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  • Election dans le délai constitutionnel: «totalement impossible», selon Thambwe Mwamba

    Election dans le délai constitutionnel: «totalement impossible», selon Thambwe Mwamba

    tambwe-Le ministre de la Justice Alexis Thambwe Mwamba, co-modérateur du dialogue pour le compte de la Majorité présidentielle, estime qu’il est « totalement impossible » d’organiser les élections dans le délai constitutionnel.

    « Les débats tels qu’ils ont été présentés et ma conviction personnelle, ce que le délai constitutionnel entendu comme élection [présidentielle] devant se dérouler au cours de cette année, ça c’est mon entendement et aussi l’entendement de beaucoup de personnes qui sont intervenues dans cette salle, est totalement impossible. Mais, d’autres parmi les délégués estiment qu’il est encore possible », a-t-il déclaré mercredi 7 septembre après les débats au sujet du calendrier électoral lors des travaux du dialogue.

    Le mandat de l’actuel chef de l’Etat congolais s’achève en décembre prochain.

    La commission électorale a lancé en juillet l’opération de révision du fichier électorale qui devrait durer 16 mois pour aboutir à la refonte totale de ce fichier électoral avant l’organisation des élections.

    Mais elle a proposé deux autres options pour l’organisation des élections: l’utilisation du fichier électoral de 2011 ou la révision partielle de ce fichier.

    Pour Thambwe Mwamba, aller aux élections sans renouveler le fichier électoral « signifierait qu’on laisserait de côté à peu près dix-sept millions d’électeurs qui ne seraient pas pris en compte ».

    Le co-modérateur de la majorité indique cependant que les discussions vont se poursuivre.

    « Nous allons poursuivre les débats sur cette question mais les exposés techniques qui ont été faits par des gens extrêmement compétents ont démontré l’impossibilité de pouvoir tenir ce délai constitutionnel », conclut-il.

    Nécessité d’un accord politique

    Pour sa part, le co-modérateur de l’opposition, Vital Kamerhe, a indiqué que sa composante s’en tient toujours au respect de la Constitution. Il estime nécessaire de trouver un accord politique pour sortir de l’impasse électorale.

    «Ce que nous recherchons ici, c’est un consensus qui doit se constater par un accord politique», a-t-il indiqué.

    Un accord qui devra mettre fin aux divergences sur le fichier électoral.

    « Pour aller aux élections avec un fichier que la majorité qualifie de corrompu, l’opposition dit qu’il infecté par un virus et la société civile estime qu’il est inapproprié, il faut un accord politique », a conclu M. Kamerhe.

    RO

  • «Prolongation du mandat de Kabila : un scénario déjà écrit»

    «Prolongation du mandat de Kabila : un scénario déjà écrit»

    edem-kamerhe-Bien avant que la plénière ne se fixe sur les trois scénarii proposés par la Céni, Edem Kodjo s’est empressé d’étaler sa préférence. Il a pris parti pour les « 16 mois et un jour », courant à partir de février 2016, contre les « 10 mois et demi » proposés par les Nations unies à compter du 30 juillet 2016. Quid ? Edem Kodjo est enfin sorti de sa tanière. En lieu et place de faciliter le dialogue, le Togolais est venu plutôt faciliter la prolongation du mandat du président Joseph Kabila, suivant un scénario écrit d’avance.

    Le deuxième jour du dialogue politique de la Cité de l’Union africaine (UA) a été consacré à l’évaluation du processus électoral. A l’occasion, le président de la Céni, Corneille Nangaa, a fait le point du travail abattu dans la perspective de l’organisation d’élections apaisées, crédibles et transparentes. « L’évaluation du processus électoral (problématique du système électoral) ; le fichier électoral ; la séquence des élections ; le calendrier électoral ; les mesures d’équité et de transparence ; la sécurisation du processus électoral ; le budget et le financement des élections », sont des questions sur lesquelles la Céni attend avoir des réponses précises des participants au dialogue politique.

     

    Dans son exposé inaugural, le président de la Céni a présenté à la plénière trois scénarios possibles pour la relance du processus électoral. La première option consistait en la prise en compte du fichier électoral dans sa forme actuelle, quand bien même celui-ci serait jugé « infecté » par l’Opposition, « corrompu », selon la Majorité, et « inapproprié », de l’avis de la Société civile. La deuxième option renvoyait, selon Corneille Nangaa, à l’actualisation du fichier électoral actuel, en y intégrant notamment les nouveaux majeurs, les Congolais de la diaspora, après avoir, éventuellement, élagué les morts. Enfin, la dernière option consistait en la refonte du fichier électoral et, donc, la reprise des opérations d’enrôlement et d’identification des électeurs.

     

    Une mascarade

     

    Pour le président de la Céni, il revenait au dialogue politique de trancher sur l’option à mettre en œuvre. Une fuite en avant. Car, l’option a été levée sans que les parties congolaises ne soient consultées. Depuis juillet 2016, la Céni procède, à partir de la phase expérimentale de la province du Nord-Ubangi, à la refonte du fichier électoral par l’enrôlement et l’identification des électeurs. L’exposé de son président devant la plénière du dialogue était une mascarade. L’opération de refonte du fichier électoral est déjà mise en œuvre. Ce qui prouve l’adoption du troisième scénario présenté par Corneille Nangaa.

    En faisant semblant de se plier au dialogue dans le choix d’une option, le président de la Céni s’est offert en spectacle, le jeu consistant à remplir une formalité qui n’avait aucune influence sur l’option déjà en œuvre au niveau de la centrale électorale. Tout étant boutiqué d’avance, le facilitateur Edem Kodjo est rentré dans la danse dont il connaissait bien les pas. C’est ce qui ressort de son communiqué du 6 septembre 2016.

    Dans ce document, le facilitateur confirme son choix, lequel a été opéré par son mandant. Il note dans ledit communiqué que « les deux exposés (Ndlr ceux de la Céni et des Nations unies) présentent des points de convergence pour ce qui est des enjeux et de l’état des lieux du processus électoral ». Il continue en faisant remarquer que « des divergences résident cependant au niveau de la durée d’enrôlement des électeurs. 16 mois et demi pour la Céni à partir de février 2016 et 10 mois et demi pour les Nations unies à partir du 30 juillet 2016 ».

    Ce qui saute aux yeux tout de suite, c’est que Edem Kodjo s’est déjà mis dans le troisième schéma proposé par la Céni, c’est-à-dire celui de la refonte du fichier électoral, en réduisant les divergences à la seule « durée d’enrôlement des électeurs ». Si tel est le cas, pourquoi continue-t-on à débattre de cette question ? Réponse : l’imposture se met en place au niveau du dialogue de la Cité de l’UA.

    Kodjo s’est dévoilé

    A tout prendre, il y a une logique qui régente le dialogue piloté par Edem Kodjo. Les 14 jours que se sont donné les délégués à ce forum national qui pèche par son exclusion et son ton monologue, malgré les apparences, ne servent qu’à jouer aux prolongations en entretenant un faux suspense. Ce qui est vrai c’est que les conclusions de ce forum ont déjà été pensées et ficelées au plus haut niveau de la Majorité présidentielle. La trahison est venue de l’amateurisme du Togolais qui s’est précipité à faire mention de la refonte du fichier électoral, au moment où aucun compromis n’a encore été dégagé à la plénière.

    Ils ont raison ceux qui, à l’instar de principaux partis du Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement, continuent à fustiger le penchant très prononcé d’Edem Kodjo envers la Majorité présidentielle, et par ricochet, son autorité morale, Joseph Kabila.

    En réalité, Edem Kodjo reste fidèle à la ligne et au schéma qu’on lui a dictés. Toute sa mission se réduit aujourd’hui à la question de savoir combien de temps il faut pour arriver aux scrutins. Qu’importe le temps que ça prendra. C’est tout le sens du dialogue qui se tient présentement à la Cité de l’UA. Tout compte fait, Edem Kodjo exécute une mission qui se réduit en la prolongation du mandat du président Kabila. Un schéma tracé à l’avance et qu’il exécute à la lettre, sous la supervision des ténors de la Majorité présidentielle.

  • Ce jour-là : le 7 septembre 1997, Mobutu s’éteint loin du Zaïre

    Ce jour-là : le 7 septembre 1997, Mobutu s’éteint loin du Zaïre

    mobutu-Le maréchal Mobutu n’aura pas survécu à la perte de son pays en mai 1997. Il s’éteint en exil au Maroc à la suite d’un cancer. Sa mort et son enterrement se font dans une discrétion qui contraste fort avec l’exercice du pouvoir qui le caractérisait.

    Loin, très loin des bords du fleuve Congo et de sa ville natale de Lisala, le maréchal-fondateur zaïrois, désormais en exil, rend son dernier souffle le 7 septembre 1997 sur les côtes marocaines à Rabat. Mobutu n’aura pas fait long feu après la perte de « son pays ».

    Cela faisait des années que Mobutu était gravement malade, atteint d’un cancer de la prostate. Le Zaïre des dernières années de son règne est à l’image de sa santé. Le pays est enlisé dans un processus de démocratisation depuis 7 ans et en proie à une foudroyante rébellion, l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL) de Laurent-Désiré Kabila, qui a causé sa chute.

    Le gargantua de la gloire, le monarque qui usait parfois de la troisième personne pour parler de lui-même, l’Ubu roi du Zaïre est enterré lors d’une cérémonie qui paraît bien étonnante comparée à ses trente années de règne. Une semaine après son décès, le 13 septembre, dans la plus simple discrétion Mobutu Sese Seko Kuku Ngbendu wa Zabanga (en français : le guerrier tout-puissant qui grâce à son endurance et son inflexible volonté vole de victoire en victoire et sème la désolation sur son passage), est inhumé dans le carré européen du cimetière de Rabat en présence de sa famille et de ses plus proches qui l’ont suivi dans son exil.

    Chassé-croisé zaïrois

    Sa fuite du Zaïre fut rocambolesque. Pressé par les troupes du Mzee, Laurent-Désiré Kabila, le léopard quitte Kinshasa le 16 mai en toute hâte pour son fief : Gbadolite. Le 17 mai, le Zaïre vit un chassé-croisé historique. Les troupes de l’AFDL entrent dans Kinshasa, alors plongé dans un calme sidérant. La veille, dans les profondeurs de la forêt équatoriale, à Gbadolite, l’avion de Mobutu décolle tout en essuyant des rafales tirées par des soldats de la rébellion.

    Quelques heures plus tard, l’ex-homme fort zaïrois atterrit à Lomé, accueilli par un de égaux sur le plan de la longévité au pouvoir : Gnassingbé Eyadéma. L’escale à Lomé n’est pas trop longue. Le 23 mai, un autre exil l’attend.

    Le maréchal-fondateur devenu paria

    L’ancien relais et homme de confiance des Occidentaux en Afrique, pendant la Guerre froide, est désormais perçu comme un paria.

    L’accès à sa demeure de villégiature, à Roquebrune-Cap-Martin, sur la french riviera lui est refusé par les autorités françaises. Mobutu n’ira donc pas se soigner et couler de vieux jours sous le soleil de Provence.

    Son salut vient du souverain chérifien, Hassan II, qui l’invite à Rabat.  Mobutu Sese Seko est très affaibli par la maladie, un cancer de la prostate diagnostiqué en 1989, mais non-soigné. Ce n’est qu’en 1996 que Mobutu a entamé un traitement, le conduisant à quitter son Zaïre natal à plusieurs reprises pour les cliniques suisses et françaises. Le crépuscule de l’autocrate se fait en quelque sorte au ban des « grands hommes », sa mort ne suscite que peu de réactions dans les chancelleries, notamment occidentales.

    Aujourd’hui, la tombe de l’ancien homme fort du Zaïre jouxte les sépultures anonymes de compatriotes migrants, morts noyés dans la méditerranée.

    Et bien que la question du rapatriement en terre congolaise de la dépouille du chantre de la zaïrianisation soit régulièrement abordée, pour l’heure aucune disposition concrète ne laisse entrevoir une inhumation de Mobutu dans son pays natal.

    JA

  • La Gécamines candidate au rachat du mégaprojet minier TFM

    La Gécamines candidate au rachat du mégaprojet minier TFM

    mine_or2-La Gécamines a fait une offre pour le rachat de la participation majoritaire du groupe américain Freeport-McMoran dans le méga-gisement minier de Tenke Fungurume Mining, dans le sud-est de la RD Congo. Le groupe américain avait accepté, en mai, l’offre de 2,6 milliards de dollars d’une société chinoise. Une transaction contestée par la Gécamines.

    La Générale des carrières et des mines (Gécamines), qui gère les actifs publics miniers au Katanga, a déposé une offre de rachat de la participation de l’américain Freepor- McMoran dans le gisement de cuivre de Tenke Fungurume, dans le sud-est de la RD Congo. Cette information a été rapportée par Reuters et confirmée à Jeune Afrique ce mercredi 07 septembre par les services de communication de la Gécamines.

    Aucun détail n’est disponible pour le moment quant au montant de l’offre de la Gécamines.

    Freeport-McMoran détient 56 % du projet minier TFM à travers TF Holdings, immatriculé aux Bermudes. En mai 2016, Freeport-McMoran a accepté une offre de 2,65 milliards de dollars du groupe chinois China Molybdenum pour sa participation majoritaire dans TFM.

     

    Cette annonce a provoqué une vive réaction de la part de la Gécamines et des autorités congolaises, outrées de ne pas avoir été préalablement averties du projet de cession du « premier producteur de cuivre du pays », comme l’a rappelé fin mai Martin Kabwelulu Labilo, le ministre congolais des Mines, dans un courriel de réponse aux questions de Jeune Afrique.

    En 2015, Freeport-McMoran a vendu 467 millions de livres de cuivre et 35 millions de livres de cobalt, extraites de la mine de Tenke Fungurume Mining, au prix moyen de 2,42 dollars par livre de cuivre et de 8,21 dollars par livre de cobalt.

    Partenaires techniques et financiers

     

    Plusieurs incertitudes entourent l’offre de la Gécamines, notamment en ce qui concerne sa capacité à mobiliser le financement nécessaire pour cette acquisition. Selon nos informations, l’entreprise congolaise devrait s’appuyer sur des partenaires industriels et financiers, dont l’identité n’a pas été dévoilée.

    L’offre de rachat de TFM intervient dans une conjoncture difficile pour les entreprises minières congolaises, durement affectées par le recul des cours des minerais, et alors que la Gécamines est engagée dans un ambitieux programme de modernisation, qui prévoit déjà jusqu’à 717 millions de dollars d’investissements dans ses installations.

    Outre la Gécamines et China Molybdenum, le groupe canadien Lundin Mining, associé de Freport-McMoran au sein de TF Holdings, pourrait user de son droit de préemption pour racheter la participation du groupe américain dans le projet minier de Tenke Fungurume. Lundin Mining a jusqu’au 15 septembre pour activer cette option.

    JA

  • Après l’avoir endurci: Le G7 supplie Tshisekedi d’aller au dialogue !

    Après l’avoir endurci: Le G7 supplie Tshisekedi d’aller au dialogue !

    Moise et G7-Deux quotidiens paraissant à Kinshasa l’ont relevé dans leurs livraisons respectives du mardi 6 septembre 2016. Avec pour titre «Pour faire barrage à un compromis politique bidon et anticonstitutionnel, Tshisekedi doit conduire le ‘Rassemblement’ au dialogue», le premier considère qu’«Un contrepoids s’impose à l’heure actuelle pour contourner le schéma de la Majorité présidentielle visant à s’accrocher au pouvoir au moyen du dialogue. C’est le rôle que doit jouer Etienne Tshisekedi en assouplissant sa position afin de faire barrage à un compromis politique bidon et anticonstitutionnel mijoté par le pouvoir. En lieu et place du boycott, il a tout intérêt  à créer l’événement en allant, flanqué de son ‘Rassemblement’, s’approprier ces négociations dont il est l’initiateur et le défenseur». Avec sa manchette «Le G7 change de stratégie : rejoindre le dialogue, puis le détruire de l’intérieur», le second note : «Le Groupe de 7 partis dissidents vient prendre place au tour de la table du Dialogue pour une raison strictement tactique, vieille comme le monde. Mettre le pied à l’étrier pour bloquer la machine afin que rien n’avance, et qu’aucune résolution ne soit prise. Ce n’est pas un canular. L’information résulte des sources crédibles. Le G7 se préparerait à entrer au Dialogue Politique National Inclusif. Et ce, sans Moïse Katumbi ! Pourquoi  maintenant ? Qu’est ce qui se cache derrière ce revirement ? Ce qui inquiète davantage, c’est que c’est l’ancien gouverneur du Katanga qui aurait, lui-même, ordonné à ses collègues, dissidents de la mouvance présidentielle, de changer de stratégie»

                Il y a lieu de le souligner d’emblée : depuis un certain temps, le premier s’affiche ouvertement pro-Katumbi. Il a renoué avec Etienne Tshisekedi à la faveur du conclave de Bruxelles-Genval liant les deux acteurs politiques. Le second s’affiche pro-Kabila. Il s’agit, on s’en doute, des journaux «Le Potentiel» et «L’Avenir» dont les sièges sont côte-à-côte, avenue Kongo Central.

    « L’Avenir » de l’honorable Pius Muabilu introduit son papier par le rappel du  parcours sinueux de quelques ténors du G7. Notamment Pierre Lumbi, Olivier Kamitatu et Mwando Simba. Se demandant comment « peut-on sereinement construire un projet solide avec un  groupe dirigé par ce trio, coutumier de trahisons», le quotidien révèle que «Jusqu’ici le G7 vit comme une sangsue, tirant la subsistance vitale du sang de ceux qu’elle approche et s’y accroche». Et de déduire : «Aujourd’hui, après avoir sucé autant que faire se peut le ‘régime Kabila’; après avoir manipulé et tiré la manne financière qu’il pouvait de Moïse Katumbi ; après avoir essayé de profiter du solde de popularité qui reste encore à Etienne Tshisekedi, le groupe des traîtres patentés tente de voler de ses propres ailes ». Objectif ? Entrer au Dialogue.

                Pro-G7, «Le Potentiel» de l’honorable Modeste Mutinga ne cite nulle part ce regroupement dans son article. Il met plutôt sous pression Etienne Tshisekedi en lui faisant observer qu’«En fermant la porte à toute forme de compromis pour lever le bouclier à sa participation à ces assises», le président national de l’Udps et «Rassemblement» «ont engagé un pari qui risque d’être contreproductif». En effet, soutient-il «Dans différents cercles politiques, le sujet alimente désormais les discussions». Et de se demander si «Etienne Tshisekedi serait-il en train de s’isoler en ravivant davantage un radicalisme et une intransigeance qui commencent à gêner la communauté internationale» !

                Le journal lui au lider maximo qu’il a été «le premier à réclamer un dialogue avec le camp présidentiel au lendemain de la crise postélectorale de 2011», que «La Majorité présidentielle a boudé, dans un premier temps» et que «…la persistance de la crise postélectorale, suivie du retour du feu l’abbé Malumalu aux commandes de la Céni», avait fait bouger les lignes. D’où l’Accord-cadre d’Addis-Abeba de 2013.

                Sous l’intertitre «Prendre Kabila au mot», le journal affirme que c’est sous la pression de la communauté internationale qu’en 2015 le Chef de l’Etat a réchauffé «le projet en en fixant les objectifs et le cadre». Il reprend même en citation certains propos du discours sur l’état de la Nation du 15 décembre 2015, notamment l’impératif de «trouver des solutions consensuelles aux questions majeures qui minent le processus électoral, ouvrant ainsi la voie à des élections crédibles et apaisées». Il va même jusqu’à flatter l’orgueil du Raïs en évoquant la main tendue «à tous les courants politiques et sociaux en indiquant » et sa conviction sur le fait que «ce n’est pas par la violence que nous réglerons nos divergences. Ce n’est pas non plus des Nations Unies, de l’Orient ou de l’Occident que viendront les solutions à nos problèmes. Mais plutôt de nous-mêmes, et par le dialogue entre des Congolaises et des Congolais, mus par la fibre patriotique, et inspirés par l’appel à l’auto-détermination et à l’auto-prise en charge, toujours d’actualité, de nos deux héros nationaux, Patrice Emery Lumumba et M’zée Laurent Désiré Kabila».

    Il salue l’adhésion de la communauté internationale «à la vision d’un dialogue inclusif en désignant un facilitateur international». Ce qui amènera le Conseil de sécurité, poursuit-il, à prendre la résolution 2277 «venue sceller les contours du dialogue en le quadrillant dans les limites de la Constitution».

    Constatant l’ouverture du Dialogue le 1er septembre 2016 «après moult tergiversations », et ce en l’absence d’Etienne Tshisekedi et de ses alliés en raison «de la non prise en compte complète des préalables posés par le Rassemblement», «Le Potentiel» suggère le changement de cap en relevant le fait selon lequel «L’histoire politique de la RDC renseigne que la politique de la chaise vide n’a jamais payé ».

    C’est sous l’intertitre «Contrer la Majorité de l’intérieur» qu’il appelle clairement Etienne Tshisekedi à se souvenir de «l’art de compromis» qu’est par essence la politique. Et de conclure : «Quoi de plus normal que Tshisekedi se déplace vers la cité de l’UA pour imposer un compromis dans le strict respect de la Constitution et de la résolution 2277 des Nations unies. Tshisekedi peut et doit créer l’événement en amenant le ‘Rassemblement’ au dialogue. C’est le seul moyen d’empêcher l’adoption d’un compromis politique bidon et anticonstitutionnel».

                Le G7, juste un rappel, n’apparaît nullement dans cet article. Moïse Katumbi une fois, et juste pour la cessation des poursuites judiciaires.

    Que de temps et d’énergies encore perdus !

                Ce plaidoyer à la fois remarquable et pathétique a une explication. Une seule alors : le refus manifeste de la Communauté internationale de céder à ce qui vire de plus en plus au chantage dans le chef de Rassemblement, sinon de l’Udps.

                Dans l’avant-dernière livraison intitulée «Surenchère des préalables : Tshisekedi joue avec les nerfs des partenaires extérieurs…», résumé est fait des injonctions des Etats-Unis, de l’Onu, de l’Ua et de l’Ue en vue de la participation de «Rassemblement» au Dialogue. Déjà, les révélations du facilitateur international Edem Kodjo sur les contacts Mp-Udps à l’hôtel Raphaël à Paris contenues dans le discours-papier lors de la cérémonie d’ouverture du Dialogue à la cité de l’Union africaine le 1er septembre 2016 ont convaincu les observateurs nationaux et internationaux du double langage d’Etienne Tshisekedi. Pire, dans la fameuse nouvelle feuille de route du 31 août 2016, «Rassemblement» ouvre ce qui convient d’être considéré comme la boîte de Pandore en ce qu’il étend l’ordre du jour aux questions relatives à la Territoriale, à l’Armée, à la Police, aux Services de Sécurité, aux Sociétés d’Etat et aux Etablissements publics. Or, dans l’Acte final de Bruxelles-Genval du 10 juin 2016, les exigences portaient entre autres sur l’organisation des élections dans les délais constitutionnels, la mise en œuvre intégrale de la Résolution 2277, la décrispation de l’espace politique, l’organisation de la Céni et de la Cour constitutionnelle…

                Au final, pour paraphraser Stève Mbikayi, on croyait avec Bruxelles-Genval que Tshisekedi devait amener le G7 au Dialogue, mais on se rend plutôt compte du contraire : c’est le G7 qui l’en éloigne.

                Le plaidoyer du journal «Le Potentiel» a donc tout d’un rétropédalage : G7 entreprend de ramener le président national de l’Udps à ce forum.

                Que de temps et d’énergies encore perdus !

                Mais, surtout, qui s’amuse à se jouer d’Etienne Tshisekedi…

     

    Omer Nsongo die Lema

  • La CENCO pose des conditions pour «maintenir sa participation» au dialogue

    La CENCO pose des conditions pour «maintenir sa participation» au dialogue

    Evequescardinal-DIAS1-La Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) a réitéré mardi 6 septembre son appel pour «un dialogue inclusif», qui respecte les dispositions de la constitution congolaise.

    «La CENCO ne pourra pas maintenir sa participation à ce dialogue si le respect de ces exigences fondamentales n’était pas assuré», ont martelé les évêques catholiques dans un communiqué de presse publié à Kinshasa.

    Pour obtenir un «dialogue national franc et sincère, susceptible de résoudre la crise actuelle que connaît le pays», la CENCO invite toutes les parties prenantes à assurer son caractère inclusif.

    Les évêques catholiques estiment qu’un «dialogue incluant les grandes familles politiques de l’opposition donnerait plus de chance au pays d’aboutir à la résolution de la crise actuelle de manière consensuelle et durable».

    Dans ce cadre, les évêques apprécient les «gestes encourageants posés par le Gouvernement » en libérant certains prisonniers politiques et d’opinion.

    Ils souhaitent, cependant, que ces mesures de grâce soient étendues à «d’autres personnes se trouvant dans les mêmes conditions», sans les citer.

    En outre, «le dialogue devrait se dérouler dans le respect absolu du cadre constitutionnel», indique le communiqué de la CENCO, insistant sur les articles verrouillés de la constitution ayant trait au mandat présidentiel et l’alternance démocratique au pouvoir.

    Le dialogue convoqué fin 2015 par le président Kabila s’est ouvert le 1er septembre à Kinshasa sans une partie de l’opposition, qui a posé certaines conditions. Il s’agit notamment de la libération de tous les prisonniers politiques, la fin des poursuites judiciaires contre certains opposants et le départ du facilitateur Edem Kodjo.

  • Dialogue en dents de scie : la Majorité présidentielle dans le dilemme

    Dialogue en dents de scie : la Majorité présidentielle dans le dilemme

    Le dialogue sera un moment e vérité. Celui où les attentes des uns et des autres apparaîtront au grand jour. Puisqu’à l’issue de ces pourparlers, des résolutions claires devront être arrêtées pour sortir la République démocratique du Congo de l’impasse dans laquelle la majorité dirigeante l’a plongée.

    Il n’y a aucun doute. La situation que vit le Congo-Kinshasa aujourd’hui n’est pas une fatalité. Elle a été conçue et mise en œuvre par la Majorité présidentielle qui n’ jamais fait mystère de son projet de pérenniser son autorité morale à la tête du pays. Ce, en dépit du fait que l’actuel locataire du Palais de la Nation est arrivé à son deuxième et dernier mandat conformément à la Constitution.

    LES REVENDICATIONS CORSÉES DU RASSEMBLEMENT

    Ce projet de la famille politique du chef de l’Etat n’a jamais été enterré. L’heuré est désormais arrivée pour que la vérité éclate. Le dialogue a déjà donné le ton malgré son caractère non représentatif. Les revendications et les attentes, notamment de l’opposition, présente ou absente du dialogue, sont connues.

    Le camp de Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement a préféré boycotter ce dialogue. Pour Etienne Tshisekedi et ses alliés, le pouvoir de Kinshasa doit mettre en œuvre de manière « intégrale » sa feuille de route, remise le 2 septembre à Joseph Kabila via Denis Sassou Nguesso pour la tenue d’un «dialogue véritable, crédible et inclusif » ainsi que pour le déblocage du processus électoral.

    A la lecture des termes de référence de cette feuille de route, le Rassemblement a adopté une position maximaliste. La majorité au pouvoir doit remplir tous les préalables favorisant la décrispation du climat politique avant la tenue du dialogue. Allusion  faite à la libération de tous es prisonniers politiques, à l’abandon des poursuites judiciaires « arbitraires » contre les opposants et les membres de la Société civile et à la réouverture des médias fermés « injustement » par le gouvernement.

    Bien plus, pour le Rassemblement, avant le début des négociations, toutes les parties devront s’engager, au préalable, à respecter : l’intangibilité du pacte républicain issu de Sun City, la Constitution du 18 février 2006, la primauté de l’Etat de droit ainsi que la résolution 2277 du Conseil de sécurité: Seule la satisfaction de tous ces préalables, auxquels il faut ajouter la récusation du facilitateur du dialogue, peut laisser la voie libre à la tenue du dialogue. Ces exigences n’étant pas encore remplies, ces opposants sèchent les travaux du dialogue.

    LA STRATÉGIE DE LA DYNAMIQUE INTERNE

    Les opposants qui prennent part au dialogue ont, eux, préféré tenir compte de quelques avancées réalisées par le gouvernement dans la libération de certains prisonniers politiques et l’ouverture des 3 médias appartenant aux acteurs politiques de l’opposition.

    Cependant ces opposants continuent à revendiquer des mesures complètes et définitives de l’intérieur.

    « Monsieur le facilitateur, nous portons sur nous des frustrations, des revendications des demandes et des requêtes de tout le monde ; des présents, tout comme des absents », a déclaré Vital Kamerhe, co-modérateur pour le compte de l’opposition au dialogue, lors de la cérémonie d’ouverture de ce forum à la cité de l’Union africaine.

    Ces revendications auxquelles Vital Kamerhe fait allusion sont, pour l’essentiel, les mêmes que celles du Rassemblement. « Vous êtes facilitateur, votre rôle se limite à nous mettre ensemble… pour voir qui sera e premier à violer la Constitution. D’ailleurs, les gens de la Majorité l’ont démontré à l’issue des travaux du comité préparatoire. Je n’ai pas noté qu’ils ont demandé un troisième mandat pour le président Kabila. Le document est là. En tout cas, cela ne viendra pas de nous et nous ne l’accepterons pas », a dit Vital Kamerhe, insinuant qu’ils sont à pour veiller à ce que la loi suprême ne soit pas violée. Dont acte.

    Entre les revendications maximalistes du Rassemblement et celles des opposants prenant part au dialogue, il faut die que la Majorité présidentielle n’aura pas la tâche facile. Déjà, elle sera obligée de se plier aux lignes directrices de ce dialogue qui restent le respect de la Constitution, l’application de la résolution 2277 et l’exigence de la poursuite du processus démocratique à travers des élections libres, transparentes et apaisées.

    UNE MAJORITÉ COINCÉE

    Outre l’Opposition qui prend part au dialogue, l’Eglise catholique, la communauté internationale et le peuple congolais portent tous les mêmes exigences : le respect du pacte républicain. Autant dire qu’au dialogue, la Majorité présidentielle est entre le marteau et enclume. Elle n’aura pas d’autre alternative que de se soumettre à l’ordre établi dont elle a d’ailleurs bénéficié de fruits pendant deux quinquennats démocratiques.

    Comme lors des concertations d’octobre 2013 où la famille du chef de l‘Etat n’a pas su faire passer son idée de modification de la Constitution, à ce dialogue politique national, toute idée d’un troisième mandat pour l’actuel président de la République ou tout projet de changer l’ordre politique en cours n’a pas, a priori, de chance de passer.

    LE POTENTIEL

     

  • CAN 2017 : la RDC qualifiée pour la phase finale

    CAN 2017 : la RDC qualifiée pour la phase finale

    Léopards 6-La RDC sera présente à Libreville au Gabon en janvier 2017. Elle a obtenu son ticket pour la phase finale de la Coupe d’Afrique des Nations après son succès devant la République Centrafricaine par 4-1. Match joué dimanche 4 septembre au stade des Martyrs. Neeskens Kebano (28e), Firmin Mubele Ndombe (45e),  Bolingi Mpangi (72e) et Jordan Botaka (90e) ont marqué pour les Léopards. Enza a réduit la marque pour les Centrafricains (62e). Avec 15 points, les poulains de Florent Ibenge terminent en tête du groupe B devant leur adversaire du jour (10 points).

    C’est la 18e participarion des Congolais en une phase finale de la CAN, qui est à sa 31e édition.

    Il n’y aura pas eu de temps d’observation entre les deux adversaires. Les Léopards ont timidement commencé le match, alors que les Centrafricains ont mis le pied sur l’accélérateur dès le début de la rencontre.

    Les premières tentatives sont des Fauves OUbangi. Les Congolais tentent de réagir, mais sans inquiéter le gardien centrafricain, à l’instar de la frappe de Chancel Mbemba qui passe largement à côté de la cage (7e).

    Trois minutes après, la RCA obtient un corner. Le tireur cherche le deuxième poteau. L’attaquant centrafricain est court et ne parvient pas à récupérer la balle.

    Pression centrafricaine

    Les Centrafricains maintiennent la pression. A la minute suivante, le médiateur Mambimbi Vivien, buteur à l’aller, tire de loin. La balle passe non loin de la cage de Matampi. Le stade retient son souffle.

    La RDC pèche dans les passes au milieu de terrain et ses erreurs profitent à l’adversaire. Sur une erreur de Youssouf Mulumbu, qui échoue dans sa dernière passe, l’ailier gauche centrafricain récupère la balle. Il dribble Issama et trouve son coéquipier à la droite. Ce dernier tire et sa frappe est contrée par le visage de Lomalisa qui sauve la RDC (13e).

    Une minute plus tard, la RCA obtient un corner qui ne produit rien. Toujours 0-0 au marquoir, mais la pression est forte dans le camp des Congolais.

    Les Centrafricains ont presque dominé les 15 premières minutes et ne vont rien lâcher. Enza, joueur de Valenciennes (France) traverse la défense congolaise. Il tente de tromper Matampi mais le poteau sauve le portier congolais. La balle rebondit sur les jambes d’un défenseur congolais. C’est le troisième corner de suite pour les Fauves du Bas-Oubangui.

    Dans l’entre jeu, c’est une bonne disposition tactique des Centrafricains. Ils sont au marquage des Congolais et ne laissent aucune issue aux Léopards (17e).

    Réveil des Léopards

    C’est à la 25e minute que les Congolais se réveillent. La première chaude alerte de la RDC provient de Youssouf Mulumbu. Le capitaine des Léopards trouve Neeskens Kebano qui centre au point de pénalty. Personne pour récupérer la balle si ce n’est un défenseur centrafricain.

    La RDC joue dans le camp de la RCA avec Chancel Mbemba au meilleur de sa forme. Bolasie fait un petit pont et trouve la tête de Bolingi qui passe à côté (26e).

    Bolasie se réveille. Il se joue de son vis-à-vis et trouve Kebano. L’actuel joueur de Fulham (Angleterre) fusille le gardien centrafricain et marque le premier but des Léopards. 1-0 pour la RDC (28e).

    Le match s’équilibre et les assauts vont de part et d’autre mais sans inquiéter les portiers.

    Bolasie est en jambe. Parti sur le flanc droit, il trouve Mubele Ndombe. Sa reprise de volée est écrasée et le gardien centrafricain capte net la balle (39’).

    Plus rien ne sera marqué. L’arbitre gambien Bakary Papa Gassama va siffler la fin de la première partie.

    Mubele creuse l’écart

    Les Congolais donnent le coup d’envoi à la reprise de la deuxième mi-temps. A l’opposé de la première, ils mettent le pied sur le ballon et quelques secondes suffiront pour creuser l’écart.

    Youssouf Mulumbu qui avait mal débuté la partie se ressaisit. Il termine bien la première période et débute la seconde mi-temps en forme. Sur une passe en profondeur, il trouve Firmin Mubele Ndombe. L’ancien attaquant de Vclub efface le gardien centrafricain et marque le deuxième but (45e).

    La RDC ne veut pas rater son entrée en jeu pour la seconde partie. Une minute après, Chancel Mbemba, qui aura été irréprochable s’essaye de loin. Il ne trouve pas le cadre.

    Le deuxième buteur Congolais, Mubele hérite par la suite d’une passe d’un de ses coéquipiers. Il fait un geste de trop dans la surface de réparation et le défenseur centrafricain surgit pour renvoyer la balle en corner (48e).

    Le cuir est joué par Yannick Bolasie. Il trouve Neeskens Kebano de grand jour. Sa frappe est écrasée. Elle est reprise par la tête de Bolingi mais la balle est à côté de la cage du gardien centrafricain.

    Botaka : passeur et buteur

    A vingt minutes de la fin du match, Florent Ibenge dit « Flo » décide de sortir Firmin Mubele qui se tord des douleurs. Jordan Botaka prend sa place. Un coachin payant puisque c’est de lui que proviennent les deux autres buts des Congolais.

    Il est d’abord passeur. Sur sa première touche de balle, Jordan Botaka prend de vitesse son premier garde du corps. Il se retrouve en face de deux autres défenseurs de la RCA. Il les efface tous deux, à deux reprises, et se crée un espace. Il fait une passe millimétrée à Bolingi. D’une talonnade intelligente, le virevoltant avant-centre de Mazembe marque un superbe but (72e).

    A 3-1, le stade exulte. Bolingi célèbre son but en exhibant la danse de fouet (fimbu en lingala). Le public l’accompagne comme pour dire que les Léopards chicotent leurs adversaires.

    Après le troisième but, Florent Ibenge fait tourner son effectif. Jacques Maghoma prend la place de Kebano (79e) et Remy Mulumba remplace Mulumbu (82e).

    Deux minutes après son entrée, Remy Mulumba récupère la balle, après un corner joué par Bolasie. Il trouve Chancel Mbemba qui laisse pour Bolasie. Il glisse et rate le cuir.

    Bolasie se rattrape. Il récupère un ballon et lâche une frappe lourde que le gardien centrafricain renvoie en corner. Il se charge de jouer le corner et trouve Botaka qui n’ajuste pas sa tête.

    C’est le même Botaka qui va se retrouver seul devant le gardien centraficain (90e). Marcel Tisserand, impérial pour sa première titularisation, lui donne une balle à partir de la défense. L’ancien joueur de Leeds United prend toute la défense de vitesse. Il fixe le portier et marque le 4e but.

    Avec ce large succès, la RDC se qualifie directement en phase finale de la Coupe d’Afrique des nations qui se jouera en janvier 2017 au Gabon.

    R.O

  • Les bons offices du président Sassou-Nguesso pour appuyer le dialogue

    Les bons offices du président Sassou-Nguesso pour appuyer le dialogue

    tshisekedisassou-Denis Sassou-Nguesso offre ses bons offices à la République démocratique du Congo. Le président de la République du Congo a séjourné à Kinshasa pour parler aux protagonistes de la scène politique afin de les amener à la table du dialogue. Il a eu un long entretien ce vendredi avec son homologue Joseph Kabila, un autre avec l’opposant historique Etienne Tshisekedi. Sassou-Nguesso a également reçu l’ancien vice-président de la RDC, Azarias Ruberwa, ainsi que le nonce apostolique accompagné du chef de la Monusco.

    « A ce niveau, il n’y a rien à dire. Nous sommes encore dans le processus. » C’est la petite phrase lancée aux journalistes par Félix Tshisekedi, secrétaire national aux affaires extérieures de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), à l’issue de l’audience accordée par le président Denis Sassou-Nugesso à la délégation du Rassemblement des forces acquises au changement.

    Luis Montemayor, le nonce apostolique, a lui été reçu en compagnie de Maman Sidikou, le chef de la Mission de l’ONU en RDC (Monusco). Luis Montemayor pense que trois des principaux acteurs politiques du pays devront être consultés dans la recherche de la solution à la crise actuelle : « Il y a certaines choses qui sont possibles, mais il faut contacter le président de la République démocratique du Congo, et surtout [Etienne] Tshisekedi et Moïse Katumbi [deux figures importantes de l’opposition congolaise, ndlr]. » Et le nonce apostolique de détailler certains facteurs d’apaisement nécessaires au dialogue : « Il faut continuer les mesures de décrispation, libérer les prisonniers politiques – au moins les cas qui sont possibles -, résoudre certaines mesures qui blessent Moïse Katumbi en particulier. Et résoudre ce fameux problème de facilitateur. »

    Le président Sassou-Nguesso a également rencontré Thomas Luhaka, le vice-Premier ministre en charge des Télécommunications. Ce dernier se dit favorable à plus d’inclusivité, mais il n’est pas d’accord pour que le facilitateur soit remplacé. C’est pourtant l’une des demandes du rassemblement de l’opposition.

    Amener au dialogue

    « Au stade où on en est, est-ce qu’on peut se permettre de récuser le facilitateur et de se mettre à [en] rechercher un autre ?, s’interroge Thomas Luhaka. Vous imaginez le temps que nous allons perdre alors qu’eux-mêmes disent qu’on court derrière le temps. On peut libérer aujourd’hui ceux qu’ils appellent les “prisonniers politiques”. Ce n’était pas dans mes attributions, dans mes compétences, mais de toute façon le gouvernement a déjà commencé à faire quelque chose. Mais je ne pense pas que si cette condition-là est remplie et que la récusation du facilitateur n’est pas révisée, ils [l’opposition] viendront autour de la table. »

    Alors que peut-on attendre du voisin qui propose ses bons offices ? « Faire venir au dialogue les partis politiques, les regroupements qui sont restés réfractaires jusqu’à ce jour, quel que soit le préalable », répond Azarias Ruberwa, président du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD) et ancien vice-président de la République.

    Pour le facilitateur du dialogue national politique inclusif, le Togolais Edem Kodjo, le président Denis Sassou-Nguesso est surtout venu prodiguer des conseils.

    RFI

  • Ouverture du dialogue en RDC: l’opposition dénonce des dizaines d’arrestations

    Ouverture du dialogue en RDC: l’opposition dénonce des dizaines d’arrestations

    affrontements_dialogue_rdc_-En République démocratique du Congo s’est ouvert jeudi après-midi le dialogue national pour des élections apaisées. Une cérémonie en grande pompe a marqué le début de ce processus. Etaient présents les représentants de l’Union africaine et des Nations unies. Dans le même temps, des affrontements ont éclaté entre les jeunes du rassemblement de l’opposition et les forces de police. Le rassemblement de l’opposition dénonce plus d’une centaine d’arrestations.

    Drôle de journée en RDC jeudi 1er septembre. Les leaders du rassemblement de l’opposition voulaient déposer leur feuille de route accompagnés de leurs jeunes militants au siège de l’Union africaine et de la Monusco. Le porte-parole de la police explique qu’il n’y avait pas besoin des jeunes pour déposer un mémorandum et qu’ils n’étaient pas autorisés à occuper la chaussée.

    Plus d’une centaine de personnes ont été arrêtées, selon le rassemblement, 90 dont 85 à la Gombe selon la police. Des affrontements ont eu lieu pendant plusieurs heures, avec des jets de pierres, des gaz lacrymogènes, y compris entre partis de l’opposition pro et anti-dialogue. Des dégâts matériels sont à déplorer.

    Toute autre ambiance en revanche à la cité de l’Organisation de l’unité africaine (OUA), où se tenait ce dialogue. Des dizaines de partisans de la majorité ont manifesté leur soutien au dialogue. Ils courraient entre les véhicules, drapeaux à la main, sans être arrêtés dans l’expression de leur joie.

    Divisions autour du facilitateur Edem Kodjo

    Dans la salle de conférence, tour à tour, le commissaire paix et sécurité de l’Union africaine et le chef de la Monusco ont apporté leur soutien au facilitateur, déploré l’absence d’une partie de l’opposition, appelée notamment à « être plus flexible » et demandé au gouvernement de poursuivre les mesures de décrispation.

    Toujours récusé par le rassemblement, le facilitateur Edem Kodjo a réaffirmé une nouvelle fois sa position sans parti pris, égratignant toutefois l’UDPS en révélant l’existence d’un accord secret entre la présidence congolaise et le parti d’Etienne Tshisekedi signé sous son égide au printemps dernier, pour « rétablir une vérité historique », dit-il. Mais il dit toutefois garder la main tendue, en espérant, « une fois les irritations passées », que toute la famille politique se réunira autour de la table.

    C’est Vital Kamerhe qui a été le seul politique congolais à prendre la parole. Co-modérateur de ce dialogue pour la frange de l’opposition qui y participe, il a appelé au respect strict de la Constitution, à l’alternance. Le président de l’UNC a également promis d’aller ce week-end à la rencontre de ceux qui refusent toujours le dialogue qui vient de s’ouvrir. « Une pêche miraculeuse pour aller chercher les gros poissons ? » s’est amusé le facilitateur de l’Union africaine.

    RFI