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  • Dialogue : un gouvernement d’union annoncé pour préparer les élections

    Dialogue : un gouvernement d’union annoncé pour préparer les élections

    KODJO-Le Dialogue national tire à sa fin. Les participants travaillent sur le texte final de l’accord politique qui devra inclure la formation d’un gouvernement d’Union nationale. Entre-temps, Amnesty International accuse Kinshasa de mener une répression systématique contre les opposants.

    Un gouvernement d’union nationale sera mis sur pied pour préparer la tenue des élections, a annoncé mercredi le ministre congolais de la Justice Alexis Thambwe à la tête des représentants du pouvoir au dialogue national. Selon Reuters, opposants et membres de la majorité au pouvoir ont accepté le principe en même temps qu’ils se sont mis d’accord sur la tenue couplée des différentes élections.

    “Le gouvernement sera réformé. Nous mettrons en place un gouvernement que nous co-gérerons entre la majorité présidentielle, l’opposition et la société civile “, a déclaré M. Mwamba cité par Reuters.

    Pour Justin Bitatkwira, membre de l’opposition au dialogue joint par VOA Afrique, même ceux de sa famille politique qui boycotte le dialogue seront tenus de signer l’accord global qui sanctionnera la fin des travaux qui doit intervenir incessamment.

    Mais les groupes d’opposants radicaux, parmi lesquels l’UDPS et alliés, le MNLC et les alliés de Moïse Katumbi, eux, attendent encore ce qu’ils appellent un “vrai dialogue inclusif ” et demandent au peuple de se prendre en charge à partir du 19 septembre, date prévue pour la convocation du corps électoral, qui ne se fera pas selon la CENI.

    La tension est donc au rendez-vous. Mais déjà Amnesty international dénonce dans un rapport une répression systématique du pouvoir contre les opposants.

    “Les autorités congolaises se servent des institutions publiques pour empêcher les personnes opposées au maintien au pouvoir du président Kabila de s’organiser et de s’exprimer”, indique le rapport d’Amnesty.

    VOA

  • Accord sur la séquence de la tenue des élections en RDC et reprise du dialogue jeudi

    Accord sur la séquence de la tenue des élections en RDC et reprise du dialogue jeudi

    dialogue-Edem Kodjo, le facilitateur désigné par l’Union africaine pour le dialogue national annonce pour jeudi la reprise des travaux bloqués après que l’opposition a suspendu sa participation à la suite de la mésentente sur la séquence de la tenue des élections.

    “Poursuite du dialogue national inclusif, jeudi après-midi “, écrit M. Kodjo sur sa page Twitter.

     “Un accord pour la poursuite du dialogue national inclusif : élections présidentielle, législatives nationales et provinciales le même jour “, précise-t-il.

    M. Kodjo a travaillé en aparté avec les chefs du groupe de l’opposition et de la majorité présidentielle pour arriver à ces compromis.

    Lundi, la frange de l’opposition présent au dialogue avait suspendu sa participation après l’instance du pouvoir de tenir d’abord les élections locales alors que la crise actuelle en RDC est suscitée par l’impossibilité d’organiser la présidentielle avant la fin de le 19 décembre comme l’exige la Constitution de la RDC.

    La majeure et les ténors de l’opposition refusent de prendre part à ce dialogue accusant le président Joseph Kabila de vouloir rester au pouvoir au-delà des délais constitutionnels.

    M. Kabila, 44 ans, au pouvoir depuis 2001, a fait plus que deux mandats à la tête du pays. La Constitution lui interdit de se représenter, limitant à deux le nombre de mandat.

    “Nous allons bloquer la construction de nouveaux hôpitaux et écoles pour financer ces élections… Nous allons le financer… C’est un défi que nous nous sommes que le président de la république a fixé à son gouvernement “, a déclaré M. Kodjo.

    VOA

  • En grève de la faim, l’ex-rebelle congolais Ntaganda se dit “prêt à mourir”

    En grève de la faim, l’ex-rebelle congolais Ntaganda se dit “prêt à mourir”

    ntanganda-L’ancien chef de guerre congolais Bosco Ntaganda, jugé par la Cour pénale internationale pour crimes contre l’humanité, a entamé une grève de la faim pour protester contre ses conditions de détention et s’est dit “prêt à mourir”.

    Dans une déclaration lue par son avocat Stéphane Bourgon en salle d’audience, Bosco Ntaganda, qui refuse d’assister aux procédures, affirme “se sentir trop faible”: “je n’ai plus la capacité de réfléchir, ce n’est plus Bosco qui est devant vous”.

    Il est accusé de treize crimes de guerre et cinq crimes contre l’humanité, dont des meurtres, pillages, attaques contre des civils, viols et esclavage sexuel, commis par ses troupes en 2002-2003 en Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo.

    “Quand j’ai décidé de me rendre volontairement il y a plus de trois ans, je croyais que je pourrais me défendre, mais je sais maintenant que ce n’est pas le cas, il n’y a pas d’issue et je n’ai plus d’espoir”, a-t-il affirmé.

    “Je n’ai plus aucun espoir de revoir ma femme et mes enfants dans des conditions normales”, a-t-il ajouté: “voilà pourquoi je suis prêt à mourir”.

    On ignorait quand exactement l’ex rebelle avait commencé sa grève de la faim.

    Cette déclaration intervient alors que les juges ont refusé la semaine dernière de lever les restrictions imposées sur son accès à l’extérieur, après des inquiétudes au sujet d’intimidations présumées de témoins.

    Pour la représentante du bureau du procureur, Nicole Samson, “la dépression a été très rapide et utiliser cela nous semble être une tactique de manipulation pour arrêter les procédures”.

    Les juges, assurant que “rien dans les conditions de détention n’empêche des visites familiales”, ont rejeté une demande de la défense pour ajourner le procès jusqu’à lundi et ordonné un examen médical. Les audiences reprendront mercredi.

    Bosco Ntaganda, souvent surnommé “Terminator”, aurait joué avec ses troupes des Forces patriotiques pour la libération du Congo (FPLC) un rôle central dans les violences ethniques et attaques menées contre les civils en Ituri.

    Général dans l’armée congolaise de 2007 à 2012, il était le fugitif le plus recherché dans la région des Grands Lacs jusqu’à ce qu’il se rende, de manière inopinée, à l’ambassade américaine de Kigali, au Rwanda, en mars 2013, pour demander son transfert à la CPI.

    Les conflits dans le nord-est de la RDC, qui ont impliqué les armées d’au moins six nations africaines dans cette région riche en minerais, ont entraîné des violences inouïes sur les civils, causant la mort de trois millions de personnes, selon les ONG, et créé une instabilité profonde dans l’Est congolais.

    Avec AFP

  • Congo Airways dégraisse

    Congo Airways dégraisse

    congo airways-La nouvelle compagnie nationale Congo Airways ne sait plus payer tous ses agents. Le nouveau directeur a décidé de dégraisser. 400 agents pour une nouvelle compagnie, c’est trop, dit-on à Congo Airways. Trente agents ont reçu des lettres de congé technique. La strategie, c’est de les mettre à l’écart mais avec la possibilité de les récupérer aussitôt la société va se refaire une santé financière. Avec trois avions en activité, Congo Airways se butte à des fortes charges. Il était inconcevable d’avoir un personnel pléthorique alors que les rentrées de l’entreprise posent problème. La direction projette de ramener de 400 à 200 le nombre des agents. Le risque, c’est de voir les anciens agents mécontents se retournaient contre leur ancien employeur.

    7/7

  • Les raisons d’une lutte noble pour un Congo-Kinshasa de nos rêves

    Les raisons d’une lutte noble pour un Congo-Kinshasa de nos rêves

    tshiyoyoDepuis la nuit des temps, l’histoire qui se joue et se raconte au Congo-Kinshasa a toujours été celle conçue et initiée par d’autres peuples que par des Congolais eux-mêmes. De l’homme congolais, jamais il n’a été question en tant quesujetsouverain et acteurayant constamment à l’esprit la poursuite de son propre dessein. Le Congolais se laisse entrevoir comme un simple gadget, un personnage-objet qui est repris, mais sans tenir compte de sa présence, dans un projet d’un ailleurs à la fois lointain et hostile à l’affirmation d’une identité congolaise. C’est le tout premier écueil barre la route de l’existence d’un soi responsable et autonome. Voilà qui explique le fait que l’on parlât abondamment, et par des Congolais eux-mêmes aussi, de la Belgique au Congo, de la France, de l’Amérique, du Royaume-Uni. Et aujourd’hui encorede l’Allemagne, avec son retour sur la scène internationale ; et du Rwanda de Paul Kagamé. Toutes ces forces réunies et opposées à l’idée d’un Congo souverain ont récemment invité les peuples du Congo-Kinshasa à partager ce qu’elles considèrent comme étant leur richesse nationale avec leurs voisins nommément cités, tels que le Rwanda et l’Ouganda. Dans le cas contraire, le Congo, comme un ensemble de peuples ayant un passé et une histoire communs faisant d’eux une nation à protéger et ayant des intérêts à défendre, serait menacé de disparition.. Cependant, les tenants de ce discours, les Anglo-saxons et leurs alliés, ont manqué de préciserque le Congo-Kinshasa n’a jamais disposé d’une richesse économique ou naturelle qui lui fût propre.Du moment qu’il demeure occupé, et ce, depuis Berlin 1885.Aussi longtemps que des Congolais refuseront ou feront semblant de regarder en face les causes des maux dont ils souffrent, tout ce qui sera entrepris comme tentative de solution ne conduira nulle part. Ils tourneront en rond en perdant inutilement du temps à cause de leur mauvaise lecture de situation à l’origine de leur misère.

     

    On ne saura nous accuser de déresponsabiliser l’homme congolais en arguant que nous faisons reposer la responsabilité de ses maux uniquement sur l’Autre. Cela serait une faire preuve de cécité et d’ignorance vis-à-vis de la façon dont opère le processus d’aliénation et de ses effets sur l’homme aliéné.Le Congolais ne vit pas isolé et seul dans un enclos. L’échec de sa rencontre avec l’Autre, celui qui l’a vaincu, a laissé de nombreuses séquelles dans sa vie. Cette malencontre a instauré un rapport de dominant à dominé. Et jusqu’à ce jour, il n’a pas changé de nature. Sinon, comment se l’expliquer et dans des termes plus clairs, le fait que des Belges, des Français, des Anglo-saxons ainsi que leurs alliés s’empressassent de parler en lieu et place de l’homme congolais quand il s’agit du Congo ?Pourquoi ce que Londres, Paris, Bruxelles, Washington, Bonn et leurs médias dominants tels que RFI, BBC, CNN….disent sur le Congo serait plus important et plus crédible que ce que dit le Congolais lui-même ?Souvent, nous entendons des Congolais clamer à haute voix : “L’Amérique a dit ceci ; la France a dit cela. Ou encore l’Allemagne et Louis Michel auraient déclaré ceci”.Dans l’imaginaire de ces compatriotes, les dirigeants des pays susmentionnés passeraient pour les mieux informés et les mieux outillés quand il faut traiter des questions relevant du désir de l’homme congolais. Et à force de violer son imaginaire, ils lui privent de son droit naturel à la parole. Et à force de tout mettre dans sa bouche, ils lui privent de son droit naturel à la parole. Alors, le Congolais serait toujours ce grand nègre et bon enfant, qui ne sauraitporter seul sa pensée ? Bon nombre d’entre nous trouvent un malin plaisir à réciter des slogans qui contredisent notre statut du dominé. Actuellement, c’est tout faux de faire croire que les peuples congolais désirent des élections, libres ou pas, alors que l’état du pays recommande à notre peuple d’assumer son destin historique.Mais qui a dit, et à qui, que des Congolais souhaiteraient dialoguer entre eux, en lui indiquant même la forme du dialogue en question ? D’un côté, on dit aux peuples congolais que des « facilitateurs internationaux ont décidé du départ de « Joseph Kabila ». Et de l’autre, ces derniers imposent et renouvellent leur soutien à Eden Kodjo qui bataille pour le maintien de « Joseph Kabila » alors qu’il est censé quitter le pouvoir. L’inquiétante prise en charge de l’homme congolais par l’Autre l’étrangle, le bâillonne et le tue. Et son cri de vivre comme un être pensant et créateur de son environnement reste inaudible. Ainsi corrompu de l’intérieur, le Congolais rejette son identité. Il refuse de reconnaître son état de dépendance, son état de dominé, avant d’amorcer le combat d’être par lui-même.L’homme congolais, et plus particulièrement celui qui se targue d’être son politique,est tout ce qu’il y a de plus faux. Tout est faux en lui. En effet, c’est le double de son maître, le perroquet par excellence qui embrasse la démocratie, l’état de droit, qui fonde des partis politiques, mais sans se demander si l’état actuel de la nation exige l’unité ou la division que le multipartisme instaure. La démocratie dans un État sous occupation affaiblit l’idée de la nation car c’est à travers elle que l’ennemi passe en vue de d’opposer les uns contre les autres. Ce faisant, il contrôle ses proies.

     

    Deuxième écueil, c’est la prise en charge du nègre congolais. De quoi tout ce beau monde parle quand il lui arrive d’aborderle cas du Congo-Kinshasa dans ses rencontres et autres messes du même genre ?Il est plus question du cuivre, de l’uranium, de l’or, du diamant, du coltan, du pétrole, des eaux, mais jamais de l’homme congolais qui, pour nous, reste la seule et uniqueressource fondamentale et sans laquelle toutes les autres envies et convoitises secondaires perdent leur sens. L’astuce a été trouvé pour caresser le Congolais dans le sens du poil. Il est flatté d’entendre son maître déclaré, et ce à travers presque tous les manuels scolaires et académiques,ainsi que dans toute la presse que « Le Congo est un pays riche. Et à ce sujet, la formule consacrée est suivante : le Congo est un scandale géologique ». Alors, une fois que ce venin est inoculé, il paralyse la capacité du Congolais de penser par lui-même. Il se contente de répéter des mots creux et vides de sens débités par son maître et ses médias. Incapable d’une certaine élévation d’esprit, la fausse élite congolaise entonne à son tour le même refrain en ignorant la vertu soporifique de cette musique. Elle endort juste pour justifier la mainmise du maître sur des « richesses » que des Congolais, déclarés incompétents, ne sauraient transformer en leur avantage. D’où l’exploitation de l’homme congolais, son instrumentalisation, sa course folle derrière une notion insensée de développement ficelée par son maître.Les massacres des peuples, des populations, s’enchaînent dans le but d’effacer l’être, d’exclure le Congolais de sa terre, de le vider de son essence. Rappelons que les Congolais sont tués non pas parce que l’Autre voudrait prendre son coltan ; mais parce qu’il le méprise. Ce n’est pas le coltan. Non. C’est l’instinct de domination, le mépris, le racisme et la cupidité qui expliquent les crimes commis contre les Congolais.

     

    Lumumba est mort pour une certaine d’idée du Congo. Sa mort, comme celle de Gandhi en Inde, devrait servir à asseoir l’identitécongolaise. Il avait foi en l’homme congolais, en l’homme noir. C’est ce qui lui a fait dire, en s’adressant aux colons, qu’il leur suffisait de laisser l’homme noir libre pour que ce dernier montrât son génie à la face du monde. Mais personne ne le laissera libre si la liberté n’est pas inscrite comme une composante de ses gènes.L’environnement international qui change avec l’avènement de la Chine, de l’Inde, de la Russie et le déclin de l’Occident comme puissance doit faire rêver notre jeunesse et nous donner la possibilité de nous affirmer comme peuple et comme culture.

     

    Moi, je vous apporte du feu pour brûler la baraque. Ensemble, on la reconstruira aprèspar nos propres efforts.

     

    Likambooyoezalikamboyamabele…Likamboyamabele, likamboya makila.

     

     

    Mufoncol Tshiyoyo

    Génération Lumumba 1961

    Le Président National du Rassemblement pour l’Alternative Politique en RDC. R.A.P-en sigle Mouvement Politico-militaire,
    mufoncol_tshiyoyo@yahoo.com,
    004745007236, Facebook : Mufoncol Tshiyoyo

     

     

     

  • Bilan à mi-parcours du dialogue

    Bilan à mi-parcours du dialogue

    kamerhe-Notre correspondant à Kinshasa, Poly Muzalia, fait le point sur le dialogue lancé depuis une semaine en République démocratique du Congo.

    Le consensus semble se dessiner sur la nécessité de refondre totalement le fichier électoral de la RDC, mais le blocage demeure, en ce qui concerne d’autres questions de l’agenda du dialogue politique.

    A ce forum prennent part 280 représentants de la majorité présidentielle, de l’opposition et de la société civile.

    Ils essaient de trouver des solutions à l’impasse dans laquelle se trouve le processus électoral, à trois mois de la fin du second mandat du président Joseph Kabila.

    Après un lancement timide des travaux, les participants ont tenté de connaître les raisons pour lesquelles l’élection présidentielle prévue à la fin de l’année risque de ne pas pouvoir se tenir à cette échéance.

    Devant les délégués, le président de la commission électorale a fait un état des lieux de la situation.

    Il a invoqué les contraintes d’ordre financier surtout et a souligné qu’il n’était pas possible d’organiser des élections crédibles sans un fichier électoral acceptable pour toutes les parties.

    joseph
    Image caption La question cruciale de savoir quel rôle compte jouer le président sortant Joseph Kabila (en photo) en cas de transition politique a été posée.

    A ce stade, trois possibilités ont été listées : utiliser le fichier électoral de 2011, qui est largement contesté par la classe politique congolaise, faire une révision partielle de ce fichier ou alors une refonte totale, ce qui pourrait durer jusqu’en juillet 2017, d’après les prévisions de la commission électorale.

    C’est vers cette dernière option que le consensus semble se dégager.

    La question de savoir quel scrutin organiser en premier a également été posée.

    La majorité souhaite commencer par les élections locales pour finir par la présidentielle et les législatives.

    L’opposition, elle, propose le contraire : commencer par le scrutin présidentiel et les législatives, pour finir par les locales.

    Les uns et les autres campent sur leurs positions.

    Mais une troisième voie pourrait se dégager, selon un délégué de la société civile, qui propose l’idée d’organiser tous les scrutins le même jour.

    Le report des élections prévues à la fin de cette année semble inéluctable.

    Des participants ont posé la question de savoir comment le pays sera dirigé lorsque les mandats des élus actuels arriveront à terme, en novembre prochain.

    La feuille de route du dialogue prévoit la signature d’un “accord politique” à la fin du forum.

     
    kodjo
    Image caption L’ancien Premier ministre togolais, Edem Kodjo, désigné par l’Union africaine pour diriger le dialogue politique en RDC, est récusé par certains leaders de l’opposition congolaise.

    A mi-parcours du dialogue devant durer deux semaines, la majorité plaide pour une transition gérée de manière consensuelle avec l’opposition et la société civile.

    La question cruciale de savoir quel rôle compte jouer le président sortant Joseph Kabila dans cette éventuelle transition a été posée.

    Ses partisans souhaitent le voir rester en poste jusqu’à l’élection de son successeur.

    Mais les partis d’opposition représentés au forum souhaitent voir le président Kabila céder son fauteuil au président du Sénat, Léon Kengo.

    Il n’est pas exclu que, dans les tout prochains jours, les deux parties puissent s’entendre sur l’une ou l’autre des formules.

    Pour rappel, les leaders de l’opposition ont boycotté le dialogue politique, à l’exception de Vital Kamerhe.

    tshisekedi
    Image caption Etienne Tshisekedi (en photo), le principal leader de l’opposition, a boycotté le dialogue.

    Les absences d’Etienne Tshisekedi, de Moïse Katumbi et de Jean-Pierre Bemba (emprisonné à La Haye) constituent l’une des faiblesses de ce dialogue.

    Il s’agit de trois leaders politiques majeurs, qui ont choisi de ne pas participer au forum.

    L’aile dure de l’opposition constituée par ce trio estime que le dialogue ne fera que légitimer un troisième mandat du président Joseph Kabila.

    Cette opposition radicale envisage déjà des actions dites d’envergure, pour exiger le départ de M. Kabila et l’organisation de la présidentielle en novembre prochain, comme le prévoit la Constitution.

    Sa décision laisse présager une fin d’année mouvementée en République démocratique du Congo.

    BBC

  • Election dans le délai constitutionnel: «totalement impossible», selon Thambwe Mwamba

    Election dans le délai constitutionnel: «totalement impossible», selon Thambwe Mwamba

    tambwe-Le ministre de la Justice Alexis Thambwe Mwamba, co-modérateur du dialogue pour le compte de la Majorité présidentielle, estime qu’il est « totalement impossible » d’organiser les élections dans le délai constitutionnel.

    « Les débats tels qu’ils ont été présentés et ma conviction personnelle, ce que le délai constitutionnel entendu comme élection [présidentielle] devant se dérouler au cours de cette année, ça c’est mon entendement et aussi l’entendement de beaucoup de personnes qui sont intervenues dans cette salle, est totalement impossible. Mais, d’autres parmi les délégués estiment qu’il est encore possible », a-t-il déclaré mercredi 7 septembre après les débats au sujet du calendrier électoral lors des travaux du dialogue.

    Le mandat de l’actuel chef de l’Etat congolais s’achève en décembre prochain.

    La commission électorale a lancé en juillet l’opération de révision du fichier électorale qui devrait durer 16 mois pour aboutir à la refonte totale de ce fichier électoral avant l’organisation des élections.

    Mais elle a proposé deux autres options pour l’organisation des élections: l’utilisation du fichier électoral de 2011 ou la révision partielle de ce fichier.

    Pour Thambwe Mwamba, aller aux élections sans renouveler le fichier électoral « signifierait qu’on laisserait de côté à peu près dix-sept millions d’électeurs qui ne seraient pas pris en compte ».

    Le co-modérateur de la majorité indique cependant que les discussions vont se poursuivre.

    « Nous allons poursuivre les débats sur cette question mais les exposés techniques qui ont été faits par des gens extrêmement compétents ont démontré l’impossibilité de pouvoir tenir ce délai constitutionnel », conclut-il.

    Nécessité d’un accord politique

    Pour sa part, le co-modérateur de l’opposition, Vital Kamerhe, a indiqué que sa composante s’en tient toujours au respect de la Constitution. Il estime nécessaire de trouver un accord politique pour sortir de l’impasse électorale.

    «Ce que nous recherchons ici, c’est un consensus qui doit se constater par un accord politique», a-t-il indiqué.

    Un accord qui devra mettre fin aux divergences sur le fichier électoral.

    « Pour aller aux élections avec un fichier que la majorité qualifie de corrompu, l’opposition dit qu’il infecté par un virus et la société civile estime qu’il est inapproprié, il faut un accord politique », a conclu M. Kamerhe.

    RO

  • «Prolongation du mandat de Kabila : un scénario déjà écrit»

    «Prolongation du mandat de Kabila : un scénario déjà écrit»

    edem-kamerhe-Bien avant que la plénière ne se fixe sur les trois scénarii proposés par la Céni, Edem Kodjo s’est empressé d’étaler sa préférence. Il a pris parti pour les « 16 mois et un jour », courant à partir de février 2016, contre les « 10 mois et demi » proposés par les Nations unies à compter du 30 juillet 2016. Quid ? Edem Kodjo est enfin sorti de sa tanière. En lieu et place de faciliter le dialogue, le Togolais est venu plutôt faciliter la prolongation du mandat du président Joseph Kabila, suivant un scénario écrit d’avance.

    Le deuxième jour du dialogue politique de la Cité de l’Union africaine (UA) a été consacré à l’évaluation du processus électoral. A l’occasion, le président de la Céni, Corneille Nangaa, a fait le point du travail abattu dans la perspective de l’organisation d’élections apaisées, crédibles et transparentes. « L’évaluation du processus électoral (problématique du système électoral) ; le fichier électoral ; la séquence des élections ; le calendrier électoral ; les mesures d’équité et de transparence ; la sécurisation du processus électoral ; le budget et le financement des élections », sont des questions sur lesquelles la Céni attend avoir des réponses précises des participants au dialogue politique.

     

    Dans son exposé inaugural, le président de la Céni a présenté à la plénière trois scénarios possibles pour la relance du processus électoral. La première option consistait en la prise en compte du fichier électoral dans sa forme actuelle, quand bien même celui-ci serait jugé « infecté » par l’Opposition, « corrompu », selon la Majorité, et « inapproprié », de l’avis de la Société civile. La deuxième option renvoyait, selon Corneille Nangaa, à l’actualisation du fichier électoral actuel, en y intégrant notamment les nouveaux majeurs, les Congolais de la diaspora, après avoir, éventuellement, élagué les morts. Enfin, la dernière option consistait en la refonte du fichier électoral et, donc, la reprise des opérations d’enrôlement et d’identification des électeurs.

     

    Une mascarade

     

    Pour le président de la Céni, il revenait au dialogue politique de trancher sur l’option à mettre en œuvre. Une fuite en avant. Car, l’option a été levée sans que les parties congolaises ne soient consultées. Depuis juillet 2016, la Céni procède, à partir de la phase expérimentale de la province du Nord-Ubangi, à la refonte du fichier électoral par l’enrôlement et l’identification des électeurs. L’exposé de son président devant la plénière du dialogue était une mascarade. L’opération de refonte du fichier électoral est déjà mise en œuvre. Ce qui prouve l’adoption du troisième scénario présenté par Corneille Nangaa.

    En faisant semblant de se plier au dialogue dans le choix d’une option, le président de la Céni s’est offert en spectacle, le jeu consistant à remplir une formalité qui n’avait aucune influence sur l’option déjà en œuvre au niveau de la centrale électorale. Tout étant boutiqué d’avance, le facilitateur Edem Kodjo est rentré dans la danse dont il connaissait bien les pas. C’est ce qui ressort de son communiqué du 6 septembre 2016.

    Dans ce document, le facilitateur confirme son choix, lequel a été opéré par son mandant. Il note dans ledit communiqué que « les deux exposés (Ndlr ceux de la Céni et des Nations unies) présentent des points de convergence pour ce qui est des enjeux et de l’état des lieux du processus électoral ». Il continue en faisant remarquer que « des divergences résident cependant au niveau de la durée d’enrôlement des électeurs. 16 mois et demi pour la Céni à partir de février 2016 et 10 mois et demi pour les Nations unies à partir du 30 juillet 2016 ».

    Ce qui saute aux yeux tout de suite, c’est que Edem Kodjo s’est déjà mis dans le troisième schéma proposé par la Céni, c’est-à-dire celui de la refonte du fichier électoral, en réduisant les divergences à la seule « durée d’enrôlement des électeurs ». Si tel est le cas, pourquoi continue-t-on à débattre de cette question ? Réponse : l’imposture se met en place au niveau du dialogue de la Cité de l’UA.

    Kodjo s’est dévoilé

    A tout prendre, il y a une logique qui régente le dialogue piloté par Edem Kodjo. Les 14 jours que se sont donné les délégués à ce forum national qui pèche par son exclusion et son ton monologue, malgré les apparences, ne servent qu’à jouer aux prolongations en entretenant un faux suspense. Ce qui est vrai c’est que les conclusions de ce forum ont déjà été pensées et ficelées au plus haut niveau de la Majorité présidentielle. La trahison est venue de l’amateurisme du Togolais qui s’est précipité à faire mention de la refonte du fichier électoral, au moment où aucun compromis n’a encore été dégagé à la plénière.

    Ils ont raison ceux qui, à l’instar de principaux partis du Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement, continuent à fustiger le penchant très prononcé d’Edem Kodjo envers la Majorité présidentielle, et par ricochet, son autorité morale, Joseph Kabila.

    En réalité, Edem Kodjo reste fidèle à la ligne et au schéma qu’on lui a dictés. Toute sa mission se réduit aujourd’hui à la question de savoir combien de temps il faut pour arriver aux scrutins. Qu’importe le temps que ça prendra. C’est tout le sens du dialogue qui se tient présentement à la Cité de l’UA. Tout compte fait, Edem Kodjo exécute une mission qui se réduit en la prolongation du mandat du président Kabila. Un schéma tracé à l’avance et qu’il exécute à la lettre, sous la supervision des ténors de la Majorité présidentielle.

  • Ce jour-là : le 7 septembre 1997, Mobutu s’éteint loin du Zaïre

    Ce jour-là : le 7 septembre 1997, Mobutu s’éteint loin du Zaïre

    mobutu-Le maréchal Mobutu n’aura pas survécu à la perte de son pays en mai 1997. Il s’éteint en exil au Maroc à la suite d’un cancer. Sa mort et son enterrement se font dans une discrétion qui contraste fort avec l’exercice du pouvoir qui le caractérisait.

    Loin, très loin des bords du fleuve Congo et de sa ville natale de Lisala, le maréchal-fondateur zaïrois, désormais en exil, rend son dernier souffle le 7 septembre 1997 sur les côtes marocaines à Rabat. Mobutu n’aura pas fait long feu après la perte de « son pays ».

    Cela faisait des années que Mobutu était gravement malade, atteint d’un cancer de la prostate. Le Zaïre des dernières années de son règne est à l’image de sa santé. Le pays est enlisé dans un processus de démocratisation depuis 7 ans et en proie à une foudroyante rébellion, l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL) de Laurent-Désiré Kabila, qui a causé sa chute.

    Le gargantua de la gloire, le monarque qui usait parfois de la troisième personne pour parler de lui-même, l’Ubu roi du Zaïre est enterré lors d’une cérémonie qui paraît bien étonnante comparée à ses trente années de règne. Une semaine après son décès, le 13 septembre, dans la plus simple discrétion Mobutu Sese Seko Kuku Ngbendu wa Zabanga (en français : le guerrier tout-puissant qui grâce à son endurance et son inflexible volonté vole de victoire en victoire et sème la désolation sur son passage), est inhumé dans le carré européen du cimetière de Rabat en présence de sa famille et de ses plus proches qui l’ont suivi dans son exil.

    Chassé-croisé zaïrois

    Sa fuite du Zaïre fut rocambolesque. Pressé par les troupes du Mzee, Laurent-Désiré Kabila, le léopard quitte Kinshasa le 16 mai en toute hâte pour son fief : Gbadolite. Le 17 mai, le Zaïre vit un chassé-croisé historique. Les troupes de l’AFDL entrent dans Kinshasa, alors plongé dans un calme sidérant. La veille, dans les profondeurs de la forêt équatoriale, à Gbadolite, l’avion de Mobutu décolle tout en essuyant des rafales tirées par des soldats de la rébellion.

    Quelques heures plus tard, l’ex-homme fort zaïrois atterrit à Lomé, accueilli par un de égaux sur le plan de la longévité au pouvoir : Gnassingbé Eyadéma. L’escale à Lomé n’est pas trop longue. Le 23 mai, un autre exil l’attend.

    Le maréchal-fondateur devenu paria

    L’ancien relais et homme de confiance des Occidentaux en Afrique, pendant la Guerre froide, est désormais perçu comme un paria.

    L’accès à sa demeure de villégiature, à Roquebrune-Cap-Martin, sur la french riviera lui est refusé par les autorités françaises. Mobutu n’ira donc pas se soigner et couler de vieux jours sous le soleil de Provence.

    Son salut vient du souverain chérifien, Hassan II, qui l’invite à Rabat.  Mobutu Sese Seko est très affaibli par la maladie, un cancer de la prostate diagnostiqué en 1989, mais non-soigné. Ce n’est qu’en 1996 que Mobutu a entamé un traitement, le conduisant à quitter son Zaïre natal à plusieurs reprises pour les cliniques suisses et françaises. Le crépuscule de l’autocrate se fait en quelque sorte au ban des « grands hommes », sa mort ne suscite que peu de réactions dans les chancelleries, notamment occidentales.

    Aujourd’hui, la tombe de l’ancien homme fort du Zaïre jouxte les sépultures anonymes de compatriotes migrants, morts noyés dans la méditerranée.

    Et bien que la question du rapatriement en terre congolaise de la dépouille du chantre de la zaïrianisation soit régulièrement abordée, pour l’heure aucune disposition concrète ne laisse entrevoir une inhumation de Mobutu dans son pays natal.

    JA

  • La Gécamines candidate au rachat du mégaprojet minier TFM

    La Gécamines candidate au rachat du mégaprojet minier TFM

    mine_or2-La Gécamines a fait une offre pour le rachat de la participation majoritaire du groupe américain Freeport-McMoran dans le méga-gisement minier de Tenke Fungurume Mining, dans le sud-est de la RD Congo. Le groupe américain avait accepté, en mai, l’offre de 2,6 milliards de dollars d’une société chinoise. Une transaction contestée par la Gécamines.

    La Générale des carrières et des mines (Gécamines), qui gère les actifs publics miniers au Katanga, a déposé une offre de rachat de la participation de l’américain Freepor- McMoran dans le gisement de cuivre de Tenke Fungurume, dans le sud-est de la RD Congo. Cette information a été rapportée par Reuters et confirmée à Jeune Afrique ce mercredi 07 septembre par les services de communication de la Gécamines.

    Aucun détail n’est disponible pour le moment quant au montant de l’offre de la Gécamines.

    Freeport-McMoran détient 56 % du projet minier TFM à travers TF Holdings, immatriculé aux Bermudes. En mai 2016, Freeport-McMoran a accepté une offre de 2,65 milliards de dollars du groupe chinois China Molybdenum pour sa participation majoritaire dans TFM.

     

    Cette annonce a provoqué une vive réaction de la part de la Gécamines et des autorités congolaises, outrées de ne pas avoir été préalablement averties du projet de cession du « premier producteur de cuivre du pays », comme l’a rappelé fin mai Martin Kabwelulu Labilo, le ministre congolais des Mines, dans un courriel de réponse aux questions de Jeune Afrique.

    En 2015, Freeport-McMoran a vendu 467 millions de livres de cuivre et 35 millions de livres de cobalt, extraites de la mine de Tenke Fungurume Mining, au prix moyen de 2,42 dollars par livre de cuivre et de 8,21 dollars par livre de cobalt.

    Partenaires techniques et financiers

     

    Plusieurs incertitudes entourent l’offre de la Gécamines, notamment en ce qui concerne sa capacité à mobiliser le financement nécessaire pour cette acquisition. Selon nos informations, l’entreprise congolaise devrait s’appuyer sur des partenaires industriels et financiers, dont l’identité n’a pas été dévoilée.

    L’offre de rachat de TFM intervient dans une conjoncture difficile pour les entreprises minières congolaises, durement affectées par le recul des cours des minerais, et alors que la Gécamines est engagée dans un ambitieux programme de modernisation, qui prévoit déjà jusqu’à 717 millions de dollars d’investissements dans ses installations.

    Outre la Gécamines et China Molybdenum, le groupe canadien Lundin Mining, associé de Freport-McMoran au sein de TF Holdings, pourrait user de son droit de préemption pour racheter la participation du groupe américain dans le projet minier de Tenke Fungurume. Lundin Mining a jusqu’au 15 septembre pour activer cette option.

    JA