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  • Elections en 2016:Délais intenables pour la Céni avec ou sans révision du fichier

    Elections en 2016:Délais intenables pour la Céni avec ou sans révision du fichier

    CENI-NANGAA-Alors que des partis d’opposition doivent se réunir mercredi 8 juin à Bruxelles, autour d’Etienne Tshisekedi, le vieux leader de l’UDPS, RFI fait le point sur le processus électoral en République démocratique du Congo. La question qui obsède la classe politique est de savoir s’il est encore possible de tenir les délais constitutionnels pour la présidentielle. Le processus d’enrôlement des électeurs n’a même pas encore commencé. Mais la Céni promet de débuter l’opération au mois de juillet, pour une convocation du corps électoral fixée par la Constitution à septembre. Pour répondre à toutes les questions ce matin, l’invité de la rédaction Afrique de RFI est Corneille Nangaa, président de la Commission électorale.

    RFI : On connaît enfin le nom du fournisseur des kits électoraux. Combien de temps va prendre l’enrôlement et à partir de quand est-ce que cette procédure d’enrôlement va pouvoir commencer ?

    Corneille Nangaa : Nous devons travailler avec le nouveau fournisseur et il va devoir nous livrer dès fin juin le premier lot des 500 kits qui vont nous permettre de lancer l’opération d’identification et d’enrôlement en province pilote du Nord-Ubangi à partir de fin juillet.

    Et pour le lancement sur l’ensemble du territoire ?

    Le lancement sur l’ensemble du territoire se fera au fur et à mesure que le fournisseur va produire les kits.

    Ça veut dire que la révision du fichier ne pourra pas être terminée à temps pour le mois de septembre ?

    Nous l’avions dit depuis notre évaluation. Nous avions parlé à l’époque de plus ou moins 16 mois et un jour. On a commencé à compter depuis le mois de février, nous travaillons et nous faisons en sorte que nous ayons le fichier dans un temps record. Nous nous sommes lancés dans cette procédure et nous avançons. Il est vrai que le fichier ne sera pas disponible avant la fin de l’année. En milieu de l’année 2017, le fichier sera déjà prêt. Le fichier aujourd’hui est le seul argument, malheureusement, qui justifie la non-tenue de l’élection.

    Pourquoi ne pas annoncer que l’élection présidentielle ne sera pas tenue dans les délais constitutionnels, puisque vous savez déjà que le fichier ne sera pas prêt pour pouvoir organiser cette élection et convoquer le corps électoral en septembre ?

    Nous sommes en train de constituer le corps électoral qui sera convoqué pour toutes les élections. Pourquoi ne pas l’annoncer, c’est la question du calendrier. Nous allons publier dans les jours qui viennent des calendriers et il y a des éléments que nous sommes en train de réunir, qui nous permettront de publier ces calendriers sans qu’il y ait encore un refus ou un rejet par l’un ou l’autre camp de ce calendrier. Ce qu’il faut savoir, c’est qu’il y a la contrainte légale et constitutionnelle qui est là et il y a aussi la contrainte technique. Comment concilier les deux contraintes ? C’est ça la question. Et c’est là où nous disons que cette question devrait être gérée par d’autres acteurs. La Céni se focalise sur ce critère technique parce qu’après tout il faut avoir un fichier fiable pour aller aux élections.

    Est-ce que si les acteurs se décidaient demain à aller aux élections sans révision du fichier, est-ce que ce serait encore possible de tenir les délais constitutionnels ?

    C’était une option qui était tenable à partir de janvier. Et nous avions proposé en son temps cette question. Aujourd’hui, à cette date en juin, même si l’option politique était levée d’aller aux élections avec le fichier de 2011 fiabilisé on ne tiendra plus le mois de novembre. Ce n’est plus tenable, même dans cette hypothèse-là.

    Donc il n’y a plus d’option possible pour tenir les délais constitutionnels aujourd’hui, selon l’avis technique de la Céni ?

    Je pense que nous avons donné notre avis technique, nous avons fait une feuille de route, qu’on nous fasse confiance. Nous sommes en train de travailler pour avoir un fichier fiable sur lequel tout le monde peut être d’accord. Et à partir de là, nous allons tenir de très bonnes élections.

    Pourtant il y avait des experts électoraux onusiens qui disaient dans un rapport qu’il était encore possible de tenir les délais constitutionnels sans révision du fichier électoral. C’est un point de vue que vous ne partagez pas ?

    J’aurais bien voulu voir ce rapport avant de faire des commentaires là-dessus. Mais tout ce que je sais c’est que nous avons travaillé avec les experts de l’OIF et des Nations unies et nous avons mis sur la table toutes les options possibles.

    Vous ne craignez pas d’être accusé d’avoir violé la Constitution et en l’occurrence d’être poursuivi pour haute trahison, ce que disent certains membres de la société civile aujourd’hui ?

    Ce qui veut dire pour que je publie le calendrier, il faut que je sois couvert pour que vous ne me traitiez pas de l’institution qui a violé la Constitution. Nous n’allons pas violer la Constitution. Nous disons nous-mêmes que nous avons pris beaucoup de retard. Et le retard accumulé a fait qu’aujourd’hui, il faut constituer les fichiers. C’est ça la contrainte technique qui est devant nous. Et nous sommes en train d’avancer.

    Mais comment expliquer ça alors que depuis 2011 vous savez que des élections sont à organiser en 2016 et qu’il n’y a pas de surprise avec ça ?

    Il n’y a pas de surprise. Mais la vérité est que je suis entré en fonction en novembre. Nous avons fait l’évaluation de la situation et nous avons tracé la feuille de route pour sortir de cette impasse où on était.

    Qui est responsable de ce retard selon vous ? Qui est responsable du fait que les élections ne soient pas organisées dans les délais constitutionnels cette année ?

    Ce n’est pas le rôle de la Céni de déterminer qui est responsable de quoi ? Nous, on a établi les faits.

    Il y a bien un problème de financement ? La Céni elle-même s’est plainte du fait de ne pas être financée à hauteur de ce qui était promis par l’Assemblée nationale l’an dernier.

    Les finances constituent effectivement une contrainte importante au processus. Dans ce calendrier global de 2015, la Céni avait déjà soulevé cette question. Mais il faut dire qu’avec le gouvernement, dès décembre, dès notre prise de fonction, nous sommes tombés d’accord sur le plan de décaissement. Et depuis janvier jusqu’à ce jour le gouvernement exécute ces plans de décaissement correctement. La bonne nouvelle, c’est qu’aujourd’hui nous connaissons les fournisseurs. A la signature du contrat, la Céni a plus ou moins de quoi payer le matériel, ce qui est une avancée et nous pensons que nous allons évoluer dans ce sens-là.

    RFI

  • Plus de doute : Corneille Naanga est formel,pas d’élections en 2016

    Plus de doute : Corneille Naanga est formel,pas d’élections en 2016

    corneille NANGAA-Corneille Naanga est formel

    Plus de doute : il n’y aura pas d’élections en 2016 !

     «INVITÉ AFRIQUE», le président de la Centrale électorale a accordé le 7 juin 2016 à Sonia Rolley, pour le compte de Rfi bien entendu, une interview qui n’est pas sans rappeler celle d’un certain Apollinaire Malu-Malu début 2004 lorsque l’abbé président de la Cei avait annoncé l’impossibilité d’organiser les échéances électorales avant la fin de la transition fixée au 30 juin 2005 avec possibilité d’une prorogation de six mois deux fois, qu’il pleuve ou qu’il neige ! L’Udps avait organisé une manifestation publique au cours de laquelle il y avait eu, hélas !, mort d’hommes. Onze ans après ou presque, son successeur à la tête de la Céni – qui se révèle un redoutable debater – n’a usé ni des fioritures ni des formules alambiquées pour dire haut tout ce que tout le monde sait déjà. «Il est vrai que le fichier ne sera pas disponible avant la fin de l’année. En milieu de l’année 2017, le fichier sera déjà prêt. Le fichier aujourd’hui est le seul argument, malheureusement, qui justifie la non-tenue de l’élection », dit-il. Cette interview survient au lendemain de la publication du dernier communiqué du quartet «Ua-Onu-Ue-Oif» et la veille du conclave de l’Opposition à Bruxelles, deux faits intimement liés au Dialogue « que le Président Joseph Kabila appelle de tous ses vœux », précise la communauté internationale…

                 Les Opposants qui font le déplacement de Bruxelles à l’initiative d’Etienne Tshisekedi sont (comme) mis déjà sous pression avant même le début des travaux. Les vagues soulevées par la déclaration du secrétaire général du Pprd, Henri Mova, au sujet du référendum et par la dernière phrase du communiqué «Ua-Onu-Ue-Oif» reconnaissant comme seul cadre de concertation le Dialogue made in Kabila ne se sont pas encore estompées que les voici devant une interview casse-tête signée Corneille Naanga.

                C’est à partir de la troisième question que cette prestation devient intéressante.

    En effet, lorsqu’il lui est fait observer que « …la révision du fichier ne pourra pas être terminée à temps pour le mois de septembre », le président de la Céni réagit en ces termes : « Nous l’avions dit depuis notre évaluation. Nous avions parlé à l’époque de plus ou moins 16 mois et un jour. On a commencé à compter depuis le mois de février, nous travaillons et nous faisons en sorte que nous ayons le fichier dans un temps record. Nous nous sommes lancés dans cette procédure et nous avançons. Il est vrai que le fichier ne sera pas disponible avant la fin de l’année. En milieu de l’année 2017, le fichier sera déjà prêt. Le fichier aujourd’hui est le seul argument, malheureusement, qui justifie la non-tenue de l’élection ».

                A la question suivante de savoir «Pourquoi ne pas annoncer que l’élection présidentielle ne sera pas tenue dans les délais constitutionnels, puisque vous savez déjà que le fichier ne sera pas prêt pour pouvoir organiser cette élection et convoquer le corps électoral en septembre ? », il répond : «Nous sommes en train de constituer le corps électoral qui sera convoqué pour toutes les élections. Pourquoi ne pas l’annoncer, c’est la question du calendrier. Nous allons publier dans les jours qui viennent des calendriers et il y a des éléments que nous sommes en train de réunir, qui nous permettront de publier ces calendriers sans qu’il y ait encore un refus ou un rejet par l’un ou l’autre camp de ce calendrier. Ce qu’il faut savoir, c’est qu’il y a la contrainte légale et constitutionnelle qui est là et il y a aussi la contrainte technique. Comment concilier les deux contraintes ? C’est ça la question. Et c’est là où nous disons que cette question devrait être gérée par d’autres acteurs. La Céni se focalise sur ce critère technique parce qu’après tout il faut avoir un fichier fiable pour aller aux élections».

                Tandis qu’à celle de savoir s’il serait possible de tenir les délais constitutionnels « au cas où les acteurs se décidaient à aller aux élections sans révision du fichier», il douche même cette éventualité en disant : « C’était une option qui était tenable à partir de janvier. Et nous avions proposé en son temps cette question. Aujourd’hui, à cette date en juin, même si l’option politique était levée d’aller aux élections avec le fichier de 2011 fiabilisé, on ne tiendra plus le mois de novembre. Ce n’est plus tenable, même dans cette hypothèse-là». Et renchérit «Je pense que nous avons donné notre avis technique, nous avons fait une feuille de route, qu’on nous fasse confiance. Nous sommes en train de travailler pour avoir un fichier fiable sur lequel tout le monde peut être d’accord. Et à partir de là, nous allons tenir de très bonnes élections ».

                Du rapport du panel de l’Onu ayant récemment argué de la possibilité d’organiser les élections dans les délais constitutionnels pour peu qu’il n’y ait pas révision du fichier électoral, le président de la Céni tranche : «J’aurais bien voulu voir ce rapport avant de faire des commentaires là-dessus. Mais tout ce que je sais c’est que nous avons travaillé avec les experts de l’OIF et des Nations unies et nous avons mis sur la table toutes les options possibles».

    Message clair et net

                On peut, à ce stade, considérer que cette interview ne relève pas du fait du hasard. Tout au moins pour les spécialistes en communication. Il s’agit d’un message clair et net envoyé, entre autres, aux participants de la rencontre de Bruxelles, en l’occurrence les Opposants censés le recevoir cinq sur cinq. C’est fait.

    Car, même si Rfi, dans cette interview, alerte Corneille Naanga sur la perspective d’être accusé de violation de la Constitution et d’être poursuivi pour haute trahison (c’est le langage de l’Opposition radicale), l’homme a le temps de déclarer, tout aussi calmement :  «Ce qui veut dire pour que je publie le calendrier, il faut que je sois couvert pour que vous ne me traitiez pas de l’institution qui a violé la Constitution. Nous n’allons pas violer la Constitution. Nous disons nous-mêmes que nous avons pris beaucoup de retard. Et le retard accumulé a fait qu’aujourd’hui, il faut constituer les fichiers. C’est ça la contrainte technique qui est devant nous. Et nous sommes en train d’avancer».

    Or, l’une des recommandations ou des résolutions attendues du conclave de Bruxelles est la recomposition du Bureau de la Céni, et même de la Cour constitutionnelle, pour paraphraser Willy Mishiki, l’autre bras ou pied de Lisanga Bonganga.

    Charybde en Scylla

    Dans sa feuille de route, l’Udps est pour la mise en place d’une Céni composée de 12 membres. Dont six désignés par le camp Kabila et six le camp Tshisekedi. A condition,  cependant, pour les 12 d’appartenir tous à la Société civile censée pourtant être apolitique.

                Qu’adviendrait-il alors si, d’aventure, le Bureau Corneille Naanga venait à tomber après le Dialogue pouvant se tenir en juin ou juillet 2016 ? Tout le monde a la réponse : il serait techniquement impossible pour la nouvelle équipe de compresser les 16 mois et un jour dans deux ou trois mois, pour rester dans le délai constitutionnel concernant, par exemple, la convocation du corps électoral au plus tard le 21 septembre 2016.

                Conséquence implacable : l’élimination de ce bureau fera simplement tomber la Céni de Charybde en Scylla et fera éclater davantage tous les délais constitutionnels.

                De grâce alors : une marche de protestation contre les «convictions» de Corneille Naanga n’a pas de sens en 2016. Exactement comme celle de 2004 qui n’en avait pas puisque l’Udps a fini, sept ans plus tard, par rejoindre le processus électoral en 2011 après le boycott, en 2005, du référendum constitutionnel.

    On sait seulement que ce parti est devenu un grand défenseur d’une Constitution pourtant vouée aux gémonies.

    Dès lors que tous les indicateurs politiques, techniques et financiers confirment l’impossibilité d’organiser les élections au plus tard le 20 décembre 2016, le pragmatisme impose le consensus politique escompté d’un Dialogue rendu incontournable.

    Avec ou sans Corneille Naanga à la tête de la Centrale électorale.      

    Omer Nsongo die Lema

    @omernsongo

  • Reve ou realite:E.Tshisekedi et G. Kyungu,poignée de mains a Bruxelles

    Reve ou realite:E.Tshisekedi et G. Kyungu,poignée de mains a Bruxelles

    Tshisekedi-Kyungu 1-En politique on ne dit jamais «jamais»! Fâchés depuis 1992, Étienne Tshisekedi et Gabriel Kyungu viennent de se revoir ce lundi 6 juin à Bruxelles. Des retrouvailles intervenues 26 ans après. Les deux monstres politiques étaient d’abord des amis, car membre du très fermé et courageux club des «13 parlementaires». Club qui avait le premier fait vaciller la dictature de Mobutu. La première charge d’envergure contre le président Mobutu dont ils avaient dénoncé les dérives dictatoriales au début des années 80, c’est aussi eux. Mais les intérêts politiques avaient poussé les deux personnalités à emprunter des chemins différents. Étienne Tshisekedi restant ferme dans son opposition à Mobutu alors que Kyungu s’était finalement réconcilié avec lui contre son ex compagnon. Avec les Kabila, père et fils, Kyungu s’en est accommodé aussi jusqu’à travailler étroitement avec Joseph Kabila avant de le lâcher pour suivre Moïse Katumbi. Tshisekedi lui, imperturbable, est resté dans l’Opposition. De Mobutu aux Kabila, l’homme n’a pas bougé. Toujours opposant. D’où le surnom tantôt moqueur tantôt respectueux «d’opposant historique». Aujourd’hui, à l’heure de la méga recomposition des forces politiques en RDC, Étienne Tshisekedi et Gabriel Kyungu se rapprochent. Il a fallu beaucoup de dépassement au patron de l’Udps pour le faire. C’est ça être aussi un homme d’État. Faire fi de ses états d’âme au nom de l’intérêt général. Tshisekedi pouvait s’enfermer ou se recroqueviller s’il s’était mis en tête toutes les «trahisons» de Kyungu. Et le prix fort que sa communauté d’origine paya. Une page douloureuse de l’histoire à vite refermer. Tshisekedi dont les yeux sont rivés vers l’avenir a donc adressé une invitation à l’ancien président de l’assemblée provinciale du Katanga. Invitation au Conclave de Bruxelles que l’ex gouverneur du Katanga a accepté. Ainsi, débutent les grandes manœuvres qui fait trembler la Kabilie. Une union des forces de l’Opposition sera redoutable pour le pouvoir. Ses marges de manœuvre pour intimider, réprimer et manipuler seront extrêmement réduites. Et pour ça Kinshasa ne veut pas d’une alliance de l’Opposition qui ruinerait ses chances d’en conclure une avec «le sphinx».

  • Le PPRD veut toujours un référendum constitutionnel, cas du Rwanda et du Congo Brazza!

    Le PPRD veut toujours un référendum constitutionnel, cas du Rwanda et du Congo Brazza!

    pprd-Après plusieurs kilomètres de marche, les partisans du “raïs” – comme ils surnomment le chef de l’État – se sont rassemblés dans une ambiance de kermesse au stade Vélodrome de Kitambo, dans le nord de la capitale de la République démocratique du Congo.

    Plus de cinq mille personnes ont manifesté samedi à Kinshasa pour dire leur soutien au président congolais Joseph Kabila, le jour de ses 45 ans, selon des journalistes de l’AFP sur place.

    “Joyeux anniversaire camarade président, l’initiateur du parti”, pouvait-on lire sur une banderole géante à côté d’un portrait de M. Kabila, arrivé au pouvoir en 2001.

    La Constitution interdit au chef de l’Etat, dont le mandat expire en décembre, de se représenter. Depuis des mois, l’opposition accuse M. Kabila de manoeuvrer pour se maintenir en place.

    Alors que la perspective d’une présidentielle avant la fin de l’année semble chaque jour plus improbable, la Cour constitutionnelle a autorisé en mai M. Kabila à rester en fonctions jusqu’à l’élection de son successeur.

    Pour dénouer la question électorale, M. Kabila a proposé la tenue d’un “dialogue national” auquel la majeure partie de l’opposition refuse de participer, y voyant un piège destiné à permettre au président de s’éterniser à la tête du pays.

    Accusant les opposants à M. Kabila de “fomenter des complots pour déstabiliser” le Congo avec l’aide de pays étranger, Henri Mova, secrétaire-général du Parti populaire pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), la formation de M. Kabila, a évoqué la possibilité d’un référendum constitutionnel qui modifierait la Constitution en faveur du président sortant.

    “Le peuple congolais est souverain et sa volonté ne souffre d’aucune contestation. Attention, un jour il risque de dire allons au référendum et on ne parle plus du dialogue”, a-t-il lancé.

    “Le jour vient et il n’est plus très loin ce jour là où le peuple souverainement décidera de son sort”, a ajouté M. Mova.

    “Si le peuple décide de son référendum, il va le faire: le peuple congolais de Brazzaville l’a fait, le peuple rwandais l’a fait”, a-t-il dit en référence aux référendums ayant permis en 2015 au président congolais Denis Sassou Nguesso se briguer un nouveau mandat (et de se faire réélire en mars) et au chef de l’Etat rwandais Paul Kagame de se présenter à la présidentielle censée avoir lieu en 2017.

    Avec AFP

  • Journée de mobilisation pour les sympathisants de Joseph Kabila

    Journée de mobilisation pour les sympathisants de Joseph Kabila

    KABILA-Le PPRD, principal parti de la majorité congolaise, appelle à manifester ce samedi 4 juin à Kinshasa en soutien au président Joseph Kabila. Cette marche intervient le jour de l’anniversaire du chef de l’Etat et une semaine après le défilé de l’opposition. Et avant même le départ du cortège, la bataille autour des chiffres de la mobilisation a déjà commencé.

    La grande marche du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie, la principale formation de la majorité congolaise, doit se tenir ce samedi 4 juin à Kinshasa. Cette manifestation avait été annulée et reportée sine die sur demande du gouvernement provincial. Le PPRD souhaitait défiler le même jour et sur le même tracé que l’opposition la semaine dernière.

    Finalement donc, c’est aujourd’hui, à l’occasion de l’anniversaire du chef de l’Etat, que les partisans de Joseph Kabila vont pouvoir marcher dans les rues de Kinshasa. Si à l’origine le mot d’ordre pour la semaine dernière était le soutien à la Cour constitutionnelle et au dialogue initié par le président, cette fois, il n’y en a plus qu’un : la paix. Comme pour la marche de l’opposition, la mobilisation sera un enjeu.

    « Il n’y a même pas match »

    L’opposition affirmait avoir aligné 200 000 personnes. Un chiffre contesté par la majorité comme par la police. Du côté du PPRD, on assure qu’il n’y aura pas match ce samedi, même si on se défend de vouloir comparer.

    « Nous sommes le parti du peuple, nous sommes la majorité et ceux qui savent compter savent que nous sommes plus nombreux que ceux qui sont en face. Donc ce n’est même pas le débat, estime Henri Mova, secrétaire général du parti présidentiel. De toute façon, nous faisons toujours beaucoup. Le problème c’est que les critiques vont venir. Comme d’habitude, lorsque nous rassemblons plus de gens, la critique est facile. (…) Il n’y a même pas match, ils étaient à 150 partis pour organiser une marche autour de 2000 personnes, nous ne sommes qu’un seul parti, voyons si le peuple répond. »

    Et pourtant avant même l’annonce officielle de la marche du PPRD, les accusations fusaient déjà dans les rangs de l’opposition. Le PPRD est bel et bien accusé d’acheter ses partisans. « Mais même avec ça, ils n’arrivent plus à convaincre », affirmaient cette semaine plusieurs leaders de l’opposition.

    RFI

  • Accusé de subornation de témoins, Jean-Pierre Bemba de nouveau devant les juges de la CPI

    Accusé de subornation de témoins, Jean-Pierre Bemba de nouveau devant les juges de la CPI

    BEMBA-“Les actes présumés de subornation de témoins de l’ex-vice président congolais Jean-Pierre Bemba et ses avocats montrent jusqu’où les accusés étaient disposés à aller pour cacher leur conduite illicite”, a affirmé mardi l’accusation de la CPI lors du premier jour des plaidoiries dans cette affaire.

    Jean-Pierre Bemba est de retour devant les juges de la CPI. Avec ses avocats Aimé Kilolo et Jean-Jacques Mangenda, ainsi que Fidèle Babala, un député du parti Mouvement de Libération du Congo (MLC), ils sont accusés d’avoir fabriqué ou présenté à la CPI des faux documents afin d’obtenir l’acquittement de Jean-Pierre Bemba dans son procès pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

    Corruption de témoins 

    Ils auraient également, selon la procureure de la CPI, versé de l’argent à des témoins afin qu’ils donnent de faux témoignages. Un témoin de la défense, Narcisse Arido, est également poursuivi.

    « Il y a, parmi les accusés, ceux qui ont agi pour essayer de corrompre et d’influencer, ceux qui ont payé et reçu des cadeaux, ceux à qui l’on a promis une réinstallation et une sécurité, ceux à qui l’on a demandé de mentir lors de leur déposition », a déclaré un membre du bureau du procureur, Kweku Vanderpuye.

    « L’ancien chef militaire Jean-Pierre Bemba avait beaucoup à perdre dans son procès : sa fierté, sa stature, sa réputation, son pouvoir politique, la possibilité d’une victoire lors des élections présidentielles, sa liberté », a ajouté M. Vanderpuye.

    Reconnu coupable 

    Jean-Pierre Bemba a été reconnu coupable le 21 mars des crimes commis par sa milice en Centrafrique en 2002 et 2003, en vertu du principe de la responsabilité du commandant. Ce jugement était également le premier de la Cour à avoir condamné le recours au viol comme crime de guerre.

    L’accusation a demandé au minimum 25 ans de détention. L’ancien chef rebelle du nord de la République démocratique du Congo (RDC) a déjà passé huit ans en prison.

    « Faire un whisky », un code pour faire un virement 

    Selon l’accusation, huit témoins ont admis avoir menti alors que deux d’entre eux ont été payés quelques heures avant d’embarquer à destination de La Haye. Les instructions étaient données par téléphone à l’aide de codes : « faire un whisky », par exemple, signifiait effectuer un transfert d’argent, selon la même source.

    Pour la défense, « Jean-Pierre Bemba n’a fait que ce que ceux qui se défendent sont en droit de faire », a affirmé son avocate, Melinda Taylor, assurant que les preuves rassemblées par l’accusation n’était pas suffisantes. « Il n’y a rien d’illégal à indemniser les témoins, l’accusation le fait tout le temps », a-t-elle ajouté.

    AFP

  • L’Abbé Malumalu dans un état critique aux USA

    L’Abbé Malumalu dans un état critique aux USA

    malumalu 01-Contrairement aux bruits qui ont abondamment inondé les médias électroniques et audiovisuels tout au long de la journée d’hier, l’Abbé Malumalu serait toujours en vie mais se trouverait dans un coma prolongé car son cœur continuerait à fonctionner encore. L’Evêque Melchisédech Sikuli du diocèse de Beni-Butembo a tenu à apporter ce démenti et se prépare à effectuer le déplacement des Etats-Unis pour suivre les péripéties de l’état de santé de son abbé. L’évêque de Beni-Butembo a surtout indiqué que si quelque chose de fâcheux était arrivé à son abbé, il aurait été la toute première personne à être tenue informée, conformément aux us et coutumes ainsi qu’aux les règles régissant le clergé catholique. Selon des sources gouvernementales, l’Abbé Malumalu se trouverait dans un état de «mort cérébrale» mais que son cœur continuerait de battre. Du haut de la chaire de l’assemblée nationale, Aubin Minaku a aussi démenti la rumeur du décès du président honoraire de la Ceni. Devant des députés réunis en plénière, il a soutenu que Malumalu était  vivant.

    Agé de 54 ans, l’abbé Apollinaire  Malumalu suit des soins de santé depuis plus de cinq mois. Cet homme qui ne passait plus inaperçu depuis plus de quinze ans est attendu au pays de ses ancêtres pour vivre de ses yeux le fruit de l’une de ses missions de voir ce pays pourtant béni des Dieux entrer dans un autre mandat présidentiel car celui qui est en vigueur va bientôt s’achever conformément aux prescrits de la Constitution du 18 mars 2006.

    C’est à Sun City, lors des négociations politiques inter congolaises, que cet abbé catholique se fit remarquer comme membre de la composante Société Civile. Très calme et évitant les micros et les feux des caméras, cet abbé du diocèse de Butembo va sortir de ces assises comme candidat au poste de président de l’un des quatre organes d’appui à démocratie, à savoir la Commission Electorale Indépendante. C’est pendant les premières séances publiques du nouveau parlement de la transition de 1+4 que sa candidature fut acceptée et le voilà partir vers son destin.

    On apprendra plus tard que l’Abbé Malumalu avait collaboré à la cellule stratégique de la Présidence de la République aux côtés d’autres personnalités, dont notamment son collègue l’Abbé Jean-Bosco Bahala, Pierre Lumbi, l’un des quatre initiateurs de la fameuse et historique Marche des Chrétiens en 1992, le pasteur Daniel Ngoyi Mulunda et bien d’autres. C’est donc quelqu’un qui fréquentait les couloirs et salons de la Présidence de la République.
    C’est à cet homme qu’a échu la mission d’organiser et de tenir les
    premières élections générales en 2006, notamment le Référendum, les
    élections provinciales, législatives et présidentielles. D’où
    sortiront les députés provinciaux, les gouverneurs et
    vice-gouverneurs, les sénateurs, les députés nationaux et le tout
    premier président de la 3ème République.
    La riche histoire de ce pays retiendra ad vitam aeternam que c’est
    sous sa présidence que la ville de Kinshasa fut le théâtre de deux
    guerres sanglantes, d’abord au mois d’août 2006 entre certains
    éléments de la Garde Présidentielle et ceux du MLC de Jean-Pierre
    Bemba juste après le premier tour de la présidentielle. Le premier
    camp ne voulant pas du tout un deuxième tour. La deuxième fois ce fut
    quelques jours après le deuxième tour qui vit Joseph Kabila l’emporter
    sur son challenger Jean-Pierre Bemba. Pendant quatre jours, Gombe et
    le centre-ville furent les théâtres des affrontements à l’arme lourde
    entre les deux camps protagonistes, tandis que dans les autres 23
    communes, les activités étaient normales et sans accrochages
    sanglants. Pour marquer que la tension avait atteint son niveau le
    plus élevé, le jour de la proclamation officielle des résultats de
    l’élection présidentielle, ce fut à bord d’une auto-blindée de la
    Monusco que l’Abbé-président  Malumalu  se rendit à la Radio et
    Télévision Nationale Congolaise pour cette cérémonie.

    Retour controversé à la CENI

    Quatre ans après le passage du Pasteur Daniel Ngoyi Mulunda à la tête
    de la Commission Electorale Nationale Indépendante à la suite des
    contestations populaires au lendemain de la publication des résultats
    des élections législatives, et présidentielle,  l’Abbe Malumalu se vit
    désigné en 2013 comme président de la CENI par les représentants des
    églises protestantes, musulmanes, orthodoxes, kimbanguiste et du
    Réveil en lieu et place de son église d’origine, à savoir l’Eglise
    Catholique Romaine. Celle-ci avait fermement refusé de se faire
    représenter par un religieux.

    Conflit ouvert avec Rome

    Voilà comment un conflit, ouvert est né entre l’Abbe Malumalu et
    Rome.  Un conflit qui persiste jusqu’à ce jour avec comme sanction lui
    administrée par son évêque de ne plus dire les messes ni donner les
    sacrements et surtout pas porter les habillements liturgiques.
    L’Abbé Malumalu perdit ses fonctions de prestige dans les
    institutions de son église, à savoir les instituts d’enseignement
    supérieur internationaux et autres organisations catholiques en
    Afrique et dans le Monde. Rongé par la maladie, cet homme affable et
    toujours souriant va remettre sa démission à l’Assemblée nationale en
    2015 avant de se rendre aux Etats-Unis pour y suivre des soins de
    santé.
    Castro

    Le Phare

  • Audio-L’abbé Malu Malu est mort, confirmation par François Balumuene, ambassadeur de la RDC aux USA

    Audio-L’abbé Malu Malu est mort, confirmation par François Balumuene, ambassadeur de la RDC aux USA

    malumalu-L’abbé Malu Malu est mort mardi soir aux Etats-Unis, selon les informations de RFI

    Agé de 54 ans, l’abbé Apollinaire Malu Malu est décédé le 31 mai aux États-Unis.

    L’ancien président de la CENI en ‪République démocratique du Congo‬, est décédé le 31 mai à Atlanta aux États-Unis, à l’âge de 54 ans, après s’être battu de longs mois contre sa maladie.

    L’ancien président de la Commission électorale en RDC avait une tumeur au cerveau. Sa santé s’était dégradée ces derniers jours. L’abbé Malu Malu avait notamment participé à l’organisation des élections de 2006. Il avait démissionné en octobre 2015 pour raisons de santé.

    François Balumuene, ambassadeur de la RDC aux États-Unis explique sur VOA Afrique qu’”il est décédé hier soir, à Atlanta. Nous attendons les instructions pour les préparatifs du rapatriement de son corps au pays et son enterrement”, a confié François Balumuene.

    “C’est un homme qui a été très apprécié quand il a organisé les premières élections démocratiques dans notre pays en 2006”, a-t-il ajouté, parlant d’un “homme honnête”.

    Malu Malu avait démissionné de la CENI en 2015 afin de venir aux États-Unis pour être suivi médicalement.

    François Balumuene
  • En affichant leurs passeports étrangers, deux Léopards enflamment Facebook

    En affichant leurs passeports étrangers, deux Léopards enflamment Facebook

    JOUEURS CONGOLAIS-La polémique a démarré lundi sur le réseau social Facebook après la publication d’une photo sur laquelle deux internationaux congolais affichent leurs passeports belge et français.

    Quelle mouche a piqué ces deux Léopards ? Jérémy Bokila et Cédric Bakambu se retrouvent depuis lundi 30 mai au cœur d’une polémique après la publication d’une photo sur laquelle on voit ces deux internationaux congolais afficher fièrement leurs passeports… belge et français.

    « La nationalité congolaise étant une et exclusive, avec quelle nationalité les joueurs de l’équipe nationale jouent-ils ? » s’interroge Keyser Söze, l’un des premiers à partager sur son mur Facebook la photo des deux joueurs convoqués par le sélectionneur congolais Florent Ibenge pour disputer le match entre le Madagascar et la RD Congo le 3 juin à Antananarivo. « Tout ceci fait désordre un peu dans ma tête », ajoute-t-il.

    Ils n’ont rien à foutre de l’exclusivité de la nationalité congolaise.

    Ayant choisi de jouer pour la RD Congo, « ils n’ont rien à foutre [de] l’exclusivité de la nationalité congolaise », estime pour sa part Alex Theji Muamba, un autre internaute, appelant ses compatriotes à se contenter de la « nationalité sportive » de ces deux joueurs.

    Et Fis Ngunez de rappeler de son côté sur Facebook que « mis à part la nationalité sportive (…), il existe un moratoire sur la nationalité » en RD Congo. « Ce qui permet, explique-t-il, aux étrangers d’origine congolaise d’exercer certaines fonctions ». Une mesure dont bénéficient plusieurs députés qui n’ont toujours pas renoncé à ce jour à leur nationalité acquise dans un autre pays.

    Que dit la Fifa ?

    Mais d’autres ne sont pas convaincus : « Il faut arrêter de se cacher derrière la nationalité sportive, peut-on lire dans les commentaires. La nationalité congolaise, elle est exclusive. Donc quand vous êtes d’origine congolaise et que vous changez de nationalité, vous n’êtes pas un binational. »Visiblement, on s’y perd. Ce qui pousse un twittos à plaider pour un débat sur l’exclusivité de la nationalité congolaise pour régler la question une fois pour toutes.

    En attendant, le règlement de la Fifa dispose que « « tout joueur voulant prétendre à une nouvelle nationalité et qui n’a pas disputé de match international [dans une compétition officielle de toute catégorie] avec une équipe [nationale] est autorisé à jouer pour une autre équipe [nationale], à condition qu’il réponde à l’une des conditions suivantes : il est né sur le territoire de l’équipe concernée ; sa mère ou son père biologique est né(e) sur le territoire de l’équipe concernée ; sa grand-mère ou son grand-père biologique est né(e) sur le territoire de l’équipe concernée ; il a vécu pendant au moins cinq ans après avoir atteint l’âge de 18 ans sur le territoire de l’équipe concernée. » Des conditions que remplissent largement Jeremy Bokila et Cédric Bakambu.

    Jeune Afrique