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  • Ce Vendredi 13 May a L’shi, La police refoule plusieurs milliers des partisans de Katumbi

    Ce Vendredi 13 May a L’shi, La police refoule plusieurs milliers des partisans de Katumbi

    FOULE -KATUMBI-La police congolaise a refoulé vendredi à la mi-journée plusieurs milliers de partisans de l’opposant congolais Moïse Katumbi aux alentours du palais de justice de Lubumbashi, où celui-ci devait déposer dans le cadre d’une enquête diligentée contre lui.

    A proximité du bâtiment, la police a tiré des gaz lacrymogènes sur la foule tandis qu’à l’intérieur les agents s’employaient à chasser des dizaines d’avocats arrivés depuis plusieurs heures et affirmant vouloir “plaider pro deo” (gratuitement) pour M. Katumbi.

    “Nous voulons plaider pro deo en faveur de M. Katumbi et de toutes les autres personnes arrêtées dans le cadre de cette enquête”, a déclaré à l’AFP l’un d’eux, Me Hubert Tshiswaka, peu avant que la police ne les boute hors du palais en dispensant des coups de matraque.

    Pour sa troisième journée d’audition par un magistrat du parquet de Lubumbashi, dans le sud-est de la République démocratique du Congo, M. Katumbi est entré au palais de justice vers 12H05 (10H05 GMT) tout de blanc vêtu – comme lors de ses auditions de lundi et mercredi – visiblement tendu, accompagné de ses avocats habituels et de membres de sa famille.

    Candidat déclaré à la prochaine présidentielle censée avoir lieu avant la fin de l’année, M. Katumbi est accusé par les autorités d’avoir recruté des mercenaires, ce qu’il dément, voyant derrière cette affaire la main du pouvoir, qu’il accuse de vouloir le mettre hors jeu.

    Mercredi, la Cour constitutionnelle a autorisé le président de la RDC Joseph Kabila à rester en fonctions au-delà du terme de son mandat, fin 2016, si l’élection présidentielle censée avoir lieu cette année n’est pas organisée.

    VOA

  • AFFAIRE KATUMBI : OLIVIER KAMITATU, LA MAIN QUI NOURRIT DES JOURNALISTES OCCIDENTAUX

    AFFAIRE KATUMBI : OLIVIER KAMITATU, LA MAIN QUI NOURRIT DES JOURNALISTES OCCIDENTAUX

    KAMITATU-KATUMBI-Envoyé à Bruxelles depuis quelques semaines, l’ancien ami de Jean-Pierre Bemba trimballe une cagnotte avec laquelle ils soudoient des journalistes européens en faveur de son nouveau mentor. La même stratégie est de rigueur à Lubumbashi où des journalistes kinois ont été, mobilisés pour la même cause tandis qu’à Kinshasa un autre dispositif opère pour le même objectif : embrouiller la situation pour éviter que l’affaire n’arrive dans le fond.

    Dans le coaching dont il bénéficie pour sa confrontation avec la justice, Moïse Katumbi ne lésine sur aucun moyen ni aucun aspect de la bataille. Autant il se fait entourer d’une foule qui agite des téléphones portables pour filmer la moindre incartade des forces de l’ordre comme à l’époque du printemps arabe en Tunisie, autant il garde le pied sur la pédale de la médiatisation de ses moindres faits et gestes.

    A Kinshasa, nous avons appris qu’un groupe de politiciens a été mobilisé et envoyé à Lubumbashi d’où ils font des déclarations pour inonder l’espace médiatique. Dans la même logique, des journalistes ont été recrutés à Kinshasa pour aller suivre les péripéties de ses auditions qui se déroulent pourtant à huis clos au parquet de Lubumbashi. Un autre groupe se trouve en alerte à Kinshasa pour relayer ces péripéties, plus particulièrement dans les réseaux sociaux.

    Ici à Bruxelles, les médias sont aussi mobilisés pour la même cause. Le coordonnateur de cette action médiatique n’est autre que Olivier Kamitatu. On le voit régulièrement dans des restaurants et des résidences privés entouré des journalistes belges. Même des journalistes français font des crochets sur Bruxelles où ils rencontrent Kamitatu qui leur remet, sinon des articles déjà écrits, au moins des orientations sur ce qu’ils doivent écrire, cela, bien entendu, moyen des espèces sonnantes et trébuchantes. Nous avons observé, par exemple, une fréquentation assez suivie de la journaliste de La Libre Belgique, Marie France Cros, soit directement par elle-même, soit par la canal d’un émissaire.

    Comme dans les autres compartiments de son dispositif de croisade, notamment le volet judiciaire où il a recruté un avocat casse-pied, Eric Dupond-Moretti, le choix porté sur Olivier Kamitatu n’est pas fortuit. En effet, économiste de formation et inspecteur des finances formés dans les années 90’ par la Banque Mondiale, Olivier Kamitatu dirigeait une agence de sondage, BERCI, tout en gérant une revue, Zaïre Magasine, avec son ami Jean-Pierre Bemba. La revue fonctionnait dans les installations de l’ex Scibe Zaïre, là où se trouve aujourd’hui le siège de la société de téléphonie cellulaire Standard Telecom sur le Boulevard du 30 juin.

    C’est donc un homme averti, et jouissant des entrées dans la presse occidentale que Katumbi a choisi pour tenir le front médiatique. L’on comprend, dès lors, le mouvement à sens unique de toutes les productions médiatiques en faveur de Moïse Katumbi alors que l’affaire est déjà en justice, surtout à un niveau pré-juridictionnel où le dossier demeure encore confidentiel. Katumbi joue sur la stratégie de pression médiatique sur les magistrats qui, de leur côté, sont limité par leur devoir de silence et ne peuvent, donc, pas répliquer aux assauts contre eux.

    La question qui se pose est de savoir jusqu’où Moïse Katumbi ira dans sa croisade médiatique. Trop de communication tuent la communication, dit-on. A ce niveau déjà, cet acharnement médiatique ne fait que conforter la thèse de l’agitation suspecte de Katumbi dont le but inavoué est de retarder le plus longtemps possible l’examen en profondeur des griefs mis à sa charge.

    Dossier à suivre

    (Avec Congo Virtuel)

  • Kabila pourra rester en fonctions après 2016 si la présidentielle n’a pas lieu

    Kabila pourra rester en fonctions après 2016 si la présidentielle n’a pas lieu

    Kabila-Le président congolais Joseph Kabila, à qui la Constitution interdit de se représenter, pourra rester en fonctions au-delà du terme de son mandat, si l’élection présidentielle censée avoir lieu cette année n’a pas lieu, selon un arrêt rendu par la Cour constitutionnelle.

    La Cour, qui siégeait à Kinshasa, répondait à une requête en interprétation déposée par la majorité, alors que la perspective de la tenue du scrutin en 2016 s’éloigne chaque jour davantage.

    “Suivant le principe de la continuité de l’État et pour éviter le vide à la tête de l’État, le président actuel reste en fonctions jusqu’à l’installation du nouveau président élu”, indique cet arrêt lu par le président de la Cour, Benoît Luamba.

    Cliquer ici pour ecouter:  Lecture de l’arrêt par Benoît Luamba, président de la Cour constitutionnelle congolaise (1:33)

    Sur VOA Afrique, l’opposant Vital Kamerhe parle “d’une révision constitutionnelle déguisée et d’un referendum que ne dit pas son nom”.

    Le leader de l’Union pour la nation congolaise (UNC) “appelle le peuple congolais à se mobiliser” et estime que “la cour constitutionnelle a signé son arrêt de mort”.

    Cliquer ici pour ecouter: Vital Kamerhe joint par Nicolas Pinault (3:07) 

    La tension monte au fur et à mesure que l’échéance constitutionnelle de novembre 2016 se s’approche.

    Le président Joseph Kabila a convoqué un dialogue politique en vue de discuter de l’élection mais une bonne partie de l’opposition le boycotte, accusant le pouvoir de manœuvrer pour retarder le scrutin et permettre au chef de l’Etat de rester en place.

    La Constitution n’autorise pas M. Kabila, au pouvoir depuis 2001, à briguer un troisième mandat.

    Il a été élu deux fois après avoir remplacé son père Laurent-Désiré Kabila assassiné au pouvoir dans des conditions qui n’ont jamais été définitivement élucidées.

    VOA

  • Moïse Katumbi  sera à nouveau attendu le 13 mai, ont annoncé ses avocats

    Moïse Katumbi sera à nouveau attendu le 13 mai, ont annoncé ses avocats

    MOISE K.-L’ancien gouverneur de la province du Katanga, qui a récemment annoncé sa candidature à la prochaine élection présidentielle, sera à nouveau attendu le 13 mai, ont annoncé ses avocats à VOA Afrique à l’issue de l’audition.

    Moïse Katumbi est reparti libre après une deuxième audience au parquet général de la République de Lubumbashi.

    L’audience à huis clos a duré plus de six heures. Le candidat milliardaire a été entendu par le procureur général de la République et l’avocat général de la République dans le cadre d’une enquête ouverte sur demande du gouvernement au sujet du recrutement des mercenaires.

    Le ministre de la justice Alexis Thambwe Mwamba l’accuse de recrutement des mercenaires, affirmant détenir suffisamment des preuves détaillées sur cette affaire sur base des déclarations d’un sujet américain aux arrêts.

    Avec des calicots mentionnant : “une justice équitable” ou encore “je suis Moïse”, la foule des milliers de personnes a accompagné M. Katumbi au parquet mais a été dispersée par la police. Des coups de feu ont été entendus selon le correspondant de VOA Afrique sur place.

    M. Katumbi est rentré chez lui sans incident après plus de six heures d’audition.

    Vendredi, il reviendra à la cour mais pour, cette fois-là, être confrontés aux personnes arrêtées et détenues jusque-là à Kinshasa, disent ses avocats.

    M. Katumbi dément avoir recruté des mercenaires et demande une enquête internationale impliquant les Etats-Unis et l’Afrique du Sud dont les ressortissants sont cités comme ayant été recrutés.

    Pour lui, il s’agit d’un montage du pouvoir pour lui nuire car l’Américain arrêté à Lubumbashi s’y est plutôt rendu comme un consultant après que l’opposant a fait l’objet d’un accident suspect. Selon M. Katumbi, ses enfants ont été traqués à l’école par des hommes armés inconnus.

    “Mon combat est pacifique. Le pouvoir veut tout embrouiller car nous luttons pour que la toute première passation démocratique du pouvoir, sans changement de constitution, ait lieu”, déclare Katumbi.

    L’ambassade des Etats-Unis à Kinshasa s’est, pour sa part, déclarée profondément préoccupée par ces accusations d’activités de mercenariat dans lesquelles sont cités des ressortissants américains. Elle estime que ces allégations sont fausses.

    Le gouvernement congolais a ordonné l’ouverture d’une enquête le jour même où M. Katumbi a confirmé qu’il sera candidat à la prochaine présidentielle, à la demande de quelques plateformes de l’opposition.

    La tension continue à monter en RDC à l’approche du délai constitutionnel de la présidentielle (avant décembre 2016).

    L’opposition accuse le président Kabila de retarder la présidentielle et de vouloir se représenter alors que la Constitution le lui interdit pour avoir fait plus de deux mandats. La tenue de cette élection dans le délai de la Constitution, devient hypothétique car la Commission électorale nationale indépendante (CENI) voudrait avant tout réviser le fichier électoral ; une opération qui, selon elle, durera entre 13 à 16 mois.

    VOA

  • Tenke Fungurume Mining (TFM) une mine congolaise vendue à un groupe chinois pour 2,6 milliards de dollars

    Tenke Fungurume Mining (TFM) une mine congolaise vendue à un groupe chinois pour 2,6 milliards de dollars

    mine-Le groupe américain a annoncé être parvenu à un accord portant sur la cession de la mine congolaise de Tenke Fungurume (Katanga) au groupe chinois China Molybdenum pour plus de 2,6 milliards de dollars.

    Freeport McMoran détient 56% de cette mine de cuivre et de cobalt qu’elle exploite au Katanga et qui fait du groupe américain l’un des principaux contributeurs individuels au budget de l’État congolais.

    La transaction doit passer par la cession de la société-mère de Tenke Fungurume Mining (TFM) TF Holdings, immatriculée aux Bermudes, pour un montant 2,65 milliards de dollars comptant, indique Freeport-McMoran dans un communiqué.

    Ce montant pourra être augmenté de 120 millions en fonction de l’évolution des cours du cuivre en 2018 et 2019, ajoute le groupe basé à Phoenix, capitale de l’Arizona, un Etat situé au sud-ouest des Etats-Unis.

    Outre TF Holdings, les autres actionnaires de TFM sont Lundin Mining, société de droit canadien, et la compagnie minière publique congolaise Gécamines.

    “Nous venons d’avoir l’information, nous n’avons pas été associés” aux tractations entre Freeport et China Molybdenum, a déclaré à l’AFP Valéry Mukasa, directeur de cabinet du ministre congolais des Mines, Martin Kabwelulu, ajoutant que l’Etat congolais percevrait “des droits” lors de la vente que Freeport veut clore avant la fin de l’année.

    Avec AFP

  • Moïse Katumbi est sorti libre du Palais de justice à Lubumbashi en RDC

    Moïse Katumbi est sorti libre du Palais de justice à Lubumbashi en RDC

    palais de justice lubumbashi-Moïse Katumbi est sorti libre lundi du Palais de justice, à Lubumbashi, pour y être entendu sur l’affaire du recrutement des mercenaires étrangers dont l’accuse le gouvernement.

    L’ancien gouverneur, Moïse Katumbi, est ressorti libre après son audition au Palais de justice.

    Depuis la semaine dernière, Moïse Katumbi est accusé d’avoir recruté des mercenaires américains et sud-africains, cinq mois avant l’élection présidentielle.

    L’ancien gouverneur parle d’”acharnement sur personne”. À Kinshasa, des opposants expriment leurs inquiétudes. Ils estiment que cette affaire vise à détourner l’attention des Congolais alors que l’élection se rapproche à grand pas.

    L'arrivée de Moïse katumbi au palais de la justice

    L’arrivée de Moïse katumbi au palais de la justice

    Dominique Dinanga de TOPCONGO FM, notre station partenaire à Kinshasa, est allé sur place pour VOA Afrique et prendre la température.

    Accompagné de son épouse, d’alliés politiques, de ses avocats, et de joueurs de son club de football, TP Mazembe, M. Katumbi a pénétré dans l’immeuble avec une centaine de personnes.

    “Ma lutte est pacifique, et la démocratie, c’est savoir dire oui ou non, et j’ai dit non aux glissements dans notre pays”, a expliqué l’ancien gouverneur au micro de VOA Afrique, avant de poursuivre : “Ils ont cité les États-Unis et l’Afrique du Sud, je ne sais pas si on recrute des mercenaires à Washington, parce que la société que je suis allé consulter pour ma sécurité personnelle à Washington, c’est une société qui existe, et en Afrique du Sud, je n’ai jamais demandé ma sécurité.”

    Pour l’opposition, “l’objectif est de désorienter les gens, leur attention, lors des élections et la fin du mandat” tout en se demandant pourquoi des mercenaires auraient été recrutés.

    L’opposition crie “au complot pour assassiner la démocratie”.

     

    Aux termes de la Constitution, M. Kabila, au pouvoir depuis 2001, et dont le mandat finit en décembre, n’a pas le droit de se représenter.

    “Manoeuvres d’intimidation”

    Dans un communiqué consacré à son affaire, l’organisation américaine de défense des droits de l’Homme Human Rights Watch (HRW) dénonce des “manoeuvres d’intimidation à l’encontre d’un candidat à la présidence”.

    L’enquête en cours “semble inspirée par des motifs politiques” contre M. Katumbi, âgé de 51 ans, et “ses proches partisans”, écrit HRW, affirmant ainsi que 27 d’entre eux ont été arrêtés “entre le 22 avril et le 7 mai à Lubumbashi”.

    VOA

  • Moïse Katumbi a demandé la protection de la Belgique

    Moïse Katumbi a demandé la protection de la Belgique

    katumbi-L’ancien gouverneur du Katanga et candidat à la présidentielle de son pays, Moïse Katumbi était « inquiet pour sa situation personnelle dans les prochains jours ».

    Didier Reynders, l’a annoncé samedi soir à Jérusalem, où il est en visite de travail  : Moïse Katumbi, l’ancien gouverneur du Katanga s’est présenté ce samedi matin au consulat de Belgique à Lubumbashi pour y demander la protection de notre pays.

    Selon les mots de notre Vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères, «  Moïse Katumbi était inquiet pour sa situation personnelle dans les prochains jours. »

    «  Nous l’avons écouté  », a affirmé Didier Reynders, qui avait eu au téléphone plusieurs fois au cours de la journée l’ancien gouverneur du Katanga. Rappelons que celui-ci vient de faire acte de candidature pour la présidentielle dans son pays.

    Le chef de la diplomatie belge a téléphoné au Premier ministre congolais concernant la situation de Moïse Katumbi. Didier Reynders a, semble-t-il, obtenu des assurances. Toujours est-il que l’ancien gouverneur du Katanga a quitté le consulat belge et regagné son domicile, tout proche, samedi en fin de journée.

    « Sens des responsabilités »

    Lundi, il devrait se présenter devant les autorités pour un interrogatoire. «  Les choses devraient se passer calmement et correctement. », selon Didier Reynders. Le responsable belge a appelé au «  sens des responsabilités  ». Il a aussi rappelé ce qu’il avait dit voici quelques jours à Kinshasa : que la responsabilité individuelle des agents des services de sécurité officiels était engagée.

    Didier Reynders a également évoqué des informations faisant état de «  possibles arrestations à Lubumbashi ces derniers jours  ». Le ministre belge a informé les autorités européennes et celles de l’ONU des inquiétudes de Moïse Katumbi.

    Le Soir

  • Moïse Katumbi convoqué lundi devant le procureur à Lubumbashi

    Moïse Katumbi convoqué lundi devant le procureur à Lubumbashi

    moise-katumbi-kabila-En République démocratique du Congo, la justice congolaise veut entendre Moïse Katumbi. L’ex-gouverneur du Katanga, candidat déclaré à la présidentielle, est convoqué lundi par le parquet général de Lubumbashi. Le mandat de comparution pour lundi 9 mai a été officiellement reçu ce samedi matin par les avocats de Moïse Katumbi, après plusieurs heures de confusion autour d’une première convocation pour aujourd’hui.

    Dès vendredi, un premier mandat de comparution circulait sur les réseaux sociaux. Dans ce document, le parquet convoquait Moïse Katumbi à 10 heures ce samedi pour « être entendu sur les faits à lui imputés ».

    Selon une source officielle locale, une simple invitation à se présenter avait d’abord été envoyée, invitation à laquelle l’ex-gouverneur n’aurait pas répondu, d’où l’émission de ce mandat de convocation.

    Mais de son côté, Moïse Katumbi affirme n’avoir reçu ni cette invitation, ni le mandat à comparaître ce samedi. Il a donc envoyé ses avocats au parquet ce matin pour confirmer l’existence d’un tel mandat. Et c’est lors de cette visite qu’un nouveau document, intitulé « Deuxième mandat de comparution » leur a été remis, qui convoque cette fois l’ex-gouverneur lundi prochain, à 10H00, devant le parquet général de Lubumbashi.

    Le document ne précise pas sur quel fait porte l’audition, mais depuis mercredi 4 mai, une enquête a été ouverte sur demande du ministre de la Justice, qui a accusé l’ex-gouverneur d’avoir recruté des mercenaires, notamment américains.

    Moïse Katumbi, lui, affirme qu’il répondra à cette convocation : « Bien sûr que je ne suis pas au-dessus de la loi. Je vais répondre. Vous savez, ma conscience est tranquille, ma vie très pacifique. Je n’ai rien à cacher. C’est pourquoi j’ai demandé qu’on puisse faire une enquête avec la communauté internationale ensemble. Vous aviez vu vous-même le communiqué de l’ambassade des Etats-Unis. Est-ce que l’on recrute des mercenaires à Washington ? Le cabinet que j’ai vu à Washington, c’est un cabinet très bien connu. Je n’ai pas peur. J’irai là-bas. Je ne me reproche absolument rien du tout ».

    Moïse Katumbi dénonce par ailleurs la perquisition aujourd’hui dans l’une de ses propriétés, une ferme située à 20 kilomètres de Lubumbashi, sans sa présence ou celle de ses avocats. Une information non confirmée par les instances judicaires, qui se refusent à tout commentaire à ce stade de l’enquête.

    rfi

  • Kinshasa demande à l’ambassade américaine de laisser la justice congolaise faire son travail

    Kinshasa demande à l’ambassade américaine de laisser la justice congolaise faire son travail

    Swan_James_C_200_1-Le gouvernement de la RDC a réagi à la mise au point de l’ambassade américaine sur les allégations de mercenariat impliquant des ressortissants des Etats-Unis en relation avec Moïse Katumbi, candidat déclaré à la prochaine présidentielle.

    Le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende, déclare, dans un communiqué, “qu’il est inapproprié de parler d’allégations” quant à l’enquête judiciaire que Kinshasa mène depuis l’arrestation de l’américain Darryl Lewis à Lubumbashi.

    Selon M. Mende, le gouvernement de la RDC a commandé l’enquête judiciaire suite aux déclarations faites par M. Lewis lui-même après été pris en flagrant délit de troubles à l’ordre public à Lubumbashi le 24 avril dernier. “Les procès-verbaux de son audition faisant foi”, souligne M. Mende.

    Si fausses allégations il y a dans cette affaire, elles sont donc le fait de M. Darryl Lewis, affirme le porte-parole du gouvernement congolais.

    M. Mende soutient que M. Darryl qui a obtenu son visa de séjour en RDC en se déclarant expert agricole, alors que lors de audition en présence de représentants de l’Ambassade américaine à Kinshasa et de ses avocats, il a reconnu sa seule qualité d’expert en armements et en matière de sécurité.

    “Qu’il n’ait pas été porteur d’armes à feu lors de son interpellation n’enlève rien au fait qu’il a usé de fausses déclarations sur ses activités et intentions réelles, ce qui constitue une infraction pénale. Les enquêtes initiées par la justice congolaise en détermineront les raisons”, souligne m. Mende.

    D’autres Américains comme Nickloson Maurice Allan, Allan Green Coleman, David John Mercer, James Logan Jones, Toon Juniro Leonard O’Neil sont aussi, selon M. Mende, concernés par les enquêtes. Ils ne sont les seuls car d’autres sujets étrangers qui ont récemment séjourné illégalement en RDC, sont aussi vissés.

    Jeudi, l’ambassade des Etats-Unis s’est dite profondément préoccupée par les accusations d’activités de mercenariat faite par le ministre de la Justice Alexis Thambwe Mwamba.

    “Nous sommes au courant de la détention le 24 avril d’un citoyen américain qui travaillait au Katanga comme conseiller en sécurité. M. Darryl Lewis n’était pas armé et les allégations selon lesquelles il était impliqué dans des activités mercenaires sont fausses. Nous comprenons qu’il travaille dans une société privée américaine qui fournit des services de consultation à des clients à travers le monde entier”, avait précisé l’ambassade dans un communiqué.

    Le gouvernement a ordonné l’ouverture de l’enquête alors que moïse Katumbi acceptait de se présenter comme candidat à la prochaine élection présidentielle comme le lui demandent plusieurs plateformes de l’opposition.

    M. Katumbi a, pour sa part, dénoncé un montage et crié aux accusations fallacieuses.

    Une confusion a régné jeudi autour de la résidence de M. Katumbi à Lubumbashi encerclée par des forces de sécurité et des renseignements. Ses proches avaient donné des alertes sur son imminente arrestation et avait sollicité une protection de la Mission des Nations unies en RDC.

    La tension continue à monter en RDC à l’approche du délai constitutionnel de la présidentielle (avant décembre 2016).

    L’opposition accuse le président Kabila de retarder la présidentielle et de vouloir se représenter alors que la Constitution le lui interdit pour avoir fait plus de deux mandats. La tenue de cette élection dans le délai de la Constitution, devient hypothétique car la Commission électorale nationale indépendante (CENI) voudrait avant tout réviser le fichier électoral, une opération qui, selon elle, durera entre 13 à 16 mois.

    Selon des sources place, les anciens gardes de M. Katumbi ont été arrêtés. Deux Chinois ont aussi été mis aux arrêts suspectés de vouloir essayer de le sortir du pays. Les contrôles sont renforcés à la frontière avec la Zambie.

    VOA

  • Moïse Katumbi au pied du mur: Le mercenaire américain passe aux aveux

    Moïse Katumbi au pied du mur: Le mercenaire américain passe aux aveux

    tambwe-Selon le ministre de la Justice, lors des interrogatoires, M. Lewis Darryl puisant dans sa malice, s’est d’abord présenté comme un spécialiste en agriculture venu apporter son expertise à M. Katumbi, dans ses fermes, ensuite comme spécialiste dans le domaine médical avant de révéler en fin sa véritable identité et son rôle auprès de son mentor. Des sources proches du dossier indiquent que l’Américain Lewis Darryl a révélé être à la tête d’un groupe de sept (7) autres mercenaires américains, tous anciens militaires marines avec lesquels ils s’exerçaient à la fois comme garde du corps et agent de sécurité au service de M. Moïse Katumbi

    *Les Congolais sont en droit de se poser plusieurs questions, notamment celle de savoir, pourquoi un ancien gouverneur, censé avoir la maîtrise des prescrits des lois de la République, pouvait inviter ou s’entourer d’anciens militaires étrangers, sans en informer au préalable le gouvernement de la République, si ce n’est dans l’ambition de nuire? Pourquoi alors avoir invité ces anciens militaires américains avec la couverture de la profession médicale, si ce n’est que dans l’intention de cacher une idylle?  Pourquoi avoir d’abord nié l’existence dans son entourage immédiat de ces mercenaires avant de se raviser plus tard?

    Mentez, mentez, il en restera toujours quelque chose. Il y a quelques jours, l’affaire de mercenaires américains dans la province du Haut-Katanga dans l’entourage immédiat du gouverneur de l’ex-Katanga, avait circulé comme une rumeur que d’aucuns ne s’étaient empêchés de qualifier de balivernes. Mais avec l’évolution du temps, l’affaire prenait une nouvelle tournure que le commun des mortels commençait à y croire, au regard de certains éléments de preuve qui circulaient ci et là dans certains milieux.

    L’empressement des proches de M. Moïse Katumbi qui ont inondé les réseaux sociaux avec des dénégations mêlées d’injures à l’endroit du pouvoir en place et ce, en plus des déclarations intempestives aux allures d’un bateau en dérive, ont fini par pousser le gouvernement, à travers le ministre de la Justice, Maître Alexis Tambwe Mwamba à sortir du silence, afin de pouvoir fixer l’opinion face aux élucubrations d’auto disculpation faites du haut de toitures pour attirer l’attention de qui pouvait encore venir au secours.

    Le Ministre de la Justice, faisant état d’un dossier documenté en sa possession, donc qui ne trompe pas, s’est voulu très rassurant devant les chevaliers de la plume et les lumières de camera en hâte de savoir le dessous d’un dossier que certains voulaient malencontreusement assimiler à un acharnement politique. Loin s’en faut, déclare Tambwe Mwamba qui, dans son récit, a brandi toutes les preuves sur lesquelles se fonde sa conviction.

    Lewis DARRYL, la pièce maîtresse

    Lors d’une manifestation illégale, le 24 avril à Lubumbashi, les éléments de la Police Nationale Congolaise avaient mis la main sur quatre personnes, visiblement déterminées à franchir la barrière policière en dépit des sommations des forces de l’ordre. A l’identification de ces derniers, il se révèlera qu’un de ces quatre est un sujet américain du nom de Lewis Darryl, qui ne connait rien des artères de la capitale cuprifère et que d’autres étaient des gardes du corps de M. Moïse Katumbi Chapwe, en l’occurrence un certain Mwashila Frank.

    Selon le Ministre de la Justice, lors des interrogatoires, M. Lewis Darryl puisant dans sa malice, s’est d’abord présenté comme un spécialiste en agriculture venu donner son expertise à M. Katumbi, dans ses fermes, ensuite comme spécialiste dans le domaine médical avant de révéler en fin sa véritable identité et son rôle auprès de son mentor.

    Devant témoins, le mercenaire américain Lewis Darryl a révélé être un ancien militaire (Marines), donc commando de l’Armée américaine, aujourd’hui utilisé par la société « Thom Group International », basée aux USA et qui prête ses services à qui le demande, pourvu que la facture soit honorée. Doté d’une spécialité en maniement d’armes de différents types dont il avait reçu plusieurs prix et distinctions en tant que tireur d’élite, le mercenaire Darryl a déjà effectué plusieurs missions analogues dans beaucoup de pays du monde dont Kosovo et Afghanistan avant d’être recruté par le Président du TP Mazembe M. Moïse Katumbi.

    Selon les sources proche du dossier, l’Américain Lewis Darryl a révélé être à la tête d’un groupe de sept (7) autres mercenaires américains, tous anciens militaires marines avec lesquels ils s’exerçaient à la fois comme garde du corps et agents de sécurité au service de M. Moïse Katumbi.

    Des combines trompe-l’œil

    Depuis sa démission de son poste de gouverneur de l’ex-Katanga, M. Moïse Katumbi s’était, pour des raisons propres, délesté de sa garde au profit d’une ceinture des personnes qui paraissaient attirer l’attention de plus d’un, mais qui, curieusement, disparaissaient pour ne réapparaitre qu’au gré des circonstances. Au fil des jours, à en croire des sources judiciaires, tout sera conclu que M. Katumbi s’est entouré d’une garde de militaires étrangers présentés, en passant pour des compatriotes congolais, et dont l’arrestation d’un des leurs, Lewis Darryl a véritablement fait tomber les masques.

    Pour faire entrer ces mercenaires au pays, à en croire des sources judiciaires, M. Moïse Katumbi s’est servi de société de gardiennage installées à Lubumbashi, dénommée Pomba One Security, dirigée par son propre garde du corps, Mwashila Frank qui a signé des invitations pour faire venir à Lubumbashi la première vague de ces mercenaires constituée de Lewis Darryl, Nicholson Maurice Alan et de Adames Christopher, tous anciens militaires américains, invités comme venant pour une mission médicale. Bizarre, tout ça pour simuler leur véritable mission en République Démocratique du Congo.

    Alors qu’à leur arrivée à l’aéroport de la Luano, ces pseudos-médecins avaient déclaré loger à l’Hôtel Karavia, ils n’y sont même pas arrivés et se sont retrouvés curieusement hébergés dans les résidences de M. Moïse Katumbi pour le « Vrai job ».  M. Frank Mwashila, garde du corps de l’ex-gouverneur et présenté comme le patron de « Pomba One Security » dont l’existence est aussi illégale, ne nie pas non plus le fait, tout en confirmant que les personnes qu’il invitait n’étaient pas pour le compte de sa société mais plutôt pour le compte de Moïse Katumbi qui devrait les utiliser à sa guise.

    Cependant, se servant de la même invitation, cette fois en scannant la signature, le réseau de M. Katumbi a de nouveau fait venir, avec le même motif, donc médical, une autre vague d’anciens militaires américains constituée de Easterling Eugène Rubin (passeport 524309303), Colman Glen Elen (PP n° 542508907) et de Toon Jr Leonard O’Neal (PP n0488837400).

    Comme pour la première vague, ces derniers donnant leurs adresses à l’Hôtel Karavia, sont passés outre jusqu’à la résidence de l’ex-gouverneur où ils ont pris du quartier pour renforcer l’équipe déjà en place et passer à l’essentiel.  Toutes ces combines n’auront été que pour tromper la vigilance des Congolais sur l’essentiel de la mission de ces mercenaires. Comme Dieu aime le Congo, l’arrestation de Darryl Lewis aura permis de mettre à nu un plan machiavélique qui allait à nouveau endeuiller la Nation.

    Dos au mur

    Depuis l’éclatement de cette affaire, l’ex-gouverneur du Katanga est monté sur ses chevaux. Il ne laisse aucune accusation pour clamer son innocence jusqu’à qualifier de montage éhonté tout ce dont la Justice l’accuse. Mais pour plus d’un observateur, une chose est de crier au ponce Pilate, une autre est de démonter les évidences qui se présentent, au regard du récit du Ministre de la Justice, comme des axiomes qui n’ont pas besoin d’être vérifiés puisque claires et limpides comme l’eau de roches.

    M.Lewis Darryl, le mercenaire en état d’arrestation, ne se dédie pas et tient mordicus être venu au Haut-Katanga avec ses collègues, au service de M. Katumbi.

    Bien des questions que des citoyens congolais, se posent est de savoir pourquoi, un ancien gouverneur, censé avoir la maîtrise des prescrits des lois de la République pouvait inviter ou s’entourer des anciens militaires étrangers sans en informer au préalable le gouvernement de la République, si ce n’est dans l’ambition de nuire? Pourquoi alors avoir invité ces anciens militaires américains avec la couverture de la profession médicale si ce n’est que dans l’intention de cacher une idylle?

    Pourquoi avoir d’abord nié l’existence dans son entourage immédiat de ces mercenaires avant de se raviser plus tard? Le chairman de la prestigieuse équipe de football TP Mazembe a l’air de souffler le chaud et le froid et doit avoir le courage d’affronter la Justice de son pays, pour se disculper que de se cacher derrière le rituel crédo « acharnement  politique ».

    L’Avenir