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  • Washington met Kinshasa en garde contre le recours à la violence lors des manifestations

    Washington met Kinshasa en garde contre le recours à la violence lors des manifestations

    police-51-Le gouvernement américain lance une mise en garde au pouvoir et à l’opposition congolaise contre le recours à la violence alors que la tension monte dans le pays. L’opposition et le pouvoir ont, en effet, appelé à des manifestations lundi 19 septembre. Les opposants donnent un préavis à la Commission nationale électorale indépendante (CENI) qu’ils accusent de refuser délibérément et sous l’instigation du pouvoir d’organiser l’élection présidentielle avant le 19 décembre. La majorité, elle, soutient “les efforts de la CENI”.

    “Le Gouvernement de la République démocratique du Congo est tenu, en vertu du droit international et de sa propre Constitution, de respecter et de garantir les droits à la liberté d’expression et de réunion pacifique pour son peuple”, indique le Département d’Etat américain dans un communiqué.

    Sur le terrain la tension monte. Le dialogue national auquel refuse de prendre part la majeure partie de l’opposition bute sur la fixation d’un calendrier électoral. Les parties ne s’étant pas mises d’accord, la clôture prévue samedi a été renvoyée au même lundi 19 septembre.

    Entre-temps, la CENI a saisi la Cour constitutionnelle pour solliciter le report de l’élection présidentielle, n’étant pas capable de convoquer l’électorat au 19 septembre, 90 jours avant la tenue du scrutin.

    Pour l’opposition qui tient au respect du délai de la Constitution, la CENI a délibérément violé le texte de la loi fondamentale.

    Le climat est tendu. La majorité au pouvoir promet, elle aussi, de manifester le même 19 septembre pour soutenir la CENI.

    “Nous avons des informations faisant état des groupes des délinquants recrutés par le pouvoir et à qui des armes blanches ont été distribuées pour semer du désordre au nom de l’opposition lors de notre marche. Nous le disons pour prévenir”, a déclaré Felix Tshisekedi de l’Union pour la démocratie et le progrès social (Udps) sur radio TopCongo à Kinshasa.

    Depuis jeudi, des cas d’arrestations des opposants sont quotidiennement signalés. Vendredi, des échauffourées ont éclaté à Lubumbashi, dans le sud-est, entre opposants et forces de l’ordre.

    “Nous sommes préoccupés par les récentes arrestations et le harcèlement des militants de la jeunesse, et soulignons la responsabilité du Gouvernement de la République démocratique du Congo pour s’assurer que ces droits sont protégés”, affirme dans le communiqué John Kerby, porte-parole du Département d’Etat américain.

    Au dialogue national, la majorité présidentielle tient à ce que la fixation de la date des élections soit laissée à la CENI alors que l’opposition exige que le jour du scrutin président soit connu avant la fin de ces assises.

    “Les Etats-Unis appellent toutes les parties à rejeter la violence et la rhétorique inflammatoire au cours de cette transition et estiment que toutes les personnes responsables de la violence ou de la répression, ou d’incitation à la violence imminente, devraient en rendre comptes”, précise le Département d’Etat américain. “Nous restons prêts à imposer des sanctions ciblées supplémentaires sur les auteurs”, souligne le document.

    Washington soutient, selon le texte, la poursuite du dialogue et inclusif. Mais il souligne que le dialogue doit se faire “dans la poursuite d’un plan de consensus qui priorise l’élection présidentielle dès que techniquement possible pour assurer une transition pacifique du pouvoir politique”.

    VOA

  • She Okitundu : « Au terme du dialogue, il y aura une gestion consensuelle du pays »

    She Okitundu : « Au terme du dialogue, il y aura une gestion consensuelle du pays »

    she okitundu-Rapporteur de la Majorité présidentielle au dialogue politique en cours à Kinshasa, le sénateur Léonard She Okitundu revient sur les dernières avancées de ces pourparlers et sur l’éventuel “accord politique” qui pourrait être conclu dans les heures suivantes.

    Qui sera le prochain Premier ministre en RD Congo ? La question est sur toutes les lèvres à Kinshasa. Car au sein de la Majorité présidentielle (MP), l’on concède déjà que « la primature reviendra à l’opposition qui a pris part au dialogue ». Mais pas question, pour l’instant, d’indiquer qui sera ce nouveau chef de gouvernement.

    « Le chef de l’État doit conserver la prérogative de le désigner », confie Leonard She Okitundu, rapporteur de la coalition au pouvoir dans les pourparlers en cours. Principal négociateur du camp du président Joseph Kabila, le sénateur a expliqué, le 15 septembre à Jeune Afrique, la position de la MP après le compromis sur la séquence des élections.

    Jeune Afrique : D’aucuns ont l’impression que l’exigence de la MP de commencer la séquence électorale par les élections locales – finalement abandonnée – n’était qu’une manœuvre de plus de la majorité pour retarder la tenue de la présidentielle…

    Léonard She Okitundu : Non ! C’est une question de principe. Nous avons opté pour le régionalisme constitutionnel dans notre pays. Aujourd’hui, la décentralisation constitue donc une donnée fondamentale de notre Constitution. C’est pourquoi nous disions que toutes les élections se valent.

    Commencer par les locales n’était pas un choix fondé sur des arrière-pensées politiques.

    Depuis l’adoption de notre Loi fondamentale, pourtant, il n’y a jamais eu d’élections locales alors que c’est aussi une obligation constitutionnelle. En privilégiant ces scrutins locaux, nous avons donc voulu rattraper un arriéré électoral qui date du premier cycle électoral en 2006. C’était une question de gouvernance et non un choix fondé sur des arrière-pensées politiques. Ce n’était pas non plus pour faire l’impasse sur la présidentielle. Nous voulions tout simplement que l’on restaure d’abord l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire avec des élections locales avant qu’on arrive à la présidentielle. D’ailleurs, en droit comparé électoral, les locales ont toujours précédé l’élection présidentielle.

    Les composantes au dialogue en cours ont accepté par ailleurs le principe de la refonte totale du fichier électoral. Est-ce une manière élégante de dire : « On va glisser » ? C’est-à-dire, aller au-delà du mandat du président Joseph Kabila…

    Non ! C’est une option qui s’est imposée. Avant d’opter pour la refonte totale du fichier électoral, la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) a interrogé les experts des Nations unies, de l’OIF ainsi que l’expertise locale. Tout le monde est arrivé à la conclusion selon laquelle on ne pouvait pas organiser les élections sur la base du fichier actuel.

    Il y avait en effet trois options : organiser les élections avec le fichier électoral de 2011 mais en procédant à un petit nettoyage et en excluant près de 17 millions d’électeurs, procéder à une révision partielle du fichier avec autant de désavantages que la première option ou opter pour sa refonte totale. Seule cette troisième option nous permettra d’avoir des élections inclusives, parce qu’elles nécessitent l’enrôlement des nouveaux majeurs et des Congolais de la diaspora.

    La refonte du fichier électoral peut se terminer entre juillet et décembre 2017.

    Jusqu’à quand va s’étendre cette période de « glissement » du calendrier électoral ?

    Les élections ne peuvent pas avoir lieu sans la refonte du fichier électoral. La Ceni estime que cette opération ne peut se terminer au plus tôt qu’au mois de juillet 2017. Mais il faut aussi intégrer les risques et les aléas parce qu’il suffit qu’il y ait un petit couac lors d’une étape pour qu’il y ait une incidence quant à la fin du processus de révision. Ainsi, nous estimons que la refonte du fichier électoral peut se terminer entre juillet et décembre de l’année prochaine.

    Que répondez-vous à ceux qui soutiennent que le président Kabila et le gouvernement sont les principaux responsables de ce retard et qu’ils ne devaient logiquement plus rester en fonction après le 19 décembre ? 

    Une mise au point s’impose. D’autant que certains accusent même le pouvoir de violer la Constitution parce que les élections n’auront pas été convoquées à la date prévue par la Loi fondamentale. Il existe pourtant une grande différence entre une violation délibérée d’une disposition constitutionnelle et le fait de ne pouvoir remplir les exigences constitutionnelles. Le pouvoir n’a pas violé délibérément les dispositions constitutionnelles mais il s’est trouvé dans l’impossibilité de remplir les conditions prévues par la Constitution.

    Pour organiser des scrutins, il faut mettre à disposition des moyens financiers. Mais tout le monde sait que les élections en RD Congo, ce pays-continent, coûtent extrêmement cher par rapport au revenu du pays : 1, 2 milliard de dollars contre moins de 4 milliards en fonds propres dans le budget de l’État. Sachant que le taux d’exécution budgétaire est souvent déficitaire : l’État n’arrive donc pas à réunir chaque année ces 4 milliards de dollars.

    Puis, après les élections de 2011, le pays a été confronté à une situation sécuritaire à l’Est qui coûte excessivement chère. Un véritable gouffre financier. Et il faut ajouter à cela l’effondrement des cours des matières premières. Le gouvernement doit-il être tenu responsable de la chute du prix du cobalt ou du pétrole ?

    Si le président de la République n’est pas non plus responsable de ce retard, cela ne risque-t-il pas de créer un fâcheux précédent ?

    Ce n’est pas une question de responsabilité, mais celle de l’impossibilité de remplir une disposition constitutionnelle. Qu’adviendrait-il si le pays connaissait un cataclysme le jour de l’élection ou était attaqué par un pays voisin et se retrouvait dans l’impossibilité d’organiser les scrutins ?

    Nous avons tout fait pour ramener tout le monde autour de la table.

    L’on s’achemine vers la conclusion d’un « accord politique » au dialogue national sans la participation de certaines principales formations et certains leaders de l’opposition, le MLC de Jean-Pierre Bemba, Étienne Tshisekedi et Moïse Katumbi notamment. Dans ces conditions, le compromis qui en découlerait aura-t-il des chances d’être mis en oeuvre ?

    L’inclusivité ne signifie pas l’unanimité. Nous avons par ailleurs tout fait pour ramener tout le monde autour de la table pour que nous puissions ensemble négocier. J’ai été personnellement impliqué dans les pré-négociations avec le parti d’Étienne Tshisekedi, principale formation de l’opposition dans notre pays. Malgré tous les efforts déployés, l’UDPS a renoncé au compromis trouvé pour préparer ce dialogue. L’implication du facilitateur et de la communauté internationale n’y ont rien fait.

    On ne peut contraindre ceux qui ne veulent pas du dialogue à nous rejoindre. Mais leur absence est compensée par notre détermination à régler la crise dans l’intérêt de la nation. Nous sommes aussi confortés par la forte implication de la communauté internationale qui accompagne ces pourparlers.

    Au terme du dialogue, l’opposition va être associée aux affaires.

    Le pouvoir de Kabila n’aura finalement pas respecté les délais constitutionnels. Y-a-t-il des garanties qu’il respectera cet éventuel arrangement politique issu du dialogue en cours ?

    Pourquoi le pouvoir n’aurait-il pas respecté la Constitution ? C’était une question d’impossibilité de remplir quelques obligations constitutionnelles, comme je l’ai rappelé. Dans tous les cas, au terme de ce dialogue, il y aura une gestion consensuelle du pays. L’opposition va être associée aux affaires. La responsabilité sera collective. Ce sera un gouvernement qui permettra à toutes les parties de se surveiller.

    Le Rassemblement de l’opposition continue d’exiger la libération des prisonniers politiques et la cessation des poursuites contre Moïse Katumbi. Le gouvernement est-il encore disposé à prendre des mesures de décrispation politique dans ce sens ?

    En matière de décrispation, nous avons déjà fait un grand effort. Durant les pourparlers préliminaires avec l’UDPS, tous ses militants qui avaient des problèmes avec la justice ont été relaxés. Par la suite, le chef de l’État a pris des mesures de faveur pour faire libérer certaines personnes emprisonnées pour autant que certaines conditions de leur libération étaient remplies.

    Sur une liste de 26 personnes à libérer émanant du Rassemblement, 24 ont recouvré la liberté. Car ne peut être libérée qu’une personne libérable et capable de remplir certaines conditions. Aussi, vous avez beau être un ancien gouverneur d’une grande province de la RD Congo, cela ne vous exonère pas de vos responsabilités sur le plan pénal, voire civil.

    JA

  • Dialogue:le poste de président contre celui de Premier ministre

    Dialogue:le poste de président contre celui de Premier ministre

    kamerhe_kabila-Le “Dialogue” politique, destiné à préparer un calendrier électoral conforme à la Constitution, devait se terminer jeudi; les conclusions en sont reportées au week-end prochain. D’ores et déjà, cependant, se dessine un marchandage qui confirme les craintes de l’essentiel de l’opposition congolaise, qui a refusé d’y participer : ce forum est organisé pour permettre au président Kabila de se maintenir au pouvoir, alors qu’il doit constitutionnellement l’abandonner le 19 décembre.

    Mercredi soir, le facilitateur du Dialogue a annoncé un accord entre la Majorité présidentielle et la minorité d’opposants participant à ces discussions : le cycle électoral commencera par l’élection, le même jour, du président, des députés nationaux et provinciaux; la Majorité voulait commencer par les locales, très longues à mettre sur pied.

    Présenté comme une victoire par les opposants présents au Dialogue, cet accord est considéré par la presse d’opposition comme une petite compensation à une concession majeure faite à la Majorité : le “consensus” sur une refonte du fichier électoral, qui prendra seize mois – par préférence à des propositions moins longues. Donc retardera la présidentielle.

    La Majorité a aussi accepté une refonte du gouvernement, officiellement coupable de n’avoir rien fait pour organiser les élections dans les temps légaux. A Kinshasa, on considère comme “candidats Premier ministre” les deux co-modérateurs du Dialogue, Alexis Thambwé Mwamba (Majorité) et Vital Kamerhe (opposition acceptant de siéger au Dialogue), dont le parti serait ainsi associé au pouvoir, comme celui de Léon Kengo wa Dondo le fut à l’issue des Concertations nationales de 2013 (forum du même type que le Dialogue).

    Craintes de violences la semaine prochaine

    La majeure part de l’opposition considère le Dialogue comme nul et non avenu puisqu’il a lieu sans elle et n’est donc pas “inclusif“, comme il devait l’être, ni ne respecte la Constitution. Elle s’apprête donc à lancer des “actions” à partir de lundi prochain, 19 septembre.

    Si ces “actions” sont annoncées pacifiques, les Congolais craignent des violences. Mercredi, le régime a fait défiler son arsenal anti-émeutes dans Kinshasa; il a fait dernièrement d’importants achats de matériel répressif. Or, les révoltes contre des abus de la police se multiplient: à Kolwezi, deux morts; à Kasumbalesa, trois morts; à Tshimbulu, plusieurs dizaines de morts selon les ressortissants du Kasaï en Belgique. Et les réseaux sociaux diffusent un appel à “appliquer dès le 20 septembre, l’article 64” de la Constitution, qui enjoint aux Congolais de “faire échec à tout individu ou groupe d’individus qui prend le pouvoir par la force ou l’exerce en violation des dispositions de la présente Constitution”.

    La Libre

  • La dépréciation du franc se poursuit

    La dépréciation du franc se poursuit

    Dollar- Franc Congolais-La Banque centrale du Congo a admis une dévaluation de -2,6% de la devise nationale, qui s’échange désormais à 1 024 francs congolais contre un dollar américain, alors que la baisse avait été limitée au cours des cinq années précédentes. Les autorités congolaises tentent d’enrayer le phénomène, continu depuis la fin de l’année dernière.

    En RDC, la dépréciation du franc congolais se poursuit, comme l’annonce la Banque centrale du Congo (BCC) qui a réuni son comité de politique monétaire le 5 septembre dernier.

    Si la BCC parle d’une « stabilité relative » sur le marché des changes, elle admet tout de même dans un communiqué que le franc congolais s’est déprécié de -2,6% par rapport au dollar et de -1,1% sur le marché parallèle. Le franc congolais poursuit donc sa dévaluation et le taux de change se situe désormais à 1 024 francs congolais le dollar américain au marché interbancaire et à 1 078 francs congolais au taux moyen du marché parallèle.

    En avril, le gouvernement avait déjà admis une diminution de -2,4% du cours parallèle de la monnaie nationale depuis fin 2015, passant de 931,75 à 955 francs congolais pour un dollar, alors que la baisse avait été limitée à -0,008% sur les cinq années précédentes, depuis fin 2010.

    Joseph Kabila, confronté à la dépréciation du franc congolais et à ses corollaires, l’augmentation du coût de la vie et la baisse du pouvoir d’achat des ménages, a demandé au début de l’année à son Premier ministre, Matata Ponyo Mapon, d’endiguer de toute urgence le phénomène pour éviter des tensions sociales.

    Fonte des réserves de change

    Ce qui avait notamment conduit au déclenchement de « l’affaire Biac », du nom de la quatrième banque du pays, finalement renflouée après que le refinancement de la BCC lui avait été refusée dans un premier temps. « Certains opérateurs économiques et spéculateurs projetaient déjà un taux de change de 1 500 francs congolais pour 1 dollar fin mars », expliquaient alors pour se justifier les services du Premier ministre congolais  dans un communiqué.

    L’économie congolaise est affectée par le ralentissement de l’économie mondiale et notamment la baisse des ventes de produits miniers à l’étranger, qui a pour effet de faire fondre les réserves de change.

    Sur le marché des matières premières, si le prix du baril de pétrole se situe désormais à 47 dollars, le marché du cuivre, lui, s’est contracté de 5,2% en un mois. Or, la production minière, dominée par la filière cuivre, comptait pour 35% du PIB de la RDC en 2015.

    De même, pour enrayer la sortie des dollars, les entreprises actives dans les secteurs congolais des mines et des hydrocarbures doivent depuis mars acquitter le paiement des taxes et des droits de douane en dollars américains plutôt qu’en francs congolais.

    Les réserves de change du pays ont « atteint un niveau faible de 1,2 milliard de dollars le 31 décembre 2015, ce qui correspond à environ un mois de paiements courants », écrivaient les analystes de l’agence américaine Standard & Poor’s en février.

  • Dialogue : un gouvernement d’union annoncé pour préparer les élections

    Dialogue : un gouvernement d’union annoncé pour préparer les élections

    KODJO-Le Dialogue national tire à sa fin. Les participants travaillent sur le texte final de l’accord politique qui devra inclure la formation d’un gouvernement d’Union nationale. Entre-temps, Amnesty International accuse Kinshasa de mener une répression systématique contre les opposants.

    Un gouvernement d’union nationale sera mis sur pied pour préparer la tenue des élections, a annoncé mercredi le ministre congolais de la Justice Alexis Thambwe à la tête des représentants du pouvoir au dialogue national. Selon Reuters, opposants et membres de la majorité au pouvoir ont accepté le principe en même temps qu’ils se sont mis d’accord sur la tenue couplée des différentes élections.

    “Le gouvernement sera réformé. Nous mettrons en place un gouvernement que nous co-gérerons entre la majorité présidentielle, l’opposition et la société civile “, a déclaré M. Mwamba cité par Reuters.

    Pour Justin Bitatkwira, membre de l’opposition au dialogue joint par VOA Afrique, même ceux de sa famille politique qui boycotte le dialogue seront tenus de signer l’accord global qui sanctionnera la fin des travaux qui doit intervenir incessamment.

    Mais les groupes d’opposants radicaux, parmi lesquels l’UDPS et alliés, le MNLC et les alliés de Moïse Katumbi, eux, attendent encore ce qu’ils appellent un “vrai dialogue inclusif ” et demandent au peuple de se prendre en charge à partir du 19 septembre, date prévue pour la convocation du corps électoral, qui ne se fera pas selon la CENI.

    La tension est donc au rendez-vous. Mais déjà Amnesty international dénonce dans un rapport une répression systématique du pouvoir contre les opposants.

    “Les autorités congolaises se servent des institutions publiques pour empêcher les personnes opposées au maintien au pouvoir du président Kabila de s’organiser et de s’exprimer”, indique le rapport d’Amnesty.

    VOA

  • Accord sur la séquence de la tenue des élections en RDC et reprise du dialogue jeudi

    Accord sur la séquence de la tenue des élections en RDC et reprise du dialogue jeudi

    dialogue-Edem Kodjo, le facilitateur désigné par l’Union africaine pour le dialogue national annonce pour jeudi la reprise des travaux bloqués après que l’opposition a suspendu sa participation à la suite de la mésentente sur la séquence de la tenue des élections.

    “Poursuite du dialogue national inclusif, jeudi après-midi “, écrit M. Kodjo sur sa page Twitter.

     “Un accord pour la poursuite du dialogue national inclusif : élections présidentielle, législatives nationales et provinciales le même jour “, précise-t-il.

    M. Kodjo a travaillé en aparté avec les chefs du groupe de l’opposition et de la majorité présidentielle pour arriver à ces compromis.

    Lundi, la frange de l’opposition présent au dialogue avait suspendu sa participation après l’instance du pouvoir de tenir d’abord les élections locales alors que la crise actuelle en RDC est suscitée par l’impossibilité d’organiser la présidentielle avant la fin de le 19 décembre comme l’exige la Constitution de la RDC.

    La majeure et les ténors de l’opposition refusent de prendre part à ce dialogue accusant le président Joseph Kabila de vouloir rester au pouvoir au-delà des délais constitutionnels.

    M. Kabila, 44 ans, au pouvoir depuis 2001, a fait plus que deux mandats à la tête du pays. La Constitution lui interdit de se représenter, limitant à deux le nombre de mandat.

    “Nous allons bloquer la construction de nouveaux hôpitaux et écoles pour financer ces élections… Nous allons le financer… C’est un défi que nous nous sommes que le président de la république a fixé à son gouvernement “, a déclaré M. Kodjo.

    VOA

  • En grève de la faim, l’ex-rebelle congolais Ntaganda se dit “prêt à mourir”

    En grève de la faim, l’ex-rebelle congolais Ntaganda se dit “prêt à mourir”

    ntanganda-L’ancien chef de guerre congolais Bosco Ntaganda, jugé par la Cour pénale internationale pour crimes contre l’humanité, a entamé une grève de la faim pour protester contre ses conditions de détention et s’est dit “prêt à mourir”.

    Dans une déclaration lue par son avocat Stéphane Bourgon en salle d’audience, Bosco Ntaganda, qui refuse d’assister aux procédures, affirme “se sentir trop faible”: “je n’ai plus la capacité de réfléchir, ce n’est plus Bosco qui est devant vous”.

    Il est accusé de treize crimes de guerre et cinq crimes contre l’humanité, dont des meurtres, pillages, attaques contre des civils, viols et esclavage sexuel, commis par ses troupes en 2002-2003 en Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo.

    “Quand j’ai décidé de me rendre volontairement il y a plus de trois ans, je croyais que je pourrais me défendre, mais je sais maintenant que ce n’est pas le cas, il n’y a pas d’issue et je n’ai plus d’espoir”, a-t-il affirmé.

    “Je n’ai plus aucun espoir de revoir ma femme et mes enfants dans des conditions normales”, a-t-il ajouté: “voilà pourquoi je suis prêt à mourir”.

    On ignorait quand exactement l’ex rebelle avait commencé sa grève de la faim.

    Cette déclaration intervient alors que les juges ont refusé la semaine dernière de lever les restrictions imposées sur son accès à l’extérieur, après des inquiétudes au sujet d’intimidations présumées de témoins.

    Pour la représentante du bureau du procureur, Nicole Samson, “la dépression a été très rapide et utiliser cela nous semble être une tactique de manipulation pour arrêter les procédures”.

    Les juges, assurant que “rien dans les conditions de détention n’empêche des visites familiales”, ont rejeté une demande de la défense pour ajourner le procès jusqu’à lundi et ordonné un examen médical. Les audiences reprendront mercredi.

    Bosco Ntaganda, souvent surnommé “Terminator”, aurait joué avec ses troupes des Forces patriotiques pour la libération du Congo (FPLC) un rôle central dans les violences ethniques et attaques menées contre les civils en Ituri.

    Général dans l’armée congolaise de 2007 à 2012, il était le fugitif le plus recherché dans la région des Grands Lacs jusqu’à ce qu’il se rende, de manière inopinée, à l’ambassade américaine de Kigali, au Rwanda, en mars 2013, pour demander son transfert à la CPI.

    Les conflits dans le nord-est de la RDC, qui ont impliqué les armées d’au moins six nations africaines dans cette région riche en minerais, ont entraîné des violences inouïes sur les civils, causant la mort de trois millions de personnes, selon les ONG, et créé une instabilité profonde dans l’Est congolais.

    Avec AFP

  • Congo Airways dégraisse

    Congo Airways dégraisse

    congo airways-La nouvelle compagnie nationale Congo Airways ne sait plus payer tous ses agents. Le nouveau directeur a décidé de dégraisser. 400 agents pour une nouvelle compagnie, c’est trop, dit-on à Congo Airways. Trente agents ont reçu des lettres de congé technique. La strategie, c’est de les mettre à l’écart mais avec la possibilité de les récupérer aussitôt la société va se refaire une santé financière. Avec trois avions en activité, Congo Airways se butte à des fortes charges. Il était inconcevable d’avoir un personnel pléthorique alors que les rentrées de l’entreprise posent problème. La direction projette de ramener de 400 à 200 le nombre des agents. Le risque, c’est de voir les anciens agents mécontents se retournaient contre leur ancien employeur.

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  • Les raisons d’une lutte noble pour un Congo-Kinshasa de nos rêves

    Les raisons d’une lutte noble pour un Congo-Kinshasa de nos rêves

    tshiyoyoDepuis la nuit des temps, l’histoire qui se joue et se raconte au Congo-Kinshasa a toujours été celle conçue et initiée par d’autres peuples que par des Congolais eux-mêmes. De l’homme congolais, jamais il n’a été question en tant quesujetsouverain et acteurayant constamment à l’esprit la poursuite de son propre dessein. Le Congolais se laisse entrevoir comme un simple gadget, un personnage-objet qui est repris, mais sans tenir compte de sa présence, dans un projet d’un ailleurs à la fois lointain et hostile à l’affirmation d’une identité congolaise. C’est le tout premier écueil barre la route de l’existence d’un soi responsable et autonome. Voilà qui explique le fait que l’on parlât abondamment, et par des Congolais eux-mêmes aussi, de la Belgique au Congo, de la France, de l’Amérique, du Royaume-Uni. Et aujourd’hui encorede l’Allemagne, avec son retour sur la scène internationale ; et du Rwanda de Paul Kagamé. Toutes ces forces réunies et opposées à l’idée d’un Congo souverain ont récemment invité les peuples du Congo-Kinshasa à partager ce qu’elles considèrent comme étant leur richesse nationale avec leurs voisins nommément cités, tels que le Rwanda et l’Ouganda. Dans le cas contraire, le Congo, comme un ensemble de peuples ayant un passé et une histoire communs faisant d’eux une nation à protéger et ayant des intérêts à défendre, serait menacé de disparition.. Cependant, les tenants de ce discours, les Anglo-saxons et leurs alliés, ont manqué de préciserque le Congo-Kinshasa n’a jamais disposé d’une richesse économique ou naturelle qui lui fût propre.Du moment qu’il demeure occupé, et ce, depuis Berlin 1885.Aussi longtemps que des Congolais refuseront ou feront semblant de regarder en face les causes des maux dont ils souffrent, tout ce qui sera entrepris comme tentative de solution ne conduira nulle part. Ils tourneront en rond en perdant inutilement du temps à cause de leur mauvaise lecture de situation à l’origine de leur misère.

     

    On ne saura nous accuser de déresponsabiliser l’homme congolais en arguant que nous faisons reposer la responsabilité de ses maux uniquement sur l’Autre. Cela serait une faire preuve de cécité et d’ignorance vis-à-vis de la façon dont opère le processus d’aliénation et de ses effets sur l’homme aliéné.Le Congolais ne vit pas isolé et seul dans un enclos. L’échec de sa rencontre avec l’Autre, celui qui l’a vaincu, a laissé de nombreuses séquelles dans sa vie. Cette malencontre a instauré un rapport de dominant à dominé. Et jusqu’à ce jour, il n’a pas changé de nature. Sinon, comment se l’expliquer et dans des termes plus clairs, le fait que des Belges, des Français, des Anglo-saxons ainsi que leurs alliés s’empressassent de parler en lieu et place de l’homme congolais quand il s’agit du Congo ?Pourquoi ce que Londres, Paris, Bruxelles, Washington, Bonn et leurs médias dominants tels que RFI, BBC, CNN….disent sur le Congo serait plus important et plus crédible que ce que dit le Congolais lui-même ?Souvent, nous entendons des Congolais clamer à haute voix : “L’Amérique a dit ceci ; la France a dit cela. Ou encore l’Allemagne et Louis Michel auraient déclaré ceci”.Dans l’imaginaire de ces compatriotes, les dirigeants des pays susmentionnés passeraient pour les mieux informés et les mieux outillés quand il faut traiter des questions relevant du désir de l’homme congolais. Et à force de violer son imaginaire, ils lui privent de son droit naturel à la parole. Et à force de tout mettre dans sa bouche, ils lui privent de son droit naturel à la parole. Alors, le Congolais serait toujours ce grand nègre et bon enfant, qui ne sauraitporter seul sa pensée ? Bon nombre d’entre nous trouvent un malin plaisir à réciter des slogans qui contredisent notre statut du dominé. Actuellement, c’est tout faux de faire croire que les peuples congolais désirent des élections, libres ou pas, alors que l’état du pays recommande à notre peuple d’assumer son destin historique.Mais qui a dit, et à qui, que des Congolais souhaiteraient dialoguer entre eux, en lui indiquant même la forme du dialogue en question ? D’un côté, on dit aux peuples congolais que des « facilitateurs internationaux ont décidé du départ de « Joseph Kabila ». Et de l’autre, ces derniers imposent et renouvellent leur soutien à Eden Kodjo qui bataille pour le maintien de « Joseph Kabila » alors qu’il est censé quitter le pouvoir. L’inquiétante prise en charge de l’homme congolais par l’Autre l’étrangle, le bâillonne et le tue. Et son cri de vivre comme un être pensant et créateur de son environnement reste inaudible. Ainsi corrompu de l’intérieur, le Congolais rejette son identité. Il refuse de reconnaître son état de dépendance, son état de dominé, avant d’amorcer le combat d’être par lui-même.L’homme congolais, et plus particulièrement celui qui se targue d’être son politique,est tout ce qu’il y a de plus faux. Tout est faux en lui. En effet, c’est le double de son maître, le perroquet par excellence qui embrasse la démocratie, l’état de droit, qui fonde des partis politiques, mais sans se demander si l’état actuel de la nation exige l’unité ou la division que le multipartisme instaure. La démocratie dans un État sous occupation affaiblit l’idée de la nation car c’est à travers elle que l’ennemi passe en vue de d’opposer les uns contre les autres. Ce faisant, il contrôle ses proies.

     

    Deuxième écueil, c’est la prise en charge du nègre congolais. De quoi tout ce beau monde parle quand il lui arrive d’aborderle cas du Congo-Kinshasa dans ses rencontres et autres messes du même genre ?Il est plus question du cuivre, de l’uranium, de l’or, du diamant, du coltan, du pétrole, des eaux, mais jamais de l’homme congolais qui, pour nous, reste la seule et uniqueressource fondamentale et sans laquelle toutes les autres envies et convoitises secondaires perdent leur sens. L’astuce a été trouvé pour caresser le Congolais dans le sens du poil. Il est flatté d’entendre son maître déclaré, et ce à travers presque tous les manuels scolaires et académiques,ainsi que dans toute la presse que « Le Congo est un pays riche. Et à ce sujet, la formule consacrée est suivante : le Congo est un scandale géologique ». Alors, une fois que ce venin est inoculé, il paralyse la capacité du Congolais de penser par lui-même. Il se contente de répéter des mots creux et vides de sens débités par son maître et ses médias. Incapable d’une certaine élévation d’esprit, la fausse élite congolaise entonne à son tour le même refrain en ignorant la vertu soporifique de cette musique. Elle endort juste pour justifier la mainmise du maître sur des « richesses » que des Congolais, déclarés incompétents, ne sauraient transformer en leur avantage. D’où l’exploitation de l’homme congolais, son instrumentalisation, sa course folle derrière une notion insensée de développement ficelée par son maître.Les massacres des peuples, des populations, s’enchaînent dans le but d’effacer l’être, d’exclure le Congolais de sa terre, de le vider de son essence. Rappelons que les Congolais sont tués non pas parce que l’Autre voudrait prendre son coltan ; mais parce qu’il le méprise. Ce n’est pas le coltan. Non. C’est l’instinct de domination, le mépris, le racisme et la cupidité qui expliquent les crimes commis contre les Congolais.

     

    Lumumba est mort pour une certaine d’idée du Congo. Sa mort, comme celle de Gandhi en Inde, devrait servir à asseoir l’identitécongolaise. Il avait foi en l’homme congolais, en l’homme noir. C’est ce qui lui a fait dire, en s’adressant aux colons, qu’il leur suffisait de laisser l’homme noir libre pour que ce dernier montrât son génie à la face du monde. Mais personne ne le laissera libre si la liberté n’est pas inscrite comme une composante de ses gènes.L’environnement international qui change avec l’avènement de la Chine, de l’Inde, de la Russie et le déclin de l’Occident comme puissance doit faire rêver notre jeunesse et nous donner la possibilité de nous affirmer comme peuple et comme culture.

     

    Moi, je vous apporte du feu pour brûler la baraque. Ensemble, on la reconstruira aprèspar nos propres efforts.

     

    Likambooyoezalikamboyamabele…Likamboyamabele, likamboya makila.

     

     

    Mufoncol Tshiyoyo

    Génération Lumumba 1961

    Le Président National du Rassemblement pour l’Alternative Politique en RDC. R.A.P-en sigle Mouvement Politico-militaire,
    mufoncol_tshiyoyo@yahoo.com,
    004745007236, Facebook : Mufoncol Tshiyoyo

     

     

     

  • Bilan à mi-parcours du dialogue

    Bilan à mi-parcours du dialogue

    kamerhe-Notre correspondant à Kinshasa, Poly Muzalia, fait le point sur le dialogue lancé depuis une semaine en République démocratique du Congo.

    Le consensus semble se dessiner sur la nécessité de refondre totalement le fichier électoral de la RDC, mais le blocage demeure, en ce qui concerne d’autres questions de l’agenda du dialogue politique.

    A ce forum prennent part 280 représentants de la majorité présidentielle, de l’opposition et de la société civile.

    Ils essaient de trouver des solutions à l’impasse dans laquelle se trouve le processus électoral, à trois mois de la fin du second mandat du président Joseph Kabila.

    Après un lancement timide des travaux, les participants ont tenté de connaître les raisons pour lesquelles l’élection présidentielle prévue à la fin de l’année risque de ne pas pouvoir se tenir à cette échéance.

    Devant les délégués, le président de la commission électorale a fait un état des lieux de la situation.

    Il a invoqué les contraintes d’ordre financier surtout et a souligné qu’il n’était pas possible d’organiser des élections crédibles sans un fichier électoral acceptable pour toutes les parties.

    joseph
    Image caption La question cruciale de savoir quel rôle compte jouer le président sortant Joseph Kabila (en photo) en cas de transition politique a été posée.

    A ce stade, trois possibilités ont été listées : utiliser le fichier électoral de 2011, qui est largement contesté par la classe politique congolaise, faire une révision partielle de ce fichier ou alors une refonte totale, ce qui pourrait durer jusqu’en juillet 2017, d’après les prévisions de la commission électorale.

    C’est vers cette dernière option que le consensus semble se dégager.

    La question de savoir quel scrutin organiser en premier a également été posée.

    La majorité souhaite commencer par les élections locales pour finir par la présidentielle et les législatives.

    L’opposition, elle, propose le contraire : commencer par le scrutin présidentiel et les législatives, pour finir par les locales.

    Les uns et les autres campent sur leurs positions.

    Mais une troisième voie pourrait se dégager, selon un délégué de la société civile, qui propose l’idée d’organiser tous les scrutins le même jour.

    Le report des élections prévues à la fin de cette année semble inéluctable.

    Des participants ont posé la question de savoir comment le pays sera dirigé lorsque les mandats des élus actuels arriveront à terme, en novembre prochain.

    La feuille de route du dialogue prévoit la signature d’un “accord politique” à la fin du forum.

     
    kodjo
    Image caption L’ancien Premier ministre togolais, Edem Kodjo, désigné par l’Union africaine pour diriger le dialogue politique en RDC, est récusé par certains leaders de l’opposition congolaise.

    A mi-parcours du dialogue devant durer deux semaines, la majorité plaide pour une transition gérée de manière consensuelle avec l’opposition et la société civile.

    La question cruciale de savoir quel rôle compte jouer le président sortant Joseph Kabila dans cette éventuelle transition a été posée.

    Ses partisans souhaitent le voir rester en poste jusqu’à l’élection de son successeur.

    Mais les partis d’opposition représentés au forum souhaitent voir le président Kabila céder son fauteuil au président du Sénat, Léon Kengo.

    Il n’est pas exclu que, dans les tout prochains jours, les deux parties puissent s’entendre sur l’une ou l’autre des formules.

    Pour rappel, les leaders de l’opposition ont boycotté le dialogue politique, à l’exception de Vital Kamerhe.

    tshisekedi
    Image caption Etienne Tshisekedi (en photo), le principal leader de l’opposition, a boycotté le dialogue.

    Les absences d’Etienne Tshisekedi, de Moïse Katumbi et de Jean-Pierre Bemba (emprisonné à La Haye) constituent l’une des faiblesses de ce dialogue.

    Il s’agit de trois leaders politiques majeurs, qui ont choisi de ne pas participer au forum.

    L’aile dure de l’opposition constituée par ce trio estime que le dialogue ne fera que légitimer un troisième mandat du président Joseph Kabila.

    Cette opposition radicale envisage déjà des actions dites d’envergure, pour exiger le départ de M. Kabila et l’organisation de la présidentielle en novembre prochain, comme le prévoit la Constitution.

    Sa décision laisse présager une fin d’année mouvementée en République démocratique du Congo.

    BBC