-Le gouvernement de la RDC sâest indignĂ©, dans un document du ministĂšre des affaires Ă©trangĂšres, des menaces des sanctions ciblĂ©es contre les autoritĂ©s congolaises en rapport avec les violations des libertĂ©s des citoyens de leurs pays.
Evoquant le cas de MoĂŻse Katumbi, lâex-gouverneur du Katanga, candidat dĂ©clarĂ© Ă la prochaine Ă©lection prĂ©sidentielle inculpĂ© pour recrutement de mercenaires, le document se refuse de parler dâun cas des restrictions des espaces des libertĂ©s publiques.
Le document transmis Ă VOA Afrique par le bureau du porte-parole du gouvernement et portant les initiaux J.N., dĂ©nonce plutĂŽt M. Katumbi dâavoir violĂ© le principe du secret de lâinstruction en ameutant les supporters de T.P. Mazembe, club dont il est le prĂ©sident, et dont il se faisait accompagner Ă chaque sĂ©ance dâaudition au parquet.
“Il ne sâagissait pas dâune manifestation publique qui, dâailleurs, requiert des autorisations dâusage afin de permettre la prĂ©servation de lâordre public. En dispersant les sympathisants du chairman du TP Mazembe, la police de Lubumbashi ne faisait quâappliquer la loi et mettre un terme Ă des troubles de lâordre public prĂ©mĂ©ditĂ©s par un faisant lâobjet dâune instruction judiciaire. Parler de restriction des espaces de libertĂ© dans ces conditions, rĂ©sulte dâun renversement des paramĂštres dâapprĂ©ciation des faits qui rend la lĂ©galitĂ© illĂ©gale “, indique le document.
Le texte sâen prend aux reprĂ©sentants de la communautĂ© internationale, particuliĂšrement ceux dâEurope Occidentale et des Etats-Unis qui “ont pris lâhabitude de se comporter comme des proconsuls en pays conquis”. Le gouvernement sâindigne, dans le document, de ce quâen moins de 48 heures, la semaine derniĂšre, une EnvoyĂ©e spĂ©ciale de la Grande Bretagne dans la rĂ©gion des Grands Lacs et le porte-parole du DĂ©partement dâEtat amĂ©ricain se soient permis de menacer les autoritĂ©s en place Ă Kinshasa qui les accueillaient de ” sanctions ciblĂ©es ” si celles-ci attentaient aux libertĂ©s des citoyens… congolais.
Le gouvernement accuse MoĂŻse Katumbi dâavoir voulu plutĂŽt gĂȘner lâinstruction judiciaire en se prĂ©cipitant de se proclamer candidat Ă la prochaine Ă©lection prĂ©sidentielle quelques heures aprĂšs quâAlexis Thambwe Mwamba, le Ministre de la Justice du gouvernement de Joseph Kabila a annoncĂ© avoir donnĂ© injonction au Procureur gĂ©nĂ©ral de la RĂ©publique dâouvrir une enquĂȘte sur des mercenaires dont lâun, aux arrĂȘts, aurait fait des aveux.
Au sujet du harcĂšlement dĂ©noncĂ© contre les opposants, le document se rapporte au cas du dĂ©putĂ© Martin Fayulu, Ă©galement candidat dĂ©clarĂ© Ă la prochaine prĂ©sidentielle et dont lâhĂŽtel a Ă©tĂ© scellĂ©. Le gouvernement soutient que M. Fayulu devrait plutĂŽt Ă remplir ses obligations fiscales vis-Ă -vis de lâEtat et affirme que le dĂ©putĂ© nâest pas le seul opĂ©rateur Ă©conomique qui a des problĂšmes avec le fisc, qui touche aussi des proches de la MajoritĂ©.
Pour ce qui est du calendrier Ă©lectoral, le texte cite le Ministre de la Justice Thambwe Mwamba selon qui “il faudrait attendre la tenue du dialogue pour que ce dossier de calendrier Ă©lectoral et des contraintes financiĂšres liĂ©es Ă lâorganisation des Ă©lections soit vidĂ©”.
VOA















