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  • Carte : groupes armés et autres milices pullulent (encore) dans l’est de la RDC

    Carte : groupes armés et autres milices pullulent (encore) dans l’est de la RDC

    REBELLE BENI-Deux ans après la défaite de la rébellion du M23, l’est de la RDC regorge toujours de nombreux groupes armés et milices, pour la plupart fragmentés à la suite de redditions partielles ou d’alliances brisées. Une situation qui ne favorise pas un éventuel retour à la paix.

    Décidément, les bruits de bottes et de kalachnikov ne cessent de se faire entendre dans l’est de la RDC. De l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL), qui a mis fin à 32 ans de régime de Mobutu en 1997, au Mouvement du 23-Mars (M23), vaincu fin novembre 2013, les rébellions se succèdent à un rythme effréné dans le Nord et le Sud-Kivu depuis deux décennies.

    À côté de groupes armés plus ou moins structurés, plusieurs autres – souvent sans hiérarchie établie ni objectifs militaires ou politiques bien définis – ont également fait leur apparition au fil des années. On y trouve des milices d’autodéfense ou à caractère ethnique, parfois utilisées comme supplétifs par l’armée (certaines factions Maï-Maï et Raïa Mutumboki notamment), mais aussi des groupes ougandais (Forces démocratiques alliées, ADF), rwandais (Forces de libération du Rwanda, FDLR) ou encore burundais (Forces nationales de libération du Burundi, FNL), voire de micro-milices locales constituées d’au moins 20 combattants.

    Une récente étude publiée fin 2015 par le Groupe de recherche sur le Congo (GEC) a pu identifier les « zones d’influence » de plusieurs groupes armés et milices dans le Nord et le Sud-Kivu, deux ans après la victoire de l’armée congolaise sur le M23. « Au moins 70 groupes armés sont actifs dans l’est de la RDC », affirment les chercheurs Jason K. Stearns et Christoph Vogel qui se fondent essentiellement sur leurs recherches effectuées sur le terrain.

    Carte interactive des groupes armés qui pullulent dans l’est de la RDC

    Cliquez sur la légende pour visualiser la présence de chaque groupe et sur les points pour des informations plus détaillées.

    Source : Groupe d’études sur le Congo (GEC)

    Quels sont les groupes les plus dangereux ?

    « L’ensemble de ces groupes armés représente moins de danger pour Kinshasa qu’un mouvement armé fort et cohérent comme ce fut le cas du M23 », explique à Jeune Afrique Christoph Vogel, l’un des auteurs de l’étude du GEC. « Mais la prolifération de ces groupes armés constitue une source d’insécurité pour les populations locales et aussi un défi opérationnel pour l’armée congolaise », précise le chercheur.

    À l’en croire, les FDLR demeurent « le groupe potentiellement plus dangereux », avec ses combattants estimés entre 1 000 et 2 500 hommes. Incapables depuis 2001 de mener des raids sur le Rwanda d’où ils sont originaires, les combattants des FDLR multiplient des attaques sur le sol congolais à l’instar de celle qui a fait 14 morts dans la nuit de 6 au 7 janvier à Miriki, localité située au nord de Goma.

    « Les miliciens Raïa Mutomboki et Nyatura constituent également une menace majeure » contre le retour de la paix dans l’est de la RDC, souligne Christoph Vogel. Il en est de même des rebelles ougandais de l’ADF, responsables présumés des massacres à répétition dans le territoire de Beni, et des autres milices locales actives dans la même zone. Alors que les insurgés burundais du FNL eux, dirigés par un certain Nzabampema, excellent dans le vol de bétail et multiplient des raids transfrontaliers à partir de leur base située dans la plaine de la Rusisi, selon le rapport du GEC.

    Tendance à la fragmentation

    En deux décennies d’instabilité dans le Nord et le Sud-Kivu, des groupes armés et milices ont de plus en plus tendance à se fragmenter : ils étaient moins de 30 en 2008, ils sont aujourd’hui au moins 70.

    « L’échec ou l’absence des programmes de démobilisation ont provoqué l’éclatement des groupes armés en plusieurs factions », notent les chercheurs du GEC. Un avis partagé par une source onusienne présente dans l’est de la RDC.

    Le processus de paix a forgé une armée congolaise hétéroclite

    Après la fin de la rébellion du M23, trois groupes ou coalitions ont éclaté chacun en deux groupuscules ou plus. C’est le cas des miliciens Nyatura par exemple, ou des Nduma Défense du Congo (NDC), fractionnées en deux branches armées distinctes : NDC rénové du commandant Guidon et NDC/Sheka. Les redditions partielles des combattants et les coalitions brisées ont également fait exploser les Raïa Mutomboki en plusieurs factions (voir la carte ci-dessus).

    Ainsi, « le processus de paix a forgé une armée congolaise hétéroclite constituée d’anciens belligérants », dénonce l’étude. Des « postes juteux » dans l’Est, riche en ressources naturelles, ont souvent été attribués aux ex-chefs rebelles qui déposent les armes. En conséquence : les officiers mécontents de leur situation font défection pour créer des milices armées sur le terrain. Une approche finalement abandonnée par Kinshasa qui semble privilégier désormais « l’intégration au cas par cas » des anciens combattants rebelles.

  • BENI:Avec l’opération Usalama, les FARDC et la Monusco traquent les rebelles ougandais ADF

    BENI:Avec l’opération Usalama, les FARDC et la Monusco traquent les rebelles ougandais ADF

    fardc_beni-Les FARDC et la Monusco ont lancé le 14 mai l’opération Usalama pour traquer les rebelles ougandais musulmans des ADF, responsables de nombreux massacres dans la région de Beni. Avec un certain succès : 15 ennemis ont déjà été “neutralisés”.

    Depuis une semaine, les combats sont rudes et les armes tonnent dans la zone d’Eringeti (territoire de Beni). Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), appuyées par la Mission de l’ONU (Monusco), harcèlent dans l’Est des positions présumées de la rébellion musulmane ougandaise Forces démocratiques alliées (ADF). « Les opérations évoluent très bien. Leurs bastions ont été découverts par les FARDC », souligne un haut-responsable de l’armée. Mais il reconnaît que l’ennemi ne se laisse pas faire : « Le contact est très chaud ».

    Lancée le 14 mai, l’opération « Usalama » (« Sécurité », en swahili) est « ponctuelle » et complète Sokola 1 (nettoyer, en lingala), déclenchée en janvier 2014 pour traquer les ADF, présente depuis 1995 dans le territoire de Beni, dans l’extrême-nord de la province du Nord-Kivu, explique le lieutenant Mak Hazukay, porte-parole de Sokola 1. Le bilan est lourd. « Après sept jours de combats, nous avons réussi à neutraliser 15 éléments ADF et capturer deux éléments, dont un enfant de 5 ans », énumère l’officier supérieur.

    Destruction d’une centaine de cases des rebelles

    Soulignant que le « combat se déroule en profondeur » et loin des agglomérations pour épargner les civils, il ajoute que les FARDC ont saisi cinq armes AK-47, deux lance-roquettes, des munitions, et détruit une centaine de cases des rebelles. En revanche, côté FARDC, il ne disposait pas dans l’immédiat d’un bilan exact mais a évoqué des « blessés graves », évacués vers les villes de Beni ou Goma, capitale du Nord-Kivu. Le haut-responsable militaire explique pour sa part que 9 militaires de l’armée congolaise ont péri, et que 10 autres sont blessés.

    L’ADF est accusée de la plupart des massacres ayant fait environ 600 morts depuis octobre 2014 dans le territoire de Beni – massacres qui provoquent un lourd ressentiment envers les autorités et la Monusco, jugées inefficaces. La découverte de bastions rebelles suffira-t-elle pour défaire l’ennemi ? « Il n’y a pas d’indicateur de succès face au terrorisme, souligne le haut-responsable de l’armée. Ils seront certainement affaiblis et réduits, mais la défaite, ce n’est pas moi qui le dirai : le défi était de découvrir leurs cachettes, c’est ce qui a été fait. »

    JA

  • Edem Kodjo continue à attendre la liste de l’opposition

    Edem Kodjo continue à attendre la liste de l’opposition

    EDEM-Le facilitateur désigné par l’Union africaine pour le dialogue politique en RDC, Edem Kodjo, s’est plaint vendredi que “l’opposition (NDLR, congolaise) reste divisée sur sa participation au dialogue”.

    L’UDPS, qui lui avait promis depuis le 26 mars, de faire une liste commune de l’opposition pour le comité préparatoire, ne lui a, jusqu’à ce jour, toujours rien remis, a déclaré M. Kodjo au cours d’une conférence presse à Kinshasa.

    Assurant de ne vouloir critiquer personne, le facilitateur estime qu’il “faut éviter de donner l’impression qu’on prend tout le pays en otage”.

    VOA

  • Moïse Katumbi quitte la RDC pour être soigné

    Moïse Katumbi quitte la RDC pour être soigné

    KATUMBI -AVION-L’avion de Moïse Katumbi a décollé, ce vendredi 20 mai au soir, en direction de l’Afrique du Sud, où l’opposant doit recevoir des soins. Cette décision a été prise au lendemain de l’inculpation du candidat à la présidentielle pour « atteinte à la sûreté intérieure et extérieure de l’Etat ».

    Depuis l’annonce de l’inculpation de Moïse Katumbi, les avocats de l’ex-gouverneur du Katanga avaient demandé à ce qu’il soit soigné à l’étranger et plus précisément en Afrique du Sud. Demande désormais acceptée par le procureur de la République. Pourtant sous le coup d’un mandat d’arrêt provisoire, le candidat à l’élection présidentielle est d’ores et déjà en partance dans un avion médicalisé. Une expertise médicale a permis d’appuyer cette demande et le parquet dit s’être conformé à l’avis du médecin qui avait été mandaté.

    « C’est peut-être un piège pour l’obliger à prendre la route de l’exil », confie l’un des compagnons politiques de l’opposant à Joseph Kabila. Ce dernier craignait une condamnation par contumace, assortie d’une impossibilité de revenir sur le territoire. « C’est une manière de se débarrasser de lui », insiste-t-il.

    Cette décision « vide la justice de toute crédibilité »

    « Le pouvoir est totalement paniqué et il fallait mettre coûte que coûte Moïse Katumbi hors d’état de nuire, c’est-à-dire l’empêcher de se présenter aux élections », déclare Charles Mwando. Le président du G7 ajoute : « La justice n’est pas très convaincue des éléments qui se trouvent dans le dossier de M. Katumbi en était au point de s’interroger si ça valait la peine de poursuivre ce dossier. » Pour l’officiel, « les pressions politiques étant telles qu’il a fallu couper la poire en deux », c’est-à-dire prononcer une inculpation provisoire et autoriser les soins. Cette décision « vide la justice de toute crédibilité » poursuit Charles Mwando ajoutant que cela « confirme le fait que la RDC est un état de non-droit ».

    « Il y a des personnalités qui ont certains problèmes avec leur propre comportement et c’est tout, ça n’a aucun rapport avec l’alternance politique », déclare Léonard She Okitundu. Le sénateur, ancien ministre congolais des Affaires étrangères et membre du bureau politique de la majorité présidentielle poursuit : « Je me rappelle que l’autre camp disait qu’on est en train de tout faire pour empêcher tel candidat à faire ceci et cela. Je ne suis pas ce genre de commentaires. Je pense qu’il y a des gens qui ont posé certains actes qui sont répréhensibles et qui doivent rendre des comptes, un point c’est tout. »

    Selon les informations recueillies par RFI, Moïse Katumbi serait en tout cas soumis à un devoir de réserve, le parquet lui demanderait de ne pas s’exprimer sur le dossier en cours. Le dossier est cependant loin d’être enterré puisque ses quatre gardes du corps sont toujours à l’agence nationale des renseignements, accusés d’être les fameux mercenaires recrutés par l’opposant. Ils devaient être transférés au parquet de Kinshasa, mais aux dernières nouvelles, ce n’était toujours pas le cas.

    RFI

  • l’opposant Katumbi sera jugé pour atteinte à la sûreté de l’État

    l’opposant Katumbi sera jugé pour atteinte à la sûreté de l’État

    Moïse-Katumbi-La justice congolaise a annoncé jeudi l’ouverture prochaine d’un procès pour atteinte à la sûreté de l’État contre l’opposant Moïse Katumbi, candidat déclaré à la succession du président Joseph Kabila, qu’un récent arrêt autorise à se maintenir au pouvoir au-delà du terme de son mandat fin 2016.

    1. Katumbi “a été inculpé du chef d’atteinte à la sûreté intérieure et extérieure de l’État […] et placé sous mandat d’arrêt provisoire”, indique un communiqué du parquet général de la République démocratique du Congo (RDC).

    En RDC, l’inculpation équivaut à la fin de la phase d’instruction. M. Katumbi, 51 ans, est donc désormais en attente d’un procès, dont la date n’a pas encore été annoncée.

    Au vu des chefs d’accusation retenus contre lui, M. Katumbi encourt la peine de mort (systématiquement commuée en prison à vie en vertu d’un moratoire sur l’application de la peine capitale en RDC), a indiqué à l’AFP Sam Bokolombe, professeur de droit pénal à l’Université de Kinshasa.

    Ex-allié de poids du président Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001, M. Katumbi est passé à l’opposition en septembre en même temps qu’il démissionnait de ses fonctions de gouverneur du Katanga (province du sud-est de la RDC démantelée depuis lors) et qu’il accusait M. Kabila de chercher à violer la Constitution pour se maintenir au pouvoir.

    Il a officialisé sa candidature à la présidentielle censée avoir lieu avant la fin de l’année le 4 mai, quelques heures seulement après que le gouvernement eut annoncé l’ouverture d’une enquête le visant pour “recrutement de mercenaires” à la suite de l’arrestation de quatre de ses gardes du corps, parmi lesquels un Américain.

    ‘On va le coffrer’

    1. Katumbi a été admis il y a quelques jours dans une clinique de Lubumbashi. Du côté du pouvoir, on estime qu’il joue au malade imaginaire pour échapper à la justice.

    Le communiqué du parquet indique que M. Katumbi “étant actuellement admis dans un centre hospitalier”, il lui est “loisible avec le concours de ses médecins traitant de se faire prendre en charge par des institutions médicales appropriées ainsi que l’a suggéré le médecin légiste requis”.

    Le sort réservé à l’opposant “dépend [maintenant] de l’appréciation de la justice”, a déclaré le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende : “ça peut être la résidence surveillée ou une incarcération”.

    De source judiciaire, on indique que le parquet laisse ouverte la possibilité d’une assignation de M. Katumbi à l’hôpital.

    “Mais s’il y a des attroupements, s’il y a des discours incendiaires, on va le coffrer”, a-t-on averti de même source.

    Un expert judiciaire estime que le parquet offre également la possibilité au président-propriétaire du célèbre club de football TP Mazembe, de sortir du pays pour se faire soigner à l’étranger.

    “Pour Katumbi, cela peut se finir de quatre façons : (1) assignation à résidence, (2) soins médicaux à l’étranger sans possibilité de retour, (3) prison, (4) affrontement”, estime Jason Stearns, chercheur spécialiste du Congo à l’Université de New York.

    La solution 2 “est attrayante pour les deux parties [M. Katumbi et le gouvernement, ndlr] à l’heure actuelle”, ajoute-t-il dans une série de messages publiés sur Twitter.

    Réunis autour de M. Katumbi à l’hôpital, trois de ses avocats ont quitté les lieux vers 19H00 (17H00 GMT) sans faire de déclaration à la presse.

    Le climat politique est tendu depuis des mois en RDC en raison de l’incertitude liée au très probable report de la présidentielle alors que la Constitution interdit à M. Kabila de se représenter.

    Les relations sont également tendues entre Kinshasa et l’ONU et les Occidentaux, qui demandent avec insistance la tenue de la présidentielle dans les temps et le respect de la Constitution.

    Le 11 mai, dans un arrêt qualifié d’”imposture” par un grand parti d’opposition, la Cour constitutionnelle a autorisé M. Kabila à se maintenir à la tête de l’État au-delà de la fin de son mandat (le 19 décembre) si l’élection n’est pas organisée d’ici là.

    Avec AFP

  • Moïse Katumbi placé sous Mandat d’Arrêt Provisoire dans l’affaire «des mercenaires étrangers» (+audio)

    Moïse Katumbi placé sous Mandat d’Arrêt Provisoire dans l’affaire «des mercenaires étrangers» (+audio)

    katumbi-Moïse Katumbi a été inculpé ce jeudi 19 mai en République démocratique du Congo (RDC) pour « atteinte à la sureté intérieure comme extérieure de l’Etat ». Selon le gouvernement congolais, l’opposant déclaré candidat à la présidentielle aurait recruté des mercenaires étrangers.

    Alors que l’annonce a d’abord été faite par la télévision proche du pouvoir télé 50, dans l’entourage de Moïse Katumbi, on dit n’être au courant de rien. « Comment pourrait-on l’inculper ? Son audition n’est même pas terminée ! C’est vraiment du n’importe quoi ! », a vivement réagi l’un des membres de son collectif d’avocats.

    En fin de journée, le ministre de la Communication Lambert Mende a confirmé la nouvelle, affirmant que le parquet en a officiellement informé le gouvernement. Mais pour les détails, il faut attendre le communiqué du cabinet du procureur général de la République de Lubumbashi.

    L’ex-gouverneur du Katanga est inculpé pour « atteinte à la sureté intérieure et extérieure de l’Etat » et placé sous mandat d’arrêt provisoire. Celui-ci est soupçonné par le gouvernement congolais d’avoir recruté des mercenaires étrangers, notamment américains.

    « Ça veut dire qu’il n’est plus libre, on ne sait pas s’il sera arrêté ou simplement placé en résidence surveillée pour poursuivre les soins », explique une source officielle. Car Moïse Katumbi a été admis la semaine dernière dans un centre hospitalier après des échauffourées entre la police et ses partisans. Conséquence : sa troisième audition avait été reportée pour lui permettre de voir un médecin.

    Selon le communiqué du cabinet du procureur général, il pourra se faire « prendre en charge par des institutions médicales appropriées ». Même si aucune précision n’est apportée, les avocats de l’opposant congolais à Joseph Kabila se refusent à tout commentaire, mais précise que Moïse Katumbi voulait se faire soigner à l’étranger.

    Ecouter ici Lambert Mende:

    Martin Fayulu multiplie lui aussi les déboires

    Alors qu’il terminait une tournée tumultueuse dans le Bandundu, le candidat à la présidentielle a eu la surprise d’apprendre que la police avait fait irruption à son hôtel et domicile et l’avait scellé. Il s’agit d’un conflit avec la direction générale des recettes de Kinshasa qui date de 2010. Le président de l’Ecidé (Engagement pour la citoyenneté et le développement) assure avoir payé les taxes. Son entourage dénonce une nouvelle tentative d’intimidation et une volonté de lui couper les vivres pour l’empêcher de poursuivre ses activités politiques.

    Le Front citoyen 2016 convoqué à l’agence nationale des renseignements

    Deux militants du Front citoyen 2016 avaient organisé une action de sensibilisation. Le sujet : la cohabitation pacifique en temps de manifestation à destination des autorités et des policiers. Ils ont été convoqués une nouvelle fois à l’agence nationale des renseignements jeudi 19 mai, mais ont décidé de ne pas s’y rendre pour prendre le temps de consulter un avocat. Les chefs de quartiers qui avaient participé ont eux aussi été convoqués et entendus pendant plusieurs heures par les services de renseignements et menacent de porter plainte contre les deux militants. Pour le maire de Bunia, il s’agit d’un simple problème d’autorisation et d’information.
    RFI

  • Au “minimum 25 ans” de prison requis contre Bemba

    Au “minimum 25 ans” de prison requis contre Bemba

    BEMBA-La procureure de la Cour pénale internationale a requis cette peine prison contre l’ancien vice-président congolais Jean-Pierre Bemba pour les meurtres et viols commis par sa milice en Centrafrique en 2002 et 2003.

    “Une telle condamnation serait proportionnelle à la gravité des crimes commis par M. Bemba et à son degré de culpabilité”, a affirmé Fatou Bensouda au terme de trois jours d’audience sur le sujet.

    Si les juges écoutent le procureur, il s’agira de la peine la plus importante jamais décidée par la CPI. La défense, elle, demande entre 12 et 14 ans de détention. Une décision sera prise à une date ultérieure.

    Le 21 mars, au terme d’un procès ouvert en novembre 2010, la CPI avait reconnu l’ancien chef rebelle du nord de la République démocratique du Congo (RDC) coupable de cinq crimes de guerre et crimes contre l’humanité, en vertu du principe de la “responsabilité du commandant”.

    Ce jugement était également le premier de la Cour à avoir condamné le recours au viol comme un crime de guerre.

    Selon l’accusation, il existe deux grandes circonstances aggravantes qui doivent être prises en considération : les crimes ont été commis contre des “victimes particulièrement vulnérables” et avec “une cruauté toute particulière”, a affirmé Jean-Jacques Badibanga, un représentant du bureau du procureur.

    En octobre 2002, quelque 1.500 hommes de la milice de M. Bemba, le Mouvement de libération congolais (MLC), s’étaient rendus en Centrafrique pour soutenir le président Ange-Félix Patassé, victime d’une tentative de coup d’Etat menée par le général François Bozizé.

    Jusqu’en mars 2003, les troupes du MLC y avaient tué, pillé et violé.

    ‘A des milliers de kilomètres’

    “M. Bemba n’a pas participé à ces crimes, il n’était même pas dans le même pays”, a affirmé l’avocat de la défense, Peter Haynes. “Sa culpabilité vient du fait qu’il n’a pas réussi à contrôler une petite partie de ses troupes à des milliers de kilomètres”.

    Lors du procès, M. Haynes avait argué que M. Bemba n’avait émis aucun ordre envers ses troupes en Centrafrique mais les juges ont estimé que l’ancien vice-président, alors en brousse dans le nord-ouest de la RDC, était bel et bien “en contact constant” par téléphone, radio ou téléphone satellite.

    La défense a présenté mercredi M. Bemba comme un homme de paix, devenu pour beaucoup un “croque-mitaine” : “cette image est aussi éloignée de la réalité que l’était l’homme des événements pour lesquels nous sommes ici aujourd’hui”.

    Minimisant la possibilité d’un retour en politique de M. Bemba, Peter Haynes a demandé aux juges de prendre en compte différentes circonstances atténuantes, comme le fait que son client ait déjà passé huit ans en détention ou que ses enfants aient grandi sans leur père.

    Jean-Pierre Bemba, dont le procès a été entaché d’accusations de subornation de témoins, a écouté les arguments des uns et des autres de manière impassible, avachi sur sa chaise.

    Devenu depuis lors le deuxième plus gros parti d’opposition à l’Assemblée nationale congolaise, le MLC a affirmé que la justice de la CPI était “sélective et discriminatoire”. “Il ne s’agit que du réquisitoire du procureur”, a réagi la secrétaire du MLC, Eve Bazaïba.

    Depuis sa fondation, la CPI a condamné deux personnes, à 14 et 12 ans de détention pour enrôlement d’enfants soldats et complicité dans l’attaque d’un village, respectivement.

    Riche homme d’affaires devenu chef de guerre, Jean-Pierre Bemba a été de juillet 2003 à décembre 2006 l’un des quatre vice-présidents du gouvernement de transition de Joseph Kabila en RDC. En 2006, il avait perdu au second tour de l’élection présidentielle contre ce dernier, puis s’était installé en Europe. Arrêté à Bruxelles en 2008, il a déjà passé huit années en détention.

    Avec AFP

  • She Okitundu : « Il n’y aura pas de troisième mandat pour Joseph Kabila »

    She Okitundu : « Il n’y aura pas de troisième mandat pour Joseph Kabila »

    she-De passage à Paris, Léonard She Okitundu, ancien ministre congolais des Affaires étrangères et membre du bureau politique de la Majorité présidentielle (MP), a confié à Jeune Afrique la position de la coalition au pouvoir sur l’actualité brûlante de la RD Congo. Entretien.

    Léonard She Okitundu fait sans doute partie des rares personnes qui sont consultées, de temps en temps, par le président Joseph Kabila. À trois reprises d’ailleurs le chef de l’État congolais l’a dépêché à Bruxelles auprès de l’opposant historique Étienne Tshisekedi pour convaincre ce dernier de participer au dialogue politique souhaité par Kabila en RD Congo.

    Entre deux rendez-vous à Paris où il a séjourné récemment, l’ancien ministre congolais des Affaires étrangères, aujourd’hui sénateur et membre du bureau politique de la Majorité présidentielle (MP), est revenu pour Jeune Afrique sur les faits saillants de l’actualité en RD Congo.

    Jeune Afrique : Pourquoi la MP jubile-t-elle après le prononcé de l’arrêt de la Cour constitutionnelle sur la fin du mandat du président Joseph Kabila ?

    Léonard She Okitundu : Nous ne jubilons pas. Nous sommes plutôt satisfaits de la décision prise par la Cour constitutionnelle. D’autant qu’en réalité c’est l’opposition qui avait soulevé ce débat pour contester la manière dont le pouvoir s’exercerait dans la République au cas où la présidentielle ne serait pas organisée dans les 90 jours précédant l’expiration du second mandat du président Joseph Kabila.

    Pour nous, ce débat n’avait pas de sens car la Loi fondamentale congolaise a tout fait dans ses dispositions pour éviter la vacance du pouvoir institutionnel à tous les niveaux, que ce soit au niveau des assemblées provinciales qu’à celui du Parlement ou de la présidence de la République. Joseph Kabila restera donc en fonction jusqu’à l’installation effective du nouveau président élu.

    Cet arrêt autorise-t-il implicitement, comme certains au sein de l’opposition le craignent, la mise en place d’une transition politique à l’issue du second et dernier mandat du président Kabila ?

    Je ne voudrais pas rentrer dans la confusion des concepts ou des termes. Certains qualifient de transition cette période entre le moment où le mandat expire et le moment où le président élu est effectivement installé ; d’autres en revanche parlent d’intérim.

    Kabila restera en fonction en attendant la présidentielle

    Il faut préciser qu’il ne s’agit pas de l’octroi d’un nouveau mandat. Il n’y aura donc pas de troisième mandat pour Joseph Kabila, la Constitution étant claire à ce sujet. Mais le président actuel restera en fonction en attendant que l’élection présidentielle ait lieu et que le nouveau chef de l’État soit connu pour lui passer le flambeau.

    Que répondez-vous à ceux qui considèrent qu’ayant été incapable d’organiser la présidentielle dans les délais comme l’exige la Constitution, Joseph Kabila ne peut pas rester en fonction à l’issue de son mandat ?

    En RD Congo, le pouvoir organisateur des élections, c’est la Commission électorale nationale indépendante. Celle-ci a été confrontée à plusieurs problèmes à la fois techniques et financiers. Avant tout, il y a eu des blocages pour l’organisation des élections en retard (les locales et les sénatoriales n’ont pas été organisées depuis 2006 et 2007). Plus tard, le calendrier global des élections a été jugée irréaliste. Il fallait tenir compte de près de 10 millions de nouveaux majeurs, et des Congolais de l’étranger. Aussi fallait-il mettre à jour le fichier électoral.

    À cela s’ajoute la question financière : les élections coûtent environ 1,2 milliard de dollars. Malheureusement, il n’a pas été possible d’économiser les fonds nécessaires à cause de la guerre à l’Est qui a été un gouffre financier. Car il y a eu également l’effondrement des cours des matières premières.

    Dans ces conditions, pourquoi ne pas privilégier les élections présidentielle et législatives, deux scrutins soumis aux délais constitutionnels ?

    Il nous faut de bonnes élections qui ne génèrent pas des conflits postélectoraux

    À supposer que le gouvernement réunisse les moyens pour organiser ces deux scrutins dans les délais constitutionnels, d’autres contraintes techniques ne sont pas pour autant résolues : l’enregistrement des nouveaux majeurs et des Congolais de l’étranger notamment. Il y a un délai incompressible pour procéder à la révision du fichier électoral : il nous faut de bonnes élections qui ne génèrent pas des conflits postélectoraux.

    Pour vous, il n’est donc plus possible d’organiser la présidentielle dans les délais.

    Si on se contente du fichier électoral actuel et on ne tient pas compte de nouveaux majeurs et des Congolais de l’étranger, c’est encore possible. Mais dans ce cas, on exclurait plus de 10 millions de Congolais. Une telle hypothèse n’est pas imaginable.

    Flickr / United Nations Photo

    En attendant, l’État congolais ne parvient toujours pas à mettre fin aux massacres à répétition des populations à Beni, dans le nord-est du pays…

    La situation à Beni est complexe. C’est un coin de la République où l’on constate une forte implication internationale. Des groupes armés qui y pullulent bénéficient du soutien et de la complicité de certains pays limitrophes. C’est pourquoi d’ailleurs le Conseil de sécurité de l’ONU a mis en place une brigade d’intervention pour renforcer les forces armées nationales. Mais on demande trop à la RDC.

    Protéger les civils à Beni, est-ce trop demander à l’État congolais ?

    Faut-il rappeler que la RD Congo est sous-embargo ? On demande à un pays d’assumer ses prérogatives régaliennes et en même temps on l’empêche d’acheter les matériels qu’il faut pour combattre les groupes armés.

    Certes, l’État congolais a l’obligation de protéger sa population en sécurisant l’est de son territoire, mais des pressions doivent aussi être faites auprès des pays limitrophes pour qu’ils respectent leurs engagements souscrits dans l’Accord-cadre d’Addis-Abeba, en s’abstenant de soutenir les groupes armés sur le territoire congolais.

    Le dernier rapport du groupe d’experts onusiens sur la RD Congo indique que des pistolets avec des caractéristiques « similaires à ceux fabriqués en Corée du Nord » ont été livrés à certains officiers congolais. Qu’en est-il ?

    Je n’ai pas d’informations précises à ce sujet. Mais si cela s’avère vrai, la communauté internationale n’a qu’à assumer les conséquences de l’embargo sur les armes imposé à la RD Congo. Qu’à cela ne tienne, notre pays ne doit pas être condamné parce qu’il se procure des armes où elles se trouvent pour protéger et défendre sa souveraineté nationale.

    Sur le plan politique, le dialogue annoncé n’a toujours pas commencé. Qu’est-ce qui bloque ?

    Nous voulons que le dialogue soit inclusif

    Le blocage n’est ni de la responsabilité du chef de l’État ni celle de la Majorité présidentielle (MP). Ce qui bloque aujourd’hui, c’est la question de l’inclusion de la partie prenante dite « opposition politique ». La MP a déjà désigné ses 12 délégués, mais en face, l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) voudrait d’abord prendre 6 délégués pour son compte, puis octroyer les 6 autres au reste de l’opposition. Et le parti d’Étienne Tshisekedi ne considère pas les dissidents de la majorité – Vital Kamerhe et le G7 notamment – comme des opposants. C’est donc un débat interne à l’opposition qui bloque le dialogue. Nous voulons que le dialogue soit inclusif.

    Au même moment, le pouvoir multiple ces derniers mois les cas d’intimidation et d’arrestation d’opposants : répression des manifestations, détention des prisonniers politiques… N’est-ce pas contradictoire ?

    Il n’y a pas de prisonnier d’opinion en RD Congo. Il y a, à chaque fois, un fait d’ordre pénal qui est reproché à tel ou tel individu. La RD Congo demeure un État de droit, avec ses insuffisances certes, mais on ne peut pas considérer que la situation des droits de l’homme dans notre pays est dramatique.

    AFP / FISTON MAHAMBA

    Moïse Katumbi, considéré désormais comme le principal rival du président Kabila, se retrouve dans le collimateur de la justice. Une « procédure politique », selon plusieurs observateurs. Que répondez-vous ?

    Moïse Katumbi n’est pas un adversaire

    Pour nous, Moïse Katumbi n’est pas un adversaire. Il ne faut pas confondre populisme et popularité. Les Congolais savent faire la part des choses entre le comportement électoral et le soutien à une équipe de football ou au président de celle-ci. Il faut relever également que le fait d’être candidat à la présidentielle ne l’exonère pas de ses responsabilités par rapport à certains faits qui sont infractionnels.

    Mais la coïncidence entre sa déclaration de candidature et l’ouverture des poursuites est plus que suspecte, selon certains qui estiment que le pouvoir voudrait disqualifier un concurrent… 

    C’est un concours de circonstances. Rien avoir avec sa déclaration de candidature à la présidentielle. Des faits concordants sont retenus à sa charge, c’est à lui de prouver qu’il n’y est pour rien, assisté de ses avocats. Mais si ces faits sont avérés, Moïse Katumbi en subira effectivement les conséquences. Pour l’instant, il est toujours présumé innocent.

    La MP se prépare-t-elle de son côté à la présidentielle ou compte-t-elle uniquement sur le maintien de Kabila au pouvoir au-delà de son mandat ?

    Nous sommes prêts. Si le calendrier électoral est publié par la Ceni, nous assumerons nos responsabilités et nous indiquerons qui sera notre candidat.

    Beaucoup parlent du trio Aubin Minaku, président de l’Assemblée nationale, Augustin Matata, Premier ministre, et Évariste Boshab, vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur…

    Que des supputations ! La question n’est pas encore à l’ordre du jour.

    JA

  • CPI : l’accusation demande 25 ans minimum contre Bemba pour les crimes commis en Centrafrique

    CPI : l’accusation demande 25 ans minimum contre Bemba pour les crimes commis en Centrafrique

    jp bemba-Après près de huit ans de procédure devant la Cour pénale internationale (CPI), la procureure de la Cour pénale internationale (CPI) a demandé mercredi 18 mai que le Congolais Jean-Pierre Bemba soit condamné à “25 ans minimum” de réclusion.

    Le 21 mars, l’ancien vice-président congolais avait été reconnu coupable, en tant qu’autorité hiérarchique, de deux chefs de crimes contre l’humanité et de trois chefs de crimes de guerre commis par ses troupes en Centrafrique entre 2002 et 2003. Ce jugement était également le premier de la CPI à avoir condamné le recours au viol comme un crime de guerre.

    La peine sera connue à une date ultérieure 

    « La peine requise par l’accusation est de 25 ans d’emprisonnement au minimum », a affirmé mercredi 18 mai Fatou Bensouda. Avant d’ajouter : « une telle condamnation serait proportionnelle à la gravité des crimes commis par M. Bemba et son degré de culpabilité ».

    Jean-Jacques Badibanga, un des représentants du bureau du procureur, a ensuite expliqué les circonstances aggravantes retenues par l’accusation : « la commission des crimes à l’encontre de victimes particulièrement vulnérables et la commission de ces crimes avec une cruauté toute particulière ».

    Bemba impassible 

    Jean-Pierre Bemba, dont la défense avait demandé entre 12 et 14 ans de détention, a écouté les arguments de l’accusation de manière impassible. Les juges décideront de la peine à une date ultérieure.

    À 53 ans, l’ancien vice-président et homme d’affaires encourt jusqu’à 30 ans de prison, voire la perpétuité si les juges estiment que l’extrême gravité du crime le justifie. Arrêté en mai 2008 à Bruxelles à la suite d’un mandat établi par la CPI, Jean-Pierre Bemba avait été transféré à La Haye dans la foulée. Il a donc déjà passé huit ans en détention.

    JA

  • Moïse Katumbi ne s’est pas rendu à sa troisième audition par la justice

    Moïse Katumbi ne s’est pas rendu à sa troisième audition par la justice

    katumbi-L’opposant Moïse Katumbi, candidat à la présidentielle censée se tenir avant la fin de l’année en République démocratique du Congo, ne s’est pas rendu lundi au palais de justice de Lubumbashi (Sud-Est) pour y être entendu dans le cadre d’une enquête le liant à un recrutement des mercenaires, a indiqué un de ses avocats.

    « M. Katumbi ne s’est pas présenté au palais de justice aujourd’hui parce que son état de santé ne lui a pas permis d’effectuer le déplacement », a déclaré à l’AFP Me Mumba Gama, un des avocats de l’opposant congolais.

    A Kinshasa, le parquet général de la République a confirmé la suspension des séances d’audition « eu égard aux plaintes de santé exprimées par sieur Katumbi Chapwe » auprès des enquêteurs, ajoutant qu’elles « reprendront sans désemparer, après ce contrôle médical ».

    Les autorités congolaises ont annoncé le 4 mai l’ouverture d’une enquête contre M. Katumbi après l’arrestation de quatre de ses gardes du corps, parmi lesquels un Américain.

    Richissime hommes d’affaires et propriétaire du célèbre club de football TP Mazembe, M. Katumbi a déclaré que l’Américain détenu par les autorités était chargé d’ »organiser » sa sécurité pour pallier au retrait de la protection policière dont il bénéficiait quand il était gouverneur de la province du Katanga et a qualifié ces allégations de « mensonges grotesques ».

    Le climat politique est très tendu depuis des mois en RDC en raison de l’incertitude liée au très probable report de l’élection présidentielle. Aux termes de la Constitution, M. Kabila, au pouvoir depuis 2001, et dont le mandat se termine en décembre, n’a pas le droit de se représenter.

    L’opposition accuse le chef de l?État, qui entretient le flou autour de ses intentions et de son avenir politique, de chercher à tout faire pour se maintenir à la tête du pays au-delà du terme de son mandat, quitte à retarder la tenue de la présidentielle.

    JA