-En politique on ne dit jamais «jamais»! Fâchés depuis 1992, Étienne Tshisekedi et Gabriel Kyungu viennent de se revoir ce lundi 6 juin à Bruxelles. Des retrouvailles intervenues 26 ans après. Les deux monstres politiques étaient d’abord des amis, car membre du très fermé et courageux club des «13 parlementaires». Club qui avait le premier fait vaciller la dictature de Mobutu. La première charge d’envergure contre le président Mobutu dont ils avaient dénoncé les dérives dictatoriales au début des années 80, c’est aussi eux. Mais les intérêts politiques avaient poussé les deux personnalités à emprunter des chemins différents. Étienne Tshisekedi restant ferme dans son opposition à Mobutu alors que Kyungu s’était finalement réconcilié avec lui contre son ex compagnon. Avec les Kabila, père et fils, Kyungu s’en est accommodé aussi jusqu’à travailler étroitement avec Joseph Kabila avant de le lâcher pour suivre Moïse Katumbi. Tshisekedi lui, imperturbable, est resté dans l’Opposition. De Mobutu aux Kabila, l’homme n’a pas bougé. Toujours opposant. D’où le surnom tantôt moqueur tantôt respectueux «d’opposant historique». Aujourd’hui, à l’heure de la méga recomposition des forces politiques en RDC, Étienne Tshisekedi et Gabriel Kyungu se rapprochent. Il a fallu beaucoup de dépassement au patron de l’Udps pour le faire. C’est ça être aussi un homme d’État. Faire fi de ses états d’âme au nom de l’intérêt général. Tshisekedi pouvait s’enfermer ou se recroqueviller s’il s’était mis en tête toutes les «trahisons» de Kyungu. Et le prix fort que sa communauté d’origine paya. Une page douloureuse de l’histoire à vite refermer. Tshisekedi dont les yeux sont rivés vers l’avenir a donc adressé une invitation à l’ancien président de l’assemblée provinciale du Katanga. Invitation au Conclave de Bruxelles que l’ex gouverneur du Katanga a accepté. Ainsi, débutent les grandes manœuvres qui fait trembler la Kabilie. Une union des forces de l’Opposition sera redoutable pour le pouvoir. Ses marges de manœuvre pour intimider, réprimer et manipuler seront extrêmement réduites. Et pour ça Kinshasa ne veut pas d’une alliance de l’Opposition qui ruinerait ses chances d’en conclure une avec «le sphinx».
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Reve ou realite:E.Tshisekedi et G. Kyungu,poignée de mains a Bruxelles
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Le PPRD veut toujours un référendum constitutionnel, cas du Rwanda et du Congo Brazza!
-Après plusieurs kilomètres de marche, les partisans du “raïs” – comme ils surnomment le chef de l’État – se sont rassemblés dans une ambiance de kermesse au stade Vélodrome de Kitambo, dans le nord de la capitale de la République démocratique du Congo.Plus de cinq mille personnes ont manifesté samedi à Kinshasa pour dire leur soutien au président congolais Joseph Kabila, le jour de ses 45 ans, selon des journalistes de l’AFP sur place.
“Joyeux anniversaire camarade président, l’initiateur du parti”, pouvait-on lire sur une banderole géante à côté d’un portrait de M. Kabila, arrivé au pouvoir en 2001.
La Constitution interdit au chef de l’Etat, dont le mandat expire en décembre, de se représenter. Depuis des mois, l’opposition accuse M. Kabila de manoeuvrer pour se maintenir en place.
Alors que la perspective d’une présidentielle avant la fin de l’année semble chaque jour plus improbable, la Cour constitutionnelle a autorisé en mai M. Kabila à rester en fonctions jusqu’à l’élection de son successeur.
Pour dénouer la question électorale, M. Kabila a proposé la tenue d’un “dialogue national” auquel la majeure partie de l’opposition refuse de participer, y voyant un piège destiné à permettre au président de s’éterniser à la tête du pays.
Accusant les opposants à M. Kabila de “fomenter des complots pour déstabiliser” le Congo avec l’aide de pays étranger, Henri Mova, secrétaire-général du Parti populaire pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), la formation de M. Kabila, a évoqué la possibilité d’un référendum constitutionnel qui modifierait la Constitution en faveur du président sortant.
“Le peuple congolais est souverain et sa volonté ne souffre d’aucune contestation. Attention, un jour il risque de dire allons au référendum et on ne parle plus du dialogue”, a-t-il lancé.
“Le jour vient et il n’est plus très loin ce jour là où le peuple souverainement décidera de son sort”, a ajouté M. Mova.
“Si le peuple décide de son référendum, il va le faire: le peuple congolais de Brazzaville l’a fait, le peuple rwandais l’a fait”, a-t-il dit en référence aux référendums ayant permis en 2015 au président congolais Denis Sassou Nguesso se briguer un nouveau mandat (et de se faire réélire en mars) et au chef de l’Etat rwandais Paul Kagame de se présenter à la présidentielle censée avoir lieu en 2017.
Avec AFP
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Journée de mobilisation pour les sympathisants de Joseph Kabila
-Le PPRD, principal parti de la majorité congolaise, appelle à manifester ce samedi 4 juin à Kinshasa en soutien au président Joseph Kabila. Cette marche intervient le jour de l’anniversaire du chef de l’Etat et une semaine après le défilé de l’opposition. Et avant même le départ du cortège, la bataille autour des chiffres de la mobilisation a déjà commencé.La grande marche du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie, la principale formation de la majorité congolaise, doit se tenir ce samedi 4 juin à Kinshasa. Cette manifestation avait été annulée et reportée sine die sur demande du gouvernement provincial. Le PPRD souhaitait défiler le même jour et sur le même tracé que l’opposition la semaine dernière.
Finalement donc, c’est aujourd’hui, à l’occasion de l’anniversaire du chef de l’Etat, que les partisans de Joseph Kabila vont pouvoir marcher dans les rues de Kinshasa. Si à l’origine le mot d’ordre pour la semaine dernière était le soutien à la Cour constitutionnelle et au dialogue initié par le président, cette fois, il n’y en a plus qu’un : la paix. Comme pour la marche de l’opposition, la mobilisation sera un enjeu.
« Il n’y a même pas match »
L’opposition affirmait avoir aligné 200 000 personnes. Un chiffre contesté par la majorité comme par la police. Du côté du PPRD, on assure qu’il n’y aura pas match ce samedi, même si on se défend de vouloir comparer.
« Nous sommes le parti du peuple, nous sommes la majorité et ceux qui savent compter savent que nous sommes plus nombreux que ceux qui sont en face. Donc ce n’est même pas le débat, estime Henri Mova, secrétaire général du parti présidentiel. De toute façon, nous faisons toujours beaucoup. Le problème c’est que les critiques vont venir. Comme d’habitude, lorsque nous rassemblons plus de gens, la critique est facile. (…) Il n’y a même pas match, ils étaient à 150 partis pour organiser une marche autour de 2000 personnes, nous ne sommes qu’un seul parti, voyons si le peuple répond. »
Et pourtant avant même l’annonce officielle de la marche du PPRD, les accusations fusaient déjà dans les rangs de l’opposition. Le PPRD est bel et bien accusé d’acheter ses partisans. « Mais même avec ça, ils n’arrivent plus à convaincre », affirmaient cette semaine plusieurs leaders de l’opposition.
RFI
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Accusé de subornation de témoins, Jean-Pierre Bemba de nouveau devant les juges de la CPI
-“Les actes présumés de subornation de témoins de l’ex-vice président congolais Jean-Pierre Bemba et ses avocats montrent jusqu’où les accusés étaient disposés à aller pour cacher leur conduite illicite”, a affirmé mardi l’accusation de la CPI lors du premier jour des plaidoiries dans cette affaire.Jean-Pierre Bemba est de retour devant les juges de la CPI. Avec ses avocats Aimé Kilolo et Jean-Jacques Mangenda, ainsi que Fidèle Babala, un député du parti Mouvement de Libération du Congo (MLC), ils sont accusés d’avoir fabriqué ou présenté à la CPI des faux documents afin d’obtenir l’acquittement de Jean-Pierre Bemba dans son procès pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.
Corruption de témoins
Ils auraient également, selon la procureure de la CPI, versé de l’argent à des témoins afin qu’ils donnent de faux témoignages. Un témoin de la défense, Narcisse Arido, est également poursuivi.
« Il y a, parmi les accusés, ceux qui ont agi pour essayer de corrompre et d’influencer, ceux qui ont payé et reçu des cadeaux, ceux à qui l’on a promis une réinstallation et une sécurité, ceux à qui l’on a demandé de mentir lors de leur déposition », a déclaré un membre du bureau du procureur, Kweku Vanderpuye.
« L’ancien chef militaire Jean-Pierre Bemba avait beaucoup à perdre dans son procès : sa fierté, sa stature, sa réputation, son pouvoir politique, la possibilité d’une victoire lors des élections présidentielles, sa liberté », a ajouté M. Vanderpuye.
Reconnu coupable
Jean-Pierre Bemba a été reconnu coupable le 21 mars des crimes commis par sa milice en Centrafrique en 2002 et 2003, en vertu du principe de la responsabilité du commandant. Ce jugement était également le premier de la Cour à avoir condamné le recours au viol comme crime de guerre.
L’accusation a demandé au minimum 25 ans de détention. L’ancien chef rebelle du nord de la République démocratique du Congo (RDC) a déjà passé huit ans en prison.
« Faire un whisky », un code pour faire un virement
Selon l’accusation, huit témoins ont admis avoir menti alors que deux d’entre eux ont été payés quelques heures avant d’embarquer à destination de La Haye. Les instructions étaient données par téléphone à l’aide de codes : « faire un whisky », par exemple, signifiait effectuer un transfert d’argent, selon la même source.
Pour la défense, « Jean-Pierre Bemba n’a fait que ce que ceux qui se défendent sont en droit de faire », a affirmé son avocate, Melinda Taylor, assurant que les preuves rassemblées par l’accusation n’était pas suffisantes. « Il n’y a rien d’illégal à indemniser les témoins, l’accusation le fait tout le temps », a-t-elle ajouté.
AFP
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L’Abbé Malumalu dans un état critique aux USA
-Contrairement aux bruits qui ont abondamment inondé les médias électroniques et audiovisuels tout au long de la journée d’hier, l’Abbé Malumalu serait toujours en vie mais se trouverait dans un coma prolongé car son cœur continuerait à fonctionner encore. L’Evêque Melchisédech Sikuli du diocèse de Beni-Butembo a tenu à apporter ce démenti et se prépare à effectuer le déplacement des Etats-Unis pour suivre les péripéties de l’état de santé de son abbé. L’évêque de Beni-Butembo a surtout indiqué que si quelque chose de fâcheux était arrivé à son abbé, il aurait été la toute première personne à être tenue informée, conformément aux us et coutumes ainsi qu’aux les règles régissant le clergé catholique. Selon des sources gouvernementales, l’Abbé Malumalu se trouverait dans un état de «mort cérébrale» mais que son cœur continuerait de battre. Du haut de la chaire de l’assemblée nationale, Aubin Minaku a aussi démenti la rumeur du décès du président honoraire de la Ceni. Devant des députés réunis en plénière, il a soutenu que Malumalu était vivant.Agé de 54 ans, l’abbé Apollinaire Malumalu suit des soins de santé depuis plus de cinq mois. Cet homme qui ne passait plus inaperçu depuis plus de quinze ans est attendu au pays de ses ancêtres pour vivre de ses yeux le fruit de l’une de ses missions de voir ce pays pourtant béni des Dieux entrer dans un autre mandat présidentiel car celui qui est en vigueur va bientôt s’achever conformément aux prescrits de la Constitution du 18 mars 2006.
C’est à Sun City, lors des négociations politiques inter congolaises, que cet abbé catholique se fit remarquer comme membre de la composante Société Civile. Très calme et évitant les micros et les feux des caméras, cet abbé du diocèse de Butembo va sortir de ces assises comme candidat au poste de président de l’un des quatre organes d’appui à démocratie, à savoir la Commission Electorale Indépendante. C’est pendant les premières séances publiques du nouveau parlement de la transition de 1+4 que sa candidature fut acceptée et le voilà partir vers son destin.
On apprendra plus tard que l’Abbé Malumalu avait collaboré à la cellule stratégique de la Présidence de la République aux côtés d’autres personnalités, dont notamment son collègue l’Abbé Jean-Bosco Bahala, Pierre Lumbi, l’un des quatre initiateurs de la fameuse et historique Marche des Chrétiens en 1992, le pasteur Daniel Ngoyi Mulunda et bien d’autres. C’est donc quelqu’un qui fréquentait les couloirs et salons de la Présidence de la République.
C’est à cet homme qu’a échu la mission d’organiser et de tenir les
premières élections générales en 2006, notamment le Référendum, les
élections provinciales, législatives et présidentielles. D’où
sortiront les députés provinciaux, les gouverneurs et
vice-gouverneurs, les sénateurs, les députés nationaux et le tout
premier président de la 3ème République.
La riche histoire de ce pays retiendra ad vitam aeternam que c’est
sous sa présidence que la ville de Kinshasa fut le théâtre de deux
guerres sanglantes, d’abord au mois d’août 2006 entre certains
éléments de la Garde Présidentielle et ceux du MLC de Jean-Pierre
Bemba juste après le premier tour de la présidentielle. Le premier
camp ne voulant pas du tout un deuxième tour. La deuxième fois ce fut
quelques jours après le deuxième tour qui vit Joseph Kabila l’emporter
sur son challenger Jean-Pierre Bemba. Pendant quatre jours, Gombe et
le centre-ville furent les théâtres des affrontements à l’arme lourde
entre les deux camps protagonistes, tandis que dans les autres 23
communes, les activités étaient normales et sans accrochages
sanglants. Pour marquer que la tension avait atteint son niveau le
plus élevé, le jour de la proclamation officielle des résultats de
l’élection présidentielle, ce fut à bord d’une auto-blindée de la
Monusco que l’Abbé-président Malumalu se rendit à la Radio et
Télévision Nationale Congolaise pour cette cérémonie.Retour controversé à la CENI
Quatre ans après le passage du Pasteur Daniel Ngoyi Mulunda à la tête
de la Commission Electorale Nationale Indépendante à la suite des
contestations populaires au lendemain de la publication des résultats
des élections législatives, et présidentielle, l’Abbe Malumalu se vit
désigné en 2013 comme président de la CENI par les représentants des
églises protestantes, musulmanes, orthodoxes, kimbanguiste et du
Réveil en lieu et place de son église d’origine, à savoir l’Eglise
Catholique Romaine. Celle-ci avait fermement refusé de se faire
représenter par un religieux.Conflit ouvert avec Rome
Voilà comment un conflit, ouvert est né entre l’Abbe Malumalu et
Rome. Un conflit qui persiste jusqu’à ce jour avec comme sanction lui
administrée par son évêque de ne plus dire les messes ni donner les
sacrements et surtout pas porter les habillements liturgiques.
L’Abbé Malumalu perdit ses fonctions de prestige dans les
institutions de son église, à savoir les instituts d’enseignement
supérieur internationaux et autres organisations catholiques en
Afrique et dans le Monde. Rongé par la maladie, cet homme affable et
toujours souriant va remettre sa démission à l’Assemblée nationale en
2015 avant de se rendre aux Etats-Unis pour y suivre des soins de
santé.
CastroLe Phare
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Audio-L’abbé Malu Malu est mort, confirmation par François Balumuene, ambassadeur de la RDC aux USA
-L’abbé Malu Malu est mort mardi soir aux Etats-Unis, selon les informations de RFIAgé de 54 ans, l’abbé Apollinaire Malu Malu est décédé le 31 mai aux États-Unis.
L’ancien président de la CENI en République démocratique du Congo, est décédé le 31 mai à Atlanta aux États-Unis, à l’âge de 54 ans, après s’être battu de longs mois contre sa maladie.
L’ancien président de la Commission électorale en RDC avait une tumeur au cerveau. Sa santé s’était dégradée ces derniers jours. L’abbé Malu Malu avait notamment participé à l’organisation des élections de 2006. Il avait démissionné en octobre 2015 pour raisons de santé.
François Balumuene, ambassadeur de la RDC aux États-Unis explique sur VOA Afrique qu’”il est décédé hier soir, à Atlanta. Nous attendons les instructions pour les préparatifs du rapatriement de son corps au pays et son enterrement”, a confié François Balumuene.
“C’est un homme qui a été très apprécié quand il a organisé les premières élections démocratiques dans notre pays en 2006”, a-t-il ajouté, parlant d’un “homme honnête”.
Malu Malu avait démissionné de la CENI en 2015 afin de venir aux États-Unis pour être suivi médicalement.
François Balumuene:
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En affichant leurs passeports étrangers, deux Léopards enflamment Facebook
-La polémique a démarré lundi sur le réseau social Facebook après la publication d’une photo sur laquelle deux internationaux congolais affichent leurs passeports belge et français.Quelle mouche a piqué ces deux Léopards ? Jérémy Bokila et Cédric Bakambu se retrouvent depuis lundi 30 mai au cœur d’une polémique après la publication d’une photo sur laquelle on voit ces deux internationaux congolais afficher fièrement leurs passeports… belge et français.
« La nationalité congolaise étant une et exclusive, avec quelle nationalité les joueurs de l’équipe nationale jouent-ils ? » s’interroge Keyser Söze, l’un des premiers à partager sur son mur Facebook la photo des deux joueurs convoqués par le sélectionneur congolais Florent Ibenge pour disputer le match entre le Madagascar et la RD Congo le 3 juin à Antananarivo. « Tout ceci fait désordre un peu dans ma tête », ajoute-t-il.
Ils n’ont rien à foutre de l’exclusivité de la nationalité congolaise.
Ayant choisi de jouer pour la RD Congo, « ils n’ont rien à foutre [de] l’exclusivité de la nationalité congolaise », estime pour sa part Alex Theji Muamba, un autre internaute, appelant ses compatriotes à se contenter de la « nationalité sportive » de ces deux joueurs.
Et Fis Ngunez de rappeler de son côté sur Facebook que « mis à part la nationalité sportive (…), il existe un moratoire sur la nationalité » en RD Congo. « Ce qui permet, explique-t-il, aux étrangers d’origine congolaise d’exercer certaines fonctions ». Une mesure dont bénéficient plusieurs députés qui n’ont toujours pas renoncé à ce jour à leur nationalité acquise dans un autre pays.
Que dit la Fifa ?
Mais d’autres ne sont pas convaincus : « Il faut arrêter de se cacher derrière la nationalité sportive, peut-on lire dans les commentaires. La nationalité congolaise, elle est exclusive. Donc quand vous êtes d’origine congolaise et que vous changez de nationalité, vous n’êtes pas un binational. »Visiblement, on s’y perd. Ce qui pousse un twittos à plaider pour un débat sur l’exclusivité de la nationalité congolaise pour régler la question une fois pour toutes.
En attendant, le règlement de la Fifa dispose que « « tout joueur voulant prétendre à une nouvelle nationalité et qui n’a pas disputé de match international [dans une compétition officielle de toute catégorie] avec une équipe [nationale] est autorisé à jouer pour une autre équipe [nationale], à condition qu’il réponde à l’une des conditions suivantes : il est né sur le territoire de l’équipe concernée ; sa mère ou son père biologique est né(e) sur le territoire de l’équipe concernée ; sa grand-mère ou son grand-père biologique est né(e) sur le territoire de l’équipe concernée ; il a vécu pendant au moins cinq ans après avoir atteint l’âge de 18 ans sur le territoire de l’équipe concernée. » Des conditions que remplissent largement Jeremy Bokila et Cédric Bakambu.
Jeune Afrique
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Affaire Katumbi: 8 personnes interpellées et entendues par la justice
-En RDC, alors que Moïse Katumbi est en Europe, pour se faire soigner, l’audition de ses gardes du corps a débuté devant la justice. Ces hommes, arrêtés il y a plus d’un mois, sont accusés d’être des mercenaires par les autorités. Mais en rencontrant les gardes du corps, un Américain et trois Congolais, les avocats ont finalement découvert qu’ils étaient en réalité huit à être interpellés dans cette affaire.Nous sommes contents du transfert des huit prisonniers qui sont liés à l’affaire Moïse Katumbi. Depuis leur arrestation, nous avons attendu leur transfert au parquet. Vers 13 heures, ils ont été transférés et l’audition a commencé.Maître Beaupaul Mupemba:Podcast: Play in new window | Download
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5 morts en marge d’une opération militaire contre des rebelles ougandais en RDC
-L’armée congolaise annonce la mort de cinq personnes lundi dans le territoire de Beni au nord de la province troublée du Nord-Kivu, en marge d’une opération militaire contre des rebelles ougandais musulmans à Beni, dans l’est de la République démocratique du Congo.Selon un communiqué de l’armée publié mardi à Kinshasa, les Forces démocratiques alliées ont, dans leur fuite, abattu trois personnes dont deux enseignants.
Cependant, “deux ADF ont été tués et du matériel militaire récupéré”, précise le texte.
L’armée congolaise et la Mission des Nations unies en RDC (Monusco) mènent des opérations contre les ADF et d’autres groupes armés qui massacrent régulièrement des civils dans la ville et le territoire de Beni, mais aussi en Ituri, dans le nord-est du pays.
Selon les ONG, plus de 600 civils ont été tués depuis octobre 2014 et la plupart abattus à l’arme blanche.
Début mai, en l’espace d’une semaine, près de cinquante personnes ont trouvé la mort dans de nouvelles attaques.
Le gouvernement congolais et la Mission de l’ONU en RDC (Monusco) accusent les ADF d’être responsables de ces tueries.
Le 14 mai, l’armée congolaise a annoncé le lancement d’une nouvelle opération militaire contre les ADF avec le soutien de la Monusco.
Dix jours plus tard, la Mission onusienne a jugé le bilan “satisfaisant sur le terrain”.
Rebelles musulmans opposés au président ougandais Yoweri Museveni, les ADF sont implantés depuis 1995 dans l’est de la RDC, où ils sont accusés de violations graves et répétées des droits de l’Homme et de se livrer à un juteux trafic de bois.
Un récent rapport du Groupe d’étude sur le Congo (GEC, Université de New York) remet en cause la version des autorités et de la Monusco sur les massacres de Beni.
Il soutient que les ADF portent effectivement une part très importante des responsabilités dans ces tueries mais aux côtés d’autres éléments, parmi lesquels des soldats de l’armée régulière.
VOA
