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  • La RDC accuse la Zambie de vouloir occuper une partie de Moba et de Pweto

    La RDC accuse la Zambie de vouloir occuper une partie de Moba et de Pweto

    -La RDC a accusé la Zambie de vouloir occuper une partie de son territoire dans les territoires de Moba et de Pweto. Le gouvernement congolais a même décidé de renforcer la présence militaire à la frontière avec la Zambie dans les deux territoires.

    Que ce soit a Moba  ou a Pweto, certains élus dénoncent la présence  de militaire zambienne sur le sol congolais. A Moba par exemple, les villages de Kalubamba et une partie de Muliro seraient occupés par les soldats zambiens depuis environ deux mois. « Je confirme que les militaires zambiens sont installés à Kalubamba, confie Mwila Lambert, chef coutumier de Moliro. Des hélicoptères survolent notre espace deux à trois fois par jour. Ils ont déjà pris 15 km du territoire congolais. »

    À Pweto, l’armée zambienne n’a pas encore traversé la frontière congolaise indiquent des sources sur place. Mais il y a plus d’une semaine, la Zambie a déployé des troupes et des chars de combat tout le long de sa frontière. Ce qui crée une psychose côté congolais déclare un membre de la société civile à Pweto : « Des militaires zambiens sont positionnés au village Lupia, c’est le village d’en face. Il y a une dizaine des chars de combats. Maintenant là, Pweto est en alerte maximale. »

    Ces accusations sont rejetées en bloc pour leur part les autorités zambiennes. « Ce n’est pas vrai, ils disposent d’informations erronées. Les troupes zambiennes n’ont pas franchi la frontière, elles sont positionnées à l’intérieur de notre pays. Les troupes qui sont stationnées sur la frontière sont là pour effectuer des patrouilles quand il y a un problème de sécurité ; c’est ce qu’elles font en ce moment même, le long de la frontière, tout en restant du côté zambien. Il y a deux mois, des troupes congolaises sont entrées sur le territoire zambien, ont  attaqué des villages et pillé de la nourriture. Nous ne savons pas s’il s’agissait de militaires congolais ou de rebelles. C’est désormais aux autorités congolaises de vérifier qui étaient ces hommes, des soldats ou des rebelles », indique le ministre zambien des Affaires étrangères Joseph Malanji. Avant de conclure : «. Nous n’avons aucun intérêt à annexer des terres en-dehors de nos frontières, nous ne sommes pas ce genre de pays. »

  • Le tribunal a 48 heures pour se prononcer sur la demande d’une liberté provisoire de Kamerhe et son co-accuse

    Le tribunal a 48 heures pour se prononcer sur la demande d’une liberté provisoire de Kamerhe et son co-accuse

    Vital Kamerhe, chef de cabinet du président congolais Felix Tshisekedi a comparu devant le tribunal lundi pour des soupçons de détournement.

    Vêtu de l’uniforme bleu et jaune des prisonniers, chapelet autour du cou, barbe blanche abondante, Vital Kamerhe a comparu dans une audience publique à Kinshasa avec deux autres coaccusés, constate Gaius Kowene de la BBC.

    Tous sont soupçonnés de détournements de fonds publics à grande échelle.

    Ils ont nié tout acte répréhensible tout comme Vital Kamerhe chargé de piloter le projet du programme des cent jours de pouvoir du président felix Tshisekedi.

    “Je ne touche pas l’argent, je ne fais pas le transfert pour Jeannot. Chacun fait son travail. Et moi, c’est le cahier de charge que je regarde. Je ne dis pas que je suis superviseur. Nous étions une équipe de supervision neuf au total. En plus il y avait la coordination”, s’est défendu Vital Kamhere.

    Il supervisait un vaste programme d’infrastructures pour marquer les cent premiers jours au pouvoir du président congolais.

    Il y a l’homme d’affaires libanais Jammal Samih présente à cette première audience comme commerçant et Jeannot Muhima, charge du service import-export à la présidence congolaise.

    Le libanais était censé livrer quatre mille cinq cents maisons préfabriquées – que le troisième accusé expédierait ensuite de la Turquie pour la RDC.

    D’ici 48 heures, le tribunal devra se prononcer sur la demande des accusés d’une liberté provisoire.

    Le procès se poursuivra dans deux semaines.

    lavdc avdc bbc

  • Une contre-plainte a la plainte de Pascal Mukuna

    Une contre-plainte a la plainte de Pascal Mukuna

    “Eveil Patiotique” est une plateforme de la société civile dirigee par l’Eveque Pascal Mukuna. Cette plate forme a depose un plainte contre l’ex-président Joseph Kabila pour dix cas d’assassinat et massacre et donc une liste non exhaustive. Cette plainte a engendre une contr-attaques contre Pascal Mukuna, évêque de l’ église du révei ACK et Presidnet de l’Eveil Paatriotique. L’une d’entre elles, une plainte pour viol, suscite des interrogations.

    Le 7 mai, plainte avait été déposée contre Joseph Kabila par le président d’Eveil Patriotique, Pascal Mukuna, appuyé par son vice-président, Jean-Claude Katende qui, par ailleurs, dirige l’Asadho (Association africaine des droits de l’Homme) ont depose un planaite contre l’Ex President JKK. Il faut rappeller qu’une vidéo de relations sexuelles dans un véhicule entre un homme ayant un visage ressemblant à celui de l’évêque Mukuna et une femme dont le visage n’apparaît pas avait été largement diffusée sur les réseaux sociaux à Kinshasa.
    Peu apres la presse de Kinshasa diffusait la copie d’une plainte contre Pascal Mukuna, d’une certaine femme repondant au nom de Mamie Tshibola qui accuse M. Mukuna de viol, « rétention de documents » et menaces de mort. Dans cette plainte, Mamie Tshibola se présente comme « la veuve de M. Kantshia Milongo, ancien collaborateur » de l’eveque Mukuna. A la mort de son mari, accuse-t-elle, Pascal Mukuna s’est « arrogé le pouvoir de partager les biens de feu mon mari sans tenir compte de mes droits de veuve » et a gardé les documents de propriété, proposant de les rendre à Mamie Tshibola en échange de services charnels. « Son avocat m’avait convaincue d’accepter cette offre », écrit la plaignante en toutes lettres. Elle explique ensuite que s’étant rendue dans le bureau de l’évêque évangélique, ce dernier l’a « contrainte d’avoir des relations sexuelles avec lui » sous la menace d’ »une arme ».
    Dès samedi, le ministre des Droits de l’Homme, Andre Lite  membre du FCC parti de Lambert Mende  entrait à son tour dans la danse même si ce n’était pas du pas le plus léger. Selon Actualité.cd, il a insisté auprès des institutions judiciaires pour que la plainte de Mamie Tshibola soit traitée avec « diligence » parce que « la présumée victime est une femme. Les femmes, en matière de droits de l’Homme, sont rangées dans la catégorie des personnes vulnérables », même s’il envisage que « M. Mukuna, qui est présumé coupable » puisse être blanchi.
    Là-dessus est venue se greffer une jeune sœur de Mamie Tshibola qui, elle aussi, dans des émissions de cyber-médias, accuse Pascal Mukuna de l’avoir violée.
    Mais là ne s’arrêtent pas les rebondissements. En effet, l’agence de presse APA dévoilait lundi matin que la fille aînée du défunt dont l’héritage était attendu par Mamie Tshibola, a, à son tour, réagi à l’affaire. Julienne Kapinga Nkatshia a nié connaître Mamie Tshibola. La famille n’a jamais entendu son nom du vivant du père décédé, dit-elle, ni même aux funérailles de ce dernier. Et de produire, à l’appui de ses dires, l’acte de mariage du défunt avec sa mère, qui n’est pas Mamie Tshibola.
    La jeune fille a aussi produit le livret de propriété de la parcelle sur laquelle Mamie Tshibola a des revendications au nom de son fils mineur. Julienne Kapinga Nkatshia exige un test ADN de ce dernier, assurant que s’il est réellement le fils de feu Nkatshia, il sera intégré à la liste des héritiers. Selon APA, le défunt ne possédait qu’une seule parcelle et avait confié à Pascal Mukuna le livret de propriété lorsqu’il était tombé malade; après son décès, son supérieur avait rendu le document de propriété à la famille.
    LAVDC avec la L.A
  • Jour J- 3: Vital Kamerhe devant ses juges pour prouver son innoncence

    Jour J- 3: Vital Kamerhe devant ses juges pour prouver son innoncence

    Age de 61 ans Vital Kamerhe, le tout puissnant directeur de cabinet du président Félix Tshisekedi, comparaîtra ce lundi 11 Mai, devant ses juges pour son implication présumée dans des détournements de fonds. Il est en prison de Makala depuis le 8 Avril et la justice a refusé  de lui accorder une libération provisoire.

    Père de 14 enfants, VK avait attiré l’attention sur lui, en 2019, par un remariage luxieux avec une belle Indo-Congolaise, Hamida Chatur, ex-épouse de JB Mpiana puis d’un négociant en diamants, Didi Kinuani. Alors que cette débauche de dépenses faisait jaser, le nom de Kamerhe commençait à être cité dans des dossiers d’attribution de marchés publics de gré à gré et non par appel d’offres comme l’exige la loi.

    Le 8 Avril ce qui semblait impossible est arrivé: l’incarcération et la mise en accusation par le procureur général de la République du tout puissant directeur de Cabinet du chef de l’etat.

    Ce dernier lui reproche des détournements d’argent public avec un Libanais de 79 ans, Samih Jammal, lui aussi incarcéré à Makala. Un fonctionnaire chargé de l’import/export à la Présidence congolaise, Jeannot Muhima Ndoole, 50 ans, est également poursuivi dans cette affaire, mais laissé en liberté.

    Selon un document signé par le procureur général, Jammal et Kamerhe sont accusés d’avoir, à trois reprises, détourné de l’argent public qui avait été versé à des sociétés appartenant au Libanais pour la construction de maisons préfabriquées destinées à des militaires et à des policiers, dans le cadre du « Programme des 100 jours » du président Tshisekedi

    LES EN ACCUSATION CONTRE Vital KAMERHE

    1. Entre Mars 2019 et Janvier 2020, 48.831.148 dollars auraient ainsi été détournés, après avoir été versés à Samibo SARL pour construire 1500 maisons. Entre Août et Septembre 2019, 2.137.000 dollars avaient connu le même sort après avoir été payées à Husmal sarl pour construire 3000 maisons. Et, le 21 Août 2019, 1.154.800 dollars, destinés à payer le dédouanement de containers contenant du matériel pour ces constructions, avaient été détournés également.

    Si les accusés étaient jugés coupables, ils risquent de 1 à 21 ans de travaux forcés, la suppression de leurs droits d’éligibilité et l’interdiction d’accès à la fonction publique.

    2. Samih Jammal est aussi accusé, à titre personnel, de blanchiment de capitaux pour avoir « intentionnellement déguisé ou dissimulé l’origine de la somme détournée » en « transférant une partie de celle-ci au Liban par des canaux informels ». Il risque pour cela 5 à 10 ans de prison et une amende qui peut atteindre jusqu’à six fois la somme détournée.

    3. Le Libanais est aussi accusé de corruption de fonctionnaire pour avoir octroyé à Vital Kamerhe, par l’intermédiaire de Soraya Mpiana – fille de JB Mpiana et de la nouvelle Madame Kamerhe, Hamida Chatur – « une partie de sa concession » à Ngaliema, afin d’obtenir que le directeur de cabinet du Président octroie les marchés de construction des maisons aux sociétés de Jammal. Ce dernier risque, pour cette inculpation, 15 ans de prison et une amende.

    4. Vital Kamerhe, de son côté, est accusé d’avoir été  corrumpu par Jammal pour avoir accepté cette concession de Ngaliema et « plusieurs avantages pécuniaires indus, afin d’abuser de son influence réelle en tant que superviseur du programme des 100 jours du chef de l’Etat ».

    Vital Kamerhe s’est, selon la lettre d’information Africa Intelligence, adressé au cabinet d’avocats parisien FTMS (Fischer, Tandeau de Marsac, Sur et Associés) pour saisir le groupe de travail de l’Onu sur les détentions arbitraires. Celui qui reste directeur de cabinet du président Tshisekedi estime, en effet, qu’il n’est pas prouvé que sa détention soit nécessaire à la poursuite de l’enquête. Il se plaint par ailleurs de problèmes pulmonaires et semble avoir découvert que les conditions de détention à Makala n’obéissent pas aux critères internationaux.

    FTMS a déjà saisi avec succès ce groupe de travail onusien dans d’autres affaires. A son initiative, ce dernier avait déclaré « arbitraires » la détention de l’ex-ministre sénégalais Karim Wade, accusé d’enrichissement illicite et détournement de fonds, en 2015, et celle de l’ex-ministre gabonais Magloire Ngambia, accusé d’irrégularités dans l’attribution de marchés publics, en 2017.

    LAVDC avec la LA

  • 4 millions de dollar pour réaliser les travaux de rénovation de la salle plénière du Sénat par un proche de J. Kabila et de A.T Mwamba

    4 millions de dollar pour réaliser les travaux de rénovation de la salle plénière du Sénat par un proche de J. Kabila et de A.T Mwamba

    -En RDC, deux affaires défraient la chronique : le marché de rénovation de la salle plénière du Sénat et la découverte d’un trafic d’armes à Gbadolite. Derrière les sociétés citées dans ces dossiers, Modern Construction et Serve Air Cargo, il y a un homme d’affaires indien Harish Jagtani qui a prospéré sous le régime de l’ancien président Joseph Kabila. Enquête.

    Depuis le 30 avril 2020, Harish Jagtani, « l’ami » de Joseph Kabila ancien chef de l’État congolais, fait les gros titres des journaux sans même que son nom ne soit mentionné. Selon les informations recueillies par RFI, il est à la tête de Modern Construction, l’entreprise qui a réalisé les travaux de rénovation de la salle plénière du Sénat. Ce marché de 4 millions de dollars, contracté hors budget, fait un tollé, il a été passé de gré à gré, en pleines vacances parlementaires et dans un contexte de réduction des dépenses publiques. Le président du Sénat Alexis Thambwe Mwamba est mis en cause pour ses liens avec cette entreprise. .

    Le même jour, en ce jeudi 30 avril, une cargaison d’armes est interceptée à plus d’un millier de kilomètres à Gbadolite, capitale de la province du Nord-Ubangi chère au cœur du maréchal Mobutu. Le gouverneur Zato Nzege Koloke annonce quelques jours plus tard que plus d’un millier de cartouches de kalachnikovs et des lanceurs de type Castor ont été découverts. Le colis, destiné à un groupe armé anti-balaka en Centrafrique selon des sources sécuritaires, a voyagé sur un avion-cargo de la compagnie Serve Air Cargo, la principale entreprise privée de fret aérien du pays. Son fondateur, c’est aussi Harish Jagtani, le même homme d’affaires indien, quasi inconnu du public en République démocratique du Congo. Deux des employés de cette société ont été brièvement interpellés avant d’être relâchés.

    Ce n’est pas le premier incident de ce genre et pourtant, sa quinzaine d’avions parcourt le pays pour le compte de tous, institutions congolaises, agences onusiennes, humanitaires. L’un de ses appareils avait déjà été épinglé en juillet 2007 par le groupe d’experts de l’ONU chargé de contrôler l’embargo sur les armes imposé au Congo depuis la fin des deux guerres. Dans leur rapport final, ces experts onusiens notaient qu’un « Antonov 12 ER-AXI » qui assurait la liaison Kinshasa-Goma avait dérouté vers Entebbe en Ouganda. Le groupe d’experts évoquait « une violation présumée de l’embargo sur les armes » tout en précisant, fait inhabituel, ne pas être parvenu à boucler son investigation. « Tous les indices avaient disparu », s’étaient contenté d’expliquer les auteurs de ce rapport.

    Harish Jagtani  a tout juste 20 ans, quand il est arrivé en RDC en 1995 pour travailler pour Ganesha, une société d’importation dirigée par un commerçant indien. Moins de dix ans plus tard, « fort de ses succès commerciaux », il « crée » une première compagnie Services Air dont il est « actionnaire et président du conseil d’administration ». « En 2003, Harish n’était pas riche, il vivait dans un appartement de deux chambres dans l’un des immeubles occupés par les Indiens près du grand marché, c’est la poubelle de Kinshasa », raconte un familier. Un autre assure que « Harish a commencé comme un simple employé, sa mère avait un service traiteur pour nourrir les commerçants indiens de la capitale. »

    Cette compagnie aérienne décroche un marché exceptionnel, celui des élections de 2011. Aux côtés des avions des armées angolaise et sud-africaine, deux régimes à l’époque alliés de Joseph Kabila, Services Air va assurer le déploiement du matériel pour ces scrutins déjà contestés.

    Services Air connaît quelques déboires et prend le nom de Serve Air Cargo, mais garde ses entrées à la commission nationale électorale indépendante pour les élections de 2018. « Serve Air, c’est aujourd’hui la meilleure compagnie de fret du pays avec plus d’une dizaine d’avions et 200 millions de dollars de chiffre d’affaires », assure l’un des familiers de Harish Jagtani. Cela n’empêche pas ses avions d’être contraints d’opérer presque tous les ans des atterrissages d’urgence. Cette société, comme tant d’autres en RDC, est bannie du sol européen.

    Jusqu’au deuxième mandat de Joseph Kabila, l’homme d’affaires indien passe encore inaperçu, même pour la plupart des hauts dignitaires de son régime. Mais une affaire, un litige autour de la construction de la tour Icon rebaptisée depuis Kiyo Ya Sita, va leur révéler l’étendue de ses réseaux.

    Avant même la fin des travaux de la tour Kiyo Ya Sita, les relations d’affaires entre le jeune homme d’affaires indien et le vétéran du système bancaire congolais tournent au vinaigre. « Ils se sont définitivement brouillés en 2015. Pascal Kinduelo a même fait un procès à Harish », raconte une source dans l’entourage de l’homme d’affaires congolais. « Harish Jagtani lui réclamait trois millions de dollars de plus alors qu’il avait pris du retard dans les travaux et qu’il n’arrivait pas à justifier l’origine de ses apports et l’utilisation des fonds reçus. »

    Pourtant, selon les dires de ce proche du banquier congolais, l’argent affluait de tout côté. « Il y a beaucoup de personnalités qui ont investi pour avoir des bureaux et des appartements dans l’immeuble comme Matata Ponyo [ancien premier ministre congolais, ndlr] ou un général de Brazzaville. Kinduelo et Harish avaient dit qu’ils réservaient le penthouse pour Joseph Kabila et sa femme, mais le reste était en pré-vente. » Le plateau coûte trois millions de dollars. Il y a des bureaux sur huit étages et des appartements au dessus. Beaucoup de sociétés y ont élu domicile comme Svelte Pharma, Ascoma RDC ou encore VFS Global employé par certaines chancelleries comme leur service de visas au Congo.

    La société Modern Construction se trouve au sixième étage qu’elle partage notamment avec le cabinet d’Alexis Thambwe Mwamba, aujourd’hui président du Sénat. « Il était à l’époque ministre de la Justice, il a bloqué le jugement du tribunal de commerce de la Gombe qui était en faveur de Kinduelo, il a toujours été l’avocat de Harish »..

    La tour Icon est rebaptisée Kiyo Ya Sita et les Kinois en attribuent volontiers la propriété à Olive Lembe di Sita, l’ancienne première dame dont elle reprend le patronyme. Le revers de fortune du tout puissant Pascal Kinduelo étonne en tout cas le chercheur John Dell’Osso de l’ONG américaine The Sentry. L’organisation créée par l’acteur et activiste américain Georges Clooney a enquêté et produit un rapport qui mettait en lumière le rôle-clef joué par M. Kinduelo dans la tentative de contrôle du système bancaire congolais par l’ancien chef de l’État Joseph Kabila et ses proches. « C’est surprenant que Pascal Kinduelo ait été contraint de se retirer de ce projet au profit de Harish Jagtani au vu de son statut d’homme d’affaires éminent du régime », pointe John Dell’Osso. « Pascal Kinduelo a bénéficié d’un appui important de la famille Kabila et à plusieurs reprises, il a aussi beaucoup fait pour l’ancienne famille présidentielle. »

    Il n’y a pas que l’aviation et l’immobilier. Depuis cinq ans, Harish Jagtani a multiplié les acquisitions de terrain et diversifié ses activités. Il est le promoteur de HJ Hospitals, le complexe hospitalier parmi les plus performants de la capitale qui cherche aujourd’hui à travailler avec la coordination de la riposte contre la pandémie de coronavirus. « C’est normal, Harish a une vingtaine de respirateurs, c’est plus que l’ensemble des hôpitaux publics de Kinshasa », confie encore le familier de l’homme d’affaires indien. Selon plusieurs sources, il a aussi récemment acquis un terrain de quelques 20 000 mètres carrés à la Gombe, achetés à bon prix, au Grand Hôtel de Kinshasa. Sur le site internet de Modern Construction, d’autres projets d’infrastructures sont annoncés : route, pont et même un bien mystérieux complexe appelé « Villa Kamerhe ».

    lavdc avec rfi

  • Risque d’une contamination croissante de Covid-19 a Kinshasa selon le Gouvernement

    Risque d’une contamination croissante de Covid-19 a Kinshasa selon le Gouvernement

    En RDC une propagation à grande échelle  de l’épidémie du Covid-19 est a craindre après l’enregistrement d’une centaine de cas dans une prison militaire de Kinshasa, selon le gouvernement. « La contamination au niveau des prisons risque d’être un facteur de propagation à grande échelle dans notre société, en particulier si la prison de Makala devrait être concernée, en raison de son surpeuplement », s’est alarmé le conseil des ministres.

    Avec l’apparition des cas du Covid-19 à la prison militaire de Ndolo, « le risque d’une propagation fulgurante, pour cause de promiscuité, n’est pas à exclure », affirme le compte-rendu parvenu mardi à l’AFP.

    Dans cette prison située au nord de Kinshasa, un total de 101 cas ont été enregistrés.

    « 92 cas confirmés sur les 101 trouvés à la prison militaire de Ndolo sont classifiés bénins ou légers. Sur les 9 restants, 3 cas sont pris en charge en dehors de la prison, en milieux hospitaliers », indique le dernier bulletin sur l’évolution de l’épidémie publié mardi.

    Aucun cas de Covid-19 n’a été déclaré à Makala, la grande prison de Kinshasa qui héberge au moins 8.400 détenus, selon les récentes statistiques.

    D’après le compte rendu du conseil des ministres, le rapport de l’équipe chargée de la riposte contre le nouveau coronavirus « fait état du risque toujours accru de voir cette épidémie faire davantage de dégâts parmi la population ».

    A ce jour en RDC il y a 705 cas confirmés. Au total, il y a eu 34 décès et 90 personnes guéries », selon le dernier bulletin sur l’évolution de l’épidémie publié mardi.

    En RDC, des cas du Covid-19 ont été détectés dans 7 des 26 provinces. Kinshasa (environ 12 millions d’habitants) concentre la grande majorité des cas (675) et la totalité de décès (34).​

  • Le remdesivir pour soigner des patients atteints du Covid-19, deja etait teste en RDC contre Ebola

    Le remdesivir pour soigner des patients atteints du Covid-19, deja etait teste en RDC contre Ebola

    Le remdesivir écourte la durée de rétablissement des patients atteints du Covid-19, selon une étude menée par les Instituts de santé américains, devenant le premier médicament ayant prouvé son efficacité contre le nouveau coronavirus.

    Qu’est-ce que le remdesivir? 

    Le remdesivir est un médicament expérimental produit par le laboratoire américain Gilead Sciences, qui a initialement été développé pour soigner les malades de la fièvre hémorragique Ebola.

    Il s’était montré prometteur lors d’essais en 2016, et avait été ensuite testé lors d’une étude de grande ampleur en République démocratique du Congo, qui le comparait à trois autres traitements.

    Cette étude s’est achevée en 2019 et n’a pas conclu que le médicament permettait une augmentation du taux de survie aussi importante que celle de deux autres traitements.

    En février, l’Institut national des maladies infectieuses annonçait qu’il allait sortir le remdesivir du placard pour le tester contre le virus SARS-CoV-2, à l’origine de la maladie Covid-19, car il avait donné des résultats prometteurs chez les animaux contre d’autres coronavirus, du SRAS (Syndrome respiratoire aigu sévère) et MERS (Syndrome respiratoire du Moyen-Orient).

    Quelle est son efficacité ?

    Les résultats de cette étude, sur plus d’un millier de personnes, ont été annoncés mercredi, avec pour conclusion que les patients hospitalisés atteints du Covid-19 et en détresse respiratoire se remettaient plus vite que ceux recevant un placebo.

    Plus précisément, les patients soignés au remdesivir se sont rétablis 31% plus vite en moyenne que les autres.

    « Bien que les résultats étaient clairement positifs du point de vue de leur sens statistique, ils étaient modestes« , a nuancé jeudi sur NBC le directeur de l’Institut national des maladies infectieuses, Anthony Fauci, qui conseille la Maison-Blanche dans ce contexte de crise.

    En clair, même si le médicament marche, il ne s’agit pas d’un remède miracle.

    Mais c’est cependant la « démonstration » qu’un médicament peut agir, et il pourrait donc ouvrir la voie à de meilleurs traitements. Comme cela a été le cas pour les traitements contre le VIH développés dans les années 1980, beaucoup moins efficaces que ceux utilisés aujourd’hui.

    Les résultats ont aussi montré que le remdesivir abaissait le taux de mortalité – de 11,7% à 8%  – mais cette donnée est considérée comme moins fiable car en dessous du niveau de pertinence statistique.

    Pourquoi y a-t-il eu des résultats contrastés?

    L’étude menée par les Etats-Unis a été annoncée le même jour qu’une autre étude plus petite publiée dans la revue médicale The Lancet, qui n’a pas conclu à un résultat bénéfique du remdesivir.

    L’étude a porté sur 237 malades à Wuhan, en Chine, et était également un essai contrôlé randomisé, considéré comme la norme d’étude la plus élevée. Mais elle a été interrompue faute de malades car l’épidémie s’est arrêtée à Wuhan.

    « Les ordres de grandeur de cet essai sont trop petits pour en tirer de vraies conclusions« , a jugé Stephen Evans, expert en statistique médicale à la London School of Hygiene & Tropical Medicine.

    Quand sera-t-il disponible?

    Le remdesivir a déjà été donné à des patients du monde entier, à la fois dans le cadre d’essais cliniques et en dehors.

    Aux Etats-Unis, l’Agence américaine du médicament (FDA) devrait bientôt accorder une autorisation d’utilisation d’urgence, c’est-à-dire avant son approbation formelle.

    Le chef de l’agence « avance très rapidement », a déclaré jeudi M. Fauci, qui a dit lui avoir parlé mercredi soir. « Ils n’ont pas encore pris de décision (…) mais je dirais que nous allons voir cela dans un avenir raisonnablement proche. »

    Le médicament étant compliqué à produire et étant administré par injection, des questions ont été soulevées quant à d’éventuelles restrictions initiales.

    Le patron de Gilead Sciences, Daniel O’Day, a annoncé que le laboratoire disposait actuellement de 1,5 million de doses, dont il s’est engagé à faire don, permettant de traiter 140.000 patients « sur la base d’un traitement d’une durée de dix jours« .

    Mais selon une autre étude, un traitement de cinq jours serait aussi efficace que dix jours.

    Comment fonctionne-t-il?

    Le remdesivir attaque directement le virus. C’est ce que l’on appelle un « analogue de nucléotide ». Il s’insère dans le génome du coronavirus et le court-circuite pour l’empêcher de se répliquer.

    « Le virus ne fait pas très attention à ce qu’il incorpore« , explique le virologue Benjamin Neuman, de la Texas A&M University. « Les virus essaient généralement d’aller vite, et échangent rapidité contre prudence« .

    Durant une conférence téléphonique sur les résultats du groupe, le responsable médical de Gilead, Merdad Parsey, a expliqué jeudi que si les patients qui avaient des symptômes depuis peu de temps semblaient réagir le mieux au médicament, ceux qui étaient dans des états plus critiques semblaient aussi pouvoir en tirer des bénéfices.

    Cela s’explique car le virus déclenche un emballement de la réaction immunitaire, phénomène nommé « tempêtes de cytokine » s’attaquant aux organes, notamment aux poumons.

    « En limitant la réplication du virus, on va limiter l’inflammation, on va réduire le nombre de personnes qui développent des problèmes aux poumons, et on va pouvoir les débrancher des respirateurs plus rapidement« , a détaillé M. Parsey.

  • Au senat tout flame tout brulle entre le Pdt du Senat Alexis Thambwe Mwamba et la senatrice Bijoux Goya Kitenge

    Au senat tout flame tout brulle entre le Pdt du Senat Alexis Thambwe Mwamba et la senatrice Bijoux Goya Kitenge

    -Le président du senat Alexis Tambwe Mwamba n’a pas apprécié la démarche de la sénatrice Bijoux Goya Kitenge de l’AFDC-A qui lui demandait des comptes sur les travaux de rénovation effectués dans l’hémicycle et ses dépendances.

    Le 29 Avril, la sénatrice du Haut-Katanga, Bijoux Goya Kitenge a envoye un courrier au président du Sénat.       Une lettre de deux pages dans laquelle elle constestait les travaux de rénovation effectués au Sénat sous les ordres de M. Thambwe.

    L’élue du Haut Katanga en profitait pour s’interroger sur la procédure suivie par le président du Sénat pour faire exécuter ces travaux. Pas question pour elle que ses travaux aient pu être effectués sans appel d’offres. Elle a demande donc au président du Sénat de présenter tous les documents officiels relatifs à ces travaux.

    Ce jeudi 30 Avril, le président du Sénat Thambwe Mwamba ne s’est pas prononcé sur le fond de la question mais s’est ouvert publiquement de démarches entreprises par la sénatrice  Bijoux Goya Kitenge quand celle-ci briguait le poste de questeur du Sénat.

    Et le président Thambwe d’expliquer que la dame était « passée plusieurs fois dans ses bureaux du sénat et ses bureaux d’avocat » durant la précampage pour l’attribution du poste de questeur. Il continue en expliquant : avoir reçu plusieurs invitations de la sénatrice pour « aller prendre une coupe de champagne chez elle ». Et de poursuivre ; « Vous vouliez mon appui pour devenir questeur du sénat. Vous m‘avez dit que nous allons nous faire du fric si vous êtes élue questeur. Je vous ai répondu que je suis venu au Sénat pour y laisser mon emprunte et non pour faire du fric et que j’en avais assez pour vivre décemment et faire vivre ma famille ».

    Avant de conclure, devant les sénateurs, en expliquant que la désignation du questeur est revenue au FCC. « Les autorités du FCC ont rejeté cette candidature considérant que vous n’avez pas la compétence nécessaire pour cette fonction et que vous n’avez pas la moralité qu’il faut pour cette fonction »

    Madame Kitenge, qui était présente, s’est emporté et a déclaré que M. Thambwe ne « mérite pas d’être le président du Sénat ».

    Un échange qui démontre que le temps n’est pas au beau fixe entre les partenaires de la majorité.

     

     

  • Covid-Port de masque: Les Kinois sont encore très nombreux à douter de la présence du coronavirus en RDC

    Covid-Port de masque: Les Kinois sont encore très nombreux à douter de la présence du coronavirus en RDC

    C’est depuis une semaine que les autorités congolaises ont rendu obligatoire le port des masques en public dans la capitale congolaise pour stopper la propagation du Covid-19.

    La police est déployée à tous les coins des rues, même en tenue civile, pour arrêter toute personne qui circule sans masque.

    L’amende est de 5.000 Francs Congolais, environ 3 dollars américains, mais l’opération est entourée d’une brutalité que dénoncent les habitants. 

    “J’ai porté ce masque parce que la police est en train de nous arrêter. Nous n’avons pas peur de la maladie, nous avons peur de la police. Si on t’arrête, tu dois payer l’amende de 5.000 Francs”, a reconnu un Kinois.

    Un autre déclare : “je ne voulais pas au fait porter ça, mais si je le porte, c’est parce que lorsqu’on ne le porte pas, la police agresse, surtout en ce moment où on est en train de vivre la misère”.

    Des organisations de la Société civile qualifient l’amende d’illégale et estiment que les actes commis par la police sont arbitraires.

    Parmi ces organisations, figure la Fondation Congolaise pour la promotion des droits humains et la Paix.

    “C’est une décision illégale et non conforme aux lois de la République Démocratique du Congo. C’est une décision qui ne vise qu’à semer l’anarchie et cautionner les violations des droits de l’homme. Tous les comportements des policiers, des arrestations, des tortures qu’ils infligent aux paisibles citoyens sont des actes arbitraires et qui doivent être sanctionnés sévèrement conforment aux lois en vigueur, a estimé André Marie Kito, le président de l’organisation”.

    Les Kinois sont encore très nombreux à douter de la présence du coronavirus en République Démocratique du Congo. C’est le cas de Mechack Ilumpa qui refuse d’y croire tant qu’il ne verra pas de vidéos montrant les malades.

    “En Italie j’ai vu des vidéos, il y a mon ami qui est en Belgique qui m’a envoyé des vidéos sur Whatsapp. Ma grande sœur qui est en Chine m’a envoyé aussi des vidéos, j’ai vu plusieurs morts. Pour ici, c’est à la radio qu’on entend ça. Je n’ai pas vu de vidéo. Il n’y a que les radios, on ne peut pas croire à ça. Les Congolais aiment les vidéos”.

    Les autorités ont beau faire d’obliger la distanciation sociale et le respect des mesures d’hygiène, celles-ci sont difficilement observées, surtout dans les marchés.

  • Le taux d’echange:  (1 dollar pour 1. 850 Francs Congolais), le Franc Congolais en perte de vitesse

    Le taux d’echange: (1 dollar pour 1. 850 Francs Congolais), le Franc Congolais en perte de vitesse

    -En RDC, une fois de plus, la monnaie nationale dévisse face au dollar, en pleine pandémie de coronavirus. Dans la capitale la RDC, épicentre de l’épidémie, un dollar s’echange a 1850 Francs Congolais. Pour les autorités, cela ne se justifie pas sur le plan économique. Certains analystes parlent de spéculation.

    Sur l’avenue Kasavubu, Thambwe, empile des liasses de billets. Assis sous un parasol, il troque le franc contre le dollar. « A chacun son taux, moi je le fais à 1800 voire à 1820 ». Il y a quatre jours, la devise s’échangeait contre 1700 voire 1750 francs congolais.

    Ce dimanche, Armand, fonctionnaire, est venu pour convertir une partie de son salaire. Il redoute les conséquences de cette envolée sur son pouvoir d’achat. « Aujourd’hui à 1850, demain ce sera 19 puis 20… toujours le taux monte… et pour le chômeur, pour celui qui ne travaille pas ?? la situation empire ! »

    Cette situation, certains analystes comme Hubert Mpunga, l’attribuent à une forme de spéculation. Rien sur le plan macroéconomique ou officiel ne justifie cette envolée des taux de change, qui s’explique selon lui par les mesures de confinement dûes à l’épidémie de coronavirus qui ont entraîné une pression sur la demande et un accès plus compliqué à la Gombe -le quartier des affaires- qui a réduit l’offre de dollar. « les cambistes en ont profité ! ce sont les cambistes qui ont exagéré », nous assure t-il.

    Même discours du côté de la banque centrale, rien ne causerait une telle chute du franc en cette période, assure un responsable. Même si, depuis janvier, la BCC admet avoir multiplié les avances à l’Etat et crée un surplus de masse monétaire en francs congolais.

    Sur son site, la banque des banques affiche bien un taux de 1720 le dollar. Alors que dans toutes les grandes villes congolaises, le taux chez les cambistes est de plus de 1800.