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  • Tenke Fungurume Mining (TFM) une mine congolaise vendue à un groupe chinois pour 2,6 milliards de dollars

    Tenke Fungurume Mining (TFM) une mine congolaise vendue à un groupe chinois pour 2,6 milliards de dollars

    mine-Le groupe américain a annoncé être parvenu à un accord portant sur la cession de la mine congolaise de Tenke Fungurume (Katanga) au groupe chinois China Molybdenum pour plus de 2,6 milliards de dollars.

    Freeport McMoran détient 56% de cette mine de cuivre et de cobalt qu’elle exploite au Katanga et qui fait du groupe américain l’un des principaux contributeurs individuels au budget de l’État congolais.

    La transaction doit passer par la cession de la société-mère de Tenke Fungurume Mining (TFM) TF Holdings, immatriculée aux Bermudes, pour un montant 2,65 milliards de dollars comptant, indique Freeport-McMoran dans un communiqué.

    Ce montant pourra être augmenté de 120 millions en fonction de l’évolution des cours du cuivre en 2018 et 2019, ajoute le groupe basé à Phoenix, capitale de l’Arizona, un Etat situé au sud-ouest des Etats-Unis.

    Outre TF Holdings, les autres actionnaires de TFM sont Lundin Mining, société de droit canadien, et la compagnie minière publique congolaise Gécamines.

    “Nous venons d’avoir l’information, nous n’avons pas été associés” aux tractations entre Freeport et China Molybdenum, a déclaré à l’AFP Valéry Mukasa, directeur de cabinet du ministre congolais des Mines, Martin Kabwelulu, ajoutant que l’Etat congolais percevrait “des droits” lors de la vente que Freeport veut clore avant la fin de l’année.

    Avec AFP

  • Moïse Katumbi est sorti libre du Palais de justice à Lubumbashi en RDC

    Moïse Katumbi est sorti libre du Palais de justice à Lubumbashi en RDC

    palais de justice lubumbashi-Moïse Katumbi est sorti libre lundi du Palais de justice, à Lubumbashi, pour y être entendu sur l’affaire du recrutement des mercenaires étrangers dont l’accuse le gouvernement.

    L’ancien gouverneur, Moïse Katumbi, est ressorti libre après son audition au Palais de justice.

    Depuis la semaine dernière, Moïse Katumbi est accusé d’avoir recruté des mercenaires américains et sud-africains, cinq mois avant l’élection présidentielle.

    L’ancien gouverneur parle d’”acharnement sur personne”. À Kinshasa, des opposants expriment leurs inquiétudes. Ils estiment que cette affaire vise à détourner l’attention des Congolais alors que l’élection se rapproche à grand pas.

    L'arrivée de Moïse katumbi au palais de la justice

    L’arrivée de Moïse katumbi au palais de la justice

    Dominique Dinanga de TOPCONGO FM, notre station partenaire à Kinshasa, est allé sur place pour VOA Afrique et prendre la température.

    Accompagné de son épouse, d’alliés politiques, de ses avocats, et de joueurs de son club de football, TP Mazembe, M. Katumbi a pénétré dans l’immeuble avec une centaine de personnes.

    “Ma lutte est pacifique, et la démocratie, c’est savoir dire oui ou non, et j’ai dit non aux glissements dans notre pays”, a expliqué l’ancien gouverneur au micro de VOA Afrique, avant de poursuivre : “Ils ont cité les États-Unis et l’Afrique du Sud, je ne sais pas si on recrute des mercenaires à Washington, parce que la société que je suis allé consulter pour ma sécurité personnelle à Washington, c’est une société qui existe, et en Afrique du Sud, je n’ai jamais demandé ma sécurité.”

    Pour l’opposition, “l’objectif est de désorienter les gens, leur attention, lors des élections et la fin du mandat” tout en se demandant pourquoi des mercenaires auraient été recrutés.

    L’opposition crie “au complot pour assassiner la démocratie”.

     

    Aux termes de la Constitution, M. Kabila, au pouvoir depuis 2001, et dont le mandat finit en décembre, n’a pas le droit de se représenter.

    “Manoeuvres d’intimidation”

    Dans un communiqué consacré à son affaire, l’organisation américaine de défense des droits de l’Homme Human Rights Watch (HRW) dénonce des “manoeuvres d’intimidation à l’encontre d’un candidat à la présidence”.

    L’enquête en cours “semble inspirée par des motifs politiques” contre M. Katumbi, âgé de 51 ans, et “ses proches partisans”, écrit HRW, affirmant ainsi que 27 d’entre eux ont été arrêtés “entre le 22 avril et le 7 mai à Lubumbashi”.

    VOA

  • Moïse Katumbi a demandé la protection de la Belgique

    Moïse Katumbi a demandé la protection de la Belgique

    katumbi-L’ancien gouverneur du Katanga et candidat à la présidentielle de son pays, Moïse Katumbi était « inquiet pour sa situation personnelle dans les prochains jours ».

    Didier Reynders, l’a annoncé samedi soir à Jérusalem, où il est en visite de travail  : Moïse Katumbi, l’ancien gouverneur du Katanga s’est présenté ce samedi matin au consulat de Belgique à Lubumbashi pour y demander la protection de notre pays.

    Selon les mots de notre Vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères, «  Moïse Katumbi était inquiet pour sa situation personnelle dans les prochains jours. »

    «  Nous l’avons écouté  », a affirmé Didier Reynders, qui avait eu au téléphone plusieurs fois au cours de la journée l’ancien gouverneur du Katanga. Rappelons que celui-ci vient de faire acte de candidature pour la présidentielle dans son pays.

    Le chef de la diplomatie belge a téléphoné au Premier ministre congolais concernant la situation de Moïse Katumbi. Didier Reynders a, semble-t-il, obtenu des assurances. Toujours est-il que l’ancien gouverneur du Katanga a quitté le consulat belge et regagné son domicile, tout proche, samedi en fin de journée.

    « Sens des responsabilités »

    Lundi, il devrait se présenter devant les autorités pour un interrogatoire. «  Les choses devraient se passer calmement et correctement. », selon Didier Reynders. Le responsable belge a appelé au «  sens des responsabilités  ». Il a aussi rappelé ce qu’il avait dit voici quelques jours à Kinshasa : que la responsabilité individuelle des agents des services de sécurité officiels était engagée.

    Didier Reynders a également évoqué des informations faisant état de «  possibles arrestations à Lubumbashi ces derniers jours  ». Le ministre belge a informé les autorités européennes et celles de l’ONU des inquiétudes de Moïse Katumbi.

    Le Soir

  • Moïse Katumbi convoqué lundi devant le procureur à Lubumbashi

    Moïse Katumbi convoqué lundi devant le procureur à Lubumbashi

    moise-katumbi-kabila-En République démocratique du Congo, la justice congolaise veut entendre Moïse Katumbi. L’ex-gouverneur du Katanga, candidat déclaré à la présidentielle, est convoqué lundi par le parquet général de Lubumbashi. Le mandat de comparution pour lundi 9 mai a été officiellement reçu ce samedi matin par les avocats de Moïse Katumbi, après plusieurs heures de confusion autour d’une première convocation pour aujourd’hui.

    Dès vendredi, un premier mandat de comparution circulait sur les réseaux sociaux. Dans ce document, le parquet convoquait Moïse Katumbi à 10 heures ce samedi pour « être entendu sur les faits à lui imputés ».

    Selon une source officielle locale, une simple invitation à se présenter avait d’abord été envoyée, invitation à laquelle l’ex-gouverneur n’aurait pas répondu, d’où l’émission de ce mandat de convocation.

    Mais de son côté, Moïse Katumbi affirme n’avoir reçu ni cette invitation, ni le mandat à comparaître ce samedi. Il a donc envoyé ses avocats au parquet ce matin pour confirmer l’existence d’un tel mandat. Et c’est lors de cette visite qu’un nouveau document, intitulé « Deuxième mandat de comparution » leur a été remis, qui convoque cette fois l’ex-gouverneur lundi prochain, à 10H00, devant le parquet général de Lubumbashi.

    Le document ne précise pas sur quel fait porte l’audition, mais depuis mercredi 4 mai, une enquête a été ouverte sur demande du ministre de la Justice, qui a accusé l’ex-gouverneur d’avoir recruté des mercenaires, notamment américains.

    Moïse Katumbi, lui, affirme qu’il répondra à cette convocation : « Bien sûr que je ne suis pas au-dessus de la loi. Je vais répondre. Vous savez, ma conscience est tranquille, ma vie très pacifique. Je n’ai rien à cacher. C’est pourquoi j’ai demandé qu’on puisse faire une enquête avec la communauté internationale ensemble. Vous aviez vu vous-même le communiqué de l’ambassade des Etats-Unis. Est-ce que l’on recrute des mercenaires à Washington ? Le cabinet que j’ai vu à Washington, c’est un cabinet très bien connu. Je n’ai pas peur. J’irai là-bas. Je ne me reproche absolument rien du tout ».

    Moïse Katumbi dénonce par ailleurs la perquisition aujourd’hui dans l’une de ses propriétés, une ferme située à 20 kilomètres de Lubumbashi, sans sa présence ou celle de ses avocats. Une information non confirmée par les instances judicaires, qui se refusent à tout commentaire à ce stade de l’enquête.

    rfi

  • Kinshasa demande à l’ambassade américaine de laisser la justice congolaise faire son travail

    Kinshasa demande à l’ambassade américaine de laisser la justice congolaise faire son travail

    Swan_James_C_200_1-Le gouvernement de la RDC a réagi à la mise au point de l’ambassade américaine sur les allégations de mercenariat impliquant des ressortissants des Etats-Unis en relation avec Moïse Katumbi, candidat déclaré à la prochaine présidentielle.

    Le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende, déclare, dans un communiqué, “qu’il est inapproprié de parler d’allégations” quant à l’enquête judiciaire que Kinshasa mène depuis l’arrestation de l’américain Darryl Lewis à Lubumbashi.

    Selon M. Mende, le gouvernement de la RDC a commandé l’enquête judiciaire suite aux déclarations faites par M. Lewis lui-même après été pris en flagrant délit de troubles à l’ordre public à Lubumbashi le 24 avril dernier. “Les procès-verbaux de son audition faisant foi”, souligne M. Mende.

    Si fausses allégations il y a dans cette affaire, elles sont donc le fait de M. Darryl Lewis, affirme le porte-parole du gouvernement congolais.

    M. Mende soutient que M. Darryl qui a obtenu son visa de séjour en RDC en se déclarant expert agricole, alors que lors de audition en présence de représentants de l’Ambassade américaine à Kinshasa et de ses avocats, il a reconnu sa seule qualité d’expert en armements et en matière de sécurité.

    “Qu’il n’ait pas été porteur d’armes à feu lors de son interpellation n’enlève rien au fait qu’il a usé de fausses déclarations sur ses activités et intentions réelles, ce qui constitue une infraction pénale. Les enquêtes initiées par la justice congolaise en détermineront les raisons”, souligne m. Mende.

    D’autres Américains comme Nickloson Maurice Allan, Allan Green Coleman, David John Mercer, James Logan Jones, Toon Juniro Leonard O’Neil sont aussi, selon M. Mende, concernés par les enquêtes. Ils ne sont les seuls car d’autres sujets étrangers qui ont récemment séjourné illégalement en RDC, sont aussi vissés.

    Jeudi, l’ambassade des Etats-Unis s’est dite profondément préoccupée par les accusations d’activités de mercenariat faite par le ministre de la Justice Alexis Thambwe Mwamba.

    “Nous sommes au courant de la détention le 24 avril d’un citoyen américain qui travaillait au Katanga comme conseiller en sécurité. M. Darryl Lewis n’était pas armé et les allégations selon lesquelles il était impliqué dans des activités mercenaires sont fausses. Nous comprenons qu’il travaille dans une société privée américaine qui fournit des services de consultation à des clients à travers le monde entier”, avait précisé l’ambassade dans un communiqué.

    Le gouvernement a ordonné l’ouverture de l’enquête alors que moïse Katumbi acceptait de se présenter comme candidat à la prochaine élection présidentielle comme le lui demandent plusieurs plateformes de l’opposition.

    M. Katumbi a, pour sa part, dénoncé un montage et crié aux accusations fallacieuses.

    Une confusion a régné jeudi autour de la résidence de M. Katumbi à Lubumbashi encerclée par des forces de sécurité et des renseignements. Ses proches avaient donné des alertes sur son imminente arrestation et avait sollicité une protection de la Mission des Nations unies en RDC.

    La tension continue à monter en RDC à l’approche du délai constitutionnel de la présidentielle (avant décembre 2016).

    L’opposition accuse le président Kabila de retarder la présidentielle et de vouloir se représenter alors que la Constitution le lui interdit pour avoir fait plus de deux mandats. La tenue de cette élection dans le délai de la Constitution, devient hypothétique car la Commission électorale nationale indépendante (CENI) voudrait avant tout réviser le fichier électoral, une opération qui, selon elle, durera entre 13 à 16 mois.

    Selon des sources place, les anciens gardes de M. Katumbi ont été arrêtés. Deux Chinois ont aussi été mis aux arrêts suspectés de vouloir essayer de le sortir du pays. Les contrôles sont renforcés à la frontière avec la Zambie.

    VOA

  • Moïse Katumbi au pied du mur: Le mercenaire américain passe aux aveux

    Moïse Katumbi au pied du mur: Le mercenaire américain passe aux aveux

    tambwe-Selon le ministre de la Justice, lors des interrogatoires, M. Lewis Darryl puisant dans sa malice, s’est d’abord présenté comme un spécialiste en agriculture venu apporter son expertise à M. Katumbi, dans ses fermes, ensuite comme spécialiste dans le domaine médical avant de révéler en fin sa véritable identité et son rôle auprès de son mentor. Des sources proches du dossier indiquent que l’Américain Lewis Darryl a révélé être à la tête d’un groupe de sept (7) autres mercenaires américains, tous anciens militaires marines avec lesquels ils s’exerçaient à la fois comme garde du corps et agent de sécurité au service de M. Moïse Katumbi

    *Les Congolais sont en droit de se poser plusieurs questions, notamment celle de savoir, pourquoi un ancien gouverneur, censé avoir la maîtrise des prescrits des lois de la République, pouvait inviter ou s’entourer d’anciens militaires étrangers, sans en informer au préalable le gouvernement de la République, si ce n’est dans l’ambition de nuire? Pourquoi alors avoir invité ces anciens militaires américains avec la couverture de la profession médicale, si ce n’est que dans l’intention de cacher une idylle?  Pourquoi avoir d’abord nié l’existence dans son entourage immédiat de ces mercenaires avant de se raviser plus tard?

    Mentez, mentez, il en restera toujours quelque chose. Il y a quelques jours, l’affaire de mercenaires américains dans la province du Haut-Katanga dans l’entourage immédiat du gouverneur de l’ex-Katanga, avait circulé comme une rumeur que d’aucuns ne s’étaient empêchés de qualifier de balivernes. Mais avec l’évolution du temps, l’affaire prenait une nouvelle tournure que le commun des mortels commençait à y croire, au regard de certains éléments de preuve qui circulaient ci et là dans certains milieux.

    L’empressement des proches de M. Moïse Katumbi qui ont inondé les réseaux sociaux avec des dénégations mêlées d’injures à l’endroit du pouvoir en place et ce, en plus des déclarations intempestives aux allures d’un bateau en dérive, ont fini par pousser le gouvernement, à travers le ministre de la Justice, Maître Alexis Tambwe Mwamba à sortir du silence, afin de pouvoir fixer l’opinion face aux élucubrations d’auto disculpation faites du haut de toitures pour attirer l’attention de qui pouvait encore venir au secours.

    Le Ministre de la Justice, faisant état d’un dossier documenté en sa possession, donc qui ne trompe pas, s’est voulu très rassurant devant les chevaliers de la plume et les lumières de camera en hâte de savoir le dessous d’un dossier que certains voulaient malencontreusement assimiler à un acharnement politique. Loin s’en faut, déclare Tambwe Mwamba qui, dans son récit, a brandi toutes les preuves sur lesquelles se fonde sa conviction.

    Lewis DARRYL, la pièce maîtresse

    Lors d’une manifestation illégale, le 24 avril à Lubumbashi, les éléments de la Police Nationale Congolaise avaient mis la main sur quatre personnes, visiblement déterminées à franchir la barrière policière en dépit des sommations des forces de l’ordre. A l’identification de ces derniers, il se révèlera qu’un de ces quatre est un sujet américain du nom de Lewis Darryl, qui ne connait rien des artères de la capitale cuprifère et que d’autres étaient des gardes du corps de M. Moïse Katumbi Chapwe, en l’occurrence un certain Mwashila Frank.

    Selon le Ministre de la Justice, lors des interrogatoires, M. Lewis Darryl puisant dans sa malice, s’est d’abord présenté comme un spécialiste en agriculture venu donner son expertise à M. Katumbi, dans ses fermes, ensuite comme spécialiste dans le domaine médical avant de révéler en fin sa véritable identité et son rôle auprès de son mentor.

    Devant témoins, le mercenaire américain Lewis Darryl a révélé être un ancien militaire (Marines), donc commando de l’Armée américaine, aujourd’hui utilisé par la société « Thom Group International », basée aux USA et qui prête ses services à qui le demande, pourvu que la facture soit honorée. Doté d’une spécialité en maniement d’armes de différents types dont il avait reçu plusieurs prix et distinctions en tant que tireur d’élite, le mercenaire Darryl a déjà effectué plusieurs missions analogues dans beaucoup de pays du monde dont Kosovo et Afghanistan avant d’être recruté par le Président du TP Mazembe M. Moïse Katumbi.

    Selon les sources proche du dossier, l’Américain Lewis Darryl a révélé être à la tête d’un groupe de sept (7) autres mercenaires américains, tous anciens militaires marines avec lesquels ils s’exerçaient à la fois comme garde du corps et agents de sécurité au service de M. Moïse Katumbi.

    Des combines trompe-l’œil

    Depuis sa démission de son poste de gouverneur de l’ex-Katanga, M. Moïse Katumbi s’était, pour des raisons propres, délesté de sa garde au profit d’une ceinture des personnes qui paraissaient attirer l’attention de plus d’un, mais qui, curieusement, disparaissaient pour ne réapparaitre qu’au gré des circonstances. Au fil des jours, à en croire des sources judiciaires, tout sera conclu que M. Katumbi s’est entouré d’une garde de militaires étrangers présentés, en passant pour des compatriotes congolais, et dont l’arrestation d’un des leurs, Lewis Darryl a véritablement fait tomber les masques.

    Pour faire entrer ces mercenaires au pays, à en croire des sources judiciaires, M. Moïse Katumbi s’est servi de société de gardiennage installées à Lubumbashi, dénommée Pomba One Security, dirigée par son propre garde du corps, Mwashila Frank qui a signé des invitations pour faire venir à Lubumbashi la première vague de ces mercenaires constituée de Lewis Darryl, Nicholson Maurice Alan et de Adames Christopher, tous anciens militaires américains, invités comme venant pour une mission médicale. Bizarre, tout ça pour simuler leur véritable mission en République Démocratique du Congo.

    Alors qu’à leur arrivée à l’aéroport de la Luano, ces pseudos-médecins avaient déclaré loger à l’Hôtel Karavia, ils n’y sont même pas arrivés et se sont retrouvés curieusement hébergés dans les résidences de M. Moïse Katumbi pour le « Vrai job ».  M. Frank Mwashila, garde du corps de l’ex-gouverneur et présenté comme le patron de « Pomba One Security » dont l’existence est aussi illégale, ne nie pas non plus le fait, tout en confirmant que les personnes qu’il invitait n’étaient pas pour le compte de sa société mais plutôt pour le compte de Moïse Katumbi qui devrait les utiliser à sa guise.

    Cependant, se servant de la même invitation, cette fois en scannant la signature, le réseau de M. Katumbi a de nouveau fait venir, avec le même motif, donc médical, une autre vague d’anciens militaires américains constituée de Easterling Eugène Rubin (passeport 524309303), Colman Glen Elen (PP n° 542508907) et de Toon Jr Leonard O’Neal (PP n0488837400).

    Comme pour la première vague, ces derniers donnant leurs adresses à l’Hôtel Karavia, sont passés outre jusqu’à la résidence de l’ex-gouverneur où ils ont pris du quartier pour renforcer l’équipe déjà en place et passer à l’essentiel.  Toutes ces combines n’auront été que pour tromper la vigilance des Congolais sur l’essentiel de la mission de ces mercenaires. Comme Dieu aime le Congo, l’arrestation de Darryl Lewis aura permis de mettre à nu un plan machiavélique qui allait à nouveau endeuiller la Nation.

    Dos au mur

    Depuis l’éclatement de cette affaire, l’ex-gouverneur du Katanga est monté sur ses chevaux. Il ne laisse aucune accusation pour clamer son innocence jusqu’à qualifier de montage éhonté tout ce dont la Justice l’accuse. Mais pour plus d’un observateur, une chose est de crier au ponce Pilate, une autre est de démonter les évidences qui se présentent, au regard du récit du Ministre de la Justice, comme des axiomes qui n’ont pas besoin d’être vérifiés puisque claires et limpides comme l’eau de roches.

    M.Lewis Darryl, le mercenaire en état d’arrestation, ne se dédie pas et tient mordicus être venu au Haut-Katanga avec ses collègues, au service de M. Katumbi.

    Bien des questions que des citoyens congolais, se posent est de savoir pourquoi, un ancien gouverneur, censé avoir la maîtrise des prescrits des lois de la République pouvait inviter ou s’entourer des anciens militaires étrangers sans en informer au préalable le gouvernement de la République, si ce n’est dans l’ambition de nuire? Pourquoi alors avoir invité ces anciens militaires américains avec la couverture de la profession médicale si ce n’est que dans l’intention de cacher une idylle?

    Pourquoi avoir d’abord nié l’existence dans son entourage immédiat de ces mercenaires avant de se raviser plus tard? Le chairman de la prestigieuse équipe de football TP Mazembe a l’air de souffler le chaud et le froid et doit avoir le courage d’affronter la Justice de son pays, pour se disculper que de se cacher derrière le rituel crédo « acharnement  politique ».

    L’Avenir

  • Moïse Katumbi se dit victime d’intimidations policières, le pouvoir dément

    Moïse Katumbi se dit victime d’intimidations policières, le pouvoir dément

    Moïse-Katumbi-En RDC, Moïse Katumbi se dit victime d’intimidation du pouvoir, qui aurait envoyé des forces de sécurité jeudi à son domicile, au lendemain de l’annonce de la candidature de l’ex-gouverneur du Katanga à la présidentielle. Le gouvernement dément formellement ces allégations.

    L’ancien gouverneur du Katanga se dit victime d’intimidations de la part du pouvoir. Il affirme que des membres de l’ANR, l’Agence nationale des renseignements, et de la police, ont entouré ce jeudi à plusieurs reprises sa propriété. Moïse Katumbi affirme que ces éléments se seraient repliés par deux fois, à l’arrivée de la Monusco, dont il a sollicité la protection.

    « Le matin d’abord il y a eu des agents de l’ANR qui sont arrivés, avec des Jeeps, avec le directeur de l’ANR-ville, ”Monsieur Eric”. Après, j’avais appelé la Monusco, la Monusco est venue, ils ont trouvé les deux Jeeps de l’ANR qui étaient là, et après, ces deux Jeeps, je ne sais pas ce qu’il s’est passé, ils étaient partis. La Monsuco est restée je crois jusque vers 11h30 ou midi. Quand la Monusco était partie, on a vu des Jeeps de la police qui sont venues, donc quatre Jeeps, deux qui étaient derrière ma maison, et deux autres devant la maison. Et j’ai rappelé la Monusco pour leur dire : écoutez il y a maintenant quatre Jeeps de policiers, et la Monusco est revenue. Quand la Monusco était en train d’entrer sur mon avenue, les Jeeps sont reparties. Et jusque-là, la Monusco est encore sur mon avenue ».

    Moïse Katumbi se dit déterminé à maintenir sa candidature à la présidentielle, malgré ce qu’il qualifie de tentative d’intimidation. Il demande également une enquête internationale pour faire la lumière sur les accusations portées contre lui mercredi par le ministre de la Justice. Ce dernier a annoncé l’ouverture d’une enquête concernant l’ex-gouverneur, accusé d’avoir recruté des mercenaires étrangers, notamment Américains.

    « Information complètement infondée »

    Faux, rétorque de son côté le porte-parole du gouvernement, Lambert Mendé, qui précise que si Moïse Katumbi fait bien l’objet d’une enquête, celle-ci n’en est qu’à ses débuts : « Je m’étonne parce que nous avons vérifié cette information, elle s’avère complètement infondée, il n’y a aucune raison pour que des gens de l’ANR ou de la police aillent rôder autour de la maison de Monsieur Katumbi. Le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, a demandé au parquet d’entendre une série de personnalités qui ont été citées dans l’affaire d’anciens militaires qui se sont retrouvés au Congo en violation de la législation sur le séjour. Monsieur Katumbi est parmi ces personnes, il y a des pasteurs, il y a des diplomates, il y a des commerçants, beaucoup de gens, mais à ma connaissance il n’y a même pas encore une invitation à Monsieur Katumbi par le parquet. Donc je ne vois pas pourquoi des agents des services de sécurité iraient rôder, c’est assez étonnant ».

    De son côté, l’ambassade américaine à Kinshasa s’est dite « profondément préoccupée » par les accusations du ministre de la justice. « Nous sommes au courant de la détention le 24 avril d’un citoyen américain qui travaillait au Katanga comme conseiller en sécurité. il n’était pas armé et les allégations selon lesquelles il est impliqué dans des activités mercenaires sont fausses », écrit l’ambassade sur twitter.

    RFI

  • LES SOUPCONS D’INSURRECTION SUR KATUMBI SE CONFIRMENT

    LES SOUPCONS D’INSURRECTION SUR KATUMBI SE CONFIRMENT

    moise-Coaché par des lobbies américains, l’ancien Gouverneur de l’ex-Katanga a recruté plus de 400 ex-marines américains et d’anciens militaires sud-africains pour prendre le pouvoir par la force. Il voulait prendre prétexte sur le soulèvement de la population lushoise et ex-katangaise en provoquant la pénurie de farine de maïs avec la complicité de certaines minoteries en Zambie pour lancer son insurrection.

     

    Son plan dévoilé, Katumbi vient de faire une fuite en avant en déclarant sa candidature à la prochaine présidentielle. En réalité, il vise à se faire une couverture pour jouer à la victimisation le moment venu, car un dossier judiciaire est, d’ores et déjà, ouvert à son encore par le PGR.

    Depuis quelques temps, Moïse Katumbi, ancien Gouverneur de l’ex-province du Katanga et transfuge de la majorité aujourd’hui aligné dans l’opposition, faisait l’objet d’enquêtes sur son implication éventuelle dans des entreprises de subversion et même d’insurrection. Les différentes initiatives des services compétents étaient plutôt présentées comme des actes de persécution d’un opposant par le régime en place. L’intéressé s’en servait pour jouer à la victimisation avec un appui bien curieux de certains milieux occidentaux, principalement américains.

    Personne, en tous cas, jusque-là, ne donnait le moindre crédit à l’objectivité et la justesse du travail des services de sécurité. Jusqu’à mercredi 04 mai 2016 lorsque le Ministre de la Justice, Alexis Thambwe Mwamba annonce avoir ordonné une enquête judiciaire sur «le recrutement de mercenaires» étrangers proches de Katumbi.

    « J’ai donné injonction au Procureur Général de la République d’ouvrir un dossier judiciaire dans l’ex-province du Katanga », a déclaré Thambwe Mwamba à la presse, ajoutant que « Nous avons la preuve documentée que plusieurs anciens militaires américains qui se trouvent actuellement au Katanga sont au service de M. Katumbi ». Et de préciser qu’ « une équipe d’enquêteurs (qui) se trouve présentement à Lubumbashi, a commencé des investigations qui vont toucher toutes les personnes qui seront concernées par ce dossier ».

    Selon le Ministre de la Justice, les services se sont intéressés à Katumbi après avoir observé dans son entourage immédiat, après sa démission de ses fonctions de Gouverneur, la présence des gardes du corps d’origine étrangère. Une présence pour le moins suspecte parce qu’en terme de garde rapprochée, il s’agit de « plus de 400 étrangers, anciens marines américains et commando sud-africains (qui) seraient en situation irrégulière au Katanga depuis novembre 2015 au lendemain de la démission de Moise Katumbi en se faisant passer pour des agriculteurs dans la ferme de l’ancien gouverneur ».

    Certains membres de cette garde – 4 au total dont un américain – ont été arrêtés le 24 avril dernier à Lubumbashi à l’occasion d’une manifestation de l’opposition dispersée par la police. Ces personnes ont été transférées à Kinshasa.

    Sans détour, le Ministre de la Justice a évoqué la piste d’une « épreuve de coup de force » au cas où les élections ne se tenaient pas dans les délais exigés par l’opposition. Et Thambwe Mwamba de réfléchir à haute voix : « Manifestement par rapport aux échéances à venir, on peut se demander pourquoi des gens avec une telle spécialisation sur le plan militaire sont entrés de manière irrégulière sur notre territoire. Il y a probablement une démarche qui pourrait faire croire que certains imaginent qu’ils pourraient passer par une épreuve de force dans l’hypothèse où on ne peut pas arriver au pouvoir de manière normale par des élections ».

     

    La fuite en avant de Katumbi

    Depuis longtemps, congovirtuel.net n’a eu de cesse de faire état du fait que, dans le fond, les radicaux de l’opposition, dont le G7 auquel appartient Moïse Katumbi, ne veulent pas des élections puisqu’ils sont inscrits dans une logique insurrectionnelle. Les faits se sont multipliés ces derniers temps pour le corroborer, notamment des formations des jeunes et des acteurs de la société civile à des actions de subversion et d’insurrection, formations qui ont eu lieu à Kinshasa et à l’île de Gorée sous l’encadrement et le financement de lobbies occidentaux, principalement américains. A cela s’ajoute des pressions suspectes des milieux politiques américains toujours à travers des déclarations qui, loin de conduire à la conciliation pour un dialogue utile, ne contribuent qu’à pousser les protagonistes aux extrêmes pour faire triompher la logique de la confrontation.

    Cette stratégie a sauté aux yeux ces deux dernières semaines lorsqu’on a vu monter au créneau des sénateurs et congressistes américains qu’on n’a jamais vu dans les dossiers sur la RDC qu’ils sont incapables de situer sur une carte géographique. Tout simplement parce qu’il y a, derrière toute cette mise en scène une machine décidée à se passer des urnes pour installer un autre régime au pouvoir par la force.

    Et le cheval de Troie dans cette opération n’est autre que Moïse Katumbi qui, dans une démarche de fuite en avant, vient de déclarer sa candidature à l’élection présidentielle. Curieuse coïncidence, tout de même, avec l’annonce de l’ouverture d’un dossier judiciaire à son encontre au terme des enquêtes qu’il avait vainement cherché à tourner en persécution contre lui.

    Dans tous les cas, Moïse Katumbi devra s’expliquer sur la présence, dans son entourage immédiat, d’anciens membres des troupes d’élite qui, de surcroit, se trouve en nombre plutôt suspect et en situation irrégulière sur le sol congolais sous prétexte de mener des activités champêtres.

    En attendant, on retiendra que Moïse Katumbi a recruté des mercenaires, non pas pour assurer sa garde, mais bien pour d’autres opérations d’envergure.

     

    Katumbi avait voulu affamer les Lushois pour les soulever

    Pour cela, il lui fallait un prétexte. Moïse Katumbi choisira ainsi la stratégie du soulèvement de la population qui pouvait permettre à ses mercenaires d’entrer en action. Ses immixtions dans des affaires des partis politiques dont il n’est même pas membre ne visaient que cela. C’est le cas de l’UNAFEC qu’il a utilisé en faisant afficher ses effigies comme futur candidat à la présidentielle alors que lui-même avait déclaré réserver encore sa décision après le dévolu jeté sur lui par le G7.

    Mais le plus grand coup que préparait Katumbi était d’affamer les Lushois. Il a ainsi délibérément provoqué une pénurie de farine de maïs dans la ville de Lubumbashi et ses environs avec la complicité des certaines minoteries zambiennes qui refusaient subitement de vendre leurs produits aux commerçants congolais qui les importaient ou aux Zambiens qui les exportaient vers la RDC. Accusé dans cette affaire, le Gouvernement zambien, par le canal de son Consul général à Lubumbashi, démentira son implication avant de passer un deal avec le Gouvernement congolais sur un troc de maïs vers la RDC contre le manioc vers la Zambie.

    On comprend donc tout dans le comportement de Katumbi ces derniers temps. Même ses déclarations sur le renforcement de la sécurité à l’ex-Katanga avec des troupes et des équipements supplémentaires. A cette occasion, l’ex-Gouverneur de l’ex-Katanga, avait déclaré que cette province, qui n’est pas en guerre, n’a pas besoin de nouvelles troupes mais de farine de maïs. Ce disant, il savait ce qu’il était en train de tramer.

     

    Appel aux vrais nationalistes

    Au demeurant, tous ceux des Congolais qui ont cru en un personnage plutôt suspect sur l’échiquier politique national devront réfléchir par deux fois s’ils sont des vrais nationalistes et patriotes. Au moins, congovirtuel.net se réjoui d’avoir été à l’avant-garde de l’alerte sur ce qui se tramait depuis quelques mois autour de Moïse Katumbi. Sorti du néant politique grâce à Joseph Kabila, l’intéressé n’a jamais su capitaliser cette opportunité, préférant se servir de ses fonctions de Gouverneur pour mener des activités économiques illicites. Une autre enquête sur ces crimes économiques est en cours.

    Dossier à suivre

    Pascal Debré Mpoko

  • Washington insiste sur la tenue des élections en République Démocratique du Congo

    Washington insiste sur la tenue des élections en République Démocratique du Congo

    kabila-kerry-John Kerry persiste et signe : il faut respecter le calendrier électoral en RDC

    A New York, le 20 avril, en marge de la cérémonie de signature de l’accord de Paris sur le changement climatique, le secrétaire d’Etat américain John Kerry a eu des entretiens avec le président Joseph Kabila. M. Kerry lui a encore répété qu’il faut en RDC des élections crédibles et à temps. Il rappelé qu’une transition pacifique en RDC permettrait au président kabila de consolider son héritage.

    M. Kerry a aussi signalé que Kinshasa devrait permettre aux citoyens congolais de s’exprimer librement sans intimidation. Le 20 avril, la police a usé de gaz lacrymogène pour disperser des manifestants de l’opposition à Lubumbashi. Des dizaines de manifestants ont été arrêtés dont 4 étrangers par lesquels un Américain.

    Réponse de Kinshasa à Washignton

    Sur VOA Afrique, Lambert Mendé ministre de la communication et porte-parole du gouvernement déclare : “c’est un peu bizarre que le ministre des affaires étrangère d’un pays étranger demande au président de la République Démocratique du Congo, qui a prêté serment de respecter la Constitution donc de respecter le calendrier électoral qui sera publié par la CENI, de le faire. Comme s’il était en charge de vérifier le respect par notre président de ses engagements constitutionnels ! C’est un peu bizarre. Mais enfin, il n’y a aucun problème. Le calendrier électoral sera scrupuleusement respecté, c’est-à-dire le calendrier que la CENI va publier.”

  • La rumba congolaise, une espèce musicale menacée

    La rumba congolaise, une espèce musicale menacée

    Papa Wemba
    Papa Wemba

    -Après la mort sur scène de l’emblématique artiste congolais Papa Wemba à Abidjan, l’un des chanteurs africains les plus populaires depuis plus de 40 ans, critiques et professionnels redoutent que la rumba “made in RDC” tombe dans l’oubli.

    Vivier de créativité artistique depuis la colonisation, la République démocratique du Congo, berceau de la rumba, n’est plus que l’ombre d’elle-même sur la scène musicale, détrônée par ses pairs d’Afrique.

    “La musique congolaise est en régression, elle a perdu sa compétitivité” sur le continent, tranche Jeannot Ne Nzau Diop, critique musical congolais.

    Jossart Nyoka Longo, qui préside aux destinées de Zaïko langa-langa, un groupe musical congolais fondé avec Papa Wemba au début des années 70, se dit lui aussi inquiet du “danger que court” la rumba congolaise, estimant que “la relève n’est pas vraiment assurée” et qu’aujourd’hui, nombre de jeunes atterrissent dans la musique par “aventure, après avoir échoué partout”.

    Le rayonnement musical du Congo date de la fin de l’époque coloniale. C’est au cours des années 50 que l’attractivité culturelle de Kinshasa s’impose à toutes les capitales africaines tandis que la rumba congolaise dicte sa loi.

    Le Congo belge est alors doté d’une infrastructure appropriée pour la production artistique, portée par des Juifs, des Belges et des Grecs mais plus particulièrement des missionnaires catholiques, propriétaires des studios d’enregistrement, maisons d’édition, et maîtres du circuit de distribution.

    “Toutes les nationalités venaient apprendre la musique au Congo”, déclarent en choeur Ne Nzau et Joe Mondonga, expert en gestion collective de la propriété intellectuelle.

    En 1973, l’industrie est frappée par le choc économique provoqué par la zaïrianisation, quand le dictateur Mobutu Sese Seko (1965-1997) décide d’exproprier les étrangers de leurs commerces pour les attribuer aux nationaux.

    Une musique importée

    “C’est la raison majeure de l’écroulement de l’industrie musicale congolaise. Les repreneurs n’avaient ni connaissance ni expertise du circuit”, explique M. Mondonga.

    L’évolution technologique des années 1980 qui consacre le passagede l’analogique au numérique porte un coup fatal à cette industrie déjà amoindrie.

    “L’infrastructure au pays n’a pas suivi l’évolution technologique”, dit Manda Tchebwa. Conséquence: tout se fait à l’extérieur, de l’enregistrement à la distribution.

    A l’inverse, “on commence à importer la musique” au pays de la rumba, où l’improvisation prend le dessus sur la composition musicale de qualité. “Pour cacher leurs lacunes, les chanteurs se lancent dans d’interminables dédicaces”,une pratique appelé “phénomène mabanga”, explique M. Ne Nzau, critique musical congolais.

    “La baisse qualitative a impacté profondément le rendement économique de la rumba congolaise”, renchérit M. Mondonga. “Aujourd’hui, la musique congolaise c’est plus du bruit, un bruit qui occulte la mélodie et l’art”, juge-t-il.

    Sur le continent africain, de nouveaux pôles de production musicale imposent désormais leur loi, en Côte d’Ivoire ou au Nigeria.

    Dernière épine dans le pied de la musique congolaise: la piraterie, qui sévit depuis près de trois décennies en RDC, appauvrissant à la fois musiciens, éditeurs, producteurs et tous les intervenants de la chaîne. Paradoxalement, des musiciens congolais sont accusés de pirater leurs propres oeuvres.

    Avec AFP