Tag: rdc

  • Dialogue en RDC : vers un accord politique à Kinshasa avant le sommet de Luanda ?

    Dialogue en RDC : vers un accord politique à Kinshasa avant le sommet de Luanda ?

    dialogue-kamerhe-kodjo-thambwe-Alors que le dialogue politique en cours à Kinshasa se heurte à plusieurs blocages, le président Joseph Kabila a réuni dimanche ses lieutenants dans l’est de la capitale congolaise. Objectif : accélérer les pourparlers pour obtenir un accord politique avant le sommet international de Luanda, prévu le 26 octobre.

    « Le principe de donner le poste de Premier ministre à l’opposition a finalement été acté », a confié, le 10 octobre à Jeune Afrique, Adam Chalwe Munkutu, membre de l’équipe de la communication de la Majorité présidentielle (MP). Jusqu’ici, seulement 13 des 17 membres du bureau politique de la MP estimaient qu’il était normal de céder la primature à un opposant.

    Ce blocage levé par le président Joseph Kabila en réunion dimanche 9 octobre avec le bureau politique élargi de la coalition au pouvoir à Kingakati, un compromis politique devait être conclu rapidement. Ce avec la frange de l’opposition congolaise conduite par Vital Kamerhe, qui a accepté de prendre part aux pourparlers en cours à Kinshasa, soutient-on désormais du côté de la MP.

    Un « accord politique potable » attendu

    « Nous avons posé des options qui permettront au facilitateur [Edem Kodjo] et à tout le monde, à l’unisson, de remettre au peuple un accord potable », a déclaré Aubin Minaku, président de l’Assemblée nationale et secrétaire général de la MP.

    « Nous allons contribuer à ce que le dialogue prenne fin le plus tôt possible […] », a-t-il ajouté, promettant que les points de divergence entre la MP et l’opposition participant aux pourparlers en cours seraient levés dès ce lundi. « Au plus tard mardi. »

    S’il n’y a pas d’accord avant le 26 octobre, l’UA pourrait retirer sa confiance à Edem Kodjo, s’inquiète Adam Chalwe (MP).

    Ouvert le 1er septembre pour une durée annoncée de 15 jours maximum, le dialogue entre le camp Kabila et les partis d’opposition a semblé s’enliser ces derniers jours. « S’il n’y a pas d’accord avant le sommet de Luanda du 26 octobre [une réunion conjointe de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), l’ONU, la SADC et l’UA, ndlr], nous courrons le risque de voir la communauté internationale nous imposer un autre facilitateur et l’Union africaine retirer sa confiance à Edem Kodjo », alerte Adam Chalwe Munkutu.

    Les « grands principes » de Kamerhe avant de signer l’accord

    Du côté de Vital Kamerhe, co-modérateur de l’opposition dans le cadre du dialogue politique en cours à Kinshasa, la vigilance est de mise. « Pas question de signer un quelconque accord à n’importe quel prix. Nous tenons aux grands principes suivants qui doivent être repris dans l’accord : la date précise des élections et de la passation de pouvoir, les garanties du respect de la constitution et de la non représentation de Joseph Kabila pour un troisième mandat », martèle un cadre de l’Union pour la nation congolaise (UNC).

    La primature n’est pas obsessionnelle pour Vital Kamerhe.

    Quid du poste de Premier ministre qui reviendrait à l’opposition ? « Il faudra tenir compte du poids politique de chaque opposant ayant pris part au dialogue et souscrit à l’accord politique. Pour l’instant, Vital Kamerhe, troisième avec 1,6 millions d’électeurs lors de la présidentielle de 2011, paraît sans conteste le mieux placé », commente un proche de l’ancien président de l’Assemblée nationale.

    « Mais la primature n’est pas obsessionnelle pour Vial Kamerhe. Ce qui compte pour lui, c’est d’aboutir à un accord pour que l’élection se tienne dans des délais techniquement possibles et politiquement acceptables, dans le seul intérêt du peuple, qui a choisi une passation pacifique du pouvoir au chaos que prêchent d’autres chapelles », poursuit-il.

    Pour lui, « si d’aventure Étienne Tshisekedi [l’opposant historique et deuxième lors de la même présidentielle, ndrl] se joint à nous et ratifie l’accord, Kamerhe ne verra aucun inconvénient à lui laisser le poste ». Toutefois « n’eussent été l’UNC et les autres partis de l’opposition qui ont accepté de prendre part au dialogue, il n’y aurait pas aujourd’hui l’esquisse d’une date pour la prochaine présidentielle ni pour la constitution d’un fichier électoral frais », rappelle quant à lui Molendo Sakombi, l’un des fédéraux du parti de Kamerhe.

    La MP (enfin) prête pour les élections ?

    En attendant, Joseph Kabila a demandé à son camp de s’organiser pour les élections. Une cellule de coordination de la MP a été annoncée.

    « Si nous devons nous organiser maintenant, c’est parce que l’autorité morale a réitéré sa volonté ferme d’organiser les élections dans ce pays et rapidement, par le biais de la commission électorale nationale indépendante (Ceni). Nous nous focalisons maintenant vers les élections », a déclaré Aubin Minaku. Il était temps. Dans la mesure où la date de la présidentielle, initialement prévue le 27 novembre, est plus que jamais incertaine.

    Jeune Afrique

  • L’enrôlement d’électeurs se poursuit

    L’enrôlement d’électeurs se poursuit

    kits_enrolement-En RDC, la préparation des élections est en marche, même si on n’en connaît pas la date. La Céni annonce l’élargissement de l’opération d’identification et d’enrôlement des électeurs à sept nouvelles provinces. L’opération avait débuté le 30 juillet dernier, c’était le dans la province du Nord-Ubangui.

    Cette opération a aussi permis de tester les équipements commandés. Corneille Nangaa, le président de la Céni, a dit sa satisfaction : « A ce jour nous avons franchi le seuil de 500 000 enrôlés et l’opération se poursuit normalement. »

    Pour le numéro un de la Céni, les faiblesses détectées dans le fonctionnement du premier lot du matériel électoral ont été corrigées. Une commande ferme a donc été passée : le nouveau lot de 7 500 kits, attendu cette semaine, va permettre de lancer l’opération dans sept nouvelles provinces.

    « Avec ces lots, a expliqué Corneille Nangaa, nous allons couvrir désormais sept nouvelles provinces : le Haut-Katanga, Lualaba et le Haut-Lomani ainsi que le reste de l’ancienne province de l’Equateur, c’est-à-dire le Sud-Ubangui, le Tshuapa, la Mongala et l’Equateur. »

    La Céni promet d’honorer ses engagements : « Si nous arrivons à avoir un appui logistique important, nous pourrions certainement gagner en temps et raccourcir certains délais. Ce qui est certain est que, le 31 juillet, nous aurons les fichiers complets, fiables et prêts à prendre en charge tout le scrutin. »

    Depuis le dernier découpage territorial il y a quelques mois, la RDC compte à ce jour 26 provinces. L’opération d’identification et d’enrôlement des électeurs sera étendue aux 18 provinces restantes au fur et à mesure que le matériel électoral sera livré à la Céni.

    RFI

  • Arrestation du secrétaire général adjoint de l’UDPS en RDC

    Arrestation du secrétaire général adjoint de l’UDPS en RDC

    tshibala_bruno_-L’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), formation historique de l’opposition en République démocratique du Congo, a annoncé dimanche soir l’arrestation d’un de ses dirigeants à Kinshasa.

    “A 19h00 (18h00 GMT), le secrétaire général adjoint de l’UDPS, Bruno Tshibala, a été interpellé à l’aéroport (international) de Ndjili”, a déclaré à l’AFP Augustin Kabuya, secrétaire national du parti chargé de la communication.

    “Son passeport a été confisqué et (on l’a) emmené vers une destination inconnue”, a ajouté M. Kabuya.

    Selon lui, M. Tshibala a été appréhendé alors qu’il était en partance pour Bruxelles.

    Outre ses fonctions au sein de l’UDPS, M. Tshibala est porte-parole du “Rassemblement” d’opposants au président Joseph Kabila constitué en juin autour de la figure du fondateur de l’UDPS, Étienne Tshisekedi.

    Selon une source au sein de la magistrature, son nom figure sur une liste d’une dizaine de dirigeants du “Rassemblement” transmise par le procureur général de la République aux services aux frontières avec ordre d’arrêter ces personnes dans le cas où elles chercheraient à quitter le territoire.

    Les 19 et 20 septembre, Kinshasa a été le théâtre de violences ayant coûté la vie à 53 personnes au moins (49 civils et quatre policiers), selon l’ONU.

    Les troubles avaient commencé à l’occasion d’une manifestation du “Rassemblement” à trois mois de la fin du mandat de M. Kabila (au pouvoir depuis 2001), pour exiger la tenue de la présidentielle dans les temps et le départ du président de son poste le 20 décembre.

    “Rassemblement” et autorités se sont mutuellement renvoyé la responsabilité de ces violences qui ont rapidement dégénéré en émeutes. L’exécutif a accusé le “Rassemblement” d’avoir tenté une “insurrection”.

    M. Tshibala avait pour sa part accusé les forces de l’ordre d’avoir ouvert le feu sur les manifestants dès le début de la marche et avait qualifié le gouvernement de “pouvoir sanguinaire”.

    La RDC traverse une crise politique profonde depuis la réélection contestée de M. Kabila en 2011 à l’issue d’un scrutin entaché par des fraudes massives.

    Les négociations politiques pour tenter de trouver une sortie passant par l’organisation d’une élection présidentielle crédible mais retardée piétinent depuis plusieurs semaines.

    Avec AFP

  • Présidentielle en RDC : pas avant novembre 2018, selon la Ceni

    Présidentielle en RDC : pas avant novembre 2018, selon la Ceni

    Bureau de la CENI
    Bureau de la CENI

    -La Commission électorale de la République démocratique du Congo (Ceni) a préconisé samedi la convocation du corps électoral en novembre 2017, renvoyant par ailleurs à une année plus tard la tenue de la présidentielle en RDC. Soit deux ans après la fin du second mandat du président Joseph Kabila.

    Le verrou du dialogue national, qui se tient depuis le 1er septembre à Kinshasa, peine toujours à se débloquer. Samedi 1er octobre, Corneille Naanga, président de la Ceni, a proposé pour novembre 2017 la convocation du corps électoral pour les élections présidentielle, législatives nationales et provinciales en une seule séquence.

    La Ceni estime par ailleurs que « le fichier électoral pourrait être finalisé au plus tard le 31 juillet 2017 » et que « environ 45 millions d’électeurs potentiels devront être enrôlés à la fin de cette opération en cours », peut-on lire dans un communiqué publié par le bureau du facilitateur Edem Kodjo.

    Selon le même texte, se basant sur l’exposé de Corneille Nangaa, à compter du 31 juillet 2017 plusieurs étapes du processus électoral – répartition des sièges par circonscription électorale, inscription des candidatures, commande du matériel électoral et son déploiement, formation des agents électoraux – devront s’étendre sur 504 jours. Autrement dit, ce n’est qu’à l’issue de l’ensemble de ces opérations, soit en novembre 2018, que les scrutins auront effectivement lieu.

    Lire le communiqué du bureau du facilitateur Edem Kodjo.

    Manœuvre dilatoire

    « La Céni doit recevoir des assignations du dialogue et non faire ce qu’elle veut », a aussitôt objecté Jean Lucien Bussa, porte-parole de l’opposition au dialogue national. « Nous cherchons à résoudre la crise, le peuple n’attend pas la présidentielle au 25 novembre 2018 », a t-il prévenu, estimant qu’il s’agit là d’une nouvelle « manœuvre dilatoire » pour conforter plus longtemps le président Joseph Kabila dans son siège présidentiel.

    Évoquant l’expérience de la Ceni en 2006 et en 2011, Jean Lucien Bussa a également rappelé que selon les experts de l’OIF et de l’ONU « il faut à la Ceni six mois maximum après le 31 juillet 2017 pour organiser les trois scrutins ».

    « La publication du calendrier est une compétence exclusive de la Ceni », a répondu fermement Corneille Naanga.

    Un dialogue au point mort

    « On peut tout finir en une année et avoir la présidentielle dans un court délai, c’est franchement exagéré de faire pareille projection », a confié à l’AFP l’abbé Nshole, le délégué de l’Église catholique au dialogue.

    L’Église catholique a suspendu sa participation aux travaux du dialogue depuis le 20 septembre en vue de rechercher un consensus plus large, après les violences des 19 et 20 septembre lors des manifestations d’opposition qui visaient à demander au président Joseph Kabila de quitter le pouvoir à la fin de son mandat le 20 décembre 2016.

    Le Rassemblement de l’opposition, rangé derrière l’opposant historique Étienne Tshisekedi, qui avait également décidé de boycotter ce dialogue national dès son ouverture le 1er septembre, annonce de son côté la tenue le mardi 4 octobre de son conclave à Kinshasa.

    J.A

  • Ce qu’il faut retenir du conclave du « Rassemblement » de l’opposition

    Ce qu’il faut retenir du conclave du « Rassemblement » de l’opposition

    rassemblement-Parallèlement au dialogue politique convoqué par le président Joseph Kabila, le “Rassemblement” de l’opposition, regroupement politique rangé derrière Étienne Tshisekedi, a tenu mardi son conclave à Kinshasa. Une grande messe visant à dessiner les lignes de l’après Kabila.

    « Toutes les plateformes ont été consultées avant la convocation le mardi 4 octobre du conclave et la rédaction de son rapport final », confie Delly Sesanga, député et leader de  l’Alternance pour la République (AR), l’un des regroupements politiques qui soutient la candidature de Moïse Katumbi à la présidence de la République.

    Objectif : se mettre d’accord sur les positions communes quant au processus électoral en panne. De l’avis de plusieurs experts électoraux, il est en effet devenu difficile d’organiser des élections d’ici fin 2016, avant la fin du second mandat du président Joseph Kabila. Jeune Afrique revient sur les principales résolutions du conclave.

    • Selon le « Rassemblement », c’est Kabila qui bloque le processus électoral

    Pour ces forces de l’opposition, rangées derrière Étienne Tshisekedi et Moïse Katumbi, « le processus électoral est bloqué par la seule volonté de M. Joseph Kabila ». Elles reprochent, entre autres, au chef de l’État d’avoir « [confisquer] des ressources publiques à des fins partisanes » et d’instrumentaliser les forces de l’ordre et de sécurité. Et accusent le Parlement, le gouvernement, la Cour constitutionnelle, les juridictions de l’ordre judiciaire et la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) d’être devenus des « simples bras séculiers du pouvoir en place ».

    • Intensifier les actions pacifiques

    Par conséquent, le « Rassemblement » promet d’«[intensifier] les actions pacifiques amorcées le 19 septembre ». Des manifestations qui avaient dégénéré en sanglants affrontements entre les militants de l’opposition et les forces de l’ordre. L’opposition demande d’ailleurs l’ouverture d’une enquête internationale pour établir les responsabilités de chacun.

    • Démission des membres de la Ceni et restructuration de la Cour suprême

    Tirant les conséquences du probable « glissement » du calendrier électoral, les alliés de Tshisekedi appellent aussi à la « démission immédiate des membres de la Ceni et du gouvernement pour leur responsabilité dans l’impasse électorale actuelle ».

    Le « Rassemblement » accuse également Joseph Kabila de n’avoir pas joué son rôle de garant de la Constitution pour permettre la tenue des scrutins dans les délais.

    S’il demeure au pouvoir après le 19 décembre, Kabila aura commis un parjure, selon le « Rassemblement ».

    • Vers l’installation d’un « régime spécial » en RDC ?

    Le camp de Tshisekedi estime par ailleurs qu’il est devenu nécessaire de « définir un régime spécial devant assurer la gestion du pays de manière à organiser sans tarder les élections dans le respect de la Constitution et des normes démocratiques ». Autrement dit, le « Rassemblement » préconise une période transitoire sans Kabila à la tête du pays après le 19 décembre, date de la fin de son second mandat.

    « Si par défi, il demeure, néanmoins, au pouvoir au lendemain de cette date (…), M. Joseph Kabila aura commis un parjure et une violation intentionnelle de la Constitution de la République constitutive de haute transition », selon le « Rassemblement ».

    Dans cette hypothèse, ce dernier « appellera le peuple congolais à ne plus reconnaître l’autorité (…) de Joseph Kabila et à résister pacifiquement au coup d’État ainsi accompli avec la bénédiction de la Cour constitutionnelle ».

    • Priorité à la présidentielle et aux législatives

    Contrairement au compromis trouvé au dialogue en cours à Kinshasa sur la séquence des élections à venir, le conclave de l’opposition estime lui que « la priorité doit être donnée à la présidentielle couplée, comme dans le passé, avec les législatives nationales ».

    « Il n’est pas besoin de charger la barque avec trois scrutins simultanés (présidentielle, législatives et provinciales) : ce qui conduit à des délais très longs pour l’organisation de ces élections », commente Delly Sesanga.

    Il faudra une inclusivité suffisante au nouveau dialogue, estime Delly Sesanga.

    • Le « Rassemblement » plaide pour un « dialogue véritable, crédible et réellement inclusif »

    L’opposition congolaise conduite par Étienne Tshisekedi ne ferme pas cependant la porte au dialogue avec le camp Kabila. Celui-ci comprend désormais, selon le « Rassemblement », la Majorité présidentielle et tous les autres opposants  qui participent aux pourparlers ouverts le 1er septembre à la Cité de l’OUA, à Kinshasa. Vital Kamerhe y compris.

    « Mais nos préalables doivent être satisfaits, insiste Delly Sesanga. D’autant que Kabila n’a pas le droit de choisir ceux qui doivent prendre part à ces assises. Antipas Mbusa Nyamwisi et Moïse Katumbi doivent revenir en hommes libres au pays pour participer à ces pourparlers ».

    • Le profil du facilitateur

    Le « Rassemblement » souhaite également un nouveau facilitateur « dont la stature internationale confère[rait] une autorité morale suffisante pour inspirer confiance aux parties prenantes (…) ».

    Contacté par Jeune Afrique, le porte-parole de la Majorité présidentielle (MP), André Alain Atundu, a dénoncé un « schéma anti-démocratique » des opposants rassemblés autour de Tshisekedi qu’il accuse de se radicaliser. « En voulant imposer à tout prix Kabila au pouvoir au-delà de son mandat, c’est la MP qui se radicalise », lui a aussitôt rétorqué l’opposant Delly Sessanga.

    J.A

  • Mondiale 2018 : la Côte d’Ivoire et la RDC bien lancées

    Mondiale 2018 : la Côte d’Ivoire et la RDC bien lancées

    2018_fifa_wc-svgLa Côte d’Ivoire, vainqueur logique du Mali sur son terrain (3-1), a parfaitement lancé sa campagne de qualification pour le Mondial-2018, tout comme la RD Congo, impeccable face à la Libye (4-0) samedi.

    Dans le terrible Groupe C, l’une des deux poules de la mort de la zone Afrique avec le Groupe B (Algérie, Cameroun, Nigéria, Zambie), les Eléphants ont profité du faux-pas de leurs adversaires pour prendre d’emblée la tête et montrer qu’il sera dur de les en déloger.

    Cueillis à froid par l’ouverture du score de Sambou Yatabaré (18e), les champions d’Afrique en titre ont rétabli la situation en seulement une demi-heure, en marquant coup sur coup trois buts. D’une frappe sans élan à l’entrée de la surface, Kodjia a égalisé (26e), avant qu’Aurier, en provoquant un c.s.c de Coulibaly (31e), puis Gervinho, d’une demi-volée du gauche imparable (34e), ne donnent l’avantage.

    Plus tôt le Gabon, contraint au nul par le Maroc (0-0), avait déjà perdu des points dans la course à l’unique ticket pour la Russie. Sur la piteuse pelouse du stade de Franceville, l’une des enceintes prévues pour accueillir la CAN-2017, les deux équipes ont été incapables de poser convenablement leur jeu.

    Les coéquipiers d’Aubameyang auraient toutefois pu empocher les trois points s’ils n’étaient pas tombés sur un excellent El Kajoui, dans les cages adverses. Le buteur du Borussia Dortmund, parfaitement servi dans la surface par Evouna, a vu sa tête détournée au dernier moment par le portier marocain (68e).

    Le prochain match contre le Mali en novembre s’annonce déjà décisif pour le Gabon tandis que le Maroc devra bonifier à domicile face à la Côte d’Ivoire son bon point.

    En attendant les entrées en lice de la Tunisie et de la Guinée, dimanche (17h00 GMT), la RD Congo a pris les rênes du Groupe A en écrasant la Libye (4-0), avec notamment un doublé de Dieumerci Mbokani.

    Dans le Groupe D, le Burkina Faso a arraché le nul in extremis face l’Afrique du Sud (1-1), avant le match du Sénégal contre le Cap Vert (20h00 GMT).

    Avec AFP

  • Kabila confirme le report des élections sans donner de date

    Kabila confirme le report des élections sans donner de date

    joseph-k-Le président congolais Joseph Kabila a confirmé mardi, lors d’un voyage en Tanzanie, le report des élections, initialement prévues en novembre prochain, a rapporté la télévision France 24, citée par l’agence de presse associée (APA). Il n’a toutefois précisé aucune nouvelle date pour la tenue des scrutins présidentiel et législatifs en République démocratique du Congo (RDC), qui pourraient être reportées à fin 2018, selon la Commission électorale nationale indépendante.

    Indiquant qu’il fallait mieux préparer le pays à ces échéances, M. Kabila a souligné que jusqu’à dix millions d’électeurs n’étaient pas inscrits sur les listes et qu’ils pourraient recourir à la violence s’ils ne pouvaient participer au scrutin.

    C’est donc pour mieux préparer les élections qu’elles ont été repoussées a dit M. Kabila lors d’une rencontre avec son homologue tanzanien John Magufuli, a précisé le site d’informations 7sur7.cd.

    Des dizaines de personnes ont été tuées dans plusieurs villes du pays, dont la capitale, Kinshasa, lors de manifestations organisées les 19 et 20 septembre par l’opposition pour exiger le départ du chef de l’Etat à la fin de son second mandat, le 19 décembre prochain.

    L’opposition accuse M. Kabila de manoeuvrer pour se maintenir au pouvoir.

    la libre

  • Kinshasa prend des mesures réciproques pour les visas diplomatiques belges

    Kinshasa prend des mesures réciproques pour les visas diplomatiques belges

    Raymond_tshibanda-La République démocratique du Congo (RDC) a pris des mesures de restriction de délivrance de visas accordés aux officiels belges, a annoncé le ministre congolais des Affaires étrangères, Raymond Tshibanda N’tunga Mulongo, cité samedi par la radio onusienne Okapi.

    Le chef de la diplomatie congolaise a notamment évoqué le principe de réciprocité pour annoncer, dans un communiqué, que “des mesures de restriction de délivrance de visas similaires à celle décrétées par la partie belge à l’endroit des autorités congolaises vont, à dater de ce jour être appliquées aux officiels belges”.

    M. Tshibanda a fait cette annonce vendredi, après que le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, eut indiqué mercredi que la Belgique avait décidé de limiter à six mois la durée des visas octroyés aux responsables congolais porteurs de passeports diplomatiques, en raison de l’évolution de la situation politique en RDC, où les élections prévues avant la fin de l’année seront inévitablement reportées, peut-être jusqu’à la fin 2018.

    “Entre partenaires qui se vouent considération et respect, le dialogue est certes de mise. Il est cependant censé de se faire par la voie diplomatique et non à travers la presse. Bien plus, si des conseils ou suggestions sont les bienvenues, aucune invective ou injonction de quelque nature que ce soit, n’est acceptable, a souligné M. Tshibanda.

    LA Libre

  • la dépréciation du franc se poursuit

    la dépréciation du franc se poursuit

    Dollar- Franc Congolais-La Banque centrale du Congo a admis une dévaluation de -2,6% de la devise nationale, qui s’échange désormais à 1 024 francs congolais contre un dollar américain, alors que la baisse avait été limitée au cours des cinq années précédentes. Les autorités congolaises tentent d’enrayer le phénomène, continu depuis la fin de l’année dernière.

    En RDC, la dépréciation du franc congolais se poursuit, comme l’annonce la Banque centrale du Congo (BCC) qui a réuni son comité de politique monétaire le 5 septembre dernier.

    Si la BCC parle d’une « stabilité relative » sur le marché des changes, elle admet tout de même dans un communiqué que le franc congolais s’est déprécié de -2,6% par rapport au dollar et de -1,1% sur le marché parallèle. Le franc congolais poursuit donc sa dévaluation et le taux de change se situe désormais à 1 024 francs congolais le dollar américain au marché interbancaire et à 1 078 francs congolais au taux moyen du marché parallèle.

    En avril, le gouvernement avait déjà admis une diminution de -2,4% du cours parallèle de la monnaie nationale depuis fin 2015, passant de 931,75 à 955 francs congolais pour un dollar, alors que la baisse avait été limitée à -0,008% sur les cinq années précédentes, depuis fin 2010.

    Joseph Kabila, confronté à la dépréciation du franc congolais et à ses corollaires, l’augmentation du coût de la vie et la baisse du pouvoir d’achat des ménages, a demandé au début de l’année à son Premier ministre, Matata Ponyo Mapon, d’endiguer de toute urgence le phénomène pour éviter des tensions sociales.

    Fonte des réserves de change

    Ce qui avait notamment conduit au déclenchement de « l’affaire Biac », du nom de la quatrième banque du pays, finalement renflouée après que le refinancement de la BCC lui avait été refusée dans un premier temps. « Certains opérateurs économiques et spéculateurs projetaient déjà un taux de change de 1 500 francs congolais pour 1 dollar fin mars », expliquaient alors pour se justifier les services du Premier ministre congolais  dans un communiqué.

    L’économie congolaise est affectée par le ralentissement de l’économie mondiale et notamment la baisse des ventes de produits miniers à l’étranger, qui a pour effet de faire fondre les réserves de change.

    Sur le marché des matières premières, si le prix du baril de pétrole se situe désormais à 47 dollars, le marché du cuivre, lui, s’est contracté de 5,2% en un mois. Or, la production minière, dominée par la filière cuivre, comptait pour 35% du PIB de la RDC en 2015.

    De même, pour enrayer la sortie des dollars, les entreprises actives dans les secteurs congolais des mines et des hydrocarbures doivent depuis mars acquitter le paiement des taxes et des droits de douane en dollars américains plutôt qu’en francs congolais.

    Les réserves de change du pays ont « atteint un niveau faible de 1,2 milliard de dollars le 31 décembre 2015, ce qui correspond à environ un mois de paiements courants », écrivaient les analystes de l’agence américaine Standard & Poor’s en février.

    J.A

  • Joseph Kabila reçu par le pape François au Vatican

    Joseph Kabila reçu par le pape François au Vatican

    pape-et-joseph-Le pape François a reçu lundi matin au Vatican le président de la République démocratique du Congo Joseph Kabila. Le rendez-vous avait été pris avant les violences meurtrières qui ont secoué son pays il y a une semaine.

    Après une arrivée très protocolaire au Vatican, le président congolais est entré rapidement dans la bibliothèque de la maison pontificale pour s’entretenir avec le pontife argentin, sans que les photographes ne puissent immortaliser leur première poignée de mains dans l’antichambre.

    Le pape est apparu très concentré et peu souriant au début de ses 20 minutes d’entretien avec Joseph Kabila, mais l’ambiance était légèrement plus détendue à la sortie, lorsque les deux hommes ont pris congé en se serrant la main, cette fois devant les photographes.

    Appel au dialogue « respectueux et inclusif »

    Bien que le rendez-vous ait été pris avant les événements de la semaine dernière à Kinshasa, la situation politique de la RDC a tout de même été abordée, selon un communiqué du Vatican publié lundi. Le souverain pontife y explique qu’ « une attention particulière a été prêtée aux sérieux défis posés par la situation politique actuelle et les récents affrontements qui se sont produits dans la capitale », et que « l’importance de la collaboration entre les différents acteurs politiques et les représentants de la société civile ainsi que les communautés religieuses, a été soulignée, pour promouvoir le bien commun, à travers un dialogue respectueux et inclusif pour la stabilité et la paix dans le pays ».

    Enfin, « ont été soulevées les violences persistantes que subit la population de l’est du pays et l’urgence d’une coopération au niveau national et international pour fournir l’assistance nécessaire et rétablir la coexistence civile », conclut le communiqué, qui évoque néanmoins des discussions cordiales. La contribution importante de l’église catholique en RDC, dans les domaines de l’éducation, de la santé et la réduction de la pauvreté, a également été mise en exergue à l’occasion de cette visite, selon le Saint-Siège.

    Le président congolais, accompagné d’une délégation d’une douzaine de personnes, a ensuite été reçu par Mgr Paul Gallagher, le ministre des affaires étrangères du Vatican, en l’absence du secrétaire d’État, Mgr Pietro Parolin, parti assister à la signature de l’accord de paix historique en Colombie.

    Tensions à Kinshasa

    La capitale congolaise Kinshasa a été secouée les 19 et 20 septembre par des violences ayant fait entre une trentaine et une centaine de morts entre les forces de sécurité et l’opposition qui exige le départ de Joseph Kabila, dont le mandat expire fin décembre.

    La Constitution interdit à l’actuel président, au pouvoir depuis 2001, de se présenter de nouveau, mais celui-ci ne donne aucun signe de vouloir quitter son poste alors que le scrutin présidentiel apparaît désormais impossible à organiser dans les temps.

    J.A