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  • L’opposant Étienne Tshisekedi affine sa stratégie

    L’opposant Étienne Tshisekedi affine sa stratégie

    Etienne-Tshisekedi-Wa-Mulumba-20-On le croyait fatigué, malade, mais Étienne Tshisekedi, opposant historique, demeure incontournable au sein de l’Union pour la démocratie et le progrès social. Rentré fin juillet à Kinshasa, il a entamé une refonte du parti.

    Commune de Limete, 11e Rue. Devant le siège de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), un groupe d’hommes, fervents supporters d’Étienne Tshisekedi, palabre à l’ombre des manguiers. Depuis que le « Líder máximo » a fait un retour triomphal à Kinshasa, fin juillet, des jeunes viennent ici en nombre, chaque matin, pour parler politique en petit comité. Ils se font appeler « les parlementaires debouts » (surnom dont ils s’affublaient déjà sous Mobutu).

    Mais, ce jour-là, les nerfs sont à vif. Personne ne sait encore ce qu’a prévu Étienne Tshisekedi pour le 19 décembre : un sit-in ou une manifestation ? Tous attendent le mot d’ordre de l’opposant historique, qui, en dépit de ses 83 ans, demeure incontournable dans le jeu politique congolais.

    Le Rassemblement se renouvelle

    À l’intérieur du siège de l’UDPS, des cadres du Rassemblement (la principale plateforme de l’opposition) affinent leur stratégie de protestation contre le « glissement » du calendrier électoral. Parmi eux : Jean-Marc Kabund-A-Kabund, bombardé secrétaire général du parti un mois plus tôt. À 35 ans, cet homme originaire du Katanga a été choisi par le Vieux pour lui servir de porte-voix.

    Dans cette formation peuplée de caciques en tous genres, la décision de Tshisekedi a pris tout le monde au dépourvu. « L’entourage du chef a été très surpris, confirme Raph Kabengele, l’un de ses proches collaborateurs. Personne n’a été consulté en amont. Il y a quelques mois encore, Tshisekedi était perçu comme un homme très fatigué, malade, manipulé par sa famille et par ses conseillers. Mais il a démontré que c’est lui qui tient encore la baraque ! » Exit donc le doyen Bruno Mavungu, soupçonné en interne de connivence avec le camp du président Kabila, et place à de nouvelles têtes pour redy­namiser un parti qui a parfois l’air d’un club de vieux et indéboulonnables barons.

    Tout est allé très vite. Mavungu lui-même n’a pas vu venir son éviction. Mais Tshisekedi préparait son coup depuis quelques jours. Début août, il avait discrètement reçu Kabund dans sa résidence, avenue des Pétunias. « Le président m’a expliqué qu’il avait une mission à me confier, sans me donner plus de détails », se souvient l’intéressé.

    Le 11 août, il est propulsé au poste de numéro deux de l’UDPS. Pour l’instant, il partage un bureau avec Félix Tshisekedi, mais, selon certaines indiscrétions à la présidence du parti, le fils du vieil opposant devrait bientôt être nommé secrétaire général adjoint chargé des questions politiques.

    Depuis, Tshisekedi a engagé une refonte des structures du parti et chargé Kabund de lui proposer une liste de nouveaux dirigeants. « Depuis son retour à Kinshasa, Tshisekedi veut doter l’UDPS d’une équipe de combat, plus adaptée au contexte politique actuel », résume Tharcisse Loseke, un de ses conseillers.

    Un climat politique précaire

    Plus l’échéance du second et dernier mandat constitutionnel de Kabila approche, plus le climat politique se crispe, et les confrontations entre majorité et opposition se multiplient dans les rues de la capitale et des autres grandes villes du pays. « C’est dans cette optique qu’il a fait appel à Kabund, un jeune très engagé », renchérit Loseke. « Kabund incarne le Tshisekedi d’il y a trente ans, poursuit Kabengele. Il porte un discours antisystème, avec lequel nos militants sont en phase. »

    De fait, Kabund défend mordicus la ligne radicale de Tshisekedi et fait montre de la même intransigeance que son mentor. « Pas question d’accorder ne serait-ce qu’une seconde de plus à Kabila après le 19 décembre [date de la fin de son second mandat constitutionnel] », martèle-t‑il, coiffé de ce béret popularisé par Tshisekedi et qui est aujourd’hui perçu en RD Congo comme un signe de ralliement. Combien sont-ils à le suivre ? Il est difficile d’avancer un chiffre. Une certitude : Tshisekedi n’a pas perdu sa capacité de mobilisation d’antan.

    Depuis les manifestations des 19 et 20 septembre, qui ont dégénéré en affrontements entre les militants de l’UDPS et les forces de l’ordre, le vieil opposant se replace même au cœur du dénouement de la crise politique en cours. Le sphinx prend des allures de phénix qui renaît de ses cendres. Évêques et diplomates occidentaux et africains en poste à Kinshasa défilent à Limete pour le rencontrer et tenter de le persuader de rejoindre la table des négociations.

    Impassible, Tshisekedi s’en tient aux préalables qu’il a posés : respect de la Constitution et de la résolution 2277 du Conseil de sécurité [laquelle recommande notamment un dialogue inclusif, nldr], libération des prisonniers politiques, cessation des poursuites contre les opposants, transformation du Groupe international de soutien au facilitateur en un panel de facilitation.

    Et si la présidentielle ne se tient pas dans les délais ? 

    En son absence, le dialogue politique qui s’est officiellement ouvert le 1er septembre s’enlise à la Cité de l’OUA, sur les hauteurs de la capitale. Interpellée par « le sang qui a coulé à Kinshasa pour réclamer le respect de la Constitution », l’Église catholique a suspendu sa participation. Ce qui apporte davantage d’eau au moulin de Tshisekedi et de ses alliés de Genval (du nom de la commune belge où le Rassemblement a vu le jour), qui s’apprêtent à organiser, de leur côté, un conclave.

    Au menu des échanges, une question : si la présidentielle ne se tient pas dans les délais – hypothèse la plus probable –, que va-t‑il se passer à l’issue du mandat du chef de l’État sortant ? « Il faut réfléchir à un mécanisme qui garantirait l’alternance dans une situation de non-organisation de la présidentielle », répond Kabund.

    Le Rassemblement concocte le scénario d’une transition sans Kabila.

    Autrement dit, le Rassemblement concocte le scénario d’une transition sans Kabila. Avec Tshisekedi dans le rôle-titre, celui d’un président de la République chargé de conduire le pays vers des élections apaisées. « Ce serait une belle fin de carrière politique pour un homme qui a consacré sa vie à la lutte pour l’avènement d’un État de droit en RD Congo », se permettait de rêver, le 18 septembre, Moïse Moni Della, cadre du Rassemblement. Le lendemain, il était arrêté pour avoir pris part à la grande manifestation de l’opposition.


    Kabund pas à pas

    Il n’a que 35 ans mais milite depuis deux décennies déjà au sein de l’UDPS. Originaire du Haut-Lomani, province née du démantèlement du Katanga, dans le sud-est du pays, Jean-Marc Kabund-A-Kabund a gravi un à un les échelons du parti : à Kananga d’abord (dans l’ancien Kasaï-Occidental) puis à Kamina (ex-Katanga), où il a dirigé la fédération provinciale du parti pendant huit ans et jusqu’à sa promotion au poste de secrétaire général de l’UDPS.

    L’implanter dans l’un des fiefs ethniques de Kabila, lui qui était étiqueté « parti des Kasaïens », ne fut pas chose facile. Kabund a été plusieurs fois arrêté. Début 2015, il a passé un mois en prison pour avoir appelé à des protestations contre le projet de loi électorale. À Kinshasa, Bruno Mavungu, son prédécesseur, n’avait pas bronché, estimant que le parti n’était « pas concerné » par cette réforme tendant pourtant à conditionner la tenue de la présidentielle à l’organisation d’un recensement…

    J.A

  • Tshibala, proche de  Tshisekedi, inculpé pour complot des pillages et de dévastation

    Tshibala, proche de Tshisekedi, inculpé pour complot des pillages et de dévastation

    bruno-Bruno Tshibala, secrétaire général adjoint de l’Udps (Union pour la démocratie et le progrès social), parti d’Etienne Tshisekedi, arrêté trois jours plus tôt, a été inculpé et transféré à la prison centrale de Makala, à Kinshasa, dans le nuit de mardi à mercredi, indique son avocat, Me Peter Kazadi à VOA Afrique.

    “Nous venons d’apprendre que les infractions de complot tentant à perpétrer les pillages et la dévastation ont été retenues contre lui. Il s’agit là d’une infraction dont l’auteur en cours la peine de mort”, signale Me Kazadi.

    Aucune date n’a été fixée pour le procès.

    “Une date n’a pas est déterminée mais nous avons que, dans ce pays, on peut prendre quelqu’un comme ça et le garder plusieurs années sans le présenter devant les juges”, se plaint l’avocat pour qui la procédure qui a entouré l’inculpation n’a pas suivi les règles en la matière.

    Tshisekedi et le Rassemblement prêts à se constituer prisonniers

    Selon l’avocat, Etienne Tshisekedi, leader de l’Udps et du Rassemblement, plate-forme d’opposition regroupant les ténors et la majeure partie de l’opposition ainsi que les membres de sa famille politique se disent prêts à se constituer prisonniers si Bruno Tshibala n’est pas libéré.

    “Je crois sans anticiper que dans les deux jours qui suivent, une action sera organisée… L’action consistera pour le leader du Rassemblement ainsi que le peuple congolais d’aller se constituer prisonniers chez le procureur général de la République qui est décidé d’arrêter tout le monde”, affirme Me Kazadi.

    Le Rassemblement avait donné aux autorités congolaises un ultimatum de 48 heures s’expirait mercredi et pourrait mener à des actions pour exiger la libération de son cadre.

    Déjà, M. Tshisekedi a annoncé d’autres manifestations le 19 octobre et le 19 novembre pour exiger le départ du président Joseph Kabila dont le deuxième et dernier mandat se termine le 19 décembre.

    M. Kabila a, quant à lui, demandé dimanche à sa famille politique de parvenir à un accord le plus rapidement possible avec la frange de l’opposition qui participe au dialogue national boycotté par le Rassemblement et ses alliés.

    Plusieurs composantes dont l’église catholique et une partie de la société civile boycottent aussi ces assises et exigent qu’elles soient plus inclusives.

    Entre-temps, le porte-parole de la majorité présidentielle, André Atundu, a indiqué mercredi que sa famille avait accepté de lever l’impasse, en concédant à l’opposition présente au dialogue le poste du Premier ministre pour le gouvernement de transition à mettre en place pour la période transitoire.

    “Nous, du rassemblement, ne sommes pas concerné pas cela”, a déclaré Me Kazadi.

    Entre 39 et plus de 100 personnes ont été tuées les 19 et 20 septembre derniers dans des heurts entre forces de l’ordre et manifestants qui réclamaient le départ du président Kabila qu’ils accusent de ne pas vouloir organiser les élections mais de vouloir s’éterniser au pouvoir.

    La Constitution interdit à M. Kabila, au pouvoir depuis 2001, de se représenter à un troisième mandat.

    VOA

  • Dialogue en RDC : vers un accord politique à Kinshasa avant le sommet de Luanda ?

    Dialogue en RDC : vers un accord politique à Kinshasa avant le sommet de Luanda ?

    dialogue-kamerhe-kodjo-thambwe-Alors que le dialogue politique en cours à Kinshasa se heurte à plusieurs blocages, le président Joseph Kabila a réuni dimanche ses lieutenants dans l’est de la capitale congolaise. Objectif : accélérer les pourparlers pour obtenir un accord politique avant le sommet international de Luanda, prévu le 26 octobre.

    « Le principe de donner le poste de Premier ministre à l’opposition a finalement été acté », a confié, le 10 octobre à Jeune Afrique, Adam Chalwe Munkutu, membre de l’équipe de la communication de la Majorité présidentielle (MP). Jusqu’ici, seulement 13 des 17 membres du bureau politique de la MP estimaient qu’il était normal de céder la primature à un opposant.

    Ce blocage levé par le président Joseph Kabila en réunion dimanche 9 octobre avec le bureau politique élargi de la coalition au pouvoir à Kingakati, un compromis politique devait être conclu rapidement. Ce avec la frange de l’opposition congolaise conduite par Vital Kamerhe, qui a accepté de prendre part aux pourparlers en cours à Kinshasa, soutient-on désormais du côté de la MP.

    Un « accord politique potable » attendu

    « Nous avons posé des options qui permettront au facilitateur [Edem Kodjo] et à tout le monde, à l’unisson, de remettre au peuple un accord potable », a déclaré Aubin Minaku, président de l’Assemblée nationale et secrétaire général de la MP.

    « Nous allons contribuer à ce que le dialogue prenne fin le plus tôt possible […] », a-t-il ajouté, promettant que les points de divergence entre la MP et l’opposition participant aux pourparlers en cours seraient levés dès ce lundi. « Au plus tard mardi. »

    S’il n’y a pas d’accord avant le 26 octobre, l’UA pourrait retirer sa confiance à Edem Kodjo, s’inquiète Adam Chalwe (MP).

    Ouvert le 1er septembre pour une durée annoncée de 15 jours maximum, le dialogue entre le camp Kabila et les partis d’opposition a semblé s’enliser ces derniers jours. « S’il n’y a pas d’accord avant le sommet de Luanda du 26 octobre [une réunion conjointe de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), l’ONU, la SADC et l’UA, ndlr], nous courrons le risque de voir la communauté internationale nous imposer un autre facilitateur et l’Union africaine retirer sa confiance à Edem Kodjo », alerte Adam Chalwe Munkutu.

    Les « grands principes » de Kamerhe avant de signer l’accord

    Du côté de Vital Kamerhe, co-modérateur de l’opposition dans le cadre du dialogue politique en cours à Kinshasa, la vigilance est de mise. « Pas question de signer un quelconque accord à n’importe quel prix. Nous tenons aux grands principes suivants qui doivent être repris dans l’accord : la date précise des élections et de la passation de pouvoir, les garanties du respect de la constitution et de la non représentation de Joseph Kabila pour un troisième mandat », martèle un cadre de l’Union pour la nation congolaise (UNC).

    La primature n’est pas obsessionnelle pour Vital Kamerhe.

    Quid du poste de Premier ministre qui reviendrait à l’opposition ? « Il faudra tenir compte du poids politique de chaque opposant ayant pris part au dialogue et souscrit à l’accord politique. Pour l’instant, Vital Kamerhe, troisième avec 1,6 millions d’électeurs lors de la présidentielle de 2011, paraît sans conteste le mieux placé », commente un proche de l’ancien président de l’Assemblée nationale.

    « Mais la primature n’est pas obsessionnelle pour Vial Kamerhe. Ce qui compte pour lui, c’est d’aboutir à un accord pour que l’élection se tienne dans des délais techniquement possibles et politiquement acceptables, dans le seul intérêt du peuple, qui a choisi une passation pacifique du pouvoir au chaos que prêchent d’autres chapelles », poursuit-il.

    Pour lui, « si d’aventure Étienne Tshisekedi [l’opposant historique et deuxième lors de la même présidentielle, ndrl] se joint à nous et ratifie l’accord, Kamerhe ne verra aucun inconvénient à lui laisser le poste ». Toutefois « n’eussent été l’UNC et les autres partis de l’opposition qui ont accepté de prendre part au dialogue, il n’y aurait pas aujourd’hui l’esquisse d’une date pour la prochaine présidentielle ni pour la constitution d’un fichier électoral frais », rappelle quant à lui Molendo Sakombi, l’un des fédéraux du parti de Kamerhe.

    La MP (enfin) prête pour les élections ?

    En attendant, Joseph Kabila a demandé à son camp de s’organiser pour les élections. Une cellule de coordination de la MP a été annoncée.

    « Si nous devons nous organiser maintenant, c’est parce que l’autorité morale a réitéré sa volonté ferme d’organiser les élections dans ce pays et rapidement, par le biais de la commission électorale nationale indépendante (Ceni). Nous nous focalisons maintenant vers les élections », a déclaré Aubin Minaku. Il était temps. Dans la mesure où la date de la présidentielle, initialement prévue le 27 novembre, est plus que jamais incertaine.

    Jeune Afrique

  • L’enrôlement d’électeurs se poursuit

    L’enrôlement d’électeurs se poursuit

    kits_enrolement-En RDC, la préparation des élections est en marche, même si on n’en connaît pas la date. La Céni annonce l’élargissement de l’opération d’identification et d’enrôlement des électeurs à sept nouvelles provinces. L’opération avait débuté le 30 juillet dernier, c’était le dans la province du Nord-Ubangui.

    Cette opération a aussi permis de tester les équipements commandés. Corneille Nangaa, le président de la Céni, a dit sa satisfaction : « A ce jour nous avons franchi le seuil de 500 000 enrôlés et l’opération se poursuit normalement. »

    Pour le numéro un de la Céni, les faiblesses détectées dans le fonctionnement du premier lot du matériel électoral ont été corrigées. Une commande ferme a donc été passée : le nouveau lot de 7 500 kits, attendu cette semaine, va permettre de lancer l’opération dans sept nouvelles provinces.

    « Avec ces lots, a expliqué Corneille Nangaa, nous allons couvrir désormais sept nouvelles provinces : le Haut-Katanga, Lualaba et le Haut-Lomani ainsi que le reste de l’ancienne province de l’Equateur, c’est-à-dire le Sud-Ubangui, le Tshuapa, la Mongala et l’Equateur. »

    La Céni promet d’honorer ses engagements : « Si nous arrivons à avoir un appui logistique important, nous pourrions certainement gagner en temps et raccourcir certains délais. Ce qui est certain est que, le 31 juillet, nous aurons les fichiers complets, fiables et prêts à prendre en charge tout le scrutin. »

    Depuis le dernier découpage territorial il y a quelques mois, la RDC compte à ce jour 26 provinces. L’opération d’identification et d’enrôlement des électeurs sera étendue aux 18 provinces restantes au fur et à mesure que le matériel électoral sera livré à la Céni.

    RFI

  • Arrestation du secrétaire général adjoint de l’UDPS en RDC

    Arrestation du secrétaire général adjoint de l’UDPS en RDC

    tshibala_bruno_-L’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), formation historique de l’opposition en République démocratique du Congo, a annoncé dimanche soir l’arrestation d’un de ses dirigeants à Kinshasa.

    “A 19h00 (18h00 GMT), le secrétaire général adjoint de l’UDPS, Bruno Tshibala, a été interpellé à l’aéroport (international) de Ndjili”, a déclaré à l’AFP Augustin Kabuya, secrétaire national du parti chargé de la communication.

    “Son passeport a été confisqué et (on l’a) emmené vers une destination inconnue”, a ajouté M. Kabuya.

    Selon lui, M. Tshibala a été appréhendé alors qu’il était en partance pour Bruxelles.

    Outre ses fonctions au sein de l’UDPS, M. Tshibala est porte-parole du “Rassemblement” d’opposants au président Joseph Kabila constitué en juin autour de la figure du fondateur de l’UDPS, Étienne Tshisekedi.

    Selon une source au sein de la magistrature, son nom figure sur une liste d’une dizaine de dirigeants du “Rassemblement” transmise par le procureur général de la République aux services aux frontières avec ordre d’arrêter ces personnes dans le cas où elles chercheraient à quitter le territoire.

    Les 19 et 20 septembre, Kinshasa a été le théâtre de violences ayant coûté la vie à 53 personnes au moins (49 civils et quatre policiers), selon l’ONU.

    Les troubles avaient commencé à l’occasion d’une manifestation du “Rassemblement” à trois mois de la fin du mandat de M. Kabila (au pouvoir depuis 2001), pour exiger la tenue de la présidentielle dans les temps et le départ du président de son poste le 20 décembre.

    “Rassemblement” et autorités se sont mutuellement renvoyé la responsabilité de ces violences qui ont rapidement dégénéré en émeutes. L’exécutif a accusé le “Rassemblement” d’avoir tenté une “insurrection”.

    M. Tshibala avait pour sa part accusé les forces de l’ordre d’avoir ouvert le feu sur les manifestants dès le début de la marche et avait qualifié le gouvernement de “pouvoir sanguinaire”.

    La RDC traverse une crise politique profonde depuis la réélection contestée de M. Kabila en 2011 à l’issue d’un scrutin entaché par des fraudes massives.

    Les négociations politiques pour tenter de trouver une sortie passant par l’organisation d’une élection présidentielle crédible mais retardée piétinent depuis plusieurs semaines.

    Avec AFP

  • Présidentielle en RDC : pas avant novembre 2018, selon la Ceni

    Présidentielle en RDC : pas avant novembre 2018, selon la Ceni

    Bureau de la CENI
    Bureau de la CENI

    -La Commission électorale de la République démocratique du Congo (Ceni) a préconisé samedi la convocation du corps électoral en novembre 2017, renvoyant par ailleurs à une année plus tard la tenue de la présidentielle en RDC. Soit deux ans après la fin du second mandat du président Joseph Kabila.

    Le verrou du dialogue national, qui se tient depuis le 1er septembre à Kinshasa, peine toujours à se débloquer. Samedi 1er octobre, Corneille Naanga, président de la Ceni, a proposé pour novembre 2017 la convocation du corps électoral pour les élections présidentielle, législatives nationales et provinciales en une seule séquence.

    La Ceni estime par ailleurs que « le fichier électoral pourrait être finalisé au plus tard le 31 juillet 2017 » et que « environ 45 millions d’électeurs potentiels devront être enrôlés à la fin de cette opération en cours », peut-on lire dans un communiqué publié par le bureau du facilitateur Edem Kodjo.

    Selon le même texte, se basant sur l’exposé de Corneille Nangaa, à compter du 31 juillet 2017 plusieurs étapes du processus électoral – répartition des sièges par circonscription électorale, inscription des candidatures, commande du matériel électoral et son déploiement, formation des agents électoraux – devront s’étendre sur 504 jours. Autrement dit, ce n’est qu’à l’issue de l’ensemble de ces opérations, soit en novembre 2018, que les scrutins auront effectivement lieu.

    Lire le communiqué du bureau du facilitateur Edem Kodjo.

    Manœuvre dilatoire

    « La Céni doit recevoir des assignations du dialogue et non faire ce qu’elle veut », a aussitôt objecté Jean Lucien Bussa, porte-parole de l’opposition au dialogue national. « Nous cherchons à résoudre la crise, le peuple n’attend pas la présidentielle au 25 novembre 2018 », a t-il prévenu, estimant qu’il s’agit là d’une nouvelle « manœuvre dilatoire » pour conforter plus longtemps le président Joseph Kabila dans son siège présidentiel.

    Évoquant l’expérience de la Ceni en 2006 et en 2011, Jean Lucien Bussa a également rappelé que selon les experts de l’OIF et de l’ONU « il faut à la Ceni six mois maximum après le 31 juillet 2017 pour organiser les trois scrutins ».

    « La publication du calendrier est une compétence exclusive de la Ceni », a répondu fermement Corneille Naanga.

    Un dialogue au point mort

    « On peut tout finir en une année et avoir la présidentielle dans un court délai, c’est franchement exagéré de faire pareille projection », a confié à l’AFP l’abbé Nshole, le délégué de l’Église catholique au dialogue.

    L’Église catholique a suspendu sa participation aux travaux du dialogue depuis le 20 septembre en vue de rechercher un consensus plus large, après les violences des 19 et 20 septembre lors des manifestations d’opposition qui visaient à demander au président Joseph Kabila de quitter le pouvoir à la fin de son mandat le 20 décembre 2016.

    Le Rassemblement de l’opposition, rangé derrière l’opposant historique Étienne Tshisekedi, qui avait également décidé de boycotter ce dialogue national dès son ouverture le 1er septembre, annonce de son côté la tenue le mardi 4 octobre de son conclave à Kinshasa.

    J.A

  • Ce qu’il faut retenir du conclave du « Rassemblement » de l’opposition

    Ce qu’il faut retenir du conclave du « Rassemblement » de l’opposition

    rassemblement-Parallèlement au dialogue politique convoqué par le président Joseph Kabila, le “Rassemblement” de l’opposition, regroupement politique rangé derrière Étienne Tshisekedi, a tenu mardi son conclave à Kinshasa. Une grande messe visant à dessiner les lignes de l’après Kabila.

    « Toutes les plateformes ont été consultées avant la convocation le mardi 4 octobre du conclave et la rédaction de son rapport final », confie Delly Sesanga, député et leader de  l’Alternance pour la République (AR), l’un des regroupements politiques qui soutient la candidature de Moïse Katumbi à la présidence de la République.

    Objectif : se mettre d’accord sur les positions communes quant au processus électoral en panne. De l’avis de plusieurs experts électoraux, il est en effet devenu difficile d’organiser des élections d’ici fin 2016, avant la fin du second mandat du président Joseph Kabila. Jeune Afrique revient sur les principales résolutions du conclave.

    • Selon le « Rassemblement », c’est Kabila qui bloque le processus électoral

    Pour ces forces de l’opposition, rangées derrière Étienne Tshisekedi et Moïse Katumbi, « le processus électoral est bloqué par la seule volonté de M. Joseph Kabila ». Elles reprochent, entre autres, au chef de l’État d’avoir « [confisquer] des ressources publiques à des fins partisanes » et d’instrumentaliser les forces de l’ordre et de sécurité. Et accusent le Parlement, le gouvernement, la Cour constitutionnelle, les juridictions de l’ordre judiciaire et la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) d’être devenus des « simples bras séculiers du pouvoir en place ».

    • Intensifier les actions pacifiques

    Par conséquent, le « Rassemblement » promet d’«[intensifier] les actions pacifiques amorcées le 19 septembre ». Des manifestations qui avaient dégénéré en sanglants affrontements entre les militants de l’opposition et les forces de l’ordre. L’opposition demande d’ailleurs l’ouverture d’une enquête internationale pour établir les responsabilités de chacun.

    • Démission des membres de la Ceni et restructuration de la Cour suprême

    Tirant les conséquences du probable « glissement » du calendrier électoral, les alliés de Tshisekedi appellent aussi à la « démission immédiate des membres de la Ceni et du gouvernement pour leur responsabilité dans l’impasse électorale actuelle ».

    Le « Rassemblement » accuse également Joseph Kabila de n’avoir pas joué son rôle de garant de la Constitution pour permettre la tenue des scrutins dans les délais.

    S’il demeure au pouvoir après le 19 décembre, Kabila aura commis un parjure, selon le « Rassemblement ».

    • Vers l’installation d’un « régime spécial » en RDC ?

    Le camp de Tshisekedi estime par ailleurs qu’il est devenu nécessaire de « définir un régime spécial devant assurer la gestion du pays de manière à organiser sans tarder les élections dans le respect de la Constitution et des normes démocratiques ». Autrement dit, le « Rassemblement » préconise une période transitoire sans Kabila à la tête du pays après le 19 décembre, date de la fin de son second mandat.

    « Si par défi, il demeure, néanmoins, au pouvoir au lendemain de cette date (…), M. Joseph Kabila aura commis un parjure et une violation intentionnelle de la Constitution de la République constitutive de haute transition », selon le « Rassemblement ».

    Dans cette hypothèse, ce dernier « appellera le peuple congolais à ne plus reconnaître l’autorité (…) de Joseph Kabila et à résister pacifiquement au coup d’État ainsi accompli avec la bénédiction de la Cour constitutionnelle ».

    • Priorité à la présidentielle et aux législatives

    Contrairement au compromis trouvé au dialogue en cours à Kinshasa sur la séquence des élections à venir, le conclave de l’opposition estime lui que « la priorité doit être donnée à la présidentielle couplée, comme dans le passé, avec les législatives nationales ».

    « Il n’est pas besoin de charger la barque avec trois scrutins simultanés (présidentielle, législatives et provinciales) : ce qui conduit à des délais très longs pour l’organisation de ces élections », commente Delly Sesanga.

    Il faudra une inclusivité suffisante au nouveau dialogue, estime Delly Sesanga.

    • Le « Rassemblement » plaide pour un « dialogue véritable, crédible et réellement inclusif »

    L’opposition congolaise conduite par Étienne Tshisekedi ne ferme pas cependant la porte au dialogue avec le camp Kabila. Celui-ci comprend désormais, selon le « Rassemblement », la Majorité présidentielle et tous les autres opposants  qui participent aux pourparlers ouverts le 1er septembre à la Cité de l’OUA, à Kinshasa. Vital Kamerhe y compris.

    « Mais nos préalables doivent être satisfaits, insiste Delly Sesanga. D’autant que Kabila n’a pas le droit de choisir ceux qui doivent prendre part à ces assises. Antipas Mbusa Nyamwisi et Moïse Katumbi doivent revenir en hommes libres au pays pour participer à ces pourparlers ».

    • Le profil du facilitateur

    Le « Rassemblement » souhaite également un nouveau facilitateur « dont la stature internationale confère[rait] une autorité morale suffisante pour inspirer confiance aux parties prenantes (…) ».

    Contacté par Jeune Afrique, le porte-parole de la Majorité présidentielle (MP), André Alain Atundu, a dénoncé un « schéma anti-démocratique » des opposants rassemblés autour de Tshisekedi qu’il accuse de se radicaliser. « En voulant imposer à tout prix Kabila au pouvoir au-delà de son mandat, c’est la MP qui se radicalise », lui a aussitôt rétorqué l’opposant Delly Sessanga.

    J.A

  • Mondiale 2018 : la Côte d’Ivoire et la RDC bien lancées

    Mondiale 2018 : la Côte d’Ivoire et la RDC bien lancées

    2018_fifa_wc-svgLa Côte d’Ivoire, vainqueur logique du Mali sur son terrain (3-1), a parfaitement lancé sa campagne de qualification pour le Mondial-2018, tout comme la RD Congo, impeccable face à la Libye (4-0) samedi.

    Dans le terrible Groupe C, l’une des deux poules de la mort de la zone Afrique avec le Groupe B (Algérie, Cameroun, Nigéria, Zambie), les Eléphants ont profité du faux-pas de leurs adversaires pour prendre d’emblée la tête et montrer qu’il sera dur de les en déloger.

    Cueillis à froid par l’ouverture du score de Sambou Yatabaré (18e), les champions d’Afrique en titre ont rétabli la situation en seulement une demi-heure, en marquant coup sur coup trois buts. D’une frappe sans élan à l’entrée de la surface, Kodjia a égalisé (26e), avant qu’Aurier, en provoquant un c.s.c de Coulibaly (31e), puis Gervinho, d’une demi-volée du gauche imparable (34e), ne donnent l’avantage.

    Plus tôt le Gabon, contraint au nul par le Maroc (0-0), avait déjà perdu des points dans la course à l’unique ticket pour la Russie. Sur la piteuse pelouse du stade de Franceville, l’une des enceintes prévues pour accueillir la CAN-2017, les deux équipes ont été incapables de poser convenablement leur jeu.

    Les coéquipiers d’Aubameyang auraient toutefois pu empocher les trois points s’ils n’étaient pas tombés sur un excellent El Kajoui, dans les cages adverses. Le buteur du Borussia Dortmund, parfaitement servi dans la surface par Evouna, a vu sa tête détournée au dernier moment par le portier marocain (68e).

    Le prochain match contre le Mali en novembre s’annonce déjà décisif pour le Gabon tandis que le Maroc devra bonifier à domicile face à la Côte d’Ivoire son bon point.

    En attendant les entrées en lice de la Tunisie et de la Guinée, dimanche (17h00 GMT), la RD Congo a pris les rênes du Groupe A en écrasant la Libye (4-0), avec notamment un doublé de Dieumerci Mbokani.

    Dans le Groupe D, le Burkina Faso a arraché le nul in extremis face l’Afrique du Sud (1-1), avant le match du Sénégal contre le Cap Vert (20h00 GMT).

    Avec AFP

  • Kabila confirme le report des élections sans donner de date

    Kabila confirme le report des élections sans donner de date

    joseph-k-Le président congolais Joseph Kabila a confirmé mardi, lors d’un voyage en Tanzanie, le report des élections, initialement prévues en novembre prochain, a rapporté la télévision France 24, citée par l’agence de presse associée (APA). Il n’a toutefois précisé aucune nouvelle date pour la tenue des scrutins présidentiel et législatifs en République démocratique du Congo (RDC), qui pourraient être reportées à fin 2018, selon la Commission électorale nationale indépendante.

    Indiquant qu’il fallait mieux préparer le pays à ces échéances, M. Kabila a souligné que jusqu’à dix millions d’électeurs n’étaient pas inscrits sur les listes et qu’ils pourraient recourir à la violence s’ils ne pouvaient participer au scrutin.

    C’est donc pour mieux préparer les élections qu’elles ont été repoussées a dit M. Kabila lors d’une rencontre avec son homologue tanzanien John Magufuli, a précisé le site d’informations 7sur7.cd.

    Des dizaines de personnes ont été tuées dans plusieurs villes du pays, dont la capitale, Kinshasa, lors de manifestations organisées les 19 et 20 septembre par l’opposition pour exiger le départ du chef de l’Etat à la fin de son second mandat, le 19 décembre prochain.

    L’opposition accuse M. Kabila de manoeuvrer pour se maintenir au pouvoir.

    la libre

  • Kinshasa prend des mesures réciproques pour les visas diplomatiques belges

    Kinshasa prend des mesures réciproques pour les visas diplomatiques belges

    Raymond_tshibanda-La République démocratique du Congo (RDC) a pris des mesures de restriction de délivrance de visas accordés aux officiels belges, a annoncé le ministre congolais des Affaires étrangères, Raymond Tshibanda N’tunga Mulongo, cité samedi par la radio onusienne Okapi.

    Le chef de la diplomatie congolaise a notamment évoqué le principe de réciprocité pour annoncer, dans un communiqué, que “des mesures de restriction de délivrance de visas similaires à celle décrétées par la partie belge à l’endroit des autorités congolaises vont, à dater de ce jour être appliquées aux officiels belges”.

    M. Tshibanda a fait cette annonce vendredi, après que le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, eut indiqué mercredi que la Belgique avait décidé de limiter à six mois la durée des visas octroyés aux responsables congolais porteurs de passeports diplomatiques, en raison de l’évolution de la situation politique en RDC, où les élections prévues avant la fin de l’année seront inévitablement reportées, peut-être jusqu’à la fin 2018.

    “Entre partenaires qui se vouent considération et respect, le dialogue est certes de mise. Il est cependant censé de se faire par la voie diplomatique et non à travers la presse. Bien plus, si des conseils ou suggestions sont les bienvenues, aucune invective ou injonction de quelque nature que ce soit, n’est acceptable, a souligné M. Tshibanda.

    LA Libre