là, à un début de balkanisation du Congo, même ils l’occupent militairement et le pillent. C’est officiellement depuis le 17 mai 1997 que le Rwanda comme mercenaire se trouve au Congo. Et depuis, ils ne l’ont jamais quitté. Et ce timing, à lui seul, met à nu l’incapacité de Paul Kagamé et du Rwanda de réaliser la mission dont ils furent chargés par leurs maîtres tutélaires. Pour Lord Palmerston, ancien ministre des affaires étrangères britanniques en 1848, l’Angleterre n’avait pas d’éternels ennemis : « We have no eternal allies and we have ne perpetual enemies. Our interests are perpetual and eternal and those interests it is our duty to follow ». L’entente est toujours possible.  Le leadership nouveau au Congo pourra l’assumer. Comme il la fera ensuite comprendre au peuple Congolais, et qui, à son tour, oubliera mais en échange de la tête de Paul Kagamé comme prix.  Ce genre des nègres doivent apprendre pour l’histoire pour que ce type de trahison ne se répétât plus. « Roma traditoribus non premia », aimaient à dire les Romains. Rome ne paie pas les traîtres.

     

    Ligue 3 « L3 » : le Congo-Kinshasa et l’absence d’un leadership éclairé

     

    Une fois que le travail de sape est accompli, par l’affaiblissement de l’État congolais, on remarque que la popularité des hommes politiques au niveau de Ligue « L3 » souffre de manque d’effets sur les masses populaires qui les suivent et sur ceux qui se proclament comme étant leurs adversaires à l’intérieur du système. La raison est simple. Les masses ne sont pas assez sollicitées. C’est pourquoi elles tardent à assumer leur rôle comme fer de lance d’une lutte qui ne leur est toutefois pas assez expliquée. En fait, le peuple ne se retrouve pas entre un combat de conquête de pouvoir politique, qui reste à définir, et celui de de reconquête de terre. Et en ce qui nous concerne, nous pensons que la bataille pour la terre nationale devrait précéder celle de la lutte pour le pouvoir, car il n’y a pas de pouvoir sans la terre sur laquelle ce dernier sera exercé. Mais dans tous les cas, le leadership a deux choix : soit exposer son peuple avec son accord, soit s’exposer en assumant son destin comme Castro. « L’élément clé, [écrit Arnold AUGUST dans son article « Fidel, le guérillero de 2015-2016 et au-delà (Cubadebate) », est le courage indéfectible des chefs comme Fidel, prêts à mettre leur vie en jeu pour remporter la victoire », (Legrandsoirinfo).

     

    Néanmoins, les masses demeurent comme un couteau à double tranchant. Quand elles sont prêtes, et surtout qu’elles en ont envie et la réclament, assumer leur destin, elles sont à l’écoute d’un leader pour se ranger derrière-lui, sinon elles s’en créeront un à leur goût. Malheureusement, à Kinshasa, beaucoup de ceux qui s’affichent comme « hommes politiques » préfèrent fréquenter le quartier d’ambassades la nuit. Des « ministres » et autres députés congolais, « pouvoir » comme « opposition », s’affichent avec des ambassadeurs « occidentaux » en ville et dans les restaurants huppés de la capitale. Des ministres se disputent du nombre d’ambassadeurs à recevoir dans leur bureau respectif. Et à l’issue de ces rencontres, la télévision nationale retransmet des images qui montrent les ambassadeurs européens en train de prodiguer des conseils et aux ministres et aux députés, ainsi qu’au président du parlement comme à celui du sénat. Des images des ambassadeurs étrangers accrédités en Europe dînant en compagnie des ministres occidentaux et leur prodiguant des conseils sont presqu’inexistantes en Europe. Leur existence chez nous trahit la persistance de la pensée néocoloniale et le fait que le Congo-Kinshasa n’est pas dirigé par ses propres filles et fils.

     

    La ligue « L3 » souffre de carence d’acteurs.  Par acteurs, nous entendons certes un monde d’égaux, d’hommes vrais qui, non seulement sont conscients de leur rôle dans la société, mais également se montrent dignes du destin de leur peuple. Un acteur habite son rôle, il le construit et assure lui-même son exécution. Hélas, chez nous, on a plus affaire aux personnages politiques crées par d’autres et pour les besoins de la cause, c’est-à-dire le metteur en scène écrit pour eux une pièce dans laquelle il leur fait jouer un rôle qu’ils arrivent à peine d’incarner.

     

    Le principe sur lequel est basée la trilogie des Ligues « L » est l’étranglement du Congo-Kinshasa. Chaque Ligue fonctionne de telle manière que jamais l’équilibre des forces ne soit établi. Toutefois, nous reconnaissons la bravoure de notre peuple sans laquelle le Congo-Kinshasa serait déjà enterré. Bravo aux Congolais pour cette lutte menée jusque-là sans armes. Mais le ton est invité à changer, car c’est tout faux de croire le peuple congolais ne serait que pacifique.

    Likambo oyo eza likambo ya mabele…Likambo ya mabele, likambo ya makila.

     

    Mufoncol Tshiyoyo  

    Le Président National du Rassemblement pour l’Alternative Politique en RDC. R.A.P-en sigle Mouvement Politico-militaire,
    mufoncol_tshiyoyo@yahoo.com,
    004745007236, Facebook : Mufoncol Tshiyoyo

     

     

     

  • Première usine de séparation  du Coltan de l’Afrique en voie d’être construite au Rwanda

    Première usine de séparation  du Coltan de l’Afrique en voie d’être construite au Rwanda

    Frank Balestra, CEO of AB Minerals Corporation. Picture: Supplied.
    Frank Balestra, CEO of AB Minerals Corporation. Picture: Supplied.

    -La première échelle industrielle coltan (colombo-tantalite) usine de séparation en Afrique sera construite au Rwanda par AB Minerals Corporation et sera opérationnelle à la mi-2017. Elle apportera des opportunités d’industrialisation tant voulues à la région où le minerai est produit.

    Le Rwanda est actuellement le premier exportateur de coltan, fournissant 50% du tantale dans le monde. Le coltan est un minerai métallique terne qui est une combinaison de colombo tantalite et qui est raffiné pour produire le tantale.

     Frank Balestra, PDG de AB Minerals Corporation dit qu’il ya un besoin urgent d’accroître l’industrialisation du secteur minier en Afrique, et que la meilleure façon d’y parvenir est par une augmentation des transferts de technologie et des compétences de plusieurs participants supérieurs de haut niveau de l’industrie.

     

    “Bon nombre des artisans et des petites entreprises et coopératives d’exploitations minières représentant près de 80%  du total des mineurs dans le pays sera, pour la première fois, en mesure de vendre leur minerai directement à une fonderie locale plutôt qu’aux agents», dit-il .

     

    “La raison pour laquelle la plus part des ressources minérales africaines sont exportées en tant que matière première est due à un faible niveau d’industrialisation dans le secteur local. Apporter le traitement du coltan directement à la région apportera l’industrialisation à  l’industrie minière du pays au Rwanda et en Afrique du Sud “, dit-il.

    Le gouvernement local gagnera une augmentation des recettes fiscales grâce au a concentré minéral de haut niveau transformé à des oxydes de haute pureté, avant son exportation du Rwanda.

    «Cette augmentation du chiffre d’affaires signifie que  le pays sera en mesure de déployer davantage de fonds à d’autres secteurs économiques à travers  tout le pays. Cela est essentiel pour la création et l’amélioration des conditions de vie du peuple et de l’emploi “, dit Balestra.

     

    Cette mise en œuvre créera également un intérêt à de nouveaux projets et investissements internationaux au Rwanda.

    “Il ne va pas seulement  créer des produits d’une  valeur ajoutée pour l’exportation, il apportera des avantages importants pour le peuple du Rwanda et ceux qui sont liés au développement de l’industrie du coltan», dit-il, ajoutant que le gouvernement du Rwanda, le Conseil du  Development au Ministère des mines du Rwanda sont extrêmement favorables au projet.

    AB Minerals cherchera à embaucher du personnel dans les domaines de la métallurgie, de la chimie, de la comptabilité et de la finance, les opérations de laboratoire, l’assurance qualité et de contrôle de la qualité (AQ / CQ), ainsi que les directeurs d’usine et les gestionnaires des équipes de travail. Pendant la construction des installations où sera située l’usine de traitement, il y aura aussi des opportunités d’emploi.

    La construction de l’usine commencera après qu’une production / évaluation d’une valeur d’ 1 millionde dollards américains sera menée à terme parun grand laboratoire aux États-Unis.

    Il faudra environ huit mois pour construire l’usine, et il est prévu d’être pleinement opérationnelle d’ici la seconde moitié de l’an 2017.

    (Recherche et entretien par Trust Matsilele, écrit par Qhama Nokwali)

  • Prisonniers politiques et d’opinion en RD Congo : finalement qui sort, qui reste ?

    Prisonniers politiques et d’opinion en RD Congo : finalement qui sort, qui reste ?

    diomi_ndongala_opposition_congo-Le 19 août, le gouvernement congolais a ordonné la libération de 24 prisonniers politiques et d’opinion. Problème : certains détenus sont déjà dehors tandis que d’autres n’ont pas vu leur nom inscrit sur la liste des personnes à libérer. Et ceux qui ont bénéficié de la mesure n’ont toujours pas été libérés. Jeune Afrique fait le point.

    Libres mais (encore) en prison

    À quelle date seront-ils libérés ? Christopher Ngoie Mutamba, Fred Bauma, Yves Makwambala et Jean-Marie Kalonji, quatre militants de la société civile dont les noms ont été repris sur la liste des 24 personnes concernées par la « mesure de décrispation politique » en RD Congo, croupissent encore dans les cellules du Centre pénitentiaire et de rééducation de Kinshasa (CPRK), connue sous le nom de la prison de Makala.

    « Près d’une semaine après l’annonce du gouvernement [le 19 août], ces prisonniers d’opinion ne sont toujours pas informés des modalités pratiques de leur libération », s’inquiète Me George Kapiamba. Contacté par Jeune Afrique le 24 août, l’avocat et président de l’Association congolaise pour l’accès à la Justice (ACAJ) confie qu’il a adressé lundi une correspondance à Alexis Thambwe-Mwamba, ministre de la Justice, demandant à ce dernier d’« intervenir de manière à ce que les précités recouvrent leur liberté ».

    D’après nos informations, le directeur de la prison de Makala et les parquets se renvoient la balle. « Le premier dit attendre un document du second pour procéder à la libération des personnes bénéficiaires de la mesure gouvernementale alors que les procureurs, eux, considèrent qu’ils ne leur appartient pas de prendre une quelconque décision dans ce sens », indique une source proche du dossier. Mais au ministère de la Justice, on se veut rassurant. « Nous y travaillons et les quatre militants seront bientôt libérés », assure un conseiller du ministre, sans donner d’amples précisions.

    Déjà libres mais… sur la liste des personnes à libérer

    En attendant, la polémique enfle autour de la liste même des personnes à libérer. Vingt détenus sur les 24 cités sont déjà dehors depuis plusieurs semaines, voire depuis quelques mois. « Certains ont soit été acquittés (c’est le cas de  trois étudiants : Giresse Bongomisa Nzinga, Joël Namulinda Bokuru et Léon Nguwa), soit ont bénéficié de la liberté provisoire (Jerry Olenga et Paulin Lody), soit ont purgé leur peine (Narcisse Kombi, Pascal Byumanine et sept manifestants arrêtés en novembre 2015 à Goma, ainsi que Paul Kikuma), soit ont été libérés par l’Agence nationale de renseignement sans aucune explication (comme le rappeur Radek Junior Mapeke N’landu) », commente Me Kapiamba, dont l’ONG exige la révocation du garde des Sceaux congolais pour « faute lourde ».

    Il va sans dire que beaucoup reste à faire, selon le facilitateur Edem Kodjo

    Alexis Thambwe-Mwamba serait-il le seul responsable de cet imbroglio judiciaire ? Du côté des autorités congolaises, on se défend en brandissant sa bonne foi. « C’est depuis le 4 août qu’une délégation de l’Union européenne a transmis aux institutions de la République la liste de ces personnes à libérer telle qu’établie par les membres du ‘Rassemblement’ de l’opposition lors de leur rencontre début juin à Genval autour d’Étienne Tshisekedi », avance une source gouvernementale.

    La Lutte pour le changement (Lucha), mouvement citoyen très actif dans l’est de la RDC et dont des membres sont encore en détention (Bienvenu Matumo, Héritier Marcel Kapiteni et Victor Tesongo), parle de « négligence » et n’épargne personne : « Nous reprochons d’abord au ‘Rassemblement’ de l’opposition de n’avoir pas transmis une liste à jour à la délégation de l’UE, puis au ministère de la Justice de n’avoir pas vérifié, par le canal de ses services au parquet et à la prison, qui était vraiment en état de détention, mais aussi au facilitateur Edem Kodjo qui s’est précipité de confirmer la libération des 24 détenus alors que seules quatre personnes sont réellement concernées », déplore l’un des militants.

    « Il n’y aucun quiproquo, a rétorqué le ministre Alexis Thambwe-Mwamba. La liste remise au ministère comportait 26 noms et pas un de plus. Elle a été jointe à une lettre signée par l’ambassadeur de l’UE (…). Le ministère a donné son feu vert pour libérer 24 des 26 personnes reprises sur la liste, en précisant, par écrit, aux procureurs généraux concernés, à savoir ceux des parquets généraux de Kinshasa/Gombe, Kinshasa/Matete et Goma, qu’ils devaient prendre les mesures pour libérer celles des personnes encore détenues figurant sur la liste ».

    « Il va sans dire que beaucoup reste à faire », a reconnu mardi Edem Kodjo lors du lancement des travaux du comité préparatoires du dialogue politique en RDC. « Nous remettrons cent fois, mille fois, sur le métier, l’ouvrage essentiel, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus un seul détenu politique dans les prisons (…) », a promis l’ancien Premier ministre togolais, encourageant le gouvernement à prendre d’autres mesures de décrispation politique.

    En attente de libération ou d’abandon des poursuites

    À en croire plusieurs sources concordantes, plus de 80 prisonniers politiques et d’opinion déjà amnistiés n’ont toujours pas quitté les différentes geôles où ils sont enfermés à travers le pays. Leurs noms ont été transmis le 10 août à Edem Kodjo, au gouvernement congolais et à ses partenaires internationaux par l’ACAJ.

    Selon cette ONG qui suit de près le dossier, outre les quatre militants de la société civile bénéficiaires de la « mesure de décrispation » – mais qui attendent encore leur libération -, la RDC compte aujourd’hui quelque 111 détenus politiques ou d’opinion, les amnistiés non libérés compris.

    Le pouvoir de Kabila a l’opportunité de se ressaisir, estime un proche de Katumbi

    Dans le lot, on trouve entre autres les opposants Jean-Claude Muyambo, président de la Solidarité congolaise pour la démocratie et le développement (Scode) et Eugène Diomi Ndongala, leader de la Démocratie chrétienne (DC), poursuivi dans une affaire de spoliation pour le premier et de viol pour le second. Des « procès politiques », selon leurs proches.

    Plusieurs proches de Moïse Katumbi, incarcérés à Lubumbashi et à Kinshasa, font également partie du décompte. Le dernier gouverneur du Katanga, condamné à trois ans de prison dans un litige immobilier et inculpé d’atteinte à la sûreté de l’État, ne cesse de dénoncer une « machination politique » ayant pour but de l’empêcher de se présenter à la présidentielle.

    « Aujourd’hui, au nom du dialogue inclusif, le pouvoir de Kabila a l’opportunité de se ressaisir en abandonnant toutes les condamnation et poursuites bidons engagées » contre le candidat déclaré à la présidentielle, explique l’un de ses proches. « D’autant que dans l’affaire du mercenariat, l’Américain que la justice avait présenté comme le principal suspect a été relâché et la juge principale dans l’affaire immobilière a expliqué récemment comment elle a été contrainte à condamner Moïse Katumbi », ajoute-t-il.

    J.A

  • 32 personnes arrêtées en marge de la journée ville morte en RDC

    32 personnes arrêtées en marge de la journée ville morte en RDC

    police-arrete-Les 32 personnes ont été arrêtées dans la capitale congolaise et à Mbuji-Mayi, dans le centre, ont rapporté les Nations unies mercredi à Kinshasa.

    “Hier [mardi] nous avons enregistré 32 cas d’arrestations” par la police et l’Agence nationale de renseignement (ANR), a déclaré à l’AFP José-Maria Aranaz, directeur du Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’Homme en RDC (BCNUDH).

    Ces arrestations ont eu lieu dans la capitale Kinshasa et à Mbuji-Mayi, dans le centre, a-t-il précisé, ajoutant que “11 personnes restent encore en détention à Mbuji-Mayi”, les autres ayant été libérées.

    “Ceux qui sont restés” en détention sont ceux qui avaient “jeté des pierres, opéré des casses, érigé des barrières”, a expliqué à l’AFP Alphonse Ngoy Kasanji, gouverneur de la province du Kasaï-Oriental, dont Mbuji-Mayi est le chef-lieu.

    Selon M. Ngoy Kasanji, ces personnes ont été déférées au parquet.

    Certaines des personnes interpellées ont été accusées d’avoir affiché des “comportements contraires à une manifestation pacifique” mais il y a eu aussi des cas “d’arrestations arbitraires”, a dit M. Aranaz.

    Mardi, le Rassemblement, coalition réunie autour de l’opposant historique Étienne Tshisekedi, avait appelé à une journée ville morte pour récuser le facilitateur désigné par l’Union africaine (UA) pour un dialogue politique national en RDC, l’ancien Premier ministre togolais Edem Kodjo.

    Ce mot d’ordre a été partiellement suivi à Kinshasa et ignoré dans d’autres grandes villes du pays, alors que M. Kodjo lançait les travaux préparatoires du dialogue national dans la capitale.

    Convoqué fin novembre 2015 par le président congolais Joseph Kabila, ce dialogue est censé conduire à la tenue d’”élections apaisées” en RDC.

    L’opposition dans son ensemble avait d’abord boudé ce dialogue avant de donner son accord moyennant des préalables, notamment la libération de prisonniers politiques et d’opinion. Mardi, une partie de l’opposition a pris part au lancement des travaux préparatoires du dialogue.

    Le climat politique est tendu en RDC à mesure qu’approche la fin du mandat de M. Kabila, le 20 décembre.

    M. Kabila est au pouvoir depuis 2001, la Constitution lui interdit de se représenter, mais l’opposition soupçonne le chef de l’État de manoeuvrer pour s’accrocher à son poste, quitte à reporter la présidentielle censée avoir lieu avant la fin de l’année. La tenue de ce scrutin dans les temps est aujourd’hui hautement improbable.

    Avec AFP

  • Dialogue en RDC : opposition divisée

    Dialogue en RDC : opposition divisée

    Edem-Kodjo-Le facilitateur du dialogue politique en RDCongo, Edem Kodjo, annonce le début des travaux du comité préparatoire ce mardi matin à Kinshasa.

    Dans ces travaux, le panel d’hommes politiques et d’activistes de la société civile vont notamment désigner l’endroit où se tiendront ces assises, quel en sera l’objet, qui va y participer.

    L’opposition congolaise semble divisée entre ceux qui veulent aller à ce dialogue sans condition préalable et ceux qui posent des exigences avant leur participation.

    Le MLC (Mouvement de libération du Congo) de Jean-Pierre Bemba refuse catégoriquement toute idée de dialoguer avec le pouvoir en place.

    Le Rassemblement, coalition constituée autour d’Etienne Tshisekedi et Moise Katumbi est d’accord sur le principe du dialogue et pose des conditions.

    Il exige entre autre la libération de ceux qu’ils considèrent comme des prisonniers politiques.

    Le chef de l’Etat Joseph Kabila en a gracié certains. Mais le nombre est jugé insuffisant par ce Rassemblement.

    Ce dernier exige aussi le départ du facilitateur Edem Kodjo, jugé trop proche du pouvoir.

    Edem Kodjo a récemment bénéficié du soutien des autorités du pays et des autorités de l’Eglise catholique.

    Il y a une dernière aile au sein de l’opposition congolaise. Celle de l’UNC de Vital Kamerhe qui veut aller au dialogue.

    Ce parti a d’ailleurs déjà transmis sa liste de délégués au comité préparatoire.

    Ce mardi même, l’opposition a appelé à une grève générale.

    BBC

  • «Villes mortes» en RDC: une mobilisation en demi-teinte

    «Villes mortes» en RDC: une mobilisation en demi-teinte

    VILLE MORTE-L’essentiel de l’opposition congolaise a appelé à une journée « ville morte » et à la grève générale sur tout le territoire national ce mardi 23 août. L’objectif : protester contre la tenue de pourparlers avec le pouvoir en place et récuser le médiateur désigné par l’Union africaine (UA), l’ancien Premier ministre togolais Edem Kodjo.

    Edem Kodjo avait été choisi pour décrisper le climat politique en République démocratique du Congo, alors qu’une élection présidentielle doit se tenir à la fin de l’année. Mais l’opposition estime qu’il est trop proche du pouvoir et demande son remplacement.

    La grève est inégalement suivie ce mardi 23 août d’après les informations recueillies pour le moment. À Kinshasa d’abord, l’activité est ralentie, mais pas totalement arrêtée. Les bus et taxis circulent dans le centre-ville, mais il n’y a aucun embouteillage, ce qui est très rare dans la capitale. C’est bien la preuve que certains ont choisi de rester chez eux.

    Globalement, la journée « ville morte » est moins suivie qu’en février dernier, lorsque l’opposition avait appelé à faire grève. À Lubumbashi par exemple, la capitale minière de l’est, l’activité économique ne semble pas perturbée. Mais dans la capitale du diamant, à Mbuji May, la grève semble respectée avec quelques tensions signalées ce mardi. Idem à Goma, dans le nord-est du pays où la plupart des taxis motos ne circulaient pas ce mardi matin. Un magasin sur deux semblait ouvert.

    « Prière pour le changement » à Bukavu

    Un tableau contrasté à l’image de Bukavu. Dans cette ville du Sud-Kivu, la situation est normale et les boutiques sont restées ouvertes. Ni la coordination de la société civile, ni l’Union pour la nation congolaise (UNC) de Vital Kamerhe n’avaient décidé de relayer le mot d’ordre de la journée « ville morte ».

    Le parti UNC a décidé de participer au comité préparatoire du dialogue et dit espérer obtenir par ce biais la libération des autres prisonniers politiques. Beaucoup de commerçants n’étaient donc tout simplement pas informés de l’appel à la journée « ville morte », d’autres disaient qu’ils devaient travailler pour manger et que l’opposition n’allait pas les nourrir. D’autres encore qu’il fallait aller au dialogue pour organiser au plus vite les élections dans le respect des délais constitutionnels.

    Cependant, à midi, dans le centre, une rapide opération sifflet et klaxon « pour demander le respect des délais constitutionnels » a été menée. Une « prière pour le changement » a aussi été organisée sur l’un des ronds-points de la ville. Les organisateurs demandent le changement non pas seulement de certains hommes mais de tout un système pour que les élections aient enfin un effet sur la population. Car c’est tout l’enjeu de cette journée « ville morte » : montrer au pouvoir que la population veut une élection présidentielle à la fin de l’année pour qu’il y ait une alternance.RFI